31/08/2009

Une balle dans la tête (Hard as nails)

Titre: Une balle dans la têteballe.jpg
Titre original: Hard as nails
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: du Rocher 2005 (2004 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 484

Nous retrouvons Joe Kurtz quelque mois après le dernier livre. Il s'est remis de son "accident" et rencontre son officier de probation. Celle-ci lui demande des conseils sur une photo dont il ne sait rien et ne saura pas grand chose puisque, quelque minutes plus tard, lui et son officier de probation sont attaqués dans le garage. Bien entendu, il est tout de suite suspecté mais il apparaitra rapidement qu'il n'est pour rien dans ces coups de feux. Par contre, la famille de l'officier connait une histoire surprenante. Serait elle liée? Parallèlement, la mafia lui donne mission de retrouver le tueur qui s'occupe de ses vendeurs et consommateurs de drogue sans laisser de cadavres et ceci depuis plusieurs mois. Ce seront donc des semaines bien remplies pour Joe qui suivra plusieurs enquêtes à la fois.

Les enquêtes de Joe Kurtz sont bien rodées, lien avec la mafia, psychopathe, police sur les dents,... Mais Simmons y ajoute toujours une petite touche plus personnelle. Joe Kurtz est il si cynique ou a t'il vraiment aidé une femme gratuitement? Est il obligé d'enquêter pour la mafia parce qu'il ne connait que cela ou parce qu'il commence à mal tourner. Restera t'il seul quoi qu'il arrive ou alors décidera t'il, finalement, de faire confiance à quelque personnes? Peut être que Joe Kurtz est en train d'évoluer, un nouveau livre est nécessaire pour y répondre.

30/08/2009

12 théories de l'état et de la société

Titre: 12 théories de l'état et de la société9782353740581.gif
Auteur: Pierre Chassard
Éditeur: Dualpha 2007
Pages: 250

Dans le cadre de mes cours en sciences politiques de l'année passée j'ai, bien entendu, eu des heures de philosophie politique. Ce n'est pas ce que je préfère mais il est intéressant de connaitre les théories qui ont existé et leur contexte historique. C'est pourquoi j'ai pris ce livre. En le choisissant je pensais découvrir un livre de synthèse sur 12 théories résumées et comparées comme le sous-entend le résumé. J'ai découvert tout autre chose...

L'introduction, courte, est un mensonge. L'auteur y affirme la neutralité de ses choix tout en avouant, bien entendu, que ses critiques seront subjectives. Mais la suite de l'ouvrage est bien plus que de la subjectivité. Pour prendre un exemple je choisirais le seul auteur que j'ai effectivement étudié: Rawls. Chassard n'aime pas Rawls, ça se sent, ça se lit et ça le conduit soit à ne pas le comprendre, au mieux, soit à mentir sur sa philosophie. Car Chassard affirme que Rawls utilise le concept de "voile d'ignorance" pour créer des êtres humains réels incapable de se souvenir de leur passé et de leur culture. C'est une grossière erreur qui m'aurait conduit, si je l'aurais écrit dans une feuille d'examen, à être renvoyé à mes livres. Le "voile d'ignorance" n'a pas vocation à devenir réel. C'est un moyen théorique de trouver les règles de justices sociales en évitant la partialité. Ceci n'est qu'un exemple mais après lui je ne peux que mettre en doute toutes les affirmations de l'auteur dans ce livre.

Néanmoins il y a pire. Chassard ne fait pas que mentir, ou ne pas comprendre, il attaque vigoureusement tous les philosophes dont les écrits ne lui plaisent pas. A titre d'exemple je choisirais la conclusion à la critique envers Dworkin à la page 29: "(...) Dworkin a pour principe d'écarter systématiquement toute la naturalité pour le pur rationnel en vertu de son égalitaromanie, et de son idéologie égalitariste (...). Ses recours à la démocratie libérale ne font qu'aggraver leur effarante inanité. Ainsi, il s'auto-disqualifie dès le départ". Comme il est facile de le remarquer dans la citation que je viens d'inclure Chassard n'aime pas deux choses: la démocratie libérale et l'égalitarisme. Au fil du livre on se rend compte que Chassard souhaite un état fort et réfute les droits de l'homme au profit des droits du citoyen mettant au pilori les étrangers qui corrompraient la communauté d'origine.

En effet, la seconde caractéristique de l'auteur est, au mieux, une xénophobie ou, au pire, un racisme avoué. Il y a de multiples citations qui prouvent ces faits comme aux pages 24 et 25 "La stratification sociale qui s'établit naturellement (je souligne) partout où des populations blanches et noires cohabitent m'est en effet que le produit d'une différence d'aptitudes, non le résultat d'une discrimination quelconque." Alors que Dworkin pense le contraire. Une seconde attaque se fait contre Popper qui avoue son amour de la démocratie Athénienne. Chassard considère qu'Athènes n'était pas une démocratie athénienne car elle était de nature commerçante et ceux-ci sont censé être des étrangers. Lorsque Popper parle des problèmes sociaux Chassard surenchérit aux pages 172 et 173 "Quand il (Dworkin) parle de convulsions sociales à Athènes, de tensions entre classes, il a raison et il a tort. Il a raison car il s'agit bien de luttes de classes si l'on examine la situation en surface du seul point de vue économique, mais il a tort parce qu'il s'agit avant tout, si on l'examine en profondeur, d'une lutte de races. Orient marchand et parasitaire contre occident fabricant et producteur. Lutte qui traverse les siècles des partisans intéressés de la société ouverte contre les membres des communautés naturelles en défense."

