26/09/2010

Les artefacts du pouvoir 4: Dhiammara par Maggie Furey

Titre: Les artefacts du pouvoir 4: Dhiammara51rOeBkd-qL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpg
Titre original: Dhiammara
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2008 pour la traduction (1997 édition originale)
Pages: 696

Et voila, enfin j'ai terminé le cycle de Maggie Furey Les Artefacts du pouvoir. Je vous le rappelle, nous avions abandonné Aurian et son ennemie alors qu'elles disparaissaient dans une faille temporelle. Personne ne sait quand elles vont revenir mais, pendant ce temps, le monde continue de tourner. C'est ainsi que les Phées reprennent leurs droits sur le monde et attaquent les humains de Nexis. La reine des Ailés consolide son pouvoir sur Aerilia. Sept ans plus tard Eliseth réapparaît et commence à ourdir ses plans pour gagner les deux dernier artefacts et conquérir l’Épée de feu. La mage se prépare à la confrontation contre Aurian qui, elle, réapparaîtra aussi quelques années plus tard. Mais les deux ennemies ont oublié que l'Archimage n'était pas encore mort. Ce dernier prépare, lui aussi, ses plans...

J'avais moins aimé le troisième tome face aux deux précédents. J'ai, par contre, beaucoup plus apprécié ce dernier livre. Les événements se jettent sur Aurian comme si elle était la seule au monde à avoir des responsabilité et elle n'a presque pas le temps de souffler ce qui rend l'intrigue exaltante. Néanmoins, j'ai souvent été déçu que Furey détruise en si peu de pages ce qu'ont construit les autres personnages. Comme si ces derniers n'avaient que peu d'importances. J'ai aussi trouvé Aurian, parfois, peu rapide à voir ce qui lui pendait au nez alors que j'étais capable de l'imaginer tôt dans l'intrigue. Le dénouement est aussi très rapide alors que le fil des événements a pris tout le tome pour se construire. De plus, je suis surpris que Furey ait décidé de ne pas terminer toutes les intrigues et de laisser une grande partie de ces dernières sans conclusions aux mains d'autres personnages. Ce qui me rend très curieux sur leur histoire qui pourrait donner lieu à un nouveau cycle? Au final, les artefacts du pouvoir est un cycle que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire avec des personnages attachant. Je ne peux que le recommander.

Image: Amazon.fr

18:39 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maggie furey, dhimmara, artefacts du pouvoir | | | |  Facebook

24/09/2010

Le référendum en Europe bilan et perspective sous la direction de Francis Hamon et Olivier Passelecq

Titre: Le référendum en Europe bilan et perspective2747502147r.jpg
Direction: Francis Hamon et Olivier Passelecq
Éditeur: l'Harmattan 2001 collection Logiques Juridiques
Pages: 266

Je vais être direct. Le thème de ce livre ne me passionnait pas au premier abord. Je souhaitais emprunter une recherche sur l'altermondialisme mais les aléas des bibliothèques m'ont conduit à emprunter celui-ci. Ce livre est un acte d'un colloque ayant eu lieu à la Maison de L’Europe à Paris les 28 et 29 janvier 2000. Ce qui implique des articles courts, écrits d'une manière à être présentés oralement et qui n'ont pas la profondeur de recherches et de références d'un article de revue ou d'un livre. Ce qui ne veut pas dire que les présentations ne soient pas scientifiques. Les actes d'un colloque ont, tout de même, l'avantage de réunir des spécialistes durant deux journées de débats et de présentations ce qui permet de connaître les états de la recherche et des débats à un moment donné.

En l’occurrence, ce livre est divisé en quatre parties qui ne sont pas toutes équivalentes. Les deux plus gros thèmes dans ces actes sont les deux premier. Un thème analyse la place du référendum en Europe occidentale ce qui inclut des pays aussi différents que la Suisse, l'Italie, la France et l'Angleterre. Le second thème analyse les référendums en Europe de l'est surtout après la chute du Communisme. Lors de la lecture de ces deux thèmes on découvre qu'il n'existe pas un référendum mais de multiples sortes de référendums avec des possibilités et des conséquences très diverses.

