01/10/2016

Kubo and the two strings / Kubo et l'armure magique

Kubo et l'armure magique parle du jeune Kubo. Il vit avec sa mère dans une grotte. Son père est le grand Hanzo, un samouraï reconnu et héroïque. Durant la journée il récolte de l'argent en racontant des histoires à l'aide de ses origamis. Il est un très bon conteur mais ses histoires se terminent rarement au grand malheur des habitant-e-s du village. Mais la nuit il doit retourner dans sa grotte selon les vœux de sa mère. Car son grand-père et ses tantes maternelles font tout pour le retrouver. Illes ont tué son père et Kubo a perdu son œil à cause d'elleux. Sa famille maternelle souhaite lui prendre son second œil. Et justement, un soir il est retrouvé. Son seul espoir est de se mettre en quête de l'armure magique afin de pouvoir se défendre. Il est aidé par un singe et un scarabée tous deux chargés de sa protection.

J'ai énormément aimé ce film ! Il est beau, il est poétique, il est bien écrit et bien mis en scène avec une musique d'ambiance magnifique ! Bien entendu, nous avons les contenus classiques des quêtes : un ou plusieurs dangers que le jeune garçon doit vaincre, des compagnons et compagnes ainsi que de la magie. Cette dernière est superbement mise en scène et je me suis souvent pris à attendre quel serait le prochain tour de Kubo et de ses papiers. Bien entendu, certaines révélations sont en fait faciles à voir venir. Je ne dirais pas lesquelles ici pour ne pas gâcher la surprise.

Le film est aussi un mélange réussit entre l'horreur, l'humour et la tristesse. Dès le début on sent que l'on ne se trouve pas dans un film avec une fin parfaitement heureuse. De nombreux événements le confirment ensuite. C'est aussi un film avec plusieurs scènes particulièrement flippantes. L'une des plus réussies est la venue des tantes pour la première fois dans la vie de Kubo. Mais c'est aussi un film drôle et léger qui réussit souvent à faire rire sur des moments bêtes et pourtant normaux. Enfin, j'ai adoré la conclusion du film. Elle était inattendue mais, à mon avis, parfaitement adéquate. Bref, n'hésitez pas à aller voir ce petit bijou !

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***** Un film magnifique. L'un de mes préférés pour 2016

Image : Allociné

Site officiel

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10:37 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

Batman et Robin 4. Requiem par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 4. Requiem
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban 26 février 2016
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 18-23 publiés dans Batman and Robin vol. 4 : Requiem for Damian. Damian Wayne est mort. Il s'est sacrifié afin de sauver la ville. Mais alors que nous avions déjà vu les effets sur Batman dans la série principale c'est celle-ci qui permet de vraiment montrer à quel point Bruce Wayne est touché. Batman arpente le monde afin de punir les responsables mais aussi pour trouver un moyen de faire revenir Damian. Et quand tout cela échoue il fait la seule chose qu'il est capable de faire : il s'attaque aux malfrats de la ville. Mais cette fois il ne s'arrête pas. Il leur fait vraiment mal. Malgré l'aide de la famille il semble bien que Batman s'enfonce dans sa propre noirceur. Est-ce que cela pourrait être définitif ?

Après trois tomes qui mettaient à mal la relation entre père et fils voici celui qui la détruit. Cette fois Robin n'est pas présent. Le récit se concentre donc sur la douleur de Batman / Bruce Wayne. Pour cela le tome commence sur un numéro 18 magnifique de sobriété. C'est, probablement, le meilleur de la série. Les scénaristes essaient aussi de créer des liens entre la famille et Batman. Les différents numéros sont donc l'occasion de ramener un face à face entre deux personnes : l'une en deuil et l'autre qui essaie d'aider. Mais on regarde surtout Bruce Wayne oublier totalement ses allié-e-s et leur peine éventuelle. Ce tome est donc particulièrement triste.

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**** Un numéro 18 magnifique suivi par de bons numéros !
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Image : Éditeur

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27/09/2016

Batman et Robin eternal 1 par Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando

Titre : Batman et Robin Eternal 1
Auteur-e-s : Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando
Éditeur : Urban 20 mai 2016
Pages : 296

Ce premier tome contient Batman and Robin Eternal 1-12 et Batman Endgame Special Edition 1. Il y a 5 ans Batman fonctionnait en duo avec Dick Grayson, le Robin de l'époque. En poursuivant l'épouvantail à travers le monde Bruce Wayne est tombé sur un mystère bien plus grand encore. Une organisation contrôlée par une personne se faisant appeler Maman vend et crée des individus pour les riches et fortuné-e-s. De nos jours, 5 ans plus tard, Gotham a connu de nombreux Robin. Batman est mort tandis que Bruce Wayne est amnésique. Dick Grayson tombe à son tour sur cette organisation alors qu'elle tente de tuer Bruce Wayne. Rapidement, il apprend que Batman lui a caché des choses. Mais est-il bon de creuser dans les secrets? Et qui est cette jeune femme qui semble surgir pour sauver tout le monde ?

Dernièrement, Urban proposait la série Batman Eternal en 4 tomes. Elle était l'occasion de remettre en cause la signification du Batman en s'attaquant au statu quo. Celui-ci en était changé pour quelques temps avant que certaines choses ne reviennent à la normal. Mais l'intrigue était assez peu maitrisée, trop touffue, pour que cela soit parfait. Apparemment, ce Batman et Robin Eternal sera en deux tomes avec une intrigue plus courte et donc, j'espère, mieux maitrisée. En tout cas, pour l'instant, j'apprécie beaucoup.

Selon certaines critiques, cette série pose la question de l'identité de Robin. En effet, on apprend qu'une organisation kidnappe les enfants après des traumatismes importants afin de les modeler, de les entrainer et de les vendre en tant que nouvelles personnes. Est-ce que Batman fait quelque chose de différent ? Après tout, il a recueilli Dick Grayson après la mort de ses parents, sous ses yeux, puis l'a entrainé afin d'en faire son partenaire. Existe-t-il vraiment une différence ? Et surtout, est-ce que Dick Grayson est le Robin que souhaitait Batman ? Donc, outre l'identité de Robin, nous avons une intrigue plus intime concentrée sur Dick qui revoit sa relation avec Batman à la lumière de ses échecs. L'intrigue est bien menée avec des personnages que j'apprécie. Harper Row, par exemple, est de plus en plus sympathique.

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***** Pour l'instant c'est une réussite.

Image : Éditeur

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26/09/2016

Les Helvétistes. Intellectuels et politique en Suisse romande au début du siècle par Alain Clavien

Titre : Les Helvétistes. Intellectuels et politique en Suisse romande au début du siècle
Auteur : Alain Clavien
Éditeur : Édition d'en bas 1993
Pages : 328

Au début du XXème siècle, comme le dit la quatrième de couverture, de nombreuses personnalités intellectuelles romandes s'interrogent sur ce qu'est l'identité suisse. Mais qui sont ces personnes ? Comment se rencontrent-illes et de quelle manière leurs idées, qui seront à la base des groupes de droite radicale de l'entre-deux-guerres, sont-elles communiquées ? Afin de mieux comprendre la genèse de ces intellectuels ainsi que leur évolution l'auteur s'intéresse à quelques productions particulières portées par des personnalités précises : La Voile Latine et les revues qui lui succèdent ainsi que certaines personnes dont Robert de Traz, Charles-Albert Cingria et son frère Alexandre Cingria et surtout Gonzague de Reynold.

Le livre, une thèse en histoire, est divisé en deux parties et 7 chapitres. La première partie, de quatre chapitres, permet à l'auteur d'expliquer de quelle manière les pensées politiques et artistiques de ce groupe dit des Helvétistes s'est formé. Il montre que l'art, en Suisse au début du XXème et à la fin du XIXème, est questionné. Est-il nécessaire de créer un art suisse ? Est-ce seulement possible ? Comment conjuguer demande politique, compréhension populaire et renouveau artistique ? Cette partie montre plusieurs intellectuels en mal de reconnaissances qui tentent de créer un art local qui puisse concurrencer les romans de Paris. Pour cela, il faut définir et comprendre ce qu'est l'esprit suisse. Celui-ci se concentre sur la montagne et se construit sur des prédécesseurs analysés dans la thèse de Gonzague de Reynold. Les idées sont progressivement construites dans la revue la Voile Latine. Mais celle-ci est rapidement éliminée lorsque ses fondateurs s'écharpent sur des considérations politiques et intellectuels alors que Gonzague de Reynold tente de prendre le contrôle.

