29/04/2011

Thor

Je suis fasciné par la civilisation nordique et sa mythologie depuis que j'ai lu un livre écrit par Régis Boyer sur les Vikings. Je n'ai pas encore lu beaucoup de livres sur le sujet mais je trouve que cette histoire est l'une des plus intéressantes. Je ne suis pas le seul dans ce cas puisque Marvel avait mis en place les aventures de Thor sur notre monde plus ou moins actuel. Cette nouvelle adaptation de comics est donc basée sur un Thor américanisé. Nous arrivons, donc, immédiatement aux USA dans un désert du nouveau Mexique. Une jeune astrophysicienne y fait des mesures pour tenter de comprendre un lien entre ses observations et des phénomènes atmosphériques. Et c'est en observant qu'elle se trouve face au pont arc-en-ciel qui est basiquement un trou de ver. Et à ses pieds se trouve Thor. Ce dernier a été banni d'Asgard par son père, Odin, pour avoir risqué une guerre. Il se retrouve sans pouvoirs et sans Mjolnir sur notre terre du XXIème siècle. Et pour retrouver sa place il devra montrer qu'il est digne d'être roi.

Je me demandais, en allant au cinéma, si j'avais tort d'aller voir ce film. J'avais peur de me retrouver face à une adaptation ratée. Je me demandais si ce film ne risquerait pas d'être plus mauvais que la plupart des adaptations peuvent l'être. Bon, la première chose que je me suis dites en voyant Thor, ses amis et Asgard c'est à quel point tout ceci est kitsch et clinquant. Ce n'est, personne ment, pas un style que j'apprécie. Mais j'ai apprécié l'arrivée de Thor sur la Terre surtout parce que c'est l'occasion de rire un peu aux dépends d'un dieu. Ce dernier se retrouve privé de ses pouvoirs mais continue à se croire invincible ce qui le conduit à se faire souvent battre. J'ai trouvé la morale de l'histoire très attendue et les combats assez peu prenant. Bref, à mon avis c'est un film passable à voir pour se détendre que l'on oubliera rapidement.

Image: Site officiel

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10:03 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thor, marvel | | | |  Facebook

28/04/2011

The Resurrection Casket par Justin Richards

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Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2006
Pages: 246

Le TARDIS ne fonctionne plus. C'est un peu ennuyeux pour le Docteur qui se retrouve coincé avec Rose au cœur de ce qui semble être un holocauste nucléaire. Les deux amis se préparent donc à voir un paysage dévasté dans lequel ils devront trouver un moyen de permettre au TARDIS de fonctionner à nouveau. Mais, surprise, ils se retrouvent dans un port qui semble bizarrement identique aux ports de la terre du XVIIème. Pourtant, la technologie des lieux est plus avancée qu'elle ne semble l'être mais est basée exclusivement sur la vapeur. En fait ils se trouvent dans une zone qui empêche toute technologie avancée de fonctionner. Il n'y a donc qu'une solution: trouver un vaisseau qui puisse pousser le TARDIS hors de la zone d'influence de cette étrange perturbation. Mais comme nous sommes avec le Docteur pourquoi ne pas essayer de retrouver le mythique vaisseau du Capitaine pirate Glint et son trésor? L'ennui c'est qu'ils ne sont pas les seuls à chercher et que certains sont près à maudir pour les stopper.

Encore une fois, j'ai très facilement compris l'intrigue. Même si j'ai, parfois, hésité il m'a fallu relativement peu de temps pour comprendre ou pouvait se trouver Glint et son trésor. Mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier cette histoire. Il est vrai que les pirates sont très attirants et qu'imaginer le Docteur à la poursuite d'un trésor était très intéressant. J'ai aussi particulièrement aimé le monstre tueur. Celui-ci a pour caractéristique de s'excuser quand il s'apprête à tuer quelqu'un et de posséder trois Doctorats dont un honoris causa. J'ai donc beaucoup aimé ses conversations avec le Docteur. Il y a aussi quelques références plutôt drôles. Par exemple quand un enfant de dix ans explique qu'il devrait laisser ses figurines dans la boite pour qu'elles gardent leur valeurs mais qu'il préfère jouer avec. le Docteur, bien entendu, est d'accord. Et moi aussi par la même occasion. Quel est l'intérêt d'acheter des jouets si ce n'est pas pour les utiliser? Donc j'ai globalement apprécié cette histoire de pirate.

Image: BBC

27/04/2011

The feast of the drowned par Stephen Cole

Titre: The feast of the drowned0563486449prod.jpg
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Si Rose et le Docteur retournent à Londres ce n'est pas pour un petit répit ni parce que Rose veut voir sa mère mais parce que sa meilleure amie vient de perdre son frère. Il était marin sur un bateau de la marine anglaise qui a coulé dans la mer du nord. Il n'eut aucun survivant et l'état est obligé de trouver des réponses à offrir aux familles de victimes pour ne pas être discrédité. C'est pourquoi le bateau a été ramené à Londres pour être examiné. Mais quand des personnes se mettent à disparaître dans la Thames des rumeurs se lèvent. Le bateau serait maudit et ceux qui sont proches des victimes se mettraient à disparaître peu à peu. Des rumeurs qui ne peuvent que se voir confirmée quand des soldats se mettent à patrouiller sur les rives et les ponts. Mais quand, en plus, les morts commencent à visiter leurs familles et proches en leur demandant de l'aide l'hystérie ne peut que s'étendre. Les victimes doivent être sauvées avant la fête des noyés.

Il y a plusieurs choses que j'ai apprécié dans ce tome. Tout d'abord, j'aime bien en savoir un peu plus sur les relations entre Rose et Mickey. A mon avis, Mickey est l'un des personnes qui a été le plus injustement traité dans la série. Le pauvre fait tout pour aider Rose dont il est amoureux et elle part en le laissant derrière laissant la police le soupçonner de meurtre. Et si ça ne suffisait pas le Docteur lui-même semble le mépriser alors que Mickey n'est pas si stupide que ça. Ensuite, je trouve que l'idée d'une race cachée dans l'eau qui prend, petit à petit, possession des humains est intéressante. C'est, d'ailleurs, une idée qui sera réutilisée et qui a été utilisée à plusieurs reprises. Que ce soient les Sea Devils ou dans l'épisode Vampire of Venice de le saison 5. J'aime bien aussi que l'eau devienne un véritable danger qui peut nous atteindre n'importe ou. Ce qui donne un aspect à la fois impitoyable et indestructible à ces aliens. Après tout, comment peut-on espérer résister à l'eau sans même penser à le détruire! Mais je n'ai pas trouvé ce livre particulièrement exaltant. Il fait partie de la catégorie des "pas mal mais bon voila quoi" plus connu sous le terme: ça casse pas trois pattes à un canard.

Image: BBC

26/04/2011

Tomboy

Récemment j'ai été voir Tomboy. Ce film m'intriguait et j'étais convaincu de passer un bon moment au cinéma. Il dépeint les aventures d'un enfant de dix ans: Michael. Il vient d'arriver dans le quartier après un déménagement et commence tout de suite par se faire des amis dans une petite bande d'enfants qui jouent en-dessous de chez lui. Il se fait rapidement accepter tout en s'occupant de sa petite sœur pendant que sa mère se repose puisqu'elle est enceinte. C'est aussi, pour ce jeune garçon, le premier amour de jeunesse avec une voisine un peu plus grande que lui. Il s'amuse toujours plus et semble être heureux de se retrouver dans cette petite bande sympathique. Mais Michael a un secret. Michael est, en fait, Laure.

