29/03/2011

The clockwise man par Justin Richards

Titre: The clockwise mandrwhoclockwise-4pc.gif
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé des livres Doctor Who alors que j'avais montré mon intérêt pour ces dernier. Il est donc temps de réparer cette erreur en présentant le premier livre de la nouvelle série: The clockwise man. Cette aventure se déroule après l'épisode World War Three de la série. Rose et le Docteur viennent, donc, de sauver la Terre des Slitheens. Comme ils souhaitent se reposer un peu ils décident d'aller visiter l'exposition de l'Empire dans le Londres de 1920. Mais à peine sont-ils arrivé qu'ils doivent sauver un homme et que le TARDIS disparaît. Mais quelque chose de plus grave encore va arriver: la veste du Docteur disparaît à son tour (au grand désappointement du Docteur)! Sur fond de révolution, de meurtres et d'hommes mécaniques le Docteur et Rose devront tenter de trouver la vérité dans un écheveau de mensonges et essayer de savoir qui est qui.

L'auteur était le même qui a écrit le quick reads que je préférais. J'étais donc assez optimiste envers la qualité de ce livre. Bon, n’exagérons pas en disant que ce livre est un chef d’œuvre. Il reste destiné à des fans de Doctor Who et ni le style ni l'intrigue ne sont grandiloquents. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne soit pas intéressant à lire. Au contraire, je pense que l'histoire pourrait très bien être intéressante dans la littérature policière SF (voir même policière classique) si les aspects Doctor Who n'apparaissaient pas. J'ai eu un certains plaisir à tenter de comprendre quel est l'intrigue et de trouver qui est le vrai méchant. Et, bien que j'aie souvent réussis à comprendre certains points avant les personnages, j'ai été surpris plus d'une fois par un retournement de situation. De plus, on retrouve le Docteur et Rose tels qu'ils sont dans la série. J'ai aussi beaucoup aimé l'humour de ce livre et je donne un bon point pour le personnage très attachant de Freddie. Mis à part ces points j'ai, tout de même, un regret. L'exposition que souhaite visiter le Docteur a connu, et on le retrouve mentionné dans le livre, des zoos humains. Je trouve étrange que le Docteur ne fasse aucune remarque face au traitement de ces êtres humains par les colonisateurs mais se contente de regarder.

Image: BBC books

27/03/2011

Apocalypse bébé par Virginie Despentes

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Auteur: Virginie Despentes
Éditeur: Grasset et Fasquelle 2010
Pages: 342

Je viens de terminer ce livre, que j'ai lu sur conseil d'une amie, il y a tout juste quelque minutes. Ceux qui parcourent ce blog savent que j'ai déjà parlé de Virginie Despentes lorsque j'ai lu son essai du nom de King Kong Theory. Cette fois c'est à un roman que je me suis attelé. Un roman qui a reçu un prix, si les prix peuvent être considéré comme preuve de qualité bien sur, et qui semble avoir déchaîne les critiques et les commentaires positifs ou négatifs. Il faut dire qu'il y a de quoi. La personne, que je ne connais absolument pas, de Virginie Despentes est déjà matière à commentaire et ce qu'elle écrit dans ce livre peut autant déranger. Il y a de tout dans ce livre: du sexe, de la drogue, des insultes et beaucoup de désillusion envers la société.

Mais ceci ne dit pas quelle est l'histoire de ce livre. L'intrigue est celle de Valentine, une jeune fille toute juste adolescente et fille d'un écrivain qui n'a plus beaucoup de succès qui vient de disparaître dans la nature alors que sa famille la faisait suivre par une agence de surveillance. Tout le monde est d'accord: il faut la retrouver. Nous sommes donc en plein enquête sur la disparition de cette Valentine. L'enquêtrice n'étant pas formée pour ces enquêtes elle demande l'aide d'une détective légendaire connue sous le surnom de la Hyène. Ces deux femmes traverseront Paris et la France pour se rendre auprès de la famille et des amis de Valentine et comprendre ou elle se trouve. Mais surtout elles comprendront que personne ne se soucie vraiment de cette jeune gamine.

Je ne peux pas dire que j'ai détesté ce livre mais je ne peux pas non plus en parler comme de mon nouveau livre préféré. Ce n'est pas le style, parfois un peu déroutant, ni les scènes trash - quand on a lu Herbert et Simmons on sait que d'autres en sont capables - ni l'atmosphère très pessimiste du livre. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je sais juste que j'apprécie de nombreux points de ce livres mais que je n'en aime pas de nombreux autres. En tout cas, on trouve un nombre impressionnant de points sur lesquels on peut parler. Le premier aspect qui me frappe c'est cette vision très désenchantée de l'être humain. Aucun n'est vraiment bon ou mauvais mais ils sont tous misérables. Tous, sans exceptions, semblent être écrasé par la vie, bloqué dans leurs catégories sans être capable de retrouver une forme de joie. Cette vision est développée tout au long du livre quand on apprend, de la bouche de la narratrice, les vies et pensées des différents personnages. Un autre point que je pourrais développer concerne la vision de la sexualité mais je pense examiner cela plus tard.