La seconde partie, de trois chapitres, montre un groupe qui commence à vouloir lutter. Outre des considérations artistiques le groupe comment sérieusement à se poser des questions politiques. Cela mène certaines personnes, les Cingria et de Reynold en particulier, à se rapprocher de l'Action Française afin d'en devenir les interlocuteurs en romandie. Bien que Reynold soit très prudent il se heurte rapidement aux Cingria qui sont de plus en plus agacés par cet aristocrate venu de Fribourg. Petit à petit, de Reynold et un ami publient une nouvelle revue qui s'inquiète de la surpopulation étrangère et de l'état moral du pays. La revue permet de communiquer des conceptions anti-démocratiques malgré l'opposition de nombreux médias et politiciens.

À la sortie de ce livre on comprend mieux comment certaines idées politiques ont été défendues et pensées en Suisse. On nous montre aussi des personnes qui ont un certain capital social et intellectuel qui peinent à trouver une place à la hauteur de leurs espérances dans un univers bloqué par certains individus. Dans ces intellectuels en mal de reconnaissance il y en a un qui ressort fortement : Gonzague de Reynold. Ses idées, sa recherche de statut, ses stratégies sont impressionnantes. On nous montre quelqu'un qui essaie de jouer tous ses atouts du mieux possible tout en évitant de se fâcher trop vite avec trop de monde. Ce double jeu est dangereux et a failli couter cher mais de Reynold réussit à se faire une place au soleil dans le monde politique et intellectuel suisse.

Image : Éditeur

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11:05 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

24/09/2016

Juste la fin du monde

Louis a quitté sa famille il y a 12 ans. Il a maintenant 34 ans et il souhaite revoir tout le monde. Et cela tombe bien car un diner en famille est en voie de préparation. C'est l'occasion de revoir son frère devenu un ouvrier. Marié à une femme discrète mais apparemment gentille. Et surtout des enfants. C'est l'occasion de revoir sa mère qui a déménagé dans une nouvelle maison en abandonnant l'ancienne. Mais aussi c'est l'occasion de revoir sa sœur dont il n'a presque aucun souvenir. 12 ans sans ne donner presqu'aucune nouvelles et maintenant il vient pour tout un après-midi. Les relations ne sont pas au beau fixe. Et cela pourrait bien déraper. Car Louis a une annonce à faire. Il va partir, définitivement. Car Louis est mourant.

Le dernier Xavier Dolan a un thème clair et précis : le temps qui passe avant de mourir. Bien entendu, le personnage principal est mourant. Mais c'est surtout l'intrigue qui joue sur le thème. Quelqu'un revient après 12 ans. Donc les personnes, les lieux, etc. ont changé. C'est ainsi que le film joue beaucoup sur la nostalgie de Louis qui semble souhaiter revoir une dernière fois les lieux et personnes importantes de sa vie à la grande incompréhension de tout le monde. Le thème de la mort est tout aussi mis en scène. Que ce soit par les dialogues ou le décor. D'ailleurs, la dernière scène du film, en ce qui concerne ce thème, est sublime.

Il me semble que le film essaie aussi de créer une division. Celle-ci se forme entre un homme, gay, qui semble vivre dans une grande ville culturelle. C'est un homme de l'écrit connu partout. On ne nous donne pas beaucoup d'informations mais sa manière d'être et de parler semblent nous diriger vers un intellectuel. Face à lui il y a une famille qui semble plus populaire. Qui devait être très pauvre durant l'enfance de Louis. Bien que ce dernier ait changé d'identité ce n'est pas le cas de la famille. Il est calme alors qu'elle est bruyante et vulgaire. Il choisit ses mots et pas sa famille. Le contraste est au maximum avec son frère, Antoine, qui semble incapable de comprendre les mots de Louis.

Bien que le film soit plutôt maitrisé sur ces deux points j'ai tout de même ressenti quelques problèmes. Je ne reconnais pas cette famille qui semble tirée vers l'absurde au point de ne pas sembler réaliste. Je ne comprends pas les conflits qui semblent très forts. Mais surtout, certains dialogues semblent trop écrits, trop récités, pour donner l'impression d'une conversation durant un repas.

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**** À la fois beau, maitrisé et artificiel à causes de dialogues trop écrits.
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Image : Allociné

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14:19 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juste la fin du monde | | | |  Facebook

17/09/2016

Batman 8. La relève 1ère partie par Scott Snyder, Brian Azzarello, James TYnion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio

Titre : Batman 8. La relève 1ère partiebatman-tome-8-39639-270x416.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Brian Azzarello, James Tynion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio
Éditeur : Urban 27 mai 2016
Pages : 184

Ce tome contient Batman 41-45, Batman annual 4 et Divergence FCBD special edition 1. Lors du dernier tome la ville a été attaquée par le Joker. Depuis, plusieurs mois ont passé. Ni le Joker ni le Batman n'ont réapparu. Il semblerait bien que les deux ennemis se soient entretués lors d'un dernier combat. Mais la ville est toujours en danger. Elle commence à peine à se remettre l'attaque. Plus que jamais Gotham a besoin d'un héros. C'est ici que la famille Powers, et son entreprise, décident de s'allier à la police et à la mairie afin d'offrir un nouveau Batman. Celui-ci fonctionnerait avec les institutions et non en marge. Mais qui pourrait porter le masque ?

J'aime beaucoup le travail de Snyder sur Batman. Je ne sais pas ce que devient le titre après lui mais l'heure de son départ approche et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Mais avant de partir Snyder décide de faire un dernier gros coup : il change l'identité du Batman ! Bruce Wayne n'est plus. C'est James Gordon qui prend la cape et le masque et le robot lapin géant. Derrière ce changement Snyder essaie surtout de nous expliquer ce qu'est le Batman selon lui. Et si on lit bien on se rend compte que le statu quo pourrait changer très rapidement. Il crée aussi un nouveau vilain qui semble intéressant. Malheureusement, l'histoire n'est pas aussi bonne que précédemment d'autant que le costume est assez ridicule. Mais ça reste une idée qu'il fallait oser écrire !

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*** Une baisse de rythme mais une idée intéressante.
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Image : Éditeur

16/09/2016

Un juif pour l'exemple

En Suisse, en 1942, dans la ville de Payerne il y a eu un meurtre. Arthur Bloch fut tué par un petit groupe local pronazi lié à la Ligue Vaudoise. Le crime a ému la ville car il fut particulièrement atroce. Mais il fut aussi oublié. Du moins jusqu'à ce que, en 2009, l'écrivain Jacques Chessex creuse un peu et écrive un roman. Le roman fut suivi par l'enquête d'un journaliste. D'un seul coup, Payerne revenait au centre des médias suisses mais pas de la manière la plus appréciée. Pourquoi cet écrivain décide-t-il de révéler cette pénible affaire ? Le film est basé sur ce livre. Il nous montre de quelle manière les différents personnages se sont rencontrés jusqu'au moment du meurtre et de l'arrestation des coupables.

Je n'ai pas aimé. J'ai beaucoup de mal avec Chessex. Je n'aime pas son style. Je n'aime pas ses livres. Je n'aime pas l'adaptation de son roman pour plein de raisons. Oui, la réalisation a voulu en faire un message un peu plus proche de notre époque. On observe des requérants d'asiles refoulés. Les discours anti-migrants sont les même que ceux que l'on entend tous les soirs. Le film même est modernisé afin de donner cette impression d'être proche de nous. Mais je n'ai pas aimé. Je n'aime pas la manière de filmer. Une manière que je trouve parfois inutilement voyeuriste. Je n'aime pas que l'histoire soit constellé d'anachronismes qui brouillent la compréhension de l'époque. Pire encore, je n'aime pas la manière dont les coupables sont dépeints. Outre le commanditaire ancien homme d'église il y a le petit - dans tous les sens du terme - entrepreneur local qui veut juste se sentir homme, une brute et deux imbéciles. C'est une explication simpliste. Je n'aime pas.

* J'ai détesté. Le sujet aurait mérité autre chose.
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Image : Site officiel

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18:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : un juif pour l'exemple | | | |  Facebook

Eye in the sky

De nos jours, une organisation terroriste frappe des cibles civiles dans le monde entier et prend le contrôle du Kenya. Ils sont puissants, organisés et ils recrutent de tous les côtés dont des occidentaux et occidentales. L'une de ces recrues est une anglaise du nom de Caroline Danford. Elle est traquée par l'armée britannique depuis 5 ans. Un jour, elle est retrouvée. Plusieurs pays - le Kenya, les USA et l'Angleterre - préparent une opération afin de la capturer. Mais les événements ne se déroulent pas comme prévu et la mission doit changer si elle doit rester un succès au prix de centaine de vies. Rien ne semble pouvoir arrêter l'opération si ce n'est une petite fille et son cerceau.

