02/12/2011

L'homme féministe: un mâle à part? par Emmanuelle Barbaras et Marie Devers (les hommes féministes sont des femmes comme les autres)

Titre: L'homme féministe: un mâle à part?0127.250.png
Auteurs: Emmanuelle Barbaras et Marie Devers
Éditeur: Les points sur les i 2011
Pages: 165

Je me revendique féministe. Cette revendication ne va pas de soi et n'implique que je sois un homme parfait qui ait réussi à passer outre toutes les structures de dominations masculines pour réussir l'égalité parfaite avec les femmes. Se revendiquer féministe implique d'avoir conscience et de refuser un certain ordre social dominé par les hommes blancs hétérosexuels. Mais comment un homme, à priori profiteur de la domination sexuelle, peut-il remettre en cause sa force face aux femmes? Quels sont les hommes qui se disent féministes et comment réussissent-ils à militer et assumer l'étiquette féministe? Ce sont les questions que ce sont posés les deux auteures face à la rareté des hommes qui se disent féministes. Elles ont voulu comprendre ces hommes et leur donner la parole.

Qu'est ce qui ressort de ces entretiens? Bien que les hommes qui parlent dans ce livre soient très différent vis-à-vis des générations et des emplois on peut tout de même observer plusieurs points communs. En effet, ces hommes ont souvent été en contact direct avec la domination des femmes par les mâles. Ils l'ont vécu comme une injustice et ont voulu y mettre fin. D'autres ont aussi été rapidement en contact avec les thèmes féministes en militant. La grande partie a fait des études mais, surtout, ils sont tous plutôt à gauche. Non pas que le féminisme soit une idéologie de gauchiste bobo. Mais plutôt que le féminisme, ou être de gauche, permet de voir les injustices actuelles d'une manière plus intense. Ainsi, se revendiquer féministe va souvent de pair avec une attitude critique face au fonctionnement global de la société.

Mis à part l'intérêt d'avoir accès au discours d'autres hommes féministes ce livre a eu le grand mérite de me faire m'interroger sur ma propre conception du féminisme. En effet, malgré toutes les caricatures, le féminisme n'est pas une idéologie fixée par une doxa dans un grand livre vieux de 2000 ans. C'est une pratique vivante dont les buts et objets sont multiples et changeants. A tel point que le féminisme peut être à la fois source de militantisme et scientifique! Ma pratique du féminisme n'est pas extrêmement militante. C'est plutôt un effort personnel vers la tentative d'être plus respectueux et ouvert envers les femmes (au sens général). Bien sur, cela ne veut pas dire que je ne milite pas de temps en temps. Mais mon militantisme se limite surtout à une revendication de l'étiquette féministe et à une explication du terme et de ce que cela implique. J'ai souvent eu la surprise d'avoir des publics plus ou moins défavorables qui changent subitement d'avis quand je leur explique ma vision du féminisme. Ce n'est pas une guerre entre les sexes (la guerre des sexes existe depuis longtemps bien avant que le féminisme n'existe) mais la recherche de la paix des sexes. Et cette paix ne peut passer que par l'égalité des droits et des traitements ainsi que par le respect mutuel. J'essaie d'y arriver mais, encore une fois, le féminisme est un effort et non un acquis. Ainsi, pour reprendre mon titre, hommes ou femmes la différence n'est pas si importante. Les hommes sont des femmes comme les autres et les femmes sont des hommes comme les autres.

Image: Éditeur

11:54 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : féminisme, genre, queer | | | |  Facebook

Commentaires

"l'égalité des droits et des traitements ainsi que par le respect mutuel"

Je suis d'accord.
Que pensez vous du féminicide ?

Écrit par : nemo | 02/12/2011

DSK aussi a toujours été féministe.

Moi aussi ça m'arrive de me dire de me dire féministe, quand je sens que ça va m'aider à pécho.

Écrit par : Itou | 02/12/2011

Nemo: homicide, féminicide... Les deux sont des assassinats et doivent donc être punis.

Itou: DSK n'est en tout cas pas féministe. Je ne sais pas si il est coupable mais, l'enquête n'ayant jamais eu lieu, il n'est pas non plus innocenté. De plus, dire que l'on est féministe pour "draguer" ou plutôt pour chercher un bout de viande selon les mots que vous utilisez n'est vraiment pas dans l'esprit du féminisme ni du respect envers les femmes.

