31/07/2011

Cars 2

Après les films un peu déprimant que j'avais vu dernièrement j'ai pensé qu'il serait bien de se détendre avec quelque chose qui ne pouvait absolument pas être intellectuel. C'est pourquoi j'ai été voir le dernier film d'animation sorti dans les salles: Cars 2. Je n'avais jamais vu le premier mais pourquoi se priver? McQueen revient dans sa petite ville après avoir passé toute la saison sur les circuits. Ce qui lui permet de retrouver son vieil et meilleur ami: Martin. Durant ce temps un milliardaire lance une nouvelle course pour lancer un produit qu'il vient de créer, un produit qui permettrait de remplacer l'essence pour de bon. Mais pour lui offrir ses preuves il souhaite faire concourir les plus grands voitures de courses autour du monde. Défié par l'un des participants McQueen décide de participer et d'emmener son ami Martin. Mais ce nouveau carburant n'est pas du gout de tout le monde et dans les coulisses de la course un combat d'agents secrets est sans pitiés. Un combat dans lequel pourrait être impliqué Martin...

Je n'ai pas été déçu ce film n'est absolument pas favorable à la pensée. Ce qui ne veut pas dire que cela soit forcément mal de temps en temps il est bien de juste se détendre. Commençons ce que je n'ai pas vraiment aimé dans ce film. Tout d'abord je trouve que les courses ne sont pas très utiles ni très intéressantes mais comme c'est Cars on ne peut sûrement pas passer outre. J'ai aussi trouvé que la petite histoire sur l'amitié était assez peu intéressante mais dans les disney on a toujours droit à ce genre de petites morales. Cependant, j'ai trouvé que les paysages utilisé très sympathique. En ce qui concerne Londres, seul endroit du film ou je suis allé, j'ai l'impression d'avoir trouvé la vraie ville. D'ailleurs, l'une des scènes se déroule dans l'un des pubs les plus célèbres de Londres. Je trouve que les multiples clins d’œils envers un agent secret bien connu sont aussi très bien mis en place. L'intrigue concernant ces agents est bien plus intéressante que le reste du film.

Image: Site Officiel

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18:39 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cars, disney | | | |  Facebook

29/07/2011

Judgement of the Judoon par Colin Brake

Titre: Judgement of the Judoondrwjudoon.125.jpg
Auteur: Colin Brake
Éditeur: BBC 2009
Pages: 250

Nous ne connaissons pas ça mais il est probable qu'un appel au secours lancé dans l'espace en plein milieux de nul part n'ait pas de grandes chances d'aboutir à temps pour sauver les naufragés. Heureusement pour le vaisseau qui a lancé cet appel le Docteur n'était pas loin et a pu réparer les machines et sauver la majorité de l'équipage. Mais qui a détruit à ce point et avec si peu d'égard ce vaisseau flambant neuf? L'une des races les plus dangereuses à croiser dans l'univers. Dangereuse dans le sens ou leur seul intérêt est la justice et ceux qui se trouvent sur leur chemin ne sont que des obstacles à écarter. Les Judoons sont passés par là à la recherche d'un assassin. Mais ils n'ont pas trouvé ce qu'ils cherchaient mis à part un indice: la cité de New-Memphis. Le Docteur arrivera avant eux pour voir que le spatioport souffre d'étranges problèmes. La cité même n'est qu'un cloaque dans lequel les criminels se multiplient. Il ne reste plus qu'au Docteur à réussir de persuader un Judoon de le suivre dans la cité sans arrêter tout le monde et sans tout détruire sur son passage. Non, un bon vieux travail de détective à la Agatha Christie voila ce qu'il faut!

Je vais le dire tout de suite, l'intrigue n'est pas le point fort de ce roman. Bien sur on s'attache à comprendre ce qui se déroule dans le spatioport et entre les criminels mais aussi l'endroit ou se trouve le père de la jeune Nikki. Mais il est, finalement, assez facile de comprendre qui est qui ce qui gâche un peu le suspens. Mais ce point est largement rattrapé par les personnages principaux de ce roman. Tout d'abord Nikki la détective aventureuse et débrouillarde que je trouve très sympathique. Mais surtout le capitaine Judoon. Dans la série on voit cette race de temps en temps. Mais on a l'impression de policiers obtus et un peu bêtes. En gros, deux caractéristiques qui ne vont pas trop avec des armes aussi puissantes que celles que les judoons portent. Mais ce roman permet de leur donner une forme de vengeance. On découvre un Judoon ayant de l'humour et capable d'affection. Personnellement je pense que ce roman vaut la peine simplement pour avoir donné une nouvelle dimension aux Judoons.

Image: BBC

28/07/2011

la globalisation de la surveillance: aux origines de l'ordre sécuritaire par Armand Mattelart

Titre: la globalisation de la surveillance: aux origines de l'ordre sécuritaire9782707156259.gif
Auteur: Armand Mattelart
Éditeur: La Découverte 2007
Pages: 259

Je suis souvent surpris du manque actuel de débat sur la surveillance croissante des citoyens. Je suis encore plus surpris que les seuls débats qui réussissent à prendre place ne sont pas sur le thème de la surveillance et des problèmes que cela pose à la démocratie mais sur le nombre de mesures sécuritaires qu'il faut prendre pour ne rien risquer. C'est ainsi que nous avons perdu notre droit à l'anonymat derrière facebook, google +, les scanners corporels, les caméras de surveillance et les passeports biométriques avec puces RFID. Tout ceci au nom de la sécurité et de la facilité. Tout ceci aussi sans aucun réel débats sur le processus de surveillance et de contrôle du citoyen de plus en plus poussé qui se déroule sous nos yeux.

C'est pour pouvoir m'informer et informer mon entourage que j'ai commencé à lire ce qu'a écrit Armand Mattelart. J'avais déjà fait quelque petits pas dans ce types de recherches mais je n'avais pas encore consulté un livre aussi complet. En effet, l'auteur y fait la généalogie de la société de surveillance actuelle. Il remonte au XIXe siècle durant lequel l'anthropométrie et les premières utilisations des données biométriques et des fichiers biométriques ont été théorisé et créé. Il continue avec une présentation des théories des foules alors que les élites bourgeoises de l'époque craignaient ces même foules. Ce qui permet à l'auteur de passer du contrôle des populations par la police et la justice au même contrôle par les dispositifs d'exceptions, autrement dit la fin de certains droits au nom d'un moment dangereux pour l'état, et la propagande. L'auteur nous offre aussi un panorama des pratiques de tortures en nous offrant des informations sur des écoles soutenues, si ce n'est crées, par les USA.

Mais, quand on s'intéresse aux derniers développement, c'est la dernière partie du livre d'Armand Mattelart qu'il nous faut parcourir. Lors de ces derniers chapitres l'auteur nous montre que la peur de l'étranger, du terrorisme et la consommation/publicité ont permis aux législateurs de créer des états d'exceptions via des lois du type Patriot Act. Ces lois ont pour effet de surveiller de plus en plus précisément le citoyen et ses activités au nom de la sécurité de l'état et des citoyens face à une menace externe et interne (on connait l'importance de définir des ennemis intérieurs mais aussi extérieurs). Mais les états ne sont pas les seuls qui surveillent les citoyens. Les compagnies capitalistes sont aussi dans ce cas au nom de la croissance. En effet, tracer ce que les personnes achètent ou utilisent permet de cibler les campagnes promotionnelles à moindre coûts. Au final, c'est un maillage de plus en plus étroit qui est appliqué sur les citoyens qui ne peuvent qu'être transparent face à l'état et aux compagnies. Ceci se fait au prix des droits démocratiques qui deviennent de plus en plus minces.

