30/01/2012

Sherlock Holmes: A game of shadow (une diplomatie secrète à deux)

Sherlock, le détective le plus célèbre de tous les temps est de retour pour une nouvelle aventure. Nous retrouvons donc Jude Law et Robert Downey dans les rôles, respectivement, de Watson et de Sherlock. Nous avions quitté Sherlock lors du premier épisode alors qu'il se rendait compte qu'un malfrat était resté dans l'ombre pour agir dans son dos. C'était la première fois que nous avions un aperçu de Moriarty. Mais Sherlock est maintenant seul puisque son compagnon - partenaire? - de toujours s'est enfin fiancé et va se marier. Ce qui n'empêche pas le fantastique détective de mettre au jour un réseau impressionnant de crimes et de vols mentant tous, plus ou moins, à Moriarty et ceci sur fonds de menace de guerre. Mais quel est le plan du Professeur? Malheureusement, Moriarty menace son ami Watson et sa femme. Sherlock sera donc obligé de les suivre en cachette sur le chemin de leur lune de miel dans le but de les sauver et de recruter ce cher docteur dans une dernière aventure, encore... Ils traverseront la France et l'Allemagne pour s'arrêter, enfin, en Suisse à Reichenbach.

Est-ce une coïncidence que la série de la BBC et ce film ont tous deux comme intrigue principale Moriarty? Probablement, ce qui permet de faire une comparaison quand on connaît les deux adaptations. Mais il faut tout de même avoir conscience des énormes différences qui existent entre celles-ci. Je dois tout de même le dire dès le début: je préfère la série de la BBC (dont je vais bientôt parler). Mais cela ne veut pas dire que ce film est mauvais. Le personnage de Sherlock est toujours aussi dingue et psychotique. A tel point que si nous ne nous trouvions pas devant le détective on croirait observer une maniaque des théories de la conspiration. Watson est égal à lui-même, à la fois content de retrouver son ami et ulcéré par ses actes. Nous avons aussi le frère de Sherlock, Mycroft, que nous ne voyons pas assez longtemps ni assez souvent mais qui semble être un personnage particulièrement savoureux. Enfin, nous avons Moriarty. Là aussi, je préfère le personnage tel que nous le trouvons dans la série de la BBC. Mais cela n'empêche pas qu'il soit bien écrit et impressionnant dans sa cruelle politesse. Le film ne change pas vraiment du premier opus. Les ralentis en plein action sont de retour ainsi que les calculs prédictifs de Sherlock. La différence c'est que nous avons un personnage capable de faire de même ce qui nous mène à une confrontation très intéressante ou les deux personnages se battent mentalement tout en jouant aux échecs et sans échanger un seul coup physique mais laissant la logique les conduire à la seule conclusion possible. C'est donc un bon film mais je garde une préférence pour l'adaptation de la BBC.

Image: Site Officiel

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11:31 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sherlock holmes, moriarty, watson | | | |  Facebook

29/01/2012

Millenium: The girl with the dragoon tatoo

J'ai mis beaucoup de temps à me lancer dans ce billet. C'est que je ne savais pas vraiment quoi dire sur ce film. Bref, je pense qu'entre les livres et la série/films suédois l'histoire commence à être connue de tout le monde sauf si vous êtes un ermite valaisans ne vivant que de raclettes et de blanc. Nous trouvons donc, pour la troisième fois, Mikael juste après son procès pour diffamation. Après avoir été condamné il est engagé par un homme d'affaire suédois pour enquêter sur la mort de sa nièce. Mais son enquête le conduira dans les recoins les plus sombres de cette famille et pour lever le voile sur ceux-ci il devra demander l'aide d'une enquêteuse hors du commun: Lisbeth Salander.