Un film que j'ai bien aimé. Tout d'abord parce qu'il est drôle. Les quiproquos et les tentatives pour Laure de passer pour un garçon permettent de rire de temps en temps avec les jeux des enfants. Ce film permet aussi de retrouver ses souvenirs d'enfances ou de parents. Par exemple quand Laure conduit la voiture avec son père ou encore les batailles d'eau (comme quoi les choses ne changent pas vraiment). Ce film est aussi un film de premier amour et le couple Laure/Michael Lisa est très attachant. Les enfants, je trouve, jouent très bien leurs personnages et j'ai eu l'impression de me retrouver en face d'une vraie famille que l'on a filmée en cachette dans un vrai immeuble avec de vrais voisins.

Mais la question la plus importante de ce film c'est de savoir ce qu'est l'identité. Pourquoi est-on une femme ou un homme? Qu'est ce qui nous crée? Les yeux des autres ou les sois-même? Dans ce film, les autres semblent avoir une grande importance. Dès que Laure ment sur son sexe ce mensonge est validé par ses amis qui l'acceptent comme garçon et agissent comme si il était un garçon. L'une des dernière scènes et, d'ailleurs, révélatrice d'un besoin de prouver et imposer l'identité (et aussi d'une certaine violence pour imposer celle-ci). Mais je n'ai pas l'impression que ce film offre les réponses. On pourrait dire, bien sur, que les dernières scènes implique que l'on ne peut pas choisir qui l'on est. Mais on pourrait aussi penser que, finalement, Laure réussit son mensonge. C'est, en tout cas, un bon film à la fois drôle, attendrissant et intéressant.

Image: Allocine

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09:49 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tomboy | | | |  Facebook

24/04/2011

The Stone Rose par Jacqueline Rayner

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Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Ce sont les vacances et la saison 6 vient de commencer donc je me fais un petit plaisir en lisant un peu plus de romans doctor who. Ce tome est le premier à mettre en scène le dixième Docteur sous la forme de David Tennant. Ce dernier, et Rose, sont en pleine visite du British Museum sur les conseils de Mickey. En effet, ce dernier a une surprise pour Rose. Et quelle surprise! Une statue d'elle datant de 2000 ans trône au milieu des antiquités romaines. Le Docteur et Rose décident donc de partir à Rome pour comprendre la raison de cette statue et y trouvent un homme à la recherche de son fils. Pour le trouver il s'aide de la statue qu'il a faite construire en son honneur et qui semble si réaliste qu'elle en est presque vivante. Dans le même temps Rose se lie d'amitié envers une jeune esclave qui semble cacher quelque chose et commence à poser pour un sculpteur de génie.

Je vais être honnête, il m'a fallu environ 50 pages pour comprendre l'intrigue, qui étaient les méchants et comment cela fonctionnait. Il m'a fallu un peu plus de temps pour comprendre la raison de l'existence de la jeune fille du futur mais dès que les éléments sont donné il est facile d'en tirer les conséquences. Bref, en ce qui concerne la mise en place d'un mystère c'est raté... Bon la petite morale sur le danger des souhaits était aussi très facile à mettre en place et très classique. Bref, je n'ai pas vraiment apprécié ce tome. Mais je noterais tout de même un certains effort sur l'histoire romaine. Je ne connais pas très bien cette période mais il m'a semblé que l'auteure avait fait attention aux faits et aux idéologies de l'époque. Ce que je trouve appréciable.

Image: BBC

22/04/2011

The stealers of dreams par Steve Lyons

Titre: The stealers of dreams222034.gif
Auteur: Steve Lyons
Éditeur: BBC 2005
Pages: 254

Cette fois le Docteur, Rose et Jack se retrouvent dans le futur sur une autre planète. Une planète dont la surface est une immense jungle et qui ne possède qu'une seule, gigantesque, ville qui ne grandit pas si ce n'est en hauteur. Alors que la jungle est remplie de couleur la ville est grise, les gens sont gris et les voitures sont grises. Il n'y a pas de rires ni d'histoire mais tous les murs sont remplis de télévisions qui offrent, en direct, des informations sur ce qu'il se passe au même moment. Que ces informations soient intéressantes ou non n'importe pas elles sont données. C'est une colonie humaine qui semble ne plus évoluer et même régresser. La police est omniprésente dans les rues de cette ville et ils arrêtent toutes personnes soupçonnées d'être un adepte de la fiction. Pas vraiment, donc, le bon endroit pour nos trois héros qui sont tout sauf normaux. Ils risqueront à tout moment d'être enfermés pour leurs histoires alors qu'ils essaient de comprendre pourquoi la fiction est devenue criminelle sur ce monde. Peut être parce que les rêves peuvent devenir réalité?

Pour un dernier livre concernant le neuvième Docteur, Christopher Eccleston, je suis un peu déçu. Bien sur je m'attend rarement à beaucoup dans mes lectures de ces romans mais bon, tout de même, parfois il y a un livre qui mérite d'être signalé. Dans ce cas là je n'ai pas eu autant de plaisir qu'auparavant même si l'idée de rendre le rêve illégal est intéressant. On peut, donc, y trouver plusieurs condamnations. Par exemple, on pourrait considérer que ce tome est défavorable à la médicalisation des individus un peu hors normes. On peut aussi y lire une condamnation des attitudes policières incontrôlée ou encore une critique des médias comme possibles armes de contrôle des citoyens. Mais c'est aussi, et surtout, un plaidoyer envers le droit de rêver, de s'évader de temps en temps ailleurs. Car sans les rêves comment pourrions-nous évoluer? Il est dommage que ce livre ne soit pas à la hauteur.

Image: BBC

Les Tudors saison 4

C'est avec une heureuse surprise que j'ai su que la saison 4 des Tudors était sortie en DVD. Je me suis donc rapidement replongé dans la vie du roi Henry VIII. Pour être précis, la dernière partie de sa vie. Nous avions quitté le roi alors qu'il répudiait la reine Anne de Clève. Il ne perd pas son temps puisque, quasiment au même instant, il se marrie à la jeune Catherine Howard (Catherine est un nom qu'il semble apprécier). Cette très jeune reine semble réveiller la jeunesse du roi qui se plaît à observer son exubérance. Mais ses liaisons passées et son adultère la conduiront à une mort rapide comme l'histoire nous l'apprend. La sixième, et dernière, reine est Catherine Parr que le roi épouse après son veuvage. Elle devra tenter de survivre aux intrigues des membres pro-catholiques de la cour qui ne se gênent pas pour effrayer même les personnes les plus proches du roi. Mais elle devra surtout accompagner le roi durant sa fin de vie. Une fin de vie entourée par les intrigues pour prendre le contrôle de la succession.

