05/08/2016

A bas la guerre! A bas le gouvernement! Le procès Liebknecht par Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Titre : À bas la guerre ! À bas le gouvernement ! Le procès LiebknechtPremCouv_Luxemburg_Libknecht.jpg?itok=YIA3B-Rb
Auteur-e-s : Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht
Éditeur : Les éditions de l'Épervier 2011
Pages : 96

Lors de la première guerre mondiale la plupart des pays engagés ont mis en place une alliance politique entre la gauche et la droite afin d'éviter toutes remises en causes de la politique de guerre. Cependant, cette alliance trahissait les résolutions de l'Internationale. En Allemagne un homme a, en particulier, lutté contre la guerre avec une comparse. Karl Liebknecht était un député déjà passé plusieurs fois en prison pour ses idées. En 1916 il participe au 1er mai et crie "À bas la guerre ! À bas le gouvernement !" Il est immédiatement emprisonné et accusé de haute trahison par un tribunal militaire. Rosa Luxemburg le soutient tout le long du procès par des tracts illégaux. Elle est aussi mise en prison mais sans jugement. Illes ne sortiront qu'à la fin de la guerre pour mourir assassinés en 1919.

La maison d'édition qui édite ce livre se revendique libertaire. Elle souhaite aussi éditer des textes oubliés ou qui risquent de l'être. Ce livre est constitué de différents documents qui constituent des éclairages sur le procès intenté contre Liebknecht. Ce sont aussi bien des tracts, des lettres, des documents officiels que de courts essais. L'appareil critique est réduit à son minimum. C'est à peine si les documents sont introduits après une courte introduction au début du livre. Bien que cela permette de lire les textes traduits cela enlève en grande partie la possibilité, pour les lecteurs et lectrices non averti-e-s, d'insérer ceux-ci dans un contexte plus large. Ainsi, on a presque l'impression de se trouver face à des textes en dehors de tout contexte ce qui est un comble pour deux personnes qui souhaitaient intégrer leur pensée à une action concrète. Malgré ce défaut ce livre mérite d'être lu surtout dans le contexte actuel.

Image : Éditeur

07/04/2014

Cartographie de l'anarchisme révolutionnaire par Michael Schmidt

Titre : Cartographie de l'anarchisme révolutionnairecouv-cartographie-site.jpg
Auteur : Michael Schmidt
Éditeur : Lux 2012
Pages : 186

Après un gros livre sur la première guerre mondiale je me suis dit qu'il me faudrait un petit livre. Après avoir hésité je me suis lancé dans un ouvrage que j'avais vu à de nombreuses reprises et qui m'intéressant depuis longtemps. L'auteur y dépeint l'histoire de l'anarchisme en 5 vagues. Cette construction en vagues, qu'il critique, lui permet de comprendre comment l'anarchisme s'est pensé et constitué dans l'histoire plutôt que d'en faire une force politique immatérielle et éternelle de lutte contre le pouvoir. Chacune de ces vagues s'est accompagné d'auteur-e-s, de réussites et d'échecs. Mais l'auteur ne se contente pas de montrer ce que tout le monde connait. L'histoire mythique de l'anarchisme qui commence avec la première internationale pour se briser face au bolchevisme et au fascisme en Espagne. La guerre civile espagnole marquant la pierre tombale de l'anarchisme dans le réel. Au contraire, l'auteur tente de replacer l'histoire aussi bien dans le contexte mondial qu'après les années trente. Ainsi, plutôt qu'une perte de consistance l'auteur montre une force de l'anarchisme encore aujourd'hui dans le monde.

Bien que ce livre soit très intéressant et qu'il permet de connaitre un grand nombre d'auteur-e-s différents des pères et mères de l'anarchisme il pose quelques problèmes. Le premier est sa taille. En 150 pages l'auteur essaie de montrer 150 histoires dans le monde entier. Bien qu'il réussisse à montrer la grande diversité des associations anarchistes dans le temps et l'espace un résumé aussi important créer une sensation de densité du texte. Les sigles de groupes se multiplient sans qu'il soit toujours facile de savoir de quoi on parle et dans quelle partie du monde. Un second problème, d'un point de vue académique, est le ton de l'ouvrage. Celui-ci est très militant. Je n'ai rien contre le militantisme anarchiste mais l'auteur pourrait voir son livre disqualifié par certaines personnes qui refusent ses idées. Ainsi, l'auteur se place fortement contre le bolchevisme qu'il considère comme un capitalisme d’État. Certain-e-s militant-e-s pourraient se sentir attaqués dans leurs idées et croyances. Mais il serait dommage de s'empêcher de lire cet ouvrage qui permet de voir l'étendue de l'anarchisme dans le monde et ce jusqu'à nos jours.

