30/06/2010

L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde par Stevenson

 

Titre: L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde511HKDYARML._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Stevenson
Traducteur: Jean-Pierre Naugrette
Éditeur: Librairie générale française 1999
Pages: 93

Il est difficile de croire que quelqu'un ne connaisse pas l'intrigue de cette histoire. Je la connaissait de longue date et pourtant je n'avais jamais lu le livre. Il fallait bien remédier à ce manquement un jours où l'autre et ce fut hier. Je vais tout de même présenter l'histoire. Nous nous trouvons à Londres alors qu'un homme étrangement repoussant défraye la chronique pour sa conduite inconvenante et même criminelle. Alors que Londres entier est à la recherche de ce Mr Hyde un homme essaiera de comprendre quels sont les liens qui le lie avec son ami le docteur Jekyll. Il lui faudra du temps pour comprendre que ces liens sont bien plus étroits qu'il ne pouvait l'imaginer...

Pour ne parler strictement que de ma lecture je n'ai pas été particulièrement passionné. Bien entendu, le texte est bien écrit et l'histoire intéressante mais elle ne m'a pas intrigué plus que cela. Peut être la forme est-elle pour quelque chose? En effet, je n'aime pas trop cette manière de donner les informations sous formes de lettres à la fin du livre plutôt que dans le cours de l'intrigue. Mais c'est un choix de l'auteur qu'il faut respecter malgré tout. Mais ce qui est intéressant de ce texte c'est surtout le lien entre Hyde et Jekyll. Ce lien entre deux personnalités distinctes d'un homme dont l'un est respectable et l'autre vicieuse. Dans le livre, les deux personnalités se manifestent indépendamment l'une de l'autre bien qu'elles possèdent le même corps. Mais ces personnalités ne sont-elles pas deux faces du même homme? Ou bien nous trouvons nous plutôt devant un cas plus psychiatrique?

Image: Amazon.fr

15:28 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : stevenson, jekyll et mr hyde | | | |  Facebook

29/06/2010

La zone grise entre accommodement et collaboration sous la direction de Philippe Mesnard et Yannis Thanassekos

Titre: La zone grise entre accommodement et collaboration9782841745166.jpg
Directeur: Philippe Mesnard et Yannis Thanassekos
Éditeur: Kimé 2010
Pages: 255

Il y a quelque mois j'ai connu, par hasard, la notion de zone grise. Celle-ci fut développée par Primo Levi pour expliciter, dans les camps, les relations et séparations entre les bourreaux et les victimes. Ce concept m'avait, à l'époque, frappé par son idée. Le gris, en effet, inclut l'idée que la différenciation entre le bien et le mal peuvent être brouillé. Lorsque j'ai ris connaissance de l'existence de ce livre je me suis dis qu'il était temps d'en apprendre un peu plus sur ce concept. Nous y trouvons plusieurs communications ayant traits à ce concept. Tout d'abord les auteurs définissent et contextualisent le concept dans l’œuvre et les influences de Primo Levi ainsi que dans l'historiographie et les recherches actuelles. Primo Levi l'avait pensée spécifiquement pour l'appliquer aux camps mais il acceptait la possibilité de généraliser son concept envers les sociétés totalitaires et le monde normal. Néanmoins, il fait faire attention à la manière d'utiliser la Zone Grise. En effet, son utilisation implique une suspension du jugement moral envers les acteurs impliqués qui, justement, ont perdu leur capacité de choix.

Dans un second temps, les différents auteurs de ce livre nous donnent des analyses plus détaillées de cas spécifiques. En effet, ces communications posent la question de l'applicabilité du concept de Zone Grise. Ainsi, on peut lire des analyses sur les Judenräte, l'administration des camps et de souvenirs de survivants. Mais ce ne sont pas les seuls sujets sur lesquels on peut trouver des questionnements puisque d'autres auteurs se sont appliqués à observer la pertinence de la notion de Primo Levi dans le cas de l'Italie d'après la seconde guerre mondiale, de la Russie Soviétique et, en particulier, des Goulags ainsi que dans certaines actions militaires commises dans les tranchées de la première guerre mondiale: le nettoyage.

Au travers de ces différentes analyses nous pouvons mieux comprendre comment fonctionne la Zone Grise. Ce n'est, en effet, pas tant une accommodation ou une collaboration criminelle qu'une zone ou n'importe quel choix peut mener à la souffrance voir à la mort. Le système des camps était tel que survivre impliquait de marcher sur le corps d'un autre, qu'aider quelqu'un ou un groupe quelconque impliquait d'accepter la destruction d'autres. Nous nous trouvons donc face à une notion qui se place au-delà du jugement moral et de l'éthique puisqu'elle décrit une zone qui ne connaît pas de moral.

Ce livre fut très stimulant et je l'ai trouvé extrêmement intéressant. Néanmoins, je me dois d'être honnête. Je n'ai pas encore compris parfaitement les tenants et aboutissants de ce concept et il faudra, un jours, que je me plonge directement dans l’œuvre de Primo Levi pour pouvoir comprendre véritablement ce que pensait l'homme et non ce que pensent d'autres. Mais ceci ne m'empêchera pas de recommander ce livre à tous les intéressés.