En tant que lecteur j'ai été très impressionné par ce livre. Je trouve qu'il a le grand mérite d'historiciser des pratiques actuelles. Ce qui nous permet de mieux comprendre la manière dont elles sont appliquées et pourquoi elles le sont d'une telle manière. Mais plus qu'une recherche exemplaire c'est un livre qui permet d'ouvrir le débat sur les pratiques de surveillance. En effet, je suis convaincu qu'il est nécessaire de se demander quel type de société on souhaite. Une société qui est basée sur la confiance et le droit à vivre différemment? Ou alors une société de plus en plus proche de 1984? Ce n'est pas qu'une question philosophique ou une question de gauche. C'est un débat sur lequel nous devrions tous réfléchir quel que soient nos opinions politiques. Car dans le cadre d'une démocratie le débat est plus qu'un droit c'est une nécessité. D'autant plus lorsque la démocratie elle-même peut être remise en question par les réponses données.

Image: éditeur

26/07/2011

XXY

Je vais parler d'un film dont le thème est totalement différent de celui dont j'ai parlé précédemment. Cette fois nous observons la vie d'Alex une uruguayenne de 15 ans. Elle vit quasiment seule avec son père et sa mère et n'a que très peu d'amis. Son père, si j'ai bien compris, est biologiste et tente de sauver les tortues ce qui peut l'amener à se heurter aux pécheurs locaux. Le film commence alors que des amis de longue date vienne en visite de Buenos Aires. Leur fils de 16 ans les accompagne et s'intéresse tout de suite à Alex. Ce qui est le cas aussi de son père qui est chirurgien esthétique et qui trouve la jeune adolescente fascinante. En effet, celle-ci est hermaphrodite. Elle vient d'arrêter le traitement hormonal qu'elle suivait ce qui inaugure une ère de changements pour elle jusqu'à devenir un homme. Mais lorsque son secret est éventré elle devient aussi un objet de curiosité pour le village. Une curiosité qui pourrait bien être défavorable à Alex.

Le personnage d'Alex est déroutant et quand je dis ça je ne parle pas de son intersexualité ni de la recherche de son identité sexuelle. Alex agit bizarrement et d'une manière imprévisible. Ce qui, probablement, n'est pas pour rien dans l'intérêt des gens de son entourage et de la personne qui regarde le film. A coté d'Alex on a son père qui est l'avatar même de la tolérance. Bien qu'il soit totalement perdu face à sa fille/son fils il fait tout pour lui laisser le choix et le/la soutenir. Le chirurgien pourrait être son contraire. Au lieu de tolérance et d'humanité il regarde Alex comme une curiosité génétique qu'il se doit de rectifier. Son attitude de père n'est pas seulement décevante mais aussi cruelle puisqu'il avoue presque ne pas aimer son fils et le mépriser. Mais plus que des personnages c'est un problème que nous montre ce film. Le problème d'obliger des enfants né hermaphrodites à entrer dans une identité sexuelle qu'ils ne ressentent pas forcément leur en utilisant la chirurgie et les hormones. Dans le cadre de ce problème l'attitude du père d'Alex qui consiste à résister aux médecins pour laisser à sa fille/son fils le choix de décider de son destin devrait probablement être suivi. Ce qui permettrait d'éviter des actes médicaux qui peuvent être ressentis, plus tard, comme une mutilation.

Image: Allocine

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15:38 Écrit par Hassan dans féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : intersexualité | | | |  Facebook

Par-delà le bien et le mal

Pour la seconde fois en peu de temps je vais parler d'un film qui prend place dans la société nazie. Mais celui-ci ne parle pas de personnes qui ont été pourchassée mais d'un simple intellectuel professeur à l'université de Francfort. Halder est ce personnage. Il n'est pas un chercheur de grande ambition et se contente d'enseigner la littérature française à ses étudiants. Il écrit aussi un roman sur l'euthanasie tandis que sa vie de famille semble souffrir de plus en plus. Mais ce roman qu'il croyait rester anecdotique se transforme en un passeport pour la haute société nazie quand un haut fonctionnaire du Reich lui signale que hitler lui-même l'a apprécié. De simple professeur observant avec inquiétude les évènements de son temps il est, peu à peu, piégé par la machine nazie en devenant l'un des intellectuels qui permettent de justifier les politiques du parti. Mais Halder a-t-il raison de penser qu'il vaut mieux être à l'intérieur qu'à l'extérieur pour contester les politiques du parti? Ou alors va-t-il devenir un traître envers sa famille et ses amis?

On pourrait penser que ce film ne va pas à l'essentiel et utilise trop rapidement un certains nombre de thèmes. Ainsi, on voit passer en une petite heure l'antisémitisme, la résistance intellectuelle, l'euthanasie et la culture nazie sans que, pour autant, chacun de ces thèmes ne soit développé. Mais je trouve que ce film reste bon pour, outre la prestation de Viggo Mortensen, la manière dont il dépeint le personnage Hadler. Plutôt que d'en faire un arriviste ou un profiteur je trouve que le film met bien en place le caractère très surprenant de l’entrée au parti d'Hadler. Plus que ça, il nous montre que cette entrée se double aussi de certains avantages qui n'ont que pu rendre l'adhésion plus alléchante à des personnes qui n'étaient pas forcément des fanatiques nazis. Après tout dans des temps difficile peut-on vraiment se passer de toute aide? C'est une question à laquelle je ne répondrais pas. Mais Hadler est aussi un personnages aveugle. Aveugle dans le sens ou il n'arrive pas à voir vers quoi se dirige son pays. Comme si il était obnubilé par son travail et sa vie de famille. C'est pourquoi je trouve que la dernière scène est particulièrement magnifique puisqu'elle montre Hadler se rendre subitement compte de ce à quoi il a contribué.

Image: Allocine

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11:22 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuxieme guerre mondiale, nazisme | | | |  Facebook

25/07/2011

Boys don't cry

Ce film est basé sur les faits réels vécu par Teena Brandon une jeune adolescente américaine. Teena n'est pas n'importe qu'elle adolescente. Elle connait de nombreux problèmes avec la justice mais, surtout, elle ne se considère pas comme une femme. C'est pourquoi elle cache son identité féminine biologique pour devenir ce qu'elle considère être sa vraie identité: un jeune homme nommé Brandon. Après avoir eu des ennuis dans un bar Brandon rencontre John et son groupe d'amis. Brandon s'intégrera très rapidement dans le groupe sans que personne ne se doute du secret de ce jeune homme. Brandon tombe aussi amoureux de Lana une autre fille de la bande. Mais que peut-il se passer si John découvre le secret de Brandon? Comment réagira-t-il devant Brandon? Probablement mal, très mal...

Voila un second film plutôt dur à regarder. Il faut savoir, en plus, qu'il est basé sur des faits réels concernant Teena Brandon. Le procès qui a découlé du meurtre et du viol de Brandon reste encore en mémoire. Ce film nous montre un homme qui habite un corps de femme. Plus qu'un désordre d'identité sexuel c'est une identité de genre qui n'est pas en accord avec l'identité biologique. Et ceci implique plusieurs problèmes pour Brandon qui se pense homme mais qui est obligé de cacher son corps de femme. Ce rôle difficile est assumé par Hilary Swank qui réussit, à mon avis, très bien à entrer dans le personnage. Non seulement corporellement mais aussi mentalement. En fait, je n'aurais jamais pensé que Brandon puisse être une femme si je ne connaissais pas le fin mot de l'histoire. Je trouve que le film en lui-même est bon non seulement pour les différents acteurs qui entourent Hilary Swank mais aussi pour la manière dont il est réalisé. Alors que l'on se prend à espérer une fin heureuse pour Brandon on découvre, petit à petit, les problèmes s'accumuler jusqu'aux dernier moments affreux de la vie de Brandon. Des moments qui sont filmés pour montrer la haine ressentie par John et son acolyte Tom mais aussi "digne" (dans la mesure ou on puisse l'être...) pour Brandon. Plus qu'un film c'est aussi un hommage pour le vrai Brandon mort assassiné pour n'avoir pas suivi ce qu'on lui disait d'être et avoir voulu être libre.

