21/08/2010

Auschwitz camp de concentration et d'extermination

Titre: Auschwitz camp de concentration et d'extermination
Auteur: Collectif
Traducteur: Oskar Hedemann et Alexandre Dayet
Éditeur: Musée d'Auschwitz-Birkenau 2007
Pages: 366

Je ne crois pas qu'il soit possible pour un étudiant en histoire de passer outre la deuxième guerre mondiale et les événements d'horreurs qui s'y déroulèrent. Je ne sais pas si c'est à cause d'une curiosité morbide ou à cause d'un besoin, à défaut de comprendre, d'expliquer comment cela a pu se produire. Comme je ne suis pas différent j'ai, et certaines de mes dernières lectures le prouvent, été pris dans ce besoin de connaître une explication. cependant, ce livre est le premier livre scientifique que j'aie eu entre les mains concernant les camps de la mort et, en particulier, le tristement célèbre Auschwitz. Ce livre parcours tous les aspects du camps dans ses différentes parties.

Les deux premières parties nous expliquent comme Auschwitz fut décidé ainsi que l'organisation précise du camps. La seconde partie va plus loin en montrant comment la vie des détenus est réglée. Elle montre aussi des aspects plus spécifiques de l'organisation du camps en s'intéressant aux adolescents, au travail et aux expérimentations dites médicales. Bien que ces points soient déjà difficile à la lecture la troisième partie va plus loin dans l'horreur puisqu'elle décrit le fonctionnement de l'extermination. Non seulement les méthodes indirectes par le travail mais aussi, et surtout, les meurtres de masses perpétrés jours après jours dans le camps. Un dernier chapitre tente de donner un décompte des morts. Néanmoins, ce livre collectif ne nous laisse pas avec l'impression que les détenus étaient passifs. La quatrième partie, au contraire, nous montre les nombreux moyens de résistances que les détenus ont utilisés et la manières dont ils pouvaient s'entraider. Cette partie est très intéressante puisqu'elle montre aussi comment les résistants ont pu dévoiler les crimes nazis alors que les autorités allemandes auraient voulu les garder secrets. Enfin, les deux dernière parties nous montre comment les camps furent libérés mais aussi les suites des crimes. on y trouve comment les alliés ont réfléchi les suites, comment les jugements furent mis en place mais aussi une critique de ces derniers dans le but de savoir si la justice a rempli son devoir.

Comme on s'en doute, c'est un livre dur à parcourir. Il est difficile de se rendre compte de l'inhumanité qui eut lieu dans ces camps même au travers des écrits de mémoire ou d'historiens. Il y a aussi beaucoup de chiffres dans ce livre. Aucun de ces chiffres n'est anodin car derrière chacun il y a un être humain qui a été spolié, meurtri et souvent assassiné. Les auteurs ont aussi pensé bon d'inclure différents cahiers de photos. Certaines d'entre elles peuvent être difficile à regarder puisqu'on y voit des déportés tandis que d'autres sont des témoins plus administratifs des crimes nazis. Néanmoins, j'ai deux critiques à faire envers ce travail. Le premier concerne la manière de traiter la problématique. Je ne veux pas inciter à penser qu'il est facile de traiter un tel sujet néanmoins je trouve les auteurs trop manichéens sur un certain point. En effet, je trouve que les auteurs oublient, parfois, l'importance que les kapos ont eu pour sauver des personnes en ne parlant que des crimes qui ont été commis par certains d'entre eux. Ces crimes ont existé, mais des kapos humains ont aussi existé. Le deuxième point concerne plus spécifiquement l'édition. En effet, la lecture m'a montré de nombreuses erreurs comme des paragraphes que l'on retrouve deux fois à la suite ou des notes de bas de pages inexistantes voir incomplètes.

Image: Site du musée d'Auschwitz-Birkenau

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19:08 Écrit par Hassan dans contemporain | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : auschwitz | | | |  Facebook

Commentaires

L'histoire de la 2ème Guerre mondiale a été quelque peu falsifiée et manipulée par les sionistes et les alliés, notamment les communistes, après la capitulation de l'Allemagne nazie.