Ce film est très bon. Il l'est à plusieurs niveaux. Les acteurs et actrices sont magnifiques. Illes réussissent à incarner parfaitement les personnages. La manière de filmer est tout aussi réussie. Dès le début, ou presque, on nous plonge dans une ambiance oppressante dont on ne sort qu'après le générique. Enfin, le film aurait pu faire des drones des jouets cools comme dans Captain America Civil War ou encore en faire un usage facile : soit condamner soit encourager leur usage. La réalisation a la bonne idée de placer son sujet à un niveau différent. Les personnes qui regardent le film ont la possibilité de se faire leur propre idée.

On pourrait penser que ce film place plusieurs thèmes en opposition. L'un de ceux-ci pourrait être la vie contre la mort. En effet, le lieu qui risque d'être attaqué est un lieu de vie. Des personnes marchent. Il y a un marché juste à côté. Des maisons abritent des familles et surtout un dont on observe la vie quotidienne. Face à cela une bonne partie des soldats et des décideurs se trouvent dans des lieux sans vies. Mis à part les agents kenyan-e-s les autres se trouvent dans des bunkers. Que ce soit la colonelle britannique qui vit dans un environnement gris ou les américains qui sont entourés d'écrans. Même les agents civils ne font qu'observer en buvant le thé. Ce sont donc des personnes qui sont en dehors de la vie qui décident de tuer, ou non, des personnes qui se trouvent en plus centre d'un lieu de vie.

Un second thème est celui de l'efficacité militaire contre les problèmes politiques. Les militaires, dans ce film, sont très efficaces. Une cible est identifiée, une frappe est préparée et une estimation des morts est établie. C'est à la fois impressionnant et apeurant. Les militaires sont prêts et illes exigent des décisions claires et rapides. Face à elleux nous avons les membres du monde civil : politiciens et juristes. Contrairement aux militaires ce sont des personnes qui cherchent à justifier une décision. Ainsi, illes se renvoient la balle, cherche des confirmations et tentent de se contacter mutuellement. Plusieurs scènes du film montrent des politiciens contactés aux pires moments possibles alors que leur avis est nécessaire pour prendre une décision.

Le film pose aussi, et surtout, la question de l'éthique dans les frappes par drones. Comment peut-on justifier une frappe à distance, en buvant du thé, qui pourrait tuer une petite fille innocente ? Quels sont les arguments qui pourraient permettre de justifier cette possibilité ? Alors que certaines personnes parlent de la valeur des personnes ciblées et des morts qui résulteraient du refus d'agir d'autres s'inquiètent des effets politiques et de la propagande. Comment le pays pourrait-il accepter le sacrifice d'une jeune fille pour tuer trois personnes ? Comment les terroristes pourraient utiliser cette frappe pour recruter encore plus de monde ? Bref, on ne se trouve pas face à une question facile. Les spectateurs et spectatrices doivent se faire leur propre idée face à plusieurs informations et une horloge qui tourne.

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***** Un très bon film. Très bien joué par des acteurs et actrices parfaites. Un sujet difficile et bien traité. Je le conseille.

Image : Site officiel

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09:37 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : eye in the sky | | | |  Facebook

15/09/2016

Arrow saison 4

Durant la saison 3 Oliver Queen, sous l'alias d'Arrow, a combattu Ras Al Guhl. Durant le combat il a tout perdu. Son entreprise a été rachetée, ses identités ont été fracassées, ses amitiés sont en dangers et il a failli perdre son âme et sa vie. Depuis, il a décidé d'arrêter les frais et d'aller vivre ailleurs avec Felicity. Le couple a une vie parfaite. Alors que Felicity est riche Oliver a appris à cuisiner en 3 semaines. La vie est belle pour l'ancien héros. Mais alors qu'illes vivent le parfait amour les choses sont pires que jamais à Star City. Après trois attaques terroristes la vie est désertée. La police est en sous-effectifs et manque d'argent. La mairie a été laissée vacante depuis plusieurs mois. Pire encore, un groupe armée a pris le contrôle de la ville et fait régner la terreur. L'équipe laissée par Oliver Queen n'arrive pas à résister. Illes décident donc de faire revenir Oliver en ville. Mais ce dernier veut changer les choses. Il veut devenir un symbole d'espoir. Et, pour cela, il change de nom. Il devient Green Arrow.

Les saisons d'Arrow ont toutes un thème précis qui se déroule aussi bien durant le présent que lors des flashbacks. Après l'identité et la famille cette saison nous parle d'espoir et de magie. Espoir car Oliver est à la recherche d'une identité qui lui permette non seulement d'offrir protection mais aussi espoir. Bien que Green Arrow soit considéré comme nécessaire il n'est pas suffisant. Ainsi, la série décide de jouer avec l'idée de placer Oliver en plein jour en tant que maire. Bien que l'on se demande qui pourrait bien voter pour lui (maire... sérieusement...) il est intéressant que la série considère que les personnes masquées ne peuvent pas offrir de l'espoir. Le second thème est la magie. Celui-ci avait fait ses débuts lors de la saison 3. Mais la saison 4 est remplie de magie. Le méchant principal est celui qui en use le plus. Même le cross over entre Arrow et Flash est basé sur la magie.

Cependant, j'ai plusieurs problèmes avec cette saison. J'ai l'impression que la série a un peu oublié son identité. Il est sympa de faire de la magie à l'écran mais ce n'est pas une série qui parle d'occulte. C'est une série urbaine qui, lors de la première saison, plaçait un homme face aux mauvais comportements des élites économiques de la ville. Il serait bien que la série retrouve cette identité. De plus, j'ai du mal à croire que les citoyen-ne-s de Star City n'aient aucune idée de qui est Green Arrow. Oliver agit comme si la saison 3 n'avait jamais eu lieu mais personne n'est aussi naïf. Le même problème existe pour les flashbacks. Oliver n'a aucune difficulté à s'intégrer dans le groupe armé qu'il doit infiltrer. Pire, alors qu'un thème était annoncé celui-ci est finalement écrasé par la magie sans que cela ne rende l'histoire plus intéressante, bien au contraire. Bref, une saison qui oublie l'identité de la série.

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*** La série perd son identité. Mais elle reste sympa.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:26 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc, cw | | | |  Facebook

11/09/2016

Batgirl 2. Affaires de famille par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Titre : Batgirl 2. Affaires de famille
Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr
Éditeur : Urban 29 avril 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batgirl sneak peek, batgirl 41-45 et batgirl annual 3 publiés dans Batgirl vol. 2: Family Business. Batgirl s'occupe de Burnside. Elle a réussi à mettre sous les verrous un voleur d'identités, des voleuses et une personne se faisant passer pour l'héroïne avant de détruire une Batgirl maléfique. Dans le même temps, elle a un nouveau travail avec des collègues et des amies tout aussi intelligentes qu'elle. Tout semble bien se passer. Mais il y a aussi un nouveau Batman dans le coin. Et il semble que celui-ci n'apprécie pas beaucoup la concurrence. Mais qui est-il ? Et comment agit-il ? Parallèlement, Barbara Gordon doit gérer un défi : organiser le mariage de son ancienne colocataire.

J'avais beaucoup aimé le premier tome. On nous offrait une Barbare délivrée de la famille, jeune et qui réagit comme une jeune femme de notre époque : responsabilités, fêtes et amitiés. Ce second tome continue sur cette lancée. Alors que quelques numéros permettent d'introduire le nouveau Batman ou d'apprendre ce qu'a fait Barbara durant Endgame une bonne partie du tome est consacrée à une enquête précise. Celle-ci est un moyen de faire en sorte que Batgirl rencontre une bonne partie des membres de la famille. C'est parfois un peu tiré par les cheveux. Et les dessins sont modifiés selon l'univers dans lequel elle se trouve. Mais ça reste sympathique. J'aime toujours autant et je me réjouis de lire la suite.

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**** Toujours aussi plaisant à lire.
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Image : Éditeur

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10/09/2016

Rara

Rara est un film dirigé par Pepa San Martín qui l'a écrit en collaboration avec Alicia Scherson. Le film se déroule au Chili. Sara et sa sœur, Cata, vivent avec leur mère, récemment divorcée, et sa compagne. Tout se passe assez bien dans une famille parfaitement normale. Bien qu'il y ait les regards et une école assez conservatrice qui s’inquiète de simples dessins tout va bien pour les enfants et le couple. Ainsi, Cata et Sara vivent leur vie d'enfants ou de jeunes adolescentes. Elles s'amusent, font la fête, adoptent un chat... Mais cette belle vie est mise à mal lorsque le père décide de porter plainte pour recevoir la garde des enfants.