Image: laprocure.com

15:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zone grise, primo levi | | | |  Facebook

27/06/2010

Nouvelles histoires extraordinaires par Poe

Titre: Nouvelles Histoires extraordinaires51QFYR02ZRL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Edgar Alan Poe
Éditeur: Gallimard 1951
Pages: 374

Je n'avais jamais lu du Poe auparavant même si je savais que Lovecraft le considérait comme un génie (à tel point qu'une nouvelle entière voit Lovecraft décrire des clones de Poe) comme ce livre se trouvait dans la bibliothèque j'ai voulu essayer. J'avais un peu peur de me retrouver devant une prose un peu indigeste. En effet, il arrive que la littérature vieillisse mal comme elle l'a fait, à mon avis, pour Lovecraft bien que ça ne change rien à l'intérêt qu'on peut y trouver. Ce livre est donc un recueil de différentes nouvelles écrites par Edgar Alan Poe. Une grande partie sont particulièrement horrible alors que d'autres sont plus proches d'une réflexion. Mais toutes sont, encore selon moi, très bien écrites et souvent l'intrigue est prenante. J'ai particulièrement apprécié la nouvelle intitulée Le chat Noir bien que nous y trouvions des actes particulièrement horribles.

Mais quels sont les points communs de tous ces textes? Je ne pense pas être capable de le trouver même si il semble que le thème de la mort soit souvent utilisé et traité. Ainsi, les premières nouvelles du recueil parlent de meurtres. On retrouve plusieurs mises à mort sans oublier quelque dialogues sur la mort elle-même. Il arrive aussi que la mort devienne un personnage (le masque de la Mort-Rouge). En tout cas, d'un point de vue technique, la lecture est facile et fluide ce qui m'a permis d'avoir beaucoup de plaisir à lire ces différentes histoires. Néanmoins, je ne recommanderais pas de s'y essayer la nuit, surtout quand on est seul.

Image: Amazon.fr

18:41 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |  Facebook

26/06/2010

Le Horla par Maupassant

Titre: Le Horla271816_2735036.jpg
Auteur: Maupassant
Éditeur: Librairie générale française 1994
Pages: 93

J'avais lu ce livre lors de mon parcours scolaire. Je me souviens d'avoir été impressionné par cette histoire et je souhaitais la relire pour en retrouver l'atmosphère et l'intrigue. Tout d'abord, l'histoire existe en trois versions différentes donc chacune nous offre la même intrigue mais avec un point de vue légèrement différent. L'une des versions se déroule dans une maison de santé, la seconde est écrite sous forme de journal intime et la dernière est une lettre écrite pour un docteur. L'histoire reste globalement la même mais peut changer dans des détails importants. Mais quelle est cette histoire? Maupassant nous parle d'un homme sain d'esprit est en bonne santé. Ce dernier ressent, inexplicablement, une mélancolie et une faiblesse physique l'atteindre alors que ses nuits deviennent de plus en plus agitées. Petit à petit l'homme se prend à se sentir observé, à s'inquiéter de petits bruits ou de sensations étranges. Et la question se pose: devient-il fou?

Mon impression de jeunesse ne s'est pas trompée puisque, encore une fois, j'ai ressenti un grand plaisir à la lecture de ces trois versions. Ce n'est pas tant le vocabulaire, un peu suranné mais compréhensible, ou le style mais l'atmosphère d’inquiétude qui se dévoile de plus en plus au fil de l'intrigue. Il faut se l'imaginer. Comment réagirions-nous si nous perdions, petit à petit mais inéluctablement, l'impression d'être sain d'esprit. Si nous voyions des choses étranges se dérouler autour de nous et que nous perdions pied avec toutes explications rationnelles. Si nous ne sachions plus vraiment qui nous sommes et ce que nous sommes. En résumé, se sentir englouti par la folie à moins que ce que l'on s'est mis à croire soit réel... C'est ceci le véritable génie de cette œuvre. Ce long passage progressif, mais inéluctable, dans la folie que décrit Maupassant.

Image: chapitre.com

18:27 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : le horla, maupassant | | | |  Facebook

25/06/2010

11/9. Autopsie des terrorismes entretiens avec Noam Chomsky

Titre: 11/9. Autopsie des terrorismes41BJK3V9TQL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: 9-11
Auteur: Noam Chomsky
Traducteur: Hélène Morita et Isabelle genet
Éditeur: Le serpent à plume 2001 (Seven Stories 2001 édition originale)
Pages: 153

Ce livre est le second que j'aie lu de Noam Chomsky bien que, d'un point de vue purement technique, ce livre ne soit pas de Chomsky mais sur des entretiens auxquels Chomsky a participé. Ces entretiens ont tous été fait peu après les attentats tristement célèbre du 11 septembre 2001. Lors de ce jeu de questions réponses nous découvrons ce que pense Chomky de ces attentats. Selon lui, ces attentats sont une réponse à la politique américaine, et occidentale, qui aurait mené à des destructions de grande ampleur au Moyen Orient et en Afrique. Plus encore, et on ne sera pas surpris si on se rappelle ce que j'ai dis du livre précédent que j'avais lu, Noam Chomsky définit les USA et les pays occidentaux comme coupables de terrorisme selon la définition strictement juridique du terme. Pour cela il utilise plusieurs exemples dont celui du Nicaragua qui aurait eu comme impudence extrême, lors des attaques des USA, l'envie de se défendre. Mais Chomsky essaie aussi de communiquer ses idées sur la manière dont les USA devraient réagir. Loin d'une attaque aveugle il pense que nous devrions tenter de comprendre les raisons et d'agir sur elles tout en, bien entendu, cherchant les coupables pour les traduire en justice.