Un autre aspect qui traverse l'intrigue de part en part est celle de la surveillance. Surveillance d'une détective sur une adolescente à la demande des parents. Mais aussi des moyens de suivre des personnes et de les espionner. On trouve, au fil de l'intrigue, une forme de condamnation de la société de surveillance actuelle. Au moyen de Valentine je pense que l'on peut dire que Despentes critique la manière dont certains intérêts sont défendus à l'aide d'actes affreux. Cette critique n'est que marginale au début du livre mais elle prend de plus en plus d'ampleur au fur et à mesure que l'intrigue se dénoue et permet de montrer quels sont les ficelles qui sont utilisées et qui semble les tirer. Au final, ce livre brosse un tableau pessimiste et effrayant dune société dont les citoyens sont écrasés sous la pression et dans laquelle la démocratie n'est plus qu'un mot bafoué au nom de la sécurité et, plus réellement, au nom de l'argent.

Image: Éditeur

18:16 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : virginie despentes, apocalypse bebe | | | |  Facebook

25/03/2011

Le salaire des neutres, Suisse 1938-1948 (Politik und wirtschaft im krieg) par Hans-Ulrich Jost

Titre: Le salaire des neutres, Suisse 1938-1948 (Politik und wirtschaft im krieg)41GW7MGMW8L._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Hans-Ulrich Jost
Traducteur: Henry Debel
Éditeur: Denoël 1999
Pages: 419

Je pense à lire un ouvrage de Hans-Ulrich Jost depuis que je suis entré en histoire à l'université. Mais soit j'oubliais soit je n'avais pas le temps ou encore je pensais à autre chose au moment de choisir un livre. Bref, il m'a fallu beaucoup de temps pour, enfin, me décider à parcourir l'un des livres que cet historien célèbre à écrit. Je parle d'un historien célèbre mais je sous-estime ce point. C'est, en effet, l'un des rares historiens largement connu dans le grand public et dont les recherches ont été discutée et abondamment critiquée par des non-historiens. Il faut dire que son domaine des recherches n'est pas de ceux qui soient les plus facile puisqu'il traite de la Suisse lors de la seconde guerre mondiale. Un point qui est encore très chatouilleux pour un certains nombres de citoyens de ce pays et une histoire qui laisse encore largement place aux mythes plutôt qu'à la vérité historique.

Il semble que le livre que j'aie choisi soit une tentative de synthétiser et de rendre plus accessible un certains nombres de faits de l'histoire de la Suisse durant la seconde guerre mondiale. C'est pourquoi nous y trouvons des informations autant sur les aspects politiques que militaires et, surtout, économique de l'époque. L'aspect militaire nous offre le tableau d'une suisse dont le général, Guisan, agit d'une manière, parfois, contradictoire et souvent dans le dos du Conseil Fédéral. On nous offre un général qui a créé de vives tensions avec le gouvernement de l'époque et dont les soldats sont utilisés surtout pour éviter le chômage et donner de l'espoir en la capacité de résistance du pays. L'aspect politique tel que le dépeint Jost est assez sombre. La lecture nous montre les actions et réactions d'un gouvernement très proche des thèses autoritaires et qui accepte des offres de revoir le fonctionnement du pays à l'aune d'un plus grand autoritarisme. C'est dans cette ambiance que les frontistes, les fascistes et les ligues se multiplièrent alors que la gauche était combattue avec force. Cependant, c'est l'aspect économique qui est le plus intéressant. En effet, la Suisse tente d'agir en vue de constituer une force économique stable et même croissante durant et après la guerre. En vue de ce but elle se compromet de nombreuses fois avec les gouvernements fascistes dont elle accepte l'or et à qui elle vend des armes. Bien loin de l'image mythique du réduit neutre c'est une suisse intéressée et utilisant l'économie comme arme de guerre qui se fait jours et dont les élites étaient singulièrement proches des fascistes. Trop pour leur tranquillité d'esprit après la guerre.

J'ai appris beaucoup de choses en lisant ce livre. De nombreux points que je connaissais sans les avoir approfondi et d'autres très nombreux points dont je n'avais aucune idée. J'ai, entre autre, été frappé par les agissements de la Ligue Vaudoise dont on ne connaît pratiquement rien alors que ce groupe est toujours en activité. Il est intéressant, aussi, d’avoir mis en place un chapitre conclusif qui pose la question de la relation de la société, et des autorités en particulier, avec l'histoire. Ce qui permet d'expliquer le traitement qui a été infligé à ce thème depuis la fin de la guerre. J'ai aussi trouvé l'écriture et l'argumentation de Jost particulièrement facile à suivre. J'ai eu beaucoup de plaisir à parcourir ce livre. Cependant j'ai une petite interrogation. J'ai compris que ce livre a été traduit pour un public francophone mais la traduction a aussi consisté à changer les francs suisses en francs français. Je me demande si ceci était vraiment indispensable?

