30/04/2010

Doctor Who: Saison 3

La troisième saison de Doctor Who est comme les deux précédentes: déjantées, kitsch et pleine d'action. A cause des événements précédents le Docteur se retrouve seul pour noël. Mais ça ne durera pas puisqu'un petit voyage le conduira à rencontrer Martha Jones, étudiante en médecine. Après un petit moment d'incertitudes le Docteur acceptera de l'avoir pour compagnon permanent lors de ses voyages. Comme sa prédécesseur Martha découvrira que voyager dans le temps et l'espace n'est pas de tout repos. Entre Shakespeare, New New York et l'Angleterre de 1913 elle découvrira ce qu'apporte d'être un compagnon du Docteur.

Martha Jones est, donc, le second compagnon du Docteur dans cette nouvelle série. J'ai trouvé intéressant de prendre un personnage qui connait la médecine mais je ne le trouve pas aussi bien que Rose Tyler. Bien entendu, mon avis est subjectif mais Rose a quelque chose que Martha n'a pas. C'est, peut être, l'attention du Docteur? En tout cas, je la trouve moins prête à suivre le Docteur alors que Rose n'hésite pas à courir en direction du danger.

Quand à la saison. Je l'ai trouvée tout aussi bien que les précédentes. Par contre, la fin m'a déçu. Je l'ai trouvée trop facile. Néanmoins, il y a encore plusieurs épisodes particulièrement bons. Ma sélection personnelle se compose de The Shapespeare Code tout simplement parce que le dramaturge s'y trouve, The family of blood car le Docteur peut choisir son destin (être seul ou vivre à deux?) et Blink qui, à mon avis, est le meilleur de la saison.

Image: doctor-who.fr

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08:20 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : docteur who, doctor who | | | |  Facebook

29/04/2010

La légende de Sigurd et Gudrún par J.R.R. Tolkien

Titre: La légende de Sigurd et Gudrún par J.R.R. Tolkien61OtCKYwkkL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The legend of Sigurd and Gudrún
Auteur: J.R.R. Tolkien
Traducteur: Christine Laferrière
Éditeur: Christian Bourgeois 2010, The Tolkien trust 2009
Pages: 295

Ce livre est dans la même optique que Les monstres et les critiques et autres essais, c'est un livre qui ne souhaite pas nous donner les écrits de fictions de Tolkien mais montrer la pensée de l'auteur. Christopher Tolkien nous offre donc une synthèse de quelques conférences de Tolkien concernant les légendes du nord et, particulièrement, celle auquel le titre du livre est emprunté. Mais ce n'est pas la seule chose que nous découvrons dans ce livre. Christopher Tolkien nous donne aussi une publication d'une réécriture de cette légende par Tolkien lui-même. Dans cette édition nous pouvons, d'ailleurs, lire le poème en français et en anglais. Cette révision ne nous permet pas de comprendre les légendes nordiques sans l'aide des commentaires mais nous pouvons très facilement observer en quoi Tolkien fut influencé.

En effet, la lecture du poème montre des parentés évidentes entre les événements de la légende nordique et certaines fictions que Tolkien a écrite. Je pense, particulièrement, à l'histoire de Turin Turambar. En effet, nous retrouvons beaucoup de thèmes communs non seulement en ce qui concerne le dragon mais aussi l'or et même le heaume. Ce livre a, donc, deux points forts. Premièrement, grâce à lui on peut mieux comprendre ce qui attirait Tolkien et comment il l'inséra dans sa propre mythologie. Secondement, nous pouvons découvrir, mais non dans sa pureté, l'une des légendes nordiques. Ces légendes qui, aujourd'hui encore, peuvent fasciner les lecteurs ou les auditeurs.

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27/04/2010

"Elles sont 300 000 chaque année" par Simone Veil suivi de "Accéder à la maternité volontaire" par Lucien Neuwirth

Titre: "Elles sont 300 000 chaque année" par Simone Veil suivi de "Accéder à la maternité volontaire" par Lucien Neuwirth51DC6oH9GJL._SL500_AA300_.jpg
Éditeur: Points 2009
Collection: Les grands discours
Pages: 61

Dans l'histoire nous connaissons, de temps en temps, de grands discours dont quelques mots restent compréhensible par une large part de la population. C'est le cas pour le "I have a dream" et, plus récemment, le "Yes we can" mais aucun français n'a oublié non plus le discours du générale de Gaule à la libération ("Paris meurtri, Paris outragé, Paris brisé... Mais Paris libéré"). Les éditions points ont, donc, donné au public quelques uns de ces discours historiques en les liant selon le thême.

