14.05.2012

Legend of the seeker saison 1 et 2

J'ai découvert cette série sur la chaîne NT1. Je ne l'avais pas vraiment suivie avec assiduité mais je la trouvais assez distrayante et drôle pour décider de me procurer les DVDs à petits prix. Celle-ci est une adaptation libre des livres, ou du moins de un ou deux livres, de Terry Goodkind. L'aventure commence avec deux femmes qui fuient des soldats. Celles-ci ont une mission importante à remplir. En effet, elles doivent retrouver un véritable sourcier de vérité dont les pouvoirs lui permettent de faire triompher la justice et le bien. Celui qu'elles doivent trouver est le premier véritable Sourcier depuis 1000 ans et une prophétie raconte qu'il détruira le tyran Darken Rahl. Mais le Sourcier ne connaît pas son destin puisqu'il est un simple charpentier d'un petit village paisible. Après avoir reçu l’Épée de Vérité de la main d'un vieil homme farfelu qui se prétend sorcier il décidera de sa lancer dans sa quête de justice. Une quête qui le conduira dans toutes les contrées de ce monde pour faire triompher le bien et la justice face aux innombrables dangers de ce monde!

Voila une série très manichéenne. Le bon et gentil Richard se bat contre le grand méchant Darken Rahl serviteur du mal, sorcier et assoiffé de sang. Heureusement cet aspect qui pourrait être négatif est contrebalancé par une impression que les acteurs et le réalisateur ne prenne pas vraiment cette série au sérieux. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas une certaine qualité dans la réalisation et les épisodes mais le but est principalement de se divertir et ça c'est très réussis. Les combats, à défaut d'être réalistes, sont impressionnants et permettent d'avoir de jolies scènes de duels à l'épée toutes plus improbables les unes des autres et durant lesquelles Richard dévoile un torse musclé très sympathique. En ce qui concerne les torses, justement, les costumes de cette série ont le but très agréable et drôle de servir à catégoriser les personnages du coté du bien ou du mal. Un spectateur peu attentif remarquera très rapidement que les gentil-les-s arborent des décolletés vertigineux au contraire des méchant-e-s. Du moins ceci se vérifie dans la plupart des cas. Les personnages, à défaut d'être compliqués, permettent de rire. Richard Cypher, surnommé "écureuil pris dans les phares d'une voiture" par une amie, à une capacité de réflexion proche de zéro et donne toujours l'impression d'être surpris quand on lui explique quelque chose ceci avec un air de concentration extrême qui lui a valu ce surnom. Kalhaan, la Confesseuse, ajoute un brin de réflexion mais surtout ses capacités de combats et d'amour niais. Quand à Zedd, le Sorcier, je considère que sans lui le Sourcier et la Confesseuse se seraient fait tuer. En effet, je pense que Zedd est le seul personnage à offrir un brin d'intelligence à se mettre sous la dent et permet souvent aux deux autres personnages de se sortir de situations difficiles dans lesquelles ils se sont fourrés. De plus, sa première apparition est particulièrement drôle. Lors de la saison 2 ce petit groupe est rejoint par Cara ancienne Mordsith qui offre, outre une tenue cuir du plus bel effet, un peu d'ironie et d'humour cynique. L'existence de nombreux ordres féminins dans cette histoire mériterait une analyse à elle seule mais je trouve déjà très révélateur que ces ordres aient des pouvoirs de dominations assez comparables mais des méthodes qui différent. En bref, pas de grandes réflexions, pas de grands épisodes mais un bon divertissement!

Image : Allocine

18997791.jpg

13.05.2012

Dark Shadows: une histoire de haine

Je suis allé voir le nouveau Tim Burton hier. J'ai apprécié un certain nombre de film de ce réalisateur dont Edward aux mains d'argent et Les noces funèbres. De plus la bande annonce semblait offrir un film particulièrement décalé. L'histoire, en tout cas, semblait aller dans ce sens. Imaginez, une voix récite sa propre vie. C'est celle de Barnabas Collins. Il explique comment sa famille s'est déplacée dans le nouveau monde pour faire fortune. Il montre comment sa passion l'a mené dans les bras d'une femme qui avait un secret. En effet, celle-ci après avoir été repoussée utilise ses pouvoirs pour détruire la famille de Barnabas et celle qu'il aime. Puis elle le maudit et le fait enfermer pour l'éternité dans un cercueil. 200 ans passent et la famille Collins perd de plus en plus de sa superbe. Mais, dans les années 70, un chantier en cours met au jour le cercueil de Barnabas. Celui-ci enfin libéré retrouve sa famille pour l'aider à refaire fortune. Mais il retrouvera en face de lui la sorcière qui l'avait maudit. Cette terrible histoire de haine et d'amour doit donc continuer au mépris des habitants de la ville de Collinsport.

Le synopsis semblait mener à un film mixant le coté gothique des vampires et le coté comique d'un homme du XVIIIe siècle qui se retrouve dans le XXe siècle. La première sortie de Barnabas de son cercueil a d'ailleurs été le meilleur moment du film pour moi lorsque ce dernier confond l'enseigne M du McDonald avec le sigle de Méphistophélès. Malheureusement, le reste du film m'a à peine fait sourire deux ou trois fois tandis que je m’ennuyais ferme. Et pourtant les matériaux ne manquaient pas. Entre la famille Collins totalement givrée et son ennemie la Sorcière on aurait pu avoir un film drôle et intéressant. Pourtant quelque chose ne fonctionne pas. Cette famille totalement dysfonctionnelle regroupe la mère blasée, sa fille adolescente et révoltée, le frère de cette même mère qui passe son temps à gueuler sur la ruine de la famille sans rien faire et son fils légèrement perturbé. Mais les interactions entre les personnages ne fonctionnent pas et l'arrivée de Barnabas ne change pas grand chose à ces interactions. Même le jeu de Johnny Depp m'a agacé alors que je l'ai adoré dans d'autres films. De plus, les événements semblent souvent tomber comme un cheveu sur la soupe sans que l'on sache pourquoi ils se déroulent à ce point du film. Je pourrais particulièrement bien résumer ma pensée par cette formule: mouais bof...

Image: site officiel

1280x1024_barnabas.jpg

08.05.2012

Margin Call (La nuit la plus longue)

Tout commence comme un jour normal. Des employé-e-s travaillent tranquillement concentré-e-s sur leurs ordinateurs sous l’œil vigilant de leur chef dans sa cage de verre. Tout semble se dérouler comme prévu dans cet étage d'une entreprise qui semble florissante. Mais, dans quelques minutes, la fourmilière des employé-e-s sera dérangées par un dispositif rigoureusement contrôlé. En effet, ce jour qui semblait normal voit se dérouler un licenciement en masse. Un tiers des employés devra quitter l'immeuble à la fin de la matinée avec leurs e-mails, natels et cartes de parkings annulé. Le film commence sur cette scène à l'organisation quasi militaire. Mais ce ne sont pas les conséquences de ce licenciement qui intéresse le réalisateur. En effet, l'un des employés virés était en train de travailler sur une projection. Avant de quitter l'immeuble il réussit à donner son programme inachevé à un jeune physicien devenu trader. Après avoir travaillé sur cette ébauche le jeune trader arrivera à une conclusion affolante: l'entreprise vit bien au-dessus de ses moyens sans même s'en être rendue compte. En effet, la possession d'actifs toxiques dont la valeur et plus que relative met en danger l'équilibre de tout l'édifice. Plus encore, le marché lui-même pourrait être durablement mis à mal. La nuit sera longue pour ce jeune homme qui contacte immédiatement ses supérieures hiérarchiques. Ces derniers feront tout pour éviter une catastrophe pour l'entreprise quitte à dépouiller leurs partenaires.

Je ne sais pas si ce film dépeint de manière rigoureuse le travail des traders. Mais ce que j'en ai lu et mon visionnage vont dans ce sens. Malheureusement, je suis bien incapable de critiquer l'aspect financier puisque mes connaissances dans le domaine sont très fragmentaires. Ce qui ne m'a pas empêché de recevoir plusieurs informations. Tout d'abord, et vous l'aurez sûrement compris, nous sommes en face d'une entreprise dont la structure financière se rapproche de Lehman Brothers. En effet, ce que nous observons c'est une banque d’investissement qui possède de nombreux actifs dont la valeur peut être remise en question d'un jours à l'autre. Il est difficile de ne pas faire le lien avec la crise des subprimes. Mais ce sont surtout les actes et paroles des traders qui importent. Nous y découvrons un monde irréel dans lequel un simple trader peut se faire un demi million en une année. Mais surtout un monde qui ne fonctionne que sur des bases fragiles puisque les modèles utilisés sont surtout un moyen de croire que l'on comprend comment fonctionne le marché. C'est aussi un monde capitaliste dans son sens le plus extrême. En effet, ce qui compte ce ne sont pas les clients, les partenaires ou les concurrents. Non, ce qui compte c'est l'entreprise et l'argent. Peu importe que le marché soit détruit tant que cela évite des pertes. Peu importe les employés, s'il faut s'en débarrasser on le fait. Dans ce monde cynique même les meilleurs possèdent une éthique très élastique. Ce que nous montre ce film c'est la raison pour laquelle le capitalisme débouche sur des crises: un marché libre que les acteurs ne comprennent pas et dont ils sont incapables de gérer les turbulences car ce qui compte c'est le profit à court terme et pas la stabilité.

Image: Allocine

Site Officiel

 

19786946.jpg

01.05.2012

Cachez ce travail que je ne saurais voir sous la direction de Marylène Lieber, Janine Dahinden et Ellen Hertz

Titre: Cachez ce travail que je ne saurais voir29401100653360L.gif
Directrices: Marylène Lieber, Janine Dahinden et Ellen Hertz
Éditeur : Antipodes 2010
Pages: 228

Puisque je suis dans les colloques et que le genre est encore un concept scientifique légitime quel que soit l'avis de certains je vais vous parler, aujourd'hui, d'un ouvrage publié suite à une rencontre à Neuchâtel sur la prostitution. Cette rencontre s'est déroulée en 2008 suite à deux travaux de mémoires portant sur une étude de la prostitution en Suisse. L'ouvrage regroupe neuf contributions qui touchent plusieurs domaines lié au travail du sexe.

Mais quelle est la contribution principale de l'ouvrage? Outre l'utilisation de la méthode ethnographique par les auteurs, ce qui permet d'entrer durablement dans la compagnie des acteurs que l'on souhaite étudier, il offre une nouvelle définition du travail. En effet, les auteurs et les directrices sont unanimes à dénoncer les manquements de la littérature scientifique sur la prostitution. Soit les travaux portent sur la déviance de la prostitution et les liens avec la criminalité organisée les femmes y étant de simples victimes sans visages soit ces mêmes travaux portent des jugements moraux rapides en déniant, par exemple, toutes capacités de réflexions et de compétences aux prostitué-e-s. L'ennui principal est que les politiciens et journalistes reprennent ces points. Ainsi, les femmes - car les hommes existent mais sont invisibles pour les médias - prostituées sont des victimes de crimes esclavagistes sans aucunes capacités de travail ni de compétences qu'il faut aider. C'est mettre de coté le caractère de travail qu'implique la prostitution ainsi que les capacités d'actions des femmes concernées sans oublier l'existence des hommes prostitués. Les différentes enquêtes ethnographiques de ce recueil permettent donc d'entrer dans les compétences des métiers du sexe. Les auteurs montrent que la prostitution n'est pas une simple passivité de la femme qui attend l'homme. Au contraire, se prostituer implique de connaître la législation, les bons coins mais aussi des compétences sexuelles physiques difficiles à apprendre. Outre ces compétences sexuelles la prostitution peut aussi impliquer des compétences de relationnel. Ainsi, l'enquête d'Alice Sala montre avec précision que le travail de prostitution implique la mise en place de relations téléphoniques importantes à travers lesquels l'enquêtée doit réussir à reconnaître les clients prêts à venir mais aussi entretenir le lien avec des clients habituels.