Comme je l'ai dit ce livre est composé d'une série d'entretiens retravaillés. Ceux-ci nous permettent d'avoir le point de vue d'un penseur connu pour ses prises de positions mais il comporte de nombreux défauts dont la plupart sont du à la forme. Tout d'abord, il arrive fréquemment que Chomsky n'aie pas jusqu'au bout de son développement, préférant en appeler à des travaux précédents, en tant que lecteur cette manière de faire m'a frustré car j'aurais souhaité connaître ces développements. Ensuite, les réponses sont nécessairement courtes et dépendent de la qualité de la question. Ce qui n'est, on s'en doute, pas adéquat pour développer un discours cohérent. Enfin, comme je l'avais dit pour son livre précédent, nous ne trouvons ici aucune références sauf quelques rares livres. Mais comment critiquer et vérifier des propos si nous ne possédons pas, a priori, les moyens de les vérifier? Donc, nous nous trouvons en face d'un livre qui se voulait, probablement, comme un moyen de communiquer les idées de Chomsky. Personnellement, j'aurais préféré lire un livre qui m'explique vraiment ces idées plutôt que de passer rapidement dessus.

Image: Amazon.fr

24/06/2010

Le meilleur des mondes par Aldous Huxley

Titre: Le meilleur des mondes410ZV9PE4QL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Brave new world
Auteur: Aldous Huxley
Traducteur: Jules Castier
Éditeur: Pocket (Huxley 1932 édition originale)
Pages: 284

J'avais déjà ce livre il y a longtemps, près de dix ans, sans le comprendre parfaitement. Bien entendu, l'aspect politique m'était apparu nettement même si je ne comprenais pas toutes les allusions ni toutes les idées développées dans cette histoire. C'est pourquoi j'ai voulu le relire aujourd'hui avec un regard neuf. L'histoire est connue, nous nous trouvons dans une contre-utopie 500 ans après Henry Ford. Le monde, après une guerre dévastatrice, s'est uni en un gouvernement mondial unique. Les personnes ne naissent plus naturellement mais sont élevées dans des usines qui travaillent leur conditionnement social dès la "naissance".

Dans ce monde, tout le monde est heureux car tout est fait pour éviter aux personnes de ressentir la douleur ou le malheur grâce à la stabilité est une drogue, le Soma. De plus, la société est divisée en castes biologiquement constituées passant des plus humbles epsilons aux plus intelligents alpha. Mais tous ne sont pas heureux dans ce monde, c'est le cas de Bernard Marx qui n'arrive pas à s'adapter à la vie sociale de son époque ni à ressentir le bien être que tous ressentent. Sa bizarrerie le mène à être proscrit socialement et à souhaiter des aventures et connaissances qui ne sont pas permises.

Peut être le livre a t-il été écrit trop rapidement pour posséder un style littéraire parfait? Cependant, ce détail mis à part, je considère que l'histoire est réussie. La contre-utopie me semble parfaitement dépeinte d'une manière qui semble neutre mais qui cache une ironie mordante. Huxley nous permet, grâce au Sauvage, de voir ce monde dans les yeux d'un autre bien plus libre et humain que cette prétendue société civilisée. Mais ce n'est pas la seule richesse de l'histoire. A coté de cette contre-utopie on observe une condamnation vigoureuse de la vision consumériste et productiviste de l'être humain.

Un être humain qui ne saurait être réduit à sa seule force de travail et de consommation ainsi qu'à la meilleure manière de les utiliser. Ceci en évitant que cet être humain se pose des questions oisives sur la société ou le monde. ces idées gardent une grande légitimité dans le monde actuel ou l'on pense de plus en plus la société selon des impératifs économiques plutôt qu'humains. ou, de plus en plus, certaines formes de pensées, d'activités, sont déconsidérées car peu productives d'un point de vue strictement économique. Un monde dans lequel nous devons tous, de plus en plus, nous consacrer à l'impératif de croissance et de consommation.

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09:23 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : meilleur des mondes, aldous huxley | | | |  Facebook

23/06/2010

Théorie critique de l'histoire I: Identités, expériences, politiques par Joan W. Scott

Titre: Théorie critique de l'histoire I: Identités, expériences, politiques31yKKpq-V%2BL._SL500_AA300_.jpg
Aiuteur: Joan W. Scott
Traducteur: Claude Servan-Schreiber
Éditeur: Fayard 2009
Pages: 176

Quand on étudie une science il est naturel de se poser des questions sur elle et de réfléchir sur elle: Quelle est sa finalité, quel est son utilité et quels sont ses méthodes. Ce livre de Joan W. Scott, l'une des premières historiennes des femmes, pose la question des méthodes de l'histoire. L'auteure souhaite retrouver, dans l'histoire, une dimension critique face aux catégories pré-constituées qui sont utilisées couramment dans l'histoire comme les Femmes, les Noirs ou les Homosexuels. Autant de catégories qui seraient, selon Joan W. Scott, utilisées sans essayer de les historiciser comme si elles existaient au-delà de tout processus historique. L'auteure souhaite que les historiens se posent la question de ces catégories. Comment ont-elles évolués et pourquoi? Plutôt que de se contenter de les utiliser sans recherche critique.

Bien que ce petit texte puisse faire croire que j'ai maîtrisé le livre je me dois de rétablir la vérité. Je n'ai pas compris ce livre dans toute sa richesse. Bien entendu j'ai fait l'effort et j'ai essayé de réfléchir au mieux sur les propos de Joan W. Scott. Néanmoins, ce livre ne m'a pas passionné et il m'a été difficile de le terminer. Mais, ce qui m'a le plus posé de problèmes est que je ne connaissais pas les concepts utilisés par l'auteure. En effet, je n'ai absolument rien lu sur le post-structuralisme ce qui implique qu'il m'est difficile de comprendre des concepts et développement argumentatifs prenant comme base cette théorie. Dans mes études je n'ai pas non plus connu le concept d'expérience, ce qui rend opaque, à mes yeux, presque tout un chapitre. Il me faudra donc continuer mes lectures dans ces directions si je souhaite vraiment comprendre le propos de Joan W. Scott.