Pour ce faire une idée sur le sujet, lire les quelques ouvrages suivants :

- François Duprat. Histoire des SS (1967)

- François Duprat. Le mystère des chambres à gaz (1967)

- Thies Christophersen. Die Auschwitz Lüge (1976)

- Richard E. Harwood. Did Six Million Really Die ? (1974)

Il en existe bien entendu d'autres ! En effet, plusieurs chercheurs et historiens contestent la "version officielle" des faits, certains documents et témoignages, l'existence des chambres à gaz et des fours de crémation au Camp d'Auschwitz (P), le nombre de victimes juives exterminées, etc.

Écrit par : Dolorès | 22/08/2010

Il est facile de contester le nombre de personnes tuées dans les camps tout simplement à cause de la volonté des autorités nazies d'effacer le plus de traces possibles de leurs crimes. Néanmoins il est tout de même facile, au vu de l'énormité des crimes nazis, de trouver des preuves. Ces preuves peuvent être des pièces bureaucratiques (ordres, comptes-rendus, etc) tout comme des pièces qu'à défaut de mieux je qualifierais d'archéologiques (corps, ruines, objets spoliés. etc). Avec le nombres d'évidences existantes et qui ont été mis au jours avant même la fin de la guerre il est non seulement faux de dénier la réalité du génocide mais aussi, et surtout, irresponsable.

Quand aux auteurs que vous citez je citerais quelques faits. Premièrement, tous les ouvrages sont datés. Depuis les années 80 la recherche a fait d'énormes pas en avant sur ce difficile sujet. Secondement, tous ces auteurs font parties de négationnistes, voir néo-fascistes ou d'extrême droite, avérés et qui ne cachent pas leur volonté de tout faire pour nier l'existence de ces crimes horribles. Leurs propos sont non seulement une honte pour tous les historiens mais aussi criminels.

Je vous suggère donc, aimablement, de rendre visite au mémorial d'Auschwitz, d'observer les preuves autours de vous. De parler avec d'anciens déportés si vous en rencontrer. Vous verrez très vite qu'elle fut la réalité des camps et des crimes nazis et pourquoi il ne doivent surtout pas être laissé dans l'ombre mais rappelé constamment à la mémoire des humains!

Écrit par : Hassan | 22/08/2010

Peu importe de connaitre le nombre exacte de victimes de la barbarie nazi! Une seule personne tuée pour son appartenance religieuse ou ethnique est déjà une victime de trop. Il y a assez de preuves qu'aucune personne sensée ne peut remettre en cause. Certes, il ne faut jamais oublier ce qui s'est passé hier et surtout ce qui est important, c'est d'en tirer des leçons de morale. Mais certaines victimes des nazis ou leurs descendants, ne veulent y voir qu'un droit éternel d'être les seules victimes, et ils deviennent eux-mêmes des injustes. Les humains ont beaucoup de peine à retenir les leçons de la vie!

Écrit par : zakia | 22/08/2010

Je suis d'accord avec vous Zakia. Mais une bonne raison, à l'époque, de connaitre le nombre exact de victime était de pouvoir prévenir les familles. Mais on ne saura jamais ce nombre. D'ailleurs, comme vous l'avez dit, est-ce vraiment le plus important? A mon avis non.

J'ai décidé, après réflexion et avoir demandé les conseils de mr Mabut, de garder le commentaire de Dolorès du 22.08.2010. Pour la raison que la personne fit preuves de doutes, infondés pour moi et tout historiens sérieux, et non de racismes ou d'apologies. Mais je veux qu'il soit bien clair que je me place résolument contre les propos susmentionnés et que j'invite toutes personnes à s'informer par elles-même via des recherches sérieuses plutôt que par la lecture de propos tendancieux. Bien sur, il est toujours possible qu'un ou des événements futurs me fassent changer d'avis.

Écrit par : Hassan | 22/08/2010

Nous nous sommes rendus compte que de nos jours, il existe plusieurs version pour relater un incident et que les politiciens ou dirigeants manipulent la vérité, toujours est-il, les crimes des Nazis sont bel et bien réels.

La communauté Gitane, Juives, ou homosexuels ont plus souffert que d'autres à cause de la folie d'un malade et psychopathe leader. On peut peut-être critiquer le nombre, mais nous ne devrions jamais en aucun cas, oublier la souffrance et la misère de ces personnes. Normalement, cette sombre époque aurait dû nous servir de leçon, mais dites-moi, combien de guerre nous avons vécues, ou nous sommes encore entrain de vivre après?