Image: Allocine

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18:09 Écrit par Hassan dans contemporain, féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : féminisme, lgbt | | | |  Facebook

24/07/2011

Bent

Bent est une adaptation d'une pièce de Broadway. L'histoire qui est développée dans ce film est celle d'un couple d'homosexuels de Berlin sous le gouvernement des nazis en 1934. Nous y suivons donc Max et Rudy un couple d'hommes qui écume les nuits et les bars de Berlin. Max y fait la connaissance d'un officier SA homosexuel. Les deux hommes commencent une relation de couple qui sera brutalement détruite lors de l'assassinat de l'amant de Max. Suite à cet évènement Rudy et Max fuient et se cachent des autorités en tentant de sortir de l'Allemagne. Mais comment peut-on fuir un gouvernement aussi total? Malheureusement, le couple sera rattrapé et envoyé à Dachau. Max fera tout pour survivre dans l'enfer gris du camps de concentration en essayant d'éviter l'étiquette homosexuel et en organisant des combines avec les gardiens. Mais le monde des camps est sans pitié ce qu'il apprendra très rapidement.

C'est un film dur mais aussi un bon film. Outre la vision de la Berlin homosexuel qu'il offre, il faut savoir que l'Allemagne semble si je ne me trompe pas avoir été très avancée dans la tolérance durant l'entre deux guerre, que je peux vérifier on y découvre une peinture que je trouve très adéquate des comportements durant le gouvernement nazi. En est témoin le rôle de Grita cet homme qui se travestit. Alors qu'il explique à Max et Rudy comment fuir il leur dit aussi qu'il n'hésitera pas à les dénoncer à la police montrant comment la société civile devint l'adjointe de la police par la dénonciation. Mais on y perçoit aussi un peu comment fonctionnaient les camps. Je ne parle pas de scènes de tortures, bien qu'il y ait tout de même des scènes difficiles, mais des scènes qui montrent l'absurdité des tâches que l'on obligeait les détenus à accomplir. Max doit déplacer des pierres d'un point à un autre puis les ramener et ceci toute la journée. On y voit aussi le sadisme des gardes par exemple au travers des dernières scènes. Celles-ci, si j'en crois les témoignages que j'ai lu, sont très proches de la vérité. C'est un film triste, gris, sans espoir sauf lors des moments ou Max trouve un amour inattendu. Mais un amour qui ne peut pas durer dans un camps de concentration nazi. La dernière scène est particulièrement émouvante puisque Max y accomplit un acte d'amour et d'acceptation en revendiquant son homosexualité.

Image: Allociné

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23/07/2011

The Eyeless par Lance Parkin

Titre: The Eyeless TheEyeless-DrWho_125.jpg
Auteur: Lance Parkin
Éditeur: BBC 2009
Pages: 249

Le Docteur est seul depuis un petit moment. Mais cela ne l'empêche pas de savoir qu'il a encore beaucoup de choses à voir et à faire dans l'univers. Entre autre, il y a ce petit problème d'arme de l'apocalypse sur une cité d'une planète au ciel vert. Il y a cinquante l'arme a été activée et a détruit toute la vie sur la planète. Mais il y eut une dizaine de survivants qui tentent de recoloniser la planète. Cependant, l'arme peut toujours être activée et il est nécessaire de braver le danger de ses défenses pour éviter qu'une telle catastrophe puisse se renouveler. Mais est-il vraiment seul? Il semble que des fantômes habitent la ville qui abrite l'arme et tous ceux qui les touchent meurent. Mais un autre danger rôde aussi. Les Eyeless, des créatures aliens qui n'ont qu'un but: trouver de la technologie et la posséder.

Je pense que c'est probablement le meilleur livre Doctor Who que j'aie lu jusqu'à présent. Il y a plusieurs raisons à cela. Je parlerais d'abord des Eyeless. Ceux-ci sont ce que l'on pourrait nommer des anti-docteur. Ils incarnent un peu ce que le Docteur pourrait être puisqu'ils traversent l'univers la recherche de nouvelles expériences et technologies. Mais ils le font d'une manière totalement irresponsable voir violente. Mais la raison principale c'est le Docteur lui-même. Premièrement, l'auteur nous montre les sentiments de celui-ci. On ressent, grâce à lui, la lassitude du Docteur devant ses pertes et ses combats éternels. Au point de presque abandonner. Mais la seconde raison est encore plus intéressante. Comme je l'ai dit auparavant le Docteur combat pour aider et sauver mais en combattant il détruit aussi au point, parfois, de créer des génocides. J'avais expliqué que je pensais que le Docteur devrait ressentir plus durement ces morts même si il a toujours donné une chance à ses ennemis. Ce livre nous offre cela. Le Docteur y est ravagé par les dégâts qu'il a accomplit, les races qu'il a détruite d'une manière justifiée, peut être, mais irrémédiablement. C'est, à mon avis, le grand point fort de ce livre.

Image: BBC

21/07/2011

Ou va le mouvement altermondialisation? ... et autres questions pour comprendre son histoire, ses débats, ses stratégies, ses divergences

Titre: Ou va le mouvement altermondialisation? ... et autres questions pour comprendre son histoire, ses débats, ses stratégies, ses divergences9782707141149.gif
Auteurs: Collectif
Éditeur: la Découverte 2003
Pages: 127

Qu'est ce que l'altermondialisme? C'est une question importante pour un mouvement très diversifié regroupant de nombreuses associations, personnes et partis. Un mouvement qui regroupe aussi bien des associations favorables à une solution institutionnelle que des associations plus révolutionnaires voir violentes. Le point commun de tous les membres de ce mouvement, au sens très large du terme, semble être la dénonciation d'un néo-libéralisme triomphant qui est sur le point de mener nos sociétés à la catastrophe et à l'individualisme effréné. Le second point commun semble être la volonté de trouver une alternative, un autre monde ou, mieux, des autres mondes. Mais l'altermondialisme n'est pas exempt de contradictions ni de débats internes. Le but de ce livre n'est pas d’aplanir les désaccords mais de les montrer et de tenter de comprendre sur quoi ces désaccords reposent. Ainsi, il sera possible, selon ses contributeurs, de dépasser les désaccords pour construire de nouvelles positions.

C'est pourquoi ce livre est construit sous formes de questions-réponses. A des questions précises et difficiles chaque contributeurs répond selon ses opinions et son expérience. Cette manière de faire permet de comprendre quels sont les divergences entre les différentes ailes de l'altermondialisme mais aussi de comprendre leurs points communs. Il semble que tous soient d'accord sur la nécessité de trouver des solutions alternatives concrètes mais aussi d'élargir la représentations sociale du mouvement. Cet élargissement devrait se faire en direction des mouvements des sans et des ouvriers et classes moins aisées de la population mondiale. Cependant, bien que ce livre soit intéressant, je me demande si les contributeurs sont réellement représentatifs de toutes les tendances. Je me demande comment ont été choisis les personnes qui répondent aux questions qui nous sont présentées. Par exemple, il me semble que les tendances les plus extrêmes ne sont pas représentées par un contributeur alors qu'il serait sûrement intéressant d'écouter ce qu'ils ont à dire.

Image: Éditeur

20/07/2011

The Darksmith Legacy: the end of time par Justin Richard

Titre: The Darksmith Legacy: the end of time120px-DLWP10a.jpg
Auteur: Justin Richard
Éditeur: BBC 2009
Pages: 115

Non ce n'est pas le dernier épisode mettant en scène David Tennant dans Doctor Who dont je vais parler ici. Par une coïncidence un peu étrange le dernier livre des Darksmith Legacy porte le même nom. Alors que le Docteur essayait de détruire le cristal depuis le début de l'aventure il a réussit à le perdre et à perdre Gisella avec. Cette dernière se trouve enfermée sur le vaisseau Krashoks et sur le point d'être capturée ce qui implique la découverte du cristal. Heureusement l'appareil n'est pas encore calibré pour ne fonctionner qu'avec les krashoks et ressusciter tous les membres de cette race. Le Docteur a donc encore le temps de les suivre et de les empêcher d'allumer l'appareil. Mais encore faut-il savoir ou ils se dirigent. Peut être vers l'école la plus importante de la galaxie regroupant les enfants ayant le potentiel le plus important? Après tout quand on a besoin de cerveau autant aller vers le plus gros n'est-ce pas?

