31/08/2011

Night of the Humans par David Llewellyn

Titre: Night of the Humanshumans-125.jpg
Auteur: David Llewellyn
Éditeur: BBC 2010
Pages: 247

Ce livre est le second tome des aventures de la onzième incarnation du Docteur. Celui-ci a capté un appel de détresse à travers le temps il a donc le devoir d'aller, au moins, voir ce qui se passe et si il peut aider. Il atterrit donc sur le Gyre. Un endroit ou les forces gravitationnelles des systèmes alentours sont parfaitement équilibrées ce qui implique que tous les déchets qui passent par là s'y stabilisent créant une sorte de monde décharge. Mais ce monde est un danger car une comète va s'écraser sur lui dans moins d'une journée. Et lorsqu'elle se sera écrasée les débris iront s'écraser sur les systèmes alentours ce qui coûtera la vie de millions d'individus. C'est pourquoi différentes planètes ont cofinancé une mission chargée de détruire le Gyre avant que la comète ne le touche. Mais le vaisseau affrété s'est écrasé et son équipage a appris avec surprise qu'ils ne sont pas seuls. Les tambours résonnent sur ce monde et une race terrifiante s'apprête à partir en guerre. Les humains sont ici...

Je pense que l'un des points forts de ce livre est la manière dont il décrit la société humaine du Gyre. Ce sont les descendants d'un équipage échoué qui a dû survivre au milieu des débris. Comment évoluerait ce type de civilisation? Je trouve intéressant de montrer comment les noms et les symboles sont progressivement perdu et dénaturé pour devenir des mythes fondateurs d'une nouvelle religion. Il est tout aussi intéressant de montrer le Docteur luttant contre sa conscience. Peut-il prendre quelque chose qui le rende quasiment invincible et qui pourrait lui permettre de tout accomplir (par exemple, au hasard, retrouver Rose)? Ou alors cette puissance est-elle trop même pour lui? En effet, le Docteur pourrait utiliser cette puissance pour construire et réparer mais est-ce qu'il pourrait s'en contenter? Ne risque-t-il pas de devenir un destructeur ou un dictateur? C'est une question que je me pose souvent dans cette série. A quel point le Docteur est-il un réparateur et à quel point est-il un destructeur?

Image: BBC

30/08/2011

Cowboys et Aliens

Un film qui allie Indiana Jones et James Bond? Comment en pas aller le voir? Bon, d'accord, ce sont les acteurs qui jouent Indiana (Harisson Ford) et James (Daniel Craig) qui jouent dans ce film et non les personnages même. Mais ça reste très attirant! Nous sommes donc dans l'une des périodes les plus célèbres du cinéma: le farwest. Le film commence sur Daniel Craig se réveillant au soleil avec, au poignet, un étrange bracelet et une blessure encore fraîche et amnésique (décidément ce n'est pas son jour). Il est très rapidement rejoint par une famille qui regrettera cette rencontre. Ayant donc fait l'acquisition de vêtements et d'un cheval il se rend dans la ville la plus proche pour se faire soigner. Après quelques péripéties il rencontre le fils du notable local qu'il se fait un plaisir d'humilier ce qui attire l'attention sur lui. Mal lui en a pris car il semble qu'il est recherché pour vol et meurtre. Mais personne n'aura le temps de le pendre puisque des objets étranges attaquent la ville et kidnappent ses habitants. Une alliance devra se faire entre les autorités et cet homme amnésique pour retrouver ses démons et leurs victimes. Mais des cow-boys sont-ils prêt à s'attaquer à des aliens?

Ce que j'aime bien dans ce film c'est qu'il évite d'aller trop loin dans l'absurde. Bien entendu nous avons les aliens et leurs armes puissantes mais les humains gardent les armes de l'époque sauf le héros amnésique qui a le droit de tout faire exploser sur son passage. Ceci crée une impression étrange puisqu'on découvre des technologies très avancées alors que le film est longtemps resté sur le thème du farwest. On y trouve le shérif, le notable local très riche que personne n'ose défier et son fils arrogant et stupide ainsi que le saloon (probablement le bâtiment le plus important suivi par l'église). On se trouve dans une terre ou, hors de la ville et parfois même nulle part, la loi n'est pas garantie et les voyageurs peuvent être attaqués dès qu'ils sortent de la protection de leur communauté. Ce qui m’amène au point un peu raté du film: les embuscades. Deux fois durant le film le petit groupe de vengeurs se fait attaquer et à chaque fois ça finit de la même chose: une alliance après avoir fait jouer les poings. Mais ceci n'enlève pas son caractère à la fois drôle et divertissant au film même si il ne restera jamais dans les annales du cinéma.

Image: Site officiel

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18:29 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cowboys, aliens | | | |  Facebook

Les noces rebelles (revolutionary road)

Frank et April sont de jeunes mariés durant les années 50. Ils sont certains d'avoir un destin exceptionnel et d'être au-dessus de la masse. Mais, en attendant l'accomplissement de leur destin, ils sont obligés de vivre dans une petite rue typique des USA dans une maison tout aussi typique. April devient une parfaite ménagère des années 50 et s'occupe de ses deux enfants et de la maison sous l’œil critique des voisins. Frank, lui, entre dans l'entreprise dans laquelle a travaillé son père. Il y fait un travail assez peu intéressant qui consiste à aider à vendre des objets. Mais le couple garde l'impression d'être supérieur à leur environnement. Cette illusion sera brisée très rapidement et le couple cherchera à s'échapper de cette vie si morne. Ils ont un plan! Partir à Paris pour changer de vie! Mais les événements vont se liguer contre eux et leur couple sera de plus en plus fragile tandis que la date du départ approche.

Il faut le dire c'est un très bon film. Ceux qui cherchent des explosions devront tout de même passer leur chemin. En effet, il ne se passe pas grand-chose dans ce film. Ou plutôt, il ne se passe pas grand-chose en surface. Mais cette œuvre nous permet de voir les rêves brisés d'un couple qui essaie désespérément de retrouver une semblant d'espoir dans leur vie face aux gifles qu'ils reçoivent de la part de la société. Mais ce film est aussi beau esthétiquement. Par exemple Franck, le mari d'April a un travail inutile dans une entreprise qui ne change jamais. Le seul moment ou il est remarqué c'est quand il décide de ne plus prendre au sérieux son travail et de le quitter dès que possible. Ironie plutôt difficile à admettre pour ce couple. Franck se croit différent mais une scène du film nous le montre à coté d'autres hommes habillés exactement comme lui et tout aussi coincé dans une vie sans espoir.