Image: Amazon

19/03/2011

The zombie survival guide a complete protection from the living dead par Max Brooks

Titre: The zombie survival guide a complete protection from the living dead9780715633182.jpg
Auteur: Max Brooks
Éditeur: Duckworth 2004
Pages: 254

J'avais déjà parlé d'un autre livre écrit par Max Brooks. Ce dernier nous fournissait les témoignages de survivants de la première guerre totale contre les zombies. La lecture attentive de cet ouvrage nous offre l'indice de l'existence d'un guide de survie écrit et développé dans ce monde apocalyptique. Ce guide existe bel et bien (mais ne donne pas la réponse à la vie, à l'univers et à tout le reste) puisqu'il a été écrit par Brooks avant World War Z. Ce petit ouvrage nous offre toutes les recettes pour se défendre, vivre et combattre dans un monde qui connaît une attaque zombie. Il nous donne aussi une analyse de cette maladie ainsi que des armes et lieux les plus aptes à nous garder en vie en cas d'infection. Une dernière partie est une histoire des différentes attaques répertoriées dans l'histoire.

Je doute que les connaisseurs de films de zombies (ce qui n'est pas mon cas) trouvent beaucoup de matériel inédit dans ce livre de Max Brooks. En tant que simple lecteur j'ai trouvé intéressant de construire un guide écrit comme si ces créatures existaient réellement. Mais ce guide souffre tout de même d'un certain américano-centrisme (compréhensible puisque l'auteur est américain). Les différentes entrées de cet ouvrage peuvent être assez drôle dans le sens d'un humour décalé face à un monde légèrement différent du notre. Mais la partie la plus réussie est probablement celle qui enregistre les différentes attaques dans l'histoire. Sûrement parce que ce chapitre est le seul à permettre une véritable invention de la part de l'auteur. Bref, ce n'est pas un livre indispensable loin de là.

Image: Editeur

19:10 Écrit par Hassan dans Fantasy, Fiction, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zombie, max brooks | | | |  Facebook

17/03/2011

Les jeunes et les médias les raisons du succès sous la direction de Laurence Corroy

Titre: Les jeunes et les médias les raisons du succès
Directrice: Laurence Corroy
Éditeur: Vuibert 2008
Pages: 266

Nous connaissons, actuellement, une hausse spectaculaire de l'utilisation des nouvelles technologies par les jeunes. Que ce soit la radio, la télévision ou les blogs il semble que ce que l'on nomme la jeunesse (de 12 à 25 ans selon diverses définitions des auteurs de ce collectif) utilise massivement ces nouveaux médias. Il semble, donc, important que la recherche se demande pourquoi cette catégorie de la population s'intéresse tant et s'investit autant dans ces supports souvent lié à l'informatique. Il est aussi nécessaire de se demander ce que cette population trouve dans ces médias qui leur permette de rester connecté quasiment en permanence.

Les différents auteurs qui ont contribué à cet ouvrage tentent, donc, de comprendre pourquoi et comment les jeunes s'approprient différents supports.  La première partie pose la question des livres et des magazines. Nous y trouvons une analyse des gratuits, des magazines féminins et du phénomène Harry Potter. La seconde partie se concentre sur les médias télévisés et, particulièrement, les séries (par l'exemple de 24H et Plus Belle la Vie) et la télé-réalité. Enfin, les auteurs concluent l'ouvrage en tentant de comprendre l'utilisation des nouveaux médias que sont les blogs, les forums, le sms et la radio qu'elle soit en ligne ou non.

Ces différentes analyses semblent aboutir à quelque points précis. Premièrement, l'utilisation des médias, que ceux-ci soient de papiers ou virtuels, permet aux adolescents de se construire une identité. Cette thèse est particulièrement vérifiable dans le cas des magazines féminins, des forums ou encore des séries télévisées. En effet, ces médias permettent de donner des exemples aux adolescents qui leur permettent de comprendre comment agir, qu'est ce que la normalité et comme grandir pour devenir adultes. Secondement, ces médias permettent de créer un lieux alternatifs hors de la société des adultes incarnée par la famille et l'école. Les forums d'adolescents, par exemples, sont destinés et réservés à cette catégorie de la population qui s'y "rencontre" seule. Enfin, l'utilisation de certains de ces médias, particulièrement les blogs et les sms, permettent non seulement de garantir le lien amical entre les jeunes en l'activant presque constamment mais aussi de construire une identité validée et positive en direction des pairs.

La lecture de ce livre est, donc, intéressante parce qu'elle permet de poser des questions sur des objets difficile à saisir. De plus, il permet de passer outre des positions peu réfléchies face à l'utilisation de ces même médias par les jeunes. L'usage de l'écriture sms est dédramatisée lorsqu'on sait qu'elle n'est utilisée que dans un usage précis et non dans le cadre professionnel par exemple. On apprend aussi comment ces objets sont utilisés et investit par cette catégorie particulière de la population pour trouver des réponses et se construire une identité. Cependant, je n'ai, personnellement, aucune passion pour le sujet et j'ai trouvé que certains articles étaient fastidieux à lire.

