30/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 4. Les fragments d'une couronne brisée (Shards of a broken crown (Volume four of the Serpentwar Saga))

Titre: Krondor: la guerre des serpents 4couronne brisee.jpg
Tome: Les fragments d'une couronne brisée
Titre original: Shards of a broken crown (Volume four of the Serpentwar Saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2005 pour la traduction (1998 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 631

Voici, enfin, les dernières aventures relatant la guerre des serpents. A la fin du troisième tome, l'hiver arrivait enfin permettant aux soldats du Royaume de vaincre les troupes de la Reine Émeraude alors que Pug, Tomas, Dominic, Calis et Nakor luttaient et vainquaient le démon. Nous retrouvons tout ce beau monde à la fin de l'hiver alors que le Royaume de l'Ouest est dévasté et pourrait être perdu à tout jamais. Le Prince Patrick souhaite le reconquérir mais il doit, pour cela, faire attention aux Keshians et aux soldats de Fadawah. Il est possible que le Price doive faire la paix avec d'anciens ennemis pour reconquérir ses terres. Pendant ce temps, Nakor essaie de lancer son église et Pug essaie de savoir si il doit continuer à faire partie du Royaume alors qu'il se heurte de plus en plus aux décisions de Patrick.

Honnêtement, je ne suis pas sur que ce tome ait été vraiment utile. La boucherie continue et je dois avouer qu'elle m'a lassé très rapidement. Bien entendu, les personnages eux-même souhaiteraient en finir une fois pour toutes. Ce tome nous permet surtout de mieux connaitre certains personnages qui pourraient être important dans le futur comme James et Dash, les deux frères et dernier enfants de la lignée de Pug. On découvre aussi que le Royaume a perdu ses meilleurs hommes et qu'il est durablement affaibli. Bien entendu, Feist a décidé de remettre un coup de magie noire pour que nos magiciens préférés aient quelque chose à faire. Encore une fois, on découvre que Feist a presque rendu trop puissant Pug, Tomas et Miranda puisque quasiment rien ne peut les arrêter. En fait, je pense que l'un des seuls points utiles de ce livre, mis à part un peu de détente, c'est la décision de Pug concernant ses liens avec le Royaume et le dévoilement de sa mission.

29/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 3. La rage d'un roi démon (rage of a demon king (volume three of the Serpentwar Saga))

Titre: Krondor: la guerre des serpents 3rage d'un roi demon.jpg
Tome: La rage d'un roi démon
Titre original: rage of a demon king (volume three of the Serpentwar Saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2005 pour la traduction (1997 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 695

Les deux premiers tomes de La guerre des serpents étaient une préparation à la guerre dans le Royaume. Ce tome ci nous montre la guerre qui arrive et qui se déploie dans le Royaume. Certains pourraient penser "enfin". Il est vrai que Feist a pris son temps pour la lancer dans son histoire. Il est donc facile de résumer ce livre puisqu'il décrit la préparation en vitesse du Royaume face aux hordes innombrables qui débarqueront sur son rivage et les évènements suivant ce débarquement. Bien sur, il y aussi les intrigues dans lesquelles Pug, Miranda, Macros, Nakor et Thomas sont mêlés. Durant le développement de cette intrigue on apprend qui est le véritable ennemi mais surtout on comprend un peu mieux les évènements qui se sont produits dans leur histoire. Cet ennemi, il faut s'en douter, ne sera pas vaincu en deux tomes et son existence explique le plan d'écriture que Feist a mis sur son site officiel.

Pour faire vite, ce livre est de l'action pure sans énormément de réflexion. Bien que j'aie aimé le déroulement de l'intrigue et que j'aie suivi les évènements avec intérêt je dois avouer que ce n'est pas le meilleur livre de Feist. Il donne l'impression d'être surtout une œuvre créée pour l'action et non pour l'intrigue. Je me suis donc pris à attendre, avec une presque impatience, ce que Pug et Miranda pouvaient bien faire pendant la guerre. Ce qui m'intéressait bien plus que les morts par millier. Après tout, Feist n'est pas un écrivain majeur de la fantasy mais un écrivain avec de l'imagination et dont les intrigues sont plus intéressantes que les actions proprement dites. Du moins, est-ce mon avis à ce stade de mes lectures.