Je crois que cela suffit à démontrer mon propos. Chassard, loin de présenter des théories, crée un livre haineux et subjectif dont les sous-entendu nationaliste voir racistes ne peuvent pas apporter l'adhésion. En fait, en guise de conclusion, une citation de Chassard des pages 163 et 164 contre Popper sera parfaite: "Inspiré plus par la haine que par le désir de clarifier objectivement, (...), des positions théoriques qui ne lui agréent pas, Popper use souvent d'invectives et avance des arguments qui n'ont pour la plupart rien de philosophique. (...) Il s'agit visiblement, en grande partie, d'une œuvre de propagande destinée à disqualifier les philosophies politiques adverses et à diaboliser leurs auteurs."


Image: Fnac

09:28 Écrit par Hassan dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

29/08/2009

Les fils des ténèbres (children of the night)

Titre: Les fils des ténèbresfils.jpg
Titre original: Children of the night
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Monique Lebailly
Éditeur: Albin Michel 1994 (1992 édition originale)
Collection: livre de poche
Pages: 471

Voici le dernier livre ayant comme héros les enfants de Nuit d'été. Ici c'est le père O'Rourke que nous retrouvons en Roumanie juste après la mort de Ceaucescu avec pour mission d'observer les besoins des orphelinats roumains. Après quelques années, Kate Neuman arrive en Roumanie à son tour et essaie, difficilement, de sauver le plus d'enfants possibles dont un qui semble posséder plusieurs dysfonctions hépatiques qui pourraient le tuer. Elle se sent donc obligée de le rapatrier aux USA par adoption pour pouvoir le soigner dans une clinique spécialisée et équipée. Mais, alors qu'elle découvre des effets impressionnant et potentiellement révolutionnaire pour la médecine, un mystérieux homme en noir attaque sa famille pour kidnapper son fils adoptif. Pour comprendre elle devra retourner en Roumanie et plonger dans les secrets d'une famille dont la puissance n'a pas d'égale.

Comment parler de ce bouquin? Comme les autres j'aime bien retrouver un enfant de Elm Heaven. Mais celui-ci est plus difficile à cerner. Simmons, avec sa verve habituelle, nous décrit un pays ravagé et aux mains de la police (secrète ou non). Nous suivons les aventures de Neuman et de O'Rourke avec intérêt mais pas avec passion et, honnêtement, je me suis souvent demandé si l'intrigue n'était pas un peu tirée par les cheveux. Cela semble trop simple. Les descriptions cliniques sont bien dosée, je pense, mais pourraient en rebuter plus d'un qui ne comprend rien en biologie, ce qui est mon cas. Cependant, il est toujours intéressant d'essayer de trouver une explication au phénomène des vampires dans un livre. En fait, ce que j'ai le plus apprécié ce sont les rêves du personnage Trent, le patriarche de la famille de la nuit. Ce retour dans un passé centenaire et ses actions quand il gouvernait la Roumanie actuelle. Mais, sinon, je n'ai pas trouvé ce livre des plus intéressant.

28/08/2009

Secret et Lien Social

Titre: Secret et Lien Social41RK24GX9NL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: sous la direction de André Petitat
Éditeur: l'Harmattan 2000
Collection: Logiques Sociales
Pages: 206

Le titre de ce livre m'avait interloqué. Quel est le lien entre le secret et les liens sociaux? A priori, pensais-je, le secret détruit les liens sociaux et ne les alimentent pas. Bien sur, j'avais des doutes sur cette idée et c'est pourquoi j'ai décidé de me cultiver un peu en lisant ce livre. Bon, première chose, ce n'est pas un livre mais les actes d'un colloque sur le thème du secret.

Andrè Petitat a décidé de diviser ces actes en cinq parties différentes. La première est une introduction de la sociologie du secret. La seconde partie parle des problèmes de ce thème en lien avec l'état. C'est dans cette partie que nous trouvons un texte intéressant sur la non légitimité du secret professionnel des juges et de la bureaucratie dans des affaires juridiques très émotionnels en utilisant le triste exemple de l'affaire dutroux. La troisième partie, elle, se concentre sur le libéralisme et les entreprises avec un article intéressant sur les oublis des idées d'Adam Smith dans les discours des ultra-libéraux. La quatrième partie se concentre sur l'université et les recherches académiques. J'y ai trouvé, par exemple, une contribution très éclairante sur les malversations par les scientifiques. La cinquième partie termine par quelques aspects généraux comme les rumeurs, la pudeur, la magie et les nouvelles technologies de la communication.

