31/10/2009

Linux et moi

Il y a un an de cela j'ai décidé d'acheter ce qu'on appelle un netbook. A l'époque on avait un choix encore limité comparé aux netbooks accessibles actuellement mais on avait surtout le choix entre prendre windows XP et un linux quelconque. Pour des raisons économiques évidentes j'ai décidé d'utiliser linux ce qui a permis une baisse de prix plutôt conséquente pour un étudiant comme moi. Je n'avais, à l'époque, jamais vu de linux, j'ignorais tout et je ne savais même pas à quoi cela pouvait ressembler. Après avoir testé le système d'exploitation d'origine j'ai eu l'impression, exacte ou non, qu'il ne convenait pas tout à fait à ce que j'attendais. J'ai donc décidé d'aller un peu plus loin et d'installer un autre système.

Après quelques recherches sur Internet j'ai sélectionné deux linux: Ubuntu et Mandriva. Après réflexion j'ai décidé de prendre Mandriva pour des raisons plus ou moins subjectives comme le site internet, la communauté, les mises à jours... En fait, rien ne dit que j'aie fait le bon choix mais j'avais l'impression, peut être fausse, que Mandriva était plus simple à utiliser et à installer. J'ai du choisir entre les deux versions: la Free qui ne contient aucun logiciels propriétaires et la One. Étant à l'époque, et encore maintenant, totalement novice en informatique j'ai choisi la version One qui semblait, encore une fois, plus simple.

Je dois avouer que j'ai eu du mal à comprendre comment installer et utiliser Mandriva. J'avais toujours eu windows et même si je connaissais, de nom, linux je ne savais pas de quoi cela avait l'air ni comment ça fonctionnait. En fait, je pensais que c'était un système compliqué réservé aux informaticiens ou aux personnes s'y connaissant vraiment. Heureusement pour moi, j'ai rapidement découvert qu'Internet abritait une communauté qui n'avait pas de réticences à aider. J'ai trouvé des manuels, des questions et des réponses mais aussi des explications pas à pas sur comment installer et utiliser Mandriva. Ces aides m'ont été précieuses pour mettre en place et configurer le tout. MLO, pour ne prendre qu'un exemple (arbitraire), fournit ce genre d'aides que ce soit sur le site ou sur le forum. J'ai même découvert un bureau 3D parfaitement fonctionnel sur un netbook alors que le bureau 3D de Vista ne peut pas fonctionner sur mon ordinateur fixe pourtant bien plus performant! J'ai aussi découvert quelque chose que j'apprécie beaucoup: les mises à jours. Alors que, lorsque j'utilise windows, je dois aller chercher les mises à jours sur plusieurs sites internet Mandriva, lui, fournit une sorte de base de donnée sur laquelle toutes les mises à jours sont listées et prêtes au téléchargement. Il suffit d'un seul clic de souris et ensuite vous pouvez alors boire votre café.

Après un an d'utilisation sur mon portable je suis conquis. Je ne suis pas, et je ne le serais jamais, bon en informatique. Néanmoins, j'ai réussi à installer et utiliser, avec un peu d'aide, un système qui m'était totalement inconnu. Il m'a fallu, naturellement, un temps d'adaptation. Mais, après cette année, il est clair pour moi que n'importe qui est capable de comprendre et de s'adapter à linux. Dans le monde actuel de l'informatique ou deux entreprises ont un monopole massif je crois qu'il est important pour tous les consommateurs de savoir qu'ils ont un troisième choix. Ce troisième choix est riche, il existe beaucoup de linux différents et je n'en ai nommé que deux, et ne demande qu'un peu d'adaptation.

18:05 Écrit par Hassan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

30/10/2009

Jean-François Bergier

Jean-François Bergier est donc mort hier soir. En tant qu'étudiant en histoire je ne peux qu'être touché par cette mort. Ce n'est pas que je connaisse la personne, ni que je sois proche de la famille mais il est l'une des personnes qui ont chamboulé notre vision de notre histoire. Je dois bien l'avouer, je n'ai jamais lu le Rapport Bergier ni aucun de ses livres. C'est un manque que je pensais combler un jours ou l'autre. Je ne peux donc pas faire d'éloge envers l'être humain. Cependant je peux parler, imparfaitement, de l'historien.