Je dois avouer un point qui me fait honte: je n'ai jamais vu la version suédoise. Les critiques les plus partagée sur la prestation du personnage de Salander dans cette version US me passent donc largement au-dessus de la tête. Ce qui ne m'empêche pas de penser que Lisbeth Salander est un des points faibles de ce film. En effet, le livre nous faisait découvrir une femme qui semble faible mais qui possède une force mentale, et physique, impressionnante. Une femme capable d'avoir une volonté d'acier. Malheureusement, la prestation de cette version US ne donne pas cette impression. J'ai plutôt cru avoir une femme que l'on souhaite protéger devant moi qu'un personnage inquiétant qui ferait peur à n’importe qui. Mis à part ce point je trouve que Daniel Craig incarne bien le personnage de Mikael. Le film, en lui-même, est réussi après un générique un peu étrange qui a fait penser à James Bond pour l'une des personnes avec qui je suis allé le voir. Cependant j'ai l'impression qu'il manque quelque chose à ce film pour qu'il soit vraiment bon. Je ne pense pas qu'il soit mauvais mais j'ai du mal à le considérer comme inoubliable. Peut-être que d'autres sauront mieux que moi ce qui lui manque?

Image: allociné

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11:59 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : meurtre, serial killer, millenium, journalisme | | | |  Facebook

22/01/2012

le Panoptique par Jeremy Bentham: Une vision d'horreur

Titre: le Panoptique9782842056872-G.jpg
Auteurs: Jeremy Bentham
Éditeur: Belfond 1977
Pages: 221

Je souhaitais lire cet ouvrage depuis longtemps. En effet, je suis tombé sur le concept de panoptique a plusieurs reprise mais je n'ai jamais lu le livre qui a décrit en premier ce qui était un modèle d'architecture et qui est devenu un modèle de société. C'est donc avec un grand intérêt que je me suis attelé à cette lecture. Mais tout d'abord il serait bon de décrire, exactement, ce qu'est cet ouvrage. Le Panoptique a été écrit par Jeremy Bentham en 1786. Il est composé de trois parties. La première est une série de lettres fictives écrites depuis la Russie. La seconde et la troisième sont des postfaces qui réexaminent ou qui précisent certains points. La première version française a été commandé par l'Assemblée Nationale en 1791. Elle est plus un résumé qu'une traduction de l'ouvrage original. Le livre que j'ai consulté contient cette version française suivie de la première partie du Panoptique traduite pour la première fois. On peut les lire en parallèle puisque les textes ne sont pas semblables. Ce livre est aussi précédé d'un entretien particulièrement intéressant avec Michel Foucault qui nous permet de mieux comprendre le texte de Bentham et ses conséquences sociales. Il est aussi suivi d'une postface de Michelle Perrot qui nous offre une remise en perspective historique de la vie de Bentham ainsi que de la vie de l'idée de panoptique.

Jeremy Bentham voulait, en premier lieu, offrir un mode architectural permettant de construire une prison parfaite. Pour éviter les problèmes des prisons classiques (immoralité, maladies, oisivetés, écoles du crime) Bentham proposait plusieurs mesures. Celles-ci découlent toutes de son principe architectural. En effet, l'idée de Bentham est de construire une prison circulaire avec des cellules transparentes. Un second cercle intérieur trouverait, en son centre, une tour dans laquelle logerait l'administrateur de la prison. Celui-ci, depuis ses appartements, serait capable de surveiller tous les détenus. Une telle capacité de surveillance due à la transparence des actes ne pouvait, selon Bentham et j'incline à être d'accord, qu'empêcher l'idée même d'accomplir des délits à l'intérieur de la prison. Mais l'architecture ne suffit pas et Bentham a d'autres idées sur les prisons. Par exemple, il considère que les prisonniers ne doivent manger que très frugalement des aliments peu ragoûtant pour éviter d'être mieux traités que les plus pauvres. Il pense, surtout et c'est cohérent avec son libéralisme, que les prisons doivent être administrée par des privés qui auraient le droit d'utiliser la force de travail des prisonniers - d'ailleurs le travail est un moyen de redressement moral pour Bentham et d'autres - pour faire du profit. Son idée est que les privés, ayant un intérêt dans l'administration, seront plus compétent que le pouvoir public.