Encore une fois, ce sont des actes d'un colloque. Ce ne sont donc que des contributions courtes, trop courtes pour donner une vue générale d'un thème vaste et central dans la société. En effet, il semble que le secret, du moins le processus qu'André Petitat définit comme voilement et dévoilement, est au centre des relations sociales. C'est par le secret que nous nous rapprochons, c'est le secret qui nous permet de garder une certaine liberté et c'est le secret qui permet aux personnes de ne pas vexer les autres. C'est dans ce livre que j'ai compris, même si je le savais déjà, l'importance du non-dit qui a autant d'importance,voir plus, que le mensonge, plus compliqué. Personnellement, j'ai trouvé ces actes en général intéressants et éclairants.


Image: Amazon

09:47 Écrit par Hassan dans Livre, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

24/08/2009

Les feux de l'Eden (Fires of Eden)

Titre: Les feux de l'Edeneden.jpg
Titre original: Fires of Eden
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Monique Lebailly
Éditeur: Albin Michel 1996 (1994 édition originale)
Collection: livre de poche
Pages: 442

Me voici de retour avec un autre livre d'horreur made in Dan Simmons. Comme Nuit d'été et les chiens de l'hiver ce tome est lié à Elm Heaven. Cette fois par Cordie Cook qui se retrouve au centre de l'histoire. L'intrigue se déroule à Hawaï dans un complexe hôtelier de luxe que son propriétaire tente de vendre à des japonais. Mais les évènements étranges et les disparitions s'enchainent. Certains croient à l'œuvre d'indépendantistes mais Cordie, elle, est sure de retrouver des monstres qu'elle a connu dans son enfance alors que son amie récente, Eleanor, sait, par un petit livre de l'une de ses tantes, qu'elles sont les forces en présence et comment les vaincre. Néanmoins, il faudra trouver des alliés et prouver sa valeur pour combattre les anciens dieux Hawaïens. C'est dans ce genre de combats que les apparences prouvent que leur principale qualité est d'être trompeuses.

Honnêtement, j'aime bien ces pseudo suites d'Elm Heaven. J'aime bien retrouver ces enfants naïfs en tant qu'adultes accomplis avec, parfois, une histoire à laquelle on ne s'attendrait pas et qui continuent de ressentir les effets du paranormal. J'aime bien, aussi, les liens et références aux différents livres ayant comme lien la ville d'Elm Heaven. Mais, cela ne veut pas dire que tous ces livres soient tous aussi bons les uns que les autres. J'ai apprécié Nuit d'été pour son atmosphère, j'ai apprécié les chiens de l'hiver à cause de la question que se pose le personnage: suis je ou non sain d'esprit? Si ce troisième livre ne m'a pas vraiment fait ressentir de l'horreur j'ai beaucoup apprécié les référence mythologiques dont Dan Simmons parsème l'œuvre. Je ne sais pas si elles sont véridiques mais Simmons donne l'impression d'avoir mit en place de véritables recherches pour ce livre et cela donne une impression de "réalisme" que j'apprécie.

23/08/2009

Les larmes d'Icare (phases of gravity)

Titre: Les larmes d'Icareicare.jpg
Titre original: Phases of Gravity
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Jean-Daniel Brèque
Éditeur: Denoël 1994 (1989 édition originale)
Collection: folio
Pages: 368

Richard Baedecker, héros de ce livre, est un ancien astronaute. Mais pas l'importe lequel: l'un de ceux qui ont marché sur la Lune. Mais, à l'époque du livre, il a quitté la NASA pour une entreprise d'aéronautique au service de laquelle il parcourt le monde. C'est pourquoi nous le retrouvons rapidement en Inde ou il va aussi chercher son fils qui s'est engagé dans une secte. Mais ce que cherche vraiment Baedecker c'est une révélation. Car il est allé sur la Lune oui, mais il a l'impression de ne pas avoir eu de changement après cette expérience. C'est donc une quête dans laquelle il va se lancer, une quête qui lui fera retrouver ses anciens camarades dont l'un est devenu écrivain tout en restant dans l'armée et 'autre évangéliste. Dans cette quête il sera secondé par Maggie Brown grâce à laquelle il comprendra ce qu'il cherche. Voila le synopsis de ce livre: une quête d'un lieu particulier qui puisse faire comprendre à Baedecker en quoi il a changé. Qui puisse lui permettre de se sentir heureux même avec un travail peu gratifiant et son divorce récent.

Il n'y a, dans ce livre, que cette recherche de signification. Une recherche intéressante mais qui, peut être, dure sur un trop grand nombre de pages et se déroule d'une façon un peu trop molle à mon gout. Ce livre est très loin d'être mon préféré mais on y retrouve, du moins est ce mon impression, cette obsession de Simmons envers les "lieux de pouvoirs", lieux chargés d'histoire et de significations qui se suffisent à eux même.