Le troisième thème, peut être le plus intéressant bien qu'il ne soit que peu développé, concerne l'apport des nouvelles technologies. Comment Internet peut-il être utilisé pour créer un lien entre le peuple et les autorités? Comment faire en sorte que le vote par Internet soit démocratique et sur? Bien qu'il y ait eu, déjà à l'époque, des tests ces deux communications sont très prospectives.

Enfin, un dernier thème pose la question de l'impact juridique et politique des référendums. La mise en place d'une large démocratie directe mène-t-elle à la mise en place d'une industrie de la communication? Au risque de confisquer la démocratie. Comment peut-on contrôler la légitimité de ces même référendums. Et, surtout, comment l'Europe peut-elle utiliser cet outil? De manière nationale ou transnationale?

Bien qu'étant intéressant la lecture de ce livre n'est de loin pas passionnante. Une grande partie des articles utilisent un vocabulaire juridique technique. Alors que je n'ai que peu d'intérêt pour le droit. Mais ce livre nous permet de nous faire une idée intéressante de l'utilisation du référendum en Europe et des différentes manières de l'utiliser. Le thème le plus intéressant, à mon avis, est celui qui concerne l'apport des nouvelles technologies bien que je trouve les communications sur ce point trop prospectives ou trop enthousiastes. Pour terminer, bien que le livre soit de nature neutre, j'ai eu l'impression que l'expérience française était sur-représentée et que les communications directeurs du colloques semblaient, à mon avis, peu enthousiastes voir contre le référendum. Néanmoins, c'est une impression personnelle qui peut tout a fait se révéler fausse.

Image: Harmattan

10:12 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : référendum, europe | | | |  Facebook

21/09/2010

The Sarah Jane Adventure saison 2

Après avoir sauvé le monde de la chute de la Lune lors de la fin de la saison 1 on retrouve Sarah Jane et ses amis dans de nouvelles énigmes. Et la première concerne une ancienne race de guerriers récemment vaincus par le Docteur. Mais ce premier épisode introduit surtout un changement important pour Sarah Jane, Clyde et Luke. En effet, Maria quitte l’Angleterre pour suivre son père aux États-Unis. Il leur faudra donc apprendre à faire confiance à une nouvelle venue: Rani. Cette dernière est une jeune ado qui souhaite devenir journaliste. Suivant Sarah Jane dans ses aventures elle combattra les Banes, le Trickster et même un clown! Les ennemis se font de plus en plus puissants, touchant même la trame du temps, tandis que Sarah Jane tentera de les vaincre. Elle devra même combattre un univers ancien que l'on croyait perdu depuis longtemps...

Je l'ai déjà dit pour la première saison. Cette série pour enfants peut sembler manquer de maturité pour des personnes qui n'apprécie pas déjà le monde de Docteur Who. Néanmoins, cela ne l'empêche pas d'avoir un certain intérêt doublé d'une bonne qualité narrative. Mais que l'on me comprenne bien. Il ne faut pas s'attendre à des histoires aussi fortes que la série mère peut connaître. Et, comme je l'ai déjà dit, les acteurs peuvent être plus où moins bons. Cette série reste tout de même plaisante à regarder et pourra facilement être observée par des enfants avec, parfois, des épisodes plus prenant que la moyenne.

Image: Allociné

18885574.jpg

21:00 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarah jane | | | |  Facebook

20/09/2010

Cleveland VS Wall-Street

Je n'avais pas pu voir la soirée avant-première de ce film. Après une bonne semaine j'ai tout de même pu assister à une séance de ce nouveau film suisse de Jean-Stéphane Bron. Pour ceux qui ne le savent pas, Mr Bron est aussi le réalisateur de Maïs im Bundehuss qui avait même été projeté dans la salle du parlement. Ce film, bien que Mr Bron n'aime pas trop ce style selon ce que je sais, est un docu-fiction. Ce n'est pas que les événements ont été recréés mais créé. On nous y montre un procès qui n'a pas eu lieu et qui n'aura, probablement, jamais lieu avec des avocats, témoins juges et jurés qui ne sont pas des acteurs. Ce procès se déroule à Cleveland après la crise financière. La ville ne s'en est pas remise et les expulsions, dans les quartiers défavorisés, se multiplient. Cette dévastation demande un coupable. La ville décide donc de porter plainte contre 21 banques de Wall-Street. Mais le procès n'a pas encore eu lieu. Jean-Stéphane Bron a donc préparé un faux procès dans lequel les avocats amènent des témoins devant un juge et des jurés pour trouver qui est le responsable et qui doit payer.