Image: Amazon.fr

21/06/2010

Contes de Terremer par Ursula K Le Guin

Titre: Contes de Terremer51F8KDNMECL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Tales from earthsea
Auteur: Ursula le Guin
Éditeur: Robert Laffont 2003 (2001 édition originale)
Pages: 307

Il y a plusieurs années que je me dis que je devrais lire Terremer de Ursula le Guin. Je ne me suis jamais jeté à l'eau jusqu'à ce week-end lorsque j'ai décidé de me plonger dans les Contes de Terremer. Cependant, nous ne nous trouvons pas en face d'un roman mais d'un recueil de nouvelles qui prennent place bien avant les événements des romans et deux nouvelles qui suivent de très prés le dernier roman: Tehanu. L'auteur a aussi ajouté une courte présentation de son monde d'un point de vue linguistique, géographique, historique et de la magie.

Comme je l'ai dit, nous nous trouvons face à plusieurs nouvelles. La première est l'histoire de la fondation de l'école des mages sur Roke. C'est un petit conte sur un héros mage qui a réussi à résister aux dangers de son temps pour créer un lieu d'ordre et de loi ou les connaissances magiques seraient transmises. Le second conte est une histoire d'amour. Le troisième nous dépeint une des aventures du premier maître de Ged alors qu'un tremblement de Terre menace une ville. Le quatrième nous montre un mage égaré qui cherche la rédemption en aidant les personnes qui ont besoin de lui. Le dernier, enfin, nous montre que l'école de magie va changer. Mais de quelle manière?

La lecture est fluide et facile. Mais j'avoue ne pas avoir réussi à vraiment me plonger dans ce monde. Tout e semble trop lisse, trop tranquille. J'ai eu l'impression d'une profonde harmonie dans les histoires et les personnages mais je n'ai pas réussi à trouver un véritable plaisir à la lecture des aventures. Bien que je ne puisse pas dénier la qualité des histoires et de l'écriture de Leguin je ne pense pas continuer de lire Terremer dans l'immédiat.

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09:50 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ursula le guin, terremer, contes de terremer | | | |  Facebook

20/06/2010

Les chroniques des Féals 1: Coeur de phénix par Mathieu Gaborit

Titre: Les chroniques des Féals 1: Coeur de phénix519V0ZSWZHL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Mathieu Gaborit
Éditeur: Bragelonne 2000
Pages: 282

Dans le M'onde les hommes servent des créatures magiques nommées Féals. Ces créatures sont de différentes sortes et chaque royaumes possède son Féal titulaire. En s'approchant de ces créatures les servants reçoivent des pouvoirs différents et les peuples de chaque nations possède une identité qui se rapproche de son Féal. Seul le Phénix est indépendant de tout territoire et ses servants sont résolument neutres lors des guerres entre nations. Le jeune Januel est un disciple phénicier. Mais un disciple particulièrement talentueux. ä tel point que ses maîtres décident de le choisir pour un rituel de la plus grande importance: le réveil du phénix impérial devant l'Empereur du royaume de Grif' en personne! Januel se rendra rapidement compte que son rituel est loin d'être simple car de multiples problèmes politiques s'y greffent. En effet, un ennemi venu des débuts des temps devient de plus en plus visible: la Charogne...

Je ne sais pas si ce livre est bon, mais je sais que je l'ai lu facilement et avec plaisir. L'écriture de Gaborit est fluide et particulièrement facile à lire. Bien que, souvent, il se sente obligé de nous expliquer en long et en large l'état d'esprit des personnages. Ce qui m'a un peu agacé de temps en temps. L'histoire est basique puisque l'on retrouve le bon vieux thèmes du bien, de la vie, contre le mal, la mort. Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié le monde que nous offre Gaborit. Il utilise de vieilles créatures mythologiques et change subtilement les caractéristiques. En même temps, il crée un culte autour de chacune avec un peuple dédié dont le mode de vie s'approche de la caractéristique de ces créatures. Cette manière de faire permet de rendre l'histoire légèrement exotique tout en restant familière ce qui ajoute à l'intérêt que nous lui portons en tant que lecteur.

Image: Amazon.fr

Quand les banlieues brûlent... Retour sur les émeutes de novembre 2005 sous la direction de Véronique le Goaziou et de Laurent Mucchielli

Titre: Quand les banlieues brûlent... Retour  sur les émeutes de novembre 20059782707152176R1.gif
Directeurs: Véronique le Goaziou et de Laurent Mucchielli
Éditeur: La Découverte 2006
Pages: 155

Je me souviens encore de ces émeutes de 2005. Le monde occidental entier observait la France avec inquiétude. Nous voyions tous le pays tomber dans le chaos et la folie. Certains médias ne parlaient plus d'émeutes mais de guerre civile et personne ne doutait que rien ne serait plus comme avant après ces émeutes. Je me rappelle aussi que personne ne comprenait. Qu'est ce qui a bien pu pousser ces jeunes de toute la France à se révolter de cette manière? Étaient-ils manipulés par des islamistes ou des gangas armés? En tout cas, la réponse était claire: il fallait réprimer, reprendre le contrôle!

Ce petit livre essaie de comprendre ce qui a pu pousser les jeunes de banlieues à passer aux émeutes. Qu'est ce qui a permis à cette explosion de violence d'exister? La première chose que je noterais de ce livre est que les habitants, les parents et les "Grands frères", comprennent tous cette explosion de violence. Ils la justifient. Pourquoi? Parce qu'ils observent que dans la société française actuelle les jeunes de banlieues (défavorisés, souvent en échec scolaire, vivant dans un environnement dégradé et connaissant un chômage deux fois plus haut que dans le reste de la société à capacité égale) n'ont pas d'espoir d'avenir. Même dans la réussite ils auront du mal à se construire une carrière. Et cet état se double d'une attaque permanente de la politique contre ces jeunes, les parents et les professionnel du social.