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12:11 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, histoire | | | |  Facebook

17/11/2012

Pourquoi sommes-nous anarchistes? par Elisée Reclus

Titre : Pourquoi sommes-nous anarchistes?
Auteur : Elisée Reclus
Éditeur : Éditions de Londres
Pages : 13

Ce texte est très court. Si on ne prend pas en compte la préface et la notice biographique il fait moins de 5 pages. Nous n'y trouverons donc pas un examen argumenté de l'anarchisme et de ses buts. Non, ce que nous offre Reclus n'est même pas un programme. C'est une réponse à une question. Cette réponse ne peut pas être considérée comme un appel à tous les anarchistes de suivre son idée. Alors pourquoi être anarchiste? Parce que nous sommes révoltés? Parce que nous sommes jeunes? Parce que nous n'aimons pas l'état? C'est plus compliqué que cela. Nous sommes anarchistes parce que nous souhaitons la justice. Nous vivons dans un monde qui n'est pas égalitaire ni juste. De nombreux arguments peuvent soutenir cette thèse. L'anarchisme c'est vouloir créer un monde égalitaire et juste dans lequel la liberté est donnée à chacun. Mais doit-on attendre? Reclus pense que la société se dirige, évolue, vers un changement de paradigme. Cependant, le changement devra se faire par une révolution et non par l'attente longue. Bref, être anarchiste c'est être en lutte pour l'humanité. Du moins si on décide de suivre Reclus.

Alors que penser de ce très court texte? On retrouve certaines idées phares de Reclus cependant ce ne sera pas le texte le plus intéressant de vos lectures. C'est surtout une profession de foi. Elisée Reclus nous annonce croire en l'anarchisme et en son programme. Il explique pourquoi il suit cette doctrine mais il n'examine ni la doctrine même ni sa faisabilité. Bref, un texte court mais intense qui ne convaincra que les convaincus. Et parfois il le faut. Mais d'autres souhaiterons peut-être avoir un texte plus substantiel pour comprendre l'anarchisme. Quel quel soit la position idéologique de cette personne.

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16/11/2012

L’évolution, la révolution et l’idéal anarchique par Elisée Reclus

Titre : L’évolution, la révolution et l’idéal anarchiquethumbnail.png
Auteur : Elisée Reclus
Éditeur : Efele
Pages : 106

Je continue avec Elisée Reclus. Cette fois je me suis intéressé à un texte un peu plus long que d'habitude puisqu'il fait 100 pages. Le livre a été originalement publié en 1902 soit peu de temps avant la mort d'Elisée Reclus. Quel est le discours de l'auteur? Le titre du livre permet déjà d'en savoir un peu puisqu'il sera développé dans le livre. Celui-ci permet à Reclus de faire une analyse des termes évolutions et révolutions mais surtout d'expliquer en quoi ceux-ci s'appliquent au mouvement de luttes des travailleurs vers un système anarchiste?

Pour Reclus l'évolution et la révolution sont deux aspects d'un même processus. La différence qui existe entre eux consiste surtout de la condamnation morale qui est faites des révolutions et du temps impliqué. L'évolution serait acceptée et plus lente que la révolution qui est, elle, particulièrement condamnée. Mais surtout, la révolution étant une forme d'évolution elle est inévitable. Tous les événements du monde amènerait une révolution nécessaire et proche. Mais quels sont les forces capables de mettre en place cette révolution? Selon Reclus on ne doit pas croire les élites ou les personnes qui souhaitent mettre en place un système politique possédant une autorité. Ceux-ci seront nécessairement corrompus. Reclus développe aussi une analyse des institutions. Selon lui, et il rejoint en cela certains sociologues plus tardifs, les institutions évoluent aussi mais vers une direction de plus en plus mauvaise. Selon l'auteur les institutions et ceux qui y travaillent deviennent rapidement des parasites qui ne peuvent structurellement pas se remettre en cause. C'est donc une force de réaction. Enfin, Reclus tente de faire le bilan des dernières luttes et de leurs réussites et échecs. Au final nous avons un livre qui développe une vision globale intéressante des luttes sociales de son époque.

