30/05/2011

Wetworld par Mark Michalowski

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Auteur: Mark Michalowski
Éditeur: BBC 2007
Pages: 245

Le Docteur et Martha sont en route pour prendre le déjeuner. Mais il y a une incompréhension, Martha pense que le Docteur l’emmène à New York dans l'un des restaurants les plus luxueux du monde alors que le Docteur est convaincu que Martha a compris qu'il parlait d'une autre planète remplie d'aliens. Mais bon, aucun des deux n'aura l'occasion de s'expliquer puisque, encore une fois, le TARDIS décide de s'en mêler en atterrissant sur la planète Sunday qui vient d'être colonisée par quelque centaines d'humains. Bon, atterrir n'est pas vraiment le bon mot puisque le vaisseau du Docteur s'enfonce presque immédiatement dans un marais laissant le Docteur à l'extérieur et Martha seule à l'intérieur dans une splendide robe. Le temps que le Docteur trouve de l'aide Martha aura réussi à se faire enlever et le Docteur réussira à trouver que des événements étranges se déroulent sur Sunday. Des événements qui impliquent des loutres et une hausse de leur intelligence.

Encore une fois, un tome que j'ai plutôt apprécié. Il faut dire que le Docteur semble toujours aussi bien décrit et que cela fait beaucoup pour me donner une bonne impression. Ainsi, le livre est constellé de répliques doctoresques suivies d'une forme plus ou moins élevée d'incompréhension de la part des gens qui l'environnent. Je trouve aussi que l'aspect très peu modeste de ce cher Docteur est très bien mis en avant (au cas ou certains ne l'avaient pas remarqué). Sinon, j'ai apprécié l'idée de l'alien que je n'avais jamais vue nulle part. Ce monstre qui utilise l'intelligence des animaux en créant une forme de réseau est très intéressante. Pour ne rien changer Martha, par contre, est toujours aussi inutile et accompli gaffes sur gaffes en brisant la couverture du Docteur. Heureusement, personne n'a le temps de demander à ce dernier de se justifier. Bon, il y a quand même deux trois moments ou cette chère Martha est utile mais c'est rare.

Image: BBC

27/05/2011

Pirate of the Caribbean: On Stranger Tides

Il y a très longtemps que l'on sait que ce quatrième volet allait voir le jours. Ce qui n'a pas manqué de créer quelques réactions sceptiques alors que deux acteurs principaux quittaient la franchise. Bon, on peut aussi rester optimiste quand on sait que Johnny Depp restait pour interpréter le rôle du capitaine jack Sparrow. Ce dernier se retrouve, encore une fois, sans bateau ni équipage. De plus il devrait être pendu pour piraterie à Londres. Bien entendu, il réussit à s'échapper ce qui donne lieu à quelques cascades tout a fait signe de ce cher Sparrow! Dans le même temps, Jack apprend qu'un imposteur essaie de recruter un équipage en se faisant passer pour lui. Bien sur, notre capitaine va enquêter et se retrouver embarqué dans une quête à la recherche de la Fontaine de Jouvence dans l'équipage du pirate le plus craint de tous: Barbe Noir. Mais ils ne seront pas seuls. Le roi d'Espagne et le roi d'Angleterre, à l'aide de Barbosa, comptent aussi atteindre la fameuse fontaine.

Heureusement que Jack est là! Il est vrai que les trois premier films reposaient exclusivement sur ce personnage et que, sans lui, cette quatrième partie aurait sûrement été un échec. Je ne veux pas dire que les autres personnages ne sont pas intéressant. Barbe Noir est inquiétant, sa fille est un bon mixe entre un pirate et une nonne. A coté de ces deux là nous avons l'ecclésiastique pur et généreux qui, bien entendu, essaie de raisonner Barbe Noir. Bref, des personnages intéressants mais assez peu développés à mon avis. Mis à part cela, les aventures, pour une fois, se déroulent mois sur la mer que dans la jungle. Ce qui n'empêche pas de continuer à utiliser les vieilles ficelles: des combats à l'épée entrecoupé de trahisons et de surprises. D'ailleurs, les cascades, autant physiques et discursives, de Jack fonctionnent tout aussi bien.

Image: allocine

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11:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pirate des caräibes, jack sparrow | | | |  Facebook

26/05/2011

Sick Building par Paul Magrs

Titre: Sick BuildingDrWho-SickBuilding_125.jpg
Auteur: Paul Magrs
Éditeur: BBC 2007
Pages: 243

Cette fois le Docteur ne peut rien faire. En effet, rien n'a jamais réussi à échapper aux Voracious Craw. Ces êtres sont non seulement gigantesques mais aussi affamé et capable de détruire une planète entière. L'un de ces êtres colossaux se trouve sur une planète habitée par une seule famille. Mais le Docteur pense tout de même qu'il faut les prévenir au cas ou ils ne seraient pas au courant du danger. Mais Martha et le Docteur se retrouvent au milieu d'une famille des plus étranges. Ils sont au courant oui mais ils ne se préparent pas. Ils continuent de vivre dans leur maison parfaite et luxueuse entouré de robots. Mais ces derniers ne sont-ils que des robots ou leur sophistication leur a-t-elle permis de réfléchir par eux-même? Dans ce cas il n'est pas forcément intelligent de les utiliser pour les abandonner. Dans le même temps, l'influence du Voracious Craw se fait de plus en plus sentir sur les appareils électroniques de la maison mettant en danger tous ses occupants.