27/09/2009

Oppressions Et Résistances

Titre: Oppressions Et Résistances310LS79fC8L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Auteur: Stéphane Rials
Éditeur: PUF 2008
Pages: 362

J'ai lu ce livre il y a déjà plusieurs semaines mais je ne savais pas vraiment comment en parler. Pensant que la réflexion m'aiderait j'ai décidé d'attendre. Je dois bien avouer que j'en suis venu à la conclusion que je n'étais tout simplement pas capable d'en parler sérieusement. Rials, juriste, met dans ce livre plusieurs articles ou préfaces qu'il a écrites et qui ont toutes comme point commun de touche au problème de la résistance. Comme l'explique Rials, la résistance, pour un juriste, est un droit paradoxal puisqu'il permet de s'affranchir de la loi. C'est probablement la raison pour laquelle Stéphane Rials s'est tourné vers la philosophie et les sciences humaines pour palier aux biais lié au point de vue purement juridique, point de vue que je dois avouer trouver des plus abstrait et étriqué. Il se trouve que je suis presque totalement inapte à juger des doctrines philosophiques de par mon manque de culture dans ce domaine.

Néanmoins, je peux au moins dire ceci. Bien que ne suivant pas les règles de descriptions scientifiques que j'apprends à utiliser, la façon d'écrire de Rials est intéressante. On sent que l'auteur n'a pas qu'un intérêt académique envers le droit de résistance mais qu'il a un besoin de réflexion sur ces notions, besoin probablement du à l'histoire de sa famille? Je ne saurais en juger et laisserais l'auteur s'en expliquer si il le souhaite. En second lieu, l'écriture de Rials est intéressante aussi, et principalement, d'une point de vue stylistique. Stéphane Rials possède une belle plume, un sens des mots impressionnant et est capable d'écrire de belles formules. Cette façon d'écrire, bien que compliquée à lire parfois, peut être vue comme agréable au lecteur tout en démontrant la haute érudition de l'auteur des lignes. Je crois bien que c'est la seule chose que je suis sur d'avoir comprise de ce livre.


Image: prise sur Amazon

18:24 Écrit par Hassan dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

25/09/2009

Le mensonge de la supposée concurence des assurances maladies

Depuis quelques mois je réfléchis à cette question. Comment démontrer que les assurances maladies ne sont pas en concurrence? Ce ne sont pas les arguments qui sont compliqués, un gymnasien est capable de les trouver puisque ça fait partie du programme en économie, mais la façon de les présenter. En effet, comme tout le monde le sait, la libre concurrence requiert quatre caractéristiques que je trouve fondamentales: la possibilité pour tous les acteurs de quitter ou rejoindre le marché, le marché doit être libre, les acteurs doivent agir individuellement et rationnellement, le marché doit être transparent. Hors, qu'en est-il de la réalité?

Possibilité de quitter ou rejoindre le marché?
Tout le monde se rendra compte plutôt facilement que cette caractéristique est tout simplement oubliée dans les assurances maladies. Bien sur, les caisses peuvent quitter le marché facilement. Cependant, le consommateur, selon la loi, est obligé de rester sur le marché. Selon la loi, le consommateur ne peut pas décider que les prix sont trop haut et refuser l'offre du marché. Il est dans l'obligation d'agir à l'intérieur du marché et de trouver une autre offre ou alors de rester dans sa caisse actuelle. De par cette impossibilité une forme importante de pression du consommateur est impossible à utiliser.

Liberté du marché?
Si nous souhaitons un marché parfaitement libre, ce qui est impossible, cette caractéristique est, aussi, une illusion. Les assurances maladies sont, non seulement, régulées par l'état fédéral mais aussi "surveillé" par l'état fédéral. De plus, les caisses et les cantons sont intimement liées par l'argent ne serais-ce que parce que l'état cantonal a souvent mission de prendre ne charge les consommateurs incapable de payer leurs factures de caisses maladies. Dans un marché libre, ces personnes devraient quitter le marché mais, à cause de la loi, elles doivent être aidée par l'état alors que les caisses sont censée être privée et hors de l'influence étatique!

Individualité et rationalité?
Malheureusement, ces deux caractéristiques existent dans le marché actuel. Les consommateurs agissent bel et bien en individus devant, chacun, choisir une caisse et une offre selon leurs moyens. Les caisses, elles, semblent agir, non en concurrentes, mais en partenaires tacites (point que j'expliquerais plus tard). La rationalité existe aussi au grand malheur des caisses. En effet, la rationalité fait que les consommateurs, chaque années, cherchent en masse la caisse la moins cher. Bien entendu, cette arrivée massive de clients crée des problèmes de fonds et des problèmes bureaucratiques qu'il est difficile de résoudre. C'est pourquoi, ces derniers temps, on voit les caisses se plaindre d'un acte rationnel qui est de suivre l'offre la moins cher du marché comme tout le monde. Ahhh qu'elles aimeraient un gel de la possibilité de changements! Non seulement elles n'auraient pas a baisser les prix mais en plus elles n'auraient plus à avoir peur que le consommateur agisse en acteurs éclairé!

