Millénium 2: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette / Flickan som lekte med elden (boom, son coeur fait boom!)

Titre: Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Flickan som lekte med elden)9782742765010.jpg
Auteur: Stieg Larsson
Traducteurs: Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Éditeur: Actes Sud 2006 (2006 édition originale)
Pages: 652

Après prés de 20 jours sans nouvelles je peux enfin parler du second tome de la saga de Stieg Larson. Ce n'est pas que je n'avais pas envie de lire cette suite mais une rentrée signifie souvent que l'on va avoir quelque chose à travailler qui n'a pas de rapport avec un roman que l'on souhaite lire pour soi. Lisbeth c'était enfuie. Elle avait vu Mickael au bras d'Erika et elle a préféré sortir du pays pour voyager et changer un peu. Mais, un jour ou l'autre, il faut rentrer. En se mettant au point sur les activités que ses connaissances ont eue durant son absence elle apprend deux choses: premièrement son tuteur n'est pas très nette et deuxièmement Mickael prépare une nouvelle explosion médiatique. Mais les enquêteurs qui s'en occupent vont un peu trop près d'un secret gardé depuis des décennies. C'est pourquoi Lisbet, si discrète, se retrouve du jour au lendemain à la une des journaux sous la forme d'une suspecte plus que dangereuse. Une course entre cinq groupes se lance: la police fait tout pour trouver Lisbeth qu'elle dépeint comme une folle, Mickael cherche ceux qu'il pense être les vrais tueurs, Milton Security tente d'aider la police surtout pour disculper Lisbeth, cette dernière cherche à venger ses amis et à trouver qui sont les personnes qui la mettent en si mauvaises postures et ces mêmes personnes tentent d'effacer leurs traces. En gros, cette enquête démarre mal et ne pourra que devenir de plus en plus bordélique.

Je dois le dire tout de suite, sans faire aucune révélation, si vous ne vouliez pas lire le troisième et dernier tome vous déchanterez vite. L'intrigue est si vaste qu'elle ne peut tout simplement pas se conclure sur un seul tome mais je n'en dirais rien. Je vais plutôt parler de l'aspect médiatique (et policier) du livre. En effet, le premier tome se concentrait sur le journalisme économique et les agissements plus qu'incertain d'un certain groupe que l'on pourrait identifier aux traders. Ce second tome se concentre sur la police et le journalisme au sens général du terme. Dans un premier temps, nous nous trouvons spectateur d'une enquête policière qui, très rapidement, fait des conclusions sur des bases importantes mais qui ne sont pas des preuves directes. On se rend rapidement compte que ceci est lié à une possibilité de faire de l'affaire Lisbeth Salander un tremplin politique important. Les médias et certains témoins ne tardent pas à prendre à leur compte ce que pense la police et à délirer sur le sujet. Le livre, en grande partie, nous montre comme les journaux perdent tout sens critique. Au lieu de réfléchir sur les mobiles, la manière dont est menée l'enquête ou sur la société de manière générale ils lancent des rumeurs, des titres racoleurs et détruisent des vies dans le but de vendre. C'est ainsi que l'on se trouve en face de journalistes parlant sans connaître et disséquant la vie difficile d'une femme dans le seul but de trouver de quoi faire le scoop. Ces méthodes ne sont pas si lointaines que certaines que l'on connaît dans certains journaux suisses que je ne nommerais pas. Ce sont surtout des erreurs qui apparaissent quand le journalisme perd sa place face à la nécessité de vendre et, donc, de faire de l'argent.

Image: éditeur

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