J'utilise l'ordinateur de Zakia d'où le même IP

Écrit par : Fatima | 22/08/2010

Il y a eu des disputes concernant le nombre de Juifs assassinés au cour de la 2. Guerre Mondiale. Ce genre de dispute me paraît totalement déplacé et une insulte à la persone assassinée à cause de sa race, ou de sa foi, ou pour quelque autre reaison que ce soit.
La question qui s'impose maintenant est de savoir ce que l'humanité en général, et les Juifs en particulier, ont appris de ces abomination. Et dans ce cadre, quelqu'un pourrait -il m'expliquer la différence ente:
Le 3. Reich et la Terre Promise ?
Le Peuple Elu et la Herrenrasse ?
le "Drang nach Osten" et la politique de colonisation israélienne ?
I.D.F. et la Wehmacht ?
"Goy" et "Untermensch" ?
entre autre...
La folie raciste des nazis est là pour nous rappeler que l'Histoire ne peut pas et ne doit pas se répéter. Et que ceux qui la répètent en subiront les conséquences tôt ou tard.
Je me demande avec un peu d'amusement si cette contribution sera publiée...

Écrit par : J.C. Simonin | 22/08/2010

N'oublions surtout pas les opposants et résistants de souche allemande, non juifs et non homosexuels, qui ont aussi soufferts du joug nazi.

Les juifs monopolisent l'histoire en leur faveur et se complaisent dans la victimisation. Il ont réussi à extorquer des sommes faramineuses à l'Europe, notamment à l'Allemagne vaincue, et la création de l'Etat d'Israël sans parler de tous les mémoriaux, cérémonies et autres anniversaires qu'ils nous bassinent à longueur d'année...

Écrit par : Dolorès | 22/08/2010

C'est intéressant parce que la dernière cérémonie de mémoire que j'ai été voir ne parlait pas des Juifs mais des Déportés. Les Déportés en général ont reçut une gerbe de fleur et l'honneur de la nation. Personne n'a parlé que des Juifs. La mémoire historique a accepté toutes les victimes ce n'est pas elle qui est en cause mais l'information historique. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les Juifs ont été les victimes principales des crimes nazis.

Ces cérémonies font partie des moyens de se souvenir de ce qui s'est déroulé. C'est un moyen de ne pas oublier. Quand à la création d'Israël. En fait son idée existait avant la deuxième guerre mondiale.

Malheureusement l'histoire s'est répétée. Pas de la même manière ni dans les même circonstances mais elle s'est répétée. D'où l'intérêt de ne jamais oublier.

Écrit par : Hassan | 23/08/2010

Les propos de Dolores sont consternants d'ignorance. Répéter les âneries de manipulateurs politiciens de mauvaise foi ne s'appelle pas de l'analyse et encore moins de l'Histoire.

Il me semble en outre nécessaire de rappeler que seuls les Juifs et les "Tsiganes" (Sinti et Rom) ont été victimes de génocide durant la seconde guerre mondiale. D'autres types de populations civiles (intellectuels polonais, opposants politiques, homosexuels, témoins de Jéhovah, la liste n'est pas exhaustive) ont certes subi la barbarie nazie et sont morts en nombre, mais le terme de génocide a un sens précis...

Pour revenir au sujet principal, des informations sur les trois camps d'Auschwitz se trouvent aussi ici : http://sonderkommando.info/lieux/auschwitz/index.html et là pour Auschwitz 1 : http://sonderkommando.info/lieux/auschwitz/auschwitzI/index.html avec cette page pour ceux qui préparent un voyage dans ce camp : http://www.sonderkommando.info/actu/aller_a_auschwitz.html

Cordialement

Écrit par : Leana | 30/08/2010

"L'histoire de la 2ème Guerre mondiale a été quelque peu falsifiée et manipulée par les sionistes et les alliés, notamment les communistes, après la capitulation de l'Allemagne nazie."

Une ignorante qui vient nous vomir des lignes d'un pseudo-universitaire, alors que d'innombrables films d'archives, documents, pièces, photos, textes nazis, nous ont été montrés dans les reportages sur la guerre menée contre les Juifs?!