En conclusion, ce livre passionnant sur la prostitution m'a offert un regard neuf et différent sur ce travail. Loin du simplisme que j'appliquais auparavant par manques d'informations ce livre m'a permis de mettre en question un grand nombre de discours médiatiques et politiques. Le travail sexuel est un champ d'étude vaste souvent trop simplifié et moralisé. Il serait nécessaire de l'étudier d'une manière plus neutre pour montrer comment on fait ces métiers et quels sont les compétences impliquées. Plutôt que de victimiser simplement les prostituées il serait plus fécond d'observer comment on entre dans ces métiers. À plusieurs reprises j'ai eu l'impression que les auteurs considéraient que la capacité de contrôler son environnement de travail ainsi que les horaires pouvait être explicatif. Bien que je n'aie jamais été un abolitionniste je suis maintenant convaincu que la simple pénalisation de la prostitution ne peut que mettre en danger ces femmes et hommes. Il serait sûrement plus utile d'organiser une légitimation de ce type de travail en donnant accès aux assurances sociales. Bien entendu, je ne parle pas ici que du cas de la Suisse.

Image: Éditeur

30.04.2012

The Substance: Albert Hofmann's LSD

Le LSD et les drogues en particuliers me sont inconnues. Je ne peux me valoir d'une connaissance ni de la pratique ni de l'histoire de ces substances naturelles et synthétiques. Mais ça ne m'empêche pas de connaître un minimum de quoi on parle quand on parle de LSD. Ce documentaire tente de faire une histoire du LSD durant le XXè siècle et surtout aux USA et en Suisse. Il commence par le premier trip au LSD du monde: celui d'Albert Homann qui avait pris la décision de tester une substance inconnue sur lui-même. Les effets de ce qu'il nommera LSD conduisent la firme à exporter plusieurs échantillons en direction d'instituts psychiatriques pour connaître l'avis des experts ainsi que les usages possibles. C'est un véritable raz-de-marée qui s'abat sur le monde de la psychiatrie qui voit cette substance comme une pilule miracle pour guérir et comprendre des maladies psychiatriques. Mais ces mêmes années voient d'autres acteurs s'approprier cette drogue encore légale. Tout d'abord les services de l'État comme la CIA qui tente d'en faire une drogue de vérité ou l'armée qui se demande si elle peut permettre de vaincre une armée sans tirer un coup de feu. Mais aussi des jeunes qui essaient d'avoir un accès à un autre plan de conscience dont le LSD permettrait l'accès. L'histoire des années soixante suit ses premiers débuts avec la guerre du Vietnam et sa contestation. Ces années de militantismes et de remises en causes de l'ordre dominant par les jeunes sont réprimées par l'état et les forces de polices qui tentent d'endiguer le flot de drogues et de contestataires. Il faudra attendre trente ans, soit aujourd'hui, pour que le LSD soit à nouveau étudié dans un cadre scientifique avec des résultats intéressants.

Ce film ne se positionne pas contre le LSD ni pour son utilisation récréative. Les propos d'Hofmann permettent de donner le véritable ton du film. Le LSD est une substance puissante dont l'utilisation doit être scientifiquement étudiée et surtout se faire dans un contexte contrôlé, ritualisé même. Le documentaire est particulièrement intéressant et réussit à montrer une grande partie des points de vue qui ont existé à l'époque. Je n'ai, par exemple, pas été convaincu par le psychologue qui ouvrit les vannes du LSD aux USA et dont les propos se rapprochent plus d'un mysticisme que de la science. Une critique plus centrée sur le film concerne le lien qui est fait entre l'histoire des années soixante et la drogue. Durant une grande partie du film on a l'impression que la contestation des jeunes n'a été possible que grâce au LSD. C'est, bien entendu, une vision trop simpliste de cette période. La contestation a de nombreuses causes diverses qui changent selon les contextes. Heureusement, des propos réussissent à nuancer cette impression en expliquant que le LSD a surtout accompagné une prise de conscience de la nécessité du changement. La réalisation semble aussi avoir tenté de nous faire découvrir les effets de la Substance en coupant les scènes par des images légèrement psychédélique. L'effet est un peu étrange. Mais si je pouvais conclure ce film par une impression elle concernerait l'utilisation du LSD plutôt que son histoire. En effet, comme je l'ai dit plus haut, le réalisateur semble se positionner pour une utilisation particulière. Ainsi, le film se conclut sur l'expérience de deux personnes qui ont eu accès à une thérapie basée sur le LSD dans le cadre de leur cancer: un homme et une femme. L'homme essaie d'exprimer comment le LSD lui a permis de se rouvrir au monde en lui permettant de faire une sorte de point sur sa vie durant son trip. Nous suivons la femme durant une séance de thérapie. Celle-ci nous montre comment une ritualisation est recréée. En effet, il me semble que ce que Hofmann et le réalisateur défendent c'est une utilisation contrôlée dans un cadre ritualisé qui permette une préparation des individus à l'expérience du LSD. Une telle utilisation demande un examen scientifique pour comprendre comment utiliser au mieux une substance aussi puissante et de contrôler quelles personnes y auront accès dans quel contexte. L'histoire, en somme, est encore à faire.

Image: Site officiel

poster-blue-sml.jpg

29.04.2012

The Avengers. L'union fait la force, vraiment?

Après nous avoir fait aimer, ou subir dans plus d'un cas, les héros emblématiques des comics Hollywood a décidé de nous offrir un film qui regroupe plusieurs super-héros! Nous retrouvons donc Ironman, Thor toujours aussi kitsch, Hulk dont les films étaient des horreurs et Captain America incarnation du patriotisme américain en collants. Tous ces héros sont réunis par Nick Fury directeur du SHIELD dont l'une des bases a été attaquée, et détruite, par ce cher Locky qui avait disparu depuis l'été passé. Il ne revient pas en tant que roi d'Asgard mais comme général d'une armée d'aliens bien décidée à détruire la Terre. Nos bras cassés préférés vont donc tenter d'accepter de travailler ensemble pour stopper Locky tout en détruisant la moitié de Manhattan (de toute façon on est en pleine crise donc ramener un peu de travail ça ne peut que faire du bien). Une grande partie du film n'est dont qu'un - trop? - long prélude à la bataille de New-York durant laquelle chacun des super-héros montrera sa force au monde.

Les personnes qui me suivent régulièrement savent que j'ai regardé la plupart des films de super-héros sortis dernièrement. La plupart du temps je les apprécie sans être, pour autant, aveugle sur le manque global de qualités. Après tout, ce sont surtout des productions sans réelles imaginations puisque les producteurs se "contentent" d'adapter une histoire qui existe déjà. Ces adaptations peuvent être réussies, moyennes ou carrément mauvaises comme un film normal. Il faut avouer que je trouve souvent ces films moyens que bons. Mais, mis à part quelques ratés retentissants, je m'amuse plutôt bien. La question est donc de savoir comment la jonction entre plusieurs univers et super-héros peut se faire? Comme on me l'a dit après la séance, relier ces mondes de styles différents est difficile. Le risque est de donner trop de place à un personnage face aux autres et il est certain que Ironman est ici prédominant. Heureusement, Ironman est un personnage très humoristique alors que Captain America est trop sérieux à mon goût (et aussi trop patriote en collants). Le problème de ce film est aussi son rythme. Le début du film est poussif. Les personnages sont reliés avec difficultés et les choses traînent en longueur tandis que le groupe se constitue très - trop! - lentement. Ce qui laisse moins de temps pour le véritable but de ce film: la grosse baston de New-York. Heureusement que celle-ci nous offre notre demande de combats avec les suspens sans suspens et les situations humoristiques qui ne sont drôles que dans le cadre du film (observez Locky et Thor quand ils sont près de Hulk). Les plans sont "astucieusement" mis en scènes pour nous offrir les combats de chacun des héros de la manière la plus fluide possible ce qui n'est pas trop mal réussit. Mais la fin du film nous offre aussi la possibilité qu'une suite soit possible. On verra bien.

Image: Site Officiel

avengers_wp11_1280.jpg

21.04.2012

Les adieux à la Reine

Le film qui m'intéressait le plus cette semaine revient sur l'un des épisodes les plus connus de l'histoire: la révolution française de 1789. Le film nous place à Versailles durant 4 jours depuis le 14 juillet. Nous y suivons une servante de la reine: Sidonie. Cette dernière est la lectrice de la Reine. Elle lui est profondément dévouée et on peut dire sans trop s'avancer qu'elle est prête à tout pour lui faire plaisir. Malheureusement, les jours de Marie-Antoinette sont comptés. En effet, non seulement les révolutionnaires sont très défavorables envers la Reine mais sa lubie de nommer comtesse madame de Polignac. Derrière cette amitié certains se demandent s'il ne se cache pas une relation plus inavouable... Sidonie tentera d'être présenter pour sa maîtresse alors que les événements se précipitent et que Versailles s'agite comme une fourmilière. Tandis que certains fuient d'autres décident de croire en la capacité du roi de défendre la noblesse.

Le film ne fait pas une histoire de la Révolution. Nous n'avons que quelques informations éparses et rarement la caméra quitte Versailles. Au mieux, elle se déplacera sur le pas de la porte du palais. Ce que le réalisateur nous montre c'est la manière dont les aristocrates qui vivent au palais subissent, comprennent et réagissent face à la prise de la Bastille et aux revendications de la population. Nous n'avons pas non plus beaucoup de visions du roi. La seule personne que nous pouvons connaître c'est Sidonie. Mais je ne crois pas que l'intérêt de ce film soit dans les personnages. À mon avis ce qui est intéressant c'est la manière dont on parle de Versailles. Elias montrait que le palais fonctionne autours du roi. Plusieurs phrases vont dans le sens de cette affirmation. Quand, par exemple, le bibliothécaire explique que tel riche aristocrate vit dans une petite chambre froide simplement pour avoir la chance de voir le roi de temps en temps. Ou encore, plus ouvertement, quand Sidonie explique que si elle quitte la cours elle ne sera plus personne. En effet, son identité c'est d'être la servante de la reine. Sans la reine qui est-elle? Nous avons aussi quelques scènes qui montrent le roi et son gouvernement se représenter devant les nobles qui accourent pour le voir. Tout fonctionne selon le roi centre de l'univers de Versailles. Ce sont aussi les réactions des nobles et servants qu'il est intéressant d'observer. De l'incrédulité on passe par la peur et la fuite à tous prix même celui du suicide. A mon avis, ce que nous offre ce film c'est une interprétation des derniers jours de Versailles à travers les yeux de Sidonie et de la reine plus que l'histoire d'une personne. Cependant, je ne considère pas avoir été conquis. Je ne suis pas certain de pouvoir en expliciter la raison mais le film m'a donné l'impression d'être poussif si ce n'est un peu arrogant. Je n'ai pas vraiment eu de plaisir à le regarder. Ce manque ne peut que jouer en sa défaveur. Ce n'est pas un mauvais film raté mais je pense qu'il est loin d'être bon.