Sa femme, April, n'est pas mieux lotie. Sa journée se déroule principalement dans une maison vide qu'elle nettoie. Bien sur elle est toujours propre mais elle donne vraiment l'impression de s'ennuyer à mourir et d'être écrasée par les enfants dont elle doit s'occuper jusqu'à atteindre l'apex qui se déroule à la fin du film. Les seuls moments de distractions se déroulent lors des visites des voisines qui sont toujours prêtes à juger de la tenue de la maison. Les voisins et les amis, d'ailleurs, sont tout sauf des personnes gentilles. Ce n'est pas qu'ils sont volontairement méchant mais, par leurs jugements et conseils, ils créent une chape de plomb sur le jeune couple. En fait, il n'y a qu'un seul personnage qui soit véritablement lucide et celui-ci est, ce qui est très révélateur, soumis à des décharges électriques dans un asile. Bref, un film particulièrement pessimiste quant à la possibilité de chacun de suivre ses rêves. Ce film donne plutôt l'impression que la "réalité" implique d'oublier ses rêves et d'accepter une vie morne et sans espoir. Il faut espérer que les années 60 auront permis un peu d'espoir.

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Image: Allocine

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15:37 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

La terreur et le désarroi Staline et son système par Nicolas Werth

Titre: La terreur et le désarroi Staline et son système9782262024628.gif
Auteur: Nicolas Werth
Éditeur: Perrin 2007
Pages: 614

Nicolas Werth est l'un des contributeurs du très célèbre, et controversé, Livre Noir du Communisme. Un livre que je n'ai toujours pas lu mais que je devrais parcourir un de ces jours. Il semble, après la lecture de ce livre, que Nicolas Werth est l'un des experts concernant les violences politiques et sociales en URSS. En tout cas, les articles qui forment ce recueil concernent toutes les formes de violences qu'elles soient de la part de l'état soviétique ou des paysans. Et justement, c'est un sujet que je ne connais pratiquement pas. Comme tout le monde j'ai eu, à l'école, des cours sur la famine ukrainienne et la Grande Terreur stalinienne qui toucha un certains nombre d'officiers et de membres du parti bolchevique. Mais ce livre m'a montré que ces deux points ne sont que de petites parties d'un système répressif et terroristes bien plus vaste.

Les articles qui sont réunis dans ce livre de 600 pages m'ont permis de bien mieux connaître le système terroriste de l'état stalinien. Mais j'y ai aussi beaucoup appris sur la violence des résistants qu'ils soient des paysans considérés comme des koulaks ou des propagateurs de rumeurs. Nous y lisons que la violence politique et sociale en URSS dépasse largement la Grande Terreur et la famine ukrainienne. En effet, ce qu'on découvre dans ce livre c'est un état qui fonctionne sur la criminalisation intensive de la population et sur la peur d'une nouvelle révolution. C'est dans ce contexte que l'on peut mieux imaginer des déportations massives que ce soit au goulag (un peu plus de deux millions de personnes ont connu le Goulag durant Staline) et dans des peuplements spéciaux. Les personnes incarcérées pouvaient aussi bien être des classes suspectes, des peuples punis pour avoir été contre-révolutionnaire que de simples voleurs qui ont été poussé au crime par la faim. Ce que l'on découvre c'est donc un vaste système répressif couvert par plusieurs affaires successives chacune ciblant une certaine part de la population. Mais Nicolas Werth nous montre aussi que les premières années de la révolution russe ont connu une formidable résistance de la part de paysans armés qui ont, parfois, tenu des pays entiers face aux rouges comme aux blancs. C'est, en bref, le portrait d'une société brutalisée que nous fait Nicolas Werth.

Bien que le thème traité par Nicolas Werth dans ses articles soit très intéressant j'ai trouvé le livre assez peu passionnant. Mis à part le coté histoire politique qui est contrebalancé par un coté histoire sociale qui permet de mettre en lien les événements avec les acteurs et la manière dont ils réagissent c'est surtout le coté très redondant du livre qui m'a dérangé. En effet, ce livre est un recueil de différents articles écrit par Nicolas Werth. L'auteur les a classé d'une manière logique et un fil rouge est très clair quand on fait une lecture attentive. Cependant, Nicolas Werth reprend, souvent, les mêmes informations dans plusieurs de ces articles. Bien que cela permette de les garder en tête je me suis pris à être un peu lassé de ces retours en arrières sur des informations déjà fournies. Cependant, ce livre donne un portait important et très clair des violences politiques et sociales sous Staline et pour cela je pense qu'il est indispensable quand o souhaite comprendre cette époque de la Russie dites communiste.

Image: Éditeur

25/08/2011

La Piel Que Habito

Tout d'abord il est nécessaire que j'avoue n'avoir vu aucun film de Pedro Almodóvar. C'est probablement un manque important dans ma culture cinématographique (si j'en ai une) mais on ne peut pas tout connaître. C'était donc une découverte que j'ai eu en allant voir son dernier film intitulé La Piel Que Habito. L'histoire est étrange. Nous suivons la vie de famille d'un chirurgien célèbre et talentueux. Ce dernier a connu de nombreuses peines mais il a surtout réussi à créer une nouvelle peau artificielle. Celle-ci est plus solide que la peau humaine et sa création a demandé l'usage de la technologie transgénique. Mais il a surtout utilisé sa découverte sur une jeune femme qu'il cache chez lui. Au fil du film on en apprendra plus sur cette femme et sur qui elle est vraiment et pourquoi elle est cachée.

Je me demande encore, après une nuit de réflexion, comment parler de ce film. Je dois avouer que je n'ai pas tout compris et je pense qu'une grande part de mon incompréhension est tout simplement due à mon manque de connaissance. En effet, après avoir parlé à des amis qui connaissent beaucoup mieux que moi Pedro Almodóvar, il semble que tous les grands thèmes qu'il apprécie se retrouve dans son dernier film. Je peux en tout cas dire que j'ai beaucoup apprécié le jeu d'acteur, Antonio Banderas pour ne prendre qu'un exemple y est magnifique, qui est particulièrement bien mis en scène. En fait, je trouve que c'est probablement l'un des meilleurs films que j'aie vu actuellement. Ce qui ne m'a pas empêché de ressentir un certain malaise. Devant le personnage principal dont le manque flagrant, et effrayant, de moral peut être difficile à observer. Mais aussi devant la transformation de Vicente qui subit ce que l'on ne peut nommer autrement que de la torture. Mais alors qui est le coupable dans ce film? Est-ce le chirurgien psychopathe? Vicente à cause de ses actes? Ou alors est-ce que les événements de la vie de Robert expliquent tout? C'est la question qui me restera en tête lorsque je penserais à ce film: qu'est ce qui crée un monstre?