Écrit par : Hassan | 02/12/2011

Oui,c'est là que je veux en venir.Les deux sont des assassinats.

Seulement je ne vois pas en quoi il est juste,respectueux et égalitaire de parler de féminicide,en France,alors que des rapports comme l'ONDRP 2011 montrent qu'il existe aussi des hommes battus et tués,et pas uniquement parce que la femme s'est défendu...que la violence conjugale est bien de la violence mais en aucun cas genrée et sexiste,quoi.

Je veux bien de l'égalité,mais il me semble de plus en plus évident que beaucoup de soi-disant féministes n'en ont même pas les notions.
Et ça m'écoeure de les voir donner des leçons.

Je suis peut-être plus un homme féministe.

Écrit par : nemo | 03/12/2011

@ Hassan:

"DSK n'est en tout cas pas féministe. Je ne sais pas si il est coupable mais, l'enquête n'ayant jamais eu lieu, il n'est pas non plus innocenté. "

Pas innocenté? Mais il n'a pas à l'être puisque qu'il n'y a pas eu de charges pour le mettre en procès. Les accusations pénales sont tombée. "il n'est pas non plus innocenté": vous maintenez donc qu'il y a un soupçon de culpabilité. Vous avez des preuves?


"... qui ait réussi à passer outre toutes les structures de dominations masculines... Se revendiquer féministe implique d'avoir conscience et de refuser un certain ordre social dominé par les hommes blancs hétérosexuels. Mais comment un homme, à priori profiteur de la domination sexuelle, peut-il remettre en cause sa force face aux femmes? "

Et voilà, le stéréotype de genre est posé. Je ne me reconnais pas dans votre description de l'homme blanc hétérosexuel. Mais j'ai bien compris que parce qu'on est homme on profite de dominer, que parce qu'on est blanc on est un salaud, et parce qu'on est hétéro on est suspect. Vive le racisme ordinaire!

La haine de l'homme blanc hétéro fait son chemin.

Ce serait bien quand même que dans le féminisme il y ait des gens qui réfléchissent vraiment plutôt que de reproduire des clichés ou de relayer des théories.


@ Nemo: perso, j'ai viré ma cuti féministe il y a un moment. Sans regrets. J'aime l'égalité, c'est pour moi une évidence. Et c'est bien pour cela que je ne peux pas/plus être d'accord avec l'idéologie féministe.

Écrit par : hommelibre | 03/12/2011

un petit peu pipi-caca tout ça !!!

Écrit par : Corto | 03/12/2011

Nemo: la violence peut être genrée et/ou sexiste dans le sens qu'elle est soutenue par des arguments du style "il faut tenir sa femme" ou encore "certaines aiment quand c'est un peu violent". Il existe aussi une violence psychologique qui peut être exercée contre les femmes. Ce qui, bien entendu, ne justifie pas la mort mais permet de créer un climat de justification d'une domination physique sur la femme. Mais il est vrai que l'on oublie souvent le coté homme qui peut aussi être victime des deux types de violences que j'ai senti. Il serait salutaire de permettre aux victimes de parler et d'être entendu.

Hommelibre: DSK n'est pas innocenté dans le sens ou les accusations le concernant n'ont ni été prouvées ni disqualifiées. L'ennui c'est que faire de DSK un innocent, ce qu'il est peut-être, fait de sa supposée victime une coupable par défaut. Encore une fois, et je trouve que mon discours est clair sur le sujet, sans enquêtes je n'ai aucune moyens de connaitre le degré d'innocence ou de culpabilité des deux parties.

Quand à votre critique de la domination homme blanc hétéro (il faudrait ajouter la classe) je trouve qu'elle n'est pas fondée. Je m'explique, vous semblez penser que je qualifie immédiatement les personnes concernées, moi compris je vous le rappelle, comme des salopards qui profitent en connaissance de cause de leur force. Cette vision n'est pas du tout celle qu'il faut avoir. La domination des hommes blanc hétéros fonctionne en termes de structures sociales qui sont largement inconscientes et renouvelée inconsciemment.