Les deux discours que je viens de lire concerne le droit des femmes à prendre en charge leur fertilité. Le premier est le discours de Simone Veil en 1974 qui marque la dépénalisation de l'avortement. Alors que, encore récemment pour l'époque, les femmes pouvaient être arrêtée pour s'être faites avorter Simone Veil, difficilement, réussit à obtenir une loi légalisant l'avortement mais mettant aussi en place une aide sociale envers les femmes. Le second discours concerne le sujet de la contraception. Dans un contexte de peur démographique Lucien Neuwirth réussit à faire accepter une loi légalisant la contraception tout en militant pour une politique familiale volontariste.

On pourrait penser que ces discours ne sont pas très utiles à la lecture aujourd'hui. Mais au moment ou, en Suisse, certains milieux politiques tentent de remettre en question le droit à l'avortement il peut être intéressant de revenir aux textes des combats fondateurs. En effet, ce n'est pas seulement l'acceptation de deux pratiques que l'on peut retrouver à la suite de ces discours. C'est une progressive autonomisation du corps de la femme. Oui la femme peut enfin décider d'avoir ou non un enfant, la femme peut se dégager des risques qu'elle était seule à prendre. C'était une avancée majeure pour la société.

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Les aventuriers de la mer 2: Le navire aux esclaves par Robin Hobb

Titre: Les aventuriers de la mer 2: Le navire aux esclaves51MuWB1%2BNoL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The liveship traders: Ship of magic
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2001 pour la traduction, 1998 édition originale
Pages: 379

Second tome de ce cycle nous retrouvons les différents personnages qui essaient de vivre tant bien que mal. Althèa, après sa spectaculaire fuite, a décidé de s'engager sur un navire de chasse ou elle retrouve un vieil ami. Elle pensait pouvoir aisément démontrer ses capacités mais elle découvrira vite qu'elle s'était un peu surestimée. Sans oublier le danger d'être une femme dans un monde d'hommes. Kyle et son fils commencent enfin à naviguer mais l'équipage n'accepte pas facilement le jeune prêtre qui accepte encore moins facilement d'être coincé sur un bateau. De plus en plus troublé il se prend d'affection avec la vivenef. Quand aux pirates, l'un des leurs accroit considérablement ses réussites et ses biens devenant un personnage de plus en plus en vue et proche de réussir à atteindre son but: devenir roi des pirates.

A la fin de ce tome on se rend compte que les intrigues ne sont pas encore totalement nouées. Les personnages ne se sont pas encore rencontré et les plans ne sont pas tous prêt. Mais les choses bougent et tous perdent et gagnent à leur tour tentant de survivre face à l'océan et à ses richesses. Mais ce qu'il reste encore à savoir c'est comment Terriville va-t-elle réagir face aux nouveaux marchands?

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24/04/2010

Matériaux Pour Servir À L'histoire Du Doctorat H.C. Décerné À Benito Mussolini En 1937 par Olivier Robert

Titre: Matériaux Pour Servir À L'histoire Du Doctorat H.C. Décerné À Benito Mussolini En 1937
Auteur: Olivier Robert
Éditeur: Université de Lausanne 1987
Pages: 247

Le doctorat Honoris Causa en sciences sociales que reçu Mussolini de la part de l'université de Lausanne m'a toujours surpris. Comment et pourquoi une université libre décida d'offrir cet honneur à un dictateur qui venait d'envahir un pays en usant de méthodes criminels? Ce livre, que je viens de terminer, a pour but non d'expliquer cet honneur ni de trancher le débat. Il a pour but d'offrir aux chercheurs et aux intéressés des sources utiles pour comprendre cette événement particulier d'une histoire plus large. Une fois ce fait en tête on comprend bien mieux les choix fait par Olivier Robert et les manques que nous pourrions tous observer dans ce livre.