Image: Site officiel

 

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22/08/2011

Apollo 23 par Justin Richards

Titre: Apollo 239781846072000_125.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2010
Pages: 248

Cette série à un grand avantage, un peu déloyal, face aux autres séries. Quand l'interprète de l'acteur principal part un nouvel acteur peut l'incarner. Le changement est donc partie intégrante et permet de changer à la fois les personnages et les caractères. Une autre série aurait eu du mal à survivre à un changement d'acteur alors imaginez 10 changements! Bref, voici le premier livre qui implique le Docteur incarné par Matt Smith. Et on peut dire que ça commence fort. A peine le Docteur et Amy sont-ils arrivé dans un restaurant pour déjeuner avant de faire un peu de shopping (l'univers entier et Amy veut faire du shopping...) qu'un mort et un astronaute s’insèrent dans les petits plans des héros. Et c'est la que les conspirationnistes seront heureux car oui il y a que conspiration sur le fait que les USA sont allés sur la Lune. En effet, au lieu de 17 missions apollo il y en a eu 22! Et après cela les USA ont réussis à mettre au point une technologie permettant de passer du Texas à une base secrète sur la face cachée de la Lune. Malheureusement, cette technologie semble avoir eu quelques problèmes récemment. Mais est-ce que c'est dû à la vieillesse des composants ou alors y aurait-il un saboteur? Peut-être même est-ce pire que ça?

J'ai bien aimé ce premier roman de la onzième incarnation du Docteur. Il faut dire qu'il a le mérite de retrouver une compagne durable ce qui m'avait particulièrement manqué dans les derniers romans de la dixième incarnation. Ce retour permet de remettre en place des dialogues plus vifs et plus drôle. Je pense que les meilleurs sont ceux qui suivent une explication entre un policier et le Docteur et aussi le dialogue entre Amy et le Docteur alors que l'un se trouve sur la Lune et l'autre sur la Terre. Cependant ce roman reste un Doctor Who ce qui veut dire que le scénario est assez facile à comprendre. J''ai malheureusement compris les principaux ressors dès les premières cent pages et je m'attendais au reste. Mais je pense tout de même que ce tome est l'un des plus réussis.

Image: BBC

21/08/2011

Rapport sur Auschwitz par Primo Levi

Titre: Rapport sur Auschwitz41DTC74EWFL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Primo Levi

Traducteur: Catherine Petitjean
Éditeur: Kimé 2005
Pages: 111

Je me suis toujours promis que je lirais Primo Levi un jour. Pas parce que j'aimerais ce dont il parle ou parce que j'ai envie de lire sur le sujet mais parce que je pense qu'il est nécessaire de se souvenir des événements que Primo Levi a relatés, selon sa propre expérience, dans ses livres. J'ai voulu commencer par son Rapport, écrit sur la demande des autorités Soviétiques, sur l'hygiène et la santé dans le camp de Monowitz. Pourquoi lire ce rapport? Premièrement parce qu'il a été écrit très peu de temps après les événements. Nous avons donc, dans une perspective strictement rationnelle, un témoignage rapide écrit par un chimiste, Primo Levi, et un médecin, Leonardo Debenedetti sur un aspect particulier du camp particulier de Monowitz. Nous avons donc un résumé quasiment immédiat des problèmes de santé qu'a connu un camp nazi en Pologne. On y trouve les conditions de déportation suivie d'un état des lieux des "dortoirs". Levi nous dit que ces derniers ne semblaient propres qu'au premier regarde. On apprend aussi qu'elles étaient les maladies les plus communes dans ce camp. Sans grande surprises celles-ci concernent surtout la fatigue, la nourriture, les accidents ou maladies de "travail" (plutôt de l'esclavage) et le froid. Ce rapport nous donne aussi le fonctionnement des hôpitaux du camp qui sont sous-équipés autant en médecins qu'en médicaments et qui ne connaissaient qu'une hygiène très relative voir inexistante. La seconde raison pour lire ce rapport est que Primo Levi, selon le petit essaie publié dans ce même livre et écrit par Philippe Mesnard, y a trouvé l'une des sources pour ses écrits ultérieurs que le rapport annoncerait.

Justement, ce petit essai, bien que peut être peu passionnant, permet d'avoir une idée assez précise de l’œuvre de Primo Levi et de son lien avec le devoir de mémoire. Il nous donne, en effet, les informations de bases sur la biographie de Primo Levi mais aussi sur sa bibliographie. Ce qui nous permet de mieux comprendre comment les livres de Primo Levi s'inscrivent dans une continuité d'une recherche de compréhension face à des événements inédits dans leur ampleur et - peut être? - innommables. J'ai donc, personnellement, pensé qu'il était utile de lire ce Rapport. Mais il ne faut pas y chercher la parole d'un survivant. On y trouve, au contraire, une parole beaucoup plus rationnelle dans le sens ou ce Rapport a été écrit dans l'idée de donner des informations précises sur un fonctionnement et non la mémoire d'une personne. Je pense donc que si on souhaite trouver la parole de Levi comme survivant il faudra se tourner vers un autre de ses livres sans, pour antant, minimiser l'intérêt du Rapport.

Image: Amazon

18:54 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primo levi, auschwitz | | | |  Facebook

20/08/2011

Captain America

Comme pour Green Lantern je ne m'attendais à rien en allant voir ce film. Enfin, rien si ce n'est un peu de détente et un peu d'action dans le cadre d'un film de super héros basique. Mais j'ai tout de même été agréablement surpris par ce film qui, et c'est incontestable, est bien meilleur que Green Lantern. Mais quel est l'histoire? Le Capitaine n'était qu'un gringalet qui essayait d'entrer dans l'armée américaine pour lutter contre les nazis. Mais il n'arrive jamais à être accepté à cause de son manque de force et, surtout, de ses multiples maladies comme l'asthme. Mais ses efforts ne sont pas passés inaperçus et un médecin allemand, passé du coté allié, lui offre l’opportunité de prouver sa valeur. Mais ce n'est la force physique que ce médecin cherche mais une force morale. Ayant prouvé son courage il est enfin accepté pour tester un sérum qui fera de lui un soldat de nouvelle génération plus fort, plus rapide et plus grand (mais est-ce qu'il vaut trois milliards je ne sais pas). A peine le processus est-il terminé qu'il apprend qu'un ennemi très précis tente de détruire le monde. Cet ennemi c'est l'Hydra. Une branche scientifique secrète du troisième reich directement reliée à hitler et cherchant à utiliser les puissances occultes.