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17:15 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, reclus | | | |  Facebook

10/11/2012

La peine de mort par Elisée Reclus

Titre : La peine de mortarton80-f9695.jpg
Auteur : Elisée Reclus
Éditeur : Éditions de Londres
Pages : 17

Un petit texte gratuit qui a été prononcé à Genève devant le parlement en 1879. Il semblerait que Genève se posait la question de rétablir la peine de mort alors qu'elle avait été abolie. Je ne sais pas comment Elisée Reclus a été invité mais il a pu donner ses impressions devant les députés. Comment Reclus considère la peine de mort? Il pense que celle-ci est une vengeance sur les pauvres. En effet, qui met en place cette mesure? Principalement des princes tyranniques qui refusent le droit à la parole libre et qui haïssent les crimes portés contre leur personne. Les crimes privés, eux, seraient punis bien moins sévèrement. Mais se poser la question de la punition du crime demande nécessairement de se poser la question de l'origine du crime. Ici Reclus répond comme l'homme de gauche qu'il est. Avant de vouloir punir un homme ou une femme pour leurs crimes il faut aussi examiner la manière dont la société les a traité. Est-ce que chacun a eu une chance égale au début de sa vie? Ou est-ce que la misère les as poussé au crime? Reclus pense que la criminalité n'existera pas dans un monde anarchiste. Ou, du moins, que ceux que nous nommons criminels seront soit soignés soit employés comme héros dans des lieux difficiles.

La peine de mort est un sujet qui revient souvent sur la table. De nombreux pays continuent de la pratiquer et, de temps en temps, un projet plus ou moins avancé vise à son retour. On a tous entendu parler de personnes dont les crimes particulièrement atroces peuvent justifier la mort. Mais est-ce le rôle de la société via ses organes de justice de donner la mort? Personnellement je pense que non car je considère que la justice n'a pas comme mission de venger. Mais je sais aussi comment je réagirais si je me trouvais face à certaines personnes... La réponse de Reclus envers le crime est plus difficile à accepter. L'auteur a une vision très utopiste de la criminalité. Bien que je soies tout a fait d'accord qu'il existe des facteurs socio-économiques qui expliquent la criminalité et qu'il est légitime d'agir sur eux je sais qu'il y a une autre composante importante. Au final nous sommes des êtres humains. Même si le contexte socio-économique a une influence sur nous il ne faut pas oublier qu'en dernier lieu il y a un choix. Celui-ci peut être plus ou moins contraint mais reste un choix. Considérer que c'est la société qui crée le crime est à la fois vrai et utopiste. Oui certains crimes sont nés par un choix social (je pense par exemple aux lourdes peines qui attendent les "pirates" dans certains pays) mais d'autres sont une violation des droits fondamentaux des êtres humains concernant leur intégrité psychologique et corporelle.

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L'anarchisme et l'église par Elisée Reclus

Titre : L'anarchisme et l'église
Auteur : Elisée Reclus
Éditeur : Éditions de Londres
Pages : 24

Je continue à liure Elisée Reclus pour encore un petit moment. Dans ce petit texte Reclus examine les besoins de la lutte contre l'église. Attention, Reclus commence par dire que même si il souhaite une lutte contre l'influence de l'église et qu'il considère qu'un système anarchiste ne peut exister avec une religion il n'appelle ni à la destruction des biens de l'église ni à la haine face aux croyants. Non, il demande deux choses. Tout d'abord, il est nécessaire de baisser drastiquement l'influence de la religion dans la vie des citoyens. Car la religion produit le principe d'autorité. Mais aussi parce que la religion amasse des sommes considérables d'argent qui pourraient être rendus au bien commun. Reclus demande aussi d'éduquer les personnes dans une forme d'esprit critique. Il ne faut pas mettre en place une société construite par une minorité face à une majorité. Au contraire, l'anarchisme implique que tous suivent le mouvement de manière égalitaire. Mais pourquoi est-il nécessaire de supprimer la religion? Selon Reclus celle-ci, est en particulier l’église catholique, seraient enfermés dans une logique de négation du progrès humain. Les églises ne pourraient que demander un retour en arrière vers un système politique déchu. L'église serait incapable de construction.

Les anarchistes classiques ont souvent une réputation d'anti-cléricalisme extrême. Il est vrai que l'anarchisme ne fonctionne pas vraiment bien avec l'idée de religion. Car la religion a tendance à mettre en place un ordre du monde particulier basé sur des considérations morales construitent durant l'histoire. Cependant, cela ne veut pas dire qu'être anarchiste implique de haïr les hommes d'église. Reclus montre bien qu'il est contre tout idée de haine et de vengeance. Il souhaite une éducation. Et l'effet est très différent. Reclus n'est donc pas l'un de ces anarchistes fondamentalement opposés à toute idée de croyance. Ce qui ne l'empêche pas de pointer du doigt les inadéquations de l'église officielle et son manque de capacités à se réformer et à accepter les changements de la société. Reclus aurait presque pu écrire un essai sur la décadence inévitable de la croyance. Mais aurait-il eu raison? Croire est-il véritablement mauvais?