Transparence du marché?
Voila le point le plus facile à démontrer! En effet, chacun quand il étudie les offres se rend compte que le marché des assurances est tout sauf transparent. Premièrement, les détails des offres sont multiples, se contredisent elles-même et sont difficile à comprendre même pour spécialiste. Une simple nuance peut tout changer dans vos possibilités de couverture! En second lieu, les prix des primes augmentent chaque années (c'est bien le seul point transparent d'ailleurs) mais personne ne sait pourquoi ni ne peut vérifier les allégations des caisses! Car, nous ne pouvons ni connaitre le chiffre d'affaire ni connaitre le montant des réserves que possèdent les caisses. Comment peut on savoir si ces augmentations sont justifiées si on n'a pas les moyens de vérifier les allégations? Certains pourraient tenter de les croire sur parole, je serais tenté de dire que je pourrais croire sur parole les promesses électorales d'un politicien aussi: on ne serait coupable que de naïveté face à des personnes qui ont intérêt à nous mentir.

En conclusion, il est clair que le marché des assurances maladies n'est pas un marché de concurrence. C'est un marché opaque et fermé dans lequel aucune caisses n'a intérêt à voir les prix baisser. En effet, tous les consommateurs étant obligés de rester sur le marché et ces dernier agissant rationnellement face aux offres, les caisses agissent tacitement comme des partenaires. A cause de ces caractéristiques, la moindre baisse de prix verra les consommateurs changer de caisses en masse vers la moins cher ce qui, en conséquence, augmentera massivement les frais administratifs.

Il en découle naturellement que les caisses maladies n'ont aucun intérêt à voir l'une des leurs baisser ses prix. Au contraire, elles ont intérêt à stabiliser les prix ou, comme je le crois, augmenter régulièrement à petites mesures les prix de l'assurance maladie. Nous ne sommes pas dans un marché de concurence mais dans un marché d'oligopole simple. Celui-ci vicié par l'impossibilité des consommateurs de quitter le marché. Et, je ne parle pas ici de l'immoralité et de l'inhumanité des caisses maladies que chacun connait et vit au moins une fois dans son existence. Bref, garder le système actuel au nom de la libre concurence est soit de l'hypocrisie soit de la naïveté face aux réalités.

10:10 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

22/09/2009

Faërie (Faerie Tale)

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Titre original: Faerie Tale
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Jean-Daniel Brèque
Éditeur: Bragelonne 2007 pour la traduction (1988 édition originale)
Collection: Milady
Pages: 631

J'ai décidé de faire une courte et rapide pause dans le cycle de Krondor et, donc, j'ai lu un livre que je pensais plus léger et plus jeune. Faërie, de Feist, nous fait voyager dans les légendes concernant le peuple des fées. L'histoire se déroule aux USA dans une petite ville qu'une famille a souhaité acquérir pour se reposer d'Hollywood ou le père était devenu riche et célèbre. Les lieux sont idylliques, grands et agréables. Rapidement, la famille se fait des amis ou en retrouvent, certains plus étranges que d'autres. Cependant, la forêt de la ferme cache des évènements féériques qui toucheront bientôt, et de plus en plus, la famille. Les étrangetés se multiplient et les accidents ou les violences se multiplient contre tout le monde...

Les histoires de fées semblent toujours être faites pour les enfants (même si je ne crois pas qu'il existe une littérature pour enfants) ce livre n'est pas un livre pour enfants. Alors que je pensais découvrir une histoire plutôt légère j'ai découvert une atmosphère non oppressante mais une atmosphère de sensualité. Le livre entier respire la sexualité et l'arrivée des fées s'accompagne toujours de désirs et de sensualité. Je crois bien que c'est la première fois que je vois une telle atmosphère dans un roman de Feist. Un autre point m'a surpris, c'est la création de l'un des personnages: Gabbie. Au début du livre on dirait une adolescente bornée et plaintive alors que le reste du livre voit ce personnage se développer jusqu'à devenir une femme sûr d'elle, amoureuse et, surtout, avec un caractère riche et fort. On aurait presque l'impression que Feist n'imaginait pas créer ce personnage de cette façon et que ses caractéristiques se sont, peu à peu, mises à jour sous sa plume. Je crois, d'ailleurs, que c'est le personnage le plus intéressant du livre. Bref, un livre sympathique et qui se lit vite. Pas un chef d'œuvre mais une belle histoire bien qu'elle semble, parfois, un peu simpliste. La fin, par exemple, semble se construire trop rapidement.