Il faut le dire tout de suite. Le film ne nous donne pas un coupable immédiatement bien que le titre puisse faire croire à un a priori. Le film ne nous explique pas vraiment, non plus, comment la crise a pu prendre une telle ampleur. Le film, par contre, nous montre les victimes de cette crise et quelque protagonistes de celle-ci. Durant tout le procès la question se pose: qui est responsable? Est-ce que sont les individus qui souhaitaient payer leur maison en multipliant les crédits? Les créditeurs qui pouvaient pousser les individus à prendre des crédits voir, même, faire de la fraude pour gagner plus d'argent (en effet les créditeurs recevaient une commission relative au montant du taux d'intérêt)? Où alors les banques qui acceptèrent l'existence de ces crédits à risque envers des personnes non-solvables sans même vérifier les donnés fournies par les agences de crédits? Tout le film nous montre cette bataille des responsabilité. Entre l'avocat de l'accusation qui essaie de montrer les conséquences et l'avocat de la défense qui essaie de rejeter la responsabilité sur d'autres personnes et institutions la bataille est rude. Durant ce film nous assistons à un véritable spectacle d'arguments opposés et de tentatives d'attaquer les dépositions des divers témoins. Je retiendrais, par exemple, la magnifique prestation de l'une des avocates de l'accusation face à un tenant pur et dur du libéralisme Peter Wallison.

Comme je l'ai déjà dit, et malgré une forme d’à-priori que le titre peut créer, ce film ne donne pas vraiment de coupables ni d'explications. Néanmoins cela n'implique pas que l'on en sorte sans en avoir rien tiré. Au contraire, les témoignages des différentes personnes appelées à la barre est précieuse pour comprendre un système voué à s’autodétruire. On y découvre des particuliers obligés de prendre des crédits pour vivre à cause du chômage ou de remboursements trop haut (les subprimes avaient des taux d'intérêts double de la normale). Côtoyé par des agences de crédits dont les profits dépendent du taux d'intérêt des crédits concédés et qui, donc, ont nécessairement intérêt à vendre le plus de subprimes possibles. Suivi par des banques et des courtiers aveuglés par les profits tirés de ces subprimes et oubliant que tout ceci est bâti sur des personnes qui n'ont, en définitive, pas les moyens de payer. Au final, il m'est venu l'impression que la culpabilité est multiple. Tous ont suivi leurs intérêts sans réfléchir aux conséquences. Attendant des profits rapides sans observer que la structure était plus que fragiles. Au final il m'est venu l'impression, probablement partagée, que le système était pourri à la base et qu'il ne pouvait qu'aboutir à la catastrophe. Ce système étant un capitalisme dé-régulé.

Image: filmsdulosange

cleveland_affiche.jpg

15:36 Écrit par Hassan dans contemporain, Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clevaland, waal-street, subprimes | | | |  Facebook

The Sarah Jane Adventures

Les personnes qui connaissent Doctor Who connaissent souvent Sarah Jane. Cette journaliste est une ancienne compagne du Docteur qu'elle a suivit dans un grand nombre d'aventures. Mais le Docteur l'abandonna sur Terre et elle n'eut aucune nouvelles avant de le retrouver lors de l'une de ses enquêtes. C'est après cet événement que le la série sur Sarah Jane commença. The Sarah Jane Adventures ne contient pas de voyage dans le temps ni même dans l'espace mais nous montre les enquêtes de Sarah Jane sur Terre pour aider ou combattre les aliens qui se trouvent sur Terre. Tout comme le Docteur elle n'agit pas seule puisqu'elle s'entoure de quelques enfants: Luke, son fils adoptifs, et sa grand intelligence, Clyde et son sens de l'aventure et Maria. Elle est secondée par deux cadeaux du Docteur: K9 le chien robot que l'on voit peu et son rouge à lèvre sonique. De plus, elle possède un super ordinateur dans son grenier. Avec tous ces compagnons et alliés elle réussira à sauver la Terre et elle montrera la beauté de l'univers aux enfants.