Comme je l'ai déjà dit j'ai été très agréablement surpris par ce film mais peut être étais-ce du à la déception que j'ai connue face à Green Lantern? En tout cas ce film possède tout de même quelque qualités. Je ne parle pas du scénario qui reste basique: un jeune homme apprend sa valeur et la prouve face à ses pairs jusqu'à devenir un héros et un symbole alors qu'il tombe amoureux de la fille du groupe (le héros essaie toujours d'avoir une fille vous n'avez pas remarqué?). La première chose que j'ai appréciée c'est de retrouver l'ambiance de la seconde guerre mondiale dans ce film. Les affiches américaines de l'époque avec les nouvelles qui passent au cinéma et les foires permettant de voir ce que le futur pourrait être. Ou encore Londres dévastée par le Blitz. Je ne sais pas vraiment si cette ambiance est réaliste et il y a probablement de nombreuses incohérences que je n'ai pas pris le temps d'observer. Le deuxième point que j'ai vraiment apprécié c'est l'humour du film. De nombreux dialogues m'ont fait rire qu'ils soient de la part de Tommy Lee Jones (MIB) ou des personnages secondaires (par exemple le mind the gap sorti par l'un des soldats avant de se jeter sur un train et qui est probablement une référence au métro londonien). Je suis aussi dans l'obligation de noter que Toby Jones, incarnation du Dreamlord dans un épisode de Doctor Who, apparaît dans ce film avec le même style (ce qui inclut le nœud papillon) que dans l'épisode de Doctor Who dans lequel il a joué.

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10:12 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : captain america, marvel | | | |  Facebook

18/08/2011

The Krillitane Storm par Christopher Cooper

Titre: The Krillitane Stormkrill.125.jpg
Auteur: Christopher Cooper
Éditeur: BBC 2009
Pages: 242

Le Docteur est parti au Moyen Âge! Enfin, je retrouve le Docteur dans l'une de mes périodes favorites. Je l'avoue, mes épisodes préférés sont surtout ceux qui prennent place dans le passé. Bref, le Docteur se matérialise dans une ville médiévale anglaise typique. Bien sur il n'avait pas prévu se retrouver dans une ville placée sous couvre-feu à cause de disparitions inexpliquées. Mais le Docteur adore expliquer ce qui est inexplicable et, après un petit malentendu avec les forces de l'ordre local, il est parti pour comprendre quels sont les monstres qui tuent les habitants de la ville. Il sera secondé par une alien humanoïde qui semble en savoir plus que ce qu'elle ne dit et le capitaine de la garde. Il se rendra compte que les apparences sont trompeuses et que les évidences peuvent être fausses.

Je l'avoue, une aventure qui prend place au Moyen Âge me conquiert déjà à moitié. Malheureusement, je n'aime pas trop les Krillitane bien que le concept d'une race capable d'évoluer par elle-même en volant l'ADN d'autres races est très intéressantes. C'est, d'ailleurs, ce point qui est utilisé dans ce tome puisque cette capacité fait l'objet d'envieux. On en apprend un peu plus sur ces aliens qui semblent connaître quelque petits conflits dynastiques de temps en temps et qui explique leur plan tel qu'on l'apprend dans la série. Mis à part cela j'ai plutôt apprécié le personnage du Capitaine même si il est un peu caricatural. Le soldat fatigué qui cherche la paix et la tranquillité mais qui devient un héros est bien mieux utilisé dans les livres de Gemmel. Mais bon, ceci reste un roman dans la veine des autres mais qui sera aussi le dernier qui utilisera la dixième incarnation du Docteur. Je terminerais cette présentation en disant place à Matt Smith et Geronimo!

Image: BBC

16/08/2011

Autonomy par Daniel Blythe

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Auteur: Daniel Blythe
Éditeur: BBC 2009
Pages: 243

Hyperville, une destination pour toute la famille. Pendant que vos enfants s'amuseront dans les attractions à thème prévues à cet effet dans tout le complexe vous pourrez faire du shopping dans les magasins des plus grandes marques ou flâner dans les énormes librairies ou alors vous détendre dans un spa en couple avant de faire un petit restaurant ou un petit tour au casino puis dormir sur place. Hyperville n'est pas qu'une destination de villégiature c'est aussi l'endroit qui possède tout et qui peut tout vous offrir. Alors quand on nous demande de nous détendre dans un tel complexe qui peut y résister? Le Docteur n'y résiste pas en tout cas. Ou plutôt, il ne résiste pas à faire un tour dans les attractions à thème (et il a bien raison c'est plus drôle que le shopping). Et bien sur le Docteur ne peut pas attendre trente secondes avant de tomber dans une conspiration prévoyant la conquête du monde et l'anéantissement de la race humaine (franchement ce Docteur est incorrigible!). Cette fois c'est la conscience Nesteene qui est coupable et il faudra beaucoup de chance pour la vaincre dans un lieu rempli de plastique!

La Conscience Nesteene est le premier monstre qui ait été battu par le Docteur dans la nouvelle série. Autant dire que ce tome fleure bon la nostalgie de la neuvième incarnation et de Rose. On retrouve, d'ailleurs, des blagues semblables comme celle du Docteur qui cherche de l'alcool dans un bar sans se rendre compte ou il se trouve. Le caractère à la fois génial et tête en l'air de ce héros et probablement l'une des raisons de mon attirance pour cette série. La compagne temporaire de ce tome est aussi très sympathique ne serais-ce que parce que, de temps en temps, elle ne se laisse pas faire par le Docteur. Mais ce que j'ai le plus apprécié dans ce tome c'est la manière dont la société, et Hyperville précisément, est décrite. Nous nous trouvons dans un monde qui a abandonné la liberté d'anonymat au profit de la sois-disante sécurité. Ainsi, les clients et citoyens sont surveillés 24/7 par des caméras, des traceurs, des cartes pour éviter tout danger. Dans le même temps, les gardes de sécurités des magasins sont équipés d'armes automatiques et peuvent très bien décider de vous enfermer sans mandats, preuves ou même de répondre à la justice auparavant! Science fiction? Oui pour l'instant mais de la science fiction qui pourrait très rapidement, et même plus vite qu'on ne le croit, se transformer en réalité. D'autant que la plupart des technologies capables de ce type de surveillance sont déjà existantes.

Image: Amazon

15/08/2011

How to train your dragon

Je suis que je suis un peu en retard mais je viens seulement de voir ce film qui m'a été généreusement prêté. Il faut dire que ce film part gagnant. Non seulement il parle de Vikings, l'une des civilisations les plus intéressantes que je connaisse et qui me fascine, mais en plus il parle de Dragons et, comme si ça ne suffisait pas, David Tennant y double l'un des personnages! Je vous promet que je n'ai pas regardé ce film pour David Tennant que l'on ne voit pas puisque les personnages sont créés par ordinateurs. Bref, How to train your Dragon parle des aventures d'un jeune viking qui déçoit régulièrement son père. En effet, celui-ci est incapable de faire quelque chose de bien au point que chacun de ses essais aboutit à la catastrophe. Malheureusement son père n'est autre que le chef des vikings. Mais ce jeune homme souhaite vraiment apprendre à combattre les dragons ce qui lui permettrait d'avoir la popularité, l'amour de son père et une copine (un ado reste un ado n'est-ce-pas?). Mais, alors qu'il a réussi à capturer l'un des plus féroces spécimens, il apprend qu'il n'est pas capable de tuer. C'est alors qu'il commencera à connaître les dragons un peu mieux et à se mettre à les admirer.