Rien de tel que de vivre dans le luxe et l’opulence servit par des robots sur une immense propriété n'est ce pas? Ce n'est pas ce que le Docteur pense. Et ce livre nous montre comment le luxe de ne rien faire peut mener à la paresse. Une paresse telle qu'elle aboutit à un manque d'esprit de survie et même d'initiative. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai apprécié ce tome. La seconde étant l'aspect dangereux de la maison même. Que faire lorsque sa propre demeure se retourne contre sois? C'est ce que nous observons se dérouler dans ce tome sans trop de surprises. Mis à part ces deux points j'ai apprécié les différentes références à la série. En particulier les pensées de Martha, un peu résignées, concernant Rose.

Image: BBC

25/05/2011

Forever Autumn par Mark Morris

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Auteur: Mark Morris
Éditeur: BBC 2007
Pages: 245

Dans une petite ville des États-Unis juste avant Halloween des enfants creusent au pied d'un arbre très ancien. Ils en sortent un livre qui semble être doué d'une vie propre et le lisent à haute voix. Au même moment, le TARDIS enregistre un pic d'énergie alien dans la même ville. Martha et le Docteur partent, donc enquêter. Ils arrivent dans une ville remplie d'une brume verte qui semble rendre tout le monde susceptible. Il apparaît que cette brume a un effet sur le psychisme des personnes. Le Docteur et Martha observent aussi de nombreux évènements étranges comme des feuilles semblant avoir forme humaine et des chats agissant bizarrement. Il semble qu'une forme ancienne agisse en secret sous la ville et utilise une science si antique qu'elle ressemble étrangement à de la magie.

J'ai été très agréablement surpris par ce tome. En effet, une petite ville américaine, l'aube de la fête des morts, une brume verte et un grimoire ancien tout cela autour d'aliens à tête de citrouilles. On pourrait penser que l'auteur en fait trop dans l'atmosphère et que cette dernière est un peu classique. Mais tout ceci marche très bien. Il faut dire, aussi, que la personnalité du Docteur fait beaucoup pour le plaisir de la lecture. On retrouve presque le Docteur joué par Tennant qui adore les bananes et qui utilise des mots un peu étrange. A coté de lui, Martha semble continuer à prendre un peu d'intérêt même si elle continue de jouer son rôle éternel d'otage pendant quelques pages. Au moins, pour une fois, elle est utile! J'ai tout de même compris rapidement la forme que prendrait l'attaque des aliens mais elle reste intéressante. Bref, probablement le meilleur tome qui mette en scène Martha Jones.

Image: BBC

23/05/2011

Wooden heart par Martin Day

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Auteur: Martin Day
Éditeur: BBC 2007
Pages: 247

Il semble que même l'espace le plus vide ne peut être exempt d'ennui pour le Docteur. Comme on le sait, le TARDIS a tendance à emmener le Docteur ou il peut être utile plutôt que de le laisser atterrir ou il le souhaite. Cette fois nous sommes au milieu de nul part et pourtant un vaisseau scientifique est visible. Curieux, le Docteur ne peut que souhaiter y entrer pour comprendre ce qu'il fait là. Les deux amis entrent donc dans ce qui semble être une prison scientifique. Mais tous ses habitants semblent être mort instantanément. Et pourtant, des signes de vies contradictoires sont détectés par l'ordinateur du bord. Bien entendu, le Docteur ne peut pas résister à enquêter d'autant que le TARDIS est coincé prêt de l'un de ces signes de vie. Mais quand ils arrivent près de l'endroit ou le TARDIS est censé être ils trouvent une porte avec, de l'autre coté, une immense forêt. Ils sont rapidement trouvé par un chasseur qui les emmène à son village. Un village que le désespoir a rempli puisque ses enfants disparaissent l'un après l'autre. En même temps que de tenter de retrouver les enfants le Docteur devra aussi répondre à une question: d'où vient ce monde qui n'existait pas il y a à peine quelques heures?

Après les deux déceptions précédentes ce tome est un rafraîchissement. D'autant que, pour une fois, je n'ai pas immédiatement compris l'intrigue. Alors qu'est ce que j'ai apprécié dans ce livre? Martha y est toujours autant amorphe mais elle semble commencer à penser par elle-même de temps en temps ce qui est, il faut le dire, plutôt agréable. J'ai aussi beaucoup apprécié la Dazai. En effet, il est rare qu'un personnage arrive à répondre aux remarques du Docteur. Mais ce qui est intéressant c'est le fond de l'intrigue. Au-delà de la simple lutte contre le bien et le mal l'auteur semble poser la question de la constitution du bien et du mal. Est-ce que le mal est dû à l'environnement et à la génétique ou alors implique-t-il le libre arbitre? Je suis, bien entendu, influencé par mes études et je sais que certains environnement sont plus favorables à une activité dites criminelle que d'autres. Mais, comme l'auteur, je pense que le dernier facteur, et le plus important, est le libre arbitre. Nous sommes tous inscris dans un environnement, oui, mais nous avons le choix de nos décisions. Sans cette liberté de décisions la vie n'a pas de sens. Nous ne serions que des robots sans émotions. Bref, le mal et le bien sont des constituants essentiels de la vie et s'y incarnent sous forme de décisions plus ou moins grises plutôt que blanches ou noires.