J'avais déjà fait remarquer l'assombrissement de la série lors de la troisième saison. Cette dernière saison ne fait que rendre cet assombrissement plus important. Dès les premières minutes du premier épisodes on se rend compte que le royaume vit dans la peur puisque le roi fait tuer à tour de bras les hérétiques et n'a pas peur de changer les lois selon son envie. Lui-même, semble de moins en moins sain d'esprit et pique des colères mémorables qui peuvent faire tomber même les membres les plus influents de la cour. Une atmosphère de terreur semble planer sur l'époque. Mais ce processus s’accélère après l'ultime campagne militaire du roi lors de laquelle il prend Bourgogne. Les épisodes qui suivent montrent un Henry vieillit, de plus en plus faible et infirme, à la voix rauque. Ces aspects ne font que monter alors le temps passe. Ceci se fait aussi sentir dans les couleurs qui passent du rouge des premières saisons au sombre voir au noir des dernier épisodes. Les fêtes sont aussi beaucoup plus rares. Bref, on observe, en accéléré, la fin du roi qui perd, petit à petit, ses amis et ses adversaires et devient un peu plus fou chaque jours. Une très bonne conclusion à une série que j'ai beaucoup apprécié.

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11:30 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les tudors | | | |  Facebook

Source Code

tout comme le héros on ne sait absolument pas ce qu'il se passe au début du film. Colter Stevens, militaire américain en Afghanistan, se réveille dans un train de la banlieue de Chicago en face d'une femme qui semble le connaître. Mais lui ne se souvient pas du tout de cette femme et ne sait pas ce qu'il fait dans ce train alors que son dernier souvenirs concerne sa mission de combat. Il a à peine le temps d'essayer de mettre tout ça en ordre et de voir que son corps a changé avant que le train n'explose. Il se réveille à nouveau dans un étrange caisson. Une officier de l'armée américain lui apprend qu'il est dans la Source Code. Un programme capable de lire les huit dernières minutes de la vie d'un être humain et de calculer les possibilités de réalités alternatives. Sa mission est de trouver qui a posé la bombe dans le train pour pouvoir l'arrêter avant qu'il ne fasse exploser une bombe sale au centre de Chicago. Le temps presse mais ces réalités alternatives sont-elles le passé? Des réalités ou des simulations temporaires? Colter peut-il agir sur le futur?

Le concept m'avait intrigué mais je ne savais pas si la réalisation serait à la hauteur. Personnellement, je pense que ce film est réussi. Les retours aux même scènes auraient pu être lassantes mais les actions de Colter sont différentes à chaque nouvel envoi dans la Source Code. Ce qui permet d'observer les possibilités alternatives. Il est tout de même dommage que certaines scènes obéissent au standard américain concernant les militaires ("Ce fut un honneur" oui on a compris...). Mais ce qui m'a vraiment fasciné c'est l'existence ou non de la Source Code. Est-ce que ce programme n'est qu'une simulation calculée par ordinateur ou ouvre-t-il la porte d'un univers alternatif? J'avoue m'être posé la question pendant un petit moment tout en penchant pour la solution alternative.

Mais ce qui est intéressant dans ce film n'est pas vraiment ce que l'on regarde mais l'idéologie qu'il communique. Par exemple, j'ai observé que la hiérarchie militaire et scientifique semblait aveugle aux problèmes de Colter. Comme si la hiérarchie ne pouvait qu'être inhumaine et considérer que la fin justifie les moyens même si cela implique d'utiliser ses soldats d'une manière peu appropriée. On peut observer cette attitude via le chef scientifique qui ne considère Colter que comme un bout de viande qui devrait être fière d'être utilisé ainsi! Mais le nom même du lieux ou le projet est caché est révélateur: Château assiégé. Ce film a pour but de nous montrer une armée américaine forte, technologiquement avancée mais, surtout, sur le point de toujours échouer. Un château assiégé donne l'impression que les États-Unis sont une île de civilisation au sein d'un océan chaotique potentiellement rempli d'ennemis. On pourrait même penser que le château, le gardien, c'est l'armée puisque même les citoyens américains sont potentiellement dangereux. Il est donc nécessaire de construire une technologie forte qui permette de contrôler et de surveiller n'importe quel citoyen. Bref, ce film offre plus que l'on ne peut le croire à première vue.

Image: Allocine

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21/04/2011

Liberté économique et responsabilité sociale. Des corporations au mondialisme sous la direction de Jean-François cavin

Titre: Liberté économique et responsabilité sociale. Des corporations au mondialisme
Directeur: Jean-François Cavin
Éditeur: Centre Patronal 2004
Pages: 185

Un peu par intérêt et beaucoup par obligation j'ai décidé de lire ce 31ème tome de la série études et enquêtes éditée par le Centre Patronal. Ce centre est un groupement patronal du canton de Vaud qui souhaite organiser les différentes professions du canton et les aider dans ce sens. Il offre aussi de nombreux services et agit assez fortement dans certaines compagnes de votations (comme la dernière en date sur Vaud concernant les prestations complémentaires). L'avant-propos de ce livre nous communique le but de ce recueil d'articles. Le centre patronal souhaite y étudier les idéologies de ses fondateurs historiques et observer comment celles-ci peuvent être mises en place, revendiquées, dans notre monde actuel. Concrètement, ce livre est divisé en trois parties que je vais tenter de présenter.

La première partie est, en quelque sorte, une étude "historique". D'ailleurs, son titre est "retour aux sources". Je met historique entre guillemets car les deux articles qui s'y trouvent ne sont historiques que parce qu'ils étudient des événements passés. Je m'explique, le premier article examine la fondation des ancêtres du Centre Patronal et de la Fédération Patronal Vaudoise en nous offrant de nombreux faits utiles. Mais l'auteur passe rapidement sur des aspects problématique de cette histoire. Ainsi certains personnages et certaines organisations sont mentionnées comme ayant été important historiquement parlant pour le Centre Patronal mais l'auteur ne mentionne jamais l'aspect pro-fascistes d'un nombre important de ceux-ci. Un aspect qu'il faudrait étudier dans le cadre d'une étude historique sérieuse. Le second article est une grossière hagiographie des fondateurs des associations patronales vaudoises qui sont tous intelligents avec une personnalité forte mais juste et capable de faire du profit tout en observant le bien commun. Je suis surpris que l'auteur de cet article ne mentionne pas de miracles!

La seconde partie est plus technique puisqu’elle examine la manière dont l'action collective patronale s'est organisée en Suisse. Mais on y trouve tout de même des informations importantes concernant l'idéologie du Centre. Ainsi, le Centre considère que al lutte des syndicats est un danger quand elle s'oppose résolument aux patrons et à l'ordre économique "légitime". Au contraire, les ouvriers devraient s'organiser dans des organisations communes avec les patrons pour réfléchir ensemble au mieux être commun. On retrouve ici l'idéologie néo-corporatiste du Centre. Les auteurs considèrent aussi que les prestations sociales devraient être de la responsabilité des organisations patronales et non de l'état. Il faudrait donc laisser les patrons organiser et créer des caisses sociales avec leurs règles et leurs contrôle avec toutes les dérives que cela peut impliquer.

Une dernière et troisième partie examine l'opportunité du néo-corporatisme dans la mondialisation actuelle. Cette idéologie est considérée en alternative au néo-libéralisme mais aussi face aux altermondialistes. Ceux-ci sont d'ailleurs conspués allégrement dans le cadre des différents articles de ce livre. Les auteurs y sont convaincus de la supériorité de leur idéologie qui permettrait de passer outre tous les problèmes sociaux en réunissant les membres de la société autour des professions. L'état, dans ce cadre, devrait être limité au maximum puisque les organisations professionnelles prendraient le relais de certaines de ses missions.