Image: éditeur

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18:37 Écrit par Hassan dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunes, médias, radio, tv | | | |  Facebook

15/03/2011

Il faut sauver le soldat Persée!

Mais qu'est ce que Persée? Derrière ce nom se cache l'une des grandes réussites actuelles en matière de numérisation. En effet, Persée est une bibliothèque regroupant une masse énorme de recherches diverses ayant été publiées dans des revues d'un grand nombre de disciplines. Cet outil est donc très utile pour les chercheurs et les étudiants qui utilisent très souvent, j'en suis témoin, ce portail. Au lieu de devoir chercher, parfois en vain, une revue dans votre bibliothèque vous y avez accès par internet en intégralité ou seulement certaines années selon le choix des directeurs de la revue. De plus, ce portail permet à n'importe qui d'accéder aux dernières recherches d'un domaine. La disparition de Persée serait donc un rude coup pour la communauté scientifique en particulier, les étudiants et la société en générale. Mais trève de discours je copie ici le texte de la pétition publiée sur le site internet de cette dernière.

Texte de la pétition:

PERSÉE EN PÉRIL

PERSÉE – le programme national de numérisation, de traitement documentaire, de diffusion et de valorisation scientifique – est aujourd'hui menacé par une décision de la direction de l'université Lumière Lyon 2.

Sans concertation préalable (personnels et direction de PERSÉE non sollicités, comité de suivi de PERSÉE, ministère de tutelle, organes institutionnels de l'Université (CTP, CS, CA) non avertis), la direction de Lyon 2 a décidé le 7 février 2011 de mettre fin à la convention-cadre soutenant l'existence du programme. Cette décision prend effet le 10 mai 2011.

L'ensemble des personnels du programme PERSÉE ne comprend pas la précipitation de la direction de Lyon 2. Aucune information n’a précédé cette décision. Aucune discussion n’est proposée par la direction de l’université. Aucune solution ne garantit la continuité des activités du programme et la préservation de l'équipe PERSÉE en raison du trop court calendrier imposé par Lyon 2.

Nous ne savons pas ce qu’il adviendra de PERSÉE au-delà du 10 mai 2011.


QUELLES SERONT LES CONSÉQUENCES ?

• La fermeture du portail www.persee.fr et la disparition d’un outil utilisé par des millions de chercheurs et d’étudiants.

• Un formidable gâchis d’argent public : le ministère - avec Lyon 2 - a initié le programme PERSÉE et le finance depuis 8 ans. Ce soutien a permis de constituer un fort capital technique et de développer des savoir-faire spécifiques.

• L’éclatement de l’équipe PERSÉE et la dispersion de compétences vitales pour le programme. Les vacataires et les contractuels (85% de l'effectif) sont les premiers touchés. La direction de l’université Lyon 2 a d’ores et déjà refusé de renouveler les contrats de vacations au-delà du 10 mai 2011.


QU'EST CE QUE PERSÉE ?

• PERSÉE est un programme du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche qui numérise, archive, valorise et diffuse gratuitement des millions de pages d'articles et de monographies à haute valeur scientifique.

• PERSÉE c’est une des plus grandes bibliothèques numériques scientifiques francophones avec plus de 350 000 documents scientifiques en texte intégral, en ligne, en accès gratuit.

• PERSÉE c'est un outil de valorisation internationale du patrimoine scientifique au service de la communauté académique, depuis 2005.

• PERSÉE c'est 3,6 millions de documents téléchargés et 19,5 millions de consultations en 2010, au niveau national et international.

• PERSÉE c’est 125 conventions avec des éditeurs scientifiques et des partenariats avec des universités françaises et étrangères (La Sorbonne, Louvain etc.), et des instituts de recherche (Maison de l'Orient et de la Méditerranée, les cinq Écoles Françaises à l’étranger, les IFRE, M.I.T. etc.).

• PERSÉE c'est une technologie solide et reconnue, développée en open source.

• PERSÉE c'est aussi une équipe de 21 BIATOS qualifiés qui travaillent à rendre des centaines de milliers de documents accessibles et gratuits pour tous.

Dans son rapport d’évaluation du 28/12/2010, l'AERES (Agence d'Évaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur) souligne que « PERSÉE est un exemple parfaitement réussi de rassemblement d’un corpus documentaire permettant le développement de services à haute valeur (...). Que l’on envisage le portail sous l’angle des options technologiques, de la structuration de l’information et des outils de consultation conçus des choix innovants qui fondent sa reconnaissance dans le paysage complexe de l’édition scientifique numérisée. » L'AERES souligne également « la façon exemplaire dont a été conduit le projet [PERSÉE] avec des moyens relativement modestes. »

PERSÉE est une réussite scientifique, documentaire et technologique.

Et pourtant, la direction de l’université Lumière Lyon 2 prend le risque de détruire cette initiative.

SOUTENEZ PERSÉE !

Nous demandons du TEMPS pour organiser, dans de bonnes conditions pour les partenaires de PERSÉE et dans le respect des personnels, le désengagement de Lyon 2 et le transfert à une autre structure publique.