J'ai beaucoup aimé ce film qui est aussi sympathique et divertissant que Shrek, Ice Age ou Megamind. Plus que le jeune ado qu'on ne peut qu'apprécier et qui apprend à comprendre une autre race et à s'affirmer ce sont les interactions entre les personnages et les dragons qui m'a fait rire. Le pauvre doit non seulement faire attention à son père mais aussi aux autres vikings qui le regardent un peu comme un raté. Les dragons ont aussi leur propre caractère qui les rend attachant. Personnellement je les approcherais des chats par certains cotés. On apprécie aussi de voir deux ennemis apprendre à se connaître et commencer à se battre et à vivre ensemble jusqu'à devenir mutuellement nécessaire. Je ne peux qu'attendre avec une certaine impatience le second volet.

Image: site officiel

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18:42 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dragon | | | |  Facebook

Une histoire politique du pantalon par Christine Bard

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Auteure: Christine Bard
Éditeur: seuil 2010
Pages: 392

J'avais lu, et beaucoup apprécié, l'histoire de la jupe écrite par Christine Bard. Mais ce petit livre n'était qu'un extrait, ou plutôt une extension, de cette histoire du pantalon. Une histoire politique comme le définit l'auteure. Politique car elle charge la lutte pour le port du pantalon ou son interdiction dans une perspective de lutte de pouvoir face à la domination structurelle et naturalisée des hommes. Pour cela elle nous peint une gigantesque histoire qui prend place depuis la Révolution française jusqu'à aujourd'hui. Face au nombre des années que cela implique il est nécessaire de diviser rigoureusement les périodes. Mais quels sont les conclusions de Christine Bard?

Ce qui m'a, personnellement, frappé dans ce travail c'est que la lutte pour le pantalon semble être très fortement lié aux luttes en faveurs femmes. Le pantalon n'était pas seulement pensé comme un habit agréable à porter, bien que ce point explique sa force dans le cadre du sport féminin, mais comme un avatar d'un pouvoir politique. Porter le pantalon n'était pas seulement choisir un bout de tissus face à un autre mais remettre en cause un ordre sexué et les différences de sexes. D’où une certaine peur de l'indifférenciation sexuelle et la rupture de l'ordre "naturel" qui a été pensé par des hommes qu'ils soient médecins, historiens ou hommes d'églises et j'en passe ainsi que des femmes de temps en temps. Ainsi, porter le pantalon, pour une femme,  est une manière de remettre en cause l'infériorité féminine. Cela va au point ou certaines femmes considèrent qu'être féminin est mauvais en sois et souhaiteraient devenir des hommes, se viriliser. Bien entendu ceci est un résumé très rapide de plusieurs centaines de pages. J'ai aussi trouvé très intéressant de noter que le pantalon permet de se défendre face à des agressions. Le vêtement est fermé au contraire de la jupe ou de la robe. Les accidents ou les viols sont donc plus simples. Mettre un pantalon permet de cacher sa féminité lors des époques ou les différences de genre sont très fortement réglées par les habits et d'éviter d'être "disponible" (dans cette perspective il pourrait être intéressant, pour un homme, d'essayer la jupe pour comprendre ce type de vulnérabilité peut être un peu voulue).

J'ai donc beaucoup apprécié ce livre qui a le mérite d'essayer de faire une histoire totale d'un vêtement très symbolique. L'auteure considère même que l'accès au pantalon pourrait être mis en parallèle avec la condition féminine. Non seulement le propos est des plus intéressants mais son développement permet quasiment de suivre au jour le jour les changements historiques concernant ce vêtement. Le livre se termine sur le constat que la jupe passe d'un statut obligatoire à être presque interdite dans certains cas ce qui permet à l'auteur de se lancer dans un début d'analyse. Un chapitre qui, en somme, annonce son livre sur jupe qui pourrait presque être considéré comme partie intégrante de son histoire du pantalon.

Image: Éditeur

12/08/2011

Rise of The Planet of the Apes

La planète des singes est une histoire culte. Le livre, que j'avais lu il y a quelque années, a été adapté de nombreuses fois et tous les amoureux du cinéma connaissent l'intrigue sans même forcément avoir vu l'un des films. Mais ce film n'est pas une adaptation du livre ni un remake puisque l'intrigue prend place avant que la Planète des Singes n'existe. Nous commençons par suivre une expérience désastreuse d'un scientifique qui tente de guérir l’Alzheimer à l’aide d'un médicament révolutionnaire. Mais l'un des singes s'échappe et attaque les actionnaires ce qui conduit à la fin du développement de ce médicament. Espérant sauver l'enfant que protégeait ce singe Will l’amené chez lui ou il observe que le médicament qu'il a injecté à sa mère s'est reproduit dans les gênes créant un singe très intelligent et rapidement nommé César. Celui-ci est extrêmement loyal ce qui le conduit à vouloir protéger le père de Will. Mais la loi est claire. Quand un animal attaque un être humain il doit être tué ou mis en détention dans un centre pour animaux. Dans cet endroit il se rendra compte que ses congénères sont très mal traités et il n'attendra pas longtemps avant de vouloir les aider à s'échapper en attaquant ceux qui se mettraient en travers de leur chemin.

Nous savons tous comment cette histoire se terminera. Nous savons déjà qu'Icarus a disparu en allant sur Mars comme le film nous le montre. Et nous savons ou et quand Icarus reviendra. Mais ceci est une autre histoire et même si ce film n'est vraiment fidèle au livre je l'ai apprécié. J'ai beaucoup aimé la manière dont César devient de plus en plus important pour Will et son père. Mais ce qui est intéressant c'est la manière dont l'humanité se détruit elle-même et ce de deux façons. La première en maltraitant des singes qui n'attendront pas longtemps pour se révolter et la seconde dont nous connaissons l'ampleur seulement lors du générique. Ce film montre le début d'un transfert de domination alors que l’espèce humain a déjà perdu une bataille et est sur le point d'en perdre une autre. Il est aussi intéressant de voir que les singes sont systématiquement sous-estimé par la police lors des combats. Bien que César soit pacifiste on observe qu'il est capable de tuer si il le faut et je en peux qu'être très curieux envers la suite des événements. Je doute que l'humanité accepte si facilement un concurrent et je pense qu'une guerre est inévitable. Mais ceci est l'histoire d'une suite.