En conclusion, je dirais que ce livre est principalement un outil de propagande au service de l'idéologie défendue par le Centre Patronal. En défendant celle-ci les auteurs attaquent le néo-libéralisme mais aussi la gauche et particulièrement son aile critique. De plus, les idées qui sont développées dans ce livre pourraient conduire à mettre dangereusement à mal certains droits sociaux communs. J'ai aussi ressenti un anti-féminisme non-revendiqué mais fort dans les lignes de ce recueil. Ainsi, mesdames, vous serez heureuses d'apprendre que lorsque vous travaillez ce n'est pas pour vous mais soit parce que vous être seules avec un membre de la famille à charge soit pour un salaire d'appoint! Bref, à moins que vous ne souhaitiez vous lever en criant "Vive les patrons, vive le capitalisme et à bas la gauche!" à la fin de ce livre je déconseille fortement sa lecture sans réflexion fortement critique. Bref, un seul mot suffit pour résumer ce livre et mona vis sur lui: Propagande.

19/04/2011

Only Human par Gareth Roberts

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Auteur: Gareth Roberts
Éditeur: BBC 2005
Pages: 251

Je suis toujours plongé dans les aventures du Docteur, de Rose et du Capitaine dont je viens de terminer le cinquième tome de la nouvelle série. Alors qu'ils étaient parti pour visiter une planète des plus étranges le TARDIS détecte une distorsion temporelle au XXIe siècle dans la banlieue de Londres. Étant donné la dangerosité de cette technologie beaucoup moins sophistiquée que le TARDIS et l'étrangeté du lieux temporel de la distorsion le Docteur et ses compagnons décident d'enquêter. Et ils découvrent qu'un homme de néandertal s'est retrouvé en pleine rue londonienne! Après l'avoir sauvé et avoir tenté de le ramener dans son époque le Docteur et Rose partent dans la préhistoire pour découvrir la raison de cette apparition. Ils y découvrent une communauté humaine du futur qui semble être occupée à étudier les hommes préhistorique. Mais ces futurs humains sont étranges. Ils semblent avoir le regard vide et ne s’inquiéter de rien. Pourquoi?

Ceux qui me lisent s'en souviennent sûrement, je n'avais pas du tout apprécié le précédent tome et ce surtout à cause du traitement infligé à ce pauvre capitaine Harkness. Heureusement, j'ai enfin retrouvé le vrai caractère de ce cher Jack dans ce tome. Dès le début il commence à draguer ou à donner quelques piques. Et il ne faut que peu de temps avant que l'on retrouve le Capitaine Jack nu en pleine foule. Enfin, on retrouve le Capitaine! Bref, j'ai aussi apprécié l'intrigue. Pas vraiment l'intrigue principale qui est l'enquête du Docteur mais plutôt celle qui consiste à observer la manière d'être des humains du futur. Ces derniers ont, en effet, réussis à comprendre parfaitement le comportement du corps. Ce qui leur a permis de créer des drogues pour annihiler toutes émotions inutiles. Ce qui plonge ces humains dans une forme de contentement et de confiance éternelle. La question se pose donc: sans émotions la vie vaut-elle vraiment la peine d'être vécue? Une autre question est celle du contrôle qu'implique l'usage de telles drogues. Il est facile, dans ce contexte, de manipuler n'importe qui pour ses plans. Bref, une forme particulièrement inhumaine et perverse de contrôle des populations. Par contre, j’émets de nombreux doutes quand au traitement "historique" des hommes préhistoriques. Je pense que l'auteur a très probablement brodé sur des connaissances très lapidaires et je doute que l'histoire soit d'accord avec la manière dont les néandertaliens et les hommes de cavernes sont décrits.

Image: BBC

18/04/2011

Logique du pire, logique d'empire ou la guerre sans fin des Etats-Unis par Jean-Philipp Melchior et Gérard Gourmel

Titre: Logique du pire, logique d'empire ou la guerre sans fin des Etats-Unisv_book_99.jpg
Auteurs: Jean-Philipp Melchior et Gérard Gourmel
Éditeur: Cénomane 2003
Pages: 221

Si vous cherchez un livre engagé vous serez largement servi avec celui-ci! Les deux auteurs, avec des passages d'autres collaborateurs en fin du livre, souhaitent y analyser les guerres que les USA ont engagées contre différents pays dit voyous. Selon eux nous pouvons trouver, dans l'histoire des USA, une forme de culture politique de l'impérialisme. Culture politique qui pourrait venir de la conscience d'une forme d'exception du destin du pays. Celle-ci justifiant les actes guerriers au nom de la civilisation. Les auteurs font cette analyse sur quatre parties. Tout d'abord ils tentent d'analyser les raisons utilisées par le gouvernement de Bush pour justifier une attaque sur l'Irak. On y découvre, si on ne le savait pas déjà, que l'administration de Bush a utilisé des mensonges pour détruire une nation déjà passablement mal au point (à cause autant de Sadam que de l'embargo).

Les deux prochains chapitres nous montrent comment une partie de l'intelligentsia des États-Unis considère le monde selon leurs besoins. Selon les auteurs ces penseurs essaient de garder le contrôle du monde en utilisant le libéralisme, qui est largement favorable au pays, et une forme de répression. Cette répression se base sur un discours dogmatique manichéen qui identifie des ennemis diaboliques face à un défenseur du bien: les USA. Dans ce contexte on ne peut pas critiquer la politique étasunienne sans être conte eux. Enfin, les auteurs analysent l'appareil militaires des USA. Ils montrent à quel point celui-ci est sophistiqué. Ceci cachant la stratégie d'empêcher la constitution de défenses appropriées et de concurrents possibles sur la scène internationale. C'est dans ce contexte que le concept de guerre préventive prend tout son sens: détruire les capacités ennemies avant même qu'elles puissent exister. La seuls défense possible est donc, pour l’ennemi, de développer le plus vite possible une technologie fortement intimidante: le nucléaire.

Ce livre est fondamentalement engagé et c'est pourquoi je l'apprécie. Je sais que ses détracteurs pourraient utiliser le mot facile d'anti-américanisme. Un mot souvent utilisé quand on critique les concepts et agissements de cette hyperpuissance. Mais ce serait trop simple d'évacuer cette analyse de la politique internationale des USA. On y découvre un cynisme et une hypocrisie qui ne sont freinés par aucun autre pays puisque personne ne possède la même puissance militaire. Ce qui permet aux États-Unis d'agir sans risquer d'être remis en question. C'est ainsi que le gouvernement peut soutenir des régimes dictatoriaux et aider à écraser des résistances au nom de la démocratie et de la lutte contre le terrorisme. C'est ainsi que les agences nationales peuvent mettre en place des stratégies qui répondent parfaitement à la définition du terrorisme au nom de la liberté. C'est pourquoi nous ne devons pas rester aveugle face à des agissements dangereux pour la stabilité mondiale.

