29/09/2011

Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes par Stieg Larsson (quand on vous propose de travailler sur une vieille affaire méfiez-vous!)

Titre: Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor)9782742761579.jpg
Auteur: Stieg Larsson
Traducteurs: Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Éditeur: Actes Sud 2006 (2005 édition originale)
Pages: 574

Je sais, je suis en retard. Tout le monde me dit de lire cette trilogie et, pourtant, je viens de la commencer. Après plusieurs années j'ai donc enfin lu le premier tome de cette saga en trois livres. Nous y rencontrons Mikael Blomkvist dans une période difficile de sa vie. En effet, malgré une carrière de journaliste économique exemplaire, il vient de perdre un procès en diffamation face à un puissant financier. Coup sur coup il doit payer une amende, perdre sa réputation, perdre son poste au journal qu'il a contribué à fonder et accepter une peine de prison. Mais une étrange proposition lui est offerte par un ancien industriel. On lui demande de rédiger les chroniques de la famille Vanger. Mais cette mission cache un point plus important. Sous couvert de faire des recherches sur la famille Vanger Mikael va enquêter sur la disparition jamais élucidée de Harriet Vanger. En effet, le patriarche de la famille est convaincu qu'elle a été assassinée par une membre de la famille. Mikael va donc fouiller dans les affaires sombres et sanglantes des Vanger dont certains membres étaient proches des fascistes et découvrir des événements atroces et une histoire ignoble.

Comment parler de ce livre? Il y a, en effet, plusieurs angles d'approche possibles qui peuvent mener à des développements importants. Si je commence par parler des personnages je peux dire que j'ai beaucoup apprécié Lisbeth Salander. Cette jeune femme a le seul tort de ne pas accepter les règles institutionnelles mises en place pour protéger les individus contre eux-même (mais aussi la société contre ces mêmes individus). En refusant de suivre ces règles elle est immédiatement catégorisée comme déviante et psychologiquement instable ce qui est parfaitement réaliste quand on observe la manière dont fonctionne l'état et les institutions psychiatriques. Je peux aussi parler de Mikael et, de lui, passer à l'aspect économique du livre. Économique dans le sens ou Mikael est le porte parole d'une forme de journalisme économique critique qui essaie de montrer quels sont les aspects et les méthodes douteuses, voir illégales, des grands industriels et des traders. On trouve donc plusieurs critiques que l'on pourrait s'amuser à appliquer à notre situation actuelle (par exemple quand Mikael, dans l'épilogue, explique que la bourse n'est pas la vraie économie mais une forme de fantasme des traders). Enfin, on peut aussi parler de l'aspect féministe du livre. Pas dans le sens d'un féminisme revendicatif mais dans le sens d'un  livre qui dénonce une forme particulièrement violente d'atteinte au droit des femmes. En effet, l'intrigue principale, et même quelques intrigues secondaires, concerne principalement la manière dont elles peuvent être traitées par les hommes. Ce thème, et je pense que je le vérifierais dans le second tome, semble être particulièrement important pour Stieg Larson. Au final je ne peux que conclure sur une très bonne impression de ce livre. L'intrigue est très prenante et assez compliquée pour ne pas être résolue trop vite. Le seul point faible que je noterais est l'aspect artificiel du style de l'auteur. A quel point cet aspect est dû à l'auteur ou à la traduction je ne saurais le dire mais j'ai souvent bûté sur les dialogues.

Image: Actes Sud

15:43 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : millénium, policier | | | |  Facebook

23/09/2011

Vol spécial

J'ai été voir le film dont tout le monde parle: Vol Spécial. Celui-ci a été réalisé par Fernand Melgar dont le précédent film, la forteresse, avait déjà soulevé les débats. Ce film ne va, en tout cas, pas calmer les débats. Mais que sont les vols spéciaux? Ce sont des voyages organisés par l'Office Fédéral des Migrations dans le but d'expulser, sous contrainte, les personnes dites sans-papiers de Suisse après plusieurs choix que ces derniers ont refusé (mais qui impliquent toujours une expulsion). Cette manière de faire a récemment été accusée d'inhumanité lors de la mort d'un expulsé comme les lecteurs doivent s'en souvenir. C'est pourquoi la diffusion de ce film est une très bonne idée puisqu'elle permet de comprendre comment vivent ces détenus qui n'existent pas. Nous allons donc suivre la vie quotidienne des détenus dans un cadre carcéral administratif à la fois strict et relâché. Ces derniers ne font pas que suivre les règles ils discutent aussi de leur cas entre eux et de leur incompréhension. Mais nous observons aussi comment les gardiens agissent et réagissent.