Malgré toutes les critiques Bergier s'est occupé d'une seule chose: trouver la vérité et la montrer à nos yeux. Jamais il n'a voulu faire du mal à la Suisse ou détruire notre confiance en notre pays. Il a découvert un point noir dans notre histoire et il a souhaité que nous connaissions ce point pour mieux comprendre ou nous vivons. En tant qu'historien nous avons la mission d'expliquer le passé aux gens qui vivent maintenant, nous avons la mission de chercher la vérité, même celle que nous n'apprécions pas, pour montrer ce que fus vraiment notre histoire. Ce n'est pas pour s'auto-flageller ni pour accuser mais dans le but de comprendre. Il est dommage que Bergier fut si critiqué pour une avoir accompli une mission patriotique.

Hier soir, en lisant les articles du Temps, j'ai découvert une citation intéressante: «J’ai été, je suis un historien. Pour mon plaisir assurément. Il n’est pas bon historien qui fasse ce métier sans plaisir. Et pour servir. Mais servir, même si ce n’est pas évident tous les jours, c’est encore se faire plaisir.» Je ne sais pas si celle-ci suffit à décrire Jean-François Bergier mais je sais qu'elle montre une vision de l'histoire que j'accepte depuis longtemps. L'histoire est un plaisir et aussi un devoir envers la population. Malgré toutes les critiques et les toujours possibles erreurs je suis convaincu que Bergier a accompli ce devoir dans le plaisir.

28/10/2009

Les artéfacts du pouvoir 2: La Harpe des Vents

Titre: Les artéfacts du pouvoir 2harpe des vents.jpg
Tome: La Harpe des Vents
Titre original: Harp of Winds (artifacts of power, 2)
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: J'ai Lu
Pages: 606

Je n'ai pas pu m'empêcher de lire le second tome dans la foulée. Nous retrouvons Aurian et son petit groupe dans une forêt à la limite du désert comme nous les avions laissé. Mais, dans ce tome, Aurian a perdu ses pouvoirs qu'elle ne retrouvera que lorsqu'elle aura mis au monde son enfant. Alors qu'elle se retrouve impuissante pour la première fois de sa vie et elle doit, de plus en plus, s'appuyer sur Anvar et tenter de trouver un endroit ou elle puisse se reposer. Cependant, tout n'est pas aussi simple et Miathan a mis en place un piège autours d'elle pour pouvoir, enfin, la posséder. Dans le même temps, les "résistants" tentent de trouver des informations à l'intérieur de Nexis et Parric est capturé par les Xandims. Les deux groupes découvriront des alliés dans leur tristesses.

Le tome précédent était un grand voyage, celui-ci est plus statique. La plupart des évènements se déroulent à Nexis, chez les Xandims ou dans la tour d'Incondor. Bien sur, il se passe des choses mais ce n'est plus une fuite comme précédemment. Il y a plusieurs points que j'ai apprécié dans ce tome. Premièrement, alors que Aurian avait une grand partie de son intrigue liée à l'abandon de Forral ce tome est celui ou l'amour envers Anvar est, petit à petit, accepté par Aurian. Secondement, bien que je ne sache pas encore ce que va en faire Furrey, je trouve intéressant de donner une sorte de ressenti genré aux artéfacts et de donner l'artéfact mâle a Aurian et le femelle, la Harpe des Vents, à Anvar. Si je souhaitais faire une hypothèse je dirais que c'est un moyen de compléter les deux personnages et de les lier dans la lutte. Mais ce qui est le plus intéressant c'est l'esprit de Miathan. On a été habitué, dans la premier tome, a le considérer comme un être cruel et vil. Dans ce second tome, on découvre la raison de ses actions: l'Amour. C'est l'impossibilité d'avoir Aurian, lié à son enfant, qui ont conduit Miathan à faire le mal et à se créer des ennemis puissants. Cependant, il y a un point que je n'apprécie pas du tout. Pourquoi avoir créé un suspens aussi insoutenable à la fin?