Que dire de ce dernier tome? Il conclut une série d'aventures qui ne brillent pas par leur intelligence ou par une écriture particulièrement maîtrisée mais qui réussit son but de divertir. Mais qu'est ce que j'ai aimé dans ce tome? Sûrement la peinture de l'école qui en est faite. En effet, le Docteur visite un école qui est censée éduquer les plus intelligents des enfants mais qui manque d'argent. Dans Doctor Who comme dans la réalité il semble que l'argent ne soit jamais versé pour l'éducation (probablement que le parlement galactique a préféré mettre ses milliards dans des chasseurs comme on s'apprête à le faire en Suisse). J'ai aussi aimé la vision qui est dégagée de l'enseignement. Que les maths soient forcément ennuyeuses n'est pas forcément naturel. Les maths peuvent être drôles il suffit de savoir comment les enseigner de cette manière. Mais, pour cela, il faut se défaire d'un programme imposé. Mis à part cela, il est à noter que ce tome voit le Docteur mettre en place un nouveau génocide. Bien entendu son inaction aurait mené à une guerre dévastatrice et il a prévenu à de nombreuses reprises ses ennemis. Mais le résultat reste qu'un nouveau génocide se marque dans la conscience du Docteur. Il serait adéquat de le lui faire ressentir d'une manière plus intense.

Image: Tardis Index Files

Généalogie de l'Islamisme par Olivier Roy

Titre: Généalogie de l'Islamisme9782818500842-V.jpg
Auteur: Olivier Roy
Éditeur: Hachette Littératures 1995 (2001 pour la préface). Collection Pluriel
Pages: 118

L'islam est devenu une question importante pour la société Suisse et Européenne c'est un fait. Mais les remarques et réponses posées à cette religions sont souvent représentatives d'un manque total de compréhension. Ainsi, on met dans le même panier tous les musulmans ainsi que toutes leurs organisations et on les présentent comme étant culturellement opposé à la démocratie occidentale et aux droits de l'homme et de la femme. Une telle généralisation n'est pas seulement dangereuse elle est aussi fausse. C'est pourquoi, face à ces arguments culturalistes qui abondent dans les médias et les partis, il est nécessaire, pour mieux comprendre, de lire des petits livres comme celui d'Olivier Roy. L'auteur se propose de présenter rapidement ce qu'est l'islamisme, son idéologie et non la religion il y a une différence importante et souvent oubliée.

Pour faire cela j'ai eu l'impression que l'auteur s'est attaqué à deux principales questions. Premièrement, la question historique dans laquelle Olivier Roy tente de nous montrer l'histoire du radicalisme islamique. Dans ce gros chapitre il revient sur les trois divisions internes à la religion musulmane. Ce qui lui permet d'expliquer les différences fondamentales entre un Chiite et un Sunnite. Des différences souvent oubliée quand on lit la presse. Dans un second temps l'auteur nous présente les mouvements radicaux plus contemporains au travers, non seulement, de leurs organisations dont il trace la généalogie mais aussi des penseurs principaux.

C'est dans les deux dernier chapitres que Olivier Roy examine le prétendu danger de la religion islamique pour la démocratie. Les discours que nous pouvons tous lire considèrent que cette religion est par essence contre la modernité et la démocratie. Mais ce qu'Olivier Roy nous démontre c'est que les organisations radicales sont en train de se normaliser en entrant dans le jeu politique démocratique local. Même si nous refusions cette observation on ne doit pas oublier que les organisations islamiques ne sont pas lancées contre l'occident mais contre leurs propres dirigeants considérés comme impies ou comme volant la souveraineté qui ne peut appartenir qu'à Dieu. Il est tout aussi important d'observer que les islamistes sont des produits de la modernité et de la globalisation. Deux choses qui ont impliqués des changements à la fois importants et rapides dans le monde musulman et occidental. Les membres, jeunes, de ces réseaux dont, en particulier, Al Qu'aida, sont donc des personnes qui ont perdu leur identité historique. L'entrée dans le radicalisme permet de retrouver une identité.

Comme je l'ai déjà dit, les discours actuels sur la religion musulmane et sur le monde arabe ou musulman (ce n'est pas pareil) semblent montrer une importante incompréhension. Je ne peux donc que saluer un livre comme celui d'Olivier Roy qui permet d'avoir un résumé court de l'histoire du radicalisme islamiste et des mouvements ayant existé et existant actuellement. Le fait qu'il soit court ne peut que jouer en sa faveur puisque cela permet de se faire une idée rapide sans avoir à entrer dans un livre de 600 pages. je pense donc qu'il serait important que les journalistes, les politiciens et les citoyens en général lisent des livres de ce type avant de croire sur parole ce que l'on dit de l'islam. Et peut être comprendrions nous enfin qu'une personne différente n'est pas forcément une ennemi mortel.

Image: éditeur

Trueblood saison 3

Pour ceux qui pensent que Twilight est l'avatar du film de vampire il ne faut surtout pas regarder Trueblood car cette série est une véritable série de vampires. Cette troisième saison reprend l'histoire après les évènements lié à Maryanne. Pour rappel, cette femme était une ménade qui contrôlait la population de la ville. Cette ménade avait réussit à pratiquement détruire la ville et seule une ruse a permis de s'en débarrasser. Sookie pourrait croire qu'elle est enfin débarrassée des ennuis malheureusement ce n'est pas le cas puisque son amant, Bill, a été enlevé juste après leur victoire et juste après l'avoir demandée en mariage. Sookie va donc devoir enquêter sur la disparition de son amant. Mais elle va surtout entrer dans des ennuis encore plus importants qu'auparavant. En effet, cet enlèvement fait partie d'un jeu plus important. Un jeu politique entre le roi vampire du Mississippi Russel et la Reine vampire de Louisiane Sophie Anne. Lors de cette troisième saison d'autres révélations auront lieu. Nous saurons, par exemple, quelle est la famille de Sam Merlotte. De plus, les loups-garous vont enfin apparaitre et, comme les vampires, ils sont dangereux. Mais, surtout, nous saurons enfin qui est Sokkie Stackhouse!

Bon, les anciennes saisons étaient déjà violentes. On le sait, c'est Trueblood et les vampires y sont de vrais vampires. Ce qui implique du sang et du sexe. Eh bien cette troisième saison nous en offre à satiété! Donc pour les personnes impressionnables qui préfèrent Twilight passez votre chemin. Je soulignerais particulièrement, pour cette troisième saison, l'apparition de Russel le roi du Mississippi. Ce personnage est magnifiquement mis en scène. Son coté aristocratique cachant presque son coté psychopathe et violent. Nous avons donc un vampire qui vit dans le luxe et les manières de la haute société dans un manoir particulièrement impressionnant (je me souviendrais toujours de la scène du diner) face à une reine un peu folle qui ressemble plus à un enfant qu'à une noble. Et ce Russel se permet de violer toutes les lois du monde des vampires et des humains et jetant aux oubliettes tous les efforts passé pour s'intégrer dans une scène d'anthologie. Je noterais aussi Eric Northman qui m'a toujours plut et dont le personnage se développe un peu plus. On en apprend sur ses origines mais aussi une quête qu'il accomplit depuis mille ans. je suis aussi content de voir Sookie commencer à être de plus en plus indépendante face à Bill que je n'ai jamais apprécié. Sam, lui, me déçoit. Je trouve dommage d'avoir développé ce personnage dans une direction plus violente mais, surtout, je me demande si il est utile d'ajouter encore de nouvelles intrigues. Je donnerais la même remarque pour Jason alias neuneu dont le seul intérêt est d'être particulièrement bête. Franchement, je trouve qu'on aurait pu se passer de ses jérémiades... Quand à Tara, elle avait déjà beaucoup supporté et les scénaristes décident de la mettre dans les bras d'un vampire particulièrement pervers. Je me demande bien ce qu'elle deviendra dans la suite. Bref, on trouve une troisième saison qui pourrait créer une forme de liens entre un avant et un après. Un avant apeuré mais acceptant les vampires et un après beaucoup plus violent et sur le point d'entrer en guerre contre les vampires. Que se passera-t-il si les humains apprennent l'existence d'autres êtres magiques je me le demande.