Fernand Melgar ne dit rien, ne commente rien, ni ne donne d’interprétations. Le spectateur est seul face à l'image. Et cette solitude m'a conduit, mis à part mes convictions politiques, à plusieurs constats. Premièrement, je trouve que la manière dont sont traités ces sans-papiers est particulièrement pernicieuse. Les détenus de ce film ne sont coupables d'aucun délits. Pourtant, ils sont traités comme si ils étaient des criminels endurcis avec des menottes non seulement aux mains mais aussi aux pieds. Sans oublier leur lieu de vie qui est peut-être sympathique mais qui reste une prison sécurisée. En fait, nous observons en direct la criminalisation des sans-papiers. Dans un monde ou la nationalité est aussi constitutive de l'identité que le nom, la profession ou le lieu de résidence une personne apatride est une anomalie que l'on doit corriger au plus vite.

Le second constat que je fais c'est l'incompréhension totale des détenus et entre eux et les autorités. Comment le système judiciaire Suisse peut-il accepter des lois qui détruisent pareillement des vies humaines? Là encore, nous observons la mise en place de moutons noirs dans le sens ou une population précise est accusée de tous les maux et, donc, est directement visée par les autorités. C'est pourquoi des innocents sont détenus d'une manière administrative au nom de la sécurité de la société. Cette manière de voir les choses a déjà existé à de nombreuses reprises (et pas forcément durant la seconde guerre mondiale la Suisse de 42 à 81 et la troisième république française ont utilisé ce système de détention administratif) et a toujours terminé de la même manière: une partie de la population est tout simplement déshumanisée et, donc, perd les droits qui lui sont pourtant garantit au nom de son humanité.

Enfin, je terminerais par un troisième constat. Celui-ci est probablement le plus dérangeant. Durant tous les films nous n'observons pas seulement les détenus mais aussi leurs gardiens. Ces derniers agissent d'une manière qui me semble peu compréhensible. En effet, les principales remarques des gardiens ne consistent pas à expliquer pourquoi ces détenus seraient dangereux. Au contraire, ils parlent aux détenus comme à des innocents. Je ne compte pas le nombre de scènes durant lesquels un gardien explique à un détenu qu'il mérite d'être libre, qu'il est un bon citoyen ou que son départ forcé les attriste. Mais comment peut-on comprendre ce double signal donné par les autorités suisses? Car oui les gardiens font parties de cette autorité. On dit aux sans-papiers qu'ils ne sont pas les bienvenues et, dans le même temps, on leur donne l'impression, à mon avis, justifiée que leur détention est une injustice. Il me semble que les détenus eux-même ne comprennent pas cette schizophrénie des autorités. Je conclurais en disant qu'il est nécessaire d'aller voir ce film pour savoir ce qui se cache derrière les chiffres administratifs des expulsions: des êtres humains avec leurs peurs, leurs espoirs et leurs droits.

Site Officiel

Image: clap.ch

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20/09/2011

Heart of Stone par Trevor Baxendale (Les jolies pierres devraient parfois être laissées tranquilles)

Titre: Heart of StoneHeart_of_Stone.JPG
Auteur: Trevor Baxendale
Éditeur: BBC 2011
Pages: 200

Le Docteur atterrit dans l'un des lieux les plus passionnants de l'univers, du moins selon lui, l'arrière cours d'une ferme. Pour être honnête il n'a pas tout a fait tort puisque cette ferme semble avoir connu quelques problèmes. En effet, ses propriétaires sont obligés de réparer un mur qui a été probablement détruit par des chauffards. Mais ce qui est intéressant c'est que ce mur est réparé à l'aide de pierres lunaires qui sont rigoureusement identiques aux pierres utilisées lors de la construction. Outre la rareté de ces pierres il est étonnant qu'elles soient aussi bien adaptées. Le mystère s'éclaircira quand un monstre de pierre vaguement humanoïde attaquera la ferme transformant tout ce qu'il trouve en pierre sur son passage. Mais d’où vient ce monstre et comment inverser la transformation?

J'ai bien aimé cette seconde partie de ce 2 in 1. Bien que l'intrigue soit relativement simple à comprendre on peut apprécier le temps passé à lire cette histoire. Comme souvent dans les DW books on se retrouve face à une histoire ni mauvaise ni bonne, profondément moyenne donc, qu'il est difficile de défendre mais que l'on ne peut pas non plus dénigrer totalement. Nous retrouvons les bonnes vieilles recettes en somme. Un monstre, le Docteur, des secrets et un choix de vie ou de mort (que je ne dévoilerais pas) tout ceci est saupoudré d'humour savamment dosé. Bref, ni mauvais ni bon mais parfaitement passable quand on souhaite se détendre et surtout destiné aux enfants et/ou aux fans.

