30/08/2010

Vichy et l'éternel féminin par Francine Muel-Dreyfus

Titre: Vichy et l'éternel féminin41EQDDAZTGL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Francine Muel-Dreyfus
Éditeur: Seuil 1996
Pages: 384

Vichy a été un gouvernement souvent et longuement attaqué et dénoncé pour sa collaboration avec le régime criminel nazi. Mais cette condamnation a souvent laissé dans l'ombre les aspects réactionnaire de ce régime. Je parle de réaction dans le sens où le régime de Vichy a été une incroyable tentative de retourner au passé alors que la société de l'entre-deux guerre était très proche de la notre. L'auteure a décidé de se poser la question spécifique de la relation du régime de Vichy avec les femmes. Alors que les années suivant la première guerre mondiale furent celles du travail féminin, des études féminines et même d'une ouverture de la possibilité d'une citoyenneté féminine le régime de Vichy a remis en question tout cela au nom de ce que l'auteure nomme l'éternel féminin.

Pour comprendre cette relation et la manière dont est organisée cette réaction l'auteure a décidé d'analyser les discours des élites du régime. Tout d'abord, une première partie nous parle de la manière dont la défaite a été ressenti est surtout de la manière dont elle a été expliquée. Les élites du régime, reprenant les discours de Pétain, tentent de ramener la France dans une supposée culture éternelle. En découlent deux condamnations: la première est celle des femmes qui ont perdus de vue leur rôle éternel de mère au foyer, la seconde est celle du manque d'enfants à cause de l'égocentrisme de ces même femmes. S'ensuit une seconde partie parlant, justement, de la manière dont Vichy met en place un retour à cette culture éternelle de la femme. La manière dont des lois sont mises en place pour ramener la femme à la maison et recréer la "famille" comme cellule de base de la société. Enfin, l'auteure nous montre comment les élites ont pensé la hiérarchie entre les sexes mais aussi entre les groupes sociaux pour terminer avec une analyse de l'utilisation de la médecine pour contrôler et créer des femmes et un peuple sain et "prospère".

Je pense que tout le monde acceptera l'idée que la doctrine vichyste de la femme est indigeste. ce lire nous permet de découvrir une vision très peu moderne de la femme et même, comme le dit l'auteure, mythique alors que la société contemporaine du régime était très proche de la notre. Les femmes avaient de plus en plus le droit de divorcer, d'avorter, de travailler, d'étudier et même, c'était en discussion, de voter et élire. Mais la défaite a remis en question toutes ces avancées au nom d'un retour aux anciennes valeurs après une, supposée, ère d'individualisme meurtrier dû aux droits de l'homme et à la démocratie. L'auteure analyse très finement ces différentes sources et, d'ailleurs, privilégie les sources à la littérature secondaire. Ce qui, je l'ai déjà dit, me plaît plus que le contraire. Néanmoins, l'écriture proche du style sociologique peut facilement décourager certaines personnes qui peuvent être peu habituées à cette manière d'écrire. Le langage sociologique peut, en effet, être passablement obscure quand on ne connaît pas les termes et concepts utilisés. Bien que le livre m'ait semblé très intéressant et bien écrit il me reste tout de même deux critiques. En effet, l'auteure s'engage à analyser la production idéologique des élites du régime. Cette manière de faire laisse dans l'ombre non seulement les résistance à cette production mais aussi la manière dont la population a reçu et ressenti cette production. Il faudra lire d'autres travaux pour connaître ces points.

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10:04 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : féminisme, vichy | | | |  Facebook

23/08/2010

Stormbreaker par Anthony Horowitz

Titre: Stormbreaker51GFqcMbhWL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Anthony Horowitz
Éditeur: Walker Books 2005
Pages: 235

Je n'avais pas lu de livres directement an anglais depuis mes dernières années au gymnase. Comme je suis un peu las d'attendre les traductions de plusieurs des séries que je suis et comme je souhaite pouvoir suivre les productions plus sérieuses aussi dans le monde anglo-saxon j'ai décidé de tester mon niveau. C'est pourquoi je me suis tourné, après Timeline, vers un livre de jeunesse. Il semble que les aventures d'Alex Rider soient très populaires dans la jeunesse. A tel point qu'il y eut une adaptation au cinéma du premier tome. Je ne l'ai pas vue et, donc, je ne peux pas la présenter. Ce premier tome nous place peu de temps après la mort de l'oncle d'Alex dans un accident de voiture. Mais Alex a des doutes. Qui sont tous ces inconnus à l'enterrement et pourquoi personne ne lui répond? Il décide donc de vérifier par lui-même et découvre que l'accident était un meurtre. Mais sa conduite le rend intéressant aux yeux des employeurs de son oncle qui décident de le recruter. Alex devient membre du MI6 et, après un court entraînement, continue la mission de son oncle.