Hassen, entre Dolorès(?) et le double langage, que vous n'avez pas relevé de nos deux islamistes voilées, c'est le négationnisme qui prévaut, sachant que le grand mufti de Jérusalem, antisémite avéré, nazi notoire, ami d'hitler, a joué un grand rôle auprès de lui. En mai 1942, il a collaboré aux recrutements de musulmans des Balkans pour former la 13e division de montagne de la Waffen SS Handschar.

Que dit Wikipédia?

"Lors de sa rencontre avec Adolf Hitler et dans ses émissions de radio, Hadj Amin al-Husseini affirmait que les juifs étaient les ennemis communs de l’islam et de l'Allemagne nazie. Les notes sur cette rencontre sont prises par Paul-Otto Schmidt. Dans son compte rendu, Schmidt rapporte les propos de Hitler au Mufti. Hitler expose certains projets stratégiques au Mufti, notamment, celui d’atteindre la porte sud du Caucase. Schmidt note alors : « Dès que cette percée sera faite, le Führer annoncera personnellement au monde arabe que l’heure de la libération a sonné. Après quoi, le seul objectif de l’Allemagne restant dans la région se limitera à l’extermination des juifs vivant sous la protection britannique dans les pays arabes»."

Dans ses mémoires, Al-Husseini a rapporté qu'à l'été 1943, lors d'une entrevue avec Himmler, ce dernier lui avait confié que plus de trois millions de Juifs avaient déjà été exterminés.....

Hitler dira de lui - ce qui est un comble... -
"« Le Grand Mufti est un homme qui en politique ne fait pas de sentiment." Le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, pour ne pas le nommer, serait donc son jumeau, et l'aurait dépassé en cruauté?

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aufeminin.ch

Les Archives du Haut Commandement de l'armée allemande saisies à Flensburg après la deuxième Guerre Mondiale avaient livré un rapport selon lequel "seuls les fonds mis à la disposition du Grand Mufti de Jérusalem par l'Allemagne lui avaient permis d'organiser la révolte de Palestine."

Le 20 Novembre 1941, le ministre allemand des affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, le reçut à Berlin. Leur conversation fut un préalable à la conversation du Mufti avec Hitler. Les thèmes abordés furent rapportés fidèlement dans le carnet de notes de Ribbentrop et dans le journal personnel du Mufti :

Le Mufti.... Les Arabes sont les amis naturels des Allemands... Cest pourquoi ils sont prêts à collaborer avec lAllemagne de tout leur coeur et à participer à une guerre, non seulement de façon négative, en commettant des actes de sabotage et en instigant des révolutions, mais aussi positivement, en formant une légion arabe. Dans cette lutte, les Arabes se battent pour lindépendance de la Palestine, de la Syrie, de lIrak... Le Führer avait, quant à lui, lintention de demander aux nations d Europe de régler lune après lautre leur propre problème Juif et dadresser le temps venu le même message aux nations non-européennes... Léchange était clair : une fois les armées entrées dans le Caucase, Hitler se débarrasserait de tous les Juifs est-européens, et le Mufti devait quant à lui obtenir le soutien des Musulmans des Balkans, et des républiques soviétiques où ils constituaient des groupes importants. Puis Hitler libèrerait les peuples arabes qui souhaitaient leur indépendance et les aiderait à exterminer les ... du Moyen Orient.


3. Les activités du Mufti sous le troisième Reich

Le Mufti, sponsorisé par lAllemagne nazie, étendit ses velléités vers le Moyen Orient mais aussi vers les autres zones géographiques habitées par des Juifs. Ses activités consistaient en 1) de la propagande radio 2) de l'espionnage 3) l'organisation des Musulmans en unités militaires dans les pays occupés par les forces de l'Axe 4) la mise en place de légions arabes contrôlées par les Allemands ainsi que la Brigade arabe.

Sa plus grande réussite fut le recrutement de dizaines de milliers de Musulmans en Bosnie-Herzégovine et en Albanie pour les Waffen SS. Ses légions arabes participèrent plus tard au massacre de dizaines de milliers de Serbes, de Juifs et de bohémiens. En 1943, il y avait 20 000 musulmans sous les drapeaux allemands et sa division de Waffen SS, les Handshar (voir George Lepre, Himmler's Bosnian Division. The Waffen-SSHandschar Division 1943-1945, Schiffer Military History, Atglen, PA, 1997).