Image: Tardis Index Files

18/09/2011

Death Riders par Justin Richards (parce que quand on met un panneau danger c'est qu'il y a une raison!)

Titre: Death Ridersdrwho_death_riders_book_125.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2011
Pages: 197

Ce livre fait partie d'une nouvelle gamme de livres pour enfants édités dans le cadre de la licence Doctor Who. En effet, plutôt qu'écrire deux livres on a mis deux livres différents dans un seul! Ils sont plus courts que ce que l'on était habité d'environ 50 pages. Bon je dois être honnête, je ne savais pas vraiment dans quelle période ces livres 2 in 1 s’insèrent j'ai donc décidé de les lire juste après le tome précédent écrit par Morcoock donc juste après la saison 5. Nous retrouvons donc le Docteur, Amy et Rory dans un astéroïde colonisé par des mineurs. Il s'y déroule des faits sans précédents puisque la foire galactique a fait escale ce qui permet aux enfants et aux adultes d'aller voir les voyantes, des clowns, d'écouter de la musique et, surtout, de se préparer à faire un tour sur le Death Ride! Malheureusement, un homme qui dit être le responsable de la sécurité et de la santé empêche les constructeurs de mettre en place cette montagne russe. Mais n'aurait-il pas raison? Surtout quand des personnes commencent à mourir dans les tunnels qu'il a interdits d'accès. Pourtant, ses explications ne collent pas avec la manière dont sont mortes ces pauvres personnes. Qu'a t'il à cacher?

Comme je l'ai dit dès le début ce livre est écrit pour les enfants. Il est tout aussi vrai que la plupart des romans Doctor Who ne sont pas particulièrement difficile à lire mais ces 2 in 1 sont clairement destiné à un public plus jeune. L'intrigue, d'ailleurs, s'en ressent puisqu'un lecteur avertit et attentif. Ce qui veut dire que j'ai compris qui était le méchant environ 150 pages avant que le Docteur ne l'annonce. Heureusement, les personnages permettent de garder un certain intérêt au livre. Ainsi, le Docteur est toujours aussi drôle et je suis particulièrement content de noter le retour de Rory qui m'avait énormément manqué (et qui ne meurt pas dans ce tome). Il me reste à savoir quel sera la qualité des autres histoires de ces 2 in 1 et, particulièrement, du second livre de ce tome "Heart of Stone".

Image: BBC

17/09/2011

"Chico et Rita" l'amour d'une chanson ou l'amour est une chanson?

Après "Et maintenant on va où" j'ai voulu me faire plaisir en regardant Chico et Rita un film d'animation qui semblait être rempli de chansons. L'intrigue nous met sur les traces de Chico et de son agent. Chico est l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, pianiste de Cuba. Il a une passion pour le jazz et son rêve est d'être découvert pour pouvoir se produire à New York aux cotés des plus grands groupes. Mais, pour cela, il a besoin d'une chanteuse. C'est après une soirée à boire en compagnie de deux jeunes américaines qu'il découvre Rita. Non seulement elle danse magnifiquement bien mais, en plus, elle possède un talent quasi inné de chanteuse. Mais c'est plus qu'un membre du groupe que découvre Chico puisqu'il découvre l'amour de sa vie. Ensemble ils réussissent à gagner un concours qui leur offre l'opportunité d'un contrat dans un grand hôtel. C'est là qu'ils seront découvert. Mais la jalousie et les actes de Chico divisent le couple. Cependant, les deux amoureux, successivement, vont lutter contre le succès et les intrigues pour faire tenir leur amour.

Ce film n'est pas aussi bon que "Et maintenant on va où" mais j'ai tout de même passé un bon moment. Le premier point appréciable de ce film est l'animation. Celle-ci est très différente que le style lisse utilisé avec l'aide de l'informatique. De plus, personne n'a eu la très mauvaise idée d'en faire un film 3D ce qui est, à mon avis, très reposant. On peut donc facilement se laisser entraîner par le style de l'animation. Un second point concerne la musique et les chansons. Celle-ci est au moins aussi importante que l'intrigue romantique du film puisque toutes les scènes importantes se passent en musique. D'ailleurs, une chanson spécifique est au cœur de l'histoire puisqu'elle est écrite au nom de Rita et de l'amour qui la lie à Chico et qui le lie à Elle. Cependant, j'ai trouvé que le film restait surtout borné aux bons sentiments et n'allait pas forcément plus loin qu'une histoire romantique. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit sans intérêt au contraire.