Mais que penser exactement de ce programme? Personnellement il m'effraie. Il suffit d'imaginer les conséquences d'un tel modèle que, d'ailleurs, Bentham voulait généraliser à d'autres institutions que la prison. En effet, le caractère principal du panoptique est de créer un ordre basé sur la transparence des individus face au pouvoir. Cette transparence implique, selon les propres mots de Bentham, que les individus n'oseraient même pas penser à commettre des actes illégaux et/ou immoraux. Autrement dit, l'intégration d'une surveillance constante et d'une vie éternellement soumise à la vision supérieure de l'autorité mènerait l'humanité à ne plus pouvoir mettre en cause l'ordre établi. Nous sommes donc dans un monde tyrannique dans lequel personne n'oserait remettre en cause les inégalités ou les illogismes de la loi. Nous serions devant l'une des plus puissantes tyrannies: celle de la transparence totale de l'individu que nous pouvons lire dans ce magnifique livre qu'est 1984 écrit par Orwell.

Mais vous pourriez me demander la raison pour laquelle on fait tant de cas de ce livre? Il se trouve que le concept de panoptique est particulièrement bien adapté pour comprendre une partie du fonctionnement de notre société. En effet, nous nous trouvons dans une société qui met de plus en plus en exergue la nécessité de surveillance. Celle-ci est justifiée par le besoin de sécurité des citoyens. Depuis quelques années, mais le processus est plus profond historiquement parlant, des lois et des technologies ont été développées pour sécuriser les citoyens. Mais celles-ci impliquent une transparence de plus en plus importantes des individus face à l'autorité. Dans le même temps, nous avons connu un développement tout aussi important sur Internet. En effet, quand on écoute les discours des possesseurs de Facebook, Google ou d'autres grandes entreprises on se rend compte que ces personnes ne croient pas en la vie privée. Pour eux, l'individu qui décide d'entrer sur Internet doit être identifiable, identifié et suivi. Nous ne nous trouvons pas dans une prison. Mais il est indéniable que le concept de panoptique permet de mieux comprendre et de décrire la société dans laquelle nous nous enfonçons. Une société dans laquelle il devient de plus en plus difficile d'avoir droit à une vie privée face à l'état et aux entreprises. Mais il faut nous souvenir de ce que Bentham disait: la transparence des individus implique l'incapacité de mettre en cause les lois ou d'agir contre elles. La question que je pose est donc la suivante: la démocratie peut-elle survivre quand ses citoyens ne peuvent plus contester l'ordre établi?

Image: Édition Mille et une nuit de 2002

18/01/2012

J. Edgar l'homme derrière le FBI

Le nouveau Clint Eastwood est l'un des films qu'il faut avoir vu selon les critiques. Il faut dire que Eastwood nous offre souvent des films qui sont considérés comme particulièrement bien maîtrisé. Cette fois le réalisateur nous plonge dans la vie de Hoover directeur du FBI sous 8 présidents. Nous trouvons donc Hoover à la fin de sa vie dans son bureau. Il demande à un agent membre des Public Relation d'écrire sa biographie et, par conséquent, une partie de l'histoire du FBI. Nous le suivons donc à la fois dans ses derniers jours et lors de sa jeunesse. Ce qui nous permet de le voir monter les marches du FBI mais aussi lutter pour mettre en place un bureau qui possède de réels pouvoirs. En utilisant des affaires célèbres ou des dangers plus ou moins imaginaires il pourra construire le FBI tel qu'on le connaît aujourd'hui. Mais ce n'est pas seulement l'histoire d'une institution. Ce film est aussi l'histoire d'un homme qui vit pour son travail et qui vit pour protéger ce travail. Ce qui le conduira à créer des archives personnelles sur des membres éminents et puissants des USA.

Hoover est certainement un homme que j'aurais détesté. Je ne connais pas sa vraie histoire mais le film que j'ai vu le montre sous un jour impitoyable. Un homme qui n'hésite pas à recourir à tous les moyens légaux ou à contourner les règles pour sauver son pays de ce qu'il perçoit comme un danger. Son attitude devant le Communisme en est une illustration particulière et le film commence par une citation particulièrement violente. Cette peur, selon Eastwood, a duré toute sa vie et explique en partie son attitude contre King. Hoover a d'ailleurs été l'un des instigateurs du programme COINTELPRO qui a lutté sans relâche contre toute remise en question de la société capitaliste américaine. Mais Eastwood nous montre aussi un homme qui n'a pas hésité à trafiquer la vérité pour montrer sous un autre jour l'histoire du FBI. La question reste de savoir, comme le dit son amant ou compagnon, si Hoover croit en ses mensonges ou non. Ce film donne aussi l'impression que le FBI a principalement été construit autours de trois individus: Hoover, Tolson et sa secrétaire Gandy. Je dois aussi dire que la prestation de Leonardo Di Caprio est magnifique. Il incarne à la perfection cet homme étrange et dur. La photographie est aussi très réussie et j'ai, entre autre, particulièrement aimé la première apparition de Tolson qui semble dire que derrière la star il y a l'homme de l'ombre toujours présent. Bref, c'est, à mon avis, un très bon film. Mais celui-ci ne doit pas faire oublier la véritable histoire qui ne peut pas être expliquée dans un film de deux heures.