Il me semble que le parti pris de la réalisation a été de laisser de côté tous les débats légaux, tous les problèmes et tous les débats. On ne nous montre pas un juge qui questionne les capacités de deux femmes à vivre avec des enfants. On ne nous montre pas un directeur d'école qui engueule les mères. Non, il a été choisi de tout montrer via les yeux d'une jeune adolescente qui observe, se pose des questions et ne comprend pas tout en vivant sa propre vie. Ainsi, alors que les adultes lui posent des questions, tentent de l'analyser ou s’inquiètent elle ne fait que vivre sa vie. Bien que le combat judiciaire soit laissé de côté la réalisation nous montre les effets sur une famille. Les relations entre les deux parents deviennent de plus en plus tendues. Les deux mères commencent à s'engueuler. Et, surtout, Cata commence à s'inquiéter et ne comprend rien tandis que Sara essaie tout simplement de grandir dans un environnement de moins en moins apaisé tandis que la justice entre dans la famille.

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**** Le film prend le temps de construire les personnages et la famille. Il est tranquille, bien joué et triste. Personnellement, j'ai bien aimé
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Image : IMDb

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15:34 Écrit par Hassan | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 6 juillet 2016
Pages : 128

Ce second tome contient les épisodes 26-28 de New Avengers (2013) et 38-39 d'Avengers (2013). Depuis que Steve Rogers a décidé de poursuivre les illuminatis les Avengers se sont divisés en trois camps : Steve Rogers et le Shield, les Illuminatis et les Avengers. Le monde entier observe Steve Rogers utiliser le Shield afin de faire tomber les Illuminatis. Et ces derniers essaient de lui échapper tout en cherchant une solution au problème. Le troisième groupe, lui, a envoyé une mission d'exploration et de combat dans le multivers. Mais ses membres se posent des questions. Ils ont rejoint les Avengers afin de s'unir en cas de besoin. Mais leurs amis, des fondateurs des Avengers, se combattent au lieu de s'unir. Ne serait-il pas temps de faire entrer un troisième joueur dans la petite guerre de Steve Rogers ?

Hickman semble avoir décidé de s'intéresser exclusivement au problème des incursions. Bien que la majeure partie de ce tome soit consacrée aux plans des différentes factions on en apprend aussi beaucoup plus sur un protagoniste jusqu'ici mystérieux : les prêtres. Apparemment, Hickman a décidé qu'il était temps pour les personnes qui le lise de mieux comprendre ce qu'il écrit. A mon avis, les prochains tomes permettront de nous expliquer la raison précise des Incursions et de la mort de tout. Parallèlement, il continue de mettre à mal l'union - ou plutôt la désunion - des Avengers. Ce moment atteint son plan haut niveau à la fin du tome. Une fin que j'ai beaucoup aimée. Il ne reste plus que deux tomes et je me réjouis de les lire.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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09/09/2016

Avengers: Time runs out. 1 La Cabale par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 1 La Cabale
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 144

Ce tome contient les numéros 35-37 d'Avengers (2013) et 24-25 de New Avengers (2013). 8 mois ont passé. Les Avengers ne sont plus ce qu'illes étaient. Le divorce est consommé. Une partie des Avengers a rejoint le Shield sous la direction de Steve Rogers. Ce dernier est plus têtu que jamais et fait tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en prison les personnes qu'il considère mériter sa colère. Sous son égide, le Shield use de tous les moyens pour traquer et emprisonner. Les Illuminatis, elleux, sont forcés de se cacher. Le groupe est affaibli car autant Tony Stark que le roi d'Attilan ont disparu. Enfin, un troisième groupe essaie aussi d'enquêter en entrant dans le multivers. Face à eux il n'y a rien de moins que la fin de tout et un groupe sanguinaire proclamé protecteur de la Terre.

À mon avis, Hickman a eu une très bonne idée en créant un saut de 8 mois. Cela lui permet de reprendre de nouveaux statuts quo aussi bien connus qu'inconnus tout en évitant de devoir trop se lier aux événements Marvel. De plus, cela permet d'intéresser les lecteurs et lectrices qui se demandent comment les choses ont pu dégénérer à ce point et ce qui est arrivé aux différents personnages. Dans ce premier tome, Hickman pose les bases tout en commençant à faire agir les différents groupes selon leur logique propre. Bien que certains choix soient surprenants je suis convaincu par ceux-ci. Enfin, je trouve Captain America très intéressant dans cette version impitoyable et, surtout, particulièrement en colère.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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Avengers 6. Le dernier Avenger par Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Titre : Avengers 6. Le dernier Avenger
Auteurs : Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu
Éditeur : Panini 2 mars 2016
Pages : 144

Ce dernier tome contient les épisodes 29-34 d'Avengers (2013). Dans la saga New Avengers Captain America fait partie des Illuminatis. Un groupe de personnes qui se chargent de prendre des décisions difficiles pour l'avenir de la Terre. Il s'est reformé suite à la menace des incursions afin d'y trouver une solution avant que la Terre ne soit détruite. Mais le Captain en est exclu et sa mémoire est effacée. Pas pour longtemps, car, durant l'événement Original Sin, la mémoire lui revient. Le Captain est furieux (bien plus que durant Civil War). Il souhaite immédiatement s'expliquer avec Tony Stark et, pour cela, emmène les gros calibres. Mais la discussion tourne mal et après plusieurs menaces mutuelles le groupe est envoyé dans le futur par la gemme du temps. Là, le Captain va enfin mieux comprendre ce qui est en train de se dérouler.

Vous aimiez les Avengers ? Vous allez aimer leur destruction. Comme je l'ai dit dans un autre épisode, les éléments ont été progressivement mis en place par Hickman afin d'aboutir au point mis en place dans ce tome. L'histoire a commencé avec la mise en place d'une machine Avengers capable de vaincre les plus gros problèmes. Parallèlement, les Illuminatis gèrent les incursions. Il était inévitable que ces deux groupes et ces deux intrigues se rencontrent. Bien que certains tomes soient plus faibles que d'autres j'ai, globalement, bien aimé le travail d'Hickman. Mais il demande un certain investissement. En effet, l'intrigue se déroule sur deux séries. L'une donne de nombreuses informations sur l'univers Marvel tandis que l'autre présente un grand nombre de personnages. Il est parfois difficile de s'y retrouver. Personnellement, j'attends de voir comment la suite, qui prend un nouveau nom, est écrite.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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08/09/2016

Avengers 5. Planète vagabonde par Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic

Titre : Avengers 5. Planète vagabonde
Auteurs : Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic
Éditeur : Panini 6 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 24-28 d'Avengers (2013). La nouvelle version, plus puissante et étendue, des Avengers a fonctionné. Non seulement la Terre est sauve. Mais les Avengers sont célébrés dans l'univers entier pour leur courage et leur victoire contre les Bâtisseurs. Ils ont même réussi à capturer Thanos. Mais bien qu'il soit l'heure des célébrations cela ne veut pas dire que la Terre est définitivement sauvée. Au moment même d'un barbecue géant (avec des tartes et des burgers végétariens) une planète est lancée sur une trajectoire de collision avec la Terre. Pire encore, des Avengers maléfiques se dirigent vers New York.

Je n'avais pas beaucoup aimé le tome précèdent. L'histoire était très compliquée et j'ai eu du mal à y entrer. Ce tome est un peu moins intégré dans la tapisserie d'Hickman. On pourrait penser qu'il fait office de transition avant de repartir de plus belle. Cela permet aux auteurs de commencer à mettre en place des liens pour la suite. Ainsi, on commence à voir le secret des incursions se fissurer. On en apprend un peu plus sur les Cartographes qui ne sont pas aussi étrange que je le pensais. En ce qui concerne les personnages, j'ai bien aimé découvrir ces Avengers maléfiques. Malheureusement, le tome ne donne pas assez de temps pour en apprendre plus sur elleux. À peine sont-illes arrivé-e-s qu'illes repartent. J'aurais apprécié quelque chose d'un peu plus élaboré sur plus de numéros.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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06/09/2016

Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3 par Trevor Baxendale

Titre : Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3
Auteur : Trevor Baxendale
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 256

Le Docteur et Clara se rendent dans un lointain futur. Un homme extrêmement riche capable de s'acheter des systèmes solaires pour son week-end prépare une expédition avec l'aide des plus grands expert-e-s en archéologie, histoire, ingénierie et navigation. Dans ce groupe de personnes très intelligentes les rôles de Clara et du Docteur ne sont pas faciles à comprendre. Le Docteur, lui, sait exactement ce qu'il fait. Il sait que ce groupe essaie d'explorer le dernier trou de ver du mythique empire des Phareon. Cette race a soudainement disparu après avoir été l'une des plus puissantes de l'histoire. Bien que les raisons de cette disparation soient inconnues le Docteur soupçonne que le Glamour pourrait y être lié. Et il n'y a rien de plus dangereux que cet objet dans l'univers.