Image: BBC

22/05/2011

Savants sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944 par Nicolas Chevassus-Au-Louis

Titre: Savants sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944
Auteur: Nicolas Chevassus-Au-Louis
Éditeur: Seuil 2004
Pages: 251

Ce livre répond, semble-t-il, a un vide historiographique. En effet, selon l'auteur, les recherches sur les compromissions et résistances des scientifiques français lors de la seconde guerre mondiale et de l'occupation sont rares. Il souhaite donc créer une forme d'attention envers ce point particulier de l'histoire en écrivant ce livre. Pour cela, l'auteur offre, selon ses propres mots, un double travail. Une partie du livre est, avant tout, une recherche précise des faits en utilisant un nombre impressionnant de recherches, de mémoires ou d'archives. Ce qui lui permet, dans un second temps, d'écrire une histoire de douze scientifiques et de leurs actions lors de l'occupation durant laquelle il ne donne pas les références (celles-ci sont inscrites en fin de chapitre avec un commentaire). Pour, encore une fois, reprendre les mots de l'auteur nous nous trouvons face à un livre en trois parties.

La première se compose d'un seul chapitre sur près de 80 pages. Celui-ci permet à l'auteur de mettre en place le contexte de l'époque qu'il soit scientifique ou proche du champs scientifique. Ce chapitre est aussi l'un des deux seuls durant lequel l'auteur met en place un appareil de notes de bas de pages. Bref, en l'écrivant l'auteur nous permet de nous rendre compte de la force de la science française durant l'entre deux guerres et l'occupation. Il nous montre les choix politiques de ces derniers. Ceux-ci peuvent aussi bien fuir que rester et s’accommoder de l'occupant ou alors résister ou collaborer. L'auteur nous montre aussi comment le champs scientifique français a été touché par les réformes et les lois anti-juives.

La seconde partie se compose d'une douzaine de chapitres. Chacun de ceux-ci présente un événement ou un scientifique particulier. Ce qui permet à l'auteur de nous montrer quels ont été les différentes réactions face à l'Allemagne. Que ce soit l'opportunisme, la résistance relative et remise en question d'un Jolliot ou la collaboration d'un Georges Montandon. Mais ce que nous montrent ces chapitres c'est surtout une forme d’accommodation face à l'occupation. Les scientifiques tentent de faire leur métier et de garder un certains prestige à la science française tout en essayant de ne pas trop attirer l'attention des forces occupantes. Dans le même temps, le gouvernement de Vichy essaie de contrôler la science et de la réformer en créant de nouveaux instituts qui furent gardé après la Libération.

Enfin, le dernier chapitre et aussi la dernière partie tente d'expliquer pourquoi les scientifiques ont été aussi peu atteint par l'épuration d'après guerre. En effet, selon l'auteur, contrairement aux écrivains, les scientifiques furent rarement atteint par la justice et il n'y eut pas de débats aussi intenses qu'entre les écrivains. L'explication semble se trouver dans l'autonomie du champs scientifique. Alors que les écrivains ont été mis au service de l'occupant et de Vichy d'une manière intense les scientifiques ont été délaissé par l'occupant. Celui-ci ayant une piètre opinion de la science française. De plus, les réformes de Vichy en vue de contrôler la science française semble avoir toutes échoués. Donc, même si certains hommes de sciences étaient très proches des nazis et de Vichy, il n'y eut pas une collaboration aussi importante vis à vis de l'opinion publique mais plutôt une accommodation plus ou moins forte. Les résistants et les collaborateurs ne furent que relativement rare chez les scientifiques.

Mon avis sur ce livre est positif. L'auteur, cela se sent, a lu une grande partie de la littérature disponible sur le sujet et sur l'époque et en fait une large utilisation pour prouver ses propos. La lecture est, de plus, très agréable. Je trouve que le sujet est particulièrement intéressant et j'ai beaucoup apprécié les explications de l'auteur sur le rapport particulier des scientifiques avec l'occupant et Vichy. Je suis, personnellement, pas loin d'être convaincu par les positions de l'auteur. Mais j'ai, tout de même, des critiques. La première c'est que certains points auraient pu être largement décrit plus en profondeur. En fait, les douze chapitres bibliographiques auraient pu devenir un livre entier dans lequel on aurait examiné d'une manière plus précise les événements. Ce livre n'ayant qu'un but synthétique et une vue large sur les événements ce n'était, évidemment, pas possible de développer autant les recherches. J'ai, tout simplement, été frustré et je souhaite en savoir plus ce qui est aussi un but de l'auteur. Le second point c'est que, bien que je le comprenne, je n'aime pas l'idée de noter les références en fin de chapitres. Je préférerais les rencontrer directement dans le texte sous formes de notes de bas de pages ce qui me permettrait de savoir ce qui a été utilisé à quel moment. Mais ce n'est qu'un détail et mon avis sur ce livre reste favorable d'autant que l'auteur permet de mieux connaître un aspect oublié de l'occupation.

Image: Éditeur

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21/05/2011

The Eagle (l'aigle de la neuvième légion)

J'étais partis pour aller voir le nouveau pirate des caraïbes mais, finalement, j'ai assisté à une séance de The Eagle. Ce film m'intéressait de loin comme un moyen de passer une bonne soirée mais je ne pensais pas y trouver plus. L'histoire prend place en Bretagne alors qu'un nouveau commandant prend ses fonctions dans un fort de province. Mais ce commandant n'est pas n'importe qui. C'est Marcus Aquila (dont je ne me rappelle plus le troisième nom) fils de l'homme qui a perdu la neuvième légion et l'aigle de cette dernière. Un événement qui aurait mené l'empereur Hadrien à souhaiter la construction du fameux mur qui porte son nom. Marcus ne passe pas une journée dans ce fort qu'il sauve déjà ses hommes en les préparant face à une attaque qu'il pensait probable. Ceci lui permet de récolter les honneurs pour lui et sa légion mais aussi d'être demis de ses fonctions à cause de ses blessures. Alors qu'il se remet peu à peu de ses blessures il fait la connaissance d'un esclave avec lequel il décide de partir au nord du mur d'Hadrien pour trouver les traces de son père et de l'Aigle ce qui lui permettra, enfin, de retrouver l'honneur de sa famille.