Bien que l'histoire est intéressante il ne faut pas oublier que la série est destinée, principalement, aux enfants. Les épisodes sont deux fois plus courts que ceux de Doctor Who et les intrigues rarement prenantes. Mais cela n'empêche pas que l'on puisse avoir un certain intérêt pour la série quand on apprécie déjà Doctor Who. Il ne faudra, par contre, pas s'attendre à avoir la même qualité des acteurs ni des effets spéciaux. Tout est très kitsch voir carton pâtes (surtout le super ordinateur et son bruit un peu énervant). Il n'y a pas non plus le coté sombre que Doctor Who peut posséder parfois. C'est donc une série que je conseillerais, principalement, aux fans de Doctor Who où alors à leurs enfants. Mais ceux qui ne connaissent pas cet univers et qui sont adultes n'auront probablement pas de plaisir à regarder les aventures de Sarah Jane.

Image: Allociné

18885576.jpg

11:10 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarah jane | | | |  Facebook

17/09/2010

Naissance du cimetière. Lieux sacrés et terres des morts dans l'occident médiéval par Michel Lauwers

Titre: Naissance du cimetière. Lieux sacrés et terres des morts dans l'occident médiéval41N7BNZQ3JL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Michel Lauwers
Éditeur: Flammarion 2005
Pages: 393

Nous connaissons tous les cimetières. Nous y allons pour commémorer la mort d'un membre de la famille, pour un enterrement voir même pour visiter des tombes illustres. Mais nous ne savons pas d'où ces lieux viennent. C'est pourquoi Lauwers, médiéviste connu et reconnu en ce qui concerne l'histoire de la mort, s'est penché sur le problème. Ce livre est entièrement dédié à l'histoire d'un lieu réservé aux tombes des morts. En effet, il n'est pas compréhensible, a priori, que les cimetières soient construit dans les villes. L'antiquité avait coutume d'enterrer ses morts hors de la ville et en famille. Le moyen âge commence par "ramener" les morts dans les villes et dans l'anonymat. A moins que ce soient les vivants qui rejoignent les morts? En effet, l'étude de l'auteur conduit à observer un mouvement de conjonction entre les lieux de cultes, les tombes et les habitats.

Ce n'est, néanmoins, pas le seul apport de ce livre. En effet, la construction du cimetière s'adjoint à la construction d'un lieu consacré. Il faut donc se poser la question de la mise en place de cette consécration mais aussi de la réflexion médiévale. Mais aussi de se demander comment la consécration s'inscrit physiquement dans le paysage. Les enclos, dans cette optique, prennent tout leur sens puisqu'ils permettent de diviser le monde entre la partie consacrée et la partie profane. Pour termine, l'auteur développe un commentaire sur la Genèse. Particulièrement sur l'épisode menant Ephron à vendre une terre à Abraham pour qu'il puisse y enterrer sa femme. En effet, cet épisode fut souvent commenté durant le moyen âge car il permet de réfléchir sur les problèmes de possessions d'une tombe. Est-il licite de vendre une terre où se trouvent des tombes? Les tombes doivent-elles être payées ou alors la famille peut-elle offrir des dons après la mort?

Ce livre dense est particulièrement intéressant à lire pour les intéressés car Michel Lauwers tente de synthétiser des recherches archéologiques monographiques dans un sens général. L'auteur observe les situations particulières et tente d'en comprendre une situation générale. Aux cotés de l'archéologie Lauwers utilise aussi les dernières recherches historiques et nous donne un nombre importante de sources d'époques. Je l'ai déjà souvent dit, l'utilisation directe des sources est un point que j'apprécie. De plus, l'auteur nous offre une vaste bibliographie qui permet à tous les intéressés de retrouver non seulement les livres d'autres auteurs mais aussi les sources utilisées. Sans oublier que la manière d'écrire de Michel Lauwers n'est de loin pas désagréable.