En ce qui concerne cette trilogie je suis partagé. J'ai bien aimé le premier tome. Le second était trop mauvais. Ce troisième me réconcilie avec l'histoire. En peu de pages l'auteur a réussi à m'impliquer dans le destin des personnages. Bien que j’aie eu mes préférés ce qui leur arrive a pu me toucher. Les décors sont assez vastes et variés. En effet, on aurait pu croire à huis clos angoissant (ou raté) mais l'auteur décide d'aller dans une autre direction. Bien que l'on se doute de la solution le voyage reste sympathique à lire. Ce tome conclut assez bien la trilogie et est assez plaisant à lire.

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**** Un troisième tome assez réussit avec un Docteur bien plus proche de celui que je connais sous les traits de Capaldi.
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Image : Éditeur

9781101905791

29/08/2016

Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie par Dan Slott et Humberto Ramos

Titre : Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie
Auteurs : Dan Slott et Humberto Ramos
Éditeur : Panini 8 juin 2016
Pages : 152

Ce tome contient les numéros 1-6 d'Amazing Spider-Man (2014). C'est fait, Otto Octavius n'est plus dans le corps de Peter Parker. Il s'est suicidé afin de permettre à son ennemi de réparer ses erreurs en tant que Superior Spider-Man. Et elles sont nombreuses. Peter comprend que son alter ego est bien plus détesté qu'auparavant. Personne ne lui fait confiance. Peter doit aussi gérer les nombreuses différences que sa vie connait après le passage d'Otto. Non seulement il a son doctorat mais il possède une entreprise et Otto a débuté une relation avec une génie. Bref, il va falloir travailler pour retrouver la confiance de la ville. Et ça risque d'être difficile lorsqu'un super-vilain souhaite tuer Spider-Man.

J'ai apprécié ce nouveau départ. J'avais beaucoup aimé la période sous Otto Octavius. Le scénariste plaçait son personnage face à de nouveaux choix et de nouvelles idées. Mais Otto n'est pas Peter. Et Peter n'accepte pas tout ce qu'a fait Otto même si certains changements sont bénéfiques. Le tome est bien rythmé entre les problèmes intimes, industriels et de super-héros. Mais, il me semble qu'il y a trop pour un seul tome. En quelques pages on nous introduit un nouveau personnage, l'entreprise, le héros et on évacue les problèmes avec les Avengers. Tout ceci aurait mérité un développement sur un plus long terme afin de mieux présenter les événements. On a presque l'impression que tout est trop facile pour Peter alors que ce ne devrait pas être le cas.

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**** Un peu trop de contenus, un peu trop rapide et un peu trop facile. Mais j'ai bien aimé
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Image : Éditeur

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28/08/2016

Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2 par Gary Russel

Titre : Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2
Auteur : Gary Russel
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 240

Le Docteur navigue sans se soucier de rien en lisant à la lumière des bougies. Mais pendant qu'il se détend une série d'évènements l’amènent sur une planète perdue et criminelle : Légion. Plusieurs personnes, de plusieurs époques, sont reliées à un artefact très particulier : La pyramide de l'éternité et sa clé. Ces deux objets ont été laissé dans la réalité par l'une des races les plus anciennes et puissantes de l'univers. Mais lorsqu'un humain décide de les utiliser il lance un processus qui conduira à la destruction de Sydney, de la Terre puis du multivers et du temps. Le Docteur et ses ami-e-s courent contre la montre afin de sauver tout ce qui existe, a existé et existera.

Je n'ai pas aimé. Bien que l'idée soit intéressante l'intrigue ne m'a pas intrigué plus que cela. On se trouve face à quelque chose d'assez classique : des individus se trouvent devant quelque chose qu'illes ne comprennent pas et leur imbécilité conduit à une catastrophe. On sent que l'auteur souhaitait utiliser certains personnages mais n'a pas pu le faire. Ainsi, Rive Song est remplacée par une ancienne compagne et sa famille. Je ne connaissais pas du tout ces personnages. Ce manque de connaissance m'a donné l'impression de rester en arrière-plan face à un spectacle dont je n'avais pas toutes les clés. Ce ne sont, d'ailleurs, pas des personnages que j'apprécie beaucoup. Je n'ai vraiment pas aimé.

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** Intrigue et personnages que je n'apprécie pas.
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Image : Éditeur

9781101905814

27/08/2016

All-New X-Men 6. Un de moins par Brian M. Bendis et Stuart Immonen

Titre : All-New X-Men 6. Un de moins
Auteurs : Brian M. Bendis et Stuart Immonen
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 152

Ce tome contient All-New X-Men 25-30 (2013). Entre ce tome et le précèdent il s'est déroulé un enlèvement. Les premiers X-Men se sont retrouvés dans l'espace et Jean a subi un procès et s'est découvert un nouveau pouvoir. Cyclope a retrouvé son père et il le suit dans l'espace. Tout ceci est expliqué dans un tome dédié lié aux Gardiens de la Galaxie. Ce tome est divisé en deux parties. Le premier est un moyen, pour Bendis, d'expliquer un peu mieux ce qu'il souhaite écrire à l'aide d'un dialogue entre deux personnages. La seconde place les premiers X-Men face à la Confrérie du Futur. Mais bien que le combat soit difficile on apprend rapidement que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Est-il seulement possible de les vaincre ?

Que penser de ce tome ? J'ai un peu l'impression que Bendis s'est un peu enfermé dans une intrigue qu'il ne maitrise pas totalement. Cette impression pourrait expliquer pour quelle raison les choses sont un peu lentes. Ainsi, on parle encore du problème du voyage dans le temps et de ses effets. Mais rien n'est fait pour expliquer la raison de la présence des premiers X-Men dans le présent. Heureusement, Bendis répare l'une de ses erreurs en expliquant un peu mieux qui sont les membres de la Confrérie du futur. Lors de l’événement de la Bataille de l'Atome on en savait très peu et j'étais très confus. Les informations données par Bendis sur certains personnages clés sont donc bienvenues. Mis à part les problèmes de continuités avec le tome précèdent ce tome est tout de même intéressant. Je me suis bien amusé et je me demande de quelle manière l'histoire va continuer.

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**** Un peu confus, par ma faute, puisque le tome fait suite à un autre que je n'ai pas lu. Mais ça reste sympathique à lire.
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Image : Éditeur

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26/08/2016

Leçons sur la volonté de savoir. Cours au collège de France. 1970-1971. Suivi de Le savoir d'Oedipe par Michel Foucault

Titre : Leçons sur la volonté de savoir. Cours au collège de France. 1970-1971. Suivi de Le savoir d'Œdipe
Auteur : Michel Foucault
Éditeur : Seuil février 2011
Pages : 316

Michel Foucault est élu au collège de France en 1970. Son premier cours porte sur la volonté de savoir (titre que porte l'un de ses livres sur l'histoire de la sexualité). Ce livre est constitué des 12 cours conservés ainsi que de deux conférences. Foucault y développe une réponse à la question de la vérité. Qu'est-ce que la vérité ? Pour donner sa réponse il se base sur l'antiquité grecque aussi bien du point de vue des mythes que de l'histoire de la philosophie. Son développement permet de démontrer qu'il existe plusieurs types de vérités construit selon des processus que l'on peut analyser historiquement.

Foucault analyse plusieurs moyens de trouver la vérité. Il montre que, en Grèce antique, il existe plusieurs possibilités qui se suivent et fonctionnement parfois dans le même temps. Le premier type est l'appel aux dieux. Celui-ci se fait à l'aide du serment qui lie la personne aux jugements des dieux et déesses. Celleux qui osent ce serment proclament la vérité ou se condamnent à la colère des dieux et déesses. Celleux qui n'osent pas proclament leur culpabilité. La vérité peut aussi être dévoilée par les divinités à l'aide des oracles. Ceux-ci doivent être interprétés mais permettent d'entendre ce que savent les dieux et déesses. Enfin, nous avons l'enquête qui pose la question de qui a vu quoi et dans quelle circonstance. Cette analyse est particulièrement développée dans la conférence Le savoir d'Œdipe qui, selon le texte, mêle ces différentes capacités de trouver la vérité.

J'ai eu du mal à lire ce premier cours. Bien entendu, le texte est difficile. Contrairement aux prochains cours le travail d'édition s'est fait sur un matériel incomplet utilisé comme support par Foucault. Ce n'est ni texte écrit ni parlé. J'ai aussi eu du mal avec les termes écrits en grec ancien, une langue que je ne connais pas. Ces termes me sont obscurs et mon incompréhension de ceux-ci a joué sur ma lecture et, bien entendu, ma compréhension de l'analyse que fait Foucault. Enfin, je n'ai pas assez de connaissances en philosophie, et en son histoire, pour réussit à intégrer ce cours dans le contexte plus large des débats de l'époque.