Image: Site officiel

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11:45 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : planet of the apes | | | |  Facebook

07/08/2011

The taking of Chelsea 426 par David Llewellyn

Titre: The taking of Chelsea 426chelsea.125.jpg
Auteur: David Llewellyn
Éditeur: BBC 2009
Pages: 243

La colonie de Chelsea 426 offre un panorama unique en son genre puisqu'elle se trouve au-dessus de la grande tache blanche de Saturne. Mais ce qui fait venir les résidents ce n'est pas seulement la vue mais aussi la fuite d'une Terre trop cosmopolite et trop bruyante. Sur Chelsea 426 les humains trouvent une communauté fermée et protégée dont les immigrants sont triés sur le volet. On y trouve une société qui réprouve toute manifestation publique de familiarité, de joie ou de musique. Autrement dit, on y est peut être polis mais on s'y ennuie énormément! Même la nouvelle exposition qui fait venir des milliers de visiteurs est ennuyeuses. Mais si ces visiteurs viennent ce n'est pas pour la vie trépidante de la colonie mais pour voir une fleur extraterrestre découverte dans les nuages de Saturne. Mais ces fleurs sont-elles ce qu'elles semblent être? Car le Docteur les trouve très étrange et les Sontarans y sont aussi très intéressés ce qui ne peut qu'amener des ennuis.

Les évènements sont presque anecdotiques puisqu'on sait très rapidement qui sont les responsables. La question est plutôt de savoir comment le Docteur va réussir à se débarrasser des deux envahisseurs sans que cela ne pose trop de problèmes. Ce qui m'a fait aimer ce tome concerne plutôt la description de la colonie. Un endroit fermé aux étrangers et dans lequel tout le monde se connaît. Mais c'est surtout un endroit construit contre la jeunesse. Cette jeunesse bruyante, fêtarde et qui ne réagit pas comme on le voudrait. Chelsea 426 est un havre dans lequel tous les jeunes sont enfermés dans les manières et n'ont le droit ni de faire la fête ni même de rire. Et dire que certains souhaiteraient ce type de vie... Mais, mis à part cela, je ne suis pas sur de trouver beaucoup plus d'intérêt dans ce livre.

Image: BBC

05/08/2011

Cent ans de police politique en Suisse: 1889-1989

Titre: Cent ans de police politique en Suisse: 1889-1989
Auteurs: Collectif
Éditeurs: Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier et éditions d'en bas 1992
Pages: 203

Les lecteurs ont peut être encore en tête l'affaire des fiches. Celle-ci est un scandale qui a été révélé par une Commission d'Enquête Parlementaire, une institution rarement activée, et qui montre quels ont été les activités d'une police secrète suisse. Ces activités ont été un espionnage massif des citoyens suisses pour ce que l'on pourrait nommer des délits d'opinions. Le but de ce fichage était, semble-t-il, de protéger l'état des subversifs autrement dit des personnes qui mettaient en doute la manière dont la société était organisée. Suite à cette CEP de nombreux articles ont été publiés dans les journaux mais il manquait une tentative scientifique de comprendre ces fiches, de comprendre leur raison d'être et la manière dont elles été créées. C'est pourquoi il y eut un colloque en 1992 à Lausanne sur le sujet dont ce livre regroupe les actes. Nous y trouvons, sans faire de liste exhaustive, l'historien bien connu Hans Ulrich Jost, Marc Vuilleumier, Claude Cantini dont j'ai déjà présenté un livre et Charles Heimberg.

Les différents articles qui sont regroupés dans ces actes nous permettent de mieux comprendre comment la police politique fédérale était constituée en rapport avec les cantons mais aussi avec l'étranger. D'ailleurs, il semblerait que ce soit justement sous pression de gouvernement étrangers, peu heureux d'avoir une Suisse libérale et ouverte dans laquelle les opposants pouvaient se cacher, que la police politique suisse commença son existence. Cette surveillance ne s'est pas faites au hasard. Elle a d'abord touché les opposants immigrés, italiens ou russes, pour ensuite toucher la classe ouvrière entière. Le but était de quadriller les organisations ouvrières naissantes pour les contrôler et éviter qu'elles soient trop puissantes. La police était suivie en cela par des activités analogues mais privées qui pouvaient mener à la constitution de liste noir des ouvriers politisés (par exemple à l'aide du Centre Suisse d'Action Civique). Au final, ce livre et les contributions qui s'y trouvent permettent de se faire une première idée des activités de surveillance que la Suisse a connu autant il y a un siècle que très récemment en 1989.

J'ai beaucoup apprécié ce livre qui a le grand mérite de discuter d'un thème difficile. Difficile non pas politiquement parlant bien que des insultes ont été lancée contre les auteurs mais parce que les sources sont difficile d'accès. Non seulement on peut avoir à demander le droit de voir les fiches, ce qui peut se comprendre dans des cas récents, mais aussi parce que de nombreuses fiches n'ont pas été versées aux archives. Les contributions de ce livre sont donc nécessairement incomplètes puisque les auteurs n'ont pas forcément eu l'occasion d’accéder à toutes les informations qu'ils souhaitaient. Ce qui n'empêche pas l'un des auteurs, Charles-André Udry, de présenter tout le potentiel que leur lecture critique peut offrir à une recherche historique. Ces contributions permettent aussi de très bien se rendre compte qu'un contrôle existait contre les personnes qui remettaient en cause l'ordre social (ceux que l'on nomme les subversifs) même si ils ne le faisaient pas d'une manière violente. J'ai aussi beaucoup apprécié que M Udry nous offre un guide sur la manière de lire une fiche fédérale. Cette annexe ne peut qu'être très utile si on souhaite faire des recherches à l'aide des fichiers de la police fédérale.

Image: AEHMO

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The Green Lantern

Green Lantern n'est pas le nom d'un héros mais d'un corps d'agent vient de milliers d'années chargé par des Gardiens de protéger la paix et le justice dans la galaxie. L'un des membres les plus influents de ce corps s'est écrasé sur Terre et meurt en ayant juste le temps d'offrir l'anneau à Hal Jordan un pilote d'essai casse cou et totalement irresponsable qui, en plus, est incapable de garder un engagement plus de trois heures consécutives. Avant de pouvoir devenir un membre du corps à part entière il devra voyager jusqu'à Oa la planète des Gardiens pour apprendre les limite du pouvoir de l'anneau (et non pour le jeter dans un volcan bien que je pense que le faire pour le script pourrait être un acte de sauvegarde de l'humanité!). Cet anneau lui permet de créer à l'aide de sa volonté tout ce qu'il est capable d'imaginer. Et il devra apprendre vite car un être puissant utilisant la peur comme force se dirige vers la Terre pour la détruire avant de vaincre le corps sur Oa. Et un agent de cet être est déjà sur Terre à utiliser son pouvoir pour créer le chaos.