Image: Allocine

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18:41 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

16/09/2011

"Et maintenant on va où ?" ou la conspiration des femmes

Je suis allé, hier après-midi, voir ce film titré "Et maintenant on va où?". La bande annonce donnait l'impression d'un film comique sur une histoire qui pourrait être tragique. C'est l'histoire d'un village. Il se trouve au centre d'un champs de mine entre deux communautés religieuses: les chrétiens et les musulmans. Mais ce village a décidé, après avoir connu des combats, que ses deux communautés religieuses vivraient en paix. C'est ainsi qu'il y a à la fois une mosquée et une église, deux cimetières et que les fêtes donnent lieu à la cuisson de deux viandes différences. L'équilibre est parfait même si les rumeurs de combats à l'extérieur peuvent le mettre à mal mais les femmes sont là pour aider à garder la paix. Malheureusement, une farce suivie d'une autre qui en entraîne une troisième crée des tensions de plus en plus fortes entre les membres mâles des deux communautés. Les femmes du village vont donc tout faire pour éviter que les combats reprennent ce qui les obligerait à remettre l'habit noir du deuil.

Je vais être très clair. Ce film est tout simplement magnifique! Je ne saurais pas dire ce qui est le mieux? Les chants que les femmes entonnent de temps en temps? Les réunions du village qui donnent lieu à une sociabilité très amicale? Les blagues qui créent les tensions? Ou alors, la manière dont les femmes agissent pour éviter que les hommes du village perdent leur sang froid? Ces femmes sont particulièrement habiles dans leur manière de manipuler les événements pour éviter des morts. Et leurs manipulations sont toutes très savoureuses. En fait, on découvre une conspiration féminine dans le but d'éviter la mort des hommes qui sont aimé. Je ne peux pas compter le nombre de fois ou j'ai éclaté de rire devant les idées à la fois saugrenue et diablement efficace de ces femmes et de la manière dont elles tiennent ces hommes imbéciles! Je ne peux que fortement conseiller à tout le monde d'aller voir ce film qui est, à mon avis, celui dont je me souviendrais le plus dans le cadre de la saison d'été.

Image: Allocine

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15:39 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : religion, turquie | | | |  Facebook

15/09/2011

The coming of the terraphiles or pirates of the second aether! par Michael Moorcock

Titre: The coming of the terraphiles or pirates of the second aether!drwho_c_terraphiles_book_125.jpg
Auteur: Michael Moorcock
Éditeur: BBC 2010
Pages: 345

Quand j'ai su que Moorcock avait écrit un livre pour Doctor Who j'ai été plutôt content. Je n'avais jamais lu de Moorcock mais j'avais entendu parler de lui en bien et, donc, je me réjouissais de le lire dans ce cadre. Malheureusement, j'ai trouvé que ce livre était probablement le plus mauvais actuellement écrit pour la nouvelle série. L'auteur envoie le Docteur dans un futur lointain après qu'il ait reçu un message concernant un danger. Il semblerait que l'univers connaisse une extension dangereuse de matière noire. Cette extension menace non seulement de détruire l'univers mais surtout le multivers en mettant en cause son cycle de vie. Le Docteur doit donc trouver ce qu'il s'est passé pour remettre les choses dans l'ordre. Sauver tous les univers existant! Rien que ça!

Il y a au moins une chose que ce livre ait réussi à faire.  Je pensais que les deux premiers tomes mettant en scène Martha étaient les plus mauvais. Eh bien, ce livre m'a prouvé le contraire! C'est au moins un point en sa faveur. Mais qu'est ce que je n'ai pas aimé? Tout d'abord je trouve Amy plus que fade. Plutôt qu'une jeune femme vive et avec du répondant on trouve une midinette inutile. Et pourtant elle devrait normalement ne serais-ce qu'avoir un peu de chagrin comme la série nous l'a montré suite aux événements lié aux Silurans. Mais non, on n'a rien. En fait ce n'est pas Amy mais un archétype de compagnon. Le Docteur est bien décrit dans sa manière de réfléchir. Mais Moorcock oublie totalement sa caractéristique principale: toujours agir et mettre son nez partout. Ce qui veut dire que l'on voit, dans ce livre, le Docteur attendre tranquillement une attaque de pirates puis les laisser se faire massacrer sans réagir! J'ai aussi beaucoup de mal avec les personnages secondaires que je trouve tous plus insupportables les uns que les autres. Entre le Lord transit d'amour, la femme forte mais qui ne connaît pas les priorités dans sa vie et son mari archétype du père grognon mais gentil je ne sais pas lequel est le pire! Quand à l'intrigue elle est entrecoupée de passages concernant, semble-t-il, des thèmes typiquement moorcockien mais qui n'entrent pas vraiment dans le monde whovien. Bref, un très mauvais et très décevant livre.