Image : Éditeur

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25/08/2016

All New Hawkeye 1. Wunderkammer par Jeff Lemire et Ramón Pérez

Titre : All New Hawkeye 1. Wunderkammer
Auteurs : Jeff Lemire et Ramón Pérez
Éditeur : Panini 3 février 2016
Pages : 112

Ce tome contient les numéros 1-5 d'All New Hawkeye (2015). Suite au run de Fraction que j'ai déjà lue il a été décidé de passer le tour à Lemire (que je connais sur Green Arrow). Nous retrouvons donc plusieurs aspects du run précèdent : un chien, les deux Hawkeyes, Clint et Kate, et des héro-ïne-s qui sont bien plus humain-e-s que leurs comparses. L'équipe Hawkeye est envoyée par le Shield dans une base de l'Hydra. Selon des informations assez floues il y aurait une arme secrète en cours de test. Mais, la mission ne se déroule pas tellement bien. De plus, l'arme secrète n'est pas exactement ce qu'elle semble. Et surtout, le Shield n'agit pas terriblement bien. Bref c'est encore une mission pleine de malchances pour les Hawkeyes. Parallèlement, on nous en apprend plus sur la jeunesse de Clint Barton depuis la mort de ses parents.

Comme annoncé dans le petit résumé, ce tome contient deux histoires. Bien que chacune ait son intrigue elles sont liées et, d'ailleurs, on retrouve toujours une partie de l'une quand on parle principalement de l'autre. En ce qui concerne les dessins, le présent reste dans le style du run précèdent. C'est un dessin que j'apprécie. Le passé, lui, est en pastel et j'aime beaucoup. C'est non seulement beau mais aussi bien choisi tout en permettant de bien différencier les temporalités. L'intrigue du présent est intéressant en ce qui concerne les effets sur les deux partenaires et quelques problèmes d'éthique. Celle du passé permet d'éclairer la première en explicitant le passé de Clint. Les deux intrigues sont donc bien menées et équilibrées. Il est simplement dommage que la série se soit arrêtée et que l'on doive attendre un moment avant d'avoir une nouvelle série Hawkeye qui reprenne ce qui est laissé en plan.

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**** Un bon premier tome qui garde le lien avec le précèdent run. Malheureusement, il s'arrête de manière un peu abrupte.
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Image : Éditeur

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24/08/2016

Star Trek Beyond / Star Trek Sans Limites

James T Kirk a réussi à devenir capitaine sur un défi puis il a vaincu Kahn. À présent, il vit son rôle comme une forme de routine incompréhensibles alors que sa mission de cinq ans est arrivée à sa troisième année. Son vaisseau fonctionne toujours aussi bien avec un très bon équipage alors que l'Entreprise essaie de créer des contacts diplomatiques et d'explorer un univers sans fins. Lors d'une brève escale sur la nouvelle base de la Fédération des Planètes Unies on lui confie la mission de retrouver et secourir un équipage d'un vaisseau écrasé sur une planète à l'intérieur d'une nébuleuse dont le territoire est inconnu. Mais ce qui devait être une mission de routine se transforme en catastrophe. Seul, sans vaisseau ni équipage, Kirk doit trouver le moyen d'alerter la Fédération qu'un ennemi est apparu.

Le premier film du reboot de Star Trek était peu intéressant (une manière polie de dire chiant à mourir). Le second film partait sur de bonnes idées mais n'osait pas aller jusqu'au bout de ce qui était promis. Heureusement, il avait un "méchant" magnifique incarné par Benedict Cumberbatch. Ce troisième film était donc attendu au tournant. Allait-il continuer vers la médiocrité ou créer un renouveau ? Alors que le second donnait l'impression de trahir la mission de Starfleet par une forme de militarisation ce dernier film reprend les bases : la mission est avant tout l'exploration pacifique et la diplomatie. Bien que cela aurait pu déboucher sur de nombreux objets inutiles la réalisation permet d'éviter cet écueil. Au contraire, tout, dans ce Star Trek, est utile. Même une vidéo dans le fond aura une conséquence sur l'intrigue. Ce qui donne l'impression d'une intrigue bien ficelée et sans accrocs.

Quel est le propos du film ? Comme son prédécesseur Star Trek Beyond décide de s'attaquer au fonctionnement de la Fédération même. Avec Kahn on avait un ennemi qui défendait son équipage contre un haut gradé meurtrier (spoiler alert). Dans ce film ce qui est remis en question c'est le fondement philosophique même de la Fédération. Celle-ci est constituée sur une idée forte : l'union pacifique et l'acceptation des différences est une force. Face à cette philosophie les scénaristes placent une personne qui pense que seul le combat, la lutte, permet aux différents êtres sentients de devenir forts. Nous avons donc deux philosophies opposées qui luttent à mort. Ainsi, Kirk, et la Fédération, travaille avec de nombreuses personnes envers lesquelles il est loyal. Son équipage est constitué de plusieurs races et nations et chacun-e peut choisir son comportement. Face à lui, nous avons une force de combat unique, monolithique constituée de nombreux vaisseaux mais sans réelle autonomie face aux décisions d'un chef. Ainsi, le film réussit à défendre son propos pacifiste et exploratoire face à un guerrier.

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**** Un film que j'ai apprécié et qui semble revenir aux idées du matériel original.
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Image : Allociné

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09:33 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star trek, beyond, sans limites | | | |  Facebook

23/08/2016

Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1 par Una McCormack

Titre : Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1
Auteure : Una McCormack
Éditeur : Penguin 10 septembre 2015
Pages : 240

Dans un lointain futur sur une planète si éloignée qu'elle est presque oubliée un royaume mythique existe encore. Ce royaume se nomme Varuz. Pendant des siècles il fut le plus puissant de la planète. Sa technologie a tenu en respect tous les autres peuples tandis que les nobles de Varuz ont atteint les étoiles. Mais, dans le présent le royaume de Varuz a oublié de quelle manière sa technologie fonctionnait. Seuls des parcelles continuent à fonctionner mais sans personne pour réparer les défaillances. Le monde est uni sous un leader et celui-ci tient Varuz sous un siège impitoyable. Les réfugié-e-s sont innombrables tandis que la terre est de moins en moins cultivée. La guerre semble inévitable. Cependant, de nombreux visiteurs se rendent soudain à Varuz. Le Docteur et Clara, un homme qui prétend être un ambassadeur et des chevaliers sous la direction de Lancelot qui disent chercher le Graal.

Contrairement au précèdent il n'y a pas de monstres dans ce livre. C'est aussi un tome qui fait partie d'une trilogie autours de la quête du Glamour : un artefact mystérieux qui serait capable d'offrir ce que l'on désir le plus (une idée qui a déjà été utilisée dans l'animé The infinite quest avec Tennant dans le rôle du Docteur). Ce tome réussit à relier un monde médiéval à une modernité futuristique. Bien que Varuz fonctionne grâce à des chevaliers, des nobles et des serments le royaume utilise l'électricité, la télévision et des épées lasers. Mais loin d'un sentiment d'irréalisme ces caractéristiques permettent de mettre en place un sentiment de tristesse. En effet, Varuz est sur la fin de son existence. Sa technologie disparait tandis que les chevaliers et les nobles ne sont plus ceux de la légende. Le livre est rempli d'une profonde mélancolie face à un changement qui, pourtant, est nécessaire. Dans le même temps, on nous montre des personnes désespérées d'éviter une guerre qui détruira tout ce qui reste du royaume. Mais ce livre est aussi un prélude afin de lancer les chroniques du Glamour. On apprend ce que c'est, le danger que cela pose et aussi que de nombreuses personnes cherchent cet objet. On verra ce que ça donne lors de la suite.

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**** Plutôt réussit.
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Image : Éditeur

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12/08/2016

Harry Potter and the cursed child par J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne

Titre : Harry Potter and the cursed childisbn9780751565355-detail.jpg
Auteur-e-s : J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
Éditeur : Little, Brown 2016
Pages : 343

Après des années nous avons une suite pour Harry Potter. Je me souviens encore des files d'attente dans les librairies, de mes lectures passionnées des tomes, ... Ce fut la première fois que j'ai lu en langue originale. Retrouver ce monde après tant d'années est un peu comme retrouver sa jeunesse, retrouver un univers qui, finalement, n'a pas vraiment disparu. Bref, il y a une grosse pression sur ce script. Car ce n'est pas un livre mais le texte de la pièce jouée actuellement à Londres.