Je peux déjà affirmer que ce livre n'est vraiment pas difficile à lire en version originale. D'un coté, on ne s'attend pas à une grande difficulté quand on parcourt un livre pour enfant. Néanmoins, même si un adulte s'amusera moins qu'un enfant, l'intrigue est intéressante. On suit Alex dans ses aventures d'agent secret sans s'ennuyer. Je n'ai pas une grande expérience en romans d'espionnages mais il semble que Horowitz n'ait pas forcément à rougir. Néanmoins, je n'ai pas non plus réussit à avoir un grand intérêt envers l'intrigue et je pouvais m'attendre à plusieurs des surprises qui attendent le héros. C'est donc surtout un bon livre de jeunesse et d'aventures qui se lit facilement mais je n'y vois pas grand chose d'autre.

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09:59 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : stormbreaker, anthony horowitz, alex rider | | | |  Facebook

22/08/2010

La tapisserie de Fionavar tome 1: L'arbre de l'été par Guy Gavriel Kay

Titre: La tapisserie de Fionavar tome 1: L'arbre de l'été51fiG0eXulL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The summer tree
Auteur: Guy Gavriel Kay
Traducteur: Elisabeth Vonarburg
Éditeur: pygmalion 1996 pour la traduction (1984 première édition originale)
Pages: 439

Nous entrons très rapidement dans cette histoire. Après avoir vu nos cinq héros dans notre monde en train d'écouter un conférencier de renommée mondiale parlant des celtes nous les retrouvons en tête à tête avec ce même conférencier. Il se trouve que ce dernier n'est pas ce qu'il semble être. Il est un mage de Fionavar et il souhaite emmener les cinq amis avec lui pour la célébration des cinquante ans de règnes du roi. Acceptant naturellement cette découverte ils se retrouvent très rapidement impliqué dans les intrigues politiques du palais. Mais il semble que leur rôle ne doive pas s'arrêter à être là en l'honneur du roi. En effet, ils découvrent petit à petit qu'ils ont chacun un rôle à jouer dans une guerre qui s'annonce en Fionavar et qui pourrait détruire tous les mondes. Un ancien mal enfermé depuis des millénaires est sur le point de se réveiller et de faire la guerre aux dieux et à toutes les races de tous les mondes. Les puissances se réveillent tandis que les sons de la guerre commencent à se faire entendre.

L'auteur a travaillé sur le Seigneur des Anneaux et on le sent. Tout le livre possède divers points qui nous montrent à quel point l'auteur a été influencé par Tolkien et sa mythologie. En passant par les Lios Alfar qui ressemble furieusement aux Elfes ainsi qu'un peuple des plaines qui est très proche des Rohirrims sur plus d'un point. Mais ce serait une erreur, à mon avis, de s'arrêter sur ce fait. J'ai trouvé ce premier tome non seulement bien écrit mais aussi très prenant. L'intrigue est très bien construite et l'on passe facilement d'un problème politique local à un combat pour suivre avec une romance. Le seul point négatif que je pourrais donner c'est que les cinq héros, bien qu'ignorant, ne semblent pas s'étonner de ce qu'ils voient mais l’accueillir naturellement sans se poser de questions.

Image: Amazon.fr

18:45 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : fionavar, arbre de l'été, guy gavriel kay | | | |  Facebook

21/08/2010

Auschwitz camp de concentration et d'extermination

Titre: Auschwitz camp de concentration et d'extermination
Auteur: Collectif
Traducteur: Oskar Hedemann et Alexandre Dayet
Éditeur: Musée d'Auschwitz-Birkenau 2007
Pages: 366

Je ne crois pas qu'il soit possible pour un étudiant en histoire de passer outre la deuxième guerre mondiale et les événements d'horreurs qui s'y déroulèrent. Je ne sais pas si c'est à cause d'une curiosité morbide ou à cause d'un besoin, à défaut de comprendre, d'expliquer comment cela a pu se produire. Comme je ne suis pas différent j'ai, et certaines de mes dernières lectures le prouvent, été pris dans ce besoin de connaître une explication. cependant, ce livre est le premier livre scientifique que j'aie eu entre les mains concernant les camps de la mort et, en particulier, le tristement célèbre Auschwitz. Ce livre parcours tous les aspects du camps dans ses différentes parties.

Les deux premières parties nous expliquent comme Auschwitz fut décidé ainsi que l'organisation précise du camps. La seconde partie va plus loin en montrant comment la vie des détenus est réglée. Elle montre aussi des aspects plus spécifiques de l'organisation du camps en s'intéressant aux adolescents, au travail et aux expérimentations dites médicales. Bien que ces points soient déjà difficile à la lecture la troisième partie va plus loin dans l'horreur puisqu'elle décrit le fonctionnement de l'extermination. Non seulement les méthodes indirectes par le travail mais aussi, et surtout, les meurtres de masses perpétrés jours après jours dans le camps. Un dernier chapitre tente de donner un décompte des morts. Néanmoins, ce livre collectif ne nous laisse pas avec l'impression que les détenus étaient passifs. La quatrième partie, au contraire, nous montre les nombreux moyens de résistances que les détenus ont utilisés et la manières dont ils pouvaient s'entraider. Cette partie est très intéressante puisqu'elle montre aussi comment les résistants ont pu dévoiler les crimes nazis alors que les autorités allemandes auraient voulu les garder secrets. Enfin, les deux dernière parties nous montre comment les camps furent libérés mais aussi les suites des crimes. on y trouve comment les alliés ont réfléchi les suites, comment les jugements furent mis en place mais aussi une critique de ces derniers dans le but de savoir si la justice a rempli son devoir.