09:51 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : simmons, larmes d'icare, phases of gravity | | | |  Facebook

22/08/2009

Sociologie de la prison

Titre: Sociologie de la prison9782707144256.gif
Auteur: Philippe Combessie
Éditeur: La Découverte 2001
Collection: Repères
Pages: 121

Encore un petit livre. Celui que j'ai choisis, cette fois, parle de la prison d'un point de vue sociologique. Alors que les discours politiciens sur la prison, ses échecs, réussites ou manques, se multiplient je me suis dit qu'il pourrait être intéressant de lire l'avis de quelqu'un de moins, a priori, subjectif. C'est donc comme ça que je suis tombé sur ce petit livre de la collection Repères. Je dois le dire tout de suite: il n'est guère passionnant. Mais c'est peut être du aux exigences de la collection? En effet, elle semble être conçue pour donner des informations rapides et courtes aux étudiants ce qui rend le propos un peu stérile et dense. Néanmoins, l'intérêt de la lecture reste présent pour ceux qui s'intéressent à ce sujet, d'autant qu'une vaste bibliographie est disponible à la fin du livre.

Pour son propos, Combessie a choisis de diviser le livre en trois chapitres. Tout d'abord il souhaite nous donner quelques perspectives historiques de la prison: sa création, ses buts et surtout pourquoi on l'a créée? C'est la que l'on apprend que la prison existait avant la Révolution française et que les "créateurs" du système ont surtout mis en place l'arsenal juridique et pénal. Ensuite, l'auteur souhaite nous faire connaitre les personnes vivant à l'intérieur et ceux qui y travaillent. Ce qui permet de dresser les profils des personnes qui ont le plus de probabilité d'entrer en prison. Ce qui a comme corolaire que d'autres ont plus de possibilités d'y échapper. VOila un point intéressant qui démontre que, malgré nos envies d'égalités, certains groupes sont moins bien traités que d'autres à cause de leurs caractéristiques sociologique. Dans le troisième chapitre, le plus actuel peut être, nous pouvons découvrir les différents buts de la prison. Vue comme rédemption ou créatrice d'intégration en passant par l'application de la loi sans possibilité de dérogations, ce qui aboutirait à des injustices. C'est, je crois, le plus intéressant chapitre pour ceux qui souhaitent comprendre les politiques pénales et les espoirs liés à celles-ci.

Les deux prochains chapitres sont complémentaires puisque c'est la même idée vue de deux façon différentes: la prison comme partie de la société ou comme société dans la société. La première vision suppose que la prison est un endroit coupé de la société "normale" avec sa propre culture. Si cela est vrai les politiques d'intégration menées dans la prison sont vouées à l'échec puisque les attentes ne correspondent pas à celles de l'extérieur. Mais, il est aussi possible que la culture soit importée ce qui pose la question de la "contagion". Autrement dit, mener les gens à la prison quand ils ne sont que de petits délinquants ne peut que les mener vers plus de délinquance violant, par la, le but de la prison comme lutte contre la délinquance. La seconde vision exerce l'idée de la prison en interaction avec la société environnante, montrant ce qu'est la société. On y découvre qu'une frange de la société profite de la délinquance de manière légale mais aussi, et surtout, que les relations à l'intérieur n'obéissent pas au règlement ou à la loi mais a des relations de don et contre-don liée à l'honneur. Ce qui brise la croyance en la loi comme moyen d'ordonner la société prisonnière. Combessie termine en démontrant le caractère paradoxale d'un outil dont la philosophie est profondément contraire à celle de la démocratie et qui, pourtant, est vue comme une création de la démocratie.


Image: Fnac

08:56 Écrit par Hassan dans Livre, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

21/08/2009

Revanche (Hard Freeze)

Titre: Revancherevanche.jpg
Titre original: Hard Freeze
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: Du Rocher 2004 (2002 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 356

Joe Kurtz est de retour dans la ville et cette fois il aura fort à faire. Alors qu'il est poursuivi par plusieurs tueurs engagés par Petit H, son ex ami, tout en étant aussi poursuivi par quelques flics véreux. En plus, il doit essayer de comprendre qu'elle est le but d'Angelina Farino Ferrara la seule sœur survivante de Petit H. Mais ce n'est que la partie la plus simple car, pour ne plus payer de tueurs, Angelina demande à Kurtz de l'aider à tuer son ennemi de la famille Gonzaga qui est aussi, accessoirement, le commanditaire de la mort Samantha. Pour compliquer encore les choses, Kurtz doit de plus en plus intervenir dans la vie de sa fille pour la protéger de son père adoptif. Pire encore, il est engagé pour retrouver et permettre d'éliminer un tueur en série extrêmement intelligent, caméléon et sans morale. Comme réussira t'il à s'en tirer sans dommages? Même lui ne le sait pas. Comme je l'ai dit auparavant, je n'aime pas vraiment les policiers. Mais je peux dire que ce tome reste dans la tradition initiée dans Vengeance: une violence et un cynisme sans concessions.