Premièrement, l'auteur nous donner un bref rappel des événements. Il nous montre comment l'université de Lausanne peut offrir ses doctorats honoris Causa et qui fut l'auteur de la proposition. Sans oublier, bien entendu, le contexte dans lequel ce cadeau s'inscrit: les 400 ans de l'université et les quelque dons offert par le dictateur. L'auteur nous dépeint rapidement, ensuite, le déroulement des événements. Ce qui nous permet de voir comment l'université accepta ce doctorat et comment le public, principalement journalistique et intellectuel, réagit. Néanmoins, nous ne savons toujours pas vraiment pourquoi Mussolini reçut ce doctorat. Est-ce à cause de ce professeur Boninsegni qui semble avoir été proche du dictateur et qui se considérait lui-même comme étant une "sentinelle avancée du fascisme" (lettre du 30.10.1930 à Mussolini aux pages 38-39)? Les autorités universitaires de l'époque ont-elles réellement cru pouvoir découper Mussolini en un ancien étudiant et en un chef d'état pour justifier ce doctorat? Nous ne le saurons pas via ce livre.

Ce que ce livre nous donne, par contre, c'est un certains nombre de sources. C'est, d'ailleurs, l'intérêt principal de l'ouvrage. La lecture de ces sources nous permettent de voir les liens qui existaient entre Boninsegni et le dictateur. D'observer comment l'université réagit au scandale qui s'ensuivit. Et de suivre ce même scandale par les lettres de protestations et les articles de la presse. Ces protestations pouvant être tout aussi argumentées que sarcastique. Il reste, tout de même, dommage que l'auteur n'ait pas fait un travail d'historien ici.

Image: Unil.ch

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Doctor Who: saison 2

Je viens de terminer de regarder la saison 2 de cette série que j'apprécie de plus en plus. Alors que le Docteur vient de sauver Rose Tyler d'une mort imminente cette dernière se rend compte que le Docteur a changé. En effet, il a modifié son corps pour survivre. Néanmoins ils n'auront pas le temps de s'expliquer tous les changements que ceci va impliquer puisque la Terre est, encore, en danger. Après cette aventure ils repartiront dans leur voyage. Visitant les endroits les plus reculés de l'univers comme ceux qui sont les plus connus. Retrouvant, par la même occasion, quelques vieilles connaissances. Mais Rose et le Docteur pourront-ils être ensemble pour toujours? Où alors le Docteur devra-t-il se séparer de Rose pour la sauver (ou se sauver) comme il a déjà du le faire?

Le nouveau Docteur de cette seconde saison, David Tennant, m'a beaucoup plut. La ou Eccleston jouait un Docteur violent et souvent méprisant même si sympathique Tennant nous offre un Docteur bien plus empathique tout en gardant un coté impitoyable. Outre le thême, me semble-t-il, principal de cette saison qui concerne le départ ou non de Rose j'ai l'impression que le véritable thème de la série concerne la vie et la curiosité. La vie dont on doit jouir et la curiosité qui nous pousse à réfléchir et à observer le monde dans toute sa beauté.

Si je devais choisir quelques épisodes de cette saison je pense que je prendrais The Christmas Invasion (bien que cet épisode ne fasse pas vraiment partie de la saison 2 puisque créé pour noël) et The girl in the fireplace qui nous fait découvrir une rencontre entre le Docteur et Mme de Pompadour. La fin de la saison, bien que je ne l'aie pas choisi, est intéressante surtout pour les changements qu'elle opère.

Image: www.doctor-who.fr

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23/04/2010

Les aventuriers de la mer 1: Le vaisseau magique par Robin Hobb

Titre: Les aventuriers de la mer 1: Le vaisseau magique51HCJR6QJ5L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The liveship traders: Ship of magic
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2001 pour la traduction, 1998 édition originale
Pages: 315

En avoir terminé avec le cycle de l'Assassin Royal n'implique pas que Hobb en a finit avec le monde qu'elle a créé. En effet, dans ce nouveau cycle nous retrouvons le monde où prennent place les événements de Fitz et des Six-Duchés. Mais la nous allons plus loin, nous allons à Terrilville. Un port dont nous avons entendu parler dans le cycle de Fitz comme l'endroit o?u l'on peut trouver tout ce que l'on souhaite. Car la ville est une ville de marchands possédant des navires doués de vie. Ces navires pouvant naviguer là ou d'autres hésiteraient.