Si il y a une chose de positive à dire sur ce film, et en paraphrasant une amie, c'est que les acteurs marchent bien. Les premier plans sont principalement des scènes lors desquels on découvre les soldats romains qui marchent plus ou moins rapidement tout en combattant de temps en temps. Pour parler de ceux-ci, ils sont, à mon avis, bien fait. Non seulement on retrouve l'équipement romain qui semble réaliste (je ne suis pas qualifié pour en juger) mais aussi les différentes tactiques comme la très célèbre tortue. Mis à part cela on retrouve aussi de superbes paysages qui ne peuvent que donner envie de voyager dans les highlands à la suite des deux héros. Les habitants de ce pays sont aussi très réussis.

Cependant, mis à part la qualité de passer le temps d'une manière sympathique, j'ai surtout trouvé ce film risible. Mais qu'est ce qui est si drôle? Outre certains comportements un peu étrange des deux héros qui sont, parfois, un peu bête j'ai surtout beaucoup rit envers un message important de ce film. Car, oui, il y a un message. Et celui-ci c'est que le combat, l'armée, sont des lieux d'honneurs dans lesquels on peut voir qui est un homme et qui ne l'est pas. Ainsi, non seulement on s'y moque des politiciens mais on ajoute de vieux légionnaires qui tentent de retrouver leur honneur en mourant au combat par honte de leur ancienne fuite. On trouve deux héros liés par un serment mais aussi, et surtout, par le destin de leurs pères respectifs et qui cherchent tout deux une forme de liberté dans l'honneur. Bref, l'honneur c'est bien. On pourrait presque y greffer une message en faveur de la conscription volontaire suivi d'une ode à la beauté du combat et de la mort sous l’étendard de son pays.

Image: site officiel

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20/05/2011

La conquête

Rien que la bande annonce annonçait des répliques cultes. De plus, comment résister, en tant qu'étudiant en science politique, à l'idée d'un film sur la montée au pouvoir de l'un des présidents les plus puissants dans le monde médiatique (même si il ne possède pas ces médias comme c'est le cas pour Berlusconi). Dès que le rideau s'ouvre le film est annoncé. Ce n'est pas la trajectoire d'un homme politique standard qui sera montrée mais celle d'un homme qui utilise et contrôle les médias pour réussir. Le générique nous offre, donc, les noms des acteurs incarnant les différents personnages politiques sous le crépitement des flash des appareil photographiques. Celui-ci se termine sur un Nicolas Sarkozy assis, seul, dans son salon en robe de chambre et essayant de joindre sa femme, Cécila, le jours de son élection à 53%. Nous aurons donc droit aux mémoires de Sarkozy lors de SA journée, des mémoires sur les luttes qu'il a menée pour en arriver à ce point et des confrontations qu'il a eu avec les membres de son propre camps, mais tout de même ennemis, que sont Chirac et Villepin.

J'ai beaucoup aimé ce film. L'un des premier points positifs que je noterais c'est qu'il n'a pas de prise de position. On observe comment deux camps opposés d'un même partis luttent l'un contre l'autre pour le pouvoir. Sous réformes se cachent les coups bas et les fausses déclarations d'amitiés comme en est témoin cette phrase de Chirac dans le film "Oui il est là. Tout va bien. Il m'a déclaré sa loyauté je ne l'ai pas cru, je lui ai souhaité bonne chance pour l'UMP et il ne m'a pas cru". Oui, un autre point que j'ai apprécié dans ce film ce sont ces petites phrases assassines. Il ne faut pas oublier que la politique est avant tout une affaire de mots. Ces mots ne sont pas anodins ils annoncent des coups, des positions tout autant que le mépris ou la loyauté. En politique, les mots sont des glaives qu'il s'agit de manier pour contrer son adversaire dans une forme d'escrime. Et ce film est constellé de ces petites phrases que l'on a pu entendre dans le cadre de l'actualité politique française.

Ce que ce film offre est, donc, un spectacle de la politique. Il nous montre que le but des politiciens n'est pas le bien commun, bien qu'ils puissent être persuadé de le défendre, mais la recherche ou l'entretient du pouvoir. Ainsi, nous observons les deux camps tout faire pour que l'autre perde son pouvoir. L'élection est dans cinq ans, et pourtant, Sarkozy commence sa compagne dès son entrée comme ministre en sachant bien qu'un candidat ne se construit pas en une nuit. Ces batailles politiques plus ou moins polies et policées sont mises à mal par un Sarkozy qui ne suit pas les règles du jeu en annonçant de façon tonitruante ses opinions et volonté. Ce qui ne peut que le rendre peu populaire pour les chiraquiens. Alors, on ne sait pas vraiment si les évènements sont réels et on ne le saura sûrement jamais. Mais je pense que ce film montre très bien comment un politicien prend le pouvoir et réussit à le gagner avant même les élections officiels. Pour conclusion je dirais que ce film illustre bien une caractéristique fondamentale du jeu politique. Celui-ci est un sport de gentlemen mais joué par des brutes.