Comme on s'en doute, c'est un livre dur à parcourir. Il est difficile de se rendre compte de l'inhumanité qui eut lieu dans ces camps même au travers des écrits de mémoire ou d'historiens. Il y a aussi beaucoup de chiffres dans ce livre. Aucun de ces chiffres n'est anodin car derrière chacun il y a un être humain qui a été spolié, meurtri et souvent assassiné. Les auteurs ont aussi pensé bon d'inclure différents cahiers de photos. Certaines d'entre elles peuvent être difficile à regarder puisqu'on y voit des déportés tandis que d'autres sont des témoins plus administratifs des crimes nazis. Néanmoins, j'ai deux critiques à faire envers ce travail. Le premier concerne la manière de traiter la problématique. Je ne veux pas inciter à penser qu'il est facile de traiter un tel sujet néanmoins je trouve les auteurs trop manichéens sur un certain point. En effet, je trouve que les auteurs oublient, parfois, l'importance que les kapos ont eu pour sauver des personnes en ne parlant que des crimes qui ont été commis par certains d'entre eux. Ces crimes ont existé, mais des kapos humains ont aussi existé. Le deuxième point concerne plus spécifiquement l'édition. En effet, la lecture m'a montré de nombreuses erreurs comme des paragraphes que l'on retrouve deux fois à la suite ou des notes de bas de pages inexistantes voir incomplètes.

Image: Site du musée d'Auschwitz-Birkenau

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19:08 Écrit par Hassan dans contemporain | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : auschwitz | | | |  Facebook

20/08/2010

L'apprenti sorcier

Je suis allé voir L'apprenti sorcier hier. Je ne m'attendais pas à autre chose qu'un film avec de bons effets spéciaux qui me permette de me défouler pendant une heure ou deux. En fait, j'y suis allé surtout pour Nicholas Cage. Je trouve que cet acteur a une certaine spécificité qui le rend différent de beaucoup d'autres. Par contre je ne saurais pas l'expliquer. L'histoire commence durant le temps de Merlin. Le légendaire mage avait pris trois apprentis dans le but de les former et de l'assister dans sa guerre contre Morgane. Malheureusement, l'un d'eux a trahis alors que l'une des trois s'est sacrifiée pour enfermer Morgane dans la plus puissante des prisons. Il ne reste plus que Balthazar pour continuer la quête que Merlin lui a confié: trouver le premier merlinien. Un mage aux pouvoirs si grands qu'il pourra tuer Morgane. C'est après des siècles qu'il découvre ce mage de nos jours à New-York. Mais ce même jours voir s'enfuir l'un de ses ennemis qui fera tout pour libérer Morgane et empêcher le premier merlinien d'apprendre.

Bien que le "prologue" ne soit pas facile à avaler quand on étudie l'histoire ou les légendes entourant Merlin le reste du film est bon pour le genre. Les effets spéciaux sont très bien mis en place même si ils semblent parfois être un peu trop nombreux. A coté de cela Nicholas Cage reste un acteur dont j'apprécie le jeu et la façon d'être. Son personnage de mage un peu timbré est assez drôle. Néanmoins l'histoire reste un classique Disney avec le bien, le mal, le mentor, la princesse et une fin heureuse. On aurait pu en rester là si il n'y avait pas quelque références sympathiques dans le film. La principale, bien entendu, est consacrée à Fantasia: la bonne vieille et toujours drôle scène des balais enchantés qui deviennent fous. J'ai aussi apprécié les explications de la magie. La magie, dans ce film, n'est pas une force inexpliquée mais une action sur la matière en restant dans les lois physiques. Autrement dit, le mage est capable d'influer sur la matière mais il ne passe pas outre les lois de la nature. Au contraire, il y reste, plus ou moins, soumis. En conclusion, un film intéressant à voir pour s'amuser un peu un soir.

Image: site officiel français

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15:41 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apprenti sorcier, nicholas cage | | | |  Facebook

16/08/2010

Planéte 51

J'avais vu la bande annonce de ce film quelque mois avant sa sortie et je me réjouissais de le voir au cinéma. Malheureusement, aucune salle qui se trouve près de chez moi ne l'a programmé. Après l'avoir regardé je peux affirmer haut et fort que ce fut une énorme erreur! Planète 51 se déroule durant les années cinquante. Un monde apeuré par l'espace et l'existence possible d’extraterrestres! Un jours, un vaisseau spatial atterrit dans une petite ville de banlieue dans le jardin d'une maison. Les pauvres habitants de cette communauté en voient un humain en sortir. Alors que l'armée et la police se mobilisent pour retrouver et étudier l'humain tout en gardant l'ordre un jeune homme va comprendre que ce voyageur n'est pas dangereux. Ils devront lutter ensemble pour retrouver le vaisseau, rentrer chez sois et se défendre face à la paranoïa ambiante.