Image: site officiel

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11:50 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : trueblood, vampire, sookie, bill, eric northman | | | |  Facebook

19/07/2011

The darksmith legacy: the art of war par Mike Tucker

Titre: The darksmith legacy: the art of war121px-DWDL09_The_Art_of_War.jpg
Auteur: Mike Tucker
Éditeur: BBC 2009
Pages: 127

Le Docteur pensait avoir réussit à bloquer les Krashoks mais ceux-ci ont utilisé une technologie qu'ils avaient volé et sont partis dans le passé. Plus précisément, ils sont arrivés dans le Londres médiéval. On ne peut pas vraiment laisser une race extraterrestre avec un appareil pouvant détruire une planète entière faire joujou avec le passé. Il est donc normal que le Docteur prenne son TARDIS et suive les krashoks pour les empêcher de nuire. Arrivé dans une forêt il prend connaissance de rumeurs circulant dans les villages. On aurait vu arriver des démons capable de tuer sans toucher. Ils se trouveraient dans un château et demanderaient à des villageois de travailler pour eux. Mais qu'est ce qui peut permettre à un noble d'accepter des démons sur ses terres?

Maintenant que nous savons qui est le méchant de l'histoire il faut l'empêcher de jouer son rôle de méchant. En plus, il faut réussir à sauver les innocents qui environnent ces méchants. L'intrigue de ce neuvième tome concerne donc surtout la protection que le Docteur tente de créer. L'intrigue secondaire concerne plus spécifiquement Darkheart. Elle permet de comprendre pourquoi ce dernier accepte ces démons chez lui. J'ai trouvé que la raison était plutôt facile à utiliser et assez classique mais ça reste un livre pour enfants. Mais bon, j'ai toujours apprécié l'époque médiévale et une aventure qui prenne place lors de cette époque me plait déjà! Bref, la fin arrive bientôt.

Image: Tardis index Files

The darksmith legacy: the pictures of emptiness par Jacqueline Rayner

Titre: The darksmith legacy: the pictures of emptiness120px-The_Pictures_of_Emptiness.jpg
Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC 2009
Pages: 124

Le Docteur a été capturé et doit être jugé sous l'égide de la proclamation des ombres. La cours devra statuer sur la possession du cristal. Le Docteur a-t-il été coupable de vol ou alors les darksmith ne sont-ils pas vraiment justifiés dans leurs réclamations? Ce procès sera riche en surprises et manipulations diverses jusqu'à la trahison finale. Heureusement, le Docteur recevra un indice précieux: le lieux ou les darksmiths et leurs clients se rencontreront pour terminer le contrat qui n'est autre que Londres. Mais cette ville connaît d'étranges maux. Des personnes perdent des membres alors que d'autres semblent, soudain, sans personnalités. Qu'est ce qui peut bien voler les âmes et des parties du corps? Bien que l'heure du rendez-vous approche le Docteur devra aussi résoudre cette affaire.

J'ai beaucoup plus apprécié ce tome que le précédent. Outre le procès en lui-même qui permet au Docteur de multiplier les arrangements juridiques et les paroles inutiles, ce qui implique des scènes très drôles durant lesquels les darksmiths se voient remis à leur place, il y a aussi l'intrigue secondaire. Celle-ci met en scène un alien qui n'est rien tant qu'il n'a pas volé ce qui le constitue. On se retrouve donc avec quelque chose qui vole des parties du corps puis des personnalités. La question est: qu'arrive-t-il quand on vole la personnalité d'une star? C'est simple on en veut plus! J'aime beaucoup ce concept et je trouve dommage qu'il ne puisse pas être plus développé dans une histoire plus conséquente. L'intrigue principale, elle, fait enfin un pas de géant puisque l'identité des acheteurs est enfin révélée!

Image: Tardis Index Files

The darksmith legacy: the planet of oblivion par Justin Richards

Titre: The darksmith legacy: the planet of oblivion120px-DWDL7_Planet_of_Oblivion.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2009
Pages: 125

On approche petit à petit de la fin de cette saga et on en sait de plus en plus sur l'histoire du cristal éternité. Cette aventure nous emmène, grâce au robot, sur la planète Oblivion. Une planète qui porte mal son nom puisqu'on y voyage pour oublier les soucis et les peurs de la vie moderne et entrant dans un cadre paradisiaque. C'est donc une planète pour touristes stressés. C'est aussi la planète sur laquelle les darksmiths ont rencontré les acheteurs qui ont commandés le cristal et la machine qui va avec. Mais il semble qu'une catastrophe se soit abattue sur la planète. Toutes les villes d'un hémisphères ont été rasées par une attaque éclair et les stations de contrôles ont été détruites. Sauf une qui a réussit à survivre. Pour avoir des indices le Docteur et Gisela doivent donc s'y amarrer. Mais ils ne sont pas seuls. Une autre espèce a offert son aide aux locaux mais le font-ils de gaieté de cœur ou y a t-il quelque chose d'autre derrière leur offre? Il faudra que le Docteur le trouve rapidement puisque l'armée des darksmiths suit de près.

Cette fois l'intrigue principale n'avance pas vraiment et il faudra attendre le prochain tome pour en savoir plus. C'est donc sur l'intrigue secondaire que les efforts de Justin Richards se concentrent. Mais celle-ci ne m'a pas vraiment plut. En fait, je trouve dommage que l'intrigue principale n'avance pas plus et reste au point mort lors de ce tome. Le Docteur aurait pu savoir directement qu'elle est l'espèce qui se cache derrière la commande mais non ils restent caché. Ce qui donne l'impression de rendre artificiellement plus longue la fin de la saga. Heureusement, ce tome est peu décevant sera rattrapé par le prochain qui met en scène un procès.

Image: Tardis Index Files

18/07/2011

The darksmith legacy: the game of death par Trevor Baxendale

Titre: The darksmith legacy: the game of death117px-DWDL6_Game_of_Death.jpg
Auteur: Trevor Baxendale
Éditeur: BBC 2009
Pages: 127

Voici le troisième et dernier tome dont je parlerais aujourd'hui. Le Docteur et Gisela ont suivi le robot Agent en espérant qu'il les amènerait vers un endroit qui permettrait de détruire le cristal. Le TARDIS réapparait donc dans la désolation argentée. Un endroit ou deux galaxies se sont percutés et dans lequel ne reste rien d'autre que des débris et du vide. Et pourtant, en sortant du TARDIS le Docteur et Gisela se retrouvent dans une jolie maison de campagne gardée par un jardinier souriant et une femme âgée mais pleine de vie. Celle-ci est très heureuse d’accueillir le Docteur et Gisela avec ses autres invités célèbres. En effet, le jeu de la mort va commencer bientôt.

Un jeu de la mort dans lequel concourent les plus grandes célébrités de la galaxie? Voila qui est alléchant. Mais ce jeu n'est pas ce que croient les invités. Plutôt qu'un gala de charité ils vont devoir survivre et se battre. Le plus intéressant dans cette intrigue n'est pas vraiment de savoir qui va survivre et qui va mourir. Les personnages secondaires ne sont pas très utiles sauf en tant que nourriture sur pâtes. Non, ce qui est intéressant c'est de savoir qui est le monstre qui chasse les humains. Bien que j'avais des soupçons qui se son avérés justes par la suite j'avoue avoir été surpris de savoir que les choses ne sont pas si simples que cela. L'intrigue principale, elle, n'avance que petit à petit puisque le Docteur ne sait pas encore qui a commandé le cristal. Mais il est proche de le trouver grâce au cerveau du robot envoyé contre lui.