23/10/2009

Les artéfacts du pouvoir 1: Aurian

Titre: Les artéfacts du pouvoir 1aurian.jpg
Tome: Aurian
Titre original: Aurian (artifacts of power 1)
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: J'ai Lu
Pages: 830

Après la déception relative de Judas Déchainé j'ai commencé un nouveau livre d'un auteur que je ne connaissais pas. Mais comme la couverture et le quatrième de couverture me semblaient intéressant j'ai voulu m'y essayer. L'histoire commence dans un val dévasté que la mère d'Aurian tente de reconstruire. Aurian y est laissée à elle même et à ses jeux avec ses pouvoirs. Heureusement pour elle un vieil ami de son père, mort, passe et commence à l'éduquer. Bientôt les deux adultes voient qu'il est nécessaire d'envoyer la jeune Aurian à l'Académie des Mages dans la ville de Nexis pour y apprendre à maitriser ses pouvoirs et éviter une catastrophe. Tandis qu'elle est rudoyée par sa professeur elle découvre l'Archimage qui décide de la prendre sous son aile. Alors que les mages sont détestés pour leur attitude hautaine Aurian, elle, se fait vite aimer de tous en agissant pour le bien des personnes quand elle le peut. Rapidement elle se fait une foule d'alliés et d'amis au grand déplaisir de son mentor qui a d'autres plans pour elle...

L'auteur m'était totalement inconnu mais, désormais, elle ne le sera plus. J'ai énormément apprécié cette histoire. On y découvre un monde de magie et d'équilibre. Un monde vivant avec autant de bonnes personnes que de mauvaises. L'héroïne me plait beaucoup par son entêtement et sa force mêlées de tristesse et de vulnérabilité. D'ailleurs, ce livre possède de nombreux personnages féminins forts et pragmatiques avec des hommes forts mais aussi doux (en l'absence d'un terme plus adapté qui pourrait me venir à l'esprit).

Ce n'est pas qu'une histoire de lutte du bien, incarné par Aurian et ses compagnons, contre un mal vicieux. C'est une histoire parlant de la corruption par le pouvoir mais aussi une histoire parlant d'amour. Non seulement l'amour entre deux personnes mais aussi l'amour naissant, l'amour perdu que l'on doit laisser partir. Le livre en son entier est un processus durant lequel Aurian accepte de vivre alors que l'homme qu'elle a aimé a disparu. C'est aussi un livre d'amitié et qui montre une Aurian soucieuse de faire au mieux avec ce qu'elle a quitte à y perdre la santé. Il y a longtemps que je n'ai pas aimé un livre comme j'ai apprécié celui-la et je ne peux que conseiller sa lecture.

21/10/2009

L'étoile de Pandore 4: Judas Démasqué (Judas Unchained)

Titre: Krondor: L'étoile de Pandore 4judas demasque.jpg
Tome: Judas Démasqué
Titre original: Judas Unchained
Auteur: Peter F Hamilton
Traducteur: Nenad Savic
Éditeur: Bragelonne 2007 pour la traduction (2005 édition originale)
Collection: Milady
Pages: 754

Il y a très longtemps que je n'ai pas parlé de ce cycle écrit par Hamilton. Il faut dire que je devais attendre sa sortie en poche puisque la version grand format est au-delà de mes moyens. Enfin, le cycle se termine. Enfin, on a quelques solutions. Comme d'habitude tout reprend exactement depuis la fin du tome précédent. Mais, à peine une centaine de pages plus tard, a lieu une nouvelle attaque des Primiens qui manque de détruire le Commonwealth c'est grâce aux Frégates de la dynastie Sheldon, et à leur arme secrète, que les Primiens sentent, finalement, la morsure de l'humanité. Malheureusement cette arme mène l'humanité a tenter de créer l'extinction d'une espèce entière au prix de son âme. Ce qui a aussi changé c'est que plusieurs des plus puissants membres du Commonwealth ont enfin admis l'existence de l'Arpenteur et tentent de l'arrêter et de prouver sa réalité. Enfin, Ozzie réussit a retrouver les mondes humains après avoir pu parler à un Silfen et appris l'histoire de la race qui a créé la barrière censée arrêter les Primiens.