Image: Éditeur

17/04/2011

Rio

Parce que de temps en temps il faut juste se détendre et rire un bon coup j'ai été voir Rio. Un film plein de couleur sur un jeune oiseau bleu un peu perdu. Ce jeune oiseau nommé, bien entendu, Blu a été capturé dans la Jungle de Rio alors qu'il venait de sortir de son œuf. Il se retrouve dans un coin beaucoup moins sympathique: le Minnesota! Entre la jungle colorée de Rio et la blancheur grise du nord c'est du changement! Une jeune fille se prend d'affection pour ce petit oisillon et décide de le garder. Durant des années elle s'en occupera et ils vivront ensemble dans une petite librairie. Mais ils apprennent bientôt que Blu est le dernier mâle de son espèce et que, pour la sauver, il faut l'amener à Rio pour qu'il puisse s’accoupler à une femelle récemment capturée. Mais certaines personnes ne l'entendent pas de cette oreille et volent les deux oiseaux pour les revendre à prix d'or. Blu et sa compagne devront donc s'entraider pour pouvoir s'échapper ce qui permettra à Blu de voir, enfin, de quel pays il est originaire.

Je peux déjà commencer par dire que ce film fonctionne très bien avec les enfants. C'est très simple, la salle a commencé à rire dès les premières minutes du film! Il faut aussi avouer qu'il est très facile de se faire prendre par ce film. On peut y rire des nombreuses blagues sur les brésiliens ou entre les différents personnages (comme les petits singes) mais, en plus, on est poussé par le rythme musical de la bande original. On pourrait presque dire que ce film est une ode à la fête et à l'aventure. En effet, les deux personnages principaux, Blu et sa maitresse, découvrent chacun des amis, des aventures et, surtout, l'amour alors qu'ils vivaient, auparavant, seuls sans sortir. De ce coté là le film fonctionne parfaitement. J'ai tout de même trouvé un peu dommage, même si ça fait partie de l'humour, tous les clichés qui sont utilisés sur les brésiliens. Par exemple ils sont tous fans de foot et ils font toujours la fête. Mais est-ce vraiment le but d'un film de ce type que de réfléchir sur les clichés? L'important est surtout d'avoir pu s'amuser et je trouve que c'est réussis.

Image: allociné

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14/04/2011

The deviant strain par Justin Richards

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Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Définitivement ces livres se lisent rapidement même si ils sont écrit en anglais. Ou alors j'ai un meilleur anglais que je le croyais ce qui est tout a fait possible quoique un peu surprenant. Nous retrouvons donc le Docteur mais cette fois nous avons un troisième compagnon qui voyage avec Rose et le TimeLord. C'est, bien entendu, le fameux Capitaine Jack Harkness. L'homme aux milliers de conquêtes autant féminines que masculines, ancien membre de l'Agence du Temps et, surtout, dragueur invétéré. Et comme il ne peut pas s'en empêcher il lance le TARDIS à la réponse d'un appel de détresse. Que ce soit un prince ou un princesse peu importe le héros ne peut que partir l'aide. Les trois compagnons se retrouvent donc sur la Terre à Novrosk. Une terre glaciale, abandonnée de tous avec seulement un village bordant une ancienne base militaire et une station de recherche et des dizaines de sous-marins nucléaires! Et comme nous sommes avec le Docteur il suffit qu'il mette le pied dehors pour qu'il se retrouve en face d'une section d'assaut Russe et d'un corps d'adolescent ayant perdu, semble-t-il, toute force de vie. Il semble qu'un vampire chasse aux alentours de Novrosk.

Le dernier tome m'avait particulièrement surpris même si l'intrigue n'était pas forcément très intéressante. Celui-ci m'a plutôt déçu. Je n'ai pas trouvé l'intrigue particulièrement intéressante d'autant plus que j'avais compris certaines choses bien avant qu'elles soient écrites. Dommage pour le premier tome que j'aie lu qui se déroule ailleurs qu'en Angleterre. Ce qui est assez rare dans le cas de Doctor Who dont les aventures sont assez restreintes géographiquement alors qu'il possède un vaisseau capable de se déplacer n'importe ou. Mais ce qui m'a le plus déçu c'est le traitement des personnages et surtout celui de Jack. Le Docteur et rose ne m'ont pas convaincu mais j'aurais pu passer outre. Mais Jack n'est pas celui auquel je m'attendais. Je vois ce personnage comme optimiste mais aussi vantard et dragueur. Bien que l'on ressente une certaine dose d’optimisme et de vantardise ils ne sont pas assez soulignés. Mais, surtout, on oublie totalement l'aspect dragueur de Jack. A mon avis c'est comme si on oubliait d'offrir une cape rouge au chaperon. Enfin, je n'ai trouvé l'humour que l'on peut avoir dans les tomes précédents. Bref, c'est, actuellement, probablement le plus mauvais tome que j'aie lu si je ne compte pas les quick reads.

Image: BBC

10/04/2011

Une histoire du corps au moyen âge par Jacques le Goff et Nicolas Truong

Titre: Une histoire du corps au moyen âgev_book_170.jpg
Auteurs: Jacques le Goff et Nicolas Truong
Éditeur: Liana Levi 2003
Pages: 196

J'ai emprunté ce livre par curiosité car je ne savais pas vraiment si il me plairait. Cependant les recherches sur le corps donc la manière d'être en société m'intéressent tout de même un peu. Comme le disent les auteurs, l'histoire n'est pas désincarnée elle se fait à travers le corps humain qui est le réceptacle de différentes pratiques sociales aussi diverse que manger, dormir ou encore procréer. Le corps est civilisé par la société. Civilisé dans le sens ou les pratiques sociales d'utilisation du corps sont apprises et codifiées. Ainsi, il ne va pas de sois que l'on utilise une cuillère, que l'on marche avec des chaussures ou que l'on fasse du sport. Au contraire, ces pratiques sont les témoins d'une certaine société et de normes que l'on peut analyser de manière historique. Dans ce cas les auteurs, dont l'un est largement connu, s'intéressent au corps dans le cadre de la société du moyen âge.

Les auteurs analysent donc les pratiques des hommes et femmes du moyen âge selon différents thèmes. Ceux-ci concernent aussi bien la médecine, la vie et la mort que la nourriture, la beauté  et le sport et même les utilisations métaphoriques de celui-ci. Les différentes analyses et synthèses que les auteurs nous offrent dans ce petit livre nous mène à comprendre le corps médiéval comme tiraillé par deux tendances antagonistes. D'un coté le corps humain est avili, considéré comme source de pêché, et doit être rigoureusement contrôlé voir nié. C'est dans ce cadre de pensées que le carême et les flagellations naissent. Il convient de réfléchir avant tout à son âme dont le corps n'est que le porteur temporaire. Mais il y a aussi la pensée du carnaval, pour reprendre les propos des auteurs, qui implique une certaine jouissance du corps. En effet, le moyen âge connaît aussi le début de la gastronomie et de la mode. Les individus sont, donc, tiraillés entre ces deux conceptions antagonistes dont l'une est portée par l’Église.

Mais quel est mon avis après avoir terminé ce livre? Il est légèrement mitigé. Je salue l'effort qui est fait d'analyser un objet qu'il n'est pas forcément facile de retrouver dans les sources. J'apprécie aussi que ce livre nous offre une analyse globale du corps médiéval. Mais je trouve que de nombreux points auraient pu être développés. J'ai eu l'impression, en effet, de n'avoir que les débuts de la réflexion et de devoir m'arrêter sur un chemin prometteur et intéressant. Ce qui m'a énormément frustré. En fait, ce livre donne l'impression, peut être injuste, d'être surtout une synthèse des travaux scientifiques récents en direction d'un plus large public. Ce qui est, bien entendu, louable mais qui implique un certains manque dans l'analyse. Bref, je cherche un peu plus.