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Image: Allocine

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10:09 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la conqête, nicolas sarkozy | | | |  Facebook

19/05/2011

The last dodo par Jacqueline Rayner

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Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC Books 2007
Pages: 247

Me revoici alors que je viens de terminer le second tome mettant en scène Martha Jones comme compagne du Docteur. Cette dernière a un peu de mal à décider ou partir quand le Docteur lui demande qu'elle est sa préférence. Il est vrai que lorsqu'on a l'univers entier à disposition il peut être difficile de faire un choix. Mais un éclair de génie illumine ses idées quand elle décide d'aller voir un dodo. Quand on possède un ami avec une machine à voyager dans le temps il est toujours sympathique d'aller voir une espèce menacée dans son environnement naturel. Oui mais le deux compagnons se retrouvent dans le musée des Derniers (traduction un peu mauvaise de Last One mais bon...) dans lequel tous les dernier exemplaires de chaque races de l'univers sont exposés en animation suspendue. Mais certaines espèces sont volées depuis quelque temps et le Docteur, bien qu'il n'aime pas l'idée de ce musée, essaiera de trouver qui est le coupable et ce avant que la directrice se rende compte qu'elle se trouve face à l'un des spécimens les plus précieux de l'univers: le dernier des Seigneurs du Temps.

Comment dire que je n'ai vraiment, mais vraiment, pas aimé ce tome tout en restant polis? Je ne sais pas ce qui m'a le plus ennuyé dans ce livre. L'idée que ce soit une sorte de journal intime de Martha ou alors la stupidité affligeante de cette dernière. Il est vrai que Martha Jones semble être l'un des compagnons du Docteur les moins appréciés et qu'elle n'est pas à la hauteur de Rose Tyler ou Donna Nobble. Mais, dans ce livre, elle est particulièrement affligeante en accomplissant gaffes sur gaffes sans rien comprendre à ce qui l'entoure. Bon, comme d'habitude, j'ai compris une bonne partie de l'intrigue à la page cent. Ce qui n'est pas habituel c'est que j'ai compris l'intrigue générale dès la page vingt! Cependant, pour laisser un point positif, j'ai bien aimé l'idée de présenter des espèces terrestres sous forme de fiches d'infos lors de la lecture. On se rend aussi rapidement compte que ce livre peut être dirigé contre les zoos qui mettent les animaux en cages pour de l'argent ou, plus généralement, contre un comportement humain un peu envahissant qui consiste à détruire ce qui l'entoure. Mais ceci est bien mince pour rattraper le reste du livre. Bref, soit je n'ai pas de chance avec Jacqueline Rayner dont je n'ai apprécié aucun des livres jusqu'à présent soit c'est l'auteure qui est en cause.

Image: BBC

17/05/2011

Sting of the Zygons par Stephen Cole

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Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC Books 2007
Pages: 248

Encore une fois le Docteur n’atterrit pas ou il le souhaite. Plutôt que l'Allemagne il se retrouve en Angleterre et plutôt que Berlin il se retrouve à Lake District en 1909. Autrement dit, très loin de la destination promise à Martha! Mais bon, on ne sait jamais et puis le paysage est beau alors pourquoi pas faire un petit tour en voiture d'époque? C'est en s'y essayant que le Docteur et Martha apprennent que tous les chasseurs du pays accourent au Lake District pour chasser un monstre qui a détruit un village entier. Le Docteur se rend vite compte que ce monstre n'est pas terrien et qu'il appartient à une race alien peu portée sur l'amour et la tranquillité. Il lui faudra donc trouver ou ils se cachent et pourquoi ils agissent aussi bizarrement.

Je l'avoue, je n'ai pas aimé ce tome. Je ne sais pas vraiment ce qui m'exaspère le plus. Peut être les manières un peu caricaturales des personnages? Peut être est-ce l'intrigue dont je pouvais voir les ficelles principales à des kilomètres (bien qu'il soit vrai que cela m'arrive souvent avec les livres Doctor Who)? Ou alors est-ce Martha qui n'est définitivement pas la compagne du Docteur que je préfère? Ou alors les aliens dont je n'aime pas trop le comportement ni la description. Pour une race intelligente je trouve qu'ils agissent d'une manière singulièrement stupide. Bref, je pense que c'est l'un des tomes que j'ai le moins apprécié jusqu'à présent.

Image: BBC

15/05/2011

"Notre ventre, leur loi!" Le mouvement de libération des femmes de Genève par Carole Villiger

Titre: "Notre ventre, leur loi!" Le mouvement de libération des femmes de Genèveartoff201.jpg
Auteure: Carole Villiger
Éditeur: Alphil 2009
Pages: 151

Je m'intéresse régulièrement au féminisme dans le cadre de ce blog. Mais je n'ai pas encore présenté de livre qui analyse un mouvement particulier de la lutte féministe. D'ailleurs, les mouvements sociaux, féministes comme non féministes, font aussi partie des thèmes qui m'intéressent. C'est pourquoi j'ai décidé de lire ce livre qui m'intéressait depuis longtemps. Cet ouvrage semble avoir tiré beaucoup d'informations du travail de mémoire de l'auteure, Carole Viliger, actuellement en train d'écrire sa thèse de doctorat. Il tente d'analyser les origines, les actions mais aussi la construction interne et la fin du MLF de Genève en une petite centaine de pages.