Image: Allociné

20027720.jpg

17.04.2012

Du papier à la biométrie. Identifier les individus sous la direction de Xavier Crettiez et Pierre Piazza

Titre: Du papier à la biométrie. Identifier les individus27246100366310M.gif
Directeurs: Xavier Crettiez et Pierre Piazza
Éditeur: Sciences po 2006
Pages: 331

Je me suis lancé dans un des thèmes qui m'intéressent le plus: la question de l'identification des citoyens par la surveillance de l'état. Pour cela je me suis plongé dans ce livre qui regroupe les communications d'un colloque de 2004 organisé par le Centre d'analyse et de régulation du politique. Le livre est divisé en trois parties de plus en plus importantes en termes de pages. La première partie concerne le coté historique des papiers d'identités. Il regroupe trois communications toutes aussi intéressantes les une que les autres. La première examine les papiers sous l'angle du pouvoir d'état. C'est Gérard Noiriel, historien connu, qui se colle à l'exercice. Le second concerne les origines modernes des papiers. Il nous montre que l'identification se construit dans la France de l'ancien régime. Cet article permet d'observer une histoire longue des pratiques d'identifications par les papiers ce qui permet de reconnaître des processus qui existent encore aujourd'hui. Le troisième est écrit par Pierre Piazza, auteur d'un livre sur la carte d'identité française, qui examine comment le régime de Vichy a réussi à imposer une carte d'identité nationale dans un but non-républicain tout en, comme souvent en ce qui concerne Vichy, s'inscrivant dans une continuité avec la troisième république.

La seconde partie prend en compte l'aspect de constructions politiques des pratiques de papiérisation. Je noterais l'intérêt de l'article de Benoît Larbiou qui démontre que le contrôle de l'identité permet aussi de défendre une profession, les médecins. Mais, dans le contexte des années 20-30 les papiers permettent aussi de faire un contrôle médical hygiéniste permettant de protéger la population non pas des indésirables mais des malades. Un concept qui implique aussi la notion de races malades. La communication d'Alexis Spire continue le précédent en examinant le contrôle de l'immigration jusque dans les années 70. Ce qui permet d'observer une transformation dans les contrôles qui de l'épuration des étrangers, ou naturalisés, collaborateurs passent au contrôle des communistes qui sont identifiés et expulsés. J'ai aussi apprécié l'analyse du passeport intérieur soviétique mais l'article de Vincent Tchen est trop juridique à mon goût.

Enfin, la troisième partie pose la question des résistances. Outre un entretien aec le directeur de la Mission Biométrie au ministère de l'intérieur, Philippe Melchior, il regroupe des communications prenant en compte aussi bien les caractères spatiaux que virtuel. J'ai trouvé les articles de Xavier Crettiez et Carlos Miguel Pimentiel très stimulant. Le premier examine les raisons de la mise en place de cartes d'identités régionalistes. Celles-ci sont des attaques directes contre l'état national mais ne sont pas forcément construite dans ce but. Xavier Crettiez montre que ces cartes permettent surtout de créer une identité locale face à l'identité nationale française. Le second article examine l'exception britannique. En effet, la carte d'identité n'y existe pas. Carlos Miguel Pimentiel tente de démontrer, avec brio, que cette exception provient d'une culture du droit non-écrit qui implique un droit d'anonymat des citoyens seul moyen d'éviter que l'état entre dans la vie privée des personnes. D’où une grande méfiance face à toute forme de papiérisation. Le chapitre 10 est particulièrement intéressant à lire dans le contexte actuel. Alors que la biométrie est de plus en plus utilisée en vue d'une défense de l'ordre public face au terrorisme les auteurs y examinent les arguments et les réalités de l'utilité de cette technologie. Les conclusions sont très sceptiques face à l'utilité de la biométrie en ce qui concerne la prévention du terrorisme. En effet, outre son coût important il est toujours possible de créer une fausse identité en se basant sur des papiers en amont de la mise en place du passeport biométrique. L'article qui suit est tout aussi intéressant puisqu'il examine les effets de l'accord de Schengen sur les frontières. En effet, a coté d'une ouverture des frontières intérieurs cet accord implique la mise en place d'un contrôle plus important des frontières extérieures. Ce qui se découvre de cet accord c'est une méfiance des étrangers provenant de certains pays qui, de part leur provenance, sont suspect a priori. L'identification permet de suivre un group considéré comme dangereux et de le tracer dans la bureaucratie dans toute l'europe. Enfin, le dernier article examine le problème de l'identité sur un espace virtuel qui détruit l'identité tout en pouvant permettre un contrôle très important des informations privées.

J'ai trouvé ce livre très stimulant. Outre le fait qu'il offre des informations nécessaires pour les citoyens dans le contexte actuel, l'examen scientifique de Schengen et de la biométrie est nécessaire, il permet de mieux comprendre comment fonctionne l'identité dans le cadre des papiers. Ce livre permet de comprendre que l'identité est avant tout une affaire de pouvoir. Un état impose une certaine forme d'identité à ses citoyens et aux étrangers qui lui permet de contrôler, de surveiller mais qui implique aussi une destruction des identités réelles. En effet, entre ce que l'on dit être et les quelques informations qui se trouvent sur une carte d'identité les différences peuvent être très importantes. J'ai surtout découvert le concept de banoptique qui permet de dépasser le concept foucaldien de panoptique. En effet, le banoptique permet de comprendre que la surveillance totale est une dystopie très difficile à atteindre à cause des coûts en personnels et en technologies. Le banoptique se concentre sur un groupe précis et recherche les informations dans les diverses bases de données. Le danger qui apparat n'est plus la surveillance généralisée par caméras ou policiers mais le lien entre les diverses bases de données étatiques et privées. Ce livre ouvre un grand nombre de questions importantes pour tous ceux qui réfléchissent au processus de papiérisation et à sa légitimité. Plus qu'un livre scientifique destiné à un public restreint c'est un livre dont les conclusions devraient être largement communiquées car elles sont nécessaires pour des décisions politiques importantes.

Image: Éditeur

12.04.2012

Mirror Mirror

Après avoir longtemps hésité, et ne voulant surtout pas aller voir la bouse cinématographique de la semaine, je suis allé dans une salle qui passait Mirror Mirror. Je n'avais vu aucune bande annonce et je n'avais donc absolument aucune idée de ce que j'allais regarder. Ce qui ne veux pas dire que je n'ai pas vu d'affiches ni que je ne connais pas le conte de fée dont ce film est l'adaptation. Étant donné que c'est un conte nous sommes dans un royaume classique: de la neige, un lac, des gens qui dansent et chantent, une belle princesse et un château à l'architecture des plus improbables. Le royaume et son peuple vivait sans soucis sous le règne du père de Blanche Neige. Mais durant le second mariage du roi un maléfice s'installa dans les forêts et le roi s'y perdit. Depuis cette époque la reine prend à la gorge le peuple en l'alourdissant de taxes injustes pour payer ses fêtes et vêtements tandis que Blanche Neige est cloîtrée dans sa chambre. Cependant un jour tout change. Alors que la princesse s’échappe pour visiter son royaume elle rencontre un prince (en mauvaise posture). Ce pauvre prince sera l'objet de la lutte entre la reine et Blanche Neige.

Dès les premières images j'étais conquis. Le film débute à la fin. Nous observons la reine expliquer à son reflet comment elle est arrivée à ce point. Les premières images sont esthétiquement très belles sans montrer aucun acteur sauf la reine. Quelques minutes plus tard le décor et les acteurs nous apparaissent. Et ma première remarque, intérieure, a été pour le kitsch de l'image! On voit d'énormes robes de couleurs bonbons, un palais remplis de dorures et du mobilier simplement horrible. Mais le film ce n'est pas qu'un décor ou des costumes (aussi horribles soient-ils) c'est aussi une aventure et une atmosphère. Non seulement nous avons de l'action à profusion mais le réalisateur a réussi à mettre en place un humour sous forme d'autodérision que j'ai beaucoup apprécié. Dès les premières minutes la reine commence à se moquer des contes. Le prince se trouve le plus souvent possible dans des situations ridicules qui m'ont beaucoup plut. Et la princesse n'est pas la cruche passive du conte. Elle devient une guerrière prête à se sacrifier et à diriger un peuple sans avoir besoin qu'un homme ne la sauve (ce que ces derniers ne font pas). Je trouve que ce film réussit à moderniser sans problèmes Blanche Neige tout en gardant l'intrigue. A mon avis ce film est réussi et je l'ai beaucoup apprécié.

Image: Site officiel

gallery11.jpg

06.04.2012

My Week with Marilyn Monroe

Je n'ai jamais rencontré personne qui n'ait pas au moins vaguement entendu parler de Marilyn Monroe. Même sans n'avoir jamais vu de films ou elle a tourné, ce qui est mon cas, je connais en partie sa vie. Ce nouveau biopic nous emmène dans une période précise de la vie de la star mais ce n'est pas elle que nous suivons. En effet, nous l'apercevons par les yeux du véritable protagoniste du film: Colin Clark. Ce jeune homme a réussi à se faire engager comme assistant sur le tournage d'un film. Nommé le Prince et la Danseuse ce film ne sera pas seulement l'occasion de faire jouer Marilyn Monroe mais aussi Sir Laurence Olivier acteur célèbre de l'époque. Ces deux personnages qui sont chacun des symboles d'un style et d'une époque particulière se heurteront lors d'un tournage difficile. Mais Colin réussira à se rapprocher de Marilyn. La question est de savoir si comme Icare il brûlera ou non?

Bien que nous soyons dans la peau de Colin c'est de Marilyn dont il est question dans ce film. Et que nous montre-t-on? Loin d'une star capable de charmer les foules et les hommes d'un simple clin d’œil c'est une image très différente qui nous est offerte. En effet, et c'est probablement plus proche de la vérité, la Marilyn jouée magnifiquement par Michelle Williams est maladroite, apeurée et sans aucune confiance en elle. Durant tout le film nous voyons la difficulté qu'elle ressent à entrer dans son personnage au plus grand désespoir de Laurence Olivier. On observe aussi une femme qui subit tout en l'appréciant l'attention des foules. Les seuls moments sans être proche de Colin ou elle est prise dans une foule on peut observer une forme de tristesse dans son regard et sa manière d'être. Mais c'est aussi une femme qui est capable d'une grande maîtrise et les scènes durant lesquels son jeu est parfait le montre avec un Laurence Olivier admiratif et jaloux. Mais ce film est aussi l'histoire d'un amour. Celui de Colin pour une image. En effet, dès que Marilyn fait attention à lui les spectateurs se rendent compte que le pauvre Colin n'aura aucune chance de réfléchir et d'éviter d'être pris dans ses filets. Ces scènes de séductions sont très drôles à regarder. C'est pourquoi je pense que je me suis trouvé devant un bon film avec de bons acteurs.

Image: Allocine

Site Officiel

20032918.jpg

05.04.2012

The Hunger Games

Nous sommes dans un avenir peu identifié qui prend place 74 ans après une guerre civile destructrice. Dans ce monde Washington règne sur 12 Districts. Chacune de ces régions, lors de la guerre civile, s'est révolté. Comme punition, et pour garder la mémoire du vainqueur, chaque année les régions doivent envoyer un homme et une femme à ce qui a été nommé The Hunger Games. Durant ces jeux les participants doivent se battre les uns contre les autres jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Le dernier survivant non seulement honorera son district mais deviendra riche. Lors de ces 74ème jeux Primrose est choisie comme envoyée du district 12. Mais sa grande sœur refuse de la laisser partir et décide de se porter volontaire. Alors qu'elle vient à peine de quitter sa famille elle est envoyé en direction de la Capitale. Elle y découvre des technologies et un luxe dont elle n'a jamais rêvé mais aussi une société cruelle et qui ne fonctionne que sur l'apparence. Malgré son aversion elle sera obligée d'accepter les règles si elle souhaite survivre.