Mais pourquoi ce film est-il si raté? Pourtant on ne demande pas grand chose à un film de super héros adapté de comics: de l'action et une petite morale de circonstance. Le réalisateur n'a même pas besoin d'avoir trop d'imagination puisque le travail est déjà fait à sa place! Et pourtant ce film est une grande déception mais je ne suis pas sur de comprendre pourquoi. Ce n'est sûrement pas l'utilisation de tous les héros disponibles pour faire des adaptations. Bien entendu je préférerais qu'il y ait un peu plus d'imagination que ça dans l'industrie du cinéma mais ça ne m'empêche pas d'apprécier un bon vieux film de super héros bien classique. Alors quel est la raison de ce raté monumental? Est-ce que ce seraient les personnages qui sont tous plus caricaturaux les uns que les autres (la fille amoureuse mais qui a été jetée, l'ex qui n'arrive pas à s'engager mais qui est sympa et courageux, le papa héroïque que l'on n'arrive jamais à égaler et l'amoureux secret qui rate sa vie)? Ou alors est-ce à cause de la petite morale qui s'annonce aussi discrètement qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine? Mais un film hollywoodien passe rarement à coté de la morale de bas étage pleine de bonnes intentions. Peut être aussi que les effets spéciaux sont trop extravagant pour réussir à nous entraîner au cœur du film? Ce qui est dommage car certains décors spatiaux me semblent très réussi. Et finalement il est possible que les évènements sont à la fois attendus et trop rapide? Ce qui est certains c'est que je suis sorti de la salle avec une impression de profonde déception et que j'irais presque jusqu'à déconseiller de payer le prix d'une place (probablement en 3D en plus) pour ce film.

Image (putôt moche d'ailleurs): Site officiel

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11:50 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : green lantern | | | |  Facebook

04/08/2011

Super 8

Super 8 est un film qui m'intriguait depuis que j'ai vu la première bande annonce. Nous avions tous les ingrédients d'un film à suspens avec tous les évènements étranges que cela implique. Nous y observions un gigantesque accident de train suivit par la sortir d'une entité mystérieuse de l'un des wagons. La question était de savoir quel était cette créature et si l'accident était volontaire ou non. Nous suivons dont une bande de cinq jeunes garçons et filles. En même temps que ce petit groupe essaie de monter un film sur une caméra super 8 la ville dans laquelle ils habitent connaît des phénomènes étranges. Les disparitions d'animaux et d'hommes se multiplient alors qu'une épidémie de vols semble avoir pris place. De plus, l'armée met son nez dans l'affaire et commence à agir sans rendre de compte aux forces de polices locales. Les enfants vont donc enquêter et découvrir ce qui se passe.

Ce film est, en fait, très classique. On trouve une petit ville des USA dont tous les habitants se connaissent. Une bande de gamins qui viennent de commencer leurs vacances d'été. Un officier de l'armée qui ne dit rien et qui agit d'une manière très peu sympathique. Les débuts d'une histoire d'amour se déroulent sous nos yeux. Et nous avons des évènements étranges lié à une créature inconnue. En fait, je ne peux que remarquer que tout ceci ressemble très fortement à un livre de Dan Simmons que j'avais d'ailleurs apprécié: Nuit d'été. Les débuts commencent très fortement après une petite introduction sur le film que la bande souhaite faire. En fait, le réalisateur s'est sûrement fait plaisir en décidant de faire exploser ce train! C'est très impressionnant mais peut être un peu trop. Mais on ne devrait pas croire que la créature et l'armée soient vraiment l'intrigue principale.

Non, l'histoire principale, qui sent la nostalgie, concerne le groupe d'enfants et particulièrement deux d'entre eux. En effet, je pense que ce qui importe vraiment dans ce film c'est l'histoire de leur amitié et de l'amour qui commence, très rapidement, entre Joe et Alice. Et ce dont je me souviendrais ce sont les scènes qui montre comment ces amis s'amusent. Par exemple, Carey et son amour des explosions est hilarante. Mais la scène qui me restera vraiment en tête a lieu au début du film. Nous y voyons Alice jouer une scène écrite pour le film. La façon dont elle le joue est très émouvante et la tête que les garçons tirent sont superbes. En résumé, ce film n'est pas vraiment sur des évènements étranges mais sur une certaine nostalgie de l'enfance ou alors d'une enfance? Peut être celle d'un réalisateur qui, enfant, tournait des films en Super 8?

Site officiel

Image: Allociné

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11:56 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : super 8 | | | |  Facebook

03/08/2011

Prisoner of the Daleks par Trevor Baxendale

Titre: Prisoner of the Daleksprisoner.125.jpg
Auteur: Trevor Baxendale
Éditeur: BBC 2009
Pages: 251

Parfois le TARDIS n’emmène pas le Docteur ou il souhaiterait être. Et parfois ça semble ennuyer le Docteur. Mais il est ennuyé surtout quand le TARDIS semble l'emmener sur une planète qui n'a pas connu de vies humaines depuis des centaines d'années. Il est encore plus ennuyé quand il se retrouve enfermé cinq jours durant dans une salle sur cette même planète à cause d'un programme informatique qu'il n'avait pas identifié. Mais, ce qui l’ennuie vraiment, c'est quand des Daleks viennent le chercher sur cette même planète. En effet, alors que des humains le sortent de sa prison, des Daleks atterrissent pour explorer la planète. Ils ne pourront s'enfuir qu'au prix d'une lourde perte même si ils réussissent à capturer un Dalek vivant. Et celui-ci leur offre une information précieuse. Les Daleks tentent de découvrir une faille dans le temps et l'espace pour l'utiliser durant la guerre qu'ils mènent contre les humains. Le Docteur, pris dans une guerre qu'il ne devrait pas avoir connue, n'aura d'autres choix que de stopper les Daleks. Mais si tout allait vraiment mal et qu'il se retrouvait enfermé dans la plus gigantesque et la plus sécurisée des prisons?

J'ai bien aimé ce livre. Il faut dire que les Daleks sont les ennemis les plus impressionnant et les plus tenaces du Docteur. Peu importe ce qu'il fait ils reviennent toujours! Ce tome prend place avant la Guerre du Temps ce qui place le Docteur sur des charbons ardents. Il ne doit, en effet, surtout pas trop en dire sur le futur. Mais ce livre nous permet aussi de voir les conséquences d'une guerre contre les Daleks. Dans la galaxie les deux forces détruisent des planètes à tour de bras et ce sans vraiment regarder en arrière. Cependant, je trouve dommage que les caractères principaux ne soient pas plus développés et servent surtout de chaire à canon. Néanmoins, une scène me restera toujours en tête. Celle qui place le Docteur en train de chercher dans ses poches un objet alors que Daleks et humains l'observent et sont sur le point de mourir. Elle aurait été d'un très bon effet en image.