Image: BBC

13/09/2011

Habemus Papam

Le pape est mort. Tous les cardinaux se réunissent au Vatican tandis que les fidèles (ceux qui sont encore là) se massent sur la place Saint-Pierre pour les obsèques. Bien entendu, les cardinaux se réunissent en conclave pour choisir un nouveau Pape parmi eux. Mais le problème c'est que personne ne sait qui choisir et, surtout, que personne ne veut de cette fonction. C'est pourquoi un cardinal quasiment inconnu est choisi à la surprise de tous. Du moins cela devrait surprendre tout le monde mais quand il est l'heure de présenter le nouveau pape celui-ci refuse et se cache dans les tréfonds de ses appartements. L'église étant laissée en crise les cardinaux et les officiels du Vatican sont dans l'obligation de trouver une solution. Pour cela ils engagent un psychanalyste qui tentera de trouver ce qui empêche le nouvel élu d'accéder à sa charge. Mais ces derniers sont loin d'être au bout de leur surprises.

L'idée d'un pape qui n'ose pas prendre le pouvoir ne pouvait que m'attirer. De plus, la bande annonce augurait d'un film drôle et sympathique. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu sur ce point (bien que d'autres si). Le réalisateur s'amuse continuellement aux dépens de l'église. Que ce soit lors du conclave avec des centaines de cardinaux incapable de prendre une décision et se prenant les pieds dans leur soutane ou alors à cause de leur manière de réagir lorsqu'ils entr'aperçoivent le pape. J'ai surtout aimé le match de volley entre les cardinaux des différents continents. J'ai aussi beaucoup aimé la manière dont a été joué le personnage du pape. Dès son élection on sent la peur et le sentiment d'être piégé s'inscrire en lui rien qu'en regardant les yeux de l'acteur. Le voir fuir et tenter de connaître la population est tout aussi drôle et on pense découvrir là un moyen pour lui d'accepter sa charge. Ça le conduit surtout à certains propos assez savoureux par exemple quand il annonce être acteur de métier et n'avoir jamais vécu ailleurs qu'au théâtre. Malheureusement, le film ne va pas plus loin qu'un peu d'humour. Je trouve que l'analyse d'un homme se découvrant un pouvoir dont il a peur n'est pas menée à son terme et je déplore l'absence de critique plus acerbe de l'église. Tout se passe comme si cette institution était remplie de cardinaux naïfs et apeurés plutôt que de personnages politiques qui élisent un pape selon des considérations autant d'idéologie que de pouvoir. Ce film restera un bon moment mais il ne restera pas dans mes souvenirs.

Image: Allociné

Site Officiel

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15:43 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : religion | | | |  Facebook

11/09/2011

The glamour chase par Gary Russel

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Auteur: Gary Russel
Éditeur: BBC 2010
Pages: 245

Le TARDIS, comme souvent, a reçu un appel de détresse automatique. Dans ce genre de cas il est rare que le Docteur ne réagisse pas et donc Rio est encore une fois abandonné au profit de l'Angleterre des années trente. Mais qu'est ce qu'une balise de détresse fait-elle dans les années trente? Le Docteur, Amy et Rory devront enquêter pour tenter de comprendre ce qui ne tourne par rond dans ce petit village typique. Outre qu'il soit trop calme et que les voisins n'apprécient pas vraiment les recherches archéologiques en cours il y a de drôles d’événements. Des gens disparaissent, parfois des villages entiers, et un homme semble perdu dans ses peurs. Le Docteur, Amy et Rory devront trouver qui est vraiment qui et de quelle manière sauver tout le monde.

J'ai, encore une fois, beaucoup aimé ce livre. Il y a deux aspects principaux qui m'ont permis d'apprécier ce tome. Le premier ce sont les Weavers. Ces aliens se sont écrasés sur Terre et ont été adoré comme des dieux durant leur sommeil. Mais ce qui est le plus drôle les concernant c'est leur physiologie. Franchement, il n'y a que dans Doctor Who que l'on peut rencontrer des aliens qui ne sont rien d'autre que des balles de laine! Ce qui leur permet de prendre l'apparence qu'ils veulent et de faire partie, littéralement, de leur vaisseau et d'être tous lié! Le concept même de ces aliens est génial! Le second point c'est Rory. Ceux qui ont vu la cinquième saison, dans laquelle on se trouve encore, savent ce qu'il est advenu de ce pauvre Rory. Ce livre donne l'impression d'offrir un monument à ce personnage qui n'est pas seulement très utile au Docteur puisqu'il développe aussi, mais on s'y attendait, une empathie très forte. Ce livre ne peut que me pousser à considérer Rory comme l'un des compagnons que je préfère. Malheureusement, je trouve que la fin de l'intrigue n'est pas à la hauteur. Elle me donne l'impression d'avoir voulu faire dans la facilité en se débarrassant d'un problème difficile à résoudre dans le cas contraire. Mais, mis à part ce point, j'ai beaucoup aimé ce tome.