Justement, c'est à bord de l'un de ces navires que nous allons retrouver les personnages que nous suivrons dans la suite des aventures: la Vivacia. En effet, la famille qui le possède se déchire le droit à le commander. Qui de Kyle le gendre de l'ancien capitaine ou de Althea la fille de ce même capitaine aura droit à la cabine du commandant? Parallèlement, nous découvrons qu'un pirate du sud développe des ambitions dangereuses pour tout le monde. Et, pour qu'il puisse mettre en place ses idées il doit accomplir un acte exceptionnel. Mais lequel?

Ce livre n'est que le premier tome du cycle. Nous voyons les personnages se mettre en place et les intrigues commencer à se nouer. Mais, pour l'instant, rien qui ne soit prêt. Néanmoins, il reste sympathique d'observer un autre lieu que les Six-Duchés et de voir de nouveaux événements qui se déroulent parallèlement à ceux que Fitz connait. Nous avons, d'ailleurs, quelques allusions sur la guerre des Pirates Rouges. Il faudra continuer la lecture pour savoir comment Hobb compte tisser ses intrigues.

Image: Amazon.fr

21/04/2010

L'assassin royal 13: Adieux et retrouvailles par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 13: Adieux et retrouvailles512SJNNSWNL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2006 pour la traduction, 2003 édition originale
Pages: 367

Il fallait bien y arriver un jours, voici le dernier tome de l'Assassin Royal. Alors que le combat des dragons et des humains a dévasté les rangs, coutant la vie a bien des amis de Fitz, le Prince Devoir repart rencontre le Hetgurd avec sa fiancée pour annoncer la réussite de la quête et expliquer les événements. Un nouveau temps se lève, Fitz et le Fou ont vaincu face à la Dame Pâle. Mais l'Assassin n'est pas satisfait. Il décide de rester sur l'île pour rechercher le corps du Fou et le sauver si il le peut. Quand à la Dame Pâle. Il la tuera si il la trouve. Accompagné de Lourd Fitz lèvera le voile sur quelques dernier mystères et comprendra qu'il est temps pour lui de reprendre la vie en marche plutôt que de la fuir.

Au léger résumé que j'ai fait on se rend compte facilement que ce tome est celui qui clôt toutes les intrigues. Le tome qui nous donne une grande partie des réponses aux différentes énigmes qui parsemaient le récit. Le titre est totalement approprié. Fitz doit faire bien des adieux mais en décidant de suivre la vie plutot que de la fuir il retrouvera aussi beaucoup d'autres personnes chères à son coeur. C'est donc dans le dernier tome que l'on trouve enfin un Fitz réconcilié avec lui-même et avec le monde. Affrontant enfin l'existence afin de recevoir ce qu'il méritait. Et la saga se clôt la dessus.

Image: Amazon.fr

18/04/2010

Docteur Who Saison 1

Qu'est ce que Doctor Who? C'est une série anglaise vieille de quarante ans. Elle est si connue qu'elle a atteint pratiquement le rang d'institution au royaume-unis. La série dont je parle maintenant est une recréation moderne. Mais une recréation qui se place dans la continuité de la série originale puisque le Docteur est le neuvième du nom. Je connaissais la série de nom mais je n'avais jamais essayé de la regarder. Néanmoins, j'ai récemment vu quelques épisodes à la télévision. Les ayant apprécié j'ai décidé d'acheter les DVD. Donc, je viens de terminer la saison 1.

Cependant que dire de l'histoire? Le Docteur dont le nom est inconnu (d'où l'adjonction du who) est un extraterrestre de 900 ans qui voyage de le temps et l'espace à l'aide de son vaisseau: le TARDIS. Il voyage dans l'univers entier observant l'histoire et, quand il le juge nécessaire, modifiant son cours. La série commence à Londres dans un magasin. Rose Tyler sort de son travail quand elle se fait poursuivre par des mannequins de vitrine. C'est à ce moment que le docteur fait son apparition et qu'elle apprend qu'il est le seul espoir pour les humains de survivre. Elle décide donc de le suivre et découvrira, avec lui, de nombreuses merveilles. Passant de la fin de la Terre au jours ou le père de Rose est mort tout en rencontrant rapidement Dickens. Les deux voyageurs connaitront de nombreuses aventures et déjoueront des mystères poursuivis par deux mots: Bad Wolf.