L'intrigue est connue, une bonne vieille invasion, et le propos du film assez convenu. En effet, le message principal est de ne pas avoir peur d'entrer dans l'inconnu et, donc, d'agir. Néanmoins c'est un très bon film. Non seulement le film laisse la place a un nombre impressionnant de gags mais, en plus, on s'est arrangé, semble-t-il, pour ajouter un nombre impressionnant de références différentes. Une liste non exhaustive contient les années cinquante, alien, ET et starwars. Ceci ne concernant que les vingt premières minutes du film. Ces deux points font que ce film peut être apprécié par les enfants mais aussi par un adulte qui reconnaitra la plupart des références du film. C'est donc un bon moyen de se détendre et de rire en famille. Je le conseille, donc, à tous ceux qui ont aimé Shrek, Wall-E et d'autres films d'animations qui sont dans le même genre.

Image: Allociné

Site officiel

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18:26 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : planéte 51 | | | |  Facebook

13/08/2010

La communauté du Sud : Mortel corps à corps par Charlaine Harris

Titre: La communauté du Sud : Mortel corps à corps41Pl0rJ5bOL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Club dead
Auteur: Charlaine Harris
Traducteur: Frédérique Le Boucher
Éditeur: J'ai lu 2005 (ace books 2003)
Pages: 375

Troisième tome des aventures musclées de Sookie Stackhouse. Cela fait plusieurs mois qu'elle est avec son vampire Bill mais ce dernier semble l'oublier petit à petit. Lassée, elle décide de le laisser en plan. Mais c'était avant que Bill ne disparaisse sans dire un mot et en la laissant sans nouvelles. C'était avant que Eric et Pam lui avouent que Bill est probablement enlevé voir mort. En effet, son cher vampire était en train d'effectuer une commande pour la reine des vampires du coin et cette commande a mis Bill en grand danger. Ce sera donc à Sookie de le retrouver et de le sauver alors qu'elle apprend qu'il souhaitait la quitter pour l'un de ses anciens amours. Durant sa quête elle aura le soutient d'un loup garou qui se trouve dans la même position qu'elle et qui semble être très intéressé par notre télépathe.

Pauvre Sookie, non seulement son Bill la quitte, non seulement elle a des problèmes d'argent, non seulement elle doit faire attention à ne pas sauter sur tout ce qui semble mâle mais en plus elle reçoit énormément de coups durant ce tome. Elle sera très maltraitée: griffée, violée, enfermée, frappée et même un pieu! Mis à part le récit de ses calvaires l'intrigue tient aussi sur ses amours. A qui va-t-elle succomber en premier? Le viking Eric ou le loup garou? C'est donc Sookie et ses états d'âmes qui nous tiennent en haleine dans ce tome et non des meurtres ou un enlèvement comme dans les deux précédents. Curieusement, j'ai trouvé ce troisième tome mieux réussi que les deux premier. Il est très facile d'apprécier certains personnages alors que d'autres sont clairement méprisables. Mais cette série reste surtout une série de plage.

Image: Amazon.fr

12/08/2010

Les hommes au triangle rose par Heinz Heger

Titre: Les hommes au triangle rose51G349WWDXL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Die manner mit dem rosa winkel
Auteur: Heinz Heger
Traducteur: Alain Chouchan
Éditeur: H&O 2006 pour cette édition (Merlin Verlag 1972 édition originale)
Pages: 175

C'est en mars 1939 que Heinz Heger fut déporté au camp de Sachsenhausen après un emprisonnement et un procès rapide. Son crime n'était pas d'être juif, tsigane, opposant politique ou d'autres délits plus légitimes parmi tous ceux que l'Allemagne nazie punissait de déportation. Son crime était punis par l'article 175. Son crime était d'être un homme qui aimait les hommes. C'est par la surprise que commence ce dur récit. La surprise du narrateur, protégé par un pseudonyme non par lâcheté mais parce qu'il pensait que son présent ne devait pas être écrasé par son passé. Une surprise qui continue sur une grande partie du récit. La surprise d'être condamné d'"anormalité" par des gens "normaux" qui ne crachaient pas sur les relations homosexuelles ou/et qui furent coupables de tortures atroces.

Le récit de Heinz Heger est dur. Non seulement parce que l'on y lit comment étaient traités les prisonniers des camps de manière générale mais aussi parce qu'on y lit comment le camps vivait vraiment. L'auteur ne nous épargne que peu de choses et sa lecture est dure. Il nous montre les bordels construit pour les déportés, il nous parle des sévices, des tortures, des amitiés que l'on devait absolument avoir pour survivre. Car il était hors de question de survivre sans accepter des compromissions. Et Heinz Heger en a fait des compromissions. Il fut Kapo, avant cela il se lia à d'autres Kapos et, finalement, il survécu en essayant d'aider quelque peu certaines personnes. Au-delà des conditions des homosexuels ce livre nous montre donc aussi l'atmosphère des camps de concentrations. Un monde ou les survivants ne réussissaient à se sauver qu'en écrasant d'autres personnes. Et Heinz Heger ne nous cache pas cela. Le récit ne donne pas l'impression de vouloir être jugé ou de juger les Kapos qui purent prospérer dans les camps. Non, il nous montre comment il a fait en sorte, au jours le jours, de survivre pour pouvoir, à la libération, retrouver sa famille.