Image: Amazon

18:37 Écrit par Hassan dans moyen âge | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cimetière, michel lauwers | | | |  Facebook

11/09/2010

Les jeunes et l'identité masculine par Pascal Duret

Titre: Les jeunes et l'identité masculine41F85TMR67L._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Pascal Duret
Éditeur: Presses universitaires de France 1999
Pages: 176

Pascal Duret a souhaité combler un manquer de la recherche française: la question de la masculinité. Pour ceci, il a décidé de se poser la question de la vision de la virilité chez les jeunes des deux sexes. Comment pense-t-on la virilité que ce soit chez les filles ou que ce soit chez les garçons. Pour cette recherche l'auteur a utilisé deux méthodes. L'une est statistique et correspond à une enquête par questionnaire distribué à 1500 jeunes des deux sexes. Cet échantillon a été mis en place en essayant de représenter les points de vue de différentes populations françaises (comme ceux d'origines méditerranéennes). Dans un second temps l'auteur s'est aussi appuyé sur des entretiens avec différents couples ou célibataires ce qui lui a permis d'aller plus loin dans sa recherche mais en sacrifiant la rigueur statistique. Ces deux points, pour les intéressés, sont précisés en annexe.

Cette méthode a conduit l'auteur à identifier deux modèles extrêmes de la virilité. La premier concerne, statistiquement, les jeunes de classes ouvrières et/ou de cultures méditerranéennes. Leur modèle de virilité, selon Pascal Duret, se base sur la puissance physique associée à un sens de l'honneur qui interdit l'humiliation, comme celle d'être trompé, ainsi que les railleries. Les filles de ce groupe entretiennent une pensée de protection physique fournie par les hommes. Un second modèle extrême concerne les jeunes de milieux bourgeois. Le modèle privilégie l'esthétique du corps à la puissance et le force de caractère à la force physique. Les filles associent aussi une protection à la virilité mais, cette fois, émotionnelle plus que physique. Néanmoins, ces modèles extrêmes cachent un foisonnement de possibilités médianes qui sont adoptées par les individus dans la réalité.

L'auteur nous donne aussi une présentation des critiques de la virilité. Que ce soit à cause de son caractère borné et fier ou alors de son entêtement imbécile voir de son corps animal les critiques envers l'homme viril sont nombreuses. Elles peuvent mener à une dévaluation de l'homme viril et de ses valeurs. Mais elles peuvent aussi mener les garçons à changer de registre d'épreuve pour, comme l'exemple développé, passer de la bagarre de rue à la bagarre virtuelle ou musicale. Dans les deux cas les preuves se font sur le registre de la compétition mais au lieu de la force brute la ténacité et l'intelligence sont privilégiés.

Le livre de Pascal Duret est riche. Non seulement en exemple mais aussi en statistiques. Il permet de se rendre compte que la crise de la masculinité cache une pluralité de modèles différents. Du retour à l'homme viril que les filles investissent aussi à l'homme acceptant d'incarner des valeurs féminines en passant par l'homme et la femme androgyne cachant ou estompant le plus possible les différences. Les modèles sont nombreux et le choix de l'un ou l'autre dépend grandement du groupe social. Les exemples utilisés par l'auteur sont intéressant mais aussi plaisant à parcourir. Personnellement, je n'aurais jamais pensé à chercher des exemples de modèles masculins dans Hélène et les Garçons ou dans Friend et pourtant l'auteur le fait en nous montrant l'utilité de cette recherche. Pour ne rien enlever au livre il faut préciser que sa lecture, même entrecoupée de statistiques, est plaisante et facile. Donc, non seulement on apprend beaucoup mais on l'apprend en s'amusant!

Image: Amazon

16:38 Écrit par Hassan dans contemporain, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunes, identité masculine | | | |  Facebook

10/09/2010

Doctor Who: The infinite quest

J'ai déjà parlé des quatre dernière saisons de Doctor Who sur ce blog. Après avoir été interloqué cette série est rapidement devenue l'une de mes préférées à cause de son atmosphère d'aventure et d'humour. C'est pourquoi j'ai décidé de me procurer un épisode animé de la série: The Inifinite Quest. L'histoire nous mène dans le futur, le Docteur et Martha empêchent l'un des plus grand pirates de la galaxie de piller la Terre et repartent, au hasard, dans l'univers et le temps. Mais le pirate, Balthazard, n'en a pas fini avec eux car il souhaite retrouver un vaisseau légendaire datant des ages sombres de l'univers: l'Infinite. Ce dernier aurait, selon la légende, le pouvoir d'offrir ce que l'on souhaite le plus. Sachant cela le Docteur devra chercher les indices menant au lieu ou repose cette légende dans toute la galaxie. Il passera successivement sur plusieurs planètes en résolvant, à chaque fois, les problèmes qui s'y trouvent et en récoltant les indices.