09:55 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : faërie, feist, milady | | | |  Facebook

21/09/2009

District 9

Mercredi passé est sorti le film de science-fiction District 9. C'est hier soir que j'ai pu le voir au cinéma. Les réactions que je récoltais autours de moi avant de le voir étaient de deux genres: un film génial ou un film nul. Bien entendu, je comptais me faire ma propre idée sur ce film. L'histoire, déjà, change un peu des canons des films de SF avec extraterrestres. Il y a 20 ans un vaisseau spatial apparait sur Terre et se stationne au dessus de Johannesburg. Après une longue attente les autorités décident d'entrer dans le vaisseau et y découvrent des millions d'extraterrestre en malnutrition. Il est donc décidé de les amener sur Terre pour les aider et un camp est construit, le district 9, pour les abriter. Mais la contestation fait rage est, au début du film, le MNU (organisme militaire privé chargé du problème des extraterrestres) décide d'évacuer vers un nouveau site ou ils seront en sécurité et loin des humains. Malheureusement pour le responsable il sera touché par un virus génétique extraterrestre qui le transformera et, surtout, lui permettra d'utiliser les armes des extraterrestres en faisant l'homme qui vaut trois milliards. Cette histoire se déroulant dans un décor délabré et sous la présence écrasante du gigantesque vaisseau mère.

Voila un scénario assez riche. Les conséquences de l'arrivée de ces ET sont très importantes mais nous ne voyons pas grand choses de celles-ci. Le principale point du film concerne autre chose: le racisme. En effet, les ET sont tous mis dans le même sac: dangereux, irrespectueux, sales et inintelligent. Les ET, d'ailleurs, sont victimes de plusieurs actes peu amicaux par les humains. On les arnaque régulièrement, on leur interdit de construire leur technologie, on les expulse sans autres états d'âme et, même, on fait des expérience sur eux. En fait, les rôles sont, d'une certaine façon, échangés. Ce ne sont plus les ET qui attaquent l'humanité mais l'humanité qui attaque, exploite, les ET tout en leur déniant toute intelligence de leur situation. Bien entendu, un tel agissement ne risque pas de rester impunis.

On découvre, dans ce film, une humanité qui ne s'intéresse pas aux malversations de la MNU contre les ET, des hommes haineux et d'autres gouvernés par la cupidité ou la recherche sans éthique. En fait, l'humanité par ses caractères est tout simplement incapable de pratiquer un échange avec les ET et ne peut que les écraser pour prendre ce qu'ils souhaitent: les armes. Plutôt que de parler d'égaux à égaux, ce qui aurait permis une avancée technologique et philosophique énorme, on apprend rien et on gâche tout. On découvre une humanité que l'on a connu lors de plusieurs évènements dramatiques et terribles de notre histoire: de la seconde guerre mondiale à la fin de l'apartheid. Cependant, j'aime croire, et la fin du film très ouverte permet de se lancer dans beaucoup de théories, que l'humanité sera jugée.


Site officiel
Image: prise sur allocine

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10:00 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : district 9, extraterrestres, racisme | | | |  Facebook

17/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 2. L'ascension d'un prince marchand (Rise of a merchant prince volume two of the serpentwar saga)

Titre: Krondor: la guerre des serpents 2prince.jpg
Tome: L'ascension d'un prince marchand
Titre original: Rise of a merchant prince volume two of the serpentwar saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2004 pour la traduction (1995 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 605

Logiquement après un premier tome il y a un second tome: le voici. On reprend l'histoire presque exactement au point ou nous l'avions laissé. Erik devenu soldat, Roo avec ses ambitions de richesses et le bateau en route pour Krondor. Ce second tome nous narre quelques aventures annexes à celles de Roo: Erik prenant du galon et ses missions et Nakor au port des étoiles. Mais l'intrigue principale est celle qui nous fait suivre Roo, alias Rupert Avery, dans sa quête de la richesse. Après son retour, les compagnons sont tous graciés et récompensé. Cet or permettra à Roo de commencer son entreprise mais, bientôt, il découvrira que le monde marchand est sans pitié. C'est pourquoi il décidera de courtiser un riche marchand et sa fille dans l'espoir de posséder de plus en plus d'or et de se hisser au niveau des plus grands de Krondor. Cependant, il saura bientôt que son ascension ne profitera pas qu'a lui...