De nombreuses recherches, pas toutes en gender studies, ont montré que la domination de race ne fonctionne pas selon une organisation consciente de la société mais selon la reproduction d'un ordre historiquement constitué et toujours reproduit (regardez les écoles). La même chose se produit face aux sexualités non-hétérosexuels qui sont obligés de se revendiquer dans une société hétéro-centrée (regardez le mariage et ses conséquences). On peut y adjoindre ce que les gender studies ont étudiée en ce qui concerne la domination masculine. Il y a eu, par exemple, une étude dans une école pour jeunes enfants. Les professeures (j'insiste sur le e, les professeurs de petites écoles sont majoritairement des femmes) reproduisaient une vision dominante des rapports de sexes en demandant aux filles de nettoyer et en considérant les garçons comme naturellement turbulents et bon en sports. Encore une fois, il faut y adjoindre la quatrième domination: la classe sociale.

Mais il ne faut pas non plus oublier que les dominants ne sont pas forcément heureux de leur rôle. D’où mon "à priori" que vous avez pu lire dans mon texte. Moi, homme, ne vais pas forcément me reconnaitre dans le rôle que je suis censé prendre quand je suis un homme. J'ai, peut être, envie de jouer à la poupée, de porter des jupes et de faire de la danse classique plutôt que du foot?

Enfin, l'idéologie féministe n'existe pas. Il y a de nombreux types de féminismes aussi bien en regardant dans l'histoire, et ce dès 1789 au moins, que dans les différentes écoles. Sans oublier qu'il existe un féminisme militant et un féminisme scientifique. Ce dernier ayant largement évolué au fil des années passant des études sur les femmes aux gender studies pour devenir maintenant les études queer. La multiplicité des approches féministes implique une multiplicité de buts et d'objets d'études qui changent et se modifient au fil de l'histoire. Des suffragettes aux commissions de l'égalité il y a une énorme différence.

Écrit par : Hassan | 03/12/2011

Lisez le livre d'Eric Zeymmour !!!

Écrit par : Corto | 04/12/2011

Oui,rien ne justifie la violence,et les arguments donnés pour la justifier peuvent être extrêmement sexistes et ridicules,c'est indiscutable.

Mais la violence elle même n'a pas de sexe.C'est en ça que je dis qu'elle n'est pas genrée ou sexiste;Malheureusement c'est dans ce sens là qu'elle est désignée dans les campagnes et qui m'empêche,entre autre,de me dire féministe;Parce que le côté égalitaire des mouvements qui pourrait faire leur succés fait du yo-yo et du coup ces,mouvements,virent dans les extrêmes très facilement et ouvertement,justement à cause de cette aura égalitaire.

Je ne m'y reconnais plus mais ça ne 'empêche pas de défendre la cause des femmes quand il le faut.

@corto.

Je sais pas.Zemmour croit toujours dire la vérité seulement parce qu'il parle franchement et sans barrière qu'il se plaît à appeler "politiquement correctes"...Seulement,parler franchement n'empêche pas de dire des stupidités.

Écrit par : nemo | 04/12/2011

Nemo, tu viens juste de me répéter le même couplet que dans Paris-Match, Némo, dis plutôt que tu ne sais pas de quoi tu parles.

Pour conclure, les femmes, les hommes sont "condamnés" à vivre ensemble, mais après la pilule et sa révolution sexuelle ayant tué les dogmes catholiques préférant garder l'exclusivité sur les petits garçons, la science vient, il y a quelques années, de décréter l'homme inutile pour la survie de la race. Désormais, non seulement les femmes ont potentiellement le pouvoir de s'éclater sexuellement sans tomber enceinte, mais depuis peu il faudra s'habituer au fait qu'elles n'ont plus besoin des hommes pour survivre !

Alors faites gaffe les mecs, vous n'êtes plus que des objets, vous avez oubliez les vielles prophéties ! Après deux millénaires d’oppression et de bûchers, le christianisme et l'islam vont devoir plier devant les miracles accessibles pour 5 dollars dans n'importe quel drugstore !

Dans quelques années les femmes pourrons facilement faire du clonage au féminin, d'ailleurs c'est déjà possible, mais les chinois ne l'on pas encore "démocratisé" !

Les hommes n'étaient peut être une étape dans l'histoire de l'humanité ! Alors les mecs, tenez vous à carreau, profitez encore des dernières mannes féminines et préparez-vous à des mécanismes vous réduisant à des objets !

L'autre amuseur de collabos fraichement travestis en gaulistes disait, que le 21ème serait religieux ou ne serait pas, Corto vous dit qu'il sera féminin !

Y a qu'à vous lire, vous parlez comme des fillettes en manque de sucettes !!!