Image: Tardis Index Files

The darksmith legacy: the vampire of Paris par Stephen Cole

Titre: The darksmith legacy: the vampire of Paris119px-DWDL5_Vampire_of_Paris.jpg
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC 2009
Pages: 125

Ces petits livres se lisent plutôt rapidement il va donc y avoir un certains nombre de billets les concernant ces deux prochains jours. J'ai donc terminé le tome cinq qui reprend la recherche de Varlos par le Docteur. Il est aidé en cela par la fille de Varlos, Gisella, qui sait ou et quand son père s'est réfugié. Nos deux héros partent donc pour le Paris de la fin du XVIIIème siècle et, plus précisément, à Montmartre terre des artistes. Mais Paris connaît des heures sombres. Un mal inconnu sévit dans ses rues et a commencé à attaquer des enfants. Ces derniers ont, d'un seul coup, pris plusieurs dizaines d'années et sont devenu des vieillards. Mais qu'est ce qui peut voler le temps de cette manière? Et quel est le rôle de Varlos dans ces évènements? Sans oublier que le robot agent des Darksmiths est toujours à la poursuite du Docteur...

Comme d'habitude nous avons deux intrigues dans ce livre. La première est celle d'un vampire qui sévit dans les rues de Paris. J'ai apprécié cette intrigue qui nous permet de suivre le Docteur dans les rues et les catacombes de la ville Lumière. Il est dommage que cette intrigue ne soit pas plus développée puisque je trouve intéressante l'idée d'un être capable de voler le temps. Comme toujours on retrouve des informations sur les lieux et, ici, nous en avons sur Paris. Ces en les lisant que j'ai découvert une petite faute qui fera sourire les lecteurs francophones assez attentifs. L'intrigue principale n'avance guère bien que nous rencontrions enfin Varlos. Malheureusement ce dernier n'a pas le temps de dire au Docteur comment détruire le cristal mais il lui donne des informations et un objet très important pour la suite.

Image: Tardis Index Files

The darksmith legacy: the depths of despair par Justin Richards

Titre: The darksmith legacy: the depths of despair113px-DWDL4_Depths_of_Despair.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2009
Pages: 121

Toujours sur les traces de Varlos nous retrouvons le Docteur dans une jolie petite aventure nommée The Depths of Despair. Si nous croyons le titre l'aventure se trouvera donc sous l'eau et elle ne sera pas très drôle. Le Docteur, après avoir volé des informations sur Varlos et repris l'Eternity Cristal, essaie de retrouver son créateur. Pour cela il doit voyager sur une planète qui a connu un effet de serre catastrophique puisque plus aucune terre émergée n'existe. Mais une équipe tente de comprendre ce qu'il s'est passé en étudiant les profondeurs marines. Leur chef se nomme Gisela et donne l'impression d'avoir à peine onze ans! Mais des créatures commencent à attaquer la station sous-marine et, alors que les Darksmiths retrouvent le Docteur, l'intégrité même de la station est menacée. Mais pourquoi cette attaque et le Docteur réussira-t-il à fuir les soldats des Darksmiths?

Ce quatrième tome ne trahit pas ce que j'avais déjà dit. Un petit livre écrit principalement pour des enfants. Mais je dois avouer que j'ai moins apprécié les intrigues que nous y trouvons. Je trouve que l'intrigue du tome n'est pas assez bien mise en place et j'aurais apprécié en savoir plus. En fait, il semble que ce livre serve surtout à nous donner une information importante puisque nous y trouvons la fille de Varlos. Mis à part les indices qu'elles donne sur son père le Docteur y trouve un nouveau compagnon temporaire qui va voyager quelque temps avec lui. Quand on connait la série on sait ce qu'il peut se passer quand le Docteur est seul...

Image: Tardis Index File

16/07/2011

Harry Potter and The Deathly Hallows (part 2)

Ce dernier volet de la saga d'Harry Potter est probablement l'un des films les plus attendus de cet été même par ceux qui connaissent déjà l'histoire (ceux qui ne la connaissent pas ont probablement vécu dans une grotte depuis une vingtaine d'année). C'est le volet qui nous permettra de comprendre qui est Voldemort mais aussi quel est le destin final de Harry Potter. Un destin qui, je le rappelle, il a accepté de suivre volontairement. Nous sommes donc à la moitié de l'histoire originale. Après avoir fuit des mois durant en cherchant les objets cachant des morceaux de l'âme de Voldemort Harry et ses amis avaient été capturé mais ont pu s'enfuir. Nous les retrouvons immédiatement après ces évènements et ils savent ou se trouvent les derniers Horcruxes. Mais, pour les détruire, ils devront passer sous le nez de toute le monde magique et entrer  la banque Gringotts puis revenir à Poudlard pour un dernier combat! Car l'école va entrer en guerre! Et rien ne sera plus jamais comme avant pour ceux qui participeront à la bataille contre Voldemort.

Toutes les scènes d'actions ayant été laissée dans ce dernier film alors que la première partie ne connaissait que les scènes de fuite et d’auto-apitoiement il est logique que ça pète de tous les cotés. J'utilise ce mot à dessein puisque, effectivement, on voit beaucoup d'explosions durant le temps que dure le film. En fait, la majeur partie de celui-ci se déroule à Poudlard et consiste à nous montrer la bataille. Et c'est beau avec plein d'effets spéciaux et d'explosions un peu partout dans les couloirs d'une école qui ne tient probablement plus sur grand chose. Ça ne peut que plaire ne serais-ce que parce que nous avons tous souhaité faire exploser nos écoles! L'intrigue reste celle de la première partie: trouver les horcruxes. Mais, au lieu de fuir et de geindre, nos héros se lèvent, enfin diront certains, et commencent à lutter contre un ennemi qui sent qu'il perd ses atous chaque secondes qui passent!

On retrouve aussi les scènes classiques Harry Potter d'amour dans lesquels Harry est incapable de se jeter sur celle qu'il aime (sept ans qu'on lui répète de rester près de ceux qu'il aime et il n'a toujours pas compris...). Les scènes de Ron qui joue au macho un peu bête mais qui montre qu'il possède un peu plus que ça et Hermione qui comprend toujours tout avant tout le monde. Bref, du Harry Potter classique que l'on ne peut que apprécier si on apprécié les autres films. Surtout que le jeu des acteurs s'est largement amélioré depuis les premier volets. Tout de même, comme dans le livre, il y a cette scène totalement inutile et même particulièrement grotesque des 19 ans plus tard. Je ne sais pas pour vous mais j'ai toujours trouvé ce chapitre inutile et il ne s'est pas amélioré à l'écran. Aucun des acteurs n'est crédible en trentenaires approchant de la quarantaine et cette scène a surtout le mérite de faire éclater de rire l'assistance (et Harry porte toujours les même lunettes affreuses!).

Image: site officiel

 

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18:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : harry potter, j k rowling, deathly hallows | | | |  Facebook

14/07/2011

Le fascisme italien 1919-1945 par Pierre Milza et Serge Berstein

Titre: Le fascisme italien 1919-19459782020055130.jpg
Auteurs: Pierre Milza et Serge Berstein
Éditeur: Seuil 1980
Pages: 438

Je dois l'avouer, je ne connais pratiquement rien sur le fascisme italien. Bien entendu je connais mes bases je sais qui était Mussolini, je connais la marche sur Rome ainsi que l'axe Rome-Berlin. Je sais aussi quels sont les formes qu'ont prises le fascisme sur la société italienne. Mais j'ignore totalement comment le fascisme est arrivé au pouvoir. Quels sont les liens qui ont été tissé entre ce petit bourgeois qu'est Mussolini et les classes dirigeantes italiennes. J'ignore aussi le fonctionnement réel de la politique fasciste et de la société fasciste dont, par exemple, comment la politique étrangère était pensée et comment la culture fasciste était créée. Je n'ai pas non plus beaucoup de connaissances sur la résistance au fascisme italien. C'est pour pallier à ces ignorances que je me suis plongé dans ce livre.