Mais l'aventure des Balkans ne constituait qu'une partie de l'activité du Mufti, dont les préoccupations étaient centrées sur les Juifs de toute la planète. Dans la protestation annuelle contre la déclaration Balfour, quil mit en scène dans le grand hall de la Luftwaffe à Berlin en 1943, il s'attaqua à la conspiration anglo-saxonne et Juive , et déclara que le traité de Versailles était un désastre à la fois pour les Allemands et les Arabes. Mais les Allemands, dit-il, savaient se débarrasser des Juifs.

Le 1er mars 1944, il ajouta dans un bulletin radiophonique : Arabes, soulevez-vous et battez-vous pour vos droits sacrés. Tuez les Juifs là où vous les trouverez. Cela est agréable à Dieu, à lHistoire, et à la religion. Cela sauve votre honneur. Le Mufti participait déjà à la solution finale. Il rendit même visite à Auschwitz où il admonesta les gardes près des chambres à gaz en leur enjoignant de travailler plus diligemment.
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Alors, où est-il question d'une guerre menée contre d'autres que les Juifs?

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Les sources de la nazisto-antisémite Dolorès:

François Duprat... principales figures de l'extrême droite française des années 1960 et 1970 et l'« un des principaux diffuseurs des thèses négationnistes au sein de l’extrême droite française et internationale».

François Duprat a joué un rôle important dans la mise en place d'une rhétorique négationniste au sein de l'extrême droite en France liant antisémitisme, antisionisme et anticommunisme.

(..) en dénonçant « un certain nombre d'idées reçues », dont les chambres à gaz".

Il signe également, toujours en 1967, une contribution à la revue Défense de l'Occident de Maurice Bardèche (..et polémiste français d'extrême droite. fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Bardèche. A ne pas rater!)
intitulée « Le mystère des chambres à gaz».

Considéré comme le fondateur du négationnisme en France....

Il crée de nombreuses publications, dont la Revue d'histoire du fascisme et l'hebdomadaire Les Cahiers européens, dont le service librairie diffuse également des livres négationnistes ou réhabilitant le Troisième Reich.

François Duprat fut aussi le diffuseur de traductions de textes négationnistes, tels que Le Mensonge d'Auschwitz (Die Auschwitz Lüge) de l'ancien gardien du camp d'Auschwitz Thies Christophersen, La mystification du vingtième siècle d'Arthur Butz — livre paru aux États-Unis — ou encore la brochure Did Six Million Really Die? de Richard E. Harwood (pseudonyme de Richard Verrall) sous le titre Six millions de morts le sont-ils réellement ?

Wikipédia
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Idéologie négationniste,
Par Nicolas Lebourg

6. Le Mensonge seul serait-il révolutionnaire ?(A lire absolument Hassen)

Le service librairie des CEH est des plus éloquents : selon le recensement effectué par Alain Rollat, il ne proposa pas moins d'une vingtaine d'ouvrages négationnistes. Duprat collabore avec le NOE pour ce thème. Michel Caignet, rédacteur en chef du Combat européen, traduit l'ouvrage négationniste de l'ex Waffen SS Thies Christophersen, Le Mensonge d'Auschwitz. Après que le journal l'a publié intégralement, Duprat se charge d'éditer le livre en 1976. Pour assurer sa bonne diffusion, il patiente durant les quatre-vingt dix jours où la plainte est possible, et l'expédie à tous les députés français ; dès 1977, le document en serait à son troisième tirage, atteignant les soixante mille exemplaires -il s'en serait vendu un million d'exemplaires toutes éditions et traductions confondues. Il traduit et diffuse également L'Imposture du XXe siècle et Six Millions de morts le sont-ils réellement ?
(..) Il a été édité par le Historical Review Press, maison d'éditions du National Front, et rédigé par l'un des dirigeants de ce parti, Richard Verrall, qui le signe sous le pseudonyme de Richard Harwood.

Le lien entre sionisme et « mythe de la Shoah » est aussi clairement assuré que la consigne de diffusion (...) Une telle opération réclame d'importants fonds, versés par les régimes et mouvements arabes, amenant Duprat à devenir le diffuseur international du négationnisme.

www.phdn.org/negation/.
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Écrit par : Patoucha | 31/08/2010

Et le meilleur de Dolorès: Thies Christophersen.

Emmanuel Marin
Paris, France


Lauck tourne la tête vers la porte et dit, tout heureux :

"Heil Hitler, Thies !"