Les historiens se méfient souvent, et à raison, des récits de mémoires. En effet, la mémoire peut se tromper, oublier ou recréer alors que l’historien cherche des faits. Mais ces points ne doivent pas empêcher d'accepter les récits tels que ceux de Heinz Heger. D'autant que les témoignages des déportés homosexuels sont rares et furent longtemps considérés comme inacceptables. On condamne facilement la manière dont le régime nazy a traité certains de ses citoyens sous des critères iniques. On a oublié de se rappeler comment les homosexuels ont été traités. On a refusé de voir en eux des victimes et on a même refusé de commémorer leurs morts. Ce récit est donc important pour connaître un autre aspect, souvent inconnu, de cette période cruelle. Et même si l'homosexualité dérange encore beaucoup on doit passer outre ce sentiment et accepter cette histoire. Nous ne devons pas oublier que des hommes et des femmes (même si les lesbiennes étaient déportées comme asociales et non comme homosexuelles) ont été maltraités pour leurs préférences sexuelles par des gens qui se disaient "normaux". Mais qui est vraiment normal? Celui qui est capable d'amour ou celui qui est capable de torturer un autre être humain?

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La communauté du Sud : Quand le danger rôde par Charlaine Harris

Titre: La communauté du Sud : Quand le danger rôde41e06MN%2BuZL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Dead until dark
Auteur: Charlaine Harris
Traducteur: Cécile Legrand-Ferronnière
Éditeur: J'ai lu 2005 (ace books 2001)
Pages: 314

J'avais lu le second tome de cette série qui est maintenant adaptée pour la télévision. Il fallait donc bien que je prenne le temps de lire le premier un de ces jours. Nous y trouvons Sookie avant sa rencontre d'avec Bill le Vampire. Serveuse au Merlotte elle a peu d'amis et peu de prétendants malgré sa beauté. Elle vit avec sa grand-mère puisque ses parents sont morts. Mais, dernièrement, quelque chose d'inattendu s'est fait. En effet, les vampires se sont dévoilés aux humains alors qu'une firme venait de créer du sang synthétique. Alors que Sookie rencontre Bill pour les premières fois et touche un peu au monde des vampires des meurtres sauvages s'accomplissent dans la petite ville de Bons Temps. Qui est derrière ces morts? Son frère? Un vampire? Et pourquoi?

Mais qu'ai-je pensé de ce livre? Bien que je ne me sois pas ennuyé durant ma lecture je ne peux pas dire que j'ai été vraiment transporté. Bien sur, l'intrigue est plutôt intéressante et j'aime bien essayer de comprendre comment fonctionne la société vampire. Mais je ne suis pas sorti de ma lecture avec l'impression d'en avoir vraiment retiré quelque chose mis à part un peu de détente. Mon avis rejoins ce que j'avais pensé au tome deux. Cette série est une bonne série pour ceux qui souhaitent se détendre sans avoir à trop penser. Un bon livre de plage en somme.

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10/08/2010

Le système de genre Introduction aux concepts et théories par Lorena Parini

Titre: Le système de genre Introduction aux concepts et théories9782883510340.jpg
Auteur: Lorena Parini
Éditeur: Seismo 2006
Pages: 129

J'ai déjà parlé de plusieurs livres féministes sur ce blog le dernier parlant du problème des lesbiennes pour la société patriarcale. Mais je n'avais jamais parcouru d'ouvrages de théorie du féminisme. Ce livre en est un. Mais il va plus loin puisqu'il pose aussi la questions des différents concepts utilisés dans la recherche. La première chose que fait l'auteur est de nous donner un bref historique des luttes féministes. Mais non dans l'optique factuelle mais dans l'optique académique. L'auteure nous montre comment les différentes analyses de l'inégalité sexuelle dans la société se sont faites et comment elles se sont influencées. C'est aussi l'occasion d'introduire le concept de genre. Ce concept décrit un pan de la recherche qui n'est pas basé que sur les femmes et qui ne possède pas les présupposés politiques du féminisme. Néanmoins le but reste d'observer les différences de rapports sociaux selon le sexe.

Le livre, ensuite, nous fait observer comment le système sociale fonctionne selon une division genrée. Pour cela l'auteure prend plusieurs exemples qu'elle sait ne pas forcément être les seuls existant. Elle nous montre donc comment les femmes ont été dépossédées de leurs corps à cause de leur capacité reproductive et pourquoi la reprise du pouvoir sur ce point fut si difficile. Mais elle nous montre aussi comment le travail et le savoir continuent d'être différent selon son sexe ainsi que le manque de femmes dans les sphères de décisions politiques. on y voit que les femmes n'ont pas accès aux plus hautes sphères du pouvoir et n'ont pas les même métiers que les hommes. D'ailleurs, les femmes ont moins de sécurité dans le travail que les hommes puisqu'elles sont privilégiées dans les formes de travail précaires.