10:01 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revanche, hard freeze, dan simmons, joe kurtz | | | |  Facebook

20/08/2009

Sunshine Cleaning

J'ai été voir hier Sunshine Cleaning dans l'espoir de me détendre devant un film drôle et sympathique du même acabit que Little Miss Sunshine que j'avais beaucoup apprécié. L'histoire de Sunshine Cleaning parle d'une femme, Rose, trentenaire et ancienne bombe du lycée maintenant nettoyeuse de grandes maisons dont celle d'une ancienne amie du lycée et de Norah, la sœur de Rose, vivant encore chez son père et sans travail fixe. Le père lui même est un businesman qui ne fait qu'échouer dans ses combines et qui a élevé ses filles seuls. Lorsque le fils de Rose est viré de son école tant qu'il n'est pas sous traitement médical Rose décide de l'envoyer dans une école privée. Mais pour cela il faut de l'argent... C'est à ce moment qu'il lui prend l'idée de monter une entreprise de nettoyage de scènes de crimes! Une famille bizarre n'est ce pas? Mais l'histoire a son charme.

Alors que nous pouvons voir dans l'historie une recherche de la réussite c'est aussi un moyen, bien que ce sujet n'apparaisse que quelques secondes, d'éviter au garçon d'être mis sous médicaments. En effet, l'usage de médicaments pour calmer les enfants dit "perturbés" est très large aux USA et Rose décide de refuser cette solution de facilité pour son fils. Les différentes scènes de crimes peuvent être assez cocasses d'autant que les deux sœurs ne sont que des amateurs qui, heureusement, bénéficieront des conseils et de l'aide de Wilson, vendeur de matériel ménager. En fait, bien que l'histoire soit drôle, ce film ne fera pas les annales. Mais je reste sur mon avis: c'est un bon film devant lequel se détendre et rire un peu avec des amis.


19117595.jpg


Image: Allociné

Site officiel

09:46 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

19/08/2009

Quand l'état se mêle de l'histoire

Titre: Quand l'état se mêle de l'histoire313DP3DCADL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Entretien avec René Rémond mené par François Azouvi
Éditeur: Stock 2006
Pages: 106

Quel que soit son travail ou son domaine d'études on ne peut pas passer outre quelques instants de réflexions sur ce que l'on fait. Ce petit livre est, justement, une réflexion sur un aspect particulier du travail d'un historien en France: les lois dites mémorielles. René Rémond, en effet, est l'un des signataires de la pétition demandant leur abrogation, pétition faisant suite à une plainte contre l'historien, trois fois récompensé pour son livre Les traites négrières. Essai d'histoire globale, Olivier Pétré-Grenouilleau justement à cause d'une loi mémorielle. Ces lois ne sont pas des moyens de punir le négationnismes mais des armes à doubles tranchants qui, sous couvert du respect de la mémoire, peuvent empêcher l'historien de faire un travail de qualité puisque, si il s'érige contre le discours légal, il risque une condamnation. René Rémond considère ceci comme un grand danger pour le travail de l'historien.

Bien entendu ce n'est pas tous son discours, via ce thème légal il en profite pour donner sa définition du travail de l'historien. Un travail d'approximation ne devant pas souffrir des vues subjectives mais ne devant pas non plus se perdre dans l'amoralisme via la relativité des valeurs morales. Un historien doit condamner ce qui est condamnable car René Rémond croit en des valeurs morales universelles. C'est aussi un bon moyen pour lui de donner sa définition de ce qu'est la mémoire, une action immédiate et subjective, et de l'histoire, une réflexion objective. Néanmoins, il ne faut pas croire qu'il souhaite que l'histoire ne soit la propriété et ne puisse être faites que par les historiens. Il pense que l'histoire appartient à tout le monde et que, nécessairement, tout le monde doit pouvoir en parler et en posséder des rudiments. Ce qu'il condamne c'est la croyance des politiciens que leur positon d'élus les placent en droit de donner des ordres aux historiens et de leur imposer des méthodes et vérités historiques au moyen de la loi alors que le débat fait toujours rage.

Bien que ce thème soit surtout important en France, nous ne devons pas oublier que la Suisse aussi à eu ses tentatives et tentations de lois mémorielles et, donc, nous devons bien expliquer en tant qu'étudiant ou historiens confirmés que nos travaux ne sont pas des jugements ou des tentatives de violer la vérité historique au profit d'une faction mais la recherche de la vérité historique qu'elle soit plaisante ou non et ce par des moyens scientifiques et rationnels tout en n'oubliant surtout pas d'avouer nos approximations et ignorances.