Que penser de cette série? Bien que souvent farfelue et kitsch j'apprécie de plus en plus l'histoire. L'actrice Billie Piper qui joue Rose est en phase avec l'acteur du Docteur (Christopher Eccleston). Bien que le rythme ne soit pas tout de suite mis en place la saison 1 connait de nombreux moments que j'ai particulièrement apprécié. Je retiendrais ici une aventure prenant place lors de la seconde guerre mondiale que j'ai trouvé bien jouée et très prenante. En bref, c'est une série que je conseille à toutes personnes appréciant la science fiction, une série qui mériterait d'être plus connue. Je vais donc regarder avec la même attente la suite des aventures du Docteur dans la saison 2.

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Image: doctor-who.fr

18:59 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : doctor who, docteur who | | | |  Facebook

L'homme pluriel par Bernard Lahire

Titre: L'homme pluriel31RSMXAcrmL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Bernard Lahire
Éditeur: Hachette Littérature (Armand Collin/Nathan 2001) collection Pluriel
Pages: 392

Il y a longtemps que j'avais ce livre en vue. Car je voulais connaitre une partie de la pensée de ce sociologue ancien élève de Bourdieu. Mais j'avais peur que la difficulté du propos m'empêche de véritablement m'enrichir. Néanmoins, j'ai décidé de me jeter à l'eau et d'essayer. Lahire, dans ce livre, essaie de passer outre les grandes théories et les frontières académiques pour essayer de comprendre l'homme pluriel. Mais qu'est ce que l'homme pluriel? J'ai compris cette phrase comme étant une description des acteurs. Ces acteurs étant socialisés dans plusieurs champs de la société. Ce qui implique que nous ne sommes pas, en tant qu'individus, uniformes. Nous possédons de multiples dispositions qui ne prennent sens que dans des lieux sociaux particuliers.

Un second essai de Lahire concerne les concepts utilisés en sociologie. Selon l'auteur, une grande partie de ces concepts sont utilisés a priori sans essayer de les prouver ou de les analyser. L'auteur souhaite, donc, que les chercheurs se posent plus de questions sur ces concepts. L'auteur souhaite aussi que les sociologues acceptent de dépasser les limites de leur champs de recherches pour observer, et collaborer, avec d'autres disciplines. En effet, cette collaboration permettrait de mieux comprendre certains concepts importés et leurs limites mais aussi de mettre en place de nouvelles méthodologies.

Comme je le pensais c'est un livre riche. Un livre riche et compliqué. Mais sa lecture m'a permis de me poser des questions que je n'avais pas identifiées auparavant. Par exemple, j'ai apprécié le questionnement récurrent de l'habitus. Néanmoins, je ne crois pas avoir réussis à comprendre tout le propos de l'auteur. Je pense qu'il me faudra encore un peu de temps avant d'y réussir. Je pense que c'est un livre très intéressant et enrichissant mais que je ne conseillerais qu'aux personnes les plus intéressées et qui possède déjà un minimum de connaissance en sociologie.

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18:36 Écrit par Hassan dans Livre, Science, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sociologie, lahire, homme pluriel | | | |  Facebook

11/04/2010

L'assassin royal 12. L'homme noir par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 12. L'homme noir51Z0ZXJMSJL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2005 pour la traduction, 2003 édition originale
Pages: 394

Petit à petit on s'approche de la fin du cycle de l'assassin royal. Nous sommes toujours sur l'ile d'Aslejval sur laquelle les compagnons du prince Devoir viennent de débarquer. La quête ne semble pas receler d'aventures romantiques puisque seul le froid et la faim attendent ceux qui décident de suivre le prince. Ils partent donc en direction du dragon dans le but de l'excaver de sa gangue de glace et de le tuer. Mais il semble que d'autres intrigues soient en mouvements dans les parages. En effet, nous ne savons toujours pas pourquoi la narcheeska souhaite la mort du dragon alors que le Fou fait tout pour l'éviter. Y a t-il une traitrise ou sont-ils tous manipulés par une force cachée?