Un vieil homme vient d'entrer, coiffé d'un chapeau clair.
Une canne de promenade pend par la crosse à son
avant-bras, et il tripote la bague des diaphragmes sur son
appareil photo.

C'est Thies Christophersen, l'auteur du Mensonge d'Auschwitz.

Il est né en 1918. La première chose qui frappe quand on le
voit, c'est le creux profond comme un poing d'enfant, à la
racine du nez, entre les yeux. Une blessure de guerre qui lui
fait dire :

"J'ai une araignée au plafond. Ca se voit. Chez eux, ça se
ne voit pas."

Comment ? me dis-je. C'est ça, l'illustre témoin principal ?

Thies Christophersen a le visage allongé. La blessure a aussi
mis en berne l'un de ses yeux bleus, le gauche, dont la paupière
est un peu baissée. Mais on ne le distingue pas très bien à
travers les lunettes. Quand il a ôté son chapeau, on voit
qu'il n'a plus guère de cheveux sur le haut de la tête. Quand
il parle, et même quand il rit, la commissure de ses lèvres est
étrangement baissée. Je lui demande :

"Pouvons-nous aussi faire une interview avec vous ?"
Christophersen n'était manifestement pas au courant du
fait que l'on tournait un reportage : il prend l'air stupéfait.
Michael Kühnen intervient et commence à expliquer :

"Ils tournent un documentaire de fond..."

Christophersen hoche la tête, reconnaissant. Il observe
la caméra, admiratif. A cet instant, Kühnen est appelé par
son collègue. Il demande pardon et quitte la salle en
lançant, aimable : "Mais vous pouvez faire ça sans moi...".
Lauck le suit. Nous sommes seuls avec Thies Christophersen.

Le voilà donc libre : il s'installe à la place de Lauck. Il observe
la caméra, admiratif. J'ai la vague impression qu'il n'a pas compris
qui nous étions. Comme nous nous rencontrons sans arrêt,
Michael Kühnen est tellement habitué à moi qu'il souffre du même
effet d' "accoutumance" que j'ai moi-même connu voici quelques
mois. Une perte de distance. Comme Kühnen me traite en
"camarade" et comme je me comporte tout aussi familièrement
à son égard, Christophersen n'a pas compris que nous n'étions
pas des néo-nazis : il donne du "camarades" au cameraman et
au perchiste, tout en détaillant la caméra vidéo :

"Ca doit être cher, un outil comme ça. Hein, camarades ? Moi,
j'ai ma p'tite boîte", dit-il en indiquant son appareil photo. Il
emploie quelques mots de dialectes. Il vient de la campagne -
son bulletin d'information ne s'appelle-t-il pas Die Bauernschaft,
la paysannerie ?

Puis il demande sur quoi doit porter l'entretien. Quand je lui dis
qu'il s'agit du Mensonge d'Auschwitz, il me fait un signe négatif :

"Non, ça ne donnera rien.

- Pourquoi donc ?"

C'est tout de même son "oeuvre maîtresse". Et son explication
m'ahurit :

"Vous ne ferez pas passer ça ! Ca ne marche pas. Nous avons
déjà essayé".

A présent, mon doute se transforme en soupçon : Christophersen
nous prend bel et bien pour des camarades de combat qui veulent
placer leur film à la télévision pour réussir une opération de
propagande cryptée. Je fais un dernier test pour en avoir le
coeur net, et je lui dis :

"Nous y arriverons. Ca marchera. c'est certain !"

Il me sourit, pensif :

"On peut toujours essayer. Le mieux serait que je dise que
je veux simplement avoir le droit d'exprimer mon opinion.
Ca fait toujours bon effet."

Gagné ! Il nous prend pour des nazis.

Et c'est ainsi que Thies Christophersen va accorder une
interview qui le tourmente encore aujourd'hui. Car le "camarade
Thies" se croit entre amis, à présent; il n'a plus à prendre garde
à ses contradictions éventuelles, il se fie à l'autocensure de ceux
qu'il croit être ses compagnons d'armes. Et on croirait l'entendre
raconter à un "camarade" l'époque où il était Sonderführer SS
à Auschwitz :

"J'ai été transféré au service de la culture des végétaux. On le
faisait à Auschwitz, parce qu'il y avait tellement de main-d'oeuvre
là-bas.