Image: Amazone

18/08/2009

Vengeance (hard case)

Titre: Vengeance vengeance.jpg
Titre original: Hard case
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: Du Rocher 2001 (2000 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 280

Vengeance est l'histoire de Joe Kurtz: détective privé récemment sorti de prison après un meurtre. Bien sur son premier but est de trouver du travail et, pour cela, il ne voit rien de mieux que de proposer ses services à l'une des familles de la mafia locale dont le comptable et plusieurs camions semblent avoir disparus. Utilisant son don pour énerver tout le monde autours de lui il sera impliqué dans les affaires de la famille qui conduiront plusieurs assassins à ses trousses. Utilisant des méthodes peu conventionnelles il sera aussi en délicatesse avec la police qui n'apprécie que peu son sens de la justice. Je dois avouer, et mon résumé plus que succinct doit surement le montre, j'ai été très sceptique vis à vis de cette histoire. Non pas qu'elle soit forcément mauvaise mais je n'ai pas énormément d'intérêts pour les policiers. Bien que l'histoire puisse se lire facilement et avec un certain intérêt je ne l'ai donc pas vraiment aimée. D'ailleurs, cette histoire est violente, très violente et peu morale. Bien que ne cherchant pas à tuer si il peut l'éviter Kurtz n'hésite pas à éliminer ses ennemis quel que soit le moyen. Par contre, j'ai beaucoup apprécié l'image des SDF anciens universitaires et dont les débats se font principalement en latin.

09:51 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joe jurtz, vengeance, simmons, hard case | | | |  Facebook

17/08/2009

Normes, déviances, insertions

Titre: Normes, déviances, insertions
Auteur: sous la direction de Gérard Mauger, José Luis Moreno Pestaña et Marta Roca i Escoda
Éditeur: Seismo 2008
Pages: 216

Ce livre n'est pas un récit historique des normes, des déviances et de leur insertions dans la société. Ce livre se propose d'analyser ces termes et surtout la façon dont la société, politique et savante, les construit pour étiqueter des personnes. C'est pourquoi les coordinateurs ont décidés de le diviser en trois parties. La première parle du discours politique. Celui-ci, par l'étiquette déviance, est capable de déligitimer des actions politiques et de les rendre sans fondements par ce même biais. Nous avons aussi un article très éclairant sur la différence entre le social et le répressif. Si j'en crois cet article les arguments et visions des partisans des deux termes ne sont pas si différents que l'on penserait. La seconde partie parle, elle, du coté scientifique. Elle essaie de reconnaitre la façon dont les scientifiques, surtout les psychothérapeutes, écrivent ce qu'est une déviance pour la rendre compatible avec leur métier. C'est pourquoi on peut y lire un article plutôt intéressant sur la psychologisation de l'école et la façon dont elle se crée. Enfin, la troisième partie parle de l'insertion. Insertion des jeunes de banlieues dont il est important de créer une avenir et de suivre ses promesses. Insertion par la prison dont les socialisations par les condamnés peuvent être différentes selon la vision qu'ils ont de la prison. Sans oublier les thérapies contre les troubles alimentaires. L'important dans ces chapitres est de voir que les normes intériorisées doivent être modifiées pour une insertion réussie.

C'est un livre intéressant et dont la lecture m'a appris plusieurs choses dont je n'avais pas toujours conscience. L'article sur les jeunes de la cité par Isabelle Coutant devrait être lu par toutes les personnes qui souhaitent régler ce qu'ils voient comme un problème mais ce n'est pas le seul intérêt de ce livre. J'ai apprécié les contributions assez larges avec des exemples, parfois déroutants mais j'ai l'impression qu'il y a deux problèmes. Premièrement, et c'est normal vu la taille du livre, les contributions ne sont pas toujours totalement développée et pourraient demander plus de pages pour expliquer les mécanismes à l'œuvre. Secondement, j'ai l'impression d'un manque de perspective historique. En effet, je pense qu'utiliser l'histoire, avec les précautions normales, est très utile pour comprendre les évènements actuels. Ce manque d'historicité est, je trouve, un manque important. Sinon je pense que c'est un bon livre même si je n'ai pas encore les compétences nécessaires ni les connaissances me permettant de véritablement critiquer les articles.


Image: tirée du site des éditions

09:58 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre, Politique, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normes, déviances, insertions | | | |  Facebook

16/08/2009

Les chiens de l'hiver (a winter haunting)

Titre: Les chiens de l'hiverchiens.jpg
Titre original: A winter haunting
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: Du Rocher 2003 (2002 édition originale)
Collection: le Livre de Poche
Pages: 440

ce livre est une sorte de suite de Nuit d'été pas à cause des évènements mais parce que Simmons reprend l'un des enfants et le transporte quarante ans plus tard de retour à Elm Heaven. Dale est devenu docteur en littérature anglaise et écrivain médiocre, marié, 2 enfants et une maitresse dans une petite ville universitaire ou il possède tous les biens matériels qu'il pourrait souhaiter. Mais son histoire d'amour avec l'une de ses étudiantes le conduit à rompre avec sa femme pour être rejeté, ensuite, par sa maitresse. C'est seul et déprimé qu'il revient à Elm Heaven après une tentative de suicide pour écrire un roman sur sa jeunesse dans les années 60, cette fameuse année ou son ami Duane mourut, cette année dont il ne se souvient pas vraiment. Mais, arrivé en ville, les évènements étranges se multiplient autours de lui: les morts reviennent, les chiens hurlent et son ordinateur lui joue des tours. En même temps il est progressivement impliqué dans plusieurs agressions et la police commence à se demander qui il est et si il faut le considérer comme victime que se soit physiquement ou de son esprit?