Image: Amazon

09/09/2011

Bon anniversaire!

Je suis un peu en retard. Mais je voulais écrire un billet pour célébrer l'anniversaire de l'un des systèmes d'exploitations les plus importants de notre époque. Celui-ci a gagné une popularité croissante au fil du temps. Celui-ci fait tourner la majorité des serveurs sur internet, est utilisé dans la grande majorité des smartphones actuellement sur le marché (androïd, par exemple, est basé sur un noyau Linux), installé sur la plupart des supercomputers utilisés dans le cadre de la recherche et pourtant rare sont ceux qui le savent. Oui, vous, vous utilisez linux tous les jours rien qu'en naviguant sur le web. Et tout ceci a commencé en 1995 quand Liuns Torwald a envoyé son fameux message:

« Salut tout le monde… Je suis en train de faire un système d’exploitation libre (c’est juste un passe-temps, rien d’aussi professionnel ni énorme que GNU) il ne prendra sûrement jamais rien d’autre en charge que des disques durs AT puisque c’est tout ce que j’ai »

Mais qu'est ce que Linux? Plus qu'un nombre impressionnant de distribution différentes (Ubuntu, Fedora, Debian, Mandriva, Mageia mais la liste est bien plus longue) Linux est une question de philosophie. Plutôt que de perdre ses droits au choix en utilisant des systèmes comme ceux développés par Microsoft ou Apple Linux offre une alternative. Une alternative ou la liberté fondamentale. Cette liberté découle des droits garantit par la licence GNU-GPL qui sont au nombre de quatre: la liberté d'utilisation du logiciel, la liberté de la modifier selon ses besoins, la liberté de partager et de la distribuer. Ainsi, Linux est devenu une alternative importante aux systèmes d'exploitations qui ferment leurs code et tentent de contrôler l'utilisation qui en est faite par l'utilisateur.

Linux est aussi un mode de développement que l'on pourrait presque qualifier d'anarchique. En effet, ce ne sont pas des chefs qui décident de ce que les développeurs doivent ou peuvent faire puisque tout un chacun peut, si il le souhaite, modifier ou proposer une modification du code. C'est une manière de travailler très différente de l'idée capitaliste du travail que Linux nous offre. Et ceci même si ses adeptes n'ont pas forcément cette conception politique en tête. Ainsi, Linux est un bienfait par sa seule existence. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit parfait. Encore aujourd'hui il peut être fastidieux d'installer ou d'utiliser certaines distributions bien que les plus populaires se soient grandement améliorées sur ce point (par exemple Ubuntu). Sans oublier que migrer sur Linux implique de s'habituer à un nouveau mode d'utilisation qui peut être déroutant. Mais, et vous l'aurez compris, l'important n'est pas d'imposer Linux mais de permettre le choix de l'utiliser si on le souhaite, d'offrir une alternative. Quand celle-ci est offert il faut, ensuite, laisser les personnes faire leur choix.

Linux Fondation

Billet sur Framablog concernant les 20 ans

15:38 Écrit par Hassan dans Linux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : linux | | | |  Facebook

08/09/2011

The King's dragon par Una McCormack

Titre: The King's dragondrwho_king_dragon_book_125.jpg
Auteur: Una McCormack
Éditeur: BBC 2010
Pages: 245

La ville de Geath est l'une des plus célèbres de l'univers. Non seulement à cause de sa splendide architecture mais aussi à cause de son système politique résolument démocratique. Mais sa célébrité vient surtout de son histoire. En effet, Geath n'a jamais connu la guerre tout au long de son existence deux fois millénaires. Elle a toujours réussit à vivre en paix avec ses voisins et à éviter la violence. Ce n'est donc pas un hasard si le Docteur souhaite visiter cette ville avec Amy et Rory. Mais quand ils arrivent ils découvrent une ville dont la méfiance a grandi et qui voit des ennemis dans ses voisins et qui, en plus, a élu un roi! Cette méfiance a pour source un nouveau métal doré qui a inondé la cité. Mais ce métal n'est pas de l'or c'est de l'enamour. Une substance dangereuse qui agit sur les pensées des individus qui l'entourent. Mais comment est-elle arrivée sur cette planète alors que la technologie pour la créer n'y est pas connue? Il semblerait que Geath se trouve liée à une guerre civile plus ancienne que son histoire même.

