16/07/2009

Le Lion de Macédoine: La mort des nations

Titre: Le Lion de Macédoinemort des nations.jpg
Tome: La mort des nations
Titre original: Lion of Macedon
Auteur: David A. Gemmell
Traducteur: Eric Holweck et révisé par Thomas Day
Éditeur: Mnémos 2000 pour la traduction, Gallimard 2002 pour la version révisée (1990 édition originale)
Pages: 341

La mort des nations est le second tome découpé artificiellement par Gallimard dans le tome Lion of macedon Alors que nous quittions Parménion en danger de mort et face à des spartiates encore puissant nous le retrouvons combattant pour Thèbes et son hégémonie. Mais Sparte ne l'a pas oublié et la mort de son second amour le conduit à retrouver sa soif de vengeance. Cette soif le conduit, ainsi que la ligue de Thèbes, à la bataille de Leuctres. Une bataille historique ou Sparte fut vaincue et son pouvoir démantelé. Son travail terminé il décide de s'engager comme général mercenaire dans tout l'Oikoumene ce qui lui permet de devenir le général le plus réputé du monde habité. Mais la Macédoine, par Philippe II, l'appelle dans un état de danger extrême puisqu'elle risque le démantèlement pur et simple. Un défi que Parménion ne peut que relever pour prouver sa valeur au monde entier.

D'habitude j'arrive à me faire une opinion rapidement, même si elle est fausse, mais ici j'ai du mal à me décider. Que penser de cette série? En tout cas je pense pouvoir dire définitivement ne pas être d'accord avec Gallimard lorsqu'ils écrivent au verso du livre "avec le Lion de Macédoine David Gemmel nous livre son œuvre la plus aboutie". Non, son œuvre la plus aboutie est ailleurs et le Lion de Macédoine ne possède pas ce qui m'a fait apprécier Gemmell. Néanmoins, ce n'est pas non plus un mauvais livre. J'apprécie beaucoup la façon dont il tisse une histoire de fantasy sur l'histoire d'un pays. Je retrouve des personnages que j'ai connu en cours dans un environnement à la fois familier et étrange ce qui donne un sentiment de bizarrerie mêlé à un sentiment d'authenticité. Que l'on ne s'y trompe pas, Gemmell n'a pas pensé écrire de l'histoire en écrivant ce cycle. Mais nous ne devons pas oublier que l'histoire comme science est aussi une affaire d'art. Je crois, en effet, que ce que Gemmell a réussi avec ce cycle c'est de nous plonger dans la Grèce antique d'une façon différente que celle que l'on connait d'habitude. Mais ce n'est pas son œuvre majeure.

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