Ce film est à la fois stimulant et frustrant. J'ai deux raisons d'avoir ressenti de la frustration. Premièrement parce que la société qui nous est présentée l'est de manière très lisse. On reste en surface. En second lieu parce que la fin nous laisse sur notre faim (sans mauvais jeux de mots) et donne envie de connaître la suite des intrigues qui ont été initiées. Mais ce film est aussi stimulant. En effet, une multitude de piste de réflexions sont possibles. On pourrait très bien parler de l'aspect très antiquité grecque et romaine par exemple. Les jeux se référent très clairement aux jeux du cirque (bien que mythifiés). Les vêtements des candidats forcés, lors de leur arrivée à la Capitale, donne aussi un aspect dieux grecs et l'habit de feux du couple 12 pourrait très bien être une référence au dieu des enfers grec. Les jeux ont aussi un aspect politique. Non seulement ils permettent aux districts de se souvenir de leur échec et d'être humiliés chaque année mais un autre aspect se fait jour. Comme le dit le Président, ce qui compte dans les jeux ce ne sont ni la violence ni l'humiliation mais l'espoir. Aussi longtemps qu'un vainqueur est possible l'espoir reste et empêche la révolte. Ce qui explique pourquoi les actes de Katniss durant et à la fin des jeux sont dangereux pour l'équilibre du régime. Mais c'est aussi une société très contrôlée que l'on observe. Les policiers et les caméras sont partout. Ce qui compte dans cette société devient donc l'apparence. Et les habits des habitants de la Capitale en sont un parfait exemple. Tous sont en représentations comme s'ils se trouvaient dans un théâtre. Dans ce cadre les candidats sont obligés de jouer le jeu même si celui-ci les dégoûte au risque de mourir. Je n'ai donc pas seulement apprécié ce film je l'ai aussi trouvé très révélateur.

Image: Site Officiel

Ave_posterweb.jpg

03.04.2012

Pirates bon à rien, mauvais en tout!

Ça ne pouvait pas durer il fallait bien que je retourne au cinéma. Pour commencer j'ai décidé de m’asseoir devant un film qui semblait drôle: Pirates bon à rien, mauvais en tout! Nous y suivons les aventures du Capitaine Pirate qui souhaite être nommé Pirate de l'Année. Malheureusement pour lui ses concurrents sont tous bien meilleurs que lui et les bateaux qu'il tente de piller ne possèdent que des trésors bien trop modestes pour lui donner une chance de victoire. Mais tout change quand il rencontre un certain Darwin sur un bateau baptisé du nom de Beagle. En effet, le perroquet de l'équipage n'en est pas. Darwin annonce que le Capitaine Pirate possède le dernier Dodo encore en vie du monde. S'ensuit un long voyage en direction de Londres ou un congrès de scientifique se réunit pour couronner la plus grande découverte de l'année. Le Capitaine voit tout de suite une opportunité de richesse et abandonne la prudence pour s'enfoncer dans la brume londonienne ou trône l'ennemie de tous les pirates!

Ceux qui ont aimé Wallace et Groomit et Chicken Run, je n'ai vu ni l'un ni l'autre, risquent d'apprécier ce film puisqu'il reste dans le même style pâte à modeler. Celui-ci donne une image différente des animations auxquelles les studios pixar, par exemple, nous ont habitué. Ce qui est, à mon avis, un plus qui permet d'apprécier un style et une manière différente de faire un film. Mis à part ce point technique j'ai plutôt apprécié l'histoire qui nous offre un homme qui prend conscience de la valeur de l'amitié face à l'argent. Cette prise de conscience se fait en parallèle à de nombreux gags qui ne sont pas tous réussit mais qui sont loin d'être mauvais. L'arrivée de Darwin, par exemple, est l'occasion de faire des références à la théorie de l'évolution. Celles-ci ne sont pas toujours très subtiles mais ça fonctionne assez bien. Si je voulais conclure je dirais que j'ai vu un film sympathique devant lequel j'ai passé un bon moment mais que je reverrais probablement jamais.

Image: Allociné

Site Officiel

20022505.jpg

11:44 Ecrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pirates

30.03.2012

Ecrits féministes de Christine de Pizan à Simone de Beauvoir sous la présentation de Nicole Pellegrin

Titre: Ecrits féministes de Christine de Pizan à Simone de Beauvoir41r7bt5jWvL._SL500_AA300_.jpg
Présentation: Nicole Pellegrin
Éditeur: Flammarion 2010
Pages: 254

Nicole Pellegrin nous présente, dans ce petit livre, les principaux auteurs féministes de l'histoire française. Elle commence par Christine de Pizan, une femme dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à maintenant, pour terminer avec Simone De Beauvoir l'auteure du Deuxième Sexe. Bien que les textes présentés dans cette anthologie soient majoritairement écrits par des femmes nous y trouvons aussi quelques hommes. Ces derniers sont au nombre de trois et permettent de démontrer que la lutte pour les droits des femmes n'est pas revendiquée que par ces dernières. Les différents textes qui ont été choisi dans le cadre de cette anthologie sont intéressants et permettent d’observer non seulement la variété des arguments et des luttes mais aussi de comprendre que les droits des femmes ont été revendiqués depuis le Moyen-Âge. Chacun des auteur-e-s sont précédés par une présentation écrite par Nicole Pellegrin. Bien que courte et synthétiques elles sont bienvenues puisqu'elles permettent à des lecteurs qui ne connaissent pas forcément les auteur-e-s de se faire une idée du contexte, de la vie et des idées qui les ont guidé-e-s.

Quand on présente une anthologie la première critique que l'on peut faire concerne le choix des textes édités. En effet, comme le dit Nicole Pellegrin, une anthologie est, par définition, arbitraire. Je suis très heureux d'avoir découvert des auteur-e-s que je ne connaissais pas mais la question que je me pose concerne surtout la fin du livre. En effet, pourquoi terminer avec Simone de Beauvoir? Je pense que cette anthologie aurait pu intégrer des textes plus récents comme, pour ne prendre qu'un exemple, des textes de Christine Delphy. Cependant, mis à part cette critique attendue et comprise par Nicole Pellegrin je n'ai pas grand-chose à déplorer. Cette anthologie permet de lire des textes célèbres que je n'avais jamais rencontré en entier comme la fameuse Déclaration des droits de la Femme d'Olympe de Gouges écrite en réaction à la Déclaration des droits de l'Homme. La lecture de ce livre est donc une belle opportunité de se frotter aux classiques du féminisme français et ces lectures m'ont donné envie d'aller plus loin.

Image: Amazon

25.03.2012

Bye Bye Blondie

Je ne suis pas certain de réussir à parler de ce film mais je vais quand même essayer. Virginie Despente adapte une nouvelle fois l'un de ses romans. Mais elle change aussi quelque points. Celle qui saute aux yeux pour ceux qui ont lu le livre (ce qui n'est pas mon cas) est le passage d'une histoire entre une femme et un homme à une histoire entre deux femmes. Nous suivons donc les deux héroïnes dans deux époques différentes. Alors que les adultes se retrouvent à notre époque durant laquelle Gloria, la punk, est une sorte d'artiste de bar et Frances une présentatrice célèbre nous avons les débuts de leur histoire d'amour. Celle-ci débute dans les années 80 alors que les deux jeunes femmes sont internées dans un hôpital psychiatrique. Les deux jeunes femmes vivront leur amour à fond alors que leurs parents essaient de les en empêcher. A notre époque c'est autre chose qui empêche leur amour de se déployer.

Je suis très mitigé face à ce film. Je n'ai pas vraiment apprécié le jeu d'acteur ni la réalisation. D'un autre coté j'ai bien aimé la bande son et l'histoire est intéressante. Celle-ci nous montre comment deux lesbiennes de classes sociales différentes peuvent réussir à s'aimer dans une société largement hétéro-sexuée et défavorable à Gloria. La relation entre Gloria et le mari de Frances est celle qui permet de mettre en lumière ces différences de classes. Gloria est franche, directe et aime le punk alors que le mari est un écrivain qui a des difficultés à écrire, qui fonctionne dans le calme et qui apprécie des musiques et des objets un peu snobs. Ce qui n'empêchera pas ces deux personnes de se rejoindre vers la fin du film d'une manière symbolique. Frances, par contre, est coincée entre ce que la société dont elle fait partie exige d'elle et ses envies. La question est donc, principalement, de savoir si Frances acceptera de tout perdre pour tout gagner ou non? Bref, je termine ici cette présentation un peu brève et plutôt mitigée.

Image: Site officiel

b02.jpg

17.03.2012

Game of Thrones saison 1 (Winter is coming!)

Enfin je peux parler de l'une des séries les plus attendues actuellement. Je mens un peu car la plupart des personnes ont pu voir la saison 1 il y a déjà quelque temps alors que j'ai du attendre la sortie en DVD. Je le dis immédiatement: l'attente est à la hauteur de la qualité de cette série et c'est avec impatience que j'attendrais la seconde saison ainsi que les livres originaux dont tout est tiré. Si la série est moitié moins bien écrite que les livres ceux-ci doivent être particulièrement géniaux. Bref, je suis conquis et je pense avoir de bonnes raisons de l'être. Mais, trêve de bavardages, je vais présenter l'histoire. Du moins je vais essayer de rapidement résumer une intrigue riche et soumise à de nombreux événements.

L'histoire prend place dans les contrées des 7 Royaumes. Ceux-ci sont unis sous le Trône de Fer actuellement tenu par un membre de la famille Baratheon après sa révolte contre l'ancien roi surnommé le fou. Le Roi est traditionnellement secondé par un homme portant le titre de Main du Roi. Ce dernier est mort d'une manière suspecte après de longues années de services. C'est pourquoi Baratheon vient chercher un ami de guerre: Edouard Stark seigneur de Winterfell. Ce dernier est donc propulsé à la tête du Royaume. Il se rend vite compte que ce dernier n'est qu'un nœud d'intrigues politiques meurtrière. Mais ce que tout le monde oublient c'est qu'il y a deux dangers extérieurs. Le premier est incarné par les derniers héritiers du roi fou qui tentent de trouver des alliés pour reprendre le Trône de Fer. Le second danger est normalement pris en charge par un ordre de chevalerie particulier: La Garde de la Nuit. En effet, le long été commence à prendre fin et les premières rumeurs de l'hiver se font sentir. Mais, au milieu de la nuit de l'hiver, des créatures étrangers et meurtrières risquent de se réveiller. Alors que l'hiver arrive le grand jeu pour la possession du Trône de Fer continue sa partie baignée dans le sang.

Je l'ai écrit juste au-dessus et je le répète: cette série m'a totalement conquis. Bien entendu nous nous trouvons devant une production HBO. Ceux qui connaissent les séries de cette chaîne privée savent ce que cela implique. La nudité et la sexualité sont affichées en parallèle à une violence importante. Bien que je considère que la pruderie face à la nudité est souvent exagérée je pense que la violence de la série peut en rebuter plus d'un (plaçant l'ordre des tabous à l'inverse de la normalité pour s'en convaincre il suffit d'observer le journal télévisé). Mais, derrière cette façade, se cache un discours sur l'exercice du pouvoir. En effet, ce qui compte ce ne sont pas les personnes ou les événements dans leur vie mais le grand jeu pour atteindre le Trône de Fer. Tous les personnages ont plus ou moins partie liée avec l'envie de devenir roi ou d'être l'un de ses favoris. Mais ce qui compte ce n'est pas seulement atteindre le trône c'est aussi savoir gouverner. Les références sont nombreuses lors des répliques de cette série. Je ne me mettrais pas à les analyser ici car d'autres l'ont fait probablement mieux que je ne le pourrais. Il suffit de savoir que dans Game of Thrones le pouvoir ne s'exerce pas selon l'honneur ou l'amitié mais selon la nécessité. Et cette nécessité peut très bien conduire à la trahison et au meurtre froid. Je terminerais cette brève présentation avec une petite note sur la fin de la saison. Ne vous inquiétez pas je ne donnerais pas d'informations sur l'intrigue. Simplement, cette première saison n'est que le début du jeu et nous devrons attendre son développement pour connaître l'ampleur véritable de cette histoire. Tout en n'oubliant pas que l'hiver arrive...