C'est une nouvelle importante! Pour la première fois depuis longtemps le Docteur n'est pas séparé de ses compagnons! Mais trêve de plaisanterie l'histoire est tout de même plus importante. Il se trouve que j'ai beaucoup aimé l'idée de cette substance nommée enamour. Un métal qui ressemble à l'or mais qui accroît l'envie et les méfiances. Un métal qui agit subrepticement sur les individus et qui les empêchent de penser clairement. Je trouve l'idée très intéressante. La ville de Geath ressemble aussi beaucoup à l'idée que je me fais des villes démocratiques de la Grèce ancienne. Athènes, pour un prendre un exemple tout a fait au hasard bien entendu, se glorifiait de ses arts et de son système politique. Mais ce que l'on oublie souvent c'est que ce système était construit sur une fondation esclavagiste. Geath ressemble à cela puisque plus loin que ses débats et son architecture elle repose sur les paysans qui cultivent pour elle mais qui sont considérés comme une possession. Montrer ce type de coin sombre ne peut que me plaire. C'est donc encore un tome plutôt intéressant avec des dialogues savoureux ("respect the sonic!") qui plaira aux fans.

Image: BBC

06/09/2011

Nuclear Time par Oli Smith

Titre: Nuclear Time51Ed8ht-VyL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Oli Smith
Éditeur: BBC 2010
Pages: 246

Rory est probablement l'un des compagnons du Docteur que je préfère. Pourquoi cela? Parce que la manière dont son personnage a été écrit et s'est développé en fait à la fois un individu attachant et un homme aussi courageux que le Docteur. Je suis donc plutôt content de le retrouver dans ce tome. L'intrigue se déroule dans une petite ville américaine au milieu du désert en 1981. Les jardins sont bien tenus, les maisons propres et bien tenue. Bref, un parfait lotissement remplis d'américains moyens (parfaitement ennuyeux si vous voulez mon avis). Mais il y a quelque chose d'étrange dans cet endroit. Les routes n'existent pas, l'herbe semble fausse et les habitants donnent l'impression d'arriver de nul part et agissent un peu trop comme de parfaits citoyens. Il y a quelque chose de caché la dessous et le Docteur et ses amis n'ont que peu de temps pour le trouver avant qu'une bombe nucléaire ne rase la ville.

Je ne sais pas ce que Matt Smith a fait aux différents auteurs mais ils semblent tous s'être donné le mot pour le faire disparaître en laissant ses compagnons seuls. Et il ne le fait pas volontairement. Bon, il est toujours intéressant de voir les compagnons se débrouiller sans le Docteur mais un peu de changement serait sympathique. Mais ce que j'ai apprécié dans ce livre concerne surtout les deux personnages secondaires: Geoff et Albert. Le premier est un soldat revenu du Vietnam et le second un chercheur brillant. On observe comment la vie de ces deux amis est détruite par la découverte d'Albert. Une découverte qui peut changer le monde mais qui a été modifiée pour devenir l'un des plus grands dangers de l'époque. C'est cette relation qui, me semble-t-il, est le véritable cœur du livre et le Docteur et ses compagnons ne font qu'éviter les plus grosses catastrophes.

Image: Amazon

05/09/2011

Anarchistes par Irène Pereira

Titre: Anarchistesv_c1_web_anarchistes_40.jpg
Auteur: Irène Pereira
Éditeur: La ville brûle 2009
Pages: 143

Depuis un certains temps je me définis comme anarchiste. Mais se définir comme étant quelque chose ne veut pas dire que l’on connaît tout sur le sujet. J’ai donc voulu en apprendre plus en lisant des classiques de l'anarchisme et des livres synthétiques. L’ouvrage d'Irène Pereira fait partie de ces dernier. En effet, l’auteure y développe l'anarchisme dans son histoire et ses penseurs pour nous permettre de mieux connaître ses concepts et ses branches. Celles-ci sont au nombre de trois et considèrent chacune un acteur différent pour la mise en place de la révolution. Cet acteur peut être le prolétariat, l'humanité ou encore chacun d'entre nous comme individus. Mais ce que l'on apprend c'est surtout le but de l'anarchisme. Loin d'être un mouvement prônant le chaos et la destruction de l'état c'est un mouvement prônant un changement dans l'ordre du pouvoir. En effet, l'anarchisme souhaite passer d’un pouvoir qui part du haut vers le bas pour un pouvoir qui va du bas vers le haut. Les individus, en commun, seraient donc plus puissant que toutes les autres strates du pouvoir. L'anarchisme souhaite aussi réformer l'économie pour passer du capitalisme a une économie plus humaine et respectueuse de la nature.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a permis de mieux comprendre certains concepts clés de l'anarchisme. En effet, bien que je me déclare anarchiste, je n'avais pas une grande connaissance des concepts ni de l'histoire de ce mouvement. Mais la lecture de ce livre permet de corriger rapidement cela. Néanmoins, il faut noter que l'auteure passe très rapidement sur les points qu'elle traite. Ainsi, les relations entre Marx et les anarchistes dans la Première Internationale mériteraient un livre entier. Cet ouvrage est donc principalement une vulgarisation de concepts compliqués et développés dans des œuvres classiques de l'anarchisme. Ce qui ne m'empêche pas de terminer en affirmant que ma lecture m'a donnée encore plus envie de faire flotter le drapeau noir sur le monde et d'atteindre une véritable démocratie.