Cet épisode animé souffre de plusieurs problèmes. Premièrement, et si j'ai bien compris, il était tout d'abord coupé en différentes parties qui étaient diffusées lors d'une émission pour enfants. Le DVD lie tous ces épisodes mais le besoin de créer une intrigue pour chacun se ressent fortement et mène à créer des "mini-aventures" successives sans véritables liens. Il y a donc toujours le même schéma: arrivée, problème, résolution du problème, départ. Ensuite, l'animation mise en place dans cet épisode n'a rien à voir avec les standards auxquels les grands films d'animation d'aujourd'hui nous ont habitué. Les expressions sont rigides et les postures toujours semblables avec un dessin très artificiel et lisse. Ces deux points créent une sensation assez désagréable à la vision, en résumé: c'est moche. Néanmoins, pour ceux qui sont déjà conquis par la série, je pense que ce petit film aura tout de même un certain charme bien qu'il n'atteigne de loin pas le niveau des épisodes non-animés.

Image: Amazon

51V6czqtJIL.jpg

10:23 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctor who, the infinite quest | | | |  Facebook

09/09/2010

L'habillé et le nu. Pour une éthique du vêtir et du dénuder par André Guindon

Titre: L'habillé et le nu. Pour une éthique du vêtir et du dénudercouv4970g_260.jpg
Auteur: André Guindon
Éditeur: Les éditions du Cerf 1998
Pages: 307

Ce livre qui traite du problème de la nudité dans la société est une œuvre posthume. L'auteur faisait partie d'une faculté de théologie mais s'intéressait surtout aux problèmes de morales. On pourrait donc s'attendre à un propos conservateur sur la nudité et l'habillement mais il n'en est rien. Bien sur la foi chrétienne de l'auteur se ressent durant toute la lecture, particulièrement dans le dernier chapitre, mais ne nuit pas à l'intérêt du livre.

Ce dernier est une recherche large et général sur, tout d'abord, la signification du vêtu. L'auteur y développe une recherche qui nous montre que l'habit, loin d'être neutre, marque des différenciations, des rangs et même un costume. Cette première partie nous permet donc de comprendre que l'habillé n'est de loin pas aussi facile à comprendre qu'on le croit. En effet, de nombreuses cultures ont des points de vues différents sur le sujet et se considèrent habillées alors que d'autres pourraient les voir comme nus. Dans une seconde partie l'auteur nous parle de la nudité et, plus spécifiquement, de l'acte de se dénuder. C'est ainsi que l'auteur explore les significations culturelles mais aussi contre-culturelles de la nudité pour savoir qu'elle est celle qui peut être acceptée. Dans un second temps l'auteur nous montre les discours scientifiques et idéologiques qui parsèment la littérature pour terminer sur son propre discours éthique. On y trouve un point de vue humain de la nudité. Celle-ci n'étant acceptable que dans un respect commun et mutuel de la nudité par la société et l'individu.

Bien que le dernier chapitre développe une problématique strictement chrétienne le reste du livre suit une logique comparatiste. Nous y trouvons des exemples nombreux prenant place dans le passé aussi bien que dans des recherches ethnologique et anthropologiques. Cette manière de faire permet de créer un propos peu dogmatique qui permette de découvrir les multiples manières de considérer l'habillé et le nu dans l'humanité. Cet essai est, à mon avis, réussi même si il est inachevé.

Image: Éditions du Cerf

18:25 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : habillé, nu | | | |  Facebook

05/09/2010

L'espoir est le dernier à mourir. Une jeune adolescence sous la terreur des nazis par Halina Birenbaum

Titre: L'espoir est le dernier à mourir. Une jeune adolescence sous la terreur des nazis
Auteur: Halina Birenbaum
Traducteur: Corinne Rouach
Éditeur: Musle d'état d'Auschwitz-Birkenau 2008
Pages: 287