Alors que les tomes précédents se concentraient sur les Primiens et la réaction à avoir envers eux celui-ci se concentre sur l'Arpenteur. Ce n'est plus un contre la montre face à une invasion brutale et génocidaire mais une poursuite effrénée pour arrêter cet Arpenteur et trouver qui a été soumis à sa volonté. La confiance entre amis et sujet à caution mais les quelques personnes qui se lient arrivent tout de même à rester unis pour le combattre et terminer par une gigantesque bataille à l'échelle d'un monde. A coté de ça j'ai été un peu déçu par les aventures d'Ozzie. Il traverse le temps et l'espace pour rencontrer les Silfens adultes et que rencontre-t-il? Quelqu'un qui lui explique tout mais refuse de l'aider... Tout cette intrigue pour terminer comme ça? Comme si tout ce qu'Ozzie avait fait était inutile... Bon, au moins, on a quelques informations sur ces liens avec les Gardiens.

Mais, ce qui m'a déçu le plus ce ne sont pas les intrigues ni les révélations c'est la fin. L'humanité sort d'une guerre apocalyptique qu'elle a été proche de perdre. Et que se passe-t-il? Rien! Du moins, Hamilton ne nous dit rien. Les personnages continuent comme si de rien n'était. Pas de remise en question, pas de changements même pas d'explications sur les effets de cette guerre sur la société du Commonwealth. Pourtant, un bouleversement de ce niveau ne peut qu'agir très fortement sur les anciennes structures. J'ai l'impression que Hamilton a, ici, oublié une partie importante de son histoire.

18/10/2009

assurances maladies (bis repetita)

Il n'y a même pas un mois je parlais des assurances maladies à cause de la hausse prévues des primes. Aujourd'hui j'en reparle, mais pour une autre raison. A l'époque je disais: "ces derniers temps, on voit les caisses se plaindre d'un acte rationnel qui est de suivre l'offre la moins cher du marché comme tout le monde. Ahhh qu'elles aimeraient un gel de la possibilité de changements! Non seulement elles n'auraient pas a baisser les prix mais en plus elles n'auraient plus à avoir peur que le consommateur agisse en acteurs éclairé!" Et ce matin, en parcourant le Matin Dimanche je découvre un article qui, justement, nous explique que le parlement possède dans sa manche un projet de loi pour interdire aux détenteurs de primes hautes de se déplacer entre assurances et niveaux de primes. Enfin, les acteurs politiques prouvent que leur seul souci est la santé! Mais celle des caisses maladies. Ce matin la joie perverse de l'envie d'un bon vieux "je vous l'avais bien dit" ne cède que face à ma colère contre cette attaque contre le sois-disant système de concurence des caisses maladies. Déjà qu'il ne fonctionne pas bien actuellement, si ce n'est pas du tout, si en plus on veut restreindre encore plus drastiquement ses caractéristiques il faudra bien, un jours, avouer que la concurence n'existe pas.