Image: Éditeur

Sucker Punch

J'étais intrigué par ce film. J'avais vu 300 que je n'avais pas du tout aimé mais j'avais laissé passer watchmen du même réalisateur. J'étais donc un peu curieux bien que très réticent quand je suis allé voir ce film. Mais bon, il faut garder l'esprit ouvert et il y a toujours une possibilité (infime voir presque inexistante je l'admet) que ce film ait été une œuvre de génie. Bon, l'intrigue concerne une jeune femme du pseudonyme de Babydoll. Elle vient de perdre sa mère et semble avoir perdu sa sœur. De plus, son beau père fait tout pour se débarrasser d'elle et donc l'envoie dans un asile psychiatrique ou il tente de la faire lobotomiser. Babydoll ne s'avoue pas vaincue et cherche les objets qui lui permettront de s'enfuir avec l'aide de nouvelles amies. Elle lutte donc pour vaincre son beau père et l'un des surveillants de l'asile avant de perdre son identité.

Je suis obligé de l'avouer. Il a fallu que je relise les résumé du film pour pouvoir écrire ce paragraphe. Personnellement, je n'ai pas eu l'impression que ce film suivait une intrigue et je pense que, probablement, il n'y avait pas de script. Ou alors celui-ci s'est perdu quelque part et il a fallu improviser sans. Bon je ne vais pas mentir. La bande son est plutôt belle (probablement la meilleure partie du film) et l'image l'est tout autant (la seconde meilleure partie du film ce qui en dit beaucoup). Mais tout s'arrête là puisque le réalisateur semble d'être perdu dans un univers onirique qui pourrait cacher l'utilisation de substances hallucinogènes (en tout cas je ne serais pas capable de faire ce film sans). Bref, je n'ai rien compris. Non seulement le film se déroule dans trois mondes différents. Mais en plus ces mondes ont très peu de liens entre eux. J'ai surtout eu l'impression de me retrouver dans des cinématiques de jeux vidéos de combats basiques mais sans véritable imagination. Pour terminer, vous pouvez aller voir ce film pour la musique ou les images mais ne vous attendez surtout pas à en ressortir avec une histoire. A mon avis, ce film ne vaut pas l'argent qu'il faut mettre pour entrer dans la salle.

Image: Site officiel

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11:52 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sucker punch | | | |  Facebook

08/04/2011

Sans identité (unknown)

J'ai hésité avant d'aller voir ce film. L'intrigue avait l'air très intéressante mais les critiques de spectateurs que j'avais lue n'étaient pas vraiment en sa faveur. Mais bon, puisque l'on n'est jamais aussi bien servi que par sois-même autant me faire ma propre idée n'est-ce pas? Nous suivons, dans ce film, le professeur Harris et sa femme. Deux américains en voyage à Berlin pour participer à une conférence scientifique qui inclut les plus grands scientifiques en bio-technologies de l'époque sous l'égide d'un prince arabe. La rumeur dit que cette conférence connaîtra une annonce fracassante pour l'avenir de la bio-technologie. Mais le professeur a oublié l'une de ses valises à l'aéroport et alors qu'il prend un taxi pour la chercher il est victime d'un grave accident. Il se réveille de son coma quatre jours plus tard et cherche immédiatement sa femme. Il retrouve celle-ci en présence d'un autre homme qui affirme être le vrai professeur Harris. Tandis que notre héros se pose des questions sur son identité il est victime d'une tentative de meurtre. Alors qui veut le tuer et pourquoi prendre sa place et pourquoi sa femme agit-elle comme si il était un inconnu? Si, bien entendu, il est bien le professeur Harris.

Je dois bien l'avouer: je me suis fait avoir. Le début du film crée une intrigue que j'ai trouvé très prenante. Ce n'est pas forcément quel est de qualité mais elle pose une question importante et intéressante. Qu'est ce que l'identité? En effet, le héros tente difficilement de prouver qui il est. Mais il se demande aussi si il est vraiment qui il croit être. Cette recherche ne peut que conduire n'importe quel individu aux portes de la folie. La question est donc comment savoir qui l'on est lorsque personne ne confirme son identité? J'avoue donc m'être laissé prendre par cette intrigue mêlant la folie à la conspiration. Il est dommage que celle-ci tente facilement après que la vérité soit dévoilée. Ce qui laisse la place à une fin de film très conventionnelle à laquelle je ne crois pas. Mais peut être suis-je trop pessimiste envers la nature humaine?

Mais je me suis aussi intéressé à un point central, bien que traité d'une manière secondaire, du film. Ce point concerne le droit des brevets sur les plantes. En effet, on sait que certaines entreprises affirment avoir un droit (très contestable) sur le vivant. Ce qui implique qu'elles puissent contrôler les semences et obliger les cultivateurs à utiliser tel ou tel produit. A mon avis, c'est un danger bien plus important que l'aspect médical des OGM et qui manque singulièrement de communication. Ce film nous offre un scientifique et un mécène qui font le contraire. Au lieux de breveter des recherches et des semences ils décident d'ouvrir les résultats à tous. Étant un adepte du libre je ne puis qu'apprécier un tel message. En effet, la communication libre de résultats scientifiques n'est pas que favorable à la science. Elle est aussi très importante pour la société.

Image: Site officiel

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11:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sans identité, unknown | | | |  Facebook

Winner takes all par Jacqueline Rayner

Titre: Winner takes alldrwhowinner-4pc.gif
Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 245

Ce n'est pas souvent que Rose rentre voir sa mère mais quand Rose apprend que sa mère a gagné à la loterie elle ne peut que passer faire une petite visite pour fêter l'évènement. Rose et le Docteur reviennent donc à Londres de nos jours pour découvrir que la loterie à laquelle Jackie a gagné n'offre pas des millions mais des objets. Principalement un nouveau jeu vidéo et des voyages. Ce nouveau jeu est devenu la nouvelle mode du quartier et tous ceux qui peuvent essayent de réussir à le terminer pour gagner le grand prix offert à celui qui réussira à atteindre la fin du jeu. Mais il semble que ces consoles ne soient pas ce qu'elles semblent être. De plus, il semble que certaines personnes se mettent à disparaître après avoir gagné ces voyages. Ou vont-ils et quel est le véritable but du jeu Death to the Mantodeans? Pour le savoir le Docteur et Rose devront se s'offrir une confiance aveugle.