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L'anarchie par Elisée Reclus

Titre : L'anarchiearton79-f005e.jpg
Auteur : Elisée Reclus
Éditeur : Éditions de Londres
Pages : 25

Après l'énorme déception que fut Proudhon j’espérais apprécier Elisée Reclus. Ce dernier est un anarchiste français du XIXe siècle mort en 1905. Il voyagea énormément et participa à la Commune. La préface des éditions de Londres nous apprend que ce discours a été prononcé en 1984 devant la loge maçonnique de Bruxelles. Reclus y développe son idée de la mission de l'anarchisme. La première chose que dit Reclus c'est que l'idée d'anarchisme est ancienne. Elle n'est théorisée que depuis peu mais des groupes et des sociétés plus ou moins anarchistes se sont constitués depuis toujours. Même dans la société industrielle de l'époque de Reclus il existait des groupes plus ou moins bien constitué en fonctionnement anarchiste. Mais quel est le but de cette doctrine? Réussir à trouver la liberté pour l'être humain. Reclus accepte et comprend que ce but n'est pas uniquement dans l'anarchisme. De nombreux autres groupes politiques ou non tentent d'offrir la liberté à l'être humain. Quelle est donc la différence? Elle est simple, l'anarchisme cherche la liberté par l'absence d'une autorité alors que ces autres groupes tentent de mettre en place une autre autorité. Voici, en peu de mots, un résumé de ce discours.

Bon, nous ne sommes pas en face du même type de discours (Proudhon avait écrit un livre très austère et Reclus fait ici un discours) mais j'ai bien plus apprécié de texte que Qu'est-ce que la propriété. Car ce dernier était surtout une critique économiste sous forme négative. Reclus a écrit un texte oral qui tente de montrer le but fondamental et l'histoire de l'anarchisme. Il tente aussi de montrer sa faisabilité qui, aujourd'hui aussi, est mis en doute. Moi même je doute de la mise en place concrète d'une société anarchiste. Je ne suis pas fortement convaincu par Reclus. Mais il permet au moins de lancer des débuts de réponses pour mettre en place un anarchisme fonctionnel. Il permet aussi de comprendre la différence entre cette doctrine politique et les autres. C'est donc un texte intéressant pour entrer dans les idées anarchistes.

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07/11/2012

Qu'est-ce que la propriété? Par Pierre-Joseph Proudhon

Titre : Qu'est-ce-que la propriété?
Auteur : Pierre-Joseph Proudhon
Éditeur : Livres et Ebooks
Pages : 305

Avec mon petit tour des auteurs anarchistes classiques il fallait bien que je passe par Proudhon un jour ou l'autre. Son livre célèbre Qu'est-ce-que la propriété ne pouvait pas non plus rester longtemps en dehors de ma bibliothèque. De quoi parle-t-il? Proudhon tente d'y examiner le droit de propriété pour prouver que celui-ci se base sur un faux postulat. Ce n'est pas pour rien que le livre commence sur cette phrase: La propriété c'est le vol. Mais pourquoi est-ce du vol? En examinant la société et la manière dont la propriété est conservée ou modifiée Proudhon tente de montrer que celle-ci n'est pas possible. En effet, la propriété est incompatible avec le concept d'égalité et de justice puisqu'elle implique une forme d'inégalité et d'injustice. Si la société tente de corriger ces deux points pour les atteindre alors la propriété est mise à mal. Dans le cas contraire c'est la société qui est mise à mal.

Normalement je continuerais de présenter ce texte sur un ou deux paragraphes mais je ne le ferais pas aujourd'hui pour une raison simple: j'ai détesté ce livre. Pas parce que Proudhon est misogyne (cet aspect n’apparaît qu'à une occurrence dans ce livre) mais parce que je n'aime pas le style de Proudhon. Celui-ci me semble poussif et j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à lire. Je n'ai pas aimé ce livre aussi parce que les thèses de Proudhon me semblent très peu convaincantes. Je pouvais accepter les idées des auteurs précédents avec une forme d'esprit critique. Mais Proudhon ne me donne pas des idées que j'arrive à accepter. Je trouve que son argumentation est peu maîtrisée et consiste principalement à utiliser les économistes pour mieux détruire leurs propres argumentaires plutôt que de développer des idées personnelles. J'avoue volontiers pouvoir avoir tort. Mais je ne veux plus lire du Proudhon. Je lirais, par contre, les idées d’Élisée Reclus prochainement.