Bien que toute l'intrigue se déroule sur une île des plus inhospitalière je ne me suis pas ennuyé lors de ma lecture. Les compagnons arrivent à la fin de leur quête et découvrent le lieux ou repose le dragon. Oui mais ce qu'on découvre c'est le voile qui recouvrait les intrigues. On sait enfin pourquoi il fallait tuer le dragon et pourquoi le Fou souhaite le sauver. Plus encore, on découvre des réponses à d'anciennes énigmes et le retour d'un vieil ennemi. A moins que ce soit un ami? En tout cas, les intrigues sont si emmêlées que personne ne semble savoir quel est le bon choix.

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10:25 Écrit par Hassan dans Fantasy, Livre, Robin Hobb | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : robin hobb, homme noir, assassin royal | | | |  Facebook

10/04/2010

L'urbistique. La ville assistée par ordinateur par Claudia Dubuis

Titre: L'urbistique. La ville assistée par ordinateur
Auteur: Claudia Dubuis
Éditeur: Université de Lausanne. Institut d'anthropologie et de sociologie 1994
Pages: 96

C'est intéressant de voir sur quoi on tombe quand on marche tranquillement sans se soucier de chercher quelque chose en particulier. Je ne cherchais donc rien quand je suis tombé sur de petits ouvrages qui semblaient intéressant. J'en ai choisis un et je l'ai lu. Cet ouvrage est une reprise d'un mémoire de licence qui a été amélioré. Vu la date d'édition on se rendra facilement compte, et l'auteure le dit en préface, que la littérature de l'époque était plus que lacunaire. Après tout, nous étions au début de l'informatique populaire. Personne ne pouvait prévoir sa gigantesque extension des dernières années liées à l'extension massive d'internet.

L'auteure, dans ce livre, essaie d'analyser la manière dont un institut, le CREM, tente de contrôler le réseau électrique de la ville de Martigny a l'aide de l'informatique. En lisant son analyse on ne découvre pas seulement des actes techniques mis en place par les membres du CREM mais une thèorie du social. En effet, non seulement l'électricité est vue comme un droit fondamental dont l'absence peut mener à des désordres sociaux. Mais les techniciens qui mettent au point la gestion par ordinateur ont aussi une pensée de ce qu'est le social. Alors qu'ils voient le politique comme un danger pour l'individualité ils essaient de créer un auto-contrôle des usagers qui soit visible au niveau commun en créant une sur-visibilité de l'énergie utilisée par les usagers. L'auteure, pour expliciter, utilise le concept de panoptique. Car les usagers sont susceptibles d'être surveillés en permanence mais ils ne savent pas quand. Ce panoptique virtuel créant une norme désindividualisée qui mène à un processus d'auto-contrôle extrêmement fort chez les individus.

A la fin de ce livre il m'est apparu que les réflexions développées étaient très stimulantes. Bien entendu, l'auteure écrivait un travail dans un contexte ou personne, ou presque personne, ne réfléchissait sur ces points. Donc nous observons beaucoup de manquements dans le texte. Néanmoins ces manquements sont explicables par l'époque. Néanmoins la réflexion reste stimulante et le concept de panoptique m'a particulièrement marqué. Dans le contexte actuel je pense que ce concept pourrait être utilisable pour expliquer des comportements pouvant émerger à cause d'une nouvelle forme, voir d'une destruction, de la vie privée. L'avenir nous le dira.

10:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : urbistique, anthropologie, martigny | | | |  Facebook

08/04/2010

L'assassin royal 11: Le dragon des glaces par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 11: Le dragon des glaces41Y7XQJW1NL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2005 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 381

Comme on peut le voir dans le titre original on change de tome. Et si on change de tome on doit nécessairement changer un peu les intrigues. Bien entendu on suit encore la quête du prince Devoir. Cependant le prince est, cette fois, vraiment parti en direction des îles. Et il s'entoure de ses amis pour ce voyage. Le prince décide, donc, de s'entourer non seulement de son clan d'art mais aussi d'un nouveau, et non-officiel, clan de vif. Mais il faudra toutes les connaissances diplomatiques de Devoir pour résister aux coutumes étranges des Outriliens et accepter les différences avec celles des Six-Duchés. En tout cas, il devient de plus en plus clair qu'une volonté cachée se trouve derrière les événements. Mais laquelle et pourquoi?