Justement, ces attaques de la politique sont incarnées, dans le livre, par un personnage majeur: Nicholas Sarkozy. Les auteurs pointent du doigt sa rhétorique insultante contre les jeunes. Ils montrent que, même si Sarkozy n'est pas une cause première, il n'a de loin pas aidé à calmer le jeux par son comportement agressif. Mais, les auteurs montrent aussi qu'aucun parti, de droite ou de gauche, n'a su prévoir ou comprendre la violence qui éclata ses nuits. L'ouvrage est dont extrêmement critique envers les politiciens qu'elle que soit leur bord.

Les deux dernier phénomènes qui sont mis en avant sont, tout d'abord, l'échec d'école française qui ne réussit pas à aider ces jeunes à vivre. Pire encore, l'école française devient un instrument d'échec et d'humiliation envers les jeunes des banlieues qui semblent n'avoir aucun espoir de ce coté là. Parallèlement, les auteurs observent que la police n'est plus une force de paix mais une force d'humiliation envers les banlieues. Non seulement la mission devient impossible car les deux cotés s'observent mutuellement comme ennemis. Mais, en plus, l'humiliation et la violence policière sont quotidiennes dans les banlieues. Les auteurs ont observé plusieurs contrôles d'identités inutiles ainsi qu'une expédition policière punitive sur des personnes innocentes (en effet, cette expédition a eu lieu deux heures après les faits reprochés). Dans le même temps personne ne peut raisonnablement espérer porter plainte contre des violences policières ce qui, bien entendu, les justifient. La police française, dans les banlieues, n'est plus une force de maintient de l'ordre mais une force de coercition.

Néanmoins, le vrai problème n'est pas la. Bien entendu ces différents facteurs ont joué sur la violence qui explosa en 2005. Mais ce qui est le plus important c'est que les habitants des banlieues ont l'impression de n'exister qu'en dehors de la société. Ils ont l'impression d'être des "citoyens de seconde zones" sans avenir et seulement bon à être utilisé comme bouc émissaire. Il ne faut, par contre, pas croire que ces explications sont des excuses. Ce livre a le but d'expliquer et de comprendre les émeutes de 2005. Ceux qui voudront bien accepter d'écouter les résultats seront plus à même d'agir pour éviter que ce genre d'événements se (re)produisent.

Pour terminer, j'ai lu ce livre très rapidement. Il est, en effet, court et facile à lire. Cependant, bien qu'il soit très intéressant, je me dois de critiquer un point précis. Ce livre a été écrit rapidement après les événements et on peut se demander à quel point ses résultats sont réels. Les auteurs même annoncent, à plusieurs reprises, ne pas avoir pu faire d'enquête sociologique digne de ce nom en si peu de temps. De plus, les auteurs utilisent principalement des sources de l'AFP. On peut se demander si ils n'auraient pas du, aussi, chercher des sources judiciaires et policières qui sont, on le sait, beaucoup plus systématique.

Image: editionladecouverte.fr

10:06 Écrit par Hassan dans contemporain, sociologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : émeutes, banlieues | | | |  Facebook

18/06/2010

La civilisation des moeurs par Norbert Elias

Titre: La civilisation des mœurs41Z8GQVH8SL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Über den prozess der zivilisation
Auteur: Norbert Elias
Éditeur: Calman-Lévy 1973 collection Pocket (1969 seconde édition originale)
Pages: 509

Difficile pour un simple étudiant de s'attaquer à l'une des œuvres de sociologie les plus connues et les plus appréciées. Difficile de parler d'un sociologue parmi les plus apprécié. En effet, bien que la reconnaissance fut tardive, l'apport de la pensée d'Elias à la sociologie a été plus d'une fois souligné. Et l'objet principal de cet apport fut le livre La civilisation des mœurs. Dans ce livre Norbert Elias essaie de comprendre comment l'occident fut pris dans un processus continu de civilisation. Comment l'occident put se considérer comme civilisé au terme d'un processus séculaire qui mena les hommes et femmes occidentaux à considérer être le summum de la civilisation à cause d'objets et de formes particulières. Tout d'abord le sociologue va définir le concept de civilisation et le confronter au concept de culture. Ceci en posant l'a priori que la culture est plus importante pour les allemands que la civilisation. Cette dernière étant plus importante pour les français et les anglais.

Ceci fait nous entrons dans la partie la plus intéressante du livre. Une partie surprenante car Elias prend de petits objets de la vie quotidienne, des rituels connus, et essaie de comprendre comment leur utilisation et leur forme a évolué durant le temps ainsi que pourquoi. Donc, Elias s'interroge tout autant sur l'usage du mouchoir et de la fourchette que sur la manière de se baigner, de manger, dormir et sur la sexualité. Au fil du texte Elias nous démontre que la renaissance et la période moderne sont une période charnière entre une civilisation "naïve" médiévale très ouverte et peu formelle et une civilisation beaucoup plus taboue et formelle. Par exemple, alors que l'on pouvait dormir à plusieurs dans le même lit au moyen âge la chambre devient un lieux privé et fermé aux étrangers.

Ce livre n'est pas seulement surprenant à cause des objets analysés par Elias mais aussi plutôt plaisant à lire surtout lorsqu'on a passé la première partie qui est beaucoup plus théorique. Elias nous donne de nombreux exemples de textes de bienséances ce qui nous permet de nous rendre compte par nous-même des changements temporels. C'est après ces textes que nous pouvons trouver les analyses d'Elias. Les conclusions de ce dernier semblent logiques et très éclairantes. Grâce à lui nous comprenons mieux comment notre civilisation occidentale a évolué et s'est développée. Néanmoins, il serait intéressant de connaître les critiques qui ont été faites contre Elias. Je pense, par exemple, que le livre Norbert Elias et la théorie de la civilisation. Lectures et critiques dirigé par Yves Bonny pourrait nous y aider.