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15/09/2012

On ne peut pas améliorer les prisons par Kropotkine

Titre : On ne peut pas améliorer les prisons
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 28

Voici le dernier texte de Kropotkine que je possède dans ma liseuse. C'est une conférence donnée par l'auteur en 1887. On nous y parle d'un problème récurrent: les prisons. Comment fonctionnent les prisons et sont-elles vraiment le bon moyen d'éviter la criminalité? C'est une question qu'il est légitime de se poser et que Kropotkine n'est pas le seul à avoir étudiée. Mais, en ce moment, nous parlons de lui. Selon l'auteur, qui a passé du temps en prison, celles-ci ne fonctionnent pas. Ce serait des institutions inhumaines qui ne peuvent pas réussir à redonner l'envie de s'intégrer dans la société. Ceci pour plusieurs raisons. La première c'est que le travail qui y est proposé est mal payé. Les prisonniers y sont des employés au rabais qui pratiquent des travaux répétitifs pour un salaire médiocre. La seconde c'est qu'on ne peut pas imaginer une réhabilitation en créant une promiscuité avec d'autres prisonniers. Ceci ne peut que mener à un esprit de corps contre les gardiens et le monde extérieur (gardiens ayant aussi cet esprit de corps) et un apprentissage des méthodes de larcins et de crimes de manière générale. Peut-on réformer la prison? Kropotkine répond par la négative.

Je l'ai dit plus haut, la prison est un problème de réflexion récurrent. Michel Foucault y avait aussi réfléchit tout en étant membre d'un groupe de réflexion et d'étude des prisons françaises. Les prisons ne sont probablement pas la meilleure solution pour s'occuper de la petite criminalité comme un premier vol. Mais alors que faire? C'est la que le bât blesse. Kropotkine ne donne pas véritablement de propositions. Pourrait-on imaginer une extension des jours amendes? Non seulement cela permet de vider des prisons mais aussi d'éviter une forte condamnation pour des premiers condamnés. Cependant, comme nous l'avons vu ces dernières années, les jours-amendes sont à la fois inégalitaires et très peu adaptés à la récidive que, selon certains, elle encourage. Peut-être pourrait-on imaginer un usage plus important de l'assignation à résidence via les bracelets électroniques? Mais il y a des risques de rechigner sur le coût. Il y a aussi encore et toujours les individus particulièrement violents ou dangereux que l'on ne peut pas laisser libres de leurs mouvements. Qu'en faire si nous supprimons la prison? Bref, vous l'aurez compris, c'est un sujet que je considére très difficile et loin d'avoir la solution je ne fais que poser des questions. C'est la principale vertu du texte de Kropotkine que de commencer cette réflexion.

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14/09/2012

Le salariat par Kropotkine

Titre : Le salariatarton310.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 33

Comme récompenser le travail offert à la société ? Plus important, comment peut-on calculer ce travail ? Ce sont les questions posées par Kropotkine face aux propositions collectivistes. Le salaire, comme offre du patron pour un travail donné par l’ouvrier, ne convainc personne. Le salaire ne rembourse par le travail réel de l’ouvrier et peut-être insuffisant pour une vie de base. De plus, l’échelle des salaires basées sur les diplômes ou la hiérarchie est, selon Kropotkine et l’éditeur, une injustice. Non seulement parce que l’école recrée des inégalités sociales précédentes mais aussi parce que, là encore, ce n’est pas l’utilité réelle qui est récompensée. Mais Kropotkine ne croit pas aux recettes des collectivistes qui consiste à régler le salaire sur une échelle du temps de travail pondérée par l’importance sociale de la tâche. Kropotkine met en doute la possibilité de calculer ce salaire. Comme il le dit, est-ce que le charbon qui est tiré de la mine est exclusivement dû au travail des mineurs ou alors de l’ingénieur ou faut-il prendre en compte les ouvriers qui ont construit les routes pour accéder à la mine ? Un salaire n’est donc qu’une mauvaise base de récompense.

Mais peut-on vraiment être convaincu par cette petite brochure tirée de la Conquête du Pain ? Personnellement je ne le suis pas et ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, Kropotkine critique mais ne propose rien. Ses critiques sont convaincantes et intéressantes à plusieurs titres mais son propos aurait gagné à être suivi d’une proposition. Celle-ci, même imparfaite, aurait permis un débat plus important en direction d’une autre solution que le collectivisme. Second point qui me pose problème : Kropotkine ne parle pas des femmes. Son texte est exclusivement consacré au travail des hommes. Presque jamais l’auteur ne s’interroge sur le travail dit féminin. Heureusement, nous avons modifié en partie notre fonctionnement depuis l’époque. Mais Kropotkine ne s’intéresse aux femmes que dans le cas de la maternité. Que faire de la lessive ? De la cuisine ? Du ménage ? Des Travaux qui sont traditionnellement considérés comme féminins et non-rémunérés alors qu'ils sont très largement utiles à la société ! Tout aussi important, pourquoi aucune mention de l’injustice du traitement différencié, encore d’actualité, des salaires entre femmes et hommes ? Je considère donc que ce texte, bien qu’il pose des questions intéressantes, est en grande partie incomplet et en souffre largement.