Image: Site Officiel

wallpaper-iron-throne-1600.jpg

05.03.2012

Triangle rose. La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire par Régis Schlagdenhauffen

Titre: Triangle rose. La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire2-7467-1485-4.jpg
Auteur: Régis Schlagdenhauffen
Éditeur: Autrement 2011
Pages: 308

J'ai déjà mentionné la persécution des homosexuels par les nazis sur ce blog. J'avais, par exemple, lu le livre du plus célèbre déporté gay de France: Pierre Seel. Bien que ce témoignage soit très impressionnant ce n'est pas un travail scientifique. C'est pourquoi je me suis jeté sur ce livre dès que j'ai vu la couverture. Une petite précision tout de même, l'auteur n'examine pas vraiment la déportation mais plutôt la construction d'une mémoire commune à un groupe. Heureusement, Schlagdenhauffen nous donne rapidement des informations de base sur la culture homosexuelle berlinoise et la manière dont les gays furent traités par les nazis. Après nous avoir démontré la richesse de cette culture qui, à Berlin, était très en vue alors que la France ne connaissait pratiquement aucun groupement l'auteur nous montre comment les nazis ont pu déporter les homosexuels. Pour cela ils se basent sur une loi qui existait déjà: le paragraphe 175. Celui-ci sera aggravé et sa version nazie sera gardé en l'état après la chute du troisième reich ce qui a permis de poursuivre les gays sortant des camps de concentration. Mais attention, bien qu'il existait une volonté de déporter et de rééduquer les gays ceux-ci n'apparaissent pas forcément sous ce terme dans les archives. En effet, la préférence sexuelle dites contre-nature était surtout un facteur aggravant mais les homosexuels étaient souvent considéré comme des criminels. Ce qui a posé des problèmes par la suite. Les lesbiennes, par contre, n'étaient pas systématiquement attaquées par les nazis. Mais cela ne veut pas dire qu'elles sont inexistantes et un travail reste à faire pour clore le débat.

Cependant, le véritable propos du livre concerne la question de la mémoire. Pour cela l'auteur compare trois pays: l'Allemagne, les Pays-Bas et la France. Ces trois pays nous permettent de comprendre comment le contexte national joue sur la manière de commémorer et de construire la mémoire d'un groupe. D'un groupe de victime les homosexuels se constituent progressivement en héritier d'une mémoire de martyrs de la cause des gays et lesbiennes qu'ils souhaitent commémorer. Face à cette volonté plusieurs acteurs collectifs tentent de les arrêter. Tout d'abord l'état qui considère l'homosexualité comme une déviance, pouvant entraîner la prison en Allemagne, durant encore de longues années. Mais aussi les autres groupes de victimes qui n'acceptent pas forcément l'existence des gays en camps de concentrations ou qui considèrent que l'identité gay est une insulte. La France se trouve dans ce cas puisque, pour les déportés politiques français, les seuls homosexuels des camps sont les allemands. Cependant, les homosexuels réussissent à imposer leur vue et l'auteur étudie la manière dont la mémoire commence à s'incarner dans la pierre. A Berlin un mémorial qui exclut les lesbiennes est construit face au mémorial de la Shoah, Paris accepte, finalement, une plaque de commémoration tandis qu'Amsterdam construit un gigantesque monument qui devient une fierté nationale et un lieu de revendication du droit à la différence.

J'ai beaucoup apprécié ce livre qui permet de comprendre comment un groupe de victime a transformé une histoire honteuse en fierté incarnant l'identité du groupe. De ce point de vue la comparaison de trois pays est très éclairante et permet de voir comment le contexte national modifie les possibilités de militantisme des groupes sociaux. Cependant, je trouve dommage que nous n'ayons pas des informations plus nombreuses sur la période du troisième Reich et des années précédentes. Ce n'est pas le but du livre mais je trouve que l'auteur s'appuie un peu trop sur une autre auteure et passe très rapidement sur la plupart des sujets. Un second point problématique concerne les lesbiennes. Bien entendu, l'auteur examine en partie leur histoire et les liens avec les homosexuels. Cependant, elles apparaissent surtout au second plan quand elles ne sont tout simplement pas examinées. Je sais qu'il est difficile de faire l'histoire des lesbiennes qui souffrent d'une double invisibilité dans l'histoire. C'est pourquoi il serait intéressant, voir nécessaire, d'avoir une recherche de la même ampleur sur elles.

Image: Éditeur

27.02.2012

Albert Nobbs

Albert Nobbs s'annonçait comme le rôle d'une carrière pour Glenn Close. Cet homme est l'un des employés les plus méticuleux d'un hôtel irlandais. Le service y est irréprochable et Albert est le plus talentueux de tous les employés. Ses manières et ses attentions sont parfaites et accordées très exactement aux préférences personnelles de chacun des pensionnaires de l'hôtel. Mais Albert Nobbs n'est pas un homme c'est, en fait, une femme travestie qui a organisé ce déguisement pour pouvoir, semble-t-il, survivre dans le contexte d'une crise économique particulièrement forte. Albert a aussi un rêve. C'est de s'acheter un petit magasin dans lequel il vendrait du tabac de la meilleure qualité à la noblesse locale. Tout serait parfait si, en plus, une femme pouvait y être associée. Nous suivrons dont Albert dans sa quête en direction de son rêve face à l'arrivée d'un jeune homme qui, lui, veut partir aux Amériques.

Avant d'aller voir ce film je me suis beaucoup demandé si Albert est une femme déguisée en homme ou un homme dans un corps de femme. Le film ne répond pas directement à la question et offre des indices contradictoires. Nous avons aussi bien une scène lors de laquelle le prénom masculin d'Albert est revendiqué comme une identité ce qui pourrait nous faire conclure à une identité masculine du héros. D'un autre coté, il y a aussi une scène qui est l'occasion de montrer Albert "retrouver" son identité de femme qu'elle réincarne avec un plaisir évident. Il est donc difficile de conclure sur cette question et chaque spectateurs pourra se faire sa propre idée.

Mais ce film est aussi l'occasion de confronter deux rêves en courtisant l'une des serveuses de l'hôtel. Le jeune homme a le rêve insouciant d'un futur inconnu dans un monde inconnu. Une aventure qu'il organiserait avec la femme qu'il a choisie et qu'il aime avec passion. Albert agit de manière profondément contradictoire. En effet, il offre à la même femme un rêve organisé et précis. Albert sait exactement ou il va et comment il y va et donc offre une vie parfaitement réglée mais, peut être, sans le frisson de l'aventure. Nous avons aussi le décor proprement dit. L’hôtel est l'occasion de nous montrer de nombreux secrets. Les pensionnaires peuvent avoir des liaisons avec le personnel et la propriétaire cache un cœur de pierre sous des paroles de velours. C'est un décor dans tous les sens du terme dans lequel chacun des personnages joue un rôle en accord avec la place qu'il est censée posséder mais qui a aussi tout a fait conscience du jeu qu'il joue dans cette comédie. À coté de ces personnages il y a le seul qui soit vrai. Paradoxalement c'est aussi un travesti. Une femme qui a réussi à s'organiser en couple avec une autre femme et qui cache son identité biologique tout en revendiquant une identité masculine qui en fait, probablement, le personnage qui ment le moins dans tout le film. C'est aussi grâce à lui qu'Albert commencera à vouloir être heureux. Je terminerais par le jeu des acteurs qui est, à mon avis, très bien maîtrisé. Je trouve que Glenn Close, en particulier, incarne parfaitement son personnage. Ce sera probablement le film dont on parlera quand on fera la rétrospective de la carrière de cette actrice.

Image: Allocine

Site Officiel

20017218.jpg

25.02.2012

Chonicle (avoir la grosse tête)

Les films de super héros sont à la mode depuis quelques années. Il ne se passe pas une année sans que l'on découvre une nouvelle adaptation qui nous montre l'apprentissage physique et spirituel du héros jusqu'à ce qu'il accepte sa responsabilité. La question est donc de savoir si ces héros sont réalistes ou si Platon, avec son anneau de Gygès, avait raison? C'est la question centrale de Chronicle qui est réglée en utilisant la forme de films mis en place par les personnages même (le même procédé que dans Cloverfield ou Blair Witch). Ce qui permet de donner un faux air de documentaire permettant d'entrer dans des jours historiques (historique si ces événements avaient vraiment eu lieu). Nous sommes  aux USA dans la peau, si l'on peut dire, d'un jeune adolescent méprisé et invisible. Il a récemment décidé de filmer sa vie. Ce qui le conduit à être mobilisé par son cousin et le représentant des élèves à lui demander de les suivre dans une grotte qu'ils viennent de découvrir. Ils y découvrent un objet étrange. Mais c'est ensuite que les choses sérieuses commencent. En effet, les trois ados se rendent compte qu'ils développent un pouvoir télékinésie de plus en plus puissants. Mais comment accepter des limites quand on a virtuellement aucune limite?

Je suis assez partagé quant à ce film. D'un coté le film est parfaitement prévisible et ce même sans le voir. La bande annonce suffit pour comprendre le scénario. Mais il pose aussi des questions qui ne sont pas forcément traitées par les films classiques de super héros. La question du respect du contrat social quand les instances de contrôles ne peuvent plus nous contrôler. D'un point vue tout a fait technique j'avoue ne pas être fan de ces films "Caméras à la main". Dans ce cas précis le réalisateur a même créé un personnage dont le seul but est d'offrir une seconde caméra permettant de filmer les personnages principaux. Du point de vue de l'histoire, comme je l'ai déjà, tout est parfaitement attendu par le spectateur. Les ados commencent à apprendre leur pouvoir en se comportant comme des ados. C’est-à-dire par des blagues de gamins comme faire peur aux enfants, se lancer des cailloux ou soulever les jupes des femmes. Et il continue avec le coté sombre de la force (si je puis me permettre). Il montre comment un des ados commence à vouloir se défaire du carcan de ses peurs et du respect qu'on l'oblige à montrer envers l'autorité incarnée par la figure du père (on pourrait presque faire une analyse freudienne de ce film... le lien entre le père, la mère et le fils est proche de ce que je comprends du complexe d’œdipe).

La question intéressante est de se demander comment la loi peut exister sans la peur. Peu de temps après le début du film on apprend que la peur de la force de l'état au travers des instruments de légalité a disparu pour ces ados. Et il est très intéressant de voir que c'est à travers du personnage le plus proche de la philosophie qu'est rappelée la nécessité des règles pour la vie en communauté. Le fait que celui qui finit par les refuser est justement le petit timide seul et martyrisé est beaucoup moins intéressant. Bref, les personnages en sont conscients et tentent de nous faire passer le message. La force légale n'a plus aucun effet sur eux. A parti de la comment garantir le respect des lois? Le personnage philosophe répond par une maîtrise de ses pulsions (créant, en quelque sorte, un homme civilisé et au-dessus de l'animalité) alors que le héros du film répond par une rhétorique du surhomme et hurle à la face du monde ses capacités et son droit naturel à faire ce qu'il fait. Donc à être au-dessus du droit des humains dont il ne ferait plus partie. À partir de là la conclusion est simple et on sait immédiatement qui doit le combattre.