• Nous appelons les utilisateurs de PERSÉE, chercheurs, enseignants, étudiants, citoyens, documentalistes et bibliothécaires à nous apporter leur soutien.

• Localement et nationalement, nous appelons les syndicats à soutenir les personnels vacataires, contractuels et titulaires de PERSÉE.

Signez la pétition !

Faites part de vos commentaires !
http://twitter.com/PerseeFr
http://www.facebook.com/persee.fr
http://portailpersee.wordpress.com

Les personnels BIATOS titulaires, contractuels mensualisés et vacataires solidairement.

09:23 Écrit par Hassan dans Université | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : persée, petition | | | |  Facebook

13/03/2011

Made in Dagenham (We want sex)

Made in Dagenhame (encore un film dont le titre anglais est traduit en anglais dans la zone francophone...) nous lance dans la grève des femmes couturière d'une usine Ford à Dagenham près (ou dans) Londres. Le film commence sans vrai prologue puisque nous observons l'arrivée des femmes à l'usine, leur travail puis, presque immédiatement, leur vote en faveurs d'une grève d'une journée. Ces femmes doivent coudre les différentes parties des sièges de voiture, sans patrons, et travaillent dans des conditions extrêmement mauvaises. Non seulement la salle est étouffante mais, en plus, le toit fuit lorsqu'il pleut. Malgré tout elles réussissent leur travail. Mais les patrons de Ford ont décidé que ce travail n'était pas qualifié et qu'elles devaient recevoir moins d'argent. Mais la leader du groupe, Rita, se rend compte que cette grève n'est pas qu'une question de qualification. C'est un problème bien plus large: les femmes ont-elles le droit à une même rémunération que les hommes pour le même travail? Alors qu'elles n'étaient partie que pour quelque jours de grèves ces femmes réussiront à faire vaciller Ford tout entier et à fédérer les syndicats anglais derrière elles. Car, comme le dit Rita, c'est une question de justice.

Je retiens plusieurs scènes de ce film que j'ai beaucoup aimé et qui m'a beaucoup fait rire. La première est celle qui voit Rita entrer chez son patron, sur invitation de sa femme, pour lui demander de l'aide. La tête du patron me restera longtemps en mémoire. Cet air surpris et halluciné quand il voit l'une de ses employées gréviste entrer chez lui et amie avec sa femme. La seconde concerne la ministre de l'économie de l'époque quand elle crie sur ses employés qui lui déconseillent de donner de la "légitimité" à cette grève féminine. Bref, voila un bon film qui nous permet de connaître un peu mieux une grève historique tout en nous offrant plusieurs scènes particulièrement drôles.

Mais ce film n'est pas seulement une comédie anglaise sur fond de lutte social. Il nous permet d'observer quels sont les problèmes que pouvaient vivre les femmes à cette époque. La phrase du patron de l'usine ford est symptomatique, bien que particulière, "j'ai été reçue première de l'une des plus grande université du monde et mon maris me traite comme une idiote". Bien entendu, puisque la place d'une femme n'est ni dans la réflexion ni dans le travail mais à la maison avec les gosses (sic). On peut observer, sous-jacent à ce film, les freins au militantisme des femmes. En effet, les femmes, contrairement aux hommes, doivent militer mais aussi, et surtout, s'occuper de la famille. Attention, je ne dis pas que les hommes n'aident pas (il y a  eu des progrès tout de même et le film montre un grand soutient, bien qu'un peu maladroit, du maris de Rita). Mais les femmes doivent souvent à la fois travailler, militer et s'occuper des obligations familiales en même temps. Ce que l'on nomme la double journée et qui est, logiquement, peu compatible avec le militantisme. Mais ces freins ne sont pas seulement dû à la famille puisque, parfois, les réunions syndicales ne sont pas forcément adaptées à la vie familiale. C'est, donc, à mon avis un film très intéressant et qui mérite d'être regardé et qui nous montre une lutte qui mérite d'être menée.

Image: site officiel

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10/03/2011

World War Z par Max Brooks

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Auteur: Max Brooks
Traducteur: Patrick Imbert
Éditeur: Calmann-Lévy 2009
Pages: 428

Il n'y a que peu de temps que le monde est pacifié. Mais cela n'implique pas que nous devions abandonner notre mémoire et nous tourner, inconsciemment, en direction d'un futur plus radieux que ces dernières années de crises. Nous connaissons tous l'histoire, nous l'avons, d'ailleurs, tous vécue. Mais il est toujours bon de rappeler les événements passés. Il ne faut pas oublier que nous sommes passé à quelques millimètres de l'extinction. Oui nous nous souvenons tous. Avant la guerre, nous sommes nombreux à avoir entendu des rumeurs en provenance de l'Afrique et de la Chine. Mais nous n'étions que peu nombreux à y croire et personne ne s'était préparé. C'est dans ce contexte que la Grande Panique s'est déployée sur tous les continents avant de nous mener à une guerre longue, difficile et, surtout, plein de sacrifices. Le sacrifice non pas du confort mais de vies humaines. Max Brooks, ancien membre de la Commission post-traumatique de l'ONU, nous offre ici l'histoire. Pas sous forme de chiffres et de cartes comme le rapport officiel. Non il nous offre les impressions et les souvenirs de certains survivants. Certains sont conspués comme Redecker ou Breckinridge et d'autres sont des héros plus ou moins connu.