Si j'ai bien compris, ce livre est aussi censé être un livre d'horreur. Je n'ai pas eu peur, loin de la, mais j'ai trouvé pire. La question principale du livre ne sont pas les fantômes ou les recherches de Dale. La question principale est celle de la santé mentale. Alors que Dale vit à Elm Heaven les évènements étranges ne se déroulent qu'autour de lui. Est ce la réalité ou est ce son esprit qui lui joue des tours? Est il en train de perdre la raison sans s'en rendre compte? Est ce lui qui est responsable des disparitions? Ses fantasmes en sont ils ou sont ils des souvenirs? Est ce lui qui remet la cartouche dans la carabine qu'il a utilisé pour tenter un suicide ou autre chose? Voila ce qui est effrayant dans ce récit: savoir si les évènements sont réels ou si notre esprit se perd lui-même. De ce coté je dirais que ce roman est réussi. Pour terminer, j'ai apprécié les idées que nous découvrons à la fin. L'idée que le suicide est une sorte de moyen pour l'au-delà d'entrer dans la vie d'une personne. Que cet au-delà soit réel ou non...

13/08/2009

Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France XIXe - XXIe siècle

Titre: Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France XIXe - XXIe siècle 9782130566922.jpg
Auteur: sous la direction de Ludivine Bantigny et Ivan Jablonka
Éditeur: Presses universitaires de France 2009
Collection: Le Nœud Gordien
Pages: 307

L'histoire de la jeunesse est une histoire difficile à raconter et analyser pour plusieurs raisons: nous avons été ou sommes tous jeunes, les discours sur la jeunesse sont le plus souvent déclamé par des personnes ne faisant pas partie de cette catégorie et la jeunesse, comme le dit Bourdieu, n'est qu'un mot. Autrement dit, la jeunesse est une catégorie sociale fluctuante puisqu'elle dépend de nombreux facteurs particuliers aux contextes ou on la définit. C'est donc un recueil difficile dans lequel se sont lancés Ludivine Bantigny et Ivan Jablonka puisque la définition de l'objet change selon la période ainsi que le nombre de sources disponibles (comme le souligne Jean-François Sirinelli dans la préface). Honnêtement, après l'avoir lu, je pense que c'est un paris réussi.

Divisé en trois parties le livre nous fait naviguer du XIXe au XXIe siècle. La première partie parle du XIXe siècle et nous informe sur les étudiants et la façon dont on les voit. La jeunesse rurale dont les espoirs permettent d'empêcher leur révolte ainsi que du sentiment de jeunesse de la France face à la vieillesse de l'ancien régime. La seconde partie, elle, nous transporte dans la première moitié du XXe siècle lors des quatre guerres que connu la France. Elle démontre le besoin de reconstruction du pays par un discours sur la jeunesse mais aussi le sentiment de dégénérescence des "vieux" qui ont échoué lors de la seconde guerre mondiale. Cette partie de l'histoire est une sorte de recherche de revitalisation de la France par les Jeunes mais aussi leur sacrifices par les blessures de la seconde guerre mondiale et de la guerre d'Algérie. Pour terminer, la troisième partie prend en compte l'histoire des jeunes jusqu'à nos jours. Nous passons donc à travers le rock, la culture jeune, etc. Mais surtout les collaborateurs nous expliquent les sentiments de rejet de la jeunesse dites immigrées qui ont aboutis à différentes émeutes dont la dernière est celle de 2005. Nous recevons aussi les explications de la perte d'importance de l'armée qui de passage de l'âge adolescent à l'age adulte est devenu une simple perte de temps et d'argent. Enfin, une contribution nous montre les changements de l'attitude sexuelle tout en démontrant que les femmes restent les gardiennes de la prévoyance sexuelle et du passage de l'état célibataire à l'état maritale.

Cette énumération non exhaustive montre un livre dense. Néanmoins la taille du livre et des contributions empêche d'analyser en détail chacune des thèmes soulevés. Bien que je n'ai que peu d'intérêt pour l'histoire du cinéma, de l'économie ou encore de la musique les contributions sur la création politique du groupe jeunes, la vision qu'en a la société sans oublier les mutations de la jeunesse féminine et les différentes révoltes de jeunes ou encore la sexualité m'ont énormément appris. C'est un livre facile à consulter, rapide à lire et qui nous permet de comprendre une grande partie du champ historique des jeunes tout en gardant une ouverture avec la sociologie, ce que je ne peux qu'apprécier. Si nous souhaitez vous documenter sur les jeunes je pense que ce livre est une bonne occasion. Mais il nous apprend plus que ça. Il nous montre que les discours sur la jeunesse, encore dominée par les personnes au pouvoir que ce soit la famille ou les politiques, ont toujours montré à la fois la peur et les désirs de la société. Alors que, selon certains, les jeunes sont en perte de repaires ce livre a le mérite de nous montrer, qu'au contraire, les jeunes ont seulement leur propres repères pas toujours en adéquation avec ceux de la société. Une idée plus importante que celles qui ne demandent que répression face à une prétendue jeunesse dangereuse et barbare.