Je l'ai déjà souvent dit, ces petits livres ne sont pas forcément bon ni adéquat pour des personnes qui ne connaissent pas la série (donc vous savez quoi faire: louez les DVD, regardez BBC1 ou n'importe quoi mais regardez Doctor Who!). Étonnamment ce tome est probablement le meilleur que j'aie lu jusque là mais aussi celui qui serait sûrement le moins intéressant pour un non-connaisseur. En effet, c'est la première fois que j'ai vraiment eu l'impression de trouver le Docteur et Rose en face de moi. Bien entendu, les autres tomes nous offrent les même personnages avec des caractères proches. Mais j'ai l'impression, très subjective, que celui-ci nous permet de vraiment observer la relation entre les deux héros. Non seulement ils se lancent des piques ironiques comme dans la série mais, en plus, c'est la première fois que l'on voit vraiment l'affection que le Docteur porte à Rose dans la série. Une affection qui pourrait le conduire être violent. C'est un autre aspect du Docteur qui apparaît dans ce tome: une forme de capacité de violence très intense. L'intrigue en elle-même est assez intéressante bien que l'on puisse la comprendre relativement facilement sans faire trop d'effort. bref, à mon avis, c'est la psychologie des personnages qui permet à ce livre d'être si bon. Ce qui est assez étrange quand on sait que j'ai considéré le quick read de la même auteure (The Sontaran games) comme l'un des moins bons!

Image: BBC

 

07/04/2011

La décadence sécuritaire par Gilles Sainati et Ulrich Schalchli

Titre: La décadence sécuritairearton212.jpg
Auteurs: Gilles Sainati et Ulrich Schalchli
Éditeur: La Fabrique
Pages: 105

Pour ceux qui ne s'en seraient pas déjà rendu compte j'ai un intérêt particulier pour les sujets concernant la surveillance et le contrôle des citoyens. Que ceux-ci soient menés par l'état ou des organismes privés. Ce livre concerne la mise en place d'une forme de surveillance et de criminalisation des citoyens au nom de la sécurité. Il est écrit par deux anciens secrétaires du syndicat de la magistrature française ce qui explique, probablement, certaines caractéristiques de ce livre. Ces deux auteurs tentent, donc, de nous brosser le tableau des différentes réformes de la justice qui ont été menées en France. Mais ils font aussi le lien avec une doctrine nord-américaine qui considère que tout acte potentiellement criminel doit être puni fortement pour éviter une supposée extension de ces actes.

Bref, après une introduction et un tableau historique de la doctrine répressive nord-américaine les deux auteurs nous donnent les effets de ces réformes. Celles-ci, considérant qu'un acte doit être puni sans délai, mettent en place un système judiciaire bureaucratisé qui viole largement certains points fondamentaux de la démocratie. Non seulement la séparation des pouvoirs est mise en péril à cause du contrôle massif de l’exécutif sur les magistrats et la police mais, en plus, les procédures sont accélérées en coupant court aux possibilités d'examens contradictoires et d'une partie des droits de contestation. De plus, la culture du résultat, qui implique financement, implique la police et les magistrats doivent réussir à régler le plus d'affaires avec le moins de temps possibles. Il devient donc de plus en plus difficile de mettre en place une enquête de longue durée sur un crime compliqué alors que l'on peut résoudre quinze affaires mineurs par jours sans trop d'efforts. Mais, bien entendu, sans réussir à vraiment rendre justice.

A la fin de ce livre on peut considérer que la démocratie et la justice semblent voir été oublié au nom d'un idéal de sécurité qui implique le droit de contrôler tous les citoyens. Mais il n'y a pas que cela. Derrière ce contrôle se cache une cible: les classes dites dangereuses. Celles-ci sont, en effet, de probables contestataires violents qui pourraient créer de larges problèmes à la société actuelle. Il est donc nécessaire d'empêcher que ces classes puissent se révolter d'une manière violente en réprimant tout acte possiblement criminel de celles-ci sans, pour autant, aller à la source du problème. Il est d'ailleurs révélateur que les élites ne soient pas soumises aux réformes menées. Cependant, le lecteur pourrait se sentir frustré dans sa lecture. En effet, les auteurs ne font souvent que mentionner certains cas exemplaires alors que l'on souhaiterait une analyse plus poussée. De plus, le livre manque singulièrement de références scientifiques et médiatiques ce qui nuit à sa crédibilité. Il serait donc souhaitable d'entreprendre un véritable travail de recherche sur le sujet.

Image: Éditeur

18:34 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : securite, surveillance, police, justice | | | |  Facebook

03/04/2011

The Monsters Inside par Stephen Cole

Titre: The Monsters Insidedrwhomonsters-4pc.gif
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Et c'est reparti pour le Docteur! Oui, je continue mon exploration des aventures de l'extraterrestre anglais le plus célèbre du monde. Ce second épisode des nouvelles aventures romancées du Docteur prend place juste après le premier livre. Cette fois-ci le Docteur emmène Rose sur sa première planète alien. Une planète qui orbite autour de trois étoiles. Parfait pour bronzer comme le dit très justement Rose. Mais les choses ne sont pas ce qu'elles semblent puisque les magnifiques montagnes que l'on voit au loin sont, en fait, des pyramides construites par des forçats. En effet, le Docteur et Rose se trouvent dans le système Justicia. Une gigantesque prison à l'échelle d'un système solaire dont personne n'a jamais pu s'échapper et qui concentre les populations carcérales de l'Empire Humain entier! Nos deux héros seront très rapidement capturés et séparés. Le Docteur est envoyé dans une prison spéciale pour aliens dans laquelle il devra offrir ses connaissances technologiques alors que Rose est enfermée dans une prison pour adolescentes. Tandis que les deux cherchent à s'échapper pour se retrouver ils découvriront qu'une gigantesque manipulation pourrit au centre de Justicia. Des ennemis impitoyable attendent dans l'ombre l'heure parfaite pour dévoiler leurs plans.

Encore une fois, pas une œuvre magistrale entre les mains mais un bon roman pour les fans de Doctor Who. Assez bon, en tout cas, pour se détendre entre deux périodes de travail ou lors de vacances à la plage voir entre deux sessions d'examens. Il ne faut tout de même pas croire que ce livre soit mauvais, bien au contraire, j'ai même mis un certains temps à comprendre réellement l'intrigue développée par Stephen Cole. Mis à part cela, j'ai aussi apprécié la manière dont le Docteur est Rose sont dépeints. On ressent vraiment l'attraction amoureuse que ressent Rose pour le Docteur et la manière dont ce dernier est lié à elle. De nombreuses scènes nous permettent de le voir dont, par exemple, la manière que le Docteur a de rattraper Rose dans ses bras. Le livre est aussi remplis de références à la série. Par exemple le fameux badwofl ou encore le "Take me to your leader"lancé par un Docteur rieur. Bref, encore une aventure pleine d'exploits et d'humour pour le Docteur.

Image: BBC books

l'Agence (the adjustment bureau)

Il y a pas mal de temps que je n'avais pas été au cinéma il fallait bien que je répare cette erreur. Pour cela je suis allé voir le nouveau film de Matt Damon (un acteur que l'on voit de plus en plus souvent dans des rôles titres) nommé l'Agence. Il faut savoir que ce film a été écrit selon une des nombreuses nouvelles écrites par Philip K. Dick. Un auteur dont il faudra que je me plonge dans l’abondante œuvre un de ces jours. C'est aussi l'un des auteurs qui a connu le plus grand nombre d'adaptation de ses œuvres au cinéma (bien que parfois l'adaptation soit très libre).