Image: site officiel

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11:47 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : edgar j hoover, fbi | | | |  Facebook

15/01/2012

The darkest hour: une description du film ou des personnages?

Pour ces premières séances de début d'année j'ai décidé de commencer par un film sans aucune prétention qui ne pouvait qu'être mauvais. Mais les navets ne sont pas forcément impossible à regarder. Nous nous trouvons à Moscou. De jeunes américains essaient de vendre un logiciel qu'ils ont conçu et qui peut les rendre riches. Malheureusement pour eux leur partenaire leur a volé l'idée et se l'est appropriée. Tandis qu'ils noient leur tristesse et leur colère dans un bar branché ils rencontrent deux jeunes filles américaines. Quand, d'un seul coup, la lumière s'éteint. En sortant du club ils se rendent vite compte que c'est toute la ville qui est dans le noir tandis que des lumières oranges flottent dans le ciel et se posent à terre. Il ne leur faut pas longtemps pour se rendre compte que ces lumières sont agressives. Après avoir réussi à survivre les quatre amis tentent de rentrer chez eux en traversant une ville infestée mais presque sans survivants.

Je me demande si le titre est ironique. En effet, mis à part un générique très réussi ou même la 3D est utile, ce film est un énorme néant! Et comme le film fait un peu plus d'une heure c'est en effet l'heure la plus sombre que j'aie connue! Bon, je le concède, l'idée d'aliens invisibles constitués d'énergies était assez bonne et il est dommage que l'on perde cette idée au cours du film. J'ai aussi bien aimé les plans de Moscou qui, d'ailleurs, m'ont donné envie de la visiter. Mais ce sont bien les seuls points positifs de ce film. En effet, non seulement les acteurs jouent mal mais le doublage est mauvais et les personnages sont grotesques. Chacun d’entre eux semblent avoir été copié directement de Comment écrire des personnages caricaturaux en 10 leçons. Nous avons le méchant qui donne l'impression d'être fort mais qui est lâche, le héros nonchalant, le copain du héros, la future mariée du héros et la copine de la future mariée. Ils sont tellement caricaturaux que la moitié ne sert qu'à mourir! Sans compter les dialogues tout simplement ridicules et la stupidité maladive des personnages (une autre explication du titre?). Nous sommes donc devant ce qui sera sûrement le plus mauvais film de l'année.

Image: Allocine

Site Officiel

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12:02 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : darkest hour | | | |  Facebook

09/01/2012

La guerre sociale par André Léo

Titre: La guerre socialecrbst_guerresociale.jpg
Auteurs: André Léo
Éditeur: passager clandestin
Pages: 75
J'ai récemment terminé de lire ce petit livre. C'est un discours prononcé par André Léo en 1871 au Congrès de la Paix à Lausanne. Cette femme, qui a pris les noms de ses fils dans son pseudonyme, y parle de la guerre sociale. Mais quelle est cette guerre? Selon André Léo c'est le processus par lequel les personnes au pouvoir tente d'empêcher le peuple de gagner sa liberté. Pour montrer ce processus elle prend l'exemple de la Commune de Paris. En effet, elle fut l'une des leaders de cette révolution. Elle s'occupait, avec d'autres, du problème de l'éducation. Mais comment les dirigeants ont-ils traité la Commune? Selon André Léo la fin de la révolution est passée par deux processus. Le premier c'est la calomnie. En effet, avant même la répression, les citoyens de Paris étaient accusés de pillage, d'incendie et de meurtres. André Loé répond par la négative à ses accusations. Le second processus c'est l'utilisation des armes et d'une pseudo justice. Les anciens communards furent exécutés par les militaires les uns après les autres à l'aide de mitraillette et les différents témoins parlent tous de rivières de sang. Les militaires, selon André Léo, ont volé tous les exécutés et pillé Paris alors que des milliers de prisonniers sont en attente de déportation ou de jugement voir de leur mort.