Si je dois donner un bon point c'est que ce livre semble être très complet. En effet, nous y trouvons un panorama très large du fascisme italien. Les auteurs examinent aussi bien la période pré-fasciste avec les faillites de l'état libérale italien et le contexte de lutte insurrectionnelle du prolétariat italien, ce qui a conduit à une alliance des classes dirigeantes avec le fascisme, que la période de vingt ans du fascisme proprement dit. On y trouve aussi une analyse de la culture fasciste et des liens avec le Vatican. Ces liens étant plutôt conflictuels même si Pie XI préférait le Duce au Communisme. Ce livre permet aussi de comprendre comment le fascisme de Mussolini a tenté de contrôler toute la société. Pas seulement en créant des institutions fascistes mais en encadrant toute leur vie les citoyens italiens dans les structures fascistes pour en faire des hommes nouveaux, des hommes fascistes. Enfin, il nous permet aussi d'avoir une vue sur la politique extérieure de Mussolini. Une politique qui semble avoir été plus instinctive que réfléchie puisque le Duce agissait selon ses désirs plus que selon les besoins de l'Italie. Ces actions ont, d'ailleurs, été désastreuses pour l'économie italienne. Ce livre est, à mon avis, un bon moyen de mieux comprendre le fascisme italien, son origine et son fonctionnement. De plus, sa bibliographie, très large, nous permet de trouver des ouvrages analysant certains points d'une manière plus pointue. Il reste à savoir si la littérature a profondément changé depuis 1980.

Image: Seuil

18:30 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fascisme, mussolini, italie | | | |  Facebook

Docteur House saison 6

Pour une fois je vais parler d'un autre docteur sur ce blog. Oui je sais, j'ai tendance à beaucoup parler du Docteur ces temps mais il faut dire que je suis en train de lire une grande partie de ses aventures. Et puis c'est mon blog je fais ce que je veux! Donc, juste en cas de trous de mémoires, nous avions quitté House alors qu'il était en train d'halluciner sur une relation imaginaire avec Cuddy. Ayant compris cela il avait décidé de laisser tomber la vicodine et d'entrer en désintox dans un centre psychiatrique. Nous retrouvons donc notre héros détesté alors qu'il termine sa cure de désintoxication. Il veut partir mais le directeur du centre semble ne pas être d'accord avec lui. Il se retrouve donc, un peu malgré lui, interné le temps qu'il se remette. Cette cure sera la fil rouge de toute la saison. En effet, durant toutes les aventures de House nous le trouverons en train d'essayer de changer, d'être meilleur avec les autres mais aussi avec lui. Dans le même temps il devra retrouver son droit d'exercer la médecine tout en essayant de séduire Cuddy qui lui en veut un peu. Ces différentes intrigues nous mèneront à un final en parallèle avec la fin de la saison 5.

Qu'est ce que j'ai aimé dans cette saison? J'ai trouvé intéressant que House tente de changer bien que cela ne lui réussisse pas forcément. Ce qui mène à un final explosif duquel on doute qu'il puisse s'en tirer. Il y a aussi, encore une fois, un épisode très polémique qui pose des question d'éthique. Dans celui-ci on doit se demander si il est légitime de tuer un homme qui pourrait devenir un monstre avant que les évènements prouvent cette possibilité. C'est une question difficile que l'on s'est posée pour hitler. Personnellement, je pense qu'il faut y répondre par la négative. Mais l'épisode que j'ai le plus apprécié est celui qui met Cuddy en scène. En effet, j'ai toujours trouvé dommage que l'on ne voie pas le point de vue de Cuddy. Il est intéressant de donner à ce personnage la possibilité de montrer de quoi elle est capable! Sinon, la série continue sur la recette qui a fait son succès. On retrouve des cas étranges que House réussit à résoudre alors que les autres échouent. On retrouve aussi les répliques sarcastiques et l'humour de la série. Mais il semble que celle-ci commence à s’essouffler et je pense qu'il faudrait songer à la terminer pour de bon.

Image: site officiel

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11:51 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : docteur house | | | |  Facebook

06/07/2011

The darksmith legacy: the colour of darkness par Richard Dungworth

Titre: The darksmith legacy: the colour of darkness121px-DL3ColourofDarkness.jpg
Auteur: Richard Dungworth
Éditeur: BBC 2009
Pages: 120

Bon, le Docteur s'est fait voler le cristal qu'il avait lui-même volé (ou refusé de rendre) à l'agent envoyé par les darksmith. Il n'y a qu'une seule solution mais qui ne plait pas du tout au Docteur: aller sur Karagula récupérer le cristal et des information sur lui et son créateur. Mais même les timelords lors de leur puissance n'ont pas attaqué Karagula. Qu'est ce que le Docteur pourrait bien faire? Ce n'est de toute manière pas le genre de questions qui l'arrête et, donc, il part immédiatement pour cette planète légendaire. Arrivé en plein désert près de la cathédrale il est invité, sans qu'on lui demande son avis, par une tribu locale. Il y apprend qu'une belle et puissante femme a exaucé des vœux et échange d'un prix terrible: tous les enfants de la tribu. Mais pourquoi a-t-elle besoin de ces enfants?

Encore une fois, on s'en doute, il y a deux intrigues dans ce tome. Celle qui n'existe que dans ce livre concerne cet enlèvement d'enfants. Il permet d'en savoir un peu plus sur l'univers de Doctor Who et j'aime beaucoup la manière dont cette femme contrôle les personnes. Mais elle n'est pas forcément très intéressante. La seconde intrigue avance aussi, petit à petit, puisqu'on en apprend plus sur Varlos, le créateur du cristal, et sa cachette éventuelle. On en apprend aussi beaucoup plus sur les motivations et les forces des darksmith ainsi que sur leur planète. En bref, ce tome est surtout un moyen de recevoir des informations. Comme d'habitude, les chapitres sont entrecoupés de petites énigmes pas très difficiles à résoudre. Il reste à savoir ce que le Docteur découvrira sur Varlos.

Image: TARDIS index files

05/07/2011

Délit d'humanité: l'affaire Grüninger (Grüninger Fall: Geschichten von Flucht und Hilfe) par Stefan Keller

Titre: Délit d'humanité: l'affaire Grüninger

Titre original: Grüninger Fall: Geschichten von Flucht und Hilfe
Auteur: Stefan Keller
Traducteur: Ursula Gaillard
Éditeur: Éditions d'en Bas 1994 (rotpunktverlag 1993 édition originale)
Pages: 221

J'ai déjà lu un certains nombre de livres qui condamnent l'attitude de la Suisse, de ses dirigeants et bureaucrates, durant la seconde guerre mondiale. Ces condamnations visent particulièrement deux politiques: celle de l'argent et celle des réfugiés. En effet, la Suisse a collaboré économique avec l'Allemagne et elle a mis en place une politique d'asile très restrictive qui consistait à ferme les frontières à tous les juifs. Mais notre pays a aussi connu des résistants. Des personnes qui n'ont pas respecté la politique officielle, la loi, et ont aidé des réfugiés à passer la frontière pour se sauver du joug nazy et d'une mort quasi certaine. Ce livre narre l'histoire de l'un de ces résistants, l'un des juste parmi les nations de nationalité suisse: Paul Grüninger commandant de police du canton de Saint-Gall.

Ce commandant a la lourde tâche de gérer l'afflux de réfugiés politiques et juifs qui ont suivi l'Anschluss et les pogroms de Vienne. Mais il semble être tombé en désaccord avec la politique fédérale qui souhaite fermer hermétiquement les frontières helvétiques. Le commandant, peut être secondé politique par le conseiller d'état socialiste de l'époque, Valentin Keel, Grüninger contourne la loi. Il le fait de multiples manières que ce soit en accordant des autorisations de séjours, en aidant la famille des juifs déjà sur le sol Suisse ou encore en envoyant des citation à comparaître au camps de Dachau! Mais, ce faisant, le commandant se rend coupable de frauduler des documents officiels qu'il antidate. C'est tout un réseau entre les politiques, les policiers et les institutions juives saint galloise qui semble se dévoiler lors de la lecture. Un réseau qui sera mis à mal quand Grüninger sera suspendu et renvoyé puis soupçonné de malversation financières, de corruption et de mœurs un peu trop libre. Des soupçons qui existent encore mais qui n'ont jamais été prouvé au contraire selon l'auteur!