C'est d'une manière délibérée que je parle de ce livre comme d'un document historique, ce qu'il n'est pas, car l'auteur tente d'imaginer un rapport humain après une guerre dévastatrice. Il faut dire que cette guerre ne s'est pas déroulée contre des êtres humains mais contre des zombies sans conscience, ni pitié et encore moins de peur. Je ne suis pas un grand fan des films de zombies ou d'horreurs que j'ai du mal à apprécier. Mais j'avoue aimer jouer avec l'idée d'une humanité en proie à une menace si intense que sa survie est en jeu. Car je pense que c'est dans ses moments là que le pire et le meilleur peuvent se déployer. C'est aussi dans ces moments de danger intenses que la société peut changer le plus rapidement. C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé ce livre de Max Brooks. Et ce que j'ai aimé je l'ai surtout trouvé dans les quatre premières parties (ce que j'expliquerais plus bas). Ce livre est, en effet, construit en partie correspondant, plus ou moins, à des périodes de la guerre. Ceci des prémices en passant par une panique générale et en finissant avec la libération de la Terre. Chacune offre plusieurs témoignages/histoires qui ne sont pas de qualités égales. Ma préférée est, sans doute, celle racontée par cette jeune fille qui a gardé la mentalité d'une enfant de quatre ans que je classe parmi les meilleures.

Si j'ai apprécié ces quatre premières parties c'est qu'elles sont celles qui offrent une analyse très puissante de notre société ainsi que les récits qui sont, je trouve, les plus poignant. Ces parties sont, respectivement, les prémices, la faute, la Grande Panique et les première victoires. Ces récits sont, donc, l'occasion d'analyser notre société selon ses déviances. Ainsi, si la guerre a eu lieu ce n'est pas simplement par surprise mais par négligence. Négligence de la part des médecins qui ne vérifient pas la provenance des organes qu'ils greffent aux riches occidentaux, négligence des entreprises pharmaceutiques qui vendent des médicaments inutiles dans le but de faire du profit, négligence des médias qui ne discutent pas les informations ou passent à ce qui est le plus spectaculaire mais pas forcément le plus intéressant ou le plus important et enfin négligence des politiciens qui ne souhaitent que se faire élire et n'agissent pas en faveurs de leurs administrés. Le livre nous permet aussi d'observer, quasiment en direct, des changements géopolitiques importants. Je considère, donc, que ce roman met en place un très bonne intrigue dans une forme très intéressante. Il reste dommage que certains points soient un peu caricaturaux. Je mentionnerais, par exemple, le Président des USA debout malgré tout, la Russie ennemie de toujours et les chinois qui seraient incapables de passer outre sa politique et qui refuserait l'aide des autres pays. Mais ce livre reste une très bonne surprise

Image: amazon

site officiel

18:29 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : max brooks, world war z, zombies | | | |  Facebook

06/03/2011

Ce que soulève la jupe par Christine Bard

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Auteur: Christine Bard
Éditeur: Autrement 2010
Pages: 170

Christine Bard est professeure en histoire contemporaine à l'université d'Angers. Elle a écrit ce court récit de la jupe alors qu'elle terminait son histoire politique du pantalon. En effet, c'est en écrivant ce livre sur le pantalon que l'auteure s'est interrogée sur ce paradoxe apparent, pour une féministe, qu'est la revendication de la jupe alors que la lutte a été de pouvoir mettre un pantalon. Pourquoi des femmes pensaient-elles plus difficile de mettre une jupe qu'un pantalon à peine cinquante après qu'elles aient eu le droit de porter les même vêtements que les hommes? Cette question a mené l'auteure à s'interroger sur la jupe forcée, la jupe revendiquée mais aussi sur la jupe portée par des hommes.

C'est donc un livre en trois actes que j'ai entre les mains. Le premier acte résume l'histoire du jupon féminin sur plusieurs siècles. Quel est son origine et quel est son lien avec la mode? Ce premier chapitre nous montre que la jupe a été utilisée dans le cadre de la libéralisation sexuelle en érotisant un corps désormais libre des contraintes sociales. Mais celle-ci était aussi imposée. Que ce soit textuellement dans le cadre de certains lieux comme l'école ou l'aviation ou que ce soit une norme tue comme en politique (bien qu'une femme féminine en politique puisse aussi jouer sur ce caractère).

Le second acte montre comment la jupe est passé de vêtement féminin légitime à vêtement dangereux. En effet, selon l'auteure, son port risque de donner le message d'une disponibilité sexuelle. Dans ce cadre le pantalon, et le voile, sont des moyens de se protéger d'une atteinte sexuelle. Les deux annuleraient la vision sexuelle du corps et créeraient une forme d'armure pour réutiliser les termes de Christine Bard. Ce qui ne veut pas dire que la résistance n'existe pas. Un exemple est la journée de la jupe et du respect (il faut souligner ce dernier mot) organisé dans un lycée de province à Etrelles. C'est un droit à la féminité qui est revendiqué. Mais ce droit revendiqué peut aussi cacher des obligations de normes. Une norme qui annonce qui a le droit et qui n'a pas le droit d'être féminin.