Image: BBC

02/08/2011

The Slitheen excursion par Simon Guerrier

Titre: The Slitheen excursionslitheen.125.jpg
Auteur: Simon Guerrier
Éditeur: BBC 2009
Pages: 240

Après pas mal de temps je me suis replongé dans les livres de Doctor Who que je finirais bientôt. Ce troisième tome dans lequel le Docteur est seul se déroule en Grèce. Après avoir arrêté l'explosion du Parthénon par des aliens globuleux le Docteur invite une étudiante à faire un tour dans le passé pour voir le même bâtiment au sommet de sa gloire. Mais un message urgent est intercepté par le TARDIS. Le Docteur préfère donc partir encore plus loin dans le passé d'Athènes 1500 ans avant notre ère. A cette datte les humains ne semblent pas être aussi évolué qu'ils ne devraient. Des catastrophes sismiques semblent avoir détruit toutes les villes alors que les habitants ne savent plus cultiver la terre. L'humanité a donc fait un énorme pas en arrière en Grèce! Mais il y a pire. Il semble que de nouveaux dieux soient apparus. Mais ceux-ci ne sont autre que les Slitheens qui utilisent leur caractère divin pour faire combattre les humains dans des arènes pour le divertissement de touristes aliens. Non seulement ce type de tourisme n'est pas éthique mais il met en danger l'avenir de l'humanité entière! Le Docteur doit donc y mettre un terme.

Comme beaucoup je n'aime pas les Slitheens. Je trouve que ce sont les aliens les moins bien réussis de la série. Un livre qui les prend pour adversaire ne partait donc pas sur de bonnes bases. Cependant, j'ai beaucoup apprécié que cette aventure se déroule non seulement en dehors de l’Angleterre mais, en plus, dans le passé lointain de la Grèce. Ceci permet à l'auteur d'utiliser un certains nombre de mythes pour broder une histoire autour. Bien entendu je n'ai pas vérifié l'existence de ces mythes mais je trouve intéressant de créer une aventure qui explique, même si c'est frictionnel, comment Athènes est devenue la ville que l'on a connu. J'ai aussi apprécié la critique du tourisme qui y est présente. En effet, les principaux touristes sont surtout des personnes peu intéressées par l'endroit ou ils se trouvent et qui souhaitent seulement y être sans tenir compte du symbole qu'ils admirent. Enfin, comme d'habitude, le Docteur tente de passer outre les antagonismes pour éviter les combats. Le pacifisme est une caractéristique importante du Docteur dans un grand nombre de ses aventures.

Image: BBC

01/08/2011

Gonzague de Reynold: Idéologue d'une Suisse autoritaire par Aram Mattioli

Titre: Gonzague de Reynold: Idéologue d'une Suisse autoritaire ( Zwischen Demokratie une totalitärer Diktatur: Gonzague de Reynold une die Tradition des autoritären Rechten in des Schweiz)
Auteur: Aram Mattioli

Traducteurs: Dorothea Elbaz et Jean Steinauer
Éditeur: Éditions universitaire de Fribourg 1997
Pages: 330

Comme j'aime ne pas aller dans le bon sens je me suis dit qu'il pourrait être drôle de parler de ce livre le jours de la fête nationale. De plus, Gonzague de Reynold semble être de moins en moins connu alors qu'il a été l'une des personnalités suisses les plus importantes lors de la première moitié du XXe siècle. Mais qui est cet homme? Un fribourgeois compte de Cressier qui a étudié les lettres à Fribourg et à Paris. Il a écrit de nombreuses œuvres ainsi que des recherches de caractère historique. Mais c'est surtout l'individu qui a mis en place une forme de nationalisme suisse très particulier. Un nationalisme basé sur la différence des suisses face au monde mais aussi à une envie de retourner à un système d'ancien régime pensé comme meilleur que la modernité et la démocratie qui seraient les causes d'une décadence de la Suisse et de l'Europe en général. Cet homme ne s'est pas seulement contenté de parler il a aussi connu les plus grands dictateurs européens de l'époque. que ce soit Mussolini ou les milieux nazys ou encore les frontistes suisses il les as tous plus ou moins connus et fréquentés. Une fréquentation qui pouvait aussi déboucher sur des "erreurs" peu pardonnables.

Mais Gonzague de Reynold, bien que clairement en faveurs d'une suisse autoritaire, n'est jamais devenu fasciste ou nazy. Non, ce qu'il voulait c'était une dictature suisse catholique. Proche de ce qu'il pensait être celle de Salazar au Portugal. Ce qui l'a mené à écrire de nombreux livres en faveurs de ce nouveau régime et même à préparer une prise de pouvoir. Mais pourquoi parler de lui? Mis à part son importance lors du XXe siècle il est surtout le parfait exemple d'une certaine classe sociale. Une classe qui n'apprécie pas la modernité et la démocratie et qui souhaite revenir aux temps de l'inégalité d'ancien régime sous la force d'un homme religieux: un landamman. C'est pourquoi il est important de comprendre Gonzague de Reynold car il est l'archétype d'un certains mouvement de pensée qui n'était pas l'exception en Suisse même si ce n'était pas des idées majoritaires.

Mais je n'ai pas encore dit mon avis sur ce travail de recherche. J'ai trouvé que l'auteur avait parfaitement réussit son but qui était d'utiliser de Reynold comme témoin de la culture d'une époque. En effet, par l'entremise de la vie de cet homme c'est tout un contexte politique et culturel qui se dévoile devant nous. Pour cela l'auteur a utilisé de nombreuses sources qui sont aussi bien journalistiques, des œuvres ou encore épistolaires. Ce qui permet d'entrer vraiment dans la vie de Gonzague de Reynold. Malheureusement, la traduction souffre de nombreuses coquilles et, surtout, l'éditeur de cette traduction a décidé d'expurger une grande partie de l'appareil critique. Une décision que je ne peux que déplorer. Mais cette recherche est très intéressante et je trouve qu'il important de la communiquer puisqu'elle permet de révéler des attitudes et des mouvements qui ont été oublié par l'histoire officielle. En effet, Gonzague de Reynold n'a jamais vraiment été inquiété pour ses activités anti-démocratique alors que l'auteur, selon ses dire, de ce livre a été fiché par la police fédéral pour ses recherches sur de Reynold.