Nous reprenons les choses exactement au point où nous les avions laissé dans l'épilogue ridicule du dernier livre. 19 ans ont passé depuis la bataille d'Hogwarts. Harry est marié à Ginny, Hermione avec Ron. Leurs enfants sont enfin en âge de se rendre à Hogwarts. Mais il est loin d'être facile pour les enfants de porter sur eux le poids de leurs noms. Que ce soit Potter, Weasley ou Malefoy ces noms sont chargés d'histoires. Alors les choses ne se passent pas forcément bien. Et lorsqu'une possibilité existe de changer les choses pourquoi hésiter ?

Je suis... mitigé... D'une part j'ai beaucoup aimé retrouver un univers familier mais un peu modifié. Les évolutions des personnages me semblent assez logiques sans aller trop loin. Le fils d'Harry et Ginny, Albus, est bien le fils de son père et ce n'est pas une bonne chose ! J'ai souvent ri tout seul devant le livre tandis que je me demandais de quelle manière les scènes pourront être construites dans un théâtre. Mais, je suis aussi ennuyé par plusieurs aspects de l'intrigue. Premièrement, elle est extrêmement facile à comprendre. Dès que tous les éléments sont en place on sait pourquoi, comment et ce qui va se dérouler. Ainsi, la seconde partie est pratiquement inutile tant elle se répète sans raison. Ensuite, l'intrigue me semble surtout être un moyen de revisiter des lieux et des moments connus. Il n'y a pas vraiment de nouveautés. L'intrigue joue sur le sentiment de nostalgie des personnes sans vraiment ajouter quelque chose. Si vous aimez cette série vous apprécierez probablement revenir dans l'univers de Rowling. Sinon, vous ne comprendrez pas l'intérêt.

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**** Vive Hermione !
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Image : Éditeur

Ghostbusters

Ghostbusters 2016 a libéré les passions. Lorsque certaines personnes ont appris que le cast serait entièrement féminin des hommes enragés se sont jetés toutes griffes dehors sur le film, le trailer, le cast afin de bien faire comprendre qu'ils n'étaient pas d'accord. Ghostbuster est probablement le film qui a été le plus haï avant même sa sortie en salle et ce pour une seule raison : un seul homme dans le casting et c'est un personnage secondaire stéréotypé. Au lieu d'un blockbuster d'été le film est devenu le représentant de la réussite, ou non, des histoires qui mettent en avant des personnages féminins. Un échec impliquerait la fin de ce genre de films pour longtemps. Donc Ghostbuster se doit d'être parfait à tous points de vue. Ce qu'il n'est clairement pas et ce qu'il ne devrait pas être.

Nous sommes en 2016. Une scientifique des particules, Erin, est sur le point d'être titularisée après des années de travail et de politique universitaire (ce qui implique de lécher les pompes de pas mal de monde ainsi qu'un CV parfait). Mais un ancien livre ressort de l'oubli dans lequel il devrait se trouver. Il y a longtemps, Erin a coécrit avec une collègue, Abby, un ouvrage qui théorise l'existence des fantômes. Alors qu'elle essaie de le faire retirer de la vente en parlant avec son ancienne amie elle est témoin de l'arrivée d'un fantôme et sa réaction se retrouve sur youtube. Sa carrière était détruite elle décide de relancer les idées d'études du paranormal qu'elle avait avec Abby. Les deux amies sont secondées par une brillante ingénieure, Jillian ainsi que Patty et leur secrétaire Kevin. Tandis que leur petite entreprise commence à se faire connaitre les apparitions se multiplient. Se pourrait-il qu'il se passe quelque chose d’important ?

Ghostbuster mérite-t-il la campagne haineuse qui l'a accompagné ainsi que son casting ? Clairement non ! À mon avis, c'est un film très réussi pour le but qu'il souhaite atteindre : faire rire. L'humour est omniprésent. Il est rare de ne pas avoir une scène sans deux voire trois situations humoristiques. Chris Hemsworth est particulièrement à l'aise dans son rôle. Les quatre actrices sont tout aussi bien jouées et on sent une magnifique alchimie entre elles. Tout le monde a dû bien s'amuser durant le tournage et avoir beaucoup apprécié celui-ci et ça se sent. Les acteurs et actrices s'apprécient et sont heureux/euses d'être là. L'intrigue est basique et se base sur les autres ghostbusters il n'y a donc pas beaucoup de surprises. Mais c'est efficace. Je déplore tout de même quelques scènes un peu longues ou découpées de manière étrange. On a parfois l'impression de louper quelque chose sans raisons. Globalement, c'est un film que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a beaucoup fait rire.

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**** Parfait ? Non. Réussi ? Oui
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Image : Site officiel

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09:59 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghostbusters | | | |  Facebook

07/08/2016

The crawling terror (Doctor Who) par Mike Tucker

Titre : The crawling terror (Doctor Who)9781849907736.jpg
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : Random House 2014
Pages : 251

Le Docteur et Clara se retrouvent dans un petit village de la campagne anglaise. Celui-ci est comme tous les villages. De nombreux voisin-e-s, un local de poste, une école, ... Il n'y a rien qui ne sorte de l'ordinaire mis à part un cercle de pierre. Le Docteur et Clara se demandent pourquoi le TARDIS décide de passer du temps dans ce village. Mais, dans un petit tunnel, un homme est enfermé dans un cocon. Ailleurs, un enfant est attaqué par un moustique. Dans une maison récemment achetée une femme tente de protéger sa fille contre une araignée. Il y a quelque chose qui se déroule dans ce village et qui modifie les insectes. Et le mystère pourrait bien être lié à un projet secret durant la seconde guerre mondiale et un bombardement allemand.

Deux choses : premièrement je déteste la couvertures - qui a pu penser que mettre une araignée en couverture était une bonne idée - ensuite tous mes pires cauchemars se sont déroulés dans les 16 premières pages. En clair, je me suis plongé dans ce livre et j'ai eu du mal à en ressortir. Durant la première moitié l'auteur réussit à jouer sur nos peurs des insectes (en tout cas sur la mienne). Les pages sont horribles et on se demande comment les personnages peuvent survivre. Malheureusement, dès la moitié on commence à comprendre les règles de l'intrigue. Cela m'a empêché d'être effrayé pour les personnages. Étant donné qu'il y a des règles il y a une manière de les utiliser et, donc, le danger devient moins important. Ce qui n'en fait pas moins un très bon tome pour cette série de livre.

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**** Une très bonne première moitié gâchée par une seconde moitié beaucoup trop facile à comprendre.
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Image : Éditeur

Suicide Squad

Suite à Man of Steel le monde a changé. Un héros s'était élevé afin de protéger l'humanité. Suite à Batman V Superman le monde a changé à nouveau car un héros est mort pour sauver l'humanité. Mais le monde continue et les métas-humain-e-s sont toujours présent-e-s dans le monde. Certain-e-s sont des allié-e-s mais que se passe-t-il si certain-e-s décident de se retourner contre l'humanité afin de l’asservir ? C'est la question importante que pose Amanda Waller au gouvernement américain. Elle propose de former une équipe secrète composée des pires personnages du monde. Illes se trouvent dans une prison secrète en plein milieu de la Floride (mais une prison annoncée par des panneaux de 3 mètres de large). Ce sont des assassins, des métas-humains particulièrement puissants ou encore des mutations. Et illes doivent être contrôlé-e-s rapidement car une menace apparait.

Je vais le dire immédiatement : je n'ai pas aimé ce film. Il est mauvais, mal monté, l'intrigue est mauvaise, les effets spéciaux sont risibles, les personnages sont mal écrits et ce n'est même pas drôle. La bande annonce nous promettait un film coloré et drôle qui tente de faire quelque chose de la même veine que Kickass ou encore Kingsman. Si j'ai bien compris, la première version du film était bien plus sombre en adéquation avec le travail du réalisateur. Mais les critiques contre Batman V Superman et les retours de la bande annonce de Suicide Squad ont effrayé les studios qui ont décidé de prendre des décisions drastiques. Ce film semble donc être un cas d'école des problèmes qui se posent lorsqu'un studio et un réalisateur ne sont pas d'accord mais que le réalisateur n'a pas la capacité de résister aux pressions. Je ne sais pas ce qui serait sorti dans le cas contraire mais cette panique de la Warner a contribué à créer un second gros échec après Batman V Superman. Ainsi, on se trouve face à un film que l'on a reconstruit artificiellement afin de recréer des moments humoristiques. Ces ajouts donnent l'impression de se trouver devant un film qui oscille entre humour et atmosphère sombre sans jamais choisir. L'effet est très mauvais.