Comme toujours l'édition française est coupée en plusieurs tomes. Ce découpage artificiel implique que ce "premier tome" est la partie introductive. Les parties introductives n'étant pas souvent les plus intéressantes. Mais, au moins, nous en apprenons plus sur la société outrilienne que je rapprocherais assez facilement des Vikings bien qu'il y ait de grandes différences. Nous en apprenons aussi un peu plus sur les dragons et la romance de Fitz continue à travers ses rêves brisant, l'un après l'autre, les secrets qu'il avait gardé.

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07/04/2010

L'assassin royal 10: serments et deuils

Titre: L'assassin royal 10: serments et deuils41bDv3SGt2L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Golden Fool: The Tawny man II
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2004 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 411

La Narcheska a enfin quitté Castelcerf après avoir lancé un défi au Prince Devoir. Ils se retrouveront au printemps prochain pour l'accomplir mettant ce temps à disposition pour se préparer. Mais les intrigues continuent à fleurir autours du Prince et de la Reine et ils devront s'occuper d'un problème laissé trop longtemps en friche. En effet, les Pies continuent de menacer la monarchie alors que la Reine tente de nouer des contacts avec le Lignage au grand désarroi de ses conseillers. Ces liens pourraient pacifier le royaume définitivement ou le plonger dans la guerre civile alors même que Devoir doit se préparer à son prochain défi et à l'Art.

Il fallait bien que les Pies reviennent sur le devant de la scène. Ce tome est donc presque entier tourné vers les efforts de la Reine pour intégrer le Lignage tout en combattant les Pies. C'est pourquoi nous en apprenons bien plus sur les coutumes du Lignage. Mais c'est surtout un tome de préparation au prochain voyage. Nous assistons donc aux efforts de Fitz pour préparer un clan d'art alors qu'il se dépêtre encore des ennuis de son propre fils. Ce n'est pas forcément le tome le plus intéressant de tous mais il est loin d'être mauvais.

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04/04/2010

A qui appartient la culture?

Tous les médiévistes vous le diront: la culture n'appartient pas à l'être humain. En effet, durant la période médiévale, la culture n'était pas un bien que l'homme possédait. Les arts faisaient partie du monde de Dieu et, Dieu en étant le créateur, ne pouvaient pas être revendiqué par une seule personne. Bien sur, cela n'empêcha pas une production prolifique et le patronage de ce que nous nommons aujourd'hui des artistes. Bien au contraire, le moyen âge nous a offert de grandes œuvres qui restent encore aujourd'hui dans notre imaginaire collectif. En ne citant que les plus connus il est facile de parler de l'histoire de Tristan et Iseult et des légendes du roi Arthur. Mais le moyen âge ne nous pas légué que des écrits. Nous gardons aussi une philosophie et des monuments.

Tout ceci ne répond pas à la question que j'ai posé et, surtout, n'explique pas pourquoi j'ai décidé d'écrire cette note. Qu'on le sache ou non plusieurs pays occidentaux sont en train de négocier le cadre d'un accord secret, nommé ACTA, restreignant fortement le droit des consommateurs. Je passe sur le caractère non-démocratique de cet accord: le secret lui-même dans un cadre institutionnel (et je souligne) n'est pas démocratique. Pourquoi donc les consommateurs sont ils toujours attaqués?

On pourrait me rétorquer qu'on ne l'est pas: c'est faux. Depuis plusieurs années le consommateur de culture a été considéré, de plus en plus, non comme un citoyen mais comme un voleur en puissance. A tel point que, maintenant, n'importe quel acheteur de matériel d'écoute doit payer, en plus du prix, une taxe reversée ensuite comme droits d'auteur. En tant que consommateur nous sommes donc des pirates a priori. En plus, chaque achats de matériels d'écoute implique le paiement de cette taxe même si la majorité des personnes acquièrent leurs biens culturels de manière légale. Les consommateurs sont non seulement considéré comme voleurs a priori mais, en plus, surtaxés. Et je ne parle pas ici des autres dangers qui peuvent concerner le prêt de biens culturels. En effet, de plus en plus, il devient difficile de vouloir prêter à un ami des CD ou DVD. Les bibliothèques ont bien compris le danger puisque leur fonctionnement se base sur le prêt. C'est à tel point que je me demande si je ne suis pas hors du cadre légal lorsque je regarde un DVD avec une amie! Un ami n'est, en effet, pas inclus dans le cadre privé de la famille.