J'ai beaucoup apprécié en savoir plus sur ce héros suisse. Un héros tout de même partiellement accepté puisqu'il n'a jamais été lavé de sa condamnation judiciaire bien qu'il soit encensé par de nombreuses personnes et institutions dont Yad Vashem qui l'a institué Juste Parmi les Nations en 1971 un an avant sa mort. Mais qu'ai-je pensé du livre en lui-même? Bien que sa lecture m'ait plu, comme je l'ai déjà dit, j'ai été frustré à de nombreuses reprises. Ainsi, l'appareil critique est totalement absent. Autrement dit, il est très difficile de savoir d'où l'auteur tire ses propos et ses citations. Il arrive même que l'auteur cite des personnes d'une manière peu claire et on se demande si on lit ce que l'auteur a écrit ou des retranscription. Mais peut-être est-ce dû à la traduction? J'ai aussi eu l'impression, souvent, d'une histoire un peu brouillonne. je n'ai pas eu l'impression que l'auteur soit allé jusqu'au bout de certaines questions et je souhaiterais en savoir plus sur les relations entre Keel, Grüninger et les institutions juives. J'aimerais aussi en savoir plus sur les individus qui ont lutté contre ce réseau d'immigration.

Site sur Paul Grüninger au Yad Vashem

Site sur Paul Grüninger

04/07/2011

The darksmith legacy: the graves of Mordane par Colin Brake

Titre: The darksmith legacy: the graves of Mordane118px-DS2GravesofMordane.jpg
Auteur: Colin Brake
Éditeur: BBC 2009
Pages: 125

Nous avions laissé le Docteur aux prises avec un robot envoyé par le collectif des Darksmith. Nous le retrouvons en train de négocier sa vie en argumentant sur son identité. En effet, le robot croit avoir en face de lui un traître. Mais ce que le robot veut c'est surtout le cristal. Et comme le Docteur lui promet de le lui rendre en cherchant dans sa cabine il part avec sa cabine. Ce qui m'amène à donner un petit conseil aux personnes qui souhaiteraient capturer le Docteur: ne le croyez jamais et ne le laissez surtout pas atteindre une boite bleu même si elle est petite ni son tournevis même si il ne semble être qu'une torche! Bref, le Docteur décide d’enquêter sur les évènements lié à la création du cristal d'éternité. Pour cela il doit se rendre sur la planète cimetière Mordane. Mais celle-ci a été abandonné depuis une centaine d'année suite à sa mise en quarantaine. Il y rencontrera un groupe de survivants d'un crash qui tentent de trouver les éléments nécessaire pour réparer leur vaisseau. Mais l'un d'eux semble en savoir trop. Et, surtout, pourquoi les morts se réveillent-ils la nuit?

La dynamique se confirme puisque ce second tome (ou plutôt ce second épisode) renferme deux intrigues. La première est celle du groupe de survivants dont l'un des membres cherche quelque chose qui devrait lui permettre de retrouver un héritage familial. Mais, surtout, on en apprend plus sur le cristal grâce à l'intrigue principale. J'ai bien aimé le coté film de zombies avec les morts qui se réveillent et poursuivent les héros. Mais ces dernier ont tout de même agit d'une manière assez bête. En effet, ils décident, pour trouver ce qu'ils cherchent, d'entrer en pleine nuit dans des catacombes! Il faudra qu'on m'explique à quel moment il est prudent d'entrer dans des catacombes quand on sait que les morts se réveillent! Bref, mis à part cette petit bêtise qui aurait pu être fatale si le Docteur n'était pas le héros, j'ai bien aimé cette seconde partie. Celle-ci, comme je l'ai déjà, reste tout de même largement écrite pour des enfants.

Image: TARDIS index files

L'affaire du foulard islamique: la production d'un racisme respectable par Saïd Bouamama

Titre: L'affaire du foulard islamique: la production d'un racisme respectablebouamama150.jpg
Auteur: Saïd Bouamama
Éditeur: Geai Bleu 2004
Pages: 180

Nous avons tous eu, même si nous visons en Suisse, les échos de l'affaire du foulard en France. Le déferlement médiatique de 2003 a aussi touché notre pays qui, à son tour, a connu des débats sur le sujet. Mais Saïd Bouamama ne croit pas que les débats sur le foulard soient les bons débats sur le bon sujet. C'est probablement pourquoi, un an après les évènements, il a écrit ce livre dans lequel il tente de déconstruire les évènements et les débats de 2003 en France. L'auteur écrit son essai en quatre parties. La première contextualise le débat dans une France qui connaît une extension de l'électorat du front national. C'est aussi une France qui connaît une aggravation, niée, des discriminations et des différences sociales entre les plus riches et les plus pauvres liée à la déconstruction des acquis sociaux au nom du libéralisme. Mais c'est aussi un pays qui reprend à son compte l'idée du choc des civilisations de Huntington. Un auteur culturaliste qui a théorisé l'actuel guerre entre deux. soi-disant, civilisations monolithiques (dans le sens ou les différences sont niées au nom d'un seul facteur unificateur: la religion).

La seconde partie a le mérite de faire ce que personne, dans les médias, n'a fait: l'auteur examine les significations du voile. Il commence par démontrer que les trois religions monothéiste connaissent le voile pour, ensuite, s'interroger sur sa signification. Il démontre que ce objet est bien un moyen de symboliser une domination masculine sur les femmes. Mais il démontre aussi que le débat actuel simplifie les significations en faisant du voile un objet archaïque d'une religion archaïque par essence face à une culture chrétienne moderne par excellence. Il est donc nécessaire de "sauver" les jeunes femmes musulmanes du moyen âge tout en déniant leur capacité à comprendre, à raisonner et à se sauver elles-même. Enfin, l'auteur montre que le voile, dans le contexte de 2003, est avant tout un moyen pour celles qui le porte de se rendre visible dans le monde social. En portant le voile elles passent outre l'ostracisme des dominé(e)s et entrent en pleine lumière.

la troisième partie est très intéressant puisqu'elle permet à l'auteur de déconstruire les discours des acteurs en faveurs de l'interdiction du voile. Il constate que les discours sont empreints d'une nostalgie envers la troisième république qui impliquait un ordre symbolique des dominants et des dominés. Dans ce discours, les chrétiens avaient une mission civilisatrice et de sauveurs face à des sauvages archaïques incapable de se sauver eux-même. Comme des enfants on parlait d'eux, on agissait pour eux et jamais on ne les consultaient. Il est d'ailleurs révélateur que les différentes commissions et les médias n'aient jamais demandé l'avis des femmes qui portent le voile en France. Dans le même temps, la mise en place de ce "problème" permet aux politiques de diviser les citoyens français sur un sujet qui voile (ironiquement) des questions sociales plus importantes qui auraient pu donner lieu à des conflits sociaux importants. Pour terminer, l'auteur examine les effets de cette interdiction. Il observe que des femmes qui sont discriminées perdent l'accès à l'outil par excellence de l'ascension sociale: l'école. Ce qui le mène à penser que l'expulsion, plutôt que de sauver les femmes du communautarisme, ne peut que créer ce communautarisme et obliger ces femmes expulsées à se trouver dans le giron des intégristes. Si, toutefois, ceux-ci sont vraiment derrière la prise du voile.

Ce livre est intéressant pour comprendre le contexte français mais pouvons nous l'adapter pour le contexte suisse? Nous n'avons pas une interdiction du foulard dit islamique l'école pour les élèves. Mais j'ai l'impression que l'analyse du discours culturaliste dominant en France que Bouamama fait peut permettre de comprendre le discours dominant Suisse sur les immigrants, étrangers et musulmans. En effet, en Suisse nous avons eu, dernièrement, un nombre important de votations concernant la politique de sécurité. Ces votations avaient toutes le point commun de brosser un portrait du délinquant comme jeune, masculin et, surtout, étranger. Il me semble qu'il existe un discours largement culturaliste sur le sujet de la sécurité en Suisse qui existe dans tous le spectre politique actuel et qui justifie des décisions politiques. Il me semble donc important de déconstruire ce discours en montrent comment, sous l'aspect du sens commun, il cache une vision raciste des populations étrangères construites comme dangereuses pour la société suisse par essence.

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