Image: Amazon.fr

17/06/2010

Torchwood saison 3

Si je peux parler aussi rapidement de cette saison 3 après avoir terminé la seconde saison c'est parce que la dernière saison, à ce jours, de Torchwood ne possède que cinq épisodes. Mais, comme on le sait tous, ce n'est pas la taille qui compte puisque ces cinq épisodes sont, ensembles et seuls, les meilleurs de la série. Nous retrouvons l'Institut après la saison 2 et ses évènements tragiques et, probablement, après les évènements de la saison 4 de Docteur Who. Tout se passe relativement bien pour l'équipe quand, sans prévenir, tous les enfants du monde s'arrêtent et parlent en même temps. Le message est clair: Nous arrivons bientôt. Mais qui arrive et pourquoi? Torchwood n'aura pas le temps de chercher des réponses à ses questions puisque, en quelques heures, le pays décide de se retourner contre l'Institut afin de cacher au monde ce qu'il s'est passé en 1965. Il reste à savoir ce qu'il s'est passé en 1965...

Comme je l'ai dit plus haut, je pense que cette troisième saison et la meilleure de la série. Les aventures sont haletantes et on à peine le temps de souffler entre deux fusillades. Chacun des membres de l'équipe et du gouvernement anglais devront se lancer dans des actions immorales ou illégales. L'un pour se défendre et essayer d'aider l'autre pour cacher le passé. Et, dans le même temps, les aliens approchent avec les yeux du monde braqués sur eux mais ne sachant pas quel est leur but et quel sont leurs demandes. Petit à petit on sent la crise s'étendre et mener à des actions immorales dont, si elles se faisaient, personne ne pourrait sortir indemne. Dans cette saison les intrigues de la crise alien sont profondément imbriquées dans les intrigues de la crise politique. Et, personnellement, je trouve cette imbrication très réussie.

Image: BBC

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09:45 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : torchwood | | | |  Facebook

16/06/2010

Torchwood saison 2

Torchwood saison 2 repart dans le même rythme que la saison 1. Dès le début nous apercevons le retour de Jack dans l'équipe qui répond à leurs questions par un "J'ai trouvé mon docteur". Mais ce n'est que le début puisque l'équipe aura beaucoup de travail lors de cette saison. Combattant encore les aliens, essayant de sauver la population de Cardiff quand c'est possible, ils feront face à la mort même. Cependant, les aliens ne sont pas les seules menaces qui existent et torchwood devra aussi se battre contre le passé de Jack Harkness (qui se trouve dans le futur pour ceux qui ont suivi, oui c'est un peu compliqué). Car l'histoire de Jack va influer de manière inattendue sur l'histoire de Cardiff et, encore une fois, personne n'en sortira indemne.

Comme la première saison nous trouvons une équipe qui essaie mais qui, souvent, ne peut pas. Comme dans la première saison c'est principalement le pessimisme qui existe au sein de l'équipe Torchwood. Et, même quand ils réussissent à sauver des personnes, leurs actes peuvent être douloureux pour la population. Mais ce qui m'a le plus intéressé dans cette saison ce ne sont pas les combats ou les intrigues aliens. Ce que j'ai le mieux aimé c'est d'en connaître plus sur l'histoire de Jack. Ceux qui connaissent Docteur Who et qui ont vu la première saison de Torchwood savent que son passé est très peu connu. La seconde saison de Torchwood nous en montre beaucoup plus. Non seulement l'enfance de Jack mais aussi la raison pour laquelle il a rejoint l'Institut. En bref, cette seconde saison est une bonne saison pour ceux qui aiment Torchwood mais pourrait ne pas être appréciée par d'autres personnes.

Image: BBC

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09:52 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : torchwood | | | |  Facebook

14/06/2010

Les aventuriers de la mer 9: Les marches du trône par Robin Hobb

Titre: Les aventuriers de la mer 9: Les marches du trône51VqhkRi9qL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The liveship traders III: Ship of Destiny
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: Véronique David-Marescot
Éditeur: Pygmalion 2007 pour la traduction, 2000 édition originale
Pages: 445

Et voila, enfin le dernier tome est terminé. Dans ce dernier tome nous retrouvons le pirate Kennit sur le point de triompher. Sa flotte n'a pas de pareille dans les îles, il est riche et l'un de ses capitaines lui amène la plus précieuse des prises: le Gouverneur accompagné par Malta. Le Gouverneur en son pouvoir Kennit est sur le point de recevoir tout ce dont il a rêvé: la royauté et l'indépendance de ses îles, de l'or et une prestance sans égal! Mais l'heure de sa gloire coïncide dangereusement avec l'arrivée de ses ennemis plus ou moins sanglant. Non seulement les serpents souhaitent partir, non seulement Reyn est sur le point de retrouver Malta et les Jamailliens de tenter de reprendre le Gouverneur mais en plus sa mère arrive sur Parangon. Les évènements se précipitent pour Kennit qui n'a que peu de chance de contrôler le cours de son destin dorénavant.

Je pense que c'était l'un des meilleurs tome de cette série. On sent, inéluctablement, Kennit se faire acculer par ses ennemis et refusant tout de même de reculer. Dans le même temps les dragons sont sur le point d'être sauvé alors qu'un nouveau pacte les lie aux humains pour le bien des deux races. Ne serais-ce que pour ça le livre mériterait d'être parcouru. Mais, en plus, les autres personnages reçoivent aussi des récompenses  la hauteur de leur sacrifice en renonçant, parfois, à leur propre quête.