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16:27 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kropotkine, salariat | | | |  Facebook

07/09/2012

La loi et l'autorité par Kropotkine

Titre : La loi et l'autoritéarton176.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 39

Quel est le but de la loi ? C'est une question importante dans une société de plus en plus gouvernée par des lois différentes qui règlent les liens entre individus et avec l'état. La loi serait la garantie que la société fonctionne sur des bases saines. Mais Kropotkine, vous le savez forcément déjà, n'est pas d'accord. Quel est le but de la loi selon Kropotkine? Asservir l'humanité.

Selon l'auteur les lois sont principalement mises en place pour protéger deux choses : la propriété privée et l'état. Et ces protections sont de plus en plus importantes et de plus en plus dangereuses pour les travailleurs. Car, selon Kropotkine, la propriété est du vol et le gouvernement n'est pas nécessaires. Les protéger implique donc de perdre une liberté essentielle. Mais la loi a aussi pour but de protéger les citoyens. N'est-ce pas louable ? Ici Kropotkine répond par une philosophie de l'humanité différente. Selon lui les humains ne sont pas mauvais par nature mais la forme de la société les rend mauvais. En changeant cette forme nous pouvons donc supprimer la majorité des crimes fait par envie. La protection de la personne devient donc inutile.

Mais Kropotkine n'est pas entièrement négatif face aux lois. Il identifie deux aspects. J'ai déjà montré le premier aspect mais je n'ai toujours pas parlé du second. En effet, les lois sont aussi une survivance d'une époque qui fonctionnait sur les règles orales. Ces coutumes permettaient de régler la vie en société sans, pour autant, imposer une hiérarchie inique.

Alors que tirer. Au final, de ce livre ? Je dois bien avouer que l'ai trouvé beaucoup moins convaincant que la plupart des autres textes que j'ai lu. L'explication développée par Kropotkine sur la coutume me semble être une vision un peu fantastique et optimiste de ses effets. Ne pourrais-t-on pas dire que la coutume a aussi mis en place des règles qui sont bien plus difficile à briser par l'absence de normalisations ? Je pense donc que les arguments de l'auteur, dans ce texte, ne convaincront pas grand monde. Ce qui ne devrait pas éviter la nécessité d'une réflexion de fond sur le lien entre les lois et une forme de société loin d'être juste.

Image : Éditeur

10:40 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kropotkine, loi | | | |  Facebook

02/09/2012

La Commune de Paris par Kropotkine

Titre : La Commune de Parisarton245.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 31

La Commune de Paris instaurée en 1871 n'est pas l'épisode le plus connu de l'histoire de France. Elle est laissée en arrière à coté de la Révolution de 1789. Pourtant, l'épisode de la Commune peut nous en apprendre beaucoup. Comme le dit Kropotkine au début de ce texte les habitants de Paris n'ont pas versé une seule goutte de sang. La révolution s'est faites de manière pacifique et spontanée. Mais cette même spontanéité qui aurait pu échouer est devenu l'une des révolutions les plus intéressantes de l'histoire. Non seulement parce que durant son existence de nombreuses réformes concernant le travail et les droits des femmes ont été faites (réformes très modernes dans leur essence par exemple l'égalité salariale) mais aussi à cause de la manière dont elle a pris fin: un gigantesque massacre.

Mais Kropotkine ne souhaite pas seulement célébrer un épisode et ses martyrs. Non, son but est d'expliquer pourquoi la Commune a échoué et comment les prochaines révolutions devraient se comporter. L'auteur nous explique que Paris est devenue révolutionnaire grâce à la population et non grâce aux théoriciens. C'est, à son avis, devenu un exemple sur lequel les théories peuvent maintenant se greffer. Un exemple concret a enfin eu lieu. Mais la Commune a échoué sur trois points. Premièrement, elle a accepté la mise en place d'un gouvernement. Selon Kropotkine les représentants ne peuvent que devenir des forces passives dangereuses pour la révolution. Le second point c'est que la Commune n'a pas fait de réformes économiques radicales. Elle aurait oublié de mettre en place un communisme qui peut non seulement augmenter la production mais aussi offrir un minimum à tout le monde. Enfin, et c'est un problème partagé par tout le monde, les villages, le monde rural, ont été oublié. Hors, Kropotkine considère qu'il est nécessaire de comprendre les besoins et aspirations des paysans et paysannes dans le cadre des théories révolutionnaires pour généraliser l'anarchisme au pays dans son entier puis au monde.