Image qui montre très bien ce que je viens de dire à mon humble avis: allociné

19933216.jpg

20.02.2012

Honoured Ennemy par Raymond E Feist et William Fortchen (les ennemis de mes ennemis sont mes amis)

Titre: Honoured Ennemy
Auteurs: Raymond E Feist et William Fortchen
Éditeur: Voyager 2001
Pages: 323

Je termine ces trois livres intitulé Légendes de la Guerre de la Faille avec celui qui a été publié en premier. Mais ça ne veut pas dire que nous nous trouvons dans une période précoce de la guerre. Au contraire, les fronts sont constitués et les soldats sont déjà des vétérans. Nous suivons une unité dont la mission est d'infiltrer l'arrière des lignes ennemies pour les attaquer furtivement. Après une rude campagne leur commandant, Dennis Hartraft, souhaite retourner en garnison pour prendre un peu de repos pour lui et ses hommes. Malheureusement c'est le moment exact que choisit le destin pour initier deux catastrophes. Tout d'abord, l'unité est attaquée par des Tsuranis alors que Hartraft tentait de mettre en place un guet-apens. Ensuite, la garnison a été attaquée par les Moredelhs massacrant les défenseurs et les premiers attaquants Tsuranis et tentent maintenant de mettre en place un piège. Et comme les coïncidences ont tendances à se suivre c'est aussi le moment exact qui a été choisis par les commandants Tsuranis pour envoyer une unité en renfort dans l'attaque de cette même garnison. Faisant face à un ennemi que les deux troupes craignent ils n'ont d'autres choix, pour survivre, que de décider d'une trêve. Il reste à savoir si celle-ci explosera face aux haines et incompréhensions mutuelles ou si les soldats du Royaume et les Tsuranis vont, peu à peu, accepter leur valeur mutuelle?

Encore une fois, nous ne nous trouvons ni avec les grands nobles ni au centre des événements. Au contraire, nous suivons deux petits nobles dont les unités ne sont que des pions sur l'immense échiquier de la guerre. Ce qui nous permet de connaître un peu mieux les différences entre les deux peuples. Malheureusement pour ce livre Wurst et Feist l'ont déjà fait beaucoup plus brillamment dans le cadre de la trilogie de l'Empire. Mais ce point n'est pas le véritable but de ce tome. Celui-ci nous montre deux ennemis qui se haïssent et qui essaient de se comprendre et, petit à petit, à s'accepter. Le livre est donc une sorte de processus durant lequel on observe un respect grandir entre les deux peuples. Plus important encore, il permet de montrer la guérison d'un homme habité et consumé par la vengeance. L'intrigue, en elle-même, n'est qu'une toile de fond. Et si on apprécie l'histoire qui déploie des rivalités entre deux frères et qui ajoute quelques anecdotes au monde de Midkemia les événements sont largement attendus. Il est clair dès la mise en place de la trêve qu'une trahison prendra place ce qui m'a surpris c'est que je n'avais vu venir que l'une d'entre elle alors que la seconde ne m'est apparue que 20 pages avant. Je trouve par contre dommage que certains personnages intéressants aient été laissé dans l'ombre alors que l'on aurait pu leur offrir un développement plus glorieux. Pour la troisième fois, ce n'est pas vraiment un tome essentiel pour le cycle de Midkemia mais il est tout de même assez plaisant à lire.

Image: Éditeur

011995-FC222.jpg

19.02.2012

The Iron Lady

La Dame de Fer, le surnom de l'une des dirigeantes les plus célèbres et les plus controversées de notre temps. Un film sur sa vie ne pouvait que m'intéresser et je n'ai pas attendu longtemps avant d'entrer dans la salle. Nous suivons Margaret Tatcher alors qu'elle n'est plus première ministre et que son mari est mort. Elle vit entourée par des gardes et des assistantes qui l'aident dans sa vie de tous les jours. Ces quelques jours nous montrent une Tatcher faible qui est en train de se perdre dans les souvenirs et les hallucinations. Au fur et à mesure qu'elle parle avec l'image de son maris et qu'elle trie ses affaires nous découvrons l'histoire de sa vie. Celle-ci commence modestement dans une petite épicerie. Une enfance bercée par les discours de son père sur la force de l'individu britannique. Une enfance de succès puisqu'elle est acceptée à Oxford. Ses réussites universitaires la conduisent à s'engager en politique chez les Conservateurs ou elle rencontre son futur mari. Et c'est au sein de ce parti que les succès se multiplieront. Tout d'abord leader du partis elle devient ensuite la première dirigeante féminine de Grande-Bretagne. Mais ses idées controversées et violentes liées à un caractère qui n'accepte ni les concessions ni les remises en causes. Une poigne de fer qui la conduira à être de plus en plus combattue.

Bien que j'aie apprécié ce film il pose de nombreux problèmes qui sont, d'ailleurs, logique dans le cadre d'un biopic. Mais j'en reparlerais plus bas. Je veux d'abord saluer la magnifique performance des acteurs dont Meryl Streep qui est tout simplement magnifique pendant l'entier de ce film. Celui-ci, d'ailleurs, réussit à nous donner envier de voir Tatcher vaincre tout en offrant quelques scènes particulièrement émotionnelles. Mais, comme je l'ai déjà dit, il y a des imperfections et celles-ci sont classiques quand on fait une biographie que celle-ci soit un film ou un livre. Le premier problème que j'ai vu c'est que le personnage Tatcher est décontextualisé. On voit une femme qui était destinée à gouverner, qui se sent destinée et qui croit en la justification de ce destin et tout le monde est d'accord avec elle sur ce point. Bien que l'on ait deux ou trois scènes de doutes la majeure partie du film nous montre donc une Tatcher triomphante sûre d'elle et de son destin de leader incontesté. Hors la réalité est sûrement bien plus compliquée et la carrière de Tatcher n'allait pas de soi lors de sa jeunesse. Le second problème est la vitesse des événements. Nous sommes dans un film c'est donc compréhensible. Cependant nous n'avons pas toujours le temps de comprendre ce qui est en train de se dérouler et dans quel contexte nous nous trouvons. Nous observons Tatcher quasiment seule avec des informations très fragmentaires sur l'époque et les événements. Ce qui me conduit au troisième point. Il semble que le film ait été neutralisé d'un point de vue politique. A coté des idées de Tatcher on met les mouvements sociaux et les critiques de l'opposition ce qui permet de donner les deux points de vue. Mais on oublie d'expliquer la raison pour laquelle cette femme d'état était controversée. On oublie de dire qu'elle a été l'une des premières dirigeantes néo-libérales du monde et, surtout, les opposants sont caricaturés en casseurs et en opposants hypocrites facilement mouchés par la verve de Tatcher. Ce qui donne tout de même l'impression que les réalisateurs avaient un parti pris. Hors, Margaret n'a pas sauvé son pays. Elle a décidé de combattre son pays et le peuple pour imposer ses idées. L'intelligence de ces dernières est très discutée entre les libéraux qui les saluent et la gauche et les syndicats qui les considèrent comme une guerre sociale. Mais ce débat est inexistant dans le film ce que je trouve vraiment dommage.

Image: Site Officiel

The_Iron_Lady_2478.jpg

13.02.2012

Murder in Lamut par Raymond E Feist et Joel Rosenberg (surtout ne soyons pas impliqué!)

Titre: Murder in Lamut9780060792855.jpg
Auteurs: Raymond E Feist et Joel Rosenberg
Éditeur: Harper Collins 2002
Pages: 324

Après s'être intéressé aux aventures de Jimmy (probablement l'un de mes personnages préférés) on va passer dans une toute autre histoire sans aucuns liens avec celle de Jimmy. Après tout, le but de cette série de légende de la guerre de la faille est bien de nous faire découvrir la guerre par les yeux d'autres individus que ceux que nous connaissons. Nous nous rendons donc à Lamut qui se trouve entre l'ouest et l'est du Royaume des Isles. Un certain nombre de soldats s'y trouvent mais nous avons surtout nos trois héros. Ceux-ci sont des mercenaires qui ne s'impliquent ni dans la guerre ni dans la politique locale. Leur seul but est d'être payé et de survivre. Après avoir combattu en première ligne les trois compagnons décident qu'il est peut-être temps de quitter le service de Lamut pour aller ailleurs si possible au sud. Malheureusement pour eux, le maître d'arme pense qu'un baron local est en danger. Plutôt que de demander l'aide de soldats réguliers il préfère requérir le service de nos trois mercenaires. Mais une mission qui s'annonçait facile prend rapidement un tout autre tour. En effet, les mercenaires se rendent compte qu'ils commencent à être un peu trop impliqué dans la politique locale pour garder un esprit tranquille.

Lire ce tome en ce moment n'était peut-être pas une bonne idée. La majeure partie de l'intrigue se déroule en pleine tempête d'hiver avec des températures proches de l'été pour les habitants de la Brévine. Il faut le dire tout de suite, ce tome n'est vraiment pas le meilleur de la série. Mais ça ne l'empêche pas d'être légèrement plus intéressant que celui concernant Jimmy. En effet, bien que l'intrigue affichée dans le résumé prenne près de 300 pages avant de véritablement commencer, ce livre nous fait entrer dans l'histoire des simples soldats alors que Feist nous donne surtout les aventures des nobles. Alors que le premier livre du cycle de Krondor donne une impression d'harmonie à l'intérieur de l'Ouest ce tome nous permet de voir que les barons et autres nobles locaux sont tout autant déchiré que Borric et Du-Bas-Tyra. Mais nous avons aussi une petite idée des aventures des simples soldats qui se trouvent concrètement en première ligne. Nous en savons plus, du moins en ce qui concerne Lamut, sur leurs missions et leur vie de tous les jours. C'est donc un livre modérément intéressant mais qui n'apporte pas grand-chose au cycle de Krondor au final.

Image (très moche): Éditeur

12.02.2012

Tinker, Tailor, Soldier, Spy (des plans dans les plans dans les plans)

Une fois n'est pas coutume on se trouve face à un film d'espionnage qui se déroule en Angleterre et qui ne parler pas de 007. Il y a sûrement d'autres agents secrets que James Bond et d'autres adaptations cinématographiques que les romans qui prennent le célèbre agent britannique comme héros. Mais j'avoue ne pas les connaître. Tinker, Tailor, Soldier, Spy est très différent de ce dont je viens de parler. Nous sommes dans les années 70 au centre du Cirque aka le MI6. Contrôle est poussé à la démission avec son âme grise Smiley. Cependant ce dernier est très rapidement convoqué par ses anciens patrons. En effet, Contrôle avait une théorie étrange à laquelle personne ne croyait vraiment mais qui est suffisamment inquiétante pour impliquer une enquête officielle. Mais celle-ci ne peut pas être confiée à un membre interne des services secrets. En effet, Contrôle pensait qu'une taupe se cachait dans les plus hauts échelons du Cirque. Et il se trouve que quelque chose de louche se déroule sous les yeux de Smiley.

Ce film est probablement l'un des plus maîtrisé que j'aie vu. Cependant, je peux parfaitement comprendre que son style puisse ne pas plaire et que l'intrigue puisse sembler très nébuleuse. En effet, nous nous trouvons face à un film lent. L'enquête ne se fait pas dans la rue avec des armes mais dans des bureaux avec des livres de comptes. Ce qui en fait un film bien plus réaliste que la plupart des histoires d'espionnages. Mais cette intrigue nous mène aussi dans les tréfonds obscures de la torture. Les personnages qui nous sont présentés semblent l'accepter et l'utiliser de temps en temps. Mais l'enquête n'est que le premier plan de l'intrigue. La véritable intrigue c'est une lutte de pouvoir à distance entre deux hommes. Une lutte entre Smiley et Karla chef d'un service d'espionnage soviétique. Cette lutte de pouvoir ne se fait pas à l'aide d'armes mais sur des informations, des informateurs et de petites opérations de temps en temps. Mais l'information est la clé de l'histoire si on souhaite comprendre l'intrigue de ce film. Outre cette maîtrise dans le fonctionnement et le déroulement nous avons aussi des acteurs fabuleusement bon. Colin Firth reste l'un des meilleurs acteurs que je connaisse mais n’éclipse absolument la performance des autres aussi mineurs qu'ils puissent être. Bien que je considère que Tinker Tailor Soldier Spy est dirigé de main de maître je pense que l'aspect à la fois lent et sous-entendu de l'intrigue ainsi que la pléthore de personnages et d'intrigues dont lesquels on doit naviguer peut rebuter ou perdre des spectateurs qui ne souhaitent pas faire l'effort d'une certaine concentration.