Dans deux autres parties de ce livre on a une présentation de la vie D'André Léo par Michelle Perrot et un article plus récent mis en parallèle avec les thèses d'André Léo. Ce qui nous permet de nous rendre compte que la guerre sociale continue sous le visage du néo-libéralisme et des arguments sécuritaires. L'auteur de l'article appelle les citoyens à se souvenirs des véritables causes de leur insécurité plutôt que d'écouter les arguments de la répression pure et simple. J'ai apprécié lire ce petit livre pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'il permet de lire une femme d'exception. La présentation de Michelle Perrot en est la preuve. Mais aussi parce qu'il permet d'écouter une femme communarde. Il est encore rare de savoir que les femmes ont fait de la politique avant d'avoir le droit d’être élu et André Loé est l'une d'entre elles. Mais ce livre permet aussi de critiquer un discours sécuritaire de plus en plus dominant. Un discours qui oublie que la répression sans la prévention ne sert à rien et qui est utilisé pour mettre en place des lois et des processus dangereux pour la démocratie. C'est donc un texte qui permet de résister à un certains discours dominant.

Image: Éditeur

06/01/2012

The Whistleblower (la vérité a un prix)

Attention je vous préviens ce film est un pur chef-d’œuvre! Nous suivons une officière de police, Kathy, qui décide de s'engager dans l'entreprise Democra pour une mission international de six mois en Bosnie. Cette mission est simple, sur le papier du moins, elle doit accompagner et aider de nouveaux agents de polices a faire la transition dans l'après-guerre et à maintenir la paix. Ce n'est pas un travail simple et elle se rend tout de suite compte que les méthodes des policiers internationaux ne sont pas forcément très utiles. Elle réussit tout de même à aider à l'arrestation d'un homme qui frappait sa femme. Suite à cette brillante réussite elle est mutée au bureau des affaires féminines (une traduction personnelle de gender affairs que je trouve plus proche du terme que parité). A la tête de cet office elle luttera difficilement contre le machisme de ses collègues qu'ils soient du pays ou non. Mais toute la difficulté de son travail se révélera quand elle tentera de mettre au point une enquête contre des agents internationaux impliqués dans le trafic d'être humains dans un but de prostitution. Les horreurs dont elle sera témoin la révolteront mais personne ne semble l'écouter. A savoir, ce film est issu de faits réels.

Cette femme existe vraiment, elle a travaillé pour une entreprise en Bosnie qui ne se nommait pas Democra (probablement des raisons juridiques ont empêchés les réalisateurs d'utiliser le vrai nom). Elle fut licenciée mais les tribunaux anglais rejetèrent les raisons invoquées par l'entreprise. Cette femme est-ce que l'on nomme une lanceuse d'alerte ou whistleblower si vous préférez le terme anglophone. Ces individus décident d'alerter l'opinion publique sur des malversations lorsque toutes les instances de contrôles internes ou externes ont échoués. Ce sont donc des personnes à la position très précaire souvent virées et incapable de retrouver un emploi dans leur domaine malgré les minuscules protections juridiques existantes. Ce film est donc l'histoire de Kathryn Bolkovac.

Ceux qui auront la bonne idée d'aller voir ce film se trouveront devant un matériel très riche et un film très bien réalisé. Concentrons-nous d'abord sur le film même. L'actrice principale, Rachel Weisz, est tout simplement magnifique dans le rôle de Kathryn qu'elle incarne à la quasi perfections (seuls une ou deux scènes sont critiquables). Je note aussi la présence de Benedict Cumberbatch remarquable dans son rôle dans la série anglaise Sherlock et qui, malgré son peu de temps de parole, incarne son personnage sans problèmes. Je note aussi l’interprétation tout aussi remarquable de Vanessa Redgrave dans le rôle de Madeleine Rees. Je ne dois pas non plus oublier les acteurs incarnant les policiers qui sont tout aussi crédibles. La réalisation est, à mon avis, maîtrisée. Nous avons une ambiance sombre, oppressante à certains moments, qui réussit à flirter avec la barbarie sans se complaire dans le spectacle de cette même barbarie.