Image: tirée du site des éditions PUF

10:00 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Livre, moderne, Politique, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunesse | | | |  Facebook

12/08/2009

Nuit d'été (summer of night)

Titre: Nuit d'éténuit.jpg
Titre original: Summer of night
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Evelyne Gauthier
Éditeur: Albin Michel 1993 (1991 édition originale)
Collection: Livre de Poche
Pages: 597

Ces dernier temps je suis surtout plongé dans les dernier livres de Dan Simmons que je n'avais pas encore lu. C'est pourquoi je parle ici de l'un de ses livres d'horreur: Nuit d'été. L'intrigue de ce livre se déroule dans l'été du Middlewest américain juste après la fin des classes. Nous suivons les aventures innocentes de cinq jeunes garçons encore enfants mais commençant à entrer dans l'adolescence. Mais, rapidement, les étrangetés se multiplient: disparitions, morts mystérieuses, individus étranges dans les rues et tentatives de meurtres sur certains des enfants. Petit à petit les enfants découvrent que ces mystères sont de natures paranormales et découvrent de quoi elles sont issues. Après avoir subit les attaques ils décident de combattre! Mais un enfant innocent est il capable de résister au Mal?

Livre d'horreur? Il y a un peu d'horreur dans cette histoire oui mais je n'ai pas ressenti de peurs. L'histoire est sympathique et j'ai bien aimé suire les tribulations enfantines des héros rappelant nos propres enfances. J'ai bien aimé aussi que les peurs enfantines deviennent réalités (le monstre sous le lit par exemple). Mais je n'ai pas ressenti de peur. Par contre j'ai été curieux de connaitre l'origine de ce mal et son but. Simmons ne nous donne pas de véritables indices sur ce but mais nous dit d'où il vient: l'Égypte antique. Bien qu'aimant l'antiquité je ne suis pas amateur de ces livres qui diabolisent les cultes paganistes de cette manière. Enfin, ce n'est qu'un livre non? Néanmoins je me suis assez bien détendu en lisant ce livre, sans passions mais sans ennuis véritable. Un livre de nuits d'été en somme.

09:51 Écrit par Hassan dans Fantasy, Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nuit d'été, simmons, summer of night | | | |  Facebook

04/08/2009

L'Homme Nu (The Hollow Man)

Titre: L'Homme Nuhomme nu.jpg
Titre original: The Hollow Man
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Monique Lebailly
Éditeur: Albin Michel 1994 (1992 édition originale)
Collection: Livre de Poche
Pages: 316

Après L'Amour, La Mort j'ai décidé de me plonger dans ce court roman de Dan Simmons. Une chose est sûre, l'histoire est plutôt embrouillée. Non pas que l'intrigue soit difficile à comprendre mais j'ai eu du mal à lier les personnages en un tout cohérent avant la fin. Simmons, ici, décrit la vie de Bremen après la mort de sa femme dont il ne se remet pas. Si il ne se remet pas de cette mort ce n'est pas qu'à cause de la douleur de perdre un être cher. C'est aussi parce que lui et sa femme avaient le talent d'écouter les esprits des autres humains. A deux ils pouvaient se défendre, seul Bremen ne peut que subir le chaos mental du monde. Tandis que nous suivons la décente en enfer de Bremen un narrateur externe nous décrit sa vie passée de mathématicien brillant.

Que dire de ce livre? Ce n'est pas un mauvais livre mais ce n'est pas un chef d'œuvre non plus. L'intrigue peut nous tenir en haleine comme elle peut paraitre un peu trop lente à se déployer. Un livre bon pour se détendre mais qui ne se hisse pas à la hauteur des Cantos d'Hypérion. Bien sur, on retrouve les fascinations maintenant bien connues de Dan Simmons. La aussi nous suivons les pas d'un universitaire un peu hors du monde. La aussi nous trouvons un ancien prisonnier des camps de la mort et le héros subit les cruautés de l'humanité, le mal est quelque chose que Dan Simmons semble vouloir comprendre. Nous avons aussi, encore, un aperçu de la fascination que Simmons possède vis à vis des théories mathématiques et cosmologiques. Heureusement pour nous, il arrive à traduire le langage mathématique en mots bien que je ne puisse pas vérifier la validité de ces même mots. Un livre dans la veine classique de Simmons (horreur de l'humanité et grandes théories cosmologiques et donc, de la vie), sympathique à lire et court ce qui permet d'arriver au bout assez rapidement.

08:57 Écrit par Hassan dans Fantasy, Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dan simmons, homme nu, hollow man | | | |  Facebook