Dans un quatrième chapitre l'auteure nous montre trois formes différentes de féminismes. Le premier est libéral et se divise en deux visions. L'une, libertaire, laisse l'état simplement créer les garanties de l'égalité. La seconde, égalitarienne, pense que l'état doit aussi agir pour rendre l'égalité réelle dans les faits. Une autre voie est le féministe marxiste qui considère que l'inégalité des femmes avec les hommes est principalement dû à la propriété. Cette théorie a ensuite évolué en dénonçant les méfaits du capitalisme sur les femmes en particulier. Enfin, une dernière voie, la radicale, critique directement la société. Cette vision souhaite changer la société et non appliquer des recettes particulières à chaque problèmes. C'est aussi dans le féminisme radicale que la vision des femmes comme fondamentalement différentes des hommes est nées. Dans cette optique on souhaite l'égalité entre les sexes mais on ne pense pas que les femmes sont équivalentes aux hommes. Ce problème est, d'ailleurs, discuté dans le chapitre cinq.

Ce livre est une introduction aux concepts et théories comme le titre nous l'apprend. Bien qu'il soit intéressant à lire il n'est pas passionnant à parcourir et possède le défaut principal des livres théoriques: une certaine aridité du propos. Heureusement il est court et on peut donc le finir avant d'être découragé. Mais ceux qui souhaiteraient faire l'effort de le terminer gagneront une meilleure compréhension des recherches en genre ce qui est toujours valable.

Image: Seismo

18:33 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : genre, féminisme, lorena parini | | | |  Facebook

Timeline par Michael Crichton

Titre original: Timeline9fe5a2c008a062f057d67010.L._AA300_.jpg
Auteur: Michael Crichton
Éditeur: Arrow Books 2000
Pages: 496

Michael Crichton est l'auteur du très connu, surtout pour son adaptation au cinéma, Jurassic Park et de sa suite Le monde perdu. Je les avais lu mais je n'étais jamais revenu vers cet auteur dont je me méfie à cause de ses prises de positions récentes sur le changement climatique. Mais comme on me demandait ce que je pensais de Timeline (qui, d'ailleurs, a aussi été adapté au cinéma) il fallait bien que je le lise. L'histoire nous emmène près de la Dordogne en France en compagnie d'une équipe d'archéologues et d'historiens. Ces derniers sont occupés sur le site de deux anciens châteaux et d'un couvent. Leur sponsor, ITC, souhaite reconstruire le site pour les touristes et la recherche. Mais l'équipe scientifique commence à se méfier d'ITC lorsqu'ils se rendent compte que la compagnie possède des informations qu'ils n'ont même pas eu le temps de chercher ou d'imaginer. Les soupçons laissent rapidement la place à la perplexité lorsque l'équipe découvre un appel à l'aide de six cent ans signé par leur professeur. Que cache ITC?

Crichton prend toujours soin de faire des recherches pour ses livres. On peut contester sa vision des choses mais pas son sérieux. Dans ce cas on sent, et sa bibliographie le prouve, que Crichton a vraiment essayé de comprendre l'époque ou il place ses personnages et la technologie qu'il crée pour l'intrigue. Néanmoins il reste encore des traces d'idées fausses comme les prétendues invasions barbares des premier siècles du Moyen Âge et le prétendu âge sombre qui aurait suivi. Ce ne sont que des détails. Mis à part cela l'intrigue est prenante. On a une impression vivante de l'époque médiévale durant la guerre de cent ans. Comme dans Jurassic Park on retrouve une mauvaise utilisation de la science comme source de profit touristique et qui mène à un grand danger, danger caché. Mais même si on retrouve ce schéma le livre reste très intéressant puisqu'on le lit de la première page à la dernière sans s'arrêter.

Image: Amazon.fr

11:32 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : timeline, michael crichton | | | |  Facebook

07/08/2010

Avatar: le dernier maitre de l'air

Hier soir je suis allé voir Le dernier maître de l'air. Je ne connais pas la série animée ni rien qui touche à cette histoire et je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. C'est donc sans préjugés que je suis allé au cinéma. Le monde de l'histoire prend place dans une contrée ou des humains sont capables de maîtriser les quatre éléments, l'eau, le feu, l'air et la terre. L'humanité est divisée en quatre peuples avec chacun son élément et ses esprits tutélaires. Seul un homme, l'Avatar, est capable de maîtriser les quatre arts et de parler aux esprits pour garder l'équilibre du monde. Mais il a disparu depuis un siècle. Ceci jusqu'au jours ou deux jeunes de la tribu de l'eau le découvre enfermé dans la glace. l'Avatar se réveille enfin mais voit que son monde a énormément changé. En effet, la nation du feu a profité de son absence pour attaquer et conquérir les autres nations. L'Avatar devra non seulement les combattre mais aussi trouver un moyen de d'achever sa formation dans les différents éléments pour recréer un monde unis et équilibré.