Oui, Roo est véritablement au centre de ce texte. Et, bien que j'apprécie ce tome sans aller jusqu'à l'adorer, je n'aime pas Roo. On découvre un personnage plus cupide et sans cœur que je ne m'y attendais. Son seul but est l'or, peu importe ceux qu'il écrase durant sa quête, peu importe la tristesse qu'il crée, peu importe ses promesses. Non, je n'aime pas ce personnage. Néanmoins, je reconnais que ce livre est nécessaire pour continuer l'histoire. On sait, depuis le tome précédent, que le Royaume va être confronté à une gigantesque guerre. Il faut bien la financer n'est ce pas? Grâce à ce livre on comprend comment les grands du Royaume se préparent à une guerre plus proche qu'on ne le pense.

15/09/2009

La culture: un droit en danger

Depuis quelques années les assauts contre ceux qui violent les copyright, appelé couramment pirates, le problème est que ces assauts légaux (sic) et techniques sont de plus en plus menaçant pour nos libertés de consommateurs et de citoyens. Entre la destruction à distance des livres numériques, la surveillance des logiciels installés sur votre ordinateur, les protections sur les CDs contre le piratage nous perdons des droits de possessions important.

En tant que consommateur j'ai, en effet, le droit d'acheter un objet. Ce droit me permet de l'utiliser et de le copier dans le cadre privé. Actuellement, il est de plus en plus compliqué de copier ces CD et je doute que l'on puisse s'arrêter la. Quand est ce que nous ne pourrons plus prêter un DVD? Photocopier un livre? Des taxes anti-piratages vont elles se créer? C'est un avenir que je ne considère pas comme impossible.

C'est donc avec un sentiment d'inquiétude que j'ai lu et que je partage un lien vers un texte traduit de Richard Stallman. Un texte qui est, pour l'instant, encore de la science fiction. Mais cela ne durera pas car, déjà, la technologie est en place et la volonté se fait jours: Le droit de lire de Richard Stallman

22:16 Écrit par Hassan dans contemporain, Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |  Facebook

14/09/2009

Jeunes, déviances et identités -XVIIIe-XXe siècle

Titre: Jeunes, déviances et identités -XVIIIe-XXe siècleimg_1139845213707.jpg
Auteur: sous la direction de Jean-Claude Vimont
Éditeur: Publication des Universités de Rouen et du Havre 2005
Collection: les cahiers du GRHis numéro 15
Pages: 157

Encore une fois, j'ai décidé de prendre un livre sur la jeunesse. Celui-ci a été mis en place après les évènements des Banlieues en France et dans le but d'expliquer, en partie, ce qu'est la déviance chez les jeunes. Pour cela, il utilise les contributions de plusieurs chercheurs dont une partie, et cela doit être souligné, sont encore étudiants. Ce que ce livre montre c'est que la déviance des jeunes est, principalement, une affaire d'étiquette. On découvre, par exemple, que la violence en bande ne date pas de ces dernières années mais a une histoire plus locale dans les groupes de jeunes des villages qui se battaient pour leur identité locale et pour les filles du village. Alors que les notables condamnaient cette violence les membres de la communauté villageoise l'acceptaient ou l'aidaient au nom de l'honneur du village et de la vigueur de la jeunesse. Y apparaissent aussi, dans ces étiquetté déviants, beaucoup de jeunes ayant souffert d'un environnement mauvais pour leur éducation et qui sont envoyés dans des colonies ou des maisons de corrections qui les mettent en contact avec des jeunes dont la déviance est de forme plus violente.

Plus près de nous, on découvre que la peur des jeunes, au XXe siècle, ne date pas, encore une fois, de ces dernières années. La France de l'après guerre en 1950 craignait ces jeunes qui volaient, se battaient ou avaient perdus leur parents à cause de la guerre et dont l'attitude, durant celle-ci, était valorisée. Alors qu'ils avaient le droit de se battre et de se débrouiller pour trouver de quoi subsister durant la guerre, la société leur refuse ce droit qu'ils ont toujours eu lorsque la guerre se termine. Cette peur, logiquement, continue avec les blousons noirs des années 60 et 70 pour reprendre en ce moment avec les casseurs. C'est ici que prend place la dernière contribution qui détruit l'idée des banlieues et des jeunes casseurs que nous avons à travers les médias. L'auteur nous décrit des jeunes qui refusent la culture française mais qui ne connaissent pas leur propre culture, des jeunes qui se battent pour être virile mais aussi des jeunes qui souhaitent un ordre et qui se sentent abandonnés par la société française. Un livre large, bien que court, qui a le mérite d'utiliser les contributions de jeunes étudiants et d'essayer de comprendre ce que sont vraiment ceux que l'on nomme les "jeunes à problèmes" grâce à l'histoire.