Ce qui est attaqué par ce texte est un point fondamental des théories économiques modernes: la rationalité des acteurs. selon ces théories les acteurs économiques sont rationnels pour plusieurs raisons (si on préfère A à B et B à C on ne préfèrera pas C à A par exemple). L'une de ses raisons est la capacité de calculer la balance entre couts et bénéfices d'une action en vue d'une fin. Ici, la fin est la santé et le moindre cout économique en cas de maladie. Le cout sont les caisses maladies et le bénéfice l'argent que l'on peut tirer d'elle en jouant sur les primes, la concurence et notre état de santé. Une personne malade mais rationnelle aura toujours une franchise basse pour payer le moins possible. A l'inverse, une personne en bonne santé et ne sentant pas de maladies immédiatement perceptibles, elle aussi rationnelle, prendra la franchise la plus haute pour moins payer de primes par années. La logique est enfantine!

Mais elle n'est pas du gout ni des politiciens ni des caisses maladies. Ce que ces gens veulent ce sont des citoyens soumis à payer la prime la plus haute possible. Comment pallier à la rationalité des acteurs? Exactement de la façon dont ils agissent: l'empêcher de fonctionner. Lorsqu'une personne sent que son état de santé s'abaisse elle va nécessairement recalculer le rapport couts/bénéfices pour trouver une franchise qui satisfasse un moindre cout au plus grand bénéfice. Il va jouer avec les franchises, "spéculer" pourrait on dire. Quand elle sent qu'elle ira mieux elle va, logiquement, faire ré-hausser sa franchise. Ce fonctionnement rationnel à la particularité d'agir contre les intérêts des caisses maladies. C'est pourquoi certains élus souhaitent interdire cette spéculation au nom de la solidarité.

Mais si on nous empêche de faire jouer la concurence des franchises et des caisses, si on nous empêche d'agir rationnellement et qu'on est obligé de payer cher pour un bénéfice quasiment nul le calcul des couts/bénéfices va nécessairement changer de nature! Si on ne peut plus baisser les couts des caisses on va agir d'une manière différente en se disant, le plus logiquement du monde: si c'est pour payer autant que ça serve. En d'autres termes: l'acteur va consommer de plus en plus dans le marché de la santé. Après tout, on paie tellement cher alors si ça ne sers à rien pourquoi payer? Et comme on est obligé de payer autant consommer pour avoir un bénéfice de santé proche du cout des primes n'est ce pas? Moi, en tout cas, je ferais partie de ces gens qui agiront rationnellement et iront chez le médecin pour rien, juste au cas ou, et je conseillerais à tout le monde d'agir de même pour leur propre bénéfice. Peu importe les intérêts des caisses, peu importent la solidarité. Les politiques nous ont bien montré l'exemple: ce qui compte ce sont nos intérêts propres et comment hausser nos bénéfices, pas les intérêts de la société.

09:20 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

14/10/2009

Heur et malheur du guerrier. Aspects mythiques de la fonction guerrière chez les Indo-Européens

Titre: Heur et malheur du guerrier. Aspects mythiques de la fonction guerrière chez les Indo-Européens5130Y1BR27L._SL500_AA240_.jpg
Auteur: George Dumézil
Éditeur: Flammarion 1985
Pages: 236

George Dumézil est l'homme qui a permis de comprendre la tri-fonctionnalité dans les sociétés indo-européennes. En résumé c'est très simple, il y a trois fonctions de base: la souveraineté, la fonction guerrière et la fonction productrice. Ce petit livre se propose d'étudier la fonction guerrière. Pour cela, et je pense que c'est un bon moyen, Dumézil compare les mythologies et histoires épiques de plusieurs civilisations du monde. Par ce moyen nous pouvons découvrir qu'elles sont les caractéristiques principales de cette fonction ambigües car créée pour protéger la société mais étant, en elle-même, un danger pour la société qu'elle protège.

L'un des chapitres que j'ai trouvé le plus intéressant concerne les péchés des guerriers. On découvre, dans différentes civilisation, les même péchés de base: religieux, lâcheté et de sexualité. En accomplissant ces trois actes le guerrier mythique perd de sa force et doit se purifier. On découvre que les guerriers, nécessaires, sont souillés par leurs actes et doivent trouver un moyen de se "laver". J'ai aussi particulièrement apprécié l'utilisation des mythes sur lesquels l'auteur se base et qui, semblerait-il, permettraient de trouver des indices sur le fonctionnement de la société. Cependant, je dois avouer avoir du mal à écrire une présentation exhaustive et acceptable. Je n'ai tout simplement pas assez de connaissances dans le sujet. Mais ça ne m'empêchera pas d'essayer d'en savoir plus.


Image: prise sur amazon.

09:49 Écrit par Hassan dans antiquité, Histoire | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |  Facebook

13/10/2009

Krondor: Le legs de la faille 2, Les assassins (Krondor: the assassins)

Titre: Krondor: Le legs de la faille 2assassins.jpg
Tome: Les assassins
Titre original: Krondor: the assassins
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1999 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 377

Nous recommençons l'histoire à peine une journée après la fin du tome précédent: La trahison. Et il reste beaucoup à faire pour nos héros. En effet, à peine arrivés, Arutha et James découvrent une ville de Krondor étrangement silencieuse et inquiète. Très rapidement il apparait que la ville est en proie à une vague de meurtres sans logiques apparentes. Mais le mal est fait puisqu'une partie des citoyens décident de quitter la ville qu'ils considèrent trop dangereuse. Dans le même temps, Arutha doit accueillir un riche noble étranger et sa famille. Mais, ce dernier aussi, devient la victime de tentatives de meurtres. Le Prince de Krondor comprend très vite qu'il se doit d'agir et envoie James, William et le capitaine Treggar à la recherche du repaire des assassins.

Je trouve un peu étrange d'apprécier ce second tome alors que le premier me semblait presque insipide. Peut être est-ce parce que je retrouve des personnages que j'apprécie? Peut être aussi parce que nous découvrons les débuts véritables de la carrière de James? En tout cas j'ai apprécié ce livre bien que les aventures des personnages soient très linéaires. Néanmoins, il ne faut pas oublier que ces livres du cycle Le legs de la faille ont été écrit après le cycle de la Guerre des serpents. Car, nous trouvons des informations qui ne sont pas compréhensibles avant la lecture des évènements de la Guerre des serpents. Du moins, pas totalement compréhensible. Bien entendu, pour se faire une idée précise, il faudra attendre la lecture des autres tomes.

09:53 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, krondor, legs de la faille, assassins | | | |  Facebook

07/10/2009

Après la démocratie

Titre: Après la démocratie51pjC0u2mOL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Emmanuel Todd
Éditeur: Gallimard 2008
Pages: 257

Lorsque j'avais vu ce livre en librairie j'avais hésité à le lire. Il fat dire que Emmanuel Todd est un personnage qui est connu pour certaines positions critiquées. Mais c'est aussi, avant tout, l'homme qui a prévu la fin de l'URSS avant beaucoup d'autres personnes et pour les bonnes raisons semblerait-il. Néanmoins, mon hésitation venait aussi du caractère ouvertement pamphlétaire ce de livre. D'habitude je ne cherche pas à connaitre des pamphlets mais à comprendre le véritable fonctionnement de la société. Je me demandais donc si je pouvais trouver ceci dans ce livre qui attaque sans arrière pensée Sarkozy et sa clique mais aussi les socialistes français. Néanmoins j'y ai trouvé des propos intéressant et qui sont en accord avec une partie de mes idées. D'ailleurs on voit que Todd a voulu critiquer mais l'a fait en essayant d'utiliser des outils scientifiques et statistiques.

Après sa lecture je dégage plusieurs points principaux: les politiciens et les élites financières, le néo-libéralisme, l'éducation et la religion. Selon Todd, les démocraties se sont constituées grâce au facteur éducatif. L'alphabétisation des masses a permis la pensée que la masse devait pouvoir décider. Mais actuellement nous nous trouvons, en occident, dans une phase ou l'alphabétisation est pratiquement achevée et ou nous avons des millions d'étudiants qui entrent dans l'éducation supérieure. Todd considère que cette massification de l'élite va paupériser les élites intellectuelles les coupant des élites politiques et financières. Alors que les hautes études amenaient des richesses les étudiants actuels multiplient les emplois précaires, sont pauvres et ne risquent pas de vivre tous avec les richesses d'un PDG. Seul une élite de l'élite.

Le second facteur de crise que voit Todd c'est la fin des religions. Car la fin des religions amène la fin des idéologies qui sont, en fait, des processus de types religieux. Nous trouvons donc deux problèmes liés. Une élite en voie de paupérisation et la fin des idéologies qui gomme les différences entre gauche et droite. Par conséquent, les élites ne seraient plus une classe de dirigeants supérieurs mais une nos dirigeants seraient de plus en plus seuls face à eux-même. L'élite n'existe plus il n'y a que des élites dérivantes comme les nomme l'auteur. Celles-ci sont, de plus, coupées de la population qu'elles ne comprennent plus. Ce qui expliquerait la crise politique actuelle entre des aspirations populaires et l'incompréhension et le narcissisme des élites.

Un troisième point sur lequel l'auteur revient souvent est la pensée néo-libérale. Emmanuel Todd considère le néo-libéralisme comme une idée dangereuse pour la démocratie. Non seulement elle expliquerait la baisse du pouvoir d'achat de la population mais en plus elle est dangereuse pour l'industrie européenne face à deux pays, la Chine et l'Inde, qui construisent plus et à moindre frais. Alors que le libre échange devrait permettre une spécialisation des pays nous nous trouvons face à une perte de puissance industrielle de l'Europe et à une baisse de la demande intérieur au profit de la demande envers les produits chinois. L'auteur milite pour la mise en place d'un protectionnisme précisément réglé en Europe dans le but de relancer la demande interne et de relancer la hausse des salaires ce qui permettrait d'éviter une crise majeure dans le futur.


Image: tirée du site d'Amazon.

04/10/2009

Krondor: Le legs de la faille 1, La trahison (The betrayal: Krondor (riftwar: Legacy, 1)

Titre: Krondor: Le legs de la faille 1trahison.jpg
Tome: La trahison
Titre original: (The betrayal: Krondor (riftwar: Legacy, 1)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1998 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 474

Retour en arrière, nous sommes dix ans après la batailles de Sethanon, les enfants de Pug sont encore jeunes et sa femme encore vivante et le Prince de Krondor Arutha est aussi encore en service Tandis que James n'est qu'écuyer. Tout va bien jusqu'à ce qu'un membre de la Confrérie des Ténèbres voyage depuis ses terres du Nord jusqu'à Krondor dans le but de donner un avertissement à Arutha. Non seulement les Elfes Noirs vont repartir en guerre mais, en plus, six magiciens seraient derrière ces évènements. Alors que le Royaume semble en proie à de multiples troubles liés à la Confrérie de la Nuit et à une nouvelle guilde de voleurs, James, son ami Locklear, Pug, Arutha et Gorath l'Elfe Noir devront enquêter et trouver comment défendre le Royaume de cette menace.

Selon Feist, ce livre vient d'un scénario de jeu vidéo. C'est, peut être, la raison pour laquelle ce livre est, jusqu'à maintenant, le moins bon de la série. Du moins, à mon avis. Bien qu'il se lise facilement j'ai trouvé l'intrigue peu intéressante voir ennuyeuse et même, parfois, mal construite. Heureusement, Feist à le bon sens de nous donner quelques informations que nous n'avions pas sur les évènements qui se déroulent avant Prince de Sang. C'est comme ça que nous découvrons un jeune magicien plus intelligent qu'il ne le croit, un James Duc de Krondor en puissance mais aussi, et surtout, la découverte des Panath-Tiandn qui pourraient jouer un rôle intéressant plus tard. Je noterais encore que l'on peut enfin approcher de la culture des Moredhels. Mais, à part ces points, je n'ai pas trouvé ce tome très stimulant.

09:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, krondor, legs de la faille, trahison | | | |  Facebook