Christophersen a les mains jointes. Un signe de tension intérieure.
Mais sa voix est celle d'un pédagogue :

"J'ai sélectionné. Je suis allé chercher ma main-d'oeuvre à
Birkenau. Je disais : "Qui a travaillé dans l'agriculture ?" Alors
ils venaient, et je disais : "Toi, toi, et toi -, toi je te prends."
Vous savez comment j'ai fait ? Je les ai regardés dans les yeux
- ceux qui avaient du blanc dans les yeux pouvaient travailler."

Christophersen a un petit rire quand il se rappelle sa propre
ingéniosité. On s'amusait, dans ce temps-là.

"Mais j'ai toujours eu quelques Tsiganes, parce que les
Tsiganes jouent de la musique."

Je tiens jusqu'au bout mon rôle de "camarade" en arrêtant de
temps en temps la caméra pour lui demander s'il jugerait utile
de parler de ceci ou de cela. Et il prend l'initiative :

"Le Danemark, ça serait bien."

Je lui demande donc pourquoi il vit au Danemark.

"J'ai de nouveau été inculpé en Allemagne, dit-il, alors je
me suis exilé. Le Danemark est un pays très libéral. Ici, on
a le droit d'être tsigane, et juif, et nazi."

Comme Kühnen est susceptible d'entrer dans la pièce à
n'importe quel moment et dissiper le "malentendu", je dois
aller à l'essentiel. Et l'essentiel, ce sont les chambres à gaz
d'Auschwitz. L'extermination de masse.

"Maintenant, je vais vous poser une question difficile", lui
dis-je pour le préparer en lui faisant un clin d'oeil éloquent.
Puis je reprends mon ton officiel :

"Y a-t-il eu des gazages, oui ou non ?

- Je n'ai rien écrit sur les gazages dans mon récit", dit-il, et
il poursuit :

"Mais j'ai etendu des rumeurs qui parlaient de feu, qui
disaient que des gens étaient brûlés. Là-dessus, j'ai
examiné toutes les sources de flammes qui se trouvaient
dans le camp. Je savais qu'il y avait des crématoriums.
Mais je n'ai pas vu d'incinérations de cadavres, et je n'en
ai rien su non plus."

Comme toujours : personne n'en a rien su. Pas même le
Sonderführer SS. C'est cela, le témoin principal de Faurisson
et d'Irving, du "célèbre historien britannique" ! Au fait,
Christophersen est-il en contact avec David Irving ?

"Je connais David Irving depuis de nombreuses années,
dit-il.

- Et que pensez-vous de David Irving ?

- On continue à l'attaquer, parce qu'il est anglais et que
nous n'aimons pas beaucoup qu'il raconte aussi les
atrocités commises par les Allemands. Il y en a eu, c'est
sûr. Mais je l'adments, je suis partial."

Christophersen paraît de plus en plus désemparé. Il
ne sait plus quoi dire. Il s'agit de tout de même de
l'extermination massive d'êtres humains par le gaz. Et
il affirme dans son Mensonge d'Auschwitz que cela n'a
jamais eu lieu. Mais ici, devant ce qu'il croit être des
"camarades", il se dévoile. Il tente d'expliquer pourquoi
il ment. Et il nous parle d'homme à homme, pour prononcer
ces quelques phrases qui le démasquent, lui et son
Mensonge d'Auschwitz :

"Je veux nous disculper et nous défendre, mais je ne
peux pas le faire avec ce que nous avons réellement
commis. Je ne le nie pas. Mais aucun avocat ayant
quelque chose à défendre n'ira exposer les éléments à
charge !"

Je l'écoute. Il vient de s'enfoncer tout seul. Et il ne l'a
même pas remarqué. Il m'explique qu'il a déjà beaucoup
enduré "à cause du livre". Mais malgré l'arrestation,
malgré l'exil ("maintenant, ils ont bloqué mes comptes
en banque, vous vous rendez compte !"), il veut être
un modèle dans le combat pour la "vérité". "Mon
honneur est la fidélité" - c'était le serment de la SS. Et
un SS n'abandonne pas.

"Mais cela ne me touche pas. Je continue. Je me ferais
l'effet d'un traître envers mes amis si je reniais aujourd'hui.
Je ne l'ai jamais fait."

