Une Démocratie Dictatoriale 3

Un an plus tard: L'éveil des aveugles

« Bienvenue compatriotes! Bienvenue dans cette marche contre le fascisme. Comme chaque année nous voulons manifester notre envie de démocratie et de liberté par une marche pacifique à travers la ville et comme chaque années le gouvernement refuse de nous l'accorder. Mais nous prenons ce droit et nous assurons le gouvernement que nous ne commettrons aucune déprédations. Ensemble nous marcherons dans les rues et nous montrerons notre détermination et cette année particulièrement contre cette nouvelle attaque des libertés fondamentales et de droits de l'homme qu'est cette initiative de l'UDC. Car nous pensons, nous savons qu'étrangers ou non nous sommes tous humains. L'acceptation de cette initiative serait désastreux pour les étrangers vivant en suisse, elle créerait un état policier et contrôlé, pire, elle pourrait se retourner contre nous! Alors suivez moi! »

Petit à petit les applaudissements s'éteignent et la colonne avance hors de la place, nous avons des pancartes, nous avons des slogans mais nous n'avons pas le droit d'être là. Néanmoins comme beaucoup d0autres étudiants j'ai choisi de venir. Je vois beaucoup de mes amis dans les rangs et nous nous rejoignons en souriant. Certains n'ont pas pu venir mais nous soutiennent tandis que des marches semblables se font dans tout le pays. Nous rions et nous avançons sur la route. Bien qu'elle pourrait nous arrêter la police a décidé de nous escorter pour que les automobilistes ne soient pas bloqués ou que nous ne soyons pas mis en danger par eux.

Nous passons devant des magasins quand quelques personnes cagoulées commencent a faire leur apparition. Ils se regroupent et commencent a hurler des slogans et à donner des coups a des ornements des magasins. Puis l'un d'eux prend une pierre et brise une vitre. Ne souhaitons pas être mêlé et permettre à la police de les différencier nous essayons de les mettre hors de la marche en les semant mais ils ne se font pas avoir aussi facilement et nous suivent de prêt. Après notre passage ce sont des pots renversés, des vitres brisées, des personnes furieuses. Plusieurs d'entre nous tentent de les arrêter et reçoivent des coups en récompenses. Les motards font leur rapport par radio, cela ne présage rien de bon et quelques minutes plus tard des policiers anti-émeutes commencent à nous entourer. Nous nous arrêtons tandis que la bagarre augmente en arrière. La police marche en rangs unis vers nous et, soudain, lance des fumigènes. Il n'y a plus que pleurs et toussotements autour de moi pendant que le gaz se disperse nous faisons de même mais cela ne fait qu'intensifier le chaos tandis que les canons a eux se mettent en marche. Conformément aux consignes nous ne faisons rien qui puisse être considéré hostile tandis que les casseurs fuient aux autre coins de la rue.

Je me réveille en sursaut, durant mon rêve les évènements de la semaine passée m'étaient revenus en tête. Heureusement on prouva vite que la plupart d'entre nous n'étaient pas responsables et seul l'organisateur écopa d'une amende pour les destructions. Mais Friseiger a décidé de nous attaquer en groupe et la presse se fit l'écho de ses mensonges nous traitant de traitres et nous considérant comme manipulé. La presse se prit vite au jeux de parler de l'Emeute et les lecteurs nous insultant copieusement et appelant a des valeurs stricts face à la jeunesse. Je me lève et me prépare tandis que je me rappelle qu'aujourd'hui a lieu le vote que nous refusions durant cette marche. J'espère que tout ira bien. Les heures passent mais à midi a lieu la première estimation, j'allume le journal.

« Bienvenue en ce dimanche, tout de suite les premières estimations. Bien que tous les bulletins ne soient pas dépouillé il semblerait que nous nous approchions d'un Oui à 53%. La tendance semble se confirmer dans tout le pays et ce serait donc une victoire de plus pour la droite nationaliste. Les réactions fusent déjà, et l'UDC annonce qu'elle proposera de nouvelles mesures dès demain tandis que Amnesty International dénonce une rupture des droits de l'homme et demande ou cela va mener le pays. Eh bien la question est posée. »

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