Ce texte a donc comme principal mérite d'expliquer comment l'exemple de la Commune de 1871 peut être utilisé par les théoriciens et les révolutionnaires. Ses propos permettent de comprendre les échecs qu'il observe dans cet épisode mais aussi ses réussites. Plutôt qu'un simple éloge c'est une réflexion.

Image : éditeur

30/08/2012

La Commune par Kropotkine

Titre : La Communearton222.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 23

Comme j'en ai pris l'habitude après un livre de Doctorow je lis un peu d'anarchisme. Le hasard fait que ce texte de Kropotkine est une réponse directe aux critiques qui ont été faites à L'état, son rôle historique ! J'avais moi-même fait quelques critiques. Mais celles auxquelles répond Kropotkine concernent surtout ses exemples. En effet, l'auteur prenait comme exemple les Communes médiévales au XIIe siècle. Ses contradicteurs l'accusent donc de vouloir à l'époque médiévale vue, encore aujourd'hui, comme l'âge de l'obscurantisme. Comment voudrait-on retourner dans cette époque de maladies, de guerres et d'ignorances ?

Eh bien justement, Kropotkine ne veut pas retourner à l'époque médiévale qui n'est, d'ailleurs, pas aussi atroce qu'on ne le croit. Ce que l'auteur souhaite ce sont des communes modernes. Celles-ci ne se révolteraient pas contre les nobles en oubliant de prendre en compte les inégalités économiques. Elles se porteraient contre l'état et mettraient en place le communisme qui supprimerait les inégalités économiques. Plus important encore, plutôt que de rester dans le cadre de la ville les communes briseraient les remparts pour dépasser leur territoire et s'universaliser par l'exemple. Ces entités se relieraient aussi entre elles dans le cadre de différents réseaux de plus en plus compliqués et qui permettraient de pacifier les relations tout en créant l'échange de biens nécessaire pour le bien commun. C'est une vue en matière internationale assez proche de la vision libérale qui considère l'échange comme moyen majeur de pacification.

Que peut-on tirer de ce texte ? Son grand avantage est de passer outre le texte précédent pour développer l'idée du concept de commune. Ce concept est commun dans l'anarchisme puisque ce système implique la mise en place du pouvoir depuis le niveau le plus bas possible. Mais que se passe-t-il entre ces entités ? Si on suit Kropotkine il y a la mise en place de réseaux de connaissances et d'échanges qui permettent d'éviter le chaos tout en développant librement chacune des entités. C'est une vision intéressante qui permet de comprendre comme le système anarchiste souhaite fonctionner. C'est, en tout cas, le texte de Kropotkine que je critique le moins.

Image : Éditeur

25/08/2012

L'état, son rôle historique par Kropotkine

Titre : L'état, son rôle historiquearton203.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 79

Nous avons déjà pu lire plusieurs textes qui analysent le rôle de l'état et son influence néfaste selon la philosophie politique anarchiste. Dans ce texte, cette conférence, Kropotkine ne fait pas que dénoncer l'état mais il crée une philosophie de l'histoire. Dans le cadre de cette philosophie il examine aussi la puissance des communes dans un système anarchiste.

Qu'est ce qu'une commune ? Selon les anarchistes la commune est la partie fondamentale du système politique. C'est depuis elle et par elle que se construit le système. Kropotkine tente de démontrer que la Commune, en prenant le XIIe siècle en exemple, est le point fondamental de toutes les activités et de tous les progrès humains. En effet, selon Kropotkine, le XIIe siècle a connu une poussée des communes qui se sont reliées, alliées, qui ont créé leurs propres milices et juges ceci en indépendance face aux pouvoirs princiers et ecclésiastiques. Ces communes se sont développées jusqu'à devenir les centres philosophiques et scientifiques du monde.

Mais Kropotkine y développe surtout une vision de l'histoire. Je pense que nous sommes tous familiers avec la vision marxiste de l'histoire qui considère que l'explication majeure est la lutte des classes jusqu'à la destruction de ces dernières. Beaucoup considèrent que l'histoire a un sens en direction du progrès. Kropotkine utilise une philosophie différente. Pour lui, dans cette conférence, l'histoire se construit depuis les tribus jusqu'à l'état. Il considère qu'il y a une évolution quasiment biologique des tribus en commune, des communes en villes puis des villes en état. C'est une évolution en partie positive puisque les villes sont les avatars les plus puissants des communes. Mais les états sont la mort de ces dernières. Les états impliqueraient la corruption et la décadence et ces derniers sont destinés à mourir pour redonner naissance à un nouveau cycle.