Écrit par : Corto | 04/12/2011

@corto
Parole je l'ai pas cet article de Paris-Match.
Mais c'est quand même 'effet que me fait ce type.

bon.
La parthénogenèse et le clonage ne sont réellement bénéfiques que si il n'y a pas de contraintes exterieures,que l'environnement est favorable ou quoi.
Hop un virus mortel apparaît,si il y a peu ou pas de diversité génétique,il y a peu de chance qu'un individu soit porteur d'une mutation le rendant capable d'y résister et on meurt en masse.
(Et il semble que les gènes des deux parents soient nécéssaires pour obtenir un être qui dépasse le stade embryonnaire chez les mamifères,naturellement en tout cas.)

De même que le clonage de femme en masse soit encore un rêve et aurait le même problème,je doute que les femmes rêvent majoritairement d'un monde sans homme avec 6 000 000 000 de clones féminins en 3 modèles différents sur toute la planète ^^.

Le mâle n'est pas indispensable,en théorie,mais il n'est pas inutile.
Et si l'espèce doit disparaître ou ne survivre qu'a travers le sexe féminin pour un certain temps,ou qu'il y ait 1000 femmes pour 1 homme,ou une forme mâle présente sous la forme de sperme congelé,personnellement je m'en moque tant que celà se fait sans violence,ni idéologie radicale derrière et je ne suis pas adepte de la force par le nombre.

Écrit par : nemo | 04/12/2011

Nemo, la parthénogenèse est déjà pratiquée dans certains labos spécialisés, des couples de lesbiennes ont déjà mis au monde des petites filles avec le patrimoine génétique des deux partenaires ! Maintenant de là à ce qu'un kit soi en vente sur internet, il n'y a qu'une pas à faire et l'attirance des femmes pour des hommes car elles veulent avoir des enfants, risque de ressentir de sérieuses secousses.

Maintenant sur le point de la légalité, comment pourrait-on empêcher un couple de femmes de se reproduire à partir d'ovaires fécondés par parthénogenèse ?

en tout cas, commercialement ce serait un carton sans risque pour les investisseurs (mâles) !

Nemo, désolé que Zeymmour ne soit pas votre type de mec, la prochaine fois je prendrais comme référence, un catalogue de sous-vêtements masculin !!!

Écrit par : Corto | 04/12/2011

Quel couple de lesbienne ? Je n'ai jamais entendu parler de parthénogénèse chez les humains,autre que celle qui n'a pas abouti du docteur Hwang Woo-Suk .

Et puis sincèrement,je ne vois pas ou est le problème à ce que les femmes s'auto-fécondent un jour ni à ce qu'elles s'éclatent sexuellement sans tomber enceintes.

Écrit par : nemo | 04/12/2011

Je note, avec grand intérêt que deux sujets dernièrement prêtent tant à la polémique qu'à de nombreux commentaires...

Pour le reste, les féminismes sont effectivement pluriels et difficile de faire des étiquettes. Il y a certaines courants avec lesquels je suis en totale désaccord, et les deux questions qui font débats/scission/polémique sont celles de la prostitution d'une part et celle de la place des homme dans la parentalité particulièrement avec les gardes d'enfants/divorce (oserais-je dire les enjeux de pouvoir XD et le lien avec le statut de victime...)

Bref le même mot recouvre donc des réalités et points de vues et positions très diverses...

En tous les cas bel article, merci Hassan, également merci pour ramener ces questions d'intersectionnalité et particulièrement celle de la classe sociale...

Écrit par : HKo | 04/12/2011

Nemo: Je ne suis pas tout a fait d'accord. Je pense que la violence peur prendre un aspect genré comme elle peut prendre d'autres aspects. D'ailleurs, je pense que la violence domestique contre les hommes est aussi une violence que l'on peut comprendre en terme de genre. En effet, on pourrait penser que la peur ou le refus de dénoncer une violence subie quand on est un homme pourrait se comprendre comme une domination des hommes par eux-même.

Par contre je suis tout a fait d'accord avec vous quand vous ne comprenez pas pourquoi le plaisir libre et la maternité libre pourraient poser problèmes.

Hko: Merci pour ton commentaire. Je ne connais pas très bien les théories d'intersectionnalité des dominations. J'ai découvert cette idée dans une petit livre de Christine Delphy (Classe, dominer: qui sont les autres) et je l'ai trouvé très intéressante.
En ce qui concerne la garde des enfants je suis en faveurs d'une garde commune. Je sais que ça risque de créer des complications mais je trouve qu'offrir systématiquement la garde aux femmes est surtout révélateur d'une certaine vision des femmes comme naturellement mères.