Deux autres problèmes sont liés : les effets spéciaux et l'intrigue. L'intrigue est construite en étape et donne l'impression de se retrouver dans un jeu vidéo. On commence par l'introduction qui nous présente les personnages (les classes à choisir), on continue avec une mission pour apprendre à user des contrôles du jeu, on part ensuite dans un lieu construit précisément pour le jeu dans lequel nous devons contrôler des personnages afin d'atteindre des objectifs précis. Nous sommes accompagnés par des PNJs tout en subissant l'assaut de plusieurs vagues d'ennemis jusqu'à atteindre le demi-boss puis le boss de fin. Tout est construit comme un jeu. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont assez mauvais et souvent ridicule. En ce qui concerne l'ennemi principal du film j'ai eu l'impression de me retrouver face à un démon du désir de la série Dragon Age.

Un dernier point négatif concerne la caractérisation des personnages. On ne connait bien que deux d'entre-elleux. Les autres sont là et réagissent parce que.... Eh bien on ne sait pas mais ils font des trucs pour des raisons liées à leur passé inconnu. Que ce soit Amanda Waller qui est brutale parce qu'elle... qu'elle peut ? Ou les méchant-e-s qui sont méchant-e-s parce qu'on a été méchant-e avec elleux ? En fait les personnages sont plus ou moins vides sauf pour deux : le papa qui veut trouver l'amour de sa fille et Harley Quinn. Et je suis furieux du traitement qu'elle a subi. Harley Quinn est inventée par Paul Dini pour la série animée Batman. C'est une psychiatre intelligente qui tombe amoureuse du Joker. Cette version est très mauvaise. Harley Quinn est très sexualisée par la réalisation. Que ce soient ses répliques, ses vêtements ou les plans tout est fait pour que l'on admire ses fesses le plus possible. En fait, il me semble même que ses vêtements raccourcissent au fil du film. Le pire est sa relation avec le Joker (extrêmement mal joué par Jared Leto). Depuis la série animée il est clair que c'est une relation abusive. Harley est amoureuse mais le Joker ne la voit que comme un prix, un jouet avec lequel il peut s'amuser puis maltraiter. Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur cette relation tout en donnant un rôle important à Harley Quinn. Le film décide de jouer sur une simple relation romantique en oubliant totalement l'histoire des personnages. En fait, le seul point positif du film est d'ajouter de la profondeur au DC Universe en expliquant de nombreuses choses mais comme personne ne voudra se souvenir de Suicide Squad c'est un coup dans l'eau.

* Non, juste non !
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Image : Site Officiel

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09:12 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suicide squad, dc | | | |  Facebook

05/08/2016

A bas la guerre! A bas le gouvernement! Le procès Liebknecht par Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Titre : À bas la guerre ! À bas le gouvernement ! Le procès LiebknechtPremCouv_Luxemburg_Libknecht.jpg?itok=YIA3B-Rb
Auteur-e-s : Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht
Éditeur : Les éditions de l'Épervier 2011
Pages : 96

Lors de la première guerre mondiale la plupart des pays engagés ont mis en place une alliance politique entre la gauche et la droite afin d'éviter toutes remises en causes de la politique de guerre. Cependant, cette alliance trahissait les résolutions de l'Internationale. En Allemagne un homme a, en particulier, lutté contre la guerre avec une comparse. Karl Liebknecht était un député déjà passé plusieurs fois en prison pour ses idées. En 1916 il participe au 1er mai et crie "À bas la guerre ! À bas le gouvernement !" Il est immédiatement emprisonné et accusé de haute trahison par un tribunal militaire. Rosa Luxemburg le soutient tout le long du procès par des tracts illégaux. Elle est aussi mise en prison mais sans jugement. Illes ne sortiront qu'à la fin de la guerre pour mourir assassinés en 1919.

La maison d'édition qui édite ce livre se revendique libertaire. Elle souhaite aussi éditer des textes oubliés ou qui risquent de l'être. Ce livre est constitué de différents documents qui constituent des éclairages sur le procès intenté contre Liebknecht. Ce sont aussi bien des tracts, des lettres, des documents officiels que de courts essais. L'appareil critique est réduit à son minimum. C'est à peine si les documents sont introduits après une courte introduction au début du livre. Bien que cela permette de lire les textes traduits cela enlève en grande partie la possibilité, pour les lecteurs et lectrices non averti-e-s, d'insérer ceux-ci dans un contexte plus large. Ainsi, on a presque l'impression de se trouver face à des textes en dehors de tout contexte ce qui est un comble pour deux personnes qui souhaitaient intégrer leur pensée à une action concrète. Malgré ce défaut ce livre mérite d'être lu surtout dans le contexte actuel.

Image : Éditeur

Silhouette (Doctor Who) par Justin Richards

Titre : Silhouette (Doctor Who)
Auteur : Justin Richards
Éditeur : BBC 2014
Pages : 245

Comme d'habitude le Docteur et Clara ne sont pas d'accord. Clara souhaite aller voir le roi Arthur mais le Docteur refuse. Les arguments mutuels sont rapidement oubliés lorsque le TARDIS détecte un pic d'énergie en plein milieu de l'époque victorienne, à Londres. Le Docteur ne peut pas faire autrement que d'enquêter sur ce qui est censé être impossible. Alors que les deux compagnons rencontrent à nouveau la détective Vastra, son assistante Jenny et Strax les coïncidences s'accumulent. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des circonstances de plus étranges. Et il semble que tout soit lié au carnaval qui a lieu en ce moment même. Et surtout, un homme semble être au centre de tout. Mais quel est son plan ?

Première chose, ce tome réussi à être souvent drôle. Clara est en plein dans le personnage que l'on connait. Strax est encore mieux réussit tandis que le Docteur est le Docteur. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques. L'auteur réussit bien à intégrer des références aux épisodes télévisés sans que cela ne soit trop visible. J'apprécie de retrouver des personnages devenus récurrent-e-s dans la série durant l'ère de Capaldi et Coleman. Malheureusement, le problème essentiel de ce tome est lié, justement, aux personnages. Dans la série on apprend que Strax, Jenny et Vastra sont particulièrement intelligent-e-s et plein-e-s de ressources. C'est aussi le cas de Clara et du Docteur. Mais, dans ce tome, on les observe se heurter encore et encore aux coïncidences et accepter des personnes que nous savons être suspectes. Comment comprendre ce soudain manque de méfiances ? Les personnages ne sont tout simplement pas à la hauteur de leur réputation. Dommage, car mis à part cela on aurait pu avoir une histoire intéressante sur le trafic d'arme et l'éthique (ou plutôt le manque d'éthique) que cela implique.

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*** Drôle avec un thème intéressant mais des personnages auquel on ne croit pas.
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Image : Éditeur

9780804140881

02/08/2016

Uncanny X-Men 3. Le bon, la brute et l'inhumain par Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Kris Anka et Marco Rudy

Titre : Uncanny X-Men 3. Le bon, la brute et l'inhumain
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Kris Anka et Marco Rudy
Éditeur : Panini 6 janvier 2016
Pages : 112

Ce tome contient les numéros 14-18 de Uncanny X-Men (2013). Depuis un bon moment les X-Men sont divisé-e-s. Mais le schisme précédent n'est rien comparé à celui qui se forme entre Scott Summers et le reste des mutant-e-s. Car Scott annonce une révolution mutante face aux crimes des humain-e-s. Depuis quelques temps il prend en charge de nouveaux/elles mutant-e-s qu'il accueille dans sa propre école. Récemment, Kitty Pryde et les nouveaux X-Men ont quitté Wolverine afin de s'installer avec Scott Summers. Bien que ce soit un choix fait par tout le monde la cohabitation n'est pas facile. Pire encore, la chute d'Attilan a été suivie d'une bombe tératogène qui crée de nouvelles personnes membres du groupe des inhumain-e-s. Face à ce déferlement de pouvoirs les tensions entre mutant-e-s et humain-e-s risquent de se renforcer.

Ce titre a lieu après la bataille de l'atome et fonctionne en parallèle de la série All-New X-Men du même scénariste. Le tome est composé de 5 numéros qui peuvent se lire indépendamment. En effet, chaque numéro développe une histoire spécifique qui permet d'avancer un peu le groupe tout en n'étant pas nécessaire à la compréhension générale. Ainsi, on passe de l'entrainement très particulier de l'un à une journée shopping entre filles puis un entrainement général. Je note en particulier un coup de cœur pour le dernier épisode qui réconcilie Kitty et Scott. Le dessin y est magnifique et, bien qu'un peu confus, plutôt inventif.

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*** Après quatre très bons tomes un cinquième très confus. Une petite déception en ce qui me concerne.
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Image : Éditeur

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