Enfin, le troisième acte annonce l'arrivée de l'homme en jupe. Ce retour à un habit long est assez récent même si on peut l'observer dans la mode depuis le milieu du XXe siècle (à moins d'une erreur de ma part). Cette jupe n'est pas qu'un habit mais aussi un moyen de contester un ordre genré du costume. Par le port de la jupe ces hommes mettent en cause un ordre normatif qui impose une certaine tenue aux hommes et permet aux femmes de porter des habits aussi bien féminins que masculins (un masculin parfois revisité il est vrai). Ces hommes semblent développer, en partie, une forte conscience de l'effet politique de l'habit dans la société et revendiquent non un droit au travestissement mais un droit au choix qui rejoint parfaitement certaines consciences féministes.

J'ai trouvé ce petit livre passionnant. Au travers de nombreuses questions il permet de remettre en questions certaines idées préconçues largement acceptées dans nos sociétés. Mais ce que j'ai le plus apprécié n'est pas seulement cette remise en question ni l'utilisation, inédite pour moi puisque je ne l'avais jamais vue auparavant, de sources internet alliées à des sources audiovisuels, écrites et à une littérature secondaire large. J'ai particulièrement apprécié le message qui semble se dégager de ce petit livre. Un message qui consiste à militer pour un droit à tous et toutes de choisir une tenue sans être arrêté par des normes qu'elles soient légales ou morales. C'est, à mon avis, un message extensible à de nombreux autres problèmes. Personnellement, je considère que le féminisme est une idéologie qui devrait aboutir non à une lutte entre les sexes (comme certains le croient aussi bien pro-féministes qu'anti-féministes) mais à une égalité et une harmonie entre les sexes dans le respect mutuel. Le libre choix de l'habit pourrait être un début vers de féminisme. Bref, ce que soulève la jupe ce ne sont pas seulement les mains de certains passants ou le vent mais surtout un grand nombre de questions.

Image: Éditions Autrement

17:40 Écrit par Hassan dans Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jupe, christine bard | | | |  Facebook

Rango

Rango est un film qui nous narre la légende d'un simple lézard devenu un héros. Une légende dont le protagoniste marche, inéluctablement, vers sa mort prématurée. Rango est, donc, un caméléon qui vit sans souci dans un terrarium en s'essayant à différents rôles. En effet, Rango se considère comme un acteur accompli et pense que si il n'est personne il peut, au moins, être n'importe qui! Mais sa petite vie part brusquement sur un nouveau chemin lorsqu'il survit à un accident de voiture et se retrouve au plein milieu d'un désert inhospitalier. C'est ainsi qu'il part en quête de la ville de Poussière dans laquelle il est possible qu'il trouve de l'eau. L’accueil est glacial (au milieu d'un désert étouffant c'est assez rafraîchissant) mais Rango réussit à se faire accepter en prenant le rôle d'un justicier sans peur capable de tuer sept desperados à l'aide d'une seule balle. Ayant été accepté il se verra confier la mission de shérif et sa première sera de trouver qui vole l'eau de Poussière et pourquoi...

Plusieurs membres de l'équipe de Pirate des Caraïbes se sont réunis pour ce film et le plus connu est Johny Depp (le même qui a joué dans le plus que décevant The Tourist). Dans ces conditions on s'attend à pas mal de blagues et de situations abracadabrantesques sans oublier un nombre conséquent de références diverses et variées. Dans le cadre de ce film les références sont faciles à observer puisqu'on se trouve dans un western. Malheureusement, je ne connais pas vraiment ce type de films qui ne m'ont jamais vraiment attirés. Mais on retrouve la ville poussiéreuse, les bandits pilleurs de banques, les shérifs à la vie plus éphémères que celle des insectes du même nom et les légendes du FarWest mais aussi l'indien aux paroles mystérieuses mais sages. Mais on retrouve surtout la lutte de citoyens se définissant comme libres et tentant de se faire une nouvelle vie face à des entrepreneurs rapaces qui ne reculent devant rien pour amasser des richesses. Enfin, la musique est très entraînante. Personnellement, je pense que ce film a parfaitement réussi sa mission de faire rire les gens.