Image: Amazon.fr

13/06/2010

Ni Dieu ni Maître. Anthologie de l'anarchisme tome 2 par Daniel Guérin

Titre: Ni Dieu ni Maître. Anthologie de l’anarchisme tome 2419TJEVB69L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpg
Auteur: Daniel Guérin
Éditeur: La Découverte 1999
Pages: 361

le second tome de cette anthologie de l'anarchisme nous permet de nous replonger dans la philosophie anarchiste. Ce second tome s'occupe surtout de la première partie du XXe siècle. Nous y trouvons donc des noms comme Malatesta, Voline et Durruti. Cependant, ce qui est le plus intéressant ne sont pas forcément les textes mais la manière dont l'anarchisme réagit face aux évènements de l'époque que sont la Révolution d'Octobre et la montée du fascisme.

Tout d'abord nous pouvons observer comment la Russie Bolchévique a réagit face aux anarchistes et comment ces dernier réagirent face à la "dictature du prolétariat". Les premier essaient de discréditer les anarchistes et de trouver un moyen de s'en débarrasser alors que les second se demandent si il faut soutenir la Révolution ou lutter contre la dictature? Lors de la montée du fascisme les différents auteurs nous montrent comment les bolchéviques auraient tenté de prendre le contrôle de la lutte parfois au détriment de cette dernière.

Mais ce qui m'a le plus intéressé dans ces différents textes sont ceux qui parlent de l'application concrète de la philosophie anarchiste. Comment les Communes se mettent en place et s'organisent en fédérations libres. Comment l'économie réagit face à ce contrôle par les travailleurs. Lors de la lecture de ces textes nous avons l'impression de découvrir une philosophie qui fonctionne particulièrement bien. Une philosophie qui semble convaincre lors de son application et qui semble n'avoir des défauts qu'à cause de la guerre. En bref tout ceci semble trop beau pour être vrai. Car, même si j'apprécie les théorie anarchiste, j'ai du mal à croire que l'application concrète ait vraiment fonctionné aussi bien. Il faudrait se tourner vers des sources annexes si elles existent.

Néanmoins, ce tome garde les défauts du premier tome. Des défauts dû principalement à ce que nous nous trouvons face à une anthologie. Comme je l'ai dit précédemment, il aurait été intéressant de pouvoir lire plus que ce qui est donné. De plus, malheureusement, les textes anarchistes s'arrêtent à l'entre-deux guerres. Nous ne pouvons donc pas savoir comment la philosophie s'est développée ensuite. Pour cela, il faudra se tourner vers d'autres livres.

Image: Amazon.fr

18:28 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : anarchisme, daniel guérin | | | |  Facebook

Torchwood saison 1

J'ai hésité a parler de cette série. En effet, ce n'est de loin pas la meilleure que j'aie vue. Mais, tout d'abord, nous devrions contextualiser l'histoire. Torchwood prend place à Cardiff et prend le nom de l'institut Torchwood que nous avons pu croiser, de temps en temps, dans Docteur Who. La mission de l'Institut est de contrôler les aliens et phénomènes étranges ainsi que d'armer la Grande-Bretagne contre de possibles envahisseurs. L'histoire de cette première saison se déroule en parallèle avec la troisième saison de Docteur Who. Dans cette série nous redécouvrons le Capitaine Jack Harkness au XXIe siècle. Il dirige l'Institut ainsi qu'une équipe d'experts. Néanmoins, les activités de l'Institut restent secrètes bien qu'elles aient une influence grandissantes sur la population de Cardif. Mais ce secret intriguera rapidement une officier de police qui, après avoir enquêté, deviendra la nouvelle recrue de Torchwood. Pour le meilleur ou le pire...

Comme je l'ai dit plus haut ce n'est de loin pas la meilleure série qui existe. Je suis, d'ailleurs, convaincu que je ne l'aurais jamais regardée si je n'appréciais pas déjà Docteur Who. Si je n'avais pas eu envie d'en connaître plus sur le Capitaine Jack je n'aurais jamais décidé de regarder cette série et même ainsi il m'a fallu un certains temps pour me décider. La série est beaucoup plus sombre que Docteur Who. Il y a du sexe, du sang et de la violence. Parfois trop de violence. Les personnages ne sont pas toujours très bien joué mais ce qui m'a vraiment frappé, après l'enthousiasme enfantin de Docteur Who, c'est le pessimisme et le désenchantement de l'équipe Torchwood. Seul Jack plaisante mais pas très souvent. L'équipe est solitaire, triste, centrée sur elle-même et n'observe que le pire de l'univers. Pire encore, elle semble souvent impuissante face aux événements se contentant de réagir d'une manière qui n'est pas forcément bonne. L'équipe, tout comme les adversaires, ressortent rarement indemne des événements auxquels ils font face. Enfin, je trouve dommage que Docteur Who et Torchwood ne soient pas mis en lien plus souvent. Il y a quelques allusions (comme la main du Docteur) mais qui restent très rare. J'aurais aimé que ce soit différent.