Image: allocine

Site officiel

19830336.jpg

18:34 Ecrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : espionnage

10.02.2012

Zarafa

Zarafa a été la première girafe de France. Ce film s'inspire de cette histoire pour en faire un conte. Nous sommes en Afrique, un vieil homme raconte une histoire à des enfants sous un baobab. C'est l'histoire d'un jeune garçon nommé Maki. Ce dernier a été capturé par des esclavagistes mais il ne souhaite pas se laisser faire. Il s'échappe donc et fuit. Le lendemain il se réveille près d'une girafe et de sa fille. Malheureusement Zafara perd sa mère et Maki promet de s'occuper d'elle. C'était sans compter Hassan envoyé par le pacha d'Egypte pour trouver un cadeau à offrir au roi de France pour lui demander son aide contre les Turques qui assiègent Alexandrie. Le jeune Maki refuse de laisser la girafe partir et la suit dans le désert, au-dessus de la méditerranée jusqu'en France. Progressivement, une amitié se noue entre les compagnons de ce voyage.

J'ai beaucoup aimé ce conte bien plus riche que la plupart des productions actuelles. Il y a de nombreuses choses que j'ai apprécié dans ce film en 2D (et ce n'est pas du tout une technologie obsolète). Encore une fois, la bonne vieille technologie rend les dessins plus jolis que l'usage de l'ordinateur. Quelqu'un a aussi eu la bonne idée d'ajouter des plans sous forme de croquis donnant une ambiance carnet de voyage. Mais les images ne sont pas la seule richesse de ce film d'animation. Par exemple, on peut considérer que le réalisateur a voulu faire passer un message contre le racisme. En effet, l'esclavagiste du film est fréquemment condamné pour ces actions par les personnages les plus importants. Ce qui le conduit à être la victime de plusieurs situations grotesques peu de temps après avoir fait preuve de cruauté. J'ai aussi beaucoup aimé la manière dont a été dépeint Paris et, en particulier, la cours du roi. Cette dernière est remplie de personnages grotesques dont le moindre n'est pas le roi. Ce dernier ressemble vaguement à un singe qui se contente de répéter les même formules jours après jours. Sa cour est fardée de manière ridicule sans s'en rendre compte. Par contraste les personnages de l'Afrique semblent bien plus vrais que les personnages parisiens.

Je n'ai lu que deux critiques envers ce film. Le premier concerne le manque de réalisme historique. En effet, les aventures et les événements sont très librement inspirés de la véritable histoire de cette girafe. Cependant, à mon avis, ça ne nuit absolument pas à l'intérêt de ce film. La seconde critique concerne la peinture qui y est faite des africains. Je suis d'accord que les images donnent l'impression de revenir au bon sauvage qui n'est pas corrompu par la civilisation européenne. Mais ces deux points, qui ne sont pas forcément ressentis par tout le monde, ne nuisent pas à la beauté et à l'intérêt de ce conte. Personnellement, je pense que Zarafa est beaucoup plus intéressant que le retour de starwars en 3D.

Image: Site officiel

zarafa_02.jpg

11:30 Ecrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zarafa

07.02.2012

Sherlock saison 2

Enfin! Enfin la saison 2 de Sherlock a été diffusée sur la BBC et en DVD. Ceux qui sont allergiques aux versions originales n'ont, bien entendu, encore rien vu. Mais ceux qui peuvent suivre les programmes de la BBC et qui n'ont rien contre l'anglais possèdent sûrement déjà le DVD après avoir vu cette nouvelle magnifique saison. Si vous vous souvenez de la fin de la première saison vous savez que nous avions abandonné Sherlock et Watson en mauvaise posture. Suscitant les cris de frustration d'une grande partie des téléspectateurs. C'est pourquoi il a fallu attendre ce premier épisode pour enfin connaître le dénouement de cette intrigue! Nous suivons donc, une fois de plus, Sherlock sur plusieurs cas en trois épisodes. Mais il y a du changement. En effet, Sherlock devient progressivement un phénomène médiatique en partie à cause du blog de Watson. Il fallait s'y attendre avec son habilité à résoudre des cas compliqués sans trop de problèmes. Nous avons donc trois affaires. La première concerne un personnage que je voulais voir avec impatience: Irene Adler. La seconde affaire nous emmène dans l'une des nouvelles les plus célèbres: le chien de Baskerville. Et enfin, nous retrouvons Reichenbach Fall. Ceux qui ont lu les livres (ce qui n'est pas mon cas) ou vu le dernier film savent ce que cela veut dire.

La première saison était très réussie et on pouvait craindre que la seconde ne soit pas à la hauteur. J'ai le plaisir d'annoncer que ce n'est absolument pas le cas. Cette seconde partie est toujours aussi réussie tout en changeant un peu les choses. En effet, Sherlock s'est humanisé. Bon, n’exagérons pas il reste un exemple d'arrogance. Cependant le contact de Watson semble lui avoir permis de comprendre un peu mieux la manière dont les relations sociales fonctionnent. Ainsi, le premier épisode est l'occasion d'un discours d'une cruauté particulièrement impressionnante suivi d'excuses tout aussi inattendue. Watson aussi a évolué. Mais dans un sens moins positif puisqu'on apprend qu'il est incapable de s'occuper de Sherlock et d'avoir une relation avec une femme. Ce à quoi les fans répondront qu'il peut très bien se consacrer entièrement à Sherlock! Les personnages sont tout aussi bien écrit. Mycroft est très réussi et devient un peu plus humain. Irene Adler est la grande découverte de cette seconde saison. Cette femme est brillamment incarnée par Lara Pulver qui réussit à montrer sont génie désarmant. Mais la véritable attente de cette série est Moriarty. Encore une fois, la confrontation entre Sherlock et Moriarty est brillamment mise en scène. Bien mieux que dans le film. Le Professeur n'hésite devant rien pour inquiéter et faire tomber Sherlock donnant au titre du troisième épisode plusieurs significations. Les derniers instants de cette confrontations sont époustouflantes. Mais ce dernier épisode est aussi, comme plusieurs personnes l'ont remarqué sur Beans on Toast, très proche d'un certain épisode de Doctor Who dans la saison 6. Je serais le dernier à m'en plaindre tant que c'est réussis. Bref, courez vous procurer cette série superbement réalisée.

Image: Allociné

Site officiel

19924429.jpg

06.02.2012

La guerre des romands (cette fois y en a marre!)

En passant dans une grande enseigne multimédia (mais qui n'a aucuns vendeurs professionnels) dernièrement j'ai remarqué des images qui ressemblaient beaucoup à Battlestar Gallactica. C'est à ce moment que j'ai découvert une guerre qui couvait depuis longtemps. Nous sommes sur le fameux VSS Couchepin en l'an 3000. Ce magnifique vaisseau transporte dans l'espace le Valais dans son entier (une idée piquée par les Anglais si on suit Doctor Who). Le commandant de ce glorieux vaisseau n'a pas énormément de souci mis à part le vin et le raclette dont l'AOC n'est toujours pas reconnue. Alors qu'il vaquait à ses affaires les vaudois passent par là et comme il est de coutume offrent aux valaisans l'apéro. Mais cette invitation cache un terrible piège qui éveillera la colère des valaisans. Cette fois y en a marre il n'y a qu'une seule issue possible à cette humiliation: la guerre!

Pour une production Suisse elle est réussie. Les effets spéciaux, pour le budget, n'ont pas à rougir. Au contraire, ceux-ci permettent de reconnaître des influences probables. Ainsi, bien que le VSS Couchepin ressemble à un nez suivi d'un plat à raclette puis de bouteilles de blanc il ressemble aussi un peu au Galactica. Mais ce qui est réussi dans ce petit film ce sont les manières dont sont dépeints les protagonistes. Ce film, et les 4 épisodes des Valaisans dans l'Espace dont il est la conclusion, nous montre un agrégat impressionnant de raccourcis que nous avons tous connus. Les valaisans sont des machos dont l'amour du vin n'est dépassé que par l'amour des montagnes. Les vaudois, eux, sont très propres mais aussi un peu dictatoriaux. J'ai beaucoup aimé l'interdiction des voitures dans les pays de Vaud à cause des frais de radars et le nouveau métro. Les genevois sont aussi très drôles. Ce court film est l'occasion de multiplier les gags on observe, par exemple, plusieurs armes de destructions massives qui sont aussi bien la musique populaire que l'amnistie fiscale. Le film est accompagné de plusieurs bonus mais surtout des quatre épisodes des Valaisans dans l'Espace. Ces derniers sont très réussis et multiplient les références à la sauce valaisanne (je salue au passage l'alien dahu). Voila une production Suisse très réussie et si je dois trouver un point négatif c'est que ce film ne donne pas lieu à une série télévisée. En effet, je suis sur que la télévision Suisse aurait pu monter une production intéressante et drôle qui aurait pu être appréciée par un certains nombre de personnes.

Image: Site Officiel

Romands.tv-VSSSUB2-1280-1024.png

05.02.2012

Jimmy the Hand par Raymond E Feist et Steve Stirling (des petites mains balladeuses)

Titre: Jimmy the Hand9780060792947.jpg
Auteurs: Raymond E Feist et Steve Stirling
Éditeur: Harper Collins 2003
Pages: 368

Il y a très longtemps que je n'ai pas lu ni parlé d'un livre de Feist sur ce blog. Pour le retour du monde de Krondor j'ai décidé de lire, en anglais, les aventures qui se déroulent durant la première guerre de la faille. Et comme j'aime bien ce personnage j'ai décidé de commencer par les aventures de Jimmy. Celui-ci est un orphelin que nous rencontrons brièvement dans le premier livre. Outre l'aide qu'il apporte à Arutha et à la princesse de Krondor il est aussi un voleur talentueux. Mais nous ne savons pas du tout ce qui est arrivé à Jimmy durant la Guerre. Nous ne savons pas non plus comment Krondor a subi le contre coup de l'évasion des deux nobles que je viens de citer. J'étais donc plutôt favorable à un livre qui nous permet d'en savoir plus.

Nous retrouvons Jimmy juste après l'évasion de Krondor par le futur prince et la princesse actuelle de la ville. Le jeune garçon et les moqueurs sont en train de se battre contre la police secrète de Bas Tyra et ses gardes. Mais ce n'est que la première bataille. En effet, l'évasion de la princesse conduit l'administrateur nommé par Bas Tyra à augmenter la pression répressive contre les mendiants, les prostituées et les voleurs. Il ne faut pas plus d'une journée pour que des dizaines de personnes soient menacées du fouet ou de la corde. Jimmy n'accepte pas cet état de fait et décide de préparer une action héroïque. Mais, suite à celle-ci, le chef des moqueurs décide d'exiler Jimmy. Accompagné de l'une de ses amies il part à Lands End. Il découvre une petite ville qui ne peut pas survivre longtemps à un voleur de sa trempe mais, surtout, il découvre que des actes maléfiques sont en train d'être mis en branle dans l'ombre.

J'apprécie les histoires qui se déroulent à Krondor car on découvre un monde que l'on peut facilement remplir avec notre imagination. Les idées de Feist sont intéressantes et plaisantes à lire. Malheureusement, il arrive aussi que ses livres ne soient pas particulièrement bien écrits ni particulièrement intéressants. C'est le cas de celui-ci. En effet, l'intrigue est tout simplement transparente. Il ne m'a pas fallu 20 pages après l'arrivée de Jimmy à Lands End pour comprendre ce qui allait se dérouler. Et si le livre est intéressant dans la symétrie de son intrigue (un homme qui a tué l'amant de sa femme se trouve confronté par le fils de sa femme) il souffre de grandes lourdeurs. Par exemple, les flashbacks ne sont pas toujours bien utilisé et m'ont souvent ennuyé. Il est dommage que Jimmy soit le héros d'un livre qui souffre de ces imperfections car c'est probablement l'un des personnages que je préfère dans ce monde. En bref, ce roman est dispensable.