Image: site de l'université de Rouen.

09:48 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, moderne | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |  Facebook

13/09/2009

Krondor: La guerre des serpents 1. L'ombre d'une reine noire. (shadow of a dark queen)

Titre: Krondor: la guerre des serpents 1ombre.jpg
Tome: L'ombre d'une reine noire
Titre original: Shadow of a dark queen
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2004 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 604

Il y a très longtemps que je n'ai ni parlé ni lu un livre de Feist. La dernier que j'ai présenté se déroulait lors du périple du Prince Nicholas jusqu'à Novindus pour sauver les captifs de pirates plutôt singuliers. Nous y découvrions un complot diabolique qui menaçait le Royaume. Comme l'on pouvait s'y attendre l'échec de ce complot n'arrêta pas les Panthatians et nous retournons dans le Royaume presque trente ans plus tard. Nous commençons le livre en apprenant à connaitre Erik de la Lande Noir, bâtard de son père, qui, après un épisode malheureux, risque la pendaison. Après bien des péripéties il se voit offrir une alternative: mourir ou joindre une mission suicide sur Novindus pour le compte du Royaume et si il revient retrouver sa liberté. C'est ainsi que nous retournons sur le continent de Novindus ravagé par la guerre de conquête des Panthatians et auxquels les sans espoirs du Royaume devront se joindre pour espionner l'armée et le commandement de la Reine Émeraude. Il apparait rapidement que la victoire ne saurait exister sans l'aide de Pug alias Milamber et probablement de Macros le Noir. Ou alors doit on chercher un personnage plus puissant?

La fin de Les boucaniers du roi nous laissait entrevoir l'arrivée d'une guerre future. L'ombre d'une Reine noire nous montre que cette guerre est proche et tout, dans ce livre, est fait pour comprendre et ralentir l'ennemi car, quoi que l'on fasse, un jours ou l'autre il apparaitra aux portes de Krondor! Mais le temps a passé depuis le périple de Nicholas. Borric est roi aidé par son frère Erland. Et tous les vieux personnages des premier tomes, sauf Pug, Macros et Thomas pour des raisons évidentes aux lecteurs, ont disparu. Celui dont la perte m'attriste, en temps que lecteur, le plus est celle d'Arutha. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié. Mais il ne faut pas s'appesantir sur ces fins. Feist souhaite créer une fresque sur plusieurs décennies, il est donc normal que ses personnages disparaissent les uns après les autres pour être remplacé par d'autres. Encore une fois, Feist réussit son coup et crée un livre divertissant, bien ficelé et à l'intrigue prenante. Comment la suite se déroulera? Je n'en ai aucune idée mais les citoyens du Royaume seront soumis à une rude épreuve!

10/09/2009

Démocratie Directe

Titre: Démocratie Directe410VFSS50VL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Yannis Papadopoulos
Éditeur: Economica 1998
Collection: Politique comparée
Pages: 329

Nous, citoyens suisses, avons une grande idée de la démocratie directe. Nous a considérons comme notre fierté et comme une forme de politique qui nous différencie des autres pays peu respectueux de la volonté populaire. Cette volonté. bien entendu, est un mythe et pour s'en convaincre il suffit de prendre l'exemple de la votation sur le passeport biométrique du 17 mai 2008 qui vit un quart de la population accepter la loi contre un autre quart qui la refusait tandis que le reste préférait dormir ce dimanche, un résultat peu légitime non? Cet exemple montre bien que l'on ne peut pas dire que "le peuple suisse a accepté..." mais il montre aussi, en lien avec les statistiques des autres votations, que la démocratie directe ne garanti pas la participation.