Nous y apprenons beaucoup de chose sur le mouvement néo-féministe en général et sur le MLF de Genève en particulier. Il apparaît que ce mouvement prend naissance dans la vague d'un renouveau mondial du féminisme qui ne lutte plus pour des droits politiques mais pour une remise en cause globale de la société. Ce qui ne peut que créer des frictions avec les anciennes militantes qui agissent d'une manière moins tapageuse. Ainsi, les thèmes de lutte du MLF concerne avant tout la sexualité et le corps féminin ainsi que la division sexuelle du travail. La lutte en faveur de ces thèmes se font sur le ton de la dérision et de l'humour mais aussi par des actions plus spectaculaires. Ainsi, les militantes n'hésitent pas à perturber des congrès ou des colloques de médecin ou à occuper des locaux voir des bureaux administratifs. Mais il ne faudrait pas croire que le mouvement est exempt de problèmes. Non seulement il doit faire face à une division interne sur les méthodes d'action et à des attaques externes mais il doit aussi se poser la question de la manière dont il traite ses militantes lesbiennes. Cette problématique semble avoir conduit à une forme de scission dans le MLF. De plus, après dix ans le mouvement s’essouffle et laisse la place à un féminisme plus institutionnel et moins révolutionnaire.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Il est très bien écrit ce qui permet de le parcourir avec plaisir sans s'ennuyer en apprenant énormément de choses sur le MLF. De plus, j'ai beaucoup apprécié l'aspect critique envers le fonctionnement interne du MLF de Genève qui permet de se rendre compte qu'il n'est de loin pas parfait et absent de formes de dominations interne. J'ai tout autant apprécié que le livre soit constellé de tracts et de caricature écrites par le mouvement. En effet, voir les sources permet de se rendre compte de leur style et leur ton ainsi que de savoir comment elles sont véritablement. Ce que nous ne pouvons pas avoir avec de simples citations. Je suis aussi très favorable envers la démarche de l'auteure. En effet, aux cotés des sources écrites elle met en place des sources orales qui lui permettent de préciser certains points. C'est, donc, à mon avis un très bon livre de synthèse sur le sujet. Bien entendu, j'aurais aimé avoir plus d'informations sur certains points comme l'épisode de l'occupation des locaux d'un bistro de Genève ou le fonctionnement interne. Mais ce n'était pas dans la démarche de cette recherche et, donc, on ne peut pas le lui reprocher.

Image: Éditeur

12/05/2011

The price of paradise par Colin Brake

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Auteur: Colin Brake
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Ce livre est le dernier tome qui permette de suivre les aventures de Rose et du Docteur puisque, dans la série, les deux compagnons seront séparé d'une manière assez brutale. Le Docteur, c'est une habitude, ne sait pas ou le TARDIS part. La différence c'est que cette fois c'est volontaire. Après tout, quoi de mieux qu'un peu de surprise? Mais le TARDIS détecte aussi un appel au secours envoyé depuis une planète éloignée. Un vaisseau d'exploration est en train d’atterrir en catastrophe et le Docteur décide de partir l'aider. Le TARDIS se matérialise, donc, sur la même planète. Celle-ci n'est pas que belle. Elle est parfaite. Tout est fait pour que l'on puisse vivre en paix sans aucun souci. Cependant, des monstres semblent apparaître de nul part. Ceux-ci semblent ressemble aux anciennes légendes des habitants du lieux. La question se pose donc, pourquoi d'anciennes légendes reprennent vies?

J'ai, globalement, mieux aimé ce tome que le précédent. Il est vrai que l'idée d'un véritable paradis est très attirante. Mais on comprend vite que ce paradis si parfait est en danger de par sa perfection même et qu'un simple changement peut tout détruire. Nous passons donc très vite dans un coté fable écologique, un peu à la Avatar mais sans les aliens bleu, ou l'humain a le mauvais rôle. Non seulement, à peine sont-ils posé, ils polluent le site mais, en plus, leur véritable présence est un danger. Nous nous trouvons donc face à une histoire qui condamne l'humanité pour son manque de tact face à une nature fragile. Ce n'est sûrement pas pour rien qu'il se trouve quelques références à nos propres problèmes climatiques? Cependant, encore une fois, j'ai été capable de comprendre l'intrigue et sa conclusion a peu près au milieu du livre. Ce n'est pas si ennuyeux mais j'aime bien ne pas savoir ou l'auteur me mène pendant un peu plus longtemps.

Image: BBC

11/05/2011

Histoire de l'identification des personnes par Ilsen About et Vincent Denis

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Auteurs: Ilsen About et Vincent Denis
Éditeur: La Découverte 2010
Pages: 125

Je l'ai déjà dit, je suis très intéressé par les thématiques concernant la surveillance surtout quand celles-ci sont en lien avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication. C'est une littérature de plus en plus abondante, en est témoin la bibliographie à la fin de ce livre, mais semble qu'il manque un ouvrage synthétique sur le sujet. Ce tome de la collection Repère des édition de La Découverte a le but de créer cet ouvrage synthétique. Ici cette synthèse se fait d'une manière historique en analysant les différents usages et objets de l'identification des personnes depuis l'an mil jusqu'à nos jours.

Il y a donc cinq chapitres principaux qui sont autant de phases différentes dans le processus d'identification. Le moyen âge, ainsi, est connu pour l’inter-connaissance qui implique l'identification. Mais c'est oublier qu'il existe aussi de nombreux autres moyens de savoir qui se trouve en face de nous. Ceux-ci sont les sceaux mais aussi, et surtout, l'héraldique qui est devenu un véritable langage symbolique que des experts analysaient. Mais il existait aussi des papiers qui impliquaient un droit de traverser un territoire. Moins qu'une identification c'est surtout un prestige qui supporte le pouvoir d'un personnage le porteur n'étant qu'accessoire. Nous y trouvons aussi une volonté d'identifier les criminels selon leurs crimes en les marquant physiquement. L'époque qui suit voit l'arrivée de nombreux papiers qui permettent de contrôler les déplacements de certaines catégories de population. Dans une époque qui a connu de grandes épidémies il est parfois nécessaire de certifier son état de santé pour pouvoir voyager. Les registres se multiplient en permettent d'identifier les individus sans qu'il ne soit présent. Dans le même temps se développe les techniques de descriptions du corps qui devaient permettre d'assurer l'identification d'une personne.