Image: Site Officiel

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11:26 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rango | | | |  Facebook

05/03/2011

Même la pluie

Il n'y a pas eu beaucoup de films, cet hiver, qui m'ont paru mémorable. J'ai déjà parlé de The King's speech qui, à mon avis, mérite amplement ses oscars. Aujourd'hui je vais vous parler d'un film franco-mexicain-espagnol nommé Même la Pluie. L'intrigue de ce film nous emmène en Bolivie sur les traces d'un réalisateur espagnol qui souhaite réaliser une histoire de l'arrivée de Christophe Colomb aux Amériques. Ce film lui permettrait de montrer comment l'homme blanc a pris le pouvoir sur les populations autochtones en lui volant ses terres et ses ressources à l'aide d'une brutalité impressionnante. Mais aussi de montrer ceux qui se sont élevés contre ces traitements inhumains. Mais le contexte politique bolivien est lourd de tensions. En effet, le gouvernement souhaite privatiser l'accès aux ressources naturelles hydrauliques en interdisant même la récolte de pluie (d'où le titre du film...). Le réalisateur se rend rapidement compte que ses acteurs sont très impliqués dans cette lutte. Il doit donc choisi entre son film et les droits des populations locales à vivre.

Je suis très emprunté à l'idée de parler de ce film. Il est tellement bon et impressionnant que j'ai peur de ne pas en parler comme il le mérite. Je peux, en tout cas, affirmer que c'est probablement l'un des deux meilleurs films de ce début d'année. La réalisation et les acteurs sont tout simplement magnifiques dans leurs rôles respectifs et l'intrigue n'a rien à rougir de la comparaison. J'ai énormément apprécié les liens qui sont faits entre le film et les événements politiques. On observe le leader des "indiens" se soulever en même temps que son interprète se soulève contre la privatisation de l'eau. Alors que les personnages historiques espagnols répriment ou soutiennent les indiens on observe que les policiers et les espagnols se retrouvent dans la même situation. Les deux événements sont, donc, superbement mis en parallèle.

Le message principal que j'ai ressorti du film concerne une lutte pour l'eau et, donc, pour la survie puisque, comme le dit le héros, l'eau c'est la vie. La question est donc de savoir si une entreprise privée quelconque à le droit légitime (le droit peut être légal mais ne pas être légitime) de contrôler des ressources nécessaire à la survie de populations locales. Le film permet de mettre en place une intense contestation de la volonté de certains de contrôler les ressources en eau sans égards pour les êtres humains qui ont en besoin. Au travers du vol légal de cet eau c'est aussi la main mise - que je suis tenté de qualifier de néocolonialiste - de sociétés occidentales sur les ressources de pays dit émergent qui est dénoncées. Une main mise encouragée par des organismes internationaux dont l'idéologie et la structure conduit à avantager une partie de la population mondiale face au reste du monde. C'est aussi un film qui montre la difficulté de critiquer une main mise qui nous est avantageuse mais dont on peut contester la moralité. C'est, donc, un film de combat.

Image: Allocine

 

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18:30 Écrit par Hassan dans Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : même la pluie, guerre de l'eau | | | |  Facebook

04/03/2011

Les Tudors saison 3

Il y a très longtemps que je n'avais pas eu le plaisir de regarder tous les épisodes de la série The Tudors à la suite. Mais puisque j'avais réussi à me procurer la saison trois il était temps que je le fasse à nouveau. Pour rappel, nous avions quitté le Roi Henry VIII (joué magnifiquement pas Jonathan Rhys Meyers) alors qu'il coupait la tête à sa seconde femme. Qu'elle l'ait mérité ou non j'étais content de la voir partir. La seconde saison se terminait sur une scène magnifique du Roi en train de manger à plein main les entrailles d'un cygne (cuisiné, je vous rassure). Mais ce n'est de loin pas la fin de l'histoire et cette troisième saison nous le montre en huit épisodes.

Nous retrouvons, donc, le Roi avec sa nouvelle reine: Jane Seymour. L'ambiance que cette nouvelle reine imprime à la cours (et à la série par la même occasion) est très différente de l'ambiance que nous avions lors des deux premières saisons. J'ai eu l'impression d'observer un Roi calmé. En effet, la Reine tente de guérir les divisions qui ont eu lieues entre le Roi et ses enfants. C'est donc un début de saison très calme avec de nombreux moment de réconciliations. Mais cette atmosphère est contrebalancée par une révolte catholique au nord du royaume. Celle-ci permet de montrer le caractère fourbe et cruel du roi. Les mises à mort et les gibets se multiplient sur son ordre sans que personne ne puisse l'arrêter même pas la Reine. Nous y retrouvons aussi la quatrième femme du Roi: Anne de Clèves. Contrairement aux précédentes l'actrice qui joue cette Reine semble avoir eu envie de donner un caractère très maladroit à Anne de Clèves. Elle ne semble ni à l'aise ni heureuse de se trouver à la cours et on s’attend à la voir partir sans surprises.

En résumé, le rythme de cette saison est plus rapide que précédemment. Mais les épisodes nous montrent aussi de nombreux événements extérieurs à la cours. Contrairement aux deux précédentes cette troisième saison laisse de coté les intrigues de cours pour nous montrer les combats, les répressions mais aussi la diplomatie et l'espionnage en actions. J'ai eu l'impression que l'ambiance était bien plus sombre que précédemment. Les mises à morts sont nombreuses et, parfois, particulièrement cruelles. A croire que les producteurs souhaitent montrer un Roi qui a perdu toute mesure et qui s'est mué en tyran.

Image: Site officiel

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15:31 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tudors | | | |  Facebook