Encore une fois je me plonge dans une mémoire de la seconde guerre mondiale. Celle-ci est l’œuvre d'une femme, Halina Birenbaum, qui a connut le régime nazi alors qu'elle était encore une enfant et qui devint une adulte en le subissant. L'auteure a écrit ce livre pour que personne n'oublie cette période et ce qu'il s'y est déroulé. Le récit commence dans sa ville natale alors que la guerre menace. Elle nous décrit aussi comment sa ville fut prise et le ghetto juif créé. On découvre les conditions de vie mais aussi comment les nazis sélectionnaient les juifs qui devaient être déportés. L'auteure nous décrit aussi sa mère qui gardât l'espoir de survivre jusqu'au bout. Même après avoir été prise et envoyée en camps d'extermination. Alors que Halina Birenbaum perd ses amis et sa famille de vue, dont beaucoup furent assassinés, elle apprend à vivre dans les règles du camps. Nous découvrons comment elle a réussit à se battre jours après jours malgré les privations et coups. Mais, tout du long, l'auteure nous affirme avoir gardé l'espoir de la Libération qui, finalement, arrivera.

Encore une fois, c'est un livre de mémoire. La mémoire a une grande importance pour l'histoire mais le style littéraire ne saurait être confondu avec un véritable travail scientifique. C'est néanmoins un travail nécessaire que d'entendre et de lire les paroles des survivants. Non seulement parce qu'ils sont les seuls à connaître la réalité des évènements mais aussi parce que chacune de leur histoire est une part importante des faits. De plus, la parole des survivants nous permet de ressentir les camps. Alors que les travaux scientifiques peuvent souvent sembler arides et sans consciences dans leur recherche des faits et des statistiques. L'écriture d'Haline Birenbaum m'a semblé particulièrement honnête et franche, une volonté de dire ce qu'elle a ressenti sans se camoufler. Il est donc dommage que l'édition de ce livre soit parsemé de coquilles. Néanmoins, ce témoignage m'a fortement ému.

Image: site du musée d'Auschwitz-Birkenau

Birenabaum-nadzieja-FR.jpg

04/09/2010

The seventh sacrament par David Hewson

Titre: The seventh sacrament51Yvi%2B1tqFL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU01_.jpg
Auteur: David Hewson
Éditeur: pan books 2007
Pages: 529

Je l'ai déjà dit, je ne suis pas un grand lecteur de policiers. Généralement je m'en méfie. Non pas que les auteurs de romans policiers soient forcément mauvais, il existe de grands auteurs, mais je n'ai jamais réussi à me passionner pour des recherches d'indices. Et pourtant cette histoire et son intrigue m'ont passionné du début à la fin! L'histoire nous mène à Rome après une aventure qui se déroulât à Venise. Nos enquêteurs viennent de terminer une affaire dans cette ville et ont eu droit à un peu de congé. Cependant tout bascule lorsque leur supérieur, et mentor, se fait prendre en otage par un ancien universitaire: Giorgio Bramante. Celui-ci était le père d'un enfant mort il y a quatorze ans. Il avait tué l'un des suspects dans les locaux même de la police et avait été en prison pour ce crime. Alors qu'il vient de sortir les morts s'accumulent autour de l'ancien universitaire sur fond de mithraïsme. Les enquêteurs comprendront rapidement que l'affaire cache encore de nombreuses questions non résolues...

Ce n'est pas seulement la résolution de l'intrigue qui m'a passionné dans ce livre. J'ai aussi été très intéressé par le personnage recherché: Giorgio Bramante. L'auteur le décrit comme un universitaire de classe moyenne reconnu pour ses recherches. Alors pourquoi est-il devenu un meurtrier? Pourquoi tue-t-il tous ces gens liés à son fils lors d'une journée il y a quatorze ans? Mais la véritable question et la véritable intrigue concerne, justement, cet enfant. Pourquoi son père l'a t-il amené dans une ruine dangereuse et que lui est-il advenu? Cette question se pose sur toutes les pages de ce livre. Un autre point qui rend le livre intéressant à lire concerne le mithraïsme. On sent que l'auteur a fait de longues recherches pour comprendre ce que l'on sait de cette religion concurrente du christianisme. Cette manière de faire rend les informations presque vivantes tandis que le culte imprègne l'intrigue toute entière. Le mithraïsme est une part importante du livre et de l'énigme. C'est donc un bon policier, bien que j'aie peu d'expérience dans ce genre, que je suis prêt à recommander.

Image: Amazon

18:47 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : david hewson, seventh sacrament, nic costa | | | |  Facebook