Bref, à qui appartient la culture? Tout artiste devrait le savoir et tous les scientifiques aussi. La culture est, par définition, un bien de l'humanité. Le seul moyen pour un homme de garder le contrôle d'un bien culturel qu'il a créé est de ne pas le communiquer. Car, dès que vous communiquez vos œuvres, vous l'offrez à des personnes qui vont l'observer et le considérer avec leurs propres yeux. Ils vont le ressentir d'une façon ou d'une autre que vous n'aurez, peut être, pas attendus. Votre bien peut même devenir constitutif d'une identité collective comme la tour Eiffel l'est pour la France. Un bien culturel, par définition, ne peut pas être restreint par les droits de la propriété sans détruire, en grande partie, la force symbolique de ce même bien. Les voleurs ne sont donc pas ceux que l'on croit.

10:02 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, contrôle, acta | | | |  Facebook

03/04/2010

Nations et nationalisme depuis 1780. Programme, mythe, réalité par Eric Hobsbawm

Titre: Nations et nationalisme depuis 1780. Programme, mythe, réalité41MJ6GQBDYL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Nations and nationalism since 1780. Programme, mythe, reality
Auteur: Eric Hobsbawm
Éditeur: Gallimard 1992 collection folio histoire (Cambridge university press 1990 édition originale)
Pages: 371

Hobsbawm attaque, dans ce livre, un problème ardu qui a déjà fait culer des litres d'encre sur des papiers d'historiens, de sociologues, de politologues, d'essayistes, de philosophes, de juristes et j'en passe. Pourquoi tant de personnes sur un sujet que nous semblons tous connaitre? Pourquoi autant de scientifiques ont essayé de réfléchir sur ce qu'est et d'où viennent les nations? Parce que ce n'est pas aussi simple que cela en a l'air. Dans une histoire récente ou les nationalismes semblent s'être réveillé et se protéger nous avons l'impression de tous connaitre la définition du mot nation et nous sommes sur de tous savoir de laquelle nous faisons partie et son histoire. Mais ce n'est pas si simple.

Hobsbawm, dans ce livre, nous offre une analyse "par le bas" des nations. Il ne faut pas entendre par le terme bas une dépréciation. Hobsawm essaie de comprendre comment le peuple, monsieur et madame tout le monde, ont intégré et compris le concept de nation au fil de l'histoire. Mais cette analyse suppose une dé-construction du mythe des nations. En retournant aux origines on découvre que les états-nations que l'on semble observer aujourd'hui ne sont pas un produit naturel de l'histoire. Ils ont été pensé et construit au fil d'une histoire qui commence au XIXe siècle. Non, nos états-nations ne sont pas le produit naturel et éternel d'une culture commune partagée et ancestrale. Ce sont des constructions identitaires qui ont suivis différentes formes.

Dans ce court livre nous avons donc un retour vers les processus de création des identités nationales dans leur dynamique. Alors que certains pensaient que seuls les états-nations économiquement viable étaient légitime il fut ensuite imaginé, au XXe siècle, que toutes les nations avaient droit à l'autodétermination. Hobsbawm nous montre aussi les différentes manières de créer son identité: la langue, l'ethnie, la religion ou la race. Mais en nous montrant cette création Hobsbawm démontre aussi leur fragilité et leur artificialité allant jusqu'à, parfois, recréer une langue oubliée depuis des siècles!

Pour finir, Hobsbawm essaie de comprendre comment les états-nations vont évoluer. A contre courant de thèses pro-nationalistes qui ont suivi la chute des régimes dit communistes il pense que les états-nations sont dans leur crépuscule. Non seulement les instances inter-étatiques se multiplient mais les migrations détruisent les homogénéités ethniques des nations qui n'ont, de toute manière, jamais existé. Alors comment expliquer l'essor du nationalisme? Hobsbawm considère que la raison en est la peur. Un sursaut pour essayer de garder ce que l'on était. Reste à savoir si les états-nations vont vraiment disparaitre?

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12:20 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nations, hobsbawm, nationalisme | | | |  Facebook