Matt Damon est donc, dans ce film, un brillant et jeune politicien, David Norris, en route vers la gloire et le prestige car il gagne de nombreuses élections avec un style très particulier. Bon, même si c'est un gagnant il a tout de même perdu sa dernière élection à cause de frasques de jeunesse. Alors qu'il préparait son discours dans les toilettes de l’hôtel il rencontre une jeune femme qui s'y cache. Le coup de foudre est immédiat et les deux personnages sont convaincus qu'ils doivent passer leur vie ensemble. Mais, la jeune femme disparaît dans les escaliers de l'immeuble alors que David Norris fait son discours. Il ne devait jamais la revoir. Mais, un matin, un heureux hasard le fait la rencontrer dans le bus alors qu'il part au bureau. Ce même hasard le fait arriver dix minutes en avance à son travail ce qui lui permet de voir en action les membres de l'Agence. Il apprend, donc, quels sont les buts et moyens de cet Agence et que, surtout, il ne peut ni ne doit lutter contre elle. Pour Norris il faudra donc choisir: se battre pour l'amour ou accepter le plan?

Je pense que même un novice comme moi en ce qui concerne Philip K. Dick peut se rendre compte que ce film contient clairement certains des thèmes de cet auteur. Ce n'est pas seulement une histoire d'amour romantique entre deux personnes faites l'une pour l'autre. C'est un film sur le libre arbitre. Est-ce que nous possédons celui-ci ou est-ce que nous avons l'impression de l'avoir alors que nous ne faisons que suivre un plan prédéfinis (que ce soit par nous même ou par d'autres). C'est aussi un film sur l'humanité. Quel est le plus important dans l'être humain? La raison telle quelle est défendue par les membres de l'Agence. Une raison froide mais qui permet d'améliorer le futur? Ou alors est-ce que l'être humain est aussi fait d'émotions qui, bien que destructrices par nature, permettent de donner un vrai sens à la vie? Mais on peut apprécier ce film sans se poser ces questions. C'est aussi un bon film d'amour avec de nombreuses scènes drôles et belles. Que ce soit le soir du discours de défaite ou alors dans une rue tandis que Norris court après la femme de ses rêves. Personnellement, j'ai apprécié ce film.

Image: site officiel

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10:34 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agence, philip k dick | | | |  Facebook

01/04/2011

Citoyens sous surveillance. La face cachée d'internet par François Fortier (traduction de Virtuality Check)

Titre: Citoyens sous surveillance. La face cachée d'internet (Virtuality Check)t069.jpg
Auteur: François Fortier
Traducteur: Danielle Collignon
Éditeur: Ecosociété 2002 (Verso 2001 édition originale)
Pages: 128

Les influences et les significations politiques que les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont sur la société est un thème qui me tient particulièrement à cœur et qui explique pourquoi je suis tenté de supporter le parti pirate. Il ne m'a donc pas fallu un temps de réflexion très long avant de me décider d'emprunter cet ouvrage. Celui-ci est, selon l'auteur, tiré de la thèse qu'il écrite entre 1991 et 1996 à York. Le livre datant du début du millénaire il est facile, et logique, d'observer qu'il date un peu vu le nombre de changement qu'a connu l'internet entre temps. Mais cela ne veut pas dire que les conclusions et appréhensions de l'auteur ne soient pas encore d'actualité voir exacerbée quand on examine les dernier changements.

Ce livre est structuré en trois chapitres sans compter l'introduction et la conclusion. Le premier permet à l'auteur de définir deux concepts importants: la société civile et les technologies de l'information et de la communication. Ce chapitre sert aussi à l'auteur pour présenter les différents courants qui ont analysé ces TIC et leurs caractéristiques. Alors que certains oublient totalement l'aspect politique et social des TIC d'autres, donc le courant dans lequel s'inscrit l'auteur, considèrent que les TIC sont non seulement inscrit dans la société mais, plus encore, sont les supports d'une certaine idéologie politique et, donc, ne sont pas neutres. Le troisième chapitre tente, lui, de trouver des moyens d'utiliser les TICs dans une autre perspective que l'idéologie libérale qui en sont constitutifs. L'auteur milite donc pour une réappropriation par les citoyens eux-même, et non une élite, de ces outils selon leur propres besoins et non ceux que l'on pense qu'ils pourraient avoir.

Le second chapitre, le plus long des trois, examine quatre aspects problématiques des TICs. Le premier de ces aspects est le contrôle qui est imposé aux travailleurs par l'utilisation des TICs. Non seulement ceux-ci perdent leurs capacités d'arguer de compétences propres, maintenant utilisable via les machines, mais en plus ils perdent l'autonomie de leur temps puisque les TICs permettent de contrôler l'utilisation qui est faite du temps de travail (le pointage) voir, même, du temps de loisir (voir un article très intéressant sur le portail des quotidiennes qui montre que les cadres sont aussi victimes de cet aspect: Smartphone ou l'esclavage moderne). Le second aspect concerne l'information. François Fortier fait le constat, déjà connu avant lui, que les médias sont de plus en plus condensés en quelques groupes monopolistiques qui sont capable de contrôler très largement l'information. Mais internet semble rendre ce processus encore plus rapide et plus complet en contrôlant non seulement l'information mais aussi les médiateurs de cette information que sont les télévisions, les téléphones et l'internet. Cet aspect montre que l'internet, loin d'être cette ouverture vers les opinions de tous les citoyens, a tendance à être de plus en plus cadré et les opinions non-orthodoxes ostracisées.

Dans un troisième temps l'auteur nous montre que les citoyens sont aussi de plus en plus surveillé par les entreprises. Au nom de l'information pertinente et du marketing les entreprises s'arrogent le droit de surveiller et de constituer des dossiers personnels sur leurs clients qu'ils revendent ou utilisent pour cibler leur ventes. Le citoyen perd, donc, le contrôle de sa vie privée qui est archivée, analysée et commercialisée au nom du libéralisme. Enfin, et en lien avec l'exemple précédent, l'auteur analyse les contrôles que l'état, mais aussi certains groupes privés, tente d'instituer sur l'internet. Au nom d'une lutte légitime contre une forme de criminalité et contre la pédophilie et, moins légitime, la défense des droits d'auteurs les dispositifs de filtrage des contenus et de surveillance des citoyens se multiplient et deviennent de plus en plus complexes. Pire encore, ce ne sont pas les fournisseurs qui sont criminalisés mais les receveurs qui, je le concède pas toujours, ne sont pas forcément avertis du caractère illégale de leur activité. Au nom d'une défense de certains intérêts on criminalise un citoyen de moins en moins conçu comme innocent jusqu'à preuve du contraire.

Au final, j'ai été convaincu par les thèses avancées par l'auteur. Bien que l'ouvrage puisse souffrir d'un manque de développement il est compensé par une rigueur de l'analyse et des références. Je suis donc parfaitement satisfait de ma lecture et je considère que ce livre devrait connaître une diffusion plus vaste à cause des problématiques qu'il soulève. Donc le monde actuel qui connaît une diffusion énorme des TICs mais aussi une hausse considérable des appareils de répressions, de surveillance ou de contrôle du citoyen je trouve étonnant que ce type d'analyse, même si c'est pour la contester scientifiquement, n'est pas plus nombreuses. Cet ostracisme d'un sujet important dans notre société actuel est dommageable non seulement à la compréhension scientifique des outils d'informations et de communications mais aussi, et surtout, au débat politique et de la société civile sur l'utilisation favorable ou non envers les citoyens de ces même outils.

Image: Site de l'éditeur