Yannis Papadopoulos, dans ce livre, se propose d'analyser les résultats et conséquences véritables de la démocratie directe et, surtout, de voir si elle est adaptée aux besoins de décisions de la part des autorités. Pour ce faire, l'auteur divise son livre en quatre parties. Premièrement, il donne des informations historiques. Ce n'est pas véritablement un chapitre d'histoire mais plutôt un chapitre d'analyse politique dans l'histoire cependant il permet de se faire une idée rapide sur les différentes visions de la démocratie dans l'histoire.

Les deux dernières parties, elles, sont plus techniques. Elles nous permettent de nous faire une idée des conséquences de la démocratie directe sur la prise de décision. Nous y découvrons plusieurs surprises, pour nous suisses adorateurs de la démocratie directe, qui prouvent que celle-ci n'est pas toujours un bon moyen de contrôle ou d'innovation. Ce n'est pas qu'elle soit disfonctionnelle mais le citoyen, non seulement, ne peut pas pondérer son choix mais en plus la décision n'est pas toujours prise dans les milieux politiques mais parfois dans des milieux qui ne peuvent pas être touché par les mécanismes de référendums ou d'initiatives. De plus, la démocratie directe n'est pas toujours le moyen adéquat pour faire entendre ses prétentions. Nous pourrions dire que la Suisse a réussit, grâce à ces mécanismes, a lier les opposants au sein d'un consensus. Mais ce mécanisme de consensus date d'avant la démocratie directe et n'est pas mis en place dans tous les pays qui en possèdent les mécanismes parfois plus développés qu'en Suisse. D'ailleurs, l'Italie perdit sa concordance à cause de la démocratie directe.

Ensuite, l'auteur tente d'analyser de possibles alternatives au référendum, a l'initiative et au recall comme, par exemple, la démocratisation de plus en plus poussée de la société (famille, école, entreprise) tout en étant peu attiré par cette forme. Il parle aussi de la mise en place de débats délibératifs a plusieurs reprises et dans plusieurs pays qui ont permis de faire accepter une décision du gouvernement par les citoyens écoutés et respectés néanmoins Papadopoulos s'inquiète de la légitimité des personnes choisies.

C'est, donc, un livre très techniques mais utilisant beaucoup d'exemples. Un livre très intéressant mais difficile à consulter à cause de la difficulté des propos et, parfois aussi, de la construction des phrases. C'est un livre dont le but est de nous ouvrir les yeux sur la démocratie directe mais l'on sent, et l'auteur l'avoue, un pessimisme face à ces techniques de démocraties. heureusement, l'auteur nous a donné une vaste bibliographie d'auteurs variés et dont les positions ne sont pas toutes unies derrière une idée. Il ne faut donc surtout pas taxer ce livre d'anti-démocratie directe puisqu'il ne fait que nous monter les véritables conséquences du recourt au référendum et à l'initiative. Cependant, comme la conclusion nous le dit, les décisions se font de plus en plus à un niveau plus élevé que l'état nation ou alors les conséquences dépassent le territoire de l'état nation. Comment considérer comme légitime des outils qui acceptent une part de la population concernée sans entendre les autres populations, parfois étrangères, aussi concernée? Ne devrions nous pas réfléchis à une vraie alternative plus fonctionnelle et plus légitime?


Image: Amazon

09:47 Écrit par Hassan dans Livre, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

06/09/2009

L'épée de Darwin (darwin's blade)

Titre: l'épée de Darwindarwin.jpg
Titre original: Darwin's blade
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: du Rocher 2002 (2000 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 605

Darwin Minor, employé de Lawrence Stewart l'un des enfants de Elm Heaven, est expert en reconstitution d'accidents tous plus étranges les uns que les autres. Alors qu'il s'occupe de plusieurs cas, donc certains sont des fraudes, il est pris en chasse par des tueurs en pleine autoroute. Il apprendra rapidement qu'il a été impliqué dans un gigantesque réseau de fraude. Un réseau qui n'a pas peur d'éliminer tous ceux qui se mettent en travers de son chemin qu'ils soient policiers ou non... Entre plusieurs sites d'accidents et sa maison il devra préparer ses moyens de survivre à ses ennemis et aussi enquêter pour faire tomber le réseau.