Image: Éditeur

04.02.2012

Une suisse rebelle Annemarie Schwarzenbach 1908-1942

J'ai récemment appris qui était cette femme grâce à une amie. Celle-ci m'a parlé d'Annemarie Schwarzenbach et m'a donné quelques informations importantes sur sa vie avant que nous regardions ce documentaire sorti récemment. Cette femme est impressionnante et exceptionnelle à plus d'un titre. Elle descend de deux familles riches et importantes dans l'aristocratie Suisse. Par sa mère elle est la petite fille du général de l'armée Suisse lors de la Première Guerre Mondiale. Cet homme, Ulrich Wille, était un grand admirateur de l'Allemagne et avait tenté de faire entrer la Suisse en guerre à ses cotés. La famille d'Annemarie était ouvertement frontiste et pro-fasciste. Mais elle-même semble être proche des idées communistes. De plus, elle était lesbienne. Ce fut une grande voyageuse qui fit de nombreux reportages photos et qui réagit dans la presse Suisse de l'époque autant pour dénoncer les conditions des opprimés que pour défendre des causes politiques et attaquer l'Allemagne et la politique de la Suisse à son égard.

Le documentaire essaie de nous expliquer la vie de cette superbe femme. Superbe car elle a réussi à contester les idées de sa famille tout en en restant proche. Peut-être trop proche puisque le documentaire nous explique qu'Annemarie voulait toujours recevoir de l'attention et l'approbation de sa mère. Celui-ci est construit d'une telle manière que l'on puisse suivre les idées de Schwarzenbach durant sa vie. Grâce à des extraits on se rend compte de ses sentiments sur la politique contemporaine. C'était aussi l'une des proches des enfants de Thomas Mann qui lui ont permis de trouver l'amour de sa vie et d'avoir des amis avec les mêmes idées. Mais le documentaire nous montre aussi l'autre face d'Annemarie, une femme qui s'est perdue dans les drogues et qui avait besoin de recevoir une forte attention. Une femme formidable mais avec ses faiblesses. Ce qui n’enlève rien à sa vie sa particulière qui en fait probablement l'un des personnages suisses les plus intéressants de notre époque. Une citoyenne qui mérite que l'on se souvienne d'elle et de ses œuvres car elle avait une grande avance sur son époque qu'elle percevait avec clarté.

Image: Site Officiel

A_S%20statue%2014.7x25cm%2072dpi.jpg

03.02.2012

Bottled life (les voleurs de vie)

Nestlé est probablement l'une des entreprises les plus puissantes du monde. Ce n'est pas la plus puissante de Suisse mais elle en est proche. C'est pourquoi il est particulièrement nécessaire d'examiner les activités de Nestlé, et des autres multinationales, dans le cadre de ce que je pourrais nommer une vigilance citoyenne. Ce documentaire pourrait en être. En effet, le réalisateur y examine la manière dont Nestlé s'inscrit sur le marché de l'eau. En partant des annonces officielles qui font penser à une vision sociale de ce marché de la part de la multinationale le réalisateur dévoile les véritables activités de celle-ci. Ce dévoilement n'est pas forcément apprécié puisque l'entreprise refuse de répondre aux questions.

Ces questions concernent les activités légales mais peu éthiques de Nestlé. En effet, sous un discours social et responsable se cache une machine de guerre dont le seul but est de s'approprier les ressources naturelles en eau sans prendre en compte les besoins des populations locales ni les besoins écologiques. Il faut tout de même nuancer cette affirmation. Ce que la multinationale fait c'est s'approprier une ressources en achetant le silence ou l'accord des populations locales en offrant des emplois et des infrastructures ainsi qu'une aide à la vie associative. Rien de très irresponsable ni de machiavélique à première vue. Mais ce que ces cadeaux cachent c'est une puissante main mise sur la vie locale à la fois politique et associative. Le constat est rapide: une fois que Nestlé à mis le pied dans la maison il est impossible de s'en débarrasser et le seul moyen d'éviter l'entreprise est de l'empêcher d'entrer en installant une serrure blindée. Nestlé est aussi présent dans le monde en voie de développement. Sur fonds d'états faibles politiquement voir corrompus l'entreprise prend le contrôle de la distribution de l'eau dans tout un pays. Ce que nous voyons, durant tout ce documentaire, c'est une tentative de la part de Nestlé, et d'autres multinationales, de changer l'attitude de la population mondiale face à l'eau. De l'eau du robinet qui, en occident en tout cas, est saine et payée à part égaler par tous les citoyens, on passe à l'eau en bouteille qui est non seulement plus cher mais surtout pas forcément plus saine, voir moins saine, que l'eau du robinet. Parfois les deux sont strictement les mêmes.

Il n'a pas été difficile de me convaincre du danger de l'appropriation des ressources naturelles en eau du monde par des entreprises privées. Je considère l'accès à l'eau potable comme un droit pour tous les êtres humains et sa vente, dans certains contextes, est un viol de ce droit. En effet, tout le monde n'a pas les capacités financières de se procurer de l'eau potable contrôlées par des entreprises. Ce que ce documentaire montre en plus c'est que les actes de Nestlé ne sont pas seulement un viol de ce droit. Ces actes sont aussi un danger pour la nature locale puisque l'entreprise pompe sans se soucier des conséquences écologiques. De plus, la multinationale ne prend pas réellement en compte les demandes locales se contentant d'utiliser l'arsenal judiciaire contre toutes personnes ou entités qui l'empêchent de s'étendre. Cependant, ce documentaire n'est pas assez critique et ne donne aucune solution. En sortant de ce documentaire, en s'imaginant vierge de toute pensée politique, on pourrait penser que Nestlé agit de manière inappropriée mais qu'il n'existe malheureusement aucun moyen. Une entreprise qui vend de l'eau saine dans un pays incapable de mettre en place un approvisionnement public sain est-il si mauvais? Ce documentaire ne nous donne aucune piste de réflexion sur cette question. Personnellement, je considère que laisser le contrôle de l'approvisionnement d'une ressource nécessaire pour la vie est un danger pour les citoyens puisque en contrôlant cette ressources l'entreprise contrôle qui y a accès et de quelle manière. J'aurais beaucoup apprécié que le documentaire nous offre des pistes alternatives comme l'aide internationale, l'action d'ONG ou d'autres possibilités? De plus, ce documentaire n'est pas assez dénonciateur. Il se contente de montrer le fonctionnement, vu de l'extérieur, de Nestlé sans nous offrir une position idéologique contradictoire. Que pense le réalisateur? Est-il d'accord avec le commerce de l'eau dans certains cas? Pense-t-il que l'eau est un droit naturel comme moi et donc un bien qui ne devrait pas être utilisé pour le profit? Je n'en ai aucune idée... C'est donc un documentaire intéressant mais dont les insuffisances ne permettront de convaincre que ceux qui sont déjà convaincus.

Image: Site officiel

poster-800-5faa13c4.jpg

30.01.2012

Sherlock Holmes: A game of shadow (une diplomatie secrète à deux)

Sherlock, le détective le plus célèbre de tous les temps est de retour pour une nouvelle aventure. Nous retrouvons donc Jude Law et Robert Downey dans les rôles, respectivement, de Watson et de Sherlock. Nous avions quitté Sherlock lors du premier épisode alors qu'il se rendait compte qu'un malfrat était resté dans l'ombre pour agir dans son dos. C'était la première fois que nous avions un aperçu de Moriarty. Mais Sherlock est maintenant seul puisque son compagnon - partenaire? - de toujours s'est enfin fiancé et va se marier. Ce qui n'empêche pas le fantastique détective de mettre au jour un réseau impressionnant de crimes et de vols mentant tous, plus ou moins, à Moriarty et ceci sur fonds de menace de guerre. Mais quel est le plan du Professeur? Malheureusement, Moriarty menace son ami Watson et sa femme. Sherlock sera donc obligé de les suivre en cachette sur le chemin de leur lune de miel dans le but de les sauver et de recruter ce cher docteur dans une dernière aventure, encore... Ils traverseront la France et l'Allemagne pour s'arrêter, enfin, en Suisse à Reichenbach.

Est-ce une coïncidence que la série de la BBC et ce film ont tous deux comme intrigue principale Moriarty? Probablement, ce qui permet de faire une comparaison quand on connaît les deux adaptations. Mais il faut tout de même avoir conscience des énormes différences qui existent entre celles-ci. Je dois tout de même le dire dès le début: je préfère la série de la BBC (dont je vais bientôt parler). Mais cela ne veut pas dire que ce film est mauvais. Le personnage de Sherlock est toujours aussi dingue et psychotique. A tel point que si nous ne nous trouvions pas devant le détective on croirait observer une maniaque des théories de la conspiration. Watson est égal à lui-même, à la fois content de retrouver son ami et ulcéré par ses actes. Nous avons aussi le frère de Sherlock, Mycroft, que nous ne voyons pas assez longtemps ni assez souvent mais qui semble être un personnage particulièrement savoureux. Enfin, nous avons Moriarty. Là aussi, je préfère le personnage tel que nous le trouvons dans la série de la BBC. Mais cela n'empêche pas qu'il soit bien écrit et impressionnant dans sa cruelle politesse. Le film ne change pas vraiment du premier opus. Les ralentis en plein action sont de retour ainsi que les calculs prédictifs de Sherlock. La différence c'est que nous avons un personnage capable de faire de même ce qui nous mène à une confrontation très intéressante ou les deux personnages se battent mentalement tout en jouant aux échecs et sans échanger un seul coup physique mais laissant la logique les conduire à la seule conclusion possible. C'est donc un bon film mais je garde une préférence pour l'adaptation de la BBC.

Image: Site Officiel

sh2_wallpaper_1024x768_v11.jpg

29.01.2012

Millenium: The girl with the dragoon tatoo

J'ai mis beaucoup de temps à me lancer dans ce billet. C'est que je ne savais pas vraiment quoi dire sur ce film. Bref, je pense qu'entre les livres et la série/films suédois l'histoire commence à être connue de tout le monde sauf si vous êtes un ermite valaisans ne vivant que de raclettes et de blanc. Nous trouvons donc, pour la troisième fois, Mikael juste après son procès pour diffamation. Après avoir été condamné il est engagé par un homme d'affaire suédois pour enquêter sur la mort de sa nièce. Mais son enquête le conduira dans les recoins les plus sombres de cette famille et pour lever le voile sur ceux-ci il devra demander l'aide d'une enquêteuse hors du commun: Lisbeth Salander.

Je dois avouer un point qui me fait honte: je n'ai jamais vu la version suédoise. Les critiques les plus partagée sur la prestation du personnage de Salander dans cette version US me passent donc largement au-dessus de la tête. Ce qui ne m'empêche pas de penser que Lisbeth Salander est un des points faibles de ce film. En effet, le livre nous faisait découvrir une femme qui semble faible mais qui possède une force mentale, et physique, impressionnante. Une femme capable d'avoir une volonté d'acier. Malheureusement, la prestation de cette version US ne donne pas cette impression. J'ai plutôt cru avoir une femme que l'on souhaite protéger devant moi qu'un personnage inquiétant qui ferait peur à n’importe qui. Mis à part ce point je trouve que Daniel Craig incarne bien le personnage de Mikael. Le film, en lui-même, est réussi après un générique un peu étrange qui a fait penser à James Bond pour l'une des personnes avec qui je suis allé le voir. Cependant j'ai l'impression qu'il manque quelque chose à ce film pour qu'il soit vraiment bon. Je ne pense pas qu'il soit mauvais mais j'ai du mal à le considérer comme inoubliable. Peut-être que d'autres sauront mieux que moi ce qui lui manque?

Image: allociné

19836123.jpg