L'arrivée de l'état-nation voit se confirmer la tendance à contrôler les personnes présentent sur le sol national. Il devient nécessaire de savoir qui est présent et quel est son statut. Non seulement pour savoir qui paie les taxes mais aussi pour contrôler l'entrée dans l'armée. Le contrôle de certaines "classes dangereuses" (ouvriers et étrangers) s'intensifient dans le même temps. Ce contrôle sera de plus en plus avancé dans la période qui précède la seconde guerre mondiale et qui a conduit aux abus que nous connaissons. Ce que nous pouvons voir se dessiner c'est, non seulement, une identification permanente et intégrée de tous les citoyens mais aussi, et surtout, un contrôle de qui a le droit de voyager dans les limites de l'état national. C'est pourquoi les étrangers commencent à être contrôlé en tout temps. Le début du XXIe siècle voit arriver une société dans laquelle seules les personnes identifiables peuvent accéder aux droits civils, politiques et de voyages excluant irrémédiablement ceux qui sont sans papiers ou qui refusent d'intégrer le système de surveillance. Mais, même en refusant, il est de moins en moins possible de sortir d'un système capable d’observer et d'identifier n'importe qui à l'aide de dispositifs de surveillances et de registres tentaculaires. Ce que cette démarche montre c'est que les moyens sont différents selon l'époque mais les outils visent trois points qui sont historiquement stables: les moyens d'identifications sont les même (corps, signature), les discours de légitimations qui visent à faire accepter la surveillance au nom de la prévention du crime et le contrôle des déplacements.

Il me reste à dire ce que j'ai pensé de ce livre. Tout d'abord, il ne faut pas oublier que nous nous trouvons face à un livre de synthèse. De nombreux points auraient pu faire l’objet de recherches et de développements plus poussé. C'est pourquoi il est nécessaire de se référer à la bibliographie qui permettra aux intéressés d'entrer plus profondément dans le sujet. Ensuite, ce livre n'a pour objet de créer un débat citoyen actif. Il souhaite poser des points que la recherche tient pour sur. Mais il ne prend pas véritablement parti pour l'une ou l'autre des parties bien que les auteurs s’inquiètent du manque de débat démocratique sur le sujet. Personnellement, j'aurais apprécié un livre plus critique mais ce n'est pas l'objet d'un ouvrage de synthèse. Il est aussi normal que ce livre ne soit pas passionnant. On passe très rapidement sur de nombreux sujets sans avoir le temps de les développer et permettre un intérêt. Les auteurs sont obligés de rester à la surface du sujet ce qui n'est jamais bon pour l'intérêt d'un livre. Cependant, je trouve qu'il est louable d'avoir écrit cet ouvrage et si on accepte son but les différentes informations qu'il donne permettent de comprendre comment l'identification a muté ou s'est pérennisée dans différentes périodes historiques. C'est, donc, un très bon ouvrage pour entrer dans le sujet et pour avoir des informations de base sur celui-ci. A noter, ce livre existe aussi en version numérique.

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Image: Amazon

07/05/2011

The art of destruction par Stephen Cole

Titre: The art of destructionaod.gif
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC Books 2006
Pages: 253

Le TARDIS détecte une forte activité alien sur Terre ce qui intéresse le Docteur. Il décide donc de se poser dans l'Afrique du 22ème siècle. Une Afrique devenue le grenier d'un monde affamé. Les deux compagnons se trouvent, justement, sur le territoire d'une ferme expérimentale dont les recherches pourraient aider à nourrir le monde entier. Mais, dans l'ombre d'une montagne, quelque chose se prépare. Une chose brillante et même dorée qui change les animaux et les personnes en golem a son service. Alors que d'autres visiteurs semblent se préparer à débarquer le Docteur se rend compte qu'ils se trouvent dans le dernier repère d'une race d'artistes. Une race qui a été détruite par une ancienne guerre. Celle-ci menace, donc, de se réveiller. Mais quel est le véritable but de ces créatures dorées?

Bien que les opposants de cette guerre soient caricaturaux. En effet on retrouve une race d'artistes magnifiques face à une race gluante, sans imaginations et guerrière. J'ai apprécié cette histoire pour une raison assez simple. Cette raison est tout simplement la dénonciation de la bio-piraterie qui commence à se développer de nos jours. En effet, l'Afrique décrite dans ce tome est un contient soumis au diktat des industriels étrangers. Des industriels qui pillent les ressources du continent sans faire attention aux souffrances des habitants. Pire, ces industriels volent aussi la biologie du continent et prétendent l'utiliser à leur propre fin et la posséder. Cette forme de piraterie commence à être connue de nos jours puisque certaines entreprises considère avoir le droit de breveter le vivant. Ce qui est un vol d'une ressource commune. Mais en créant des brevets ces entreprises considèrent que le vivant leur appartient. Si ce point n'est pas suffisamment contestable on peut aussi s’inquiéter des implications éthiques et humaines. En effet, si le vivant appartient à certains cela implique que nous ne pourrions plus l'utiliser, pour vivre, sans l'accord des entreprises. Ce point est probablement ce que j'ai le plus apprécié dans ce livre qui reste dans la continuité des autres tomes.

Image: BBC

06/05/2011

La démocratie à l'ère numérique par Henri Oberdorff

Titre: La démocratie à l'ère numérique9782706115745_cv_medium.jpg?1265979892
Auteur: Henri Oberdorff
Éditeur: Presses Universitaires de Grenobles 2010
Pages: 205

Comme je l'ai déjà dit je suis très intéressé par les utilisations des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Je suis particulièrement attentif à leurs utilisations en matière de surveillance. Que celle-ci soit le fait de l'état ou d'entreprises privées comme facebook ou apple. C'est pourquoi je me suis intéressé au livre de M. Obrdorff. Ce livre tente de comprendre comment les NTIC influent et transforment la société démocratique. Non seulement en la facilitant mais aussi par les défis que le numérique offre à la démocratie. La question est donc de savoir comment utiliser au mieux les outils que fournissent les NTIC mais aussi de savoir comment éviter ou stopper les dérives qu'impliquent ces même outils.