Mais ce qui fait l'intérêt de ce film ce n'est pas les acteurs mais le thème. Le message principal concerne, bien entendu, les victimes du trafic d'êtres humains. Nous avons ici toutes les étapes d'un drame. Les jeunes filles font confiance à un proche qui les trahit et les vend à des exploiteurs qui les font travailler pour rembourser de sois-disantes dettes. Ce film nous montre l'exploitation, sordide, mais aussi la peur ressentie par ces femmes. Elle sont à la merci de leurs ravisseurs qui ont tout contrôle sur elles. En effet, ces derniers volent leurs papiers quand elles en ont. Elles peuvent donc être expulsée sans états d'âmes et n'ont aucune protections juridiques puisque leur statut de sans-papiers en fait des criminels par défaut. De plus, le contexte de la Bosnie n'est pas favorable à ces femmes. Les policiers sont largement corrompus voir des clients de ces bars ou les "serveuses" travaillent. Ceux qui sont censés les protéger font partie des exploiteurs.

A coté de ce thème du trafic se greffe un autre thème. En effet, Kathy quand elle veut aider ces femmes ne se heurtent pas seulement à des policiers. Elle se heurte au système entier. Celui-ci peut empêcher le travail de Kathy de plusieurs manières. Que ce soit en se tenant à la lettre de la loi comme le centre des réfugiés visible dans le film. En effet celui-ci expulse une victime parce qu'elle n'a pas de papiers l'empêchant donc de témoigner contre ses tortionnaires. Le second point c'est que cette femme a tenté de vaincre un crime qui a été accompli par des personnes qui font parties de l'institution chargée de réprimer ces agissements. Elle ne peut donc plus véritablement compter sur ses collègues ou sur sa hiérarchie. Nous pouvons voir à de nombreuses reprises ce fait que ce soit quand sa demande de réquisition est interceptée ou lorsque des policiers impliqués dans le crime interférent avec une de ses actions sur le terrain pour empêcher son exécution. Enfin, l'ONU elle-même n'a pas intérêt à ce que ce scandale éclate. En effet, une telle bombe réduirait à néant la crédibilité des troupes de maintien de la paix. Si ces dernières détruisent l'ordre plus qu'elles ne le créent pourquoi les accepter sur le terrain? Une telle perte mettrait durablement à mal l'ONU et ses capacités.

Ce dernier point est en lien avec le problème des armées privées. Nous avons eu, récemment, un débat médiatique sur ces armées privées en Suisse. Nous savons qu'un grand nombre de ces entreprises agissent en Irak et ont agi après Katrina aux USA. La question que pose l'existence des armées et forces de polices privées est fondamentales. Elle concerne le monopole de la force publique donnée à l'état. Ces armées et forces de polices privées mettent à mal ce monopole en possédant le pouvoir, concédé par l'état, d'agir en tant que forces de l'ordre. Hors, on peut se demander si une entreprise qui cherche le profit est vraiment adaptée pour une mission de service publique potentiellement à l'aide d'armes. Est-ce que l'on peut vraiment laisser ces privés s'occuper de notre sécurité et de l'ordre public? Ce film y répond clairement. En effet, Democra n'a pas intérêt à ce que ses méthodes et employés soient remis en cause. Si cela était le cas les pertes seraient énormes alors que rester sur le terrain implique des profits tout aussi énormes. De plus, les forces de Democra ne sont pas des forces entraînées et formées comme le sont les forces de polices. Comme le dit Kathy "je pensais rejoindre une force de policiers d'élites" au contraire elle rejoint une force dans laquelle il suffit d'avoir le bac et la majorité pour entrer. Ce sont donc des policiers sans aucune formations ni aucune idée de la manière de travailler en tant que policier ce qui ne peut que mener à des problèmes.