Écrit par : Hassan | 05/12/2011

Dés qu'il y a des histoires de fric, il y a des lois !!!!

Écrit par : Corto | 05/12/2011

@Hassan
Oui,je suis d'accord,mais je me suis mal expliqué.
Elle peut être genrée dans ses manifestations mais ce que je veux dire c'est qu'elle n'est pas réservée à UN SEUL genre . Et c'est sous ce sens que cette expression est utilisée un peu partout.

Écrit par : nemo | 05/12/2011

@Hassan sur la garde des enfants, oui c'est en cela que je parle de question de pouvoir revendiquée par les femmes, y compris certaines féministes elles-mêmes. Dans cet exemple précis ce sont les femmes qui "ont à perdre" dans un premier temps, situation en miroir des autres revendications ou se sont les hommes qui en général se sentent lésés/dépossédés d'un acquis "naturel" *sic*

Après une garde partagée implique les deux parents en théorie à égalité (je dis en théorie car hélas la garde partagée est aussi souvent un moyen de continuer à régler des comptes...) et bon après les modalités de fonctionnement sont aussi complexe, surtout pour les enfants. Mais on à là aussi une réelle dynamique de changement aussi bien pour les hommes que pour les femmes qui peuvent investir et la parentalité et leur vie personnelle de toute autre façon... Après je comprend aussi que certaines femmes qui ont assumés seule la parentalité et les taches d’élevage se sentent dépossédées voires "trahies" en quelque sorte quand ont remet la garde en partage et là aussi la garde partagée n'est pas non plus synonyme de changement, il ya aussi des personnes qui reproduisent leur mode de fonctionnement... bref, c'est complexe et je suis pour une palette de possibilités autour de ces questions, et non pas des logiques systématiques, quelqu'elles soient.

Je note que tu as employé le terme de garde commune, tu entends quoi exactement ?

Cool pour l'intersectionnalité ;)

Sinon la violence n'est effectivement pas réservé à 1 seul mais elle s'excerce bien dans une logique genrée masculine avec cette idée que du masculin/mâle (et pas de l'homme) qui est actif en opposition à une position passive incarnée par le féminin. Avec cette logique, on décrypte mieux les violences qu'elles soient exercées par une femme sur un homme ou dans les couples homosexuels/lesbiens, car elle permet d'identifier des rôles de genre (pas présents partout et +/- présents comme ça...). La violence est un rapport de domination et force est de constater qu'elle s’exerce encore très majoritairement dans une adéquation genre/sexe biologique et dans une logique de ce qui est le plus fort violente le plus faible... (femmes, enfants, personnes marginalisées, différentes (homosexuels assimilés au féminin par exemple mais étrangers, handicapées,...personne ne répondant pas aux normes exigées dans son contexte...

Écrit par : HKo | 05/12/2011

Pour garde commune j'entends justement une garde conservée par les deux membres du couple après le divorce. Sinon je suis d'accord avec toi en ce qui concerne la violence et l'intérêt de cette forme de garde.

Écrit par : Hassan | 06/12/2011

Oki, je ne suis pas au fait de la législation suisse, mais ça ressemble fort à ce qui est appelée ici "garde alternée" ou garde partagée. A distinguer de l'autorité parentale qui est conservée par les deux parents sauf exception (et rendue par jugement) s'ils se séparent.

Je déplore qu'en ce moment une centaine frange de féministes (assez loin des analyses de genre d’ailleurs...) "fichent" les hommes prenant par à ce débat et allant dans ce sens du partage du commun et les épinglent comme Masculinistes! Sans compter la publication en ligne d'une liste O_O et l'appel via cette liste au boycott, bonjour les relents de ce genre de pratiques .... sans compter le mélange des genres et pas que pour en arriver là...

Écrit par : HKo | 06/12/2011

Nous aussi nous avons des féministes qui sont contre en utilisant l'argument du seul point positif qu'elles auraient. Mais je trouve qu'elles oublient que confier systématiquement la garde à la femme dans le couple qui se sépare est révélateur d'une vision de la femme comme naturellement mère. Je trouve aussi dommage de refuser l'égalité aux hommes sur ce point.

Écrit par : Hassan | 06/12/2011

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