Le livre de M. Oberdorff se divise en deux grandes parties. La première tente de comprendre comment le numérique peut étendre la démocratie. L'auteur considère que les outils de l'internet permettent, non seulement, de créer des outils de votes en lignes mais surtout de créer une communication plus importante entre le citoyen et l'administration ou/et les élus. Ainsi l'auteur observe que les politiciens et l'état mettent en place de nombreuses plateformes pour communiquer les résultats et les idées mais aussi pour écouter les citoyens. Parallèlement, une e-administration se développe. Celle-ci permet d’accéder beaucoup plus facilement aux outils administratifs dont les citoyens pourraient avoir besoin et, donc, à rendre la réponse plus rapide pour un coût moindre.

La seconde partie du livre permet à l'auteur de se poser la question des dérives et des défis que l'internet offre à la démocratie. Ainsi, l'auteur commence par examiner la cyberdélinquance d'une manière très détaillée ainsi que les réponses que l'état offre à celle-ci. M. Oberdorff considère que la cybercriminalité atteint souvent les droits fondamentaux et, donc, doit être stoppée. Dans un second temps l'auteur examine les dérives sécuritaires de l'internet en observant qu'il est de plus en plus difficile, pour le citoyen, d'éviter d'être fiché à un endroit ou un autre. Ensuite M. Oberdorff examine quel type de citoyen implique une cyber-démocratie. Il propose d'offrir un accès de qualité à un nombre élevé de citoyens pour que ceux-ci puissent participer à la prise de décision ou contester une décision.

Je suis très critique face à ce livre. Par parce que je suis fondamentalement contre les positions de l'auteur ou parce que je considère ce livre comme mauvais mais plutôt parce que je considère qu'il n'est pas complet. Premièrement, je considère que ce livre est beaucoup trop franco-centriste pour être convainquant et beaucoup trop axé sur le droit (français). Je trouve que l'on perd une grande partie des usages réels d'internet si on se base sur un seul pays, l'auteur semble ne pas considère qu'il puisse exister une forme de démocratie directe, et sur le droit. En effet, le droit n'indique pas les usages mais les contrôles que la société souhaite créer. Ensuite, au contraire de l'auteur je considère que les technologies sont formée dans un contexte socio-politique et communiquent une pensée socio-politique particulière. Donc, les technologies sont loin d'être neutres. Je trouve aussi que l'auteur est beaucoup trop positif face aux usages démocratiques de l'internet. En effet, non seulement je pense qu'il faudrait analyser la manière dont les citoyens utilisent ces outils plus que leur existence mais je pense aussi qu'il faudrait être plus prudent face aux utilisations malveillantes de l'internet. Dans ce cadre je trouve révélateur que l'auteur n'analyse que très rapidement la surveillance étatique ou/et des entreprises. J'ai donc eu l'impression de me trouver en face d'un livre techniciste qui analyse l'existence d'outils et qui souhaite créer un nouveau type de citoyens mais qui oublie les usages réels et les attentes de la part de ces même citoyens. Je déplore aussi l'absence d'analyse de l'internet que je qualifierais alternatif. Alternatif dans le sens ou il ne s'inscrit pas dans la société capitaliste telle que nous la connaissons. Ainsi, aucun chapitre ne mentionne le mouvement du libre alors que c'est une action très importante. Cependant, cela ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié les propose de M. Oberdorff. Simplement, je suis très critique face à ses positions que je trouve trop détachées du monde social.

Image: Éditeur

01/05/2011

The nightmare of black island par Mike Tucker

Titre: The nightmare of black island236447.jpg
Auteur: Mike Tucker
Éditeur: BBC 2006
Pages: 250

Rose dormait tranquillement dans le TARDIS quand soudain elle fait un cauchemar. Rose rêve d'un homme, un pêcheur, qui se fait attaquer par un monstre alors qu'un enfant rit. L'ennui c'est que le TARDIS fait exactement le même. Le Docteur essaie donc de comprendre D’où vient ce rêve et atterrit à proximité d'un petit village humide. Atterrit, sort et fuit en direction du village poursuivit par une ordre de monstre cauchemardesques! En se réfugiant dans un pub le Docteur remarque deux choses. Tout d'abord tous les enfants pleurent la nuit. Ensuite aucun adulte ne semble avoir envie de réagir. Alors pourquoi ces monstres? D’où vient la lumière du phare? Et qui est le responsable? Une vieille dame pense le savoir mais si la vérité était pire?

Les enfants ont une certaine importance dans Doctor Who. Le Docteur a souvent une relation particulière avec eux et il apprécie leur imagination pleine de vie. Et ce livre est centré sur les enfants. Il est centré sur la jeunesse. J'ai apprécié ce livre en partie à cause de ça. Les monstres qui viennent des enfants. Des imaginations utilisées pour créer le Monstre le plus effrayant de l'univers. Un Monstre qui est, en fait, un dieu. J'ai aussi apprécié les aliens. Des ET qui sont lancés dans une guerre de religion. Mais ce que j'ai le plus aimé c'est l'idée qu'un esprit puisse se cacher dans d'autres et influer sur eux. Ce qui évite de diaboliser l'un des personnages principaux. Par contre, je trouve que l'intrigue se comprend beaucoup trop vite.

Image: BBC