Il est dommage que les deux points les plus importants de ce texte soient aussi les deux points qui me paraissent le plus problématique. Tout d'abord, je trouve que Kropotkine a une vision enchantée de l'histoire. Une vision en blanc et noir qui voit les communes comme les championnes de la liberté et la naissance de l'état primitif comme le mal absolu. Je ne dis pas que je renie mes croyances anarchistes. Mais je pense que l'histoire du XIIe siècle est légèrement plus compliquée que ne le pense Kropotkine. Malheureusement je ne suis pas un expert. Mais je peux au moins dire que les pactes qu'il utilise pour prouver l'existence des alliances entre communes mentionnent aussi, si mes souvenirs sont bons, la loyauté envers un noble plus ou moins important. On est loin de la vision des communes comme ultime rempart de liberté face aux nobles. Le second point qui me pose problème est cette philosophie de l'histoire. Suite à mes études je trouve difficilement acceptable de donner un sens rationnel à l'histoire. Cette dernière est avant tout le résultat du hasard dans un cadre socio-économique et culturel. On ne peut pas donner un sens arbitraire à ce que l'on observe sans être subjectif et sans perdre de vue des explications alternatives. L'histoire ne doit pas se voir comme un fleuve qui se dirige vers une direction connue à l'avance mais comme un arbre dont les racines et branches forment des possibilités. Ces deux critiques sont les principales raisons pour lesquelles ne trouve ce livre très peu convainquant.

Image : Site de l'éditeur

21/08/2012

L'esprit de révolte par Kropotkine

Titre : L'esprit de révoltearton78-79036.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 32

Je reste toujours dans la philosophie libertaire avec ce nouveau texte de Kropotkine. La question qui est à la source de ce texte concerne la révolution. Comment et pourquoi une révolution s'enclenche-t-elle ? Selon l'auteur il y a des points communs entre les révolutions et ceux-ci se trouvent dans leurs déclencheurs. On peut observer une situation révolutionnaire par le contexte qui l'entoure. Les hommes politiques perdraient tous crédits alors que les réformes sont de plus en plus demandée par des personnes qui sont de plus en plus convaincues qu'il est nécessaire d'impulser non une réforme mais une recréation du système. Mais comment peut-on faire en sorte que la population passe à l'acte ? Selon Kropotkine il n'est pas inutile mais peu utile d'élaborer un appareil théorique. Il est bien plus utile de mettre en place des actions contestataires même quand la situation ne se prête pas à une révolution. L'intérêt est d'être la pour que la population se souvienne des luttes engagées par ces individus et les suivent au besoin. La propagande, bien qu'il n'utilise pas ce terme, est aussi un moyen. Les pamphlets, les affiches corrosives, l'humour sont des armes puissantes quand on souhaite décrédibiliser les gouvernements. Pour nous prouver ce qu'il avance il est intéressant de voir que Kropotkine utilise des exemples lié à la Révolution française.

Que penser de ce petit texte ? Je trouve que l'intérêt affiché par Kropotkine pour l'action directe (et non pas le terrorisme) est justifié. Agir concrètement dans les rues ou en essayant de mettre en place des formes alternatives permet de montrer que ce que l'on professe est possible et peut fonctionner. Cependant, je pense que l'attaque vive de l'auteur contre les théories sont malheureuses. À mon avis, et bien que je sois aussi en faveurs des actions concrètes, une théorie bien pensée permet d'éviter les flottements et de comprendre ce que l'on souhaite construire. Alors qu'une théorie mal construire ou floue sera rapidement mise à mal par les actions concrètes et les opposants. Puisque j'ai fait un peu de sociologie des mouvements sociaux et des révolutions les passages ou l'auteur utilise la Révolution française pour exemplifier ses propos m'ont permis de vérifier l’acuité du propos. Je peux donc dire, sans trop rentrer dans les détails car je suis loin d'être un expert, que Kropotkine est loin d'avoir raison. La manière dont il considère les membres de la future constituante, par exemple, oublie que ces mêmes membres sont passés de bourgeois à révolutionnaires. Les paysans ne sont pas les seuls à avoir réagi et je doute qu'ils aient été les moteurs de la Révolution. Les descriptions que l'auteur fait des résistances paysannes sont intéressantes mais, ceci devait bien entendu être validé, je pense qu'il vaudrait mieux les apparenter à une résistance dans le cadre d'un système que comme des mouvements révolutionnaires. Bref, même si ce texte est intéressant il souffre de nombreuses erreurs et lacunes pour un lecteur contemporain.

Image : Éditeur

17:29 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, kropotkine | | | |  Facebook