Sur le papier cela semble bien. L'intrigue peut permettre d'aller loin et de poser plusieurs questions intéressantes et actuelles. Malheureusement, le film est décevant. Non seulement le jeux des acteurs est parfois caricatural mais la manière dont l'histoire est mise en place est simpliste. Au bout de vingt minutes une personne normale comprend la fin du film. A la fin du film on comprend l'intrigue future des éventuelles suites sans avoir besoin de trop réfléchir. Le seul point qui puisse remonter l'intérêt du film sont les effets spéciaux. Si on prend ce point de vue oui c'est un film réussit. Les effets sont beaux et impressionnants. Les décors sont tout aussi magnifiques. mais est-ce assez? J'en doute. Un film n'est pas qu'un amas d'images c'est aussi une histoire. Sans une bonne histoire on n'a rien. Ce fut aussi la première fois que j'allais voir une séance en 3D. J'étais déjà sceptique face à cette technologie que je considère surtout comme un gadget. Après être sorti de la salle je n'ai pas changé d'avis et je ne vois toujours pas l'intérêt de cette technologie. Bien sur cela met en place plus de profondeur à l'écran mais n'aide pas forcément à s'immerger. Bref, je suis vraiment déçu de cette séance.

Image tirée du site officiel

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18:47 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avatar, dernier maitre de l'air | | | |  Facebook

05/08/2010

Les relations amoureuses entre les femmes par Marie-Jo Bonnet

Titre: Les relations amoureuses entre les femmes41N48RGM7RL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Marie-Jo Bonnet
Éditeur: odile jacob 2001 (1995)
Pages: 413

Il y a longtemps que je n'ai pas lu de livres sur le féminisme ou féministes en voici donc un nouveau que je viens de terminer. Mais ce livre féministe et sur le féminisme voit les choses différemment des autres que j'ai lu. Celui-ci souhaite montrer l'importance des lesbiennes (anciennement dites tribades) dans le mouvement de libération de la femme. Un sujet sensible mais ce sont toujours les sujets sensibles qui impliquent les contestations les plus fortes. L'auteure souhaite donc y faire non seulement l'histoire des lesbiennes et de la vision qu'on en eut les hommes et femmes mais aussi l'histoire des apports des lesbiennes à la libération des femmes. Il faut bien l'avouer, c'est ambitieux.

Pour cela l'auteure nous convie à traverser plusieurs siècles de l'histoire des lesbiennes. En commençant au XVIe siècle lorsque les intellectuels de la Renaissance redécouvrent les écrits grecs dont les poèmes de Sappho. C'est à ce moment que l'on commence nommer les femmes qui aiment les femmes. Ces femmes qui cassent la vision patriarcale du monde en prenant habits d'hommes et en refusant le corps de l'homme. C'est aussi le siècle ou la répression fut la plus forte puisque la mort était un épilogue souvent invoqué.

Cependant le XVIIe siècle changea tout cela. En effet, les libertins étaient des hommes mais aussi des femmes dont certaines aimaient d'autres femmes. Bien que cette relation soit toujours pensée comme une dépravation morale la plupart de ses adeptes ne furent pas inquiétées. Le "saphisme" semblait si répandu que certains auteurs parlaient même de l'existence d'une secte de femmes qui s'y adonnaient. Mais rien ne prouve qu'elle ait existé bien au contraire. Cependant, sous cet apparente acceptation on découvre un voile d'incompréhension mais surtout les fantasmes des hommes libertins qui jouent à faire revenir les femmes saphiques dans le "droit chemin". La Révolution mettra un terme à cette expérience en enfermant les femmes dans un rôle d'éternels mineures.

Les XIXe et XXe siècles découvrent une répression sociale forte sur les lesbiennes. Mais surtout, ces siècles mettent en place un discours médical sur l'amour des femmes qui devient une maladie. Lorsque les médecins perdent leur crédibilité la psychiatrie intervient avec un discours qui a encore cours aujourd’hui. Les lesbiennes sont non seulement malade mais aussi infantiles dans leur désir d'avoir un pénis. Encore une fois, on rabaisse la femme et on lui impose le désir de l'homme et des hommes même lorsqu'elle désire une autre femme. Cependant le XXe siècle est aussi celui de la lutte féministe et de ses victoires. L'auteure essaie donc de nous montrer les liens que les groupes féministes font avec les lesbiennes et ce que ces dernières doivent et ont offert au féminisme.