Comment dire que je n'ai pas vraiment aimé ce livre en restant plus ou moins honnête? C'est vrai que les scènes d'accidents et l'explication sont intéressantes, voir drôles donc certains rare cas, mais leur explication est souvent trop rapide. Il semble qu'il suffise a Darwin de trente secondes sur les lieux et d'un ordinateur portable pour que tout devienne clair et limpide. Darwin, en lui-même, est légèrement énervant avec sa manie de ne pas se défendre et, surtout, de ne pas draguer l'officier qui est en charge de l'enquête et de sa protection. Officier peu utile vu que Darwin semble être le seul à travailler... C'est vrai aussi que les descriptions sur les tireurs d'élites et les voitures montrent que Simmons s'est documenté mais, honnêtement, les voitures je n'aime pas et le tir d'élite non plus. Bref, un livre qui m'a déçu mais qui est toujours lisible un jours d'été sur la plage quand on ne souhaite pas se prendre la tête sur de la vraie lecture inventive.

09:52 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : simmons, épée de darwin, darwin's blade | | | |  Facebook

03/09/2009

Un sondage de l'OFS obligatoire sous peine d'amende?

J'ai lu dans le 20 minutes d'aujourd'hui une annonce que je n'ai retrouvé nulle part ailleurs. J'ai donc des doutes. Selon le 20 minutes l'OFS rend obligatoire un sondage par téléphone sur la population active sous peine d'amendes en cas de refus. J'ai donc deux questions:

1) est ce une information sérieuse car je n'ai jamais entendu d'un sondage de l'état qui soit obligatoire et même punissable si on le refuse?

2) comment éviter ce sondage de façon légale (donc sans risquer l'amende)? La désobéissance civile, dans son acceptation légale et frustrante pour la bureaucratie, est elle la solution et, si oui, sous quelle forme?

11:51 Écrit par Hassan dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |  Facebook

Histoire de la pudeur

Titre: Histoire de la pudeur41T1pvV9vwL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Jean Claude Bologne
Éditeur: Olivier Orban 1986
Pages: 375

Toutes les sociétés humaines ont créé un rapport spécifique avec la nudité. Depuis les Grecs qui considéraient la nudité acceptée comme une marque de civilisation en passant par la peur de la nudité de la culture Juive ou encore la pudibonderie excessive des Bourgeois du XVIII. Cette Histoire de la pudeur se propose d'étudier l'image du nu dans la société française depuis le moyen âge jusqu'à aujourd'hui. Vu l'année d'édition cela implique que l'auteur parle de ce que l'on a nommé la révolution sexuelle des années septante. Si Bologne ne parle que de la France ce n'est pas parce que ce pays est le seul intéressant à étudier, bien au contraire, mais parce que la taille du livre empêche d'écrire un ouvrage plus large. Néanmoins, la dimension temporelle est vaste et c'est un vrai défi que s'est lancé Bologne.

L'auteur a décidé de découper son livre en deux parties. La première partie s'occupe plus spécifiquement de la pudeur dans la vie sociale. Autrement dit, Bologne parle de la nudité dans la vie de tous les jours. En parlant, par exemple, des bains nus dans la Seine ou de l'habitude de recevoir les gens alors que l'on est sur "la chaise percée". Dans cette nudité sociale il montre comment la nudité fut représentée dans les différentes époques. Depuis le moyen âge ou elle est pécheresse et innocence selon le contexte et dont l'acte est plus effrayant que la nudité jusqu'au XIXe ou la nudité se confine dans la vie privée, dans un rituel rigidifié. On y découvre aussi que la nudité dépend du rang social. En effet, il est tout a fait possible pour le roi d'être nu devant ses courtisans mais le contraire serait honteux et un manque de respect. D'où un jeu de la nudité pour marquer son rang. La seconde partie, parle de la nudité représentée. Dans l'art ou elle passe des canons médiévaux au corps triomphateur puis au nu antique canonisé. Dans le théâtre et le cinéma ou la nudité des acteurs donna lieu à des contestations. Sans oublier les mots du corps et les images affichées de la nudité dans les publicités au XXe siècle.

C'est, donc, un livre bien construit et intéressant. On y apprend la relativité de la pudeur, des vêtements et des réactions que l'on avait en face d'un homme ou d'une femme dénudée. Que ce soir réellement ou en image. Bien que les thèses soient rigoureusement mises en places et prouvées par la mobilisation de sources nombreuses ce livre n'est pas écrit d'une façon stérile. L'auteur, dans ses développements, laisse une place remarquée et appréciable à l'humour des situations et effarouchements d'époques qui nous paraissent surprenantes. C'est donc, aussi, un livre drôle et très sympathique à lire tout en étant un livre d''histoire sérieux.


Image: Amazon (L'image mise sur ce billet n'est, malheureusement, pas l'image de l'édition que j'ai entre les mains mais celle des éditeurs Hachette dans la collection Pluriel).

10:03 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook