26/02/2010

L'assassin royal 8: la secte maudite par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 8: la secte maudite41J9R1DKYGL._SL500_AA240_.jpg
Titre original: fool's errand, the tawny man book 1
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Flammarion 2003 pour la traduction, 2001 édition originale)
Pages: 445

Fitz, ou Tom Blaireau, est toujours à la recherche du Prince Devoir. Prince qu'il retrouve, d'ailleurs, très rapidement. Mais il se rend aussi rapidement compte qu'il est aidé et que les prétendus amis des environs pourraient tous n'être que des ennemis. La course poursuite se lance entre un groupe de vifiers revendiquant le nom de Pies et le groupe de Fitz qui essaie d'agir dans le plus grand secret. Entre ces deux groupes, le Prince, l'avenir des Six-Duchés, l'avenir de la fille d'Ortie et une femme...

Le premier tome résumait la vie de Fitz. Ce tome ci lance l'intrigue. Mais l'histoire va plus loin que ça. Fitz découvre un jeune homme aussi impatient et seul que lui qui essaie simplement de trouver de l'amitié. Ses ennemis utilisant cette envie à leur profit. Fitz découvre un jeune homme qui croit à son devoir même si il souhaiterait s'en échapper. Fitz est donc presque placé devant un second lui mais plus jeune. Et il devra lui aussi accepter les conséquences du refus de son devoir lorsque Umbre l'appela à l'aide. Car n'est-il pas responsable de ces événements lui aussi?

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21/02/2010

Pourquoi travaillons-nous? Une approche sociologique de la subjectivité au travail sous la direction de Danièle Linhart

Titre: Pourquoi travaillons-nous? Une approche sociologique de la subjectivité au travail41hhB%2BsVBAL._SL500_AA300_.jpg

Auteur: Sous la direction de Danièle Linhart
Éditeur: Erès 2008
Pages: 334

Pourquoi travaillons-nous? Une question plus compliquée qu'elle ne le semble. On peut répondre rapidement pour vivre. Mais on peut très bien quitter la société et vivre seul avec son jardin potager. Bien sur on abandonnerait beaucoup de choses mais c'est possible non? D'ailleurs pourquoi travailler est-il maintenant pensé nécessaire à la vie. Comment une activité si gourmande en temps et en énergie a-t-elle pu s'imposer ainsi dans la société? Il semble que la réponse soit parce que le travail donne un statut. Un statut valorisé et intégrateur dans la société. Mais ce livre dirigé par Danièle Linhart ne se pose pas cette question, compliquée, de front. Elle demande comment la subjectivité, le vécu de la personne, s'intègre dans le travail et comment le travail en est modifié en enquêtant sur le terrain pour découvrir quelques réponses.

Dans la première partie les auteurs se demandent comment le travail peut agir pour valider la personne. L'article qui m'a le plus intéressé dans cette partie est celui concernant les prisons. L'auteur a été enquêté dans plusieurs centres de détentions pour y voir comment les prisonnier intègrent le travail dans l'univers carcéral. Il a découvert que le travail non seulement pacifie les détenus et aide les surveillants à mieux faire leur travail mais qu'il brouille, temporairement, la hiérarchie sociale de la prison. Il permet de rendre aux détenus un statut qu'ils ont perdus quand ils sont entrés en prison. On y lit aussi quelques témoignages de personnes affirmant qu'elles se seraient déjà suicidée si elles ne pouvaient pas travailler. Nous y trouvons aussi un article sur la vision de leur propre travail par les aides à domicile qui sont coincée entre une demande forte de soins et un refus de considérer leur travail d'accompagnement, qui peut passer simplement par la conversation, comme étant un vrai travail. Et un article sur la vision qu'ont des travailleurs sociaux français des bénéficiaires de ces allocations (nommé la Couverture Maladie Universel).

La seconde partie monte comment le travail agit sur les personnes. En prenant l'exemple d'employés d'EDF, de travailleurs sociaux et de membres du ministère de l'équipement. Dans les deux premier cas c'est la relation avec le client qui est problématique. Dans le cas d'EDF c'est l'ordre de couper l'énergie aux familles ne payant pas les factures qui se heurte à la morale personnelle alors que les travailleurs sociaux ont l'impression de ne plus pouvoir faire bien leur travail à cause du manque de temps, de moyens et de personnes. Le troisième cas montre comment un changement heurte une morale acquise précédemment par les travailleurs. Le point commun est donc bien la morale et comment l'entreprise, ou l'état qui peut être l'employeur, tente de court-circuiter cette morale pour permettre à l'employé de faire son boulot et comment les employés réagissent à cette tentative (parfois inconsciente).

La dernière partie est plus surprenante. On y trouve, par exemple, un article sur le travail de nuit. Je m'attendais, comme l'auteur au début semble-t-il, a des plaintes de fatigue, de liens sociaux coupés, de difficultés avec la famille. L'enquêteur a trouvé des personnes équilibrées, dont la vie est bien mieux remplie qu'auparavant avec de meilleurs liens d'amitiés et familiaux et qui dorment bien mieux! Pire encore, des personnes qui ont l'impression d'être privilégiée de pouvoir travailler la nuit.  Cette partie montre, j'ai l'impression, comment le travailleur mêle sa vie privée à sa vie professionnelle.

C'est un livre très intéressant et très surprenant. En le lisant j'ai appris beaucoup de choses et j'ai envie de les connaitre un peu mieux. Les enquêtes sont même souvent surprenantes et, par exemple, on pourrait en conclure que la politique largement utilisée maintenant de prendre des travailleurs pour une durée fixe pourrait être contre productif. En effet, ces travailleurs ne possèdent pas la motivation ou la connaissance des ouvriers et employés véritablement engagés et font à peine leur travail sans aucune envie de qualité. Loin de toutes perspectives partisane je pense que n'importe quel patron pourrait en apprendre beaucoup sur la vraie productivité qui, parfois, demande qu'on laisse les employés faire les choses comme ils le sentent et, surtout, en confiance.

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10:10 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travail, sociologie | | | |  Facebook

20/02/2010

La vie privée face à l'imposition de transparence

Monsieur Mabut a, hier, donné son point de vue sur l'anonymat dans un billet écrit en réponse à une question d'un internaute. Monsieur Mabut, avec bonne fois j'en suis convaincu, pense que l'anonymat devra disparaitre des blogs hébergés par la tribune de Genève sauf exceptions. Je ne suis pas en charge de décider des conditions relatives à l'hébergement mais je souhaite tout de même faire quelques remarques. Des remarques qui dépasseront le cadre de la réponse de monsieur Mabut.

Depuis quelques mois nous entendons des sigles étonnants et obscurs: hadopi, Lopssi, Acta,... Derrière ces sigles se cache une nouvelle appréhension de l'internaute. Derrière ces sigles se cache une guerre qui est en train de se déclarer entre les tenant du contrôle de l'état, aidé en cela par les réseaux sociaux qui souhaitent détruire la vie privée à leur propre profit, et des citoyens refusant d'être espionné. Les tentatives de contrôle de l'internet par l'état viennent, tout d'abord, d'une idée louable. Il fallait protéger le citoyen de dérives, racisme, arnaques diverses et variées et autres vols d'identités. Il y avait aussi la volonté, tout aussi louable, de lutte contre les pédocriminels qui peuvent très facilement agir par et grâce à internet.

Mais ces derniers temps il semble que les décideurs aient compris à quel point internet est difficilement contrôlable. Ils ont donc décidé de mettre en place des procédures de plus en plus puissantes pour surveiller Internet. Du moins ils essaient. Alors que, dans le même temps, la réussite rapide et inattendue des réseaux sociaux a durement attaqué la vie privée. Nous savons tous qu'il est maintenant très facile de trouver des informations sur n'importe qui via les réseaux sociaux. Informations qui deviennent immédiatement incontrôlables une fois qu'elles sont mises sur Internet. Ces même réseaux sociaux commençant à se croire détenteur légitime de ces informations. En d'autres termes, un vol massif des identités se met en place alors que certaines états essaient laborieusement de mettre en place un véritable espionnage massif des citoyens allant jusqu'à imaginer la création de spyware!

Mais tout acte de ce genre, profondément destructeur, est forcément accompagné par une réplique plus ou moins forte. C'est ainsi que, le même jours quasiment que le début de cette guerre, j'ai vu arriver des logiciels de défenses du citoyen. On cherche a espionner? Et bien on crypte les données de l'ordinateur, on cache son IP, on l'intègre dans un réseau d'ordinateurs permettant l'anonymat de la navigation sur internet, on rend les anti-spyware de plus en plus performants. Oui, c'est une véritable guerre qui se dessine et dont le vainqueur pourra créer l'avenir d'internet. Ceux qui répliquent ne sont pas des anarchistes, des voleurs ou des criminels. Ce sont des citoyens qui ont compris une chose. Ils ont compris que la transparence pure exigée est la plus forte et la plus insidieuse des dictatures. Arrivez vous à imaginer sereinement un monde ou un état, même démocratique, est capable de contrôler toutes vos activités? Ou une entreprise peut savoir tout ce que vous faites à n'importe quel moment? Déjà aujourd'hui les prémices de ce monde effrayant peuvent être reconnus. Par exemple cette école qui a utilisé l'ordinateur portable offert aux élèves pour les espionner a leur domicile! N'est ce pas profondément immoral?

Oui c'est une guerre qui commence. Mais cette guerre peut mener a d'autres dangers. Malheureusement les répliques organisées par les citoyens internautes pourront parfaitement être utilisées par les vrais criminels qui y verront une opportunité pour se cacher de l'espionnage. Alors comment vont réagir les états? Vont ils interdire le cryptage? Exiger aux internautes que les spyware officiels soient acceptés par l'ordinateur? Il y a donc deux risques: d'abord permettre aux criminels, particulièrement les pédocriminels, de pouvoir mieux se protéger et ensuite fragiliser les citoyens innocents qui risquent de ne pas pouvoir se protéger suffisamment face aux dangers existant sur la toile.

Je me range donc résolument dans le camps de l'utopie à laquelle ne croit pas Monsieur Mabut car l'autre alternative est trop effrayante.

13:22 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie privée, anonymat | | | |  Facebook

19/02/2010

L'assassin royal 7: le prophète blanc par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 7: le prophète blanc41Z4319FS8L._SL500_AA240_.jpg
Titre original: fool's errand, the tawny man book 1
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Flammarion 2003 pour la traduction, 2001 édition originale)
Pages: 411

Ce livre est le premier tome de la seconde trilogie (mais subdivisé par l'éditeur). Nous retrouvons le royaume des Six-Duchés prés de 20 ans plus tard. Prospère et en paix le royaume s'est reconstruit sous la régence de la reine Kettricken. Son fils se prépare a prendre le pouvoirs dans quelques années et sa mère lui prépare des alliances pour permettre une paix plus large entre le royaume et les Outrilliens, les même qui ont attaqué le royaume lors de la première trilogie. Mais d'autres évènements se mettent en place. Sans ennemis extérieurs le peuple se tourne vers un ennemi intérieur et martyrise toutes personnes soupçonnées de posséder le Vif. Ces derniers, ne supportant plus ces attaques, ont commencé à se battre en dénonçant des vifiers cachés ou en détruisant des élevages. Fitz Chevalerie, maintenant connu sous le nom de Tom Blaireau, vit tranquillement et loin de tout mais il semble qu'il doive bientôt repartir en quête pour aider le royaume. Ses amis, en tout cas, essaient de l'y pousser.

Ce tome est un peu ennuyeux. Peut être à cause de la subdivision opérée par l'éditeur qui a probablement coupé les évènements plus dynamiques? Je le saurais lors du prochain tome. L'ennui vient du fait que ce tome nous montre comment la vie de Fitz Chevalerie a changé. Ce qu'il a fait entre les deux trilogies mais aussi la façon dont il vit actuellement. Ces récits prennent la majorité des premières 300 pages ne laissant que les 100 dernières pour développer les événements proprement politiques qui seront les intrigues de la seconde trilogie. Ce n'est donc pas un tome a considéré pour lui-même mais en lien avec ses suites. Sinon on ne voudra jamais continuer. Néanmoins, on apprend quelques petites choses sur le monde créé par Hobb. Par exemple la magie des amulettes. Mais c'est peu.

Image: Amazon.fr

17/02/2010

Les artefacts du pouvoir 3: L'épée de feu par Maggie Furey

Titre: Les artefacts du pouvoir 3: L'épée de feu51n0v5i3ihL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Titre original: The sword of flame
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: J'ai lu (Bragelonne 2007 pour la traduction, 1995 édition originale)
Pages: 670

Il y a longtemps que j'attends ce troisième tome et la suite de l'histoire d'Aurian et d'Anvar. Pour mémoire, les deux mages ont finalement réussis à s'échapper des griffes de l'Archimage Miathan qui les avait emprisonné à la tour d'Incondor. Mieux encore, Anvar a réussi à recréer la Harpe des Vents. Nos deux mages sont donc en possession de deux des quatre artefacts de pouvoir. Mais maintenant il est temps de repartir dans le nord en direction de Nexis. Il est temps de contre attaquer et de rendre coup sur coup à Miathan. Pour cela Aurian essayera de s'allier les Ailés et les fiers Maitres des Chevaux. Il est d'autant plus urgent de retourner au nord que l'Épée de Feu s'y trouve aussi.

J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes mais j'ai moins apprécié ce troisième tome. Peut être parce que l'on pensait que tout, au sud, était réglé et que l'on découvre de nouvelles dissensions. Des dissensions qui retardent Aurian et Anvar. Ce tome est une longue préparation avant que les deux mages puissent enfin retourner dans le nord et combattre Miathan et Eliseth. Ce qui fait que j'ai eu l'impression, parfois, qu'il y avait trop de langueur. Peut être aussi parce que les deux premier tomes avaient des thèmes forts: respectivement accepter de vivre et accepter l'amour. Alors que dans l'épée de feu il n'y a rien d'aussi fort. Néanmoins l'histoire reste intéressante et palpitante et j'attends de connaitre la fin.

Image: Amazon.fr

15/02/2010

Wolfman

J'avais hésité entre Percy Jackson et le voleur de foudre et Wolfman  finalement je me suis dit que Wolfman serait surement plus intéressant. D'un autre coté je n'ai jamais été un appréciateur des films d'horreur et je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Je n'ai donc pas pu faire attention aux stéréotypes ou aux clin d'œils envers d'autres films qu'il peut y avoir dans Wolfman.

L'intrigue du film se déroule dans un village d'Angleterre. Le héros, Lawrence Talbot, y retourner auprès de sa famille après de nombreuses années pour découvrir ce qui est réellement arrivé à son frère atrocement mutilé avant sa mort par ce qui semblerait être une bête sauvage. Ses pas l'amènent à s'intéresser aux gitans qui semblent en connaitre plus qu'ils ne veulent bien le dire. Mais il se rendra bientôt compte que la bête est plus proche de lui qu'il ne le croit...

Honnêtement c'est un film que j'ai bien aimé. Pas pour les scènes particulièrement sanglantes et horribles. Ni pour l'action. Non ce qui m'a vraiment fait aimer ce film c'est l'ambiance. Une ambiance sombre, inquiétante, de mystère et de peur. Un village qui, rapidement, sombre dans la terreur et la démence alors que la police est impuissante. J'ai aussi beaucoup aimé un aspect du film qui, malheureusement, n'est pas assez décrit. On aurait pu avoir un meilleur développement de l'aspect psychologique. La peur de ne plus se contrôler, de devenir un fou, de ne plus connaitre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas.

Pour finir je parlerais de ma scène favorite. Elle se déroule dans l'asile. Alors que le médecin fait un discours sur le patient et sa peur irrationnelle de la Lune, applaudis par ses confrères, ne comprenant pas ce qu'il se passe derrière avant qu'il ne soit trop tard.m Néanmoins la question véritable du film, il me semble qu'elle est clair, c'est de se demander qu'elle est la différence entre un l'animal et l'humain en nous.

Image: allocine.fr

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09:57 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wolfman | | | |  Facebook

14/02/2010

Krondor: Le legs de la faille 3: La larme des dieux par Raymond E Feist

Titre: Krondor: Le legs de la faille 3: La larme des dieux9782290016190_cb.jpg
Titre original: Krondor: Tear of the gods
Auteur: Raymond E feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: J'ai lu (Bragelonne 2007 pour la traduction, 2000 édition originale)
Pages: 445

J'ai Lu a enfin décidé de continuer l'édition en poche des livres concernant Krondor en publiant le tome trois du Legs de la faille. Celui-ci se déroule quelques semaines après les événements du second tome. On retrouve James, encore écuyer, à Krondor dont la mission importante est d'accueillir la nouvelle conseillère en magie du prince Arutha. Mais il semble que James ne puisse pas faire un pas dans Krondor sans que les ennuis lui tombent dessus. A peine trois minutes après avoir rencontré Jazhara ils doivent sauver des enfants mis en esclavage par un teinturier ayant peu de scrupules. Mais les indices indiquent que le Rompant, et son mystérieux amis inconnu, sont derrière cet événement. Les rumeurs commencent à parler de créatures démoniaques et de sorcellerie alors qu'un artefact divin d'une grande puissance s'est perdu dans les eaux de l'océan. Il faudra le retrouver et vite car le chaos le cherche aussi.

Encore une fois un livre qui est très rapide. On n'a pas le temps de souffler et de réfléchir entre deux événements que déjà d'autres ennuis se profilent. C'est à se demander comment les personnages réussissent à rester frais et dispos! En tout cas, j'ai eu du mal à pouvoir réfléchir à ce qu'il se passe alors que les combats se multiplient ainsi que les intrigues. Peut être est-ce parce que le Legs de la faille a été adapté d'un jeux vidéo? Au moins, on en sait un peu plus sur l'étendu réelle des événements et sur les buts des serviteurs du chaos.

Image: jailu.com

10:22 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, larme des dieux, legs de la faille, krondor | | | |  Facebook

13/02/2010

Tolkien et le Moyen Âge sous la direction de Leo Carruthers

Titre: Tolkien et le Moyen Âge5149AA405jL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Sous la diection de Leo Carrruthers
Éditeur: CNRS 2007
Pages: 331

Un livre qui, dans son titre, inclut deux thèmes qui me passionnent ne pouvait que me sauter aux yeux. Nous avons donc d'un coté Tolkien, l'un des auteurs les plus connu et les plus emblématiques du XX siècle, et de l'autre le Moyen Âge, une période particulièrement passionnante et peu connue. Ce livre souhaite parler du lien entre les deux. Pour cela il regroupe des travaux universitaires ayant tous en commun le thême de Tolkien. Chacun, ensuite, a analysé une partie précise de la mythologie du Seigneur des Anneaux. L'idée principale est de retrouver les influences médiévales qui ont joué, consciemment ou non, sur l'esprit de Tolkien.

Tout connaisseur de Tolkien sait rapidement qu'il a longuement travaillé sur des textes médiévaux et qu'il a forcément été influencé par eux. On parle souvent de Beowulf par exemple. Mais il y a une différence entre savoir et analyse. Je savais déjà, en partie, ce que j'ai lu dans ce livre. Mais il m'a permis de mieux comprendre la profondeur des influences médiévales sur Tolkien. Qui sont surement en partie inconsciente. L'architecture, la poésie (bien entendu), la médecine ou tout simplement les personnages peuvent être retrouvé, en partie, dans des pensées et histoires médiévales. Personnellement, j'ai particulièrement apprécié les analyses sur l'architecture et la magie que Tolkien a inclut dans son récit et que j'ai trouvé très éclairantes.

Néanmoins, il ne faudrait pas oublier que Tolkien n'a pas que copié ce que le moyen âge a fait. C'était un créateur et, à ce titre, il ne doit pas être réduit à simple universitaire qui essaie de relier entre eux des concepts. Il a véritablement créé un monde (secondaire comme il le disait) dans lequel on peut retrouver des fragments de concepts et histoires médiévales. De plus, les articles ne sont pas toujours très accessibles. Par exemple, je n'ai pas été capable de comprendre les détails d'analyse des poèmes ou des langues. Ce n'est pas un livre qui est destiné à tous les lecteurs de Tolkien. Il demande un certain effort et une connaissance au minimum de base dans les thèmes abordés. Mais si on a cette connaissance (qui n'est pas toujours difficile à trouver) on sortira forcément enrichi de la lecture de ces articles.

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10:12 Écrit par Hassan dans Fantasy, Histoire, tolkien | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tolkien, moyen age | | | |  Facebook

12/02/2010

La reine solitaire par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 6: La reine solitaire41SH695M18L._SL500_AA240_.jpg
Titre original: Assassin's quest
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2000 pour la traduction, 1997 édition originale)
Pages: 380

Dernier tome de la première trilogie de l'Assassin Royal, enfin, comme d'habitude on retrouve Fitz et son groupe juste après qu'on les ai quitté dans le tome précédent. Fitz s'est trouvé transporté par un artefact magique étrange dans une ancienne ville en ruine ou il trouve des traces du roi Vérité. Ces traces redonnent espoir à ses compagnons qui s'empressent de le retrouver le plus vite possible. D'autant qu'il apparait rapidement que Royal a envoyé des soldats aux trousses de Fitz. Mais comment retrouveront-ils Vérité et ce dernier aura-t-il enfin réussi à éveiller les Anciens? Et comment royal réagira-t-il?

Le tome précédent instaurait une atmosphère de plus en plus mystérieuse. On ne savait pas qui était Caudron, qu'était cette voie magique et ou étaient vérité et les Anciens. Ce tome répond à ces questions. On en apprend plus sur comment ils se sont éveillés la dernière fois mais surtout on apprend ce qu'ils sont en réalité. J'ai apprécié de recevoir, enfin, ces informations. Mais les dernier événements sont surement les plus intéressants car le temps commence à presser. Ce que j'attendais le plus, bien entendu, c'était comment Royal et Fitz allait se confronter. J'ai apprécié ce qui s'est passé à ce moment la même si j'aurais pu m'y attendre. En bref, c'est vraiment la fin d'un cycle qui n'était pas censé avoir de suite.

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10/02/2010

Paroles de déportés : Témoignages et rapports officiels

Titre: Paroles de déportés : Témoignages et rapports officiels51pnD7smAQL._SL500_AA240_.jpg
Éditeur: Bartillat 2009
Collection: Omnia
Pages: 306

J'ai hésité avant de parler de ce livre. Pour plusieurs raisons dont la plupart sont parfaitement compréhensibles et transparentes. Après réflexion j'ai tout de même accepté d'essayer d'en parler. Mais il reste de savoir comment. Car c'est un sujet vaste, difficile et surtout profondément émotionnel. Ce que nous lisons dans ce livre est horrible. Est inhumain. Le livre contient les témoignages de déportés et des rapports concernant la vie quotidienne - peux-t-on la nommer ainsi sans hypocrisie? - dans les camps de la mort découpé selon le "thême" concerné, arrivée, sévices, libération...

Lors de la lecture on découvre un système profondément et fondamentalement inhumain. Dont les deux seuls buts sont la déshumanisation et la destruction des vies humaines. Ce que l'on découvre à travers les paroles de ces survivants ce n'est pas qu'un cynisme sans faille mais aussi, et surtout, une cruauté inconcevable. On ne peut que ressentir une profonde tristesse face aux sévices relatés, avec courage, par ces personnes dont on déniait l'humanité. C'est un livre dur à lire.

En lisant ce livre il m'est venu plusieurs questions sur la façon dont, en tant qu'étudiant en histoire, je pouvais partager ces connaissances des horreurs qui ont eu lieux. Je peux critiquer la manière dont le livre a été découpé: lier des fragments de témoignages selon des thèmes globaux est-il une bonne manière de faire? je peux aussi critiquer l'absence d'explication et d'accompagnement des témoignages mais est-ce vraiment pertinent?

A un certain moment c'est moi-même que je me mis à critiquer. En effet, je connaissais ces événements et sévices. J'en avais une connaissance intellectuel par la lecture de livres d'histoire. Mais un livre scientifique n'a pas la même force qu'un témoignage brute et nu. De la même manière un livre n'a pas la même force que la parole. Réfléchissant sur la manière dont je ressentais ces événements horribles j'en suis arrivé à une conclusion. Même si, intellectuellement, je connaissais la réalité des sévices et pouvais comprendre le système inhumain qui se trouve derrière j'étais incapable. émotionnellement, de concevoir une telle haine à l'égard d'êtres humains. Comment pouvoir concevoir qu'un être humain soit capable de tels tortures et méfaits contre un autre être humain? Comment imaginer qu'un être humain puisse ne voir en d'autres êtres humains que des animaux, voir même pas des animaux? Je ne crois pas en être capable.

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09:50 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |  Facebook

09/02/2010

L'assassin royal 5: La voie magique par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 5: La voie magique41YC06366XL._SL500_AA240_.jpg
Titre original: Assassin's quest
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2000 pour la traduction, 1997 édition originale)
Pages: 381

Petit à petit on arrive à la fin de la première trilogie de l'Assassin. Les événements ne se précipitent pas mais les différents protagonistes commencent à se retrouver. Nous rejoignons Fitz juste après son évasion dans le désert. Toujours avec sa volonté de rejoindre son roi Vérité. C'est ainsi qu'il fuit dans les montagnes ou il retrouve d'anciens amis qui s'adjoignent à lui dans sa quête. Mais ses ennemis ne sont pas inactifs et alors que la guerre contre les pirates rouges est presque perdue Royal semble vouloir attaquer les Montagnes. Il est de plus en plus nécessaire pour les Six-Duchés de retrouver un vrai roi et la paix.

L'ennui quand on coupe un livre en plusieurs tomes c'est que la cohérence interne peut être sacrifiée. On se retrouve souvent avec des événements qui ne prennent sens que dans d'autres livres ou qui y sont liés. C'est le cas ici mais économie oblige on préfère vendre trois livres plutôt qu'un seul. Néanmoins, l'atmosphère de mystère est croissant. Qui est Caudron par exemple? Que sont ces chemins perdus que les compagnons vont suivre? Ou sont les anciens? On en saura surement plus dans la fin de la première trilogie de l'assassin royal.

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08/02/2010

Héros et merveilles du moyen âge par Jacques Le Goff

Titre: Héros et merveilles du moyen âge41pueX9-NrL._SL500_AA240_.jpg
Auteurs: Jacques Le Goff
Éditeur: Seuil 2005 et 2008
Pages: 312

Depuis l'année passée le moyen âge me fascine. C'était une époque fondamentalement différente et pourtant créatrice de notre civilisation. Un monde que l'on a vu noir et chaotique alors qu'elle créa de magnifiques œuvres et une philosophie unique. Une époque non de transition mais de création alors qu'elle se pensait comme précédant la fin des temps et déclinante. Lorsqu'on veut s'instruire sur cette période magnifique on touche, forcément, a quelques grands médiévistes dont Jacques Le Goff fait partie.

Ce livre en poche est écrit pour parler d'une forme d'histoire particulière: l'histoire de l'imaginaire. A l'intérieur du texte Jacques Le Goff nous parle de rois, de chevaliers, de femmes et d'objets symboliques du moyen âge et qui ont, parfois, gardé toute leur force jusqu'à nos jours jusqu'à, parfois, incarner une partie de ce que l'on pense être la période médiévale. C'est ainsi que Le Goff nous offre des informations autant sur Charlemagne et Arthur que sur le cloître et les cathédrales en passant pas des métiers comme celui des jongleurs. Mais Le Goff ne se contente pas de nous donner la signification et l'origine médiévale de ces symboles. Il nous offre leurs changements et perpétuations tout au long de l'histoire jusqu'à nous.

Néanmoins, pour celui qui souhaitait un essai, ce sera une déception. Ce livre, en fait, n'est pas fait pour être construit en poche. C'est un livre court et synthétique dans le but d'entourer de belles images en couleurs alors que ce livre en poche nous les montre en noir et blanc. Si on souhaite vraiment jouir de ce livre il faudra dont prendre son alter ego en grand format que, malheureusement, je n'ai pas entre les mains. L'édition en poche ne peut pas donner autant de plaisir même si il donne des informations intéressantes.

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09:55 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre, moyen âge | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : héros, merveilles, jacques le goff | | | |  Facebook

07/02/2010

Sherlock Holmes

Une nouvelle aventure du détective si célèbre au cinéma. Et cette aventure ne semble pas pouvoir laisser les personnes indifférentes. Dépoussières, moins professoral, plus ambigüe quand aux relations avec Watson et moins gentleman que je le voyais comme personnage de roman. Je dois tout de même l'avouer, je n'ai jamais lu un seul roman ayant Holmes comme personnage principal. Pour une raison que je ne m'explique pas les policiers ne m'ont jamais passionné et encore moins attiré.

Nous découvrons Holmes en pleine action. A la fin de l'une de ses enquêtes il s'apprête à confondre Lord Blackwood, adepte de la magie et tueur en série. Alors qu'il pensait s'en être définitivement débarrassé après sa pendaison des rumeurs commencent à courir. Blackwood serait revenu d'entre les morts et s'apprêterait à continuer ses sacrifices pour lancer un nouvel âge. Sceptique, Holmes voit tout de même les étrangetés s'amonceler sur son chemin. La population, elle, commence à paniquer alors que les rumeurs enflent...

La magie se heurte, donc, à la logique et à la rationalité froide. Qui sera le gagnant? Je ne le dirais pas car ça pourrait gâcher le film. Mais c'est une confrontation que j'ai appréciée. En effet, comment expliquer des actes qui semblent inexplicable? Le film, en lui-même, est intense. Intense dans le sens que l'action est omniprésente. La musique, prenante, suit le même processus et semble presque couvrir les images tellement elle capte l'attention. les événements de précipitent sans s'essouffler et il est parfois difficile de dénouer les nœuds de ce que l'on vient de voir passer à l'écran. Néanmoins, pour qui cherche un film d'action, c'est un film qui peut plaire sans révolutionner le cinéma. On se laisse emporter par le courant des événements sans forcément les comprendre.

J'ai aussi apprécié un point particulier. Lorsque Holmes réfléchit il revient sur les événements, ou les analyse avant leur mise en place. J'ai eu l'impression, bien que ce soit personnel, que cela permettait de se représenter un esprit analysant les tenants et aboutissants rationnellement. C'est un peu déroutant mais intéressant. Pour finir, la fin du film pourrait admettre une suite ce dont je me réjouis car le couple d'acteurs incarnant Holmes et Watson magnifiquement joué.

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17:30 Écrit par Hassan dans Film, Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sherlock holmes | | | |  Facebook

05/02/2010

Honor Harrington 4: Au champ du déshonneur par David weber

Titre: Honor Harrington 451-G1fukv9L._SL500_AA240_.jpg
Tome: Au champ du déshonneur
Titre original: Honor Harrington: the field of dishonor
Auteur: David Weber
Traducteur: Florence Bury
Éditeur: J'ai Lu (l'Atalante 2001 pour la traduction et David Weber 1994 première édition originale)
Pages: 445

Le tome précédent m'avait déçu à cause de sa fin mais j'ai tout de même eu envie de lire la suite de la saga Harrington. Il n'y a presque aucun décalage chronologique entre le tome 3 et le tome 4 puisque nous retrouvons Honor directement à la suite des événements. Comme prévu une cour martiale est en train de se réunir pour juger Pavel Young pour désertion et lâcheté. Mais ce dernier a encore des appuis puissants, malgré son humiliation, et il se pourrait bien qu'il s'en sorte encore. Honor, elle, se retrouve impliquée dans une gigantesque crise politique et harcelée par les journalistes. Ses ennemis essayant tous de l'abattre. Mais ils apprendront vite que l'on ne s'attaque pas à Honor sans qu'elle ne réplique...

Aucune batailles dans ce tome, presque aucun vaisseaux. Mais une superbe bataille politico-juridique dans laquelle je me suis plongé avec un grand plaisir. D'ailleurs, il semblerait que Weber ait étudié l'histoire et la science politique. Si c'est bien le cas ça explique beaucoup de choses puisque ce livre nous montre surtout la mise en place de stratégies politiques plutôt que militaires. Ce tome est, donc, extrêmement haletant. De plus, on en apprend plus sur Honor et ses devoirs sur Grayson ce qui permet d'ouvrir un peu plus l'histoire. Autant le tome 3 m'a déçu autant j'ai adoré ce tome!

Image: Amazon.fr

04/02/2010

Classer, dominer : Qui sont les autres ? par Christine Delphy

Titre: Classer, dominer : Qui sont les autres ?41sG%2BorkkmL._SL500_AA240_.jpg
Auteurs: Christine Delphy
Éditeur: La Fabrique 2008
Pages: 227

Christine Delphy, féministe française, n'a pas vraiment écrit un livre mais mis ensemble plusieurs articles, prises de positions et conférence qu'elle a donnée. Leurs points communs est de parler des rapports de domination. Pour l'auteure ce rapport de domination est structurel de la société et se voit surtout dans le travail de définition. Selon elle, les dominants ont un droit de définir ce que sont les dominés ce qui mène à les indiquer comme différents de ce qui est normal (sous entendu: blanc, bourgeois et hétérosexuel). L'un des moyens de supprimer cette définition est de l'utiliser ou de se définir sois-même. Ce qui est un acte profondément déviant pour le point de vue des dominants. Le second moyen serait de définir ce que sont les dominants. Il faut, en fait, supprimer l'altérité ou démontrer celle des dominants.

Mais l'auteure ne se contente pas de parler de la domination des hommes sur les femmes. Elle tente de mettre en rapport les dominations de classe, de race et de préférences sexuelles. Ainsi, selon l'auteure, il est possible d'être à la fois dominées et dominantes (ou dominants et dominés). C'est une relation plurielle de multiples réseaux de dominations qui se met au jours. Christine Delphy, actualité oblige, parle aussi beaucoup de l'affaire du voile. Elle considère que son interdiction et la façon dont on l'a interdit cache une relation de racisme face à ceux que l'on nomme "immigrés de seconde génération". Car les blancs qui ont rédigés la loi n'ont jamais voulu écouter une de ces femmes ayant choisis le voile. Les définissant d'emblée comme manipulées et incapables de décider pour elles-même. C'est, donc, une relation paternaliste qui se forme.

Je ne connais pas assez bien les théories féministes pour me prononcer sur ce livre. Mais les articles de Christine Delphy sont intéressant et très stimulants intellectuellement. Car, elle ne se contente pas d'analyser. Elle souhaite agir et revendique une certaine vision de la société. Même quand elle se heurte à des intellectuels connus.

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09:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, Politique, sociologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : classe, race, genre, domination | | | |  Facebook

02/02/2010

L'Union démocratique du centre : un parti, son action, ses soutiens sous la direction d'Oscar Mazzoleni, Philippe Gottraux et Cécile Péchu

Titre: L'Union démocratique du centre : un parti, son action, ses soutiens51aC9AXos2L._SL500_AA240_.jpg
Auteurs: Oscar Mazzoleni, Philippe Gottraux et Cécile Péchu
Éditeur: Antipode 2007
Pages: 215

Le but de ce livre sur un parti bien particulier est affiché dans l'introduction et la première partie. Non pas stigmatiser un parti qui est bien connu du paysage politique Suisse mais essayer de comprendre son véritable fonctionnement et les raisons de son succès. Non pas ressortir tous les préjugés et présupposés mais s'attacher aux faits, chiffres et militants pour comprendre la réalité de l'UDC. C'est, donc, un livre qui se place résolument dans la neutralité scientifique. Néanmoins, les auteurs, en affichant leurs méthodes dans une longue introduction, acceptent et expliquent comment ils ont essayé de réduire leur propres a priori. C'est, je pense, louable d'être honnête sur ce point. Louable d'expliquer comment les auteurs ont fait un travail sur eux-même pour réussir à ne pas se faire parasiter par leurs propres présupposés.

La seconde partie du livre est une analyse des actions du parti lui-même. Le premier article de cette partie montre comment l'UDC a réussit à rester un parti uni, contestataire et pourtant membre du gouvernement alors que, a priori, ce genre de partis ne peuvent survire longtemps aux pressions contradictoires de e genre de positions multiples. Selon l'auteur l'UDC a réussit par plusieurs facteurs: il est uni et centralisé avec un accès facile aux principales arènes législatives et référendaires. Mais aussi, les partis concurrents ne sont pas aussi fort, dans le sens d'union, que l'UDC ce qui lui a permis d'attaquer sans être remis à l'ordre. Le second article analyse la production imagière pour tenter de voir quels sont les principaux fronts du partis et la façon dont ces fronts sont définis.

La troisième partie analyse les militants même. En effet, un parti n'est pas qu'un appareil c'est aussi un agrégat de militants qui peuvent ne pas être en accord avec toutes les revendications du parti. Cette analyse se fait d'abord en essayant de dégager des caractéristiques socio-professionels puis d'essayé de voir un changement dans les militants de l'UDC entre 1995 et 2003. Ce sont donc deux articles basés sur les statistiques et pas toujours facile à lire. Le dernier, que j'ai trouvé le plus intéressant, analyse les acteurs en observant leur parcours de vie via des entretiens. On y découvre que la défense contre les étrangers y est largement revendiquée, que ce soit pour des causes économiques ou culturelles voir les deux. Mais que le versant libéral du parti fait beaucoup moins consensus chez les militants.

C'est, donc, un livre honnête et qui a le mérite de tenter de comprendre la réalité de ce parti tant décrié. Il aurait été facile de le classer directement dans l'extrême droite, de le condamner sans possibilités de rédemptions ou de rendre ses militants incapables et irrationnels. Non, les auteurs de ce livre ont travaillés, ils ont analysés et acceptés les faits même quand ils étaient surprenant. C'est, à mon avis, un bon livre.

Image: Amazon.fr