En tant que lecteur je dois bien avouer avoir été conquis par ce livre. Le propos est parfaitement clair, très structuré et logique. De plus, l'auteure utilise un grand nombre de sources différentes ce qui est très appréciables dans un livre d'histoire. Certains historiens se contentent de la littérature secondaire. Néanmoins, il y a quelques imperfections. Outre l'aspect revendicatif du propos qui peut être vu négativement ou positivement selon le point de vue idéologique (les lesbiennes y sont dépeintes comme les avants-gardistes de la lutte féministe) on peut déplorer un certains franco-centrisme. En effet, la livre parle surtout des lesbiennes en France ainsi que des luttes féministes et des contre-attaques patriarcales françaises. Le reste du monde est quasiment oublié. Un second point de critique est que l'auteure nous offre les discours des élites qu'elles soient intellectuelles ou artistiques. En tant qu'étudiant en histoire je ne peux que me poser la question de la vision et de la vie du reste de la population. Enfin, je trouve que la dernière partie sur le XXe siècle n'est pas assez développée ce qui donne une impression frustrante d'inachevé. Mis à part ces quelques points je ne puis que recommander chaudement la lecture de ce livre aux intéressés et intéressées.

Image: Amazon.fr

Le livre sur le site de l'éditeur

When you're strange

When you're strange est un film de musiques. Mais de la musique d'un groupe particulier qui, aujourd'hui encore, est connu et reconnu et vend des millions des disques: Les Doors. Le film nous emmène du début du groupe, sa création et la provenance de ses membres, à son succès gigantesque. Succès qui, d'ailleurs, dut extrêmement rapide. Alors que les chansons et les concerts se multiplient et se succèdent nous découvrons un groupe qui devient, petit à petit, une idole et dont le chanteur a une réputation particulière. Non seulement il se drogue et bois mais, en plus, son comportement devient imprévisible. C'est ainsi que l'on découvre un Jim Morisson tantôt parfaitement maître de la situation tantôt complètement perdu. Dans le même mouvement le groupe commence à connaître une réputation sulfureuse à cause des propose de Morisson ce qui lui vaut les foudres des conservateurs. Mais ce n'est pas la seule chose que ce film nous montre. Nous y trouvons aussi une peinture des années soixante. Des années de luttes émancipatrices, de guerres, de contestations. Que ce soit en suivant le mouvement pour les droits civiques ou en entrant dans la mouvance hippie ou encore la contestation de la guerre nous y voyons une génération entière tournée vers la contestation de l'ordre établi. Et tout ceci sur fond de rock and roll.

Le film en lui-même nous montre des images d'archives avec un commentaire de Johnny Deep. J'ai trouvé que les années soixante et l'histoire des Doors, dont particulièrement Jim Morisson, sont bien dépeintes. Même si une grande partie de l'histoire est mise sur le coté. Mais le véritable point fort de ce film est la bande son. Celle-ci pourrait se suffire à elle-même. Dans ce film elle nous donne vraiment l'impression de suivre le groupe dans son histoire. De plus on peut se dire, en sortant du film, que les années soixante étaient vraiment une période d'exceptions et que nous aurions peut être besoin de la retrouver en partie.

Image: Allociné

Site officiel

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01/08/2010

Le Guide du Voyageur Galactique par Douglas Adams

Titre: Le Guide du Voyageur Galactique515RSV6E99L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Hitchhiker's guide to the galaxy
Auteur: Douglas Adams
Éditeur: Denoël (ici folio SF)
Pages: 5 tomes d'environ 300 pages

Enfin, j'ai lu l'intégralité de la trilogie (en cinq tomes) de Douglas Adams nommée Le Guide du Voyageur Galactique (H2G2 pour les intimes)! Nous y trouvons un anglais moyen, Arthur Dent, dans un village anglais moyen ayant une vie parfaitement moyenne. Malheureusement pour notre héros sa maison va être détruite incessamment sous peu par des bulldozers. En effet, la commune a décidé d'y construire, à la place, une voie d'accès à l'autoroute. Mais cette autoroute n'aura pas le temps de voir cette nouvelle bretelle d'accès. En effet, la Terre va être détruite incessamment sous peu pour laisser la place à une voie d'accès galactique hyperspatiale. Sauvé in extremis par son vieil amis Ford Prefect Arthur découvre que cet amis est en fait un extraterrestre. Bien plus même, c'est un journaliste envoyé pour rédiger des articles du livre le plus connu de la création: Le Guide du Voyageur Galactique. A ses cotés Arthur connaîtra le futur, le passé, le maître de l'univers, quelques dieux mais, surtout, la douleur...

J'ai beaucoup aimé lire cette trilogie (en cinq tomes) car elle ne se prend pas vraiment au sérieux. Les aventures et les intrigues sont tout aussi farfelues que les situations. L'humour du Guide, à proprement parler, est particulièrement drôle. Néanmoins, il faut tout de même, parfois, faire un petit effort de compréhension. Bien que les situations soient le plus souvent absurdes on trouve quelques idées intéressantes. Par exemple celle d'envoyer tous les spécialistes en marketings sur une autre planète ou alors de mettre en place la peine de mort pour les directeurs d'assurances (pas besoin de préciser le crime il est évident...). Donc, si un jours vous décidiez de lire cette trilogie et que, surpris, il vous vient l'affirmation qu'elle est totalement absurde! Sachez que vous auriez parfaitement raison...


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