Image: BBC

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11:14 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : torchwood | | | |  Facebook

07/06/2010

Les aventuriers de la mer 8: Ombres et flammes par Robin Hobb

Titre: Les aventuriers de la mer 8: Ombres et flammes51YtCSvkErL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The liveship traders III: Ship of Destiny
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2007 pour la traduction, 2000 édition originale
Pages: 377

Après les combats de Terrilville ses habitants se sont trouvés dans l'incapacité de réagir. La ville n'est toujours reconstruite et les tensions sont de plus en plus vives. Mais, avant de penser à reconstruire les bâtiments, il faut penser à reconstruire l'équilibre politique de Terrilville. Une tâche difficile pour Ronica car les différentes factions ont différentes envies et différents liens. Une tâche rendue plus difficile encore par les difficultés des marchands du Désert des Pluies et par un nouvel interlocuteur: Tintaglia. Cette dernière leur offre son aide en échange de la force des humains capables de sauver les dragons. Malta, elle, est toujours sous la coupe du Gouverneur et risque constamment sa vie. Pendant ce temps, Althéa et Brashen se préparent à la bataille, sanglante ou marchande, qui les opposera à Kennit le Roi-Pirate. Avec une question sans réponse: comment réagira Parangon?

Dans cet avant-dernier tome Terrilville se reconstruit enfin en partie. On peut lire, pages après pages, le renouveau de la vie politique et marchande de cette ville sur un nouvel équilibre plus juste. Mais, surtout, les secrets sont enfin tous dévoilés. Une caste supérieure devient un simple titre honorifique. Dans le même moment nous en apprenons toujours plus sur les dragons et les anciens. Et, plus important, sur les liens que les vivenefs possèdent avec cette ancienne race maîtresse de la mer, de la terre et de l'air.

Image: Amazon.fr

06/06/2010

Les aventuriers de la mer 7: Le seigneur des trois règnes par Robin Hobb

Titre: Les aventuriers de la mer 7: Le seigneur des trois règnes1bc4f96642a0e11bb325c110.L._AA300_.jpg
Titre original: The liveship traders III: Ship of Destiny
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2006 pour la traduction, 2000 édition originale
Pages: 388

Nous sommes de retour dans le monde des Aventuriers de la Mer. Malta, Selden et Reyn sont toujours porté disparu. Mais les Marchands du désert des pluies redoublent d'efforts pour les retrouver. Mais Malta est déjà loin sur un petit radeau et doit accepter les injures du Gouverneur. heureusement pour ces trois personnages le dragon Tintaglia consent à leur venir en aide. Elle se dévoile donc face aux marchands en exigeant le respect qu'elle souhaite. Sur la mer Althéa et Brashen continue de naviguer tout en s'entraînant au combat. Mais il est de plus en plus clair qu'une partie de l'équipage conteste l'autorité de Brashen et souhaiterait s'en débarrasser. Dans Parangon les tensions se font de plus en plus fortes alors que Kennit contrôle de mieux en mieux son bateau et gagne un charisme d'élu des dieux. Et dans la mer elle-même les serpents tentent de retrouver leur mémoire. Pendant ce temps Terrilville ne s'est toujours pas relevée. Le chaos est partout tandis que les Chalcédiens attaquent la ville. Le Conseil des Marchands est défaillant et la Compagne du Gouverneur a pris le contrôle. Spoliée, marginalisée et diffamée Ronica essaiera quand même de réveiller sa ville et de trouver un nouvel équilibre des pouvoirs. Terrilville ne sera jamais plus comme avant.

Il y a deux aspects que j'ai apprécié dans ce tome. Le premier concerne Tintaglia. Il est intéressant de connaître son point de vue sur les changements et sa tristesse quand à la disparition de sa race. Grâce à ce personnage nous en savons aussi beaucoup plus sur les Anciens. Le second point qui m'a le plus intéressé concerne Terrilville. Dans le chaos la politique reprend ses droits et Ronica lutte pour un nouvel équilibre. La question est comment créer cet équilibre et comment le faire accepter. Entre les extrémistes et les opportunistes se sera difficile.

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05/06/2010

Ni Dieu ni Maître. Anthologie de l'anarchisme tome 1 par Daniel Guérin

Titre: Ni Dieu ni Maître. Anthologie de l’anarchisme tome 1412JMJ1TAVL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpg
Auteur: Daniel Guérin
Éditeur: La Découverte 1999
Pages: 413

Depuis quelque temps je me considère très proche des idées anarchistes même si je ne crois pas en leur applicabilité pratique. Néanmoins, je ne connais que très peu les écrits des penseurs anarchistes. C'est pourquoi j'ai décidé de lire cette anthologie. Ce premier tome nous fait voyager parmi les intellectuels anarchistes les plus connu du XIXe siècle. C'est ainsi que Guérin nous offre un choix de textes parmi les plus célèbres ou les moins connu nous permettant de nous faire une idée plus précise des idées anarchistes. Par la même occasion Guérin nous offre quelques informations biographiques et factuels. Ces dernières étant souvent donnée par l'intermédiaire d'auteurs eux-même anarchistes parfois même de l'époque des événements. Nous avons donc quelque textes de Stirner, suivi par Proudhon et Bakounine et se terminant par Kropotkine.

J'apprécie de livre tout simplement parce qu'il m'a permis de me plonger plus avant dans les thèses anarchistes. J'y ai découvert une richesse de pensée que j'attendais et que j'apprécie. De plus, les informations bibliographiques nous permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel s'inscrivent les auteurs. C'est ainsi que nous découvrons l'importance de la Suisse pour les révolutionnaires. Néanmoins, j'ai quelque critiques à faire. Premièrement, Guérin a tendance à couper les passages. Je comprends que l'on puisse vouloir aller à l'essentiel mais j'apprécie de pouvoir lire un passage en entier. En second lieu les informations contextuelles et bibliographiques, intéressantes, peuvent être contestées. Pourquoi? Parce que les auteurs de ces passages sont eux-même anarchistes avec leurs idées et préjugés. Par exemple, Marx est souvent attaqué. Mais ce qui est dit est-il vrai? Enfin, j'aurais apprécié avoir d'autres œuvres. Mais, dans une anthologie, il est nécessaire de faire un choix.

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18:38 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, daniel guerin | | | |  Facebook