Le 18 septembre 1991, notre film La Peste Brune est diffusé
pour la première fois, en Suède, sous le titre Wahrheit macht
frei. Il contient les propos de Christophersen. Un incident
fort désagréable pour ceux qui nient l'holocauste. Dans le
milieu nazi, on reste hébété. Certains considèrent tout de même
que le film est de la propagande, mais la majorité est "déçue"
et tous ceux qui ne figurent pas dans le film poussent un soupir
de soulagement. En l'espace de quelques mois, le reportage
est diffusé dans la plupart des pays européens. A ce moment-là,
Christophersen commence à avoir des ennuis. Il se sent alors
obligé de "tranquilliser" ses camarades en publiant le texte
suivant dans sa revue Bauernschaft, en décembre 1991 :

Voilà comment on falsifie

Le 18 septembre 1991, la télévision suédoise a diffusé, lors
de son programme de vingt heures, une interview de moi.
Mes propos ont été totalement inversés. On n'a pas donné
suite au démenti ci-dessous (*).

Naturellement, cette émission m'a valu quelques lettres
furieuses de lecteurs suédois et danois. Mais cet exemple
prouve clairement à quelles tromperies primitives nos
adversaires sont aujourd'hui contraints de recourir, dans
l'embarras (sic!) où ils se trouvent."

Christophersen, manifestement, croit toujours qu'il a été
interviewé par ses propos camarades. Dans son souvenir,
il me confond même avec le chef néo-nazi :

"Je n'ai jamais donné d'interview à la télévision suédoise.
Il est exact que j'ai accordé un entretien à monsieur
Michael Kühnen."

Dans la suite de son "démenti", il s'embrouille dans ses
souvenirs et invente :

"J'ai d'autre part expliqué que j'allais arrête mon travail
pour des raisons liées à mon âge. Mais je me ferais l'effet
d'un traître envers mes amis si j'acceptais leur aide sans
rien faire en contrepartie. J'ai dit des chambres à gaz
qu'elles avaient existé, mais uniquement pour gazer des
poux..."

Ainsi parlait Thies Christophersen, le témoin oculaire des
"révisionnistes". Il n'y a rien à ajouter à la remarque
coquette sur son araignée au plafond, au début de notre
brève relation. Et pourtant, fou ou pas fou, Christophersen
est l'un de ceux qui tirent les ficelles.

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(*) : La télévision suédoise n'a reçu aucun démenti. On a
entendu parler de ce "démenti" plus tard, par hasard,
quand un membre de Searchlight a parcouru le bulletin
de Christophersen, Bauernschaft.

www.nizkor.org/.../ftp.py?.../christophersen.thies/...thies...

Écrit par : Patoucha | 31/08/2010

n'oubliez pas qu'en 2002 ou 2003,l'association des Tsiganes intenta un procès contre IBM,c'est qu'à l'époque des camps existait déjà des techniques ultramodernes pour piéger les victimes

Écrit par : lovsmeralda | 31/08/2010

"quelqu'un pourrait -il m'expliquer la différence ente:
Le 3. Reich et la Terre Promise ?
Le Peuple Elu et la Herrenrasse ?
le "Drang nach Osten" et la politique de colonisation israélienne ?
I.D.F. et la Wehmacht ?
"Goy" et "Untermensch" ?"

Ah! Comment ne pas deviner que notre J.C Simonin, le racisto-anti-américain/anti-juif, allait se manifester avec cette "question" à répétition à laquelle il a déjà eu maintes fois une réponse au point qu'il va finir par en avaler son bulletin de naissance. Il va falloir prévoir une place de plus à sont antisémitisme, qui lui colle à la peau et va enflant de jour en jour, pour son dernier voyage.

Minablement.....!

Écrit par : Patoucha | 31/08/2010

Il ne faut pas oublier que tous les nationalismes extrémistes ont a peu près les même formes de pensées. Une terre élue avec un peuple élu lié à une défense contre les ennemis intérieurs et extérieurs. C'est quelque chose que l'on voit souvent. La différence principale et très importante avec le nazisme c'est que l'état et son appareil ne sont pas utilisé dans un but génocidaire.

C'est pourquoi on ne peut pas comparer le IIIe Reich avec l'état d'Israël qui, en plus, fait face à une menace terroriste. Bien que certains actes d'une armée d'occupation soient condamnables on ne doit pas oublier la raison de cette occupation.

Écrit par : Hassan | 31/08/2010

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