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11:45 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme | | | |  Facebook

04/09/2011

Les contes de la nuit

Les contes de la nuit est un film réalisé par les mêmes personnes qui ont fait Kirikou. Nous y découvrons trois personnes qui se cachent dans un vieux cinéma désaffecté pour réaliser des histoires. Pour cela ils s'inspirent des nombreux contes que l'humanité a créée au fil des millénaires. Ils observent aussi attentivement les fleurs, les paysages et les habits qu'ils pourraient utiliser. Ainsi, l'un s'occupe de trouver un conte, le second crée les costumes et la troisième crée le paysage. Et, ensemble, ils mettent en place une histoire. Durant cette soirée ils créeront plusieurs histoires qui prendront aussi bien place au Moyen-Âge qu'en inde ou encore en Afrique. Chacun y aura un rôle particulier de prince ou de princesse.

J'ai beaucoup aimé la manière dont est réalisé ce film d'animation. Ces personnages en ombres devant des paysages colorés sont à la fois déroutant et intéressant. D'ailleurs, je trouve étrange d'avoir décidé d'en faire un film 3D. Cette technologie est tout simplement inutile dans la plupart des cas et cette inutilité est particulièrement visible dans ce film. Mis à part ces points techniques qu'ai-je pensé des histoires? Bien que les histoires soient sympathiques et variées quant à leur provenance je trouve dommage d'avoir créé plusieurs histoires successives plutôt que de se concentrer sur un seul conte. En effet, cette succession donne une impression assez forte de déjà vu entre les histoires puisque chacune possède un prince et une princesse avec un problème et une petite morale. Je trouve aussi vraiment dommage que ces contes restent très classiques. En gros, un film sympathique mais qui débouche sur un certain ennui.

Image: Site officiel

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18:45 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

The forgotten army par Brian Minchin

Titre: The forgotten armyforgottenarmy_125.jpg
Auteur: Brian Minchin
Éditeur: BBC 2010
Pages: 248

Il faut le dire, c'est probablement l'un des meilleurs tomes des aventures du Docteur que j'aie lu jusqu'à maintenant. Mais que s'y passe-t-il? Eh bien c'est assez simple. Le Docteur souhaite emmener Amy dans le meilleur restaurant de la galaxie. Un restaurant si fameux dont les plats sont si bon que ses clients retournent dans le passé pour avoir une chance d'avoir une place. Et ce restaurant c'est un petit burger du coin à New-York. Comme si cette déception ne suffisait pas après quelques minutes un mammouth fait la une des journaux. Non seulement il est blanc et c'est le premier de cette espèce à être découverte mais, surtout, il est vivant et détruit méthodiquement le natural history museum de New-York c'est ennuie légèrement son directeur. Ni une ni deux, le Docteur prend les commandes et s'organise un petit rodéo. Mais n'y a-t-il pas quelque chose de caché sous cet étrange mammouth? Et si il n'était qu'une diversion pour des envahisseurs armées jusqu'aux dents? Une armée puissante et crainte dans toute la galaxie dont le plus grand des soldats fait dans les 7 centimètres. Si c'était le cas New-York serait en grand danger.

Je le répète, ce tome est probablement l'un des meilleurs livre sur le Docteur. Non seulement j'ai beaucoup aimé l'intrigue. L'idée de ces aliens de 7 centimètres qui font tout pour prouver leur férocité dans le but de compenser leur taille est superbe. Mais, en plus, il est rempli de scène loufoques et hilarantes. Je ne sais pas vraiment laquelle prendre en exemple. Le Docteur qui fait du rodéo sur un mammouth? Amy qui drague les policiers tout en les manipulant par le bout du nez? Ces mêmes policiers ridiculisés par les aliens et perdant un par un les symboles de leur fonction en échange d'habits de carnavals? Bref, vous l'aurez compris, non seulement j'ai beaucoup aimé l'idée mais j'ai aussi beaucoup rit.

Image: BBC