J'ai tenté, ici, de montrer la richesse de ce film. A mon avis, c'est l'un des meilleurs que j'aie vu actuellement et je suis convaincu qu'il mérite un succès au cinéma devant le public et devant les différents jurys chargé d'offrir les oscars ou les palmes d'or. Non seulement il est bien joué et bien réalisé mais le message qu'il offre est fondamental. Les questions posées devraient être débattues largement dans le cadre de la société civile et non pas occultée. C'est pourquoi j'affirme encore une fois que ce film est un chef-d’œuvre.

Image: Site Officiel

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Le Rubis des Templiers / El Anillo par Jorge Molist (oh tient une bague)

Titre: Le Rubis des Templiers / El Anillo9782352870807-G.jpg
Auteurs: Jorge Molist
Éditeur: Archipel 2006 (Martinez Roca 2004 édition originale)
Pages: 473

Nous sommes à New-York, Cristina reçoit deux cadeaux le même jour. L'un est la bague de fiançailles offerte par son fiancé. L'autre est une bague de rubis offerte par son oncle espagnol. Alors qu'elle se pose des questions sur les raisons qui ont pu le pousser à lui offrir cette bague en héritage la jeune femme reçoit une nouvelle surprise: elle est conviée à l'ouverture du second testament de son oncle! Elle décide de répondre à ses nombreuses questions en prenant des vacances improvisées à Barcelone dans l'espoir caché de retrouver son amour d'enfance. Mais, lorsque le testament est ouvert, une troisième surprise la prend au dépourvu. Son oncle convie trois de ses héritiers à une chasse au trésor. Mais pas n'importe quel trésor! Le fameux et mythique or perdu des Templiers! Qui pourrait résister à de telles richesses? Pas Cristina en tout cas qui décide de se lancer dans l'aventure. Mais entre les sociétés secrètes et les marchands d'arts peu scrupuleux l'adversité sera rude pour les chasseurs de trésor.

Les Templiers j'aime bien. Principalement parce que je suis fasciné par le Moyen Âge et je trouve l'idée de créer des ordres de moines combattants tellement contradictoire que ça doit forcément cacher quelque chose d'intéressant. Malheureusement, les Templiers sont souvent utilisés, que ce soit dans la littérature, les films ou les téléfilms du samedi après-midi, pour cacher une histoire qui n'a aucun sens sauf celui de faire de l'argent en utilisant un petit truc qui fait vendre. C'est pourquoi j'ai tendance à approcher les œuvres qui ont "Templiers" dans le titre avec une grande circonspection. Et je pense que la circonspection est très utile quand on décide de se lancer dans ce livre. En effet, malheureusement je ne l'ai de loin pas trouvé intéressant. Je pense que la chasse au trésor cache mal une histoire mièvre dont les principales conclusions sont visibles dans les 20 premières pages du livre. Ainsi, c'est sans surprise que le sort des fiançailles de Cristina s'est développé devant mes yeux. Il faut dire qu'il était difficile de faire moins discret. De plus, la chasse elle-même a une conclusion évidente quand elle n'avance pas lorsque Cristina est perdue dans ses ennuis amoureux. Les principaux personnages sont particulièrement transparents ainsi que leurs choix et on ne peut qu'imaginer que les héros sont particulièrement bêtes pour ne pas voir ou sont les sociétés secrètes! Je passe rapidement sur les quelques dialogues parlant de l'origine génétique de l'homosexualité ou encore lorsque les personnages considèrent qu'un viol réussi sur un homme n'en est pas un (bah oui si il ne veut pas il ne pourra pas se faire violer...). Bref, un livre que je considérerais comme plutôt mauvais et qui colle parfaitement à l'étiquette de roman de gare.

Image: Éditeur

15:32 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : templier | | | |  Facebook

05/01/2012

The Lady: un destin hors du commun

Il m'a fallu quelques jours de réflexion avant d'écrire cette présentation du nouveau film de Luc Besson. Il faut dire que lorsque j'ai entendu que Besson était impliqué dans un film dépeignant la Birmanie et la lutte de Aung San Suu Kyi je me suis méfié. Mais bon, comme on ne peut pas critiquer sans avoir vu j'ai décidé de prendre un billet. The Lady nous montre Michael Aris et Aung San Suu Kyi avant même le début du combat pour la démocratie en Birmanie. Un jour, Aung San Suu Kyi reçoit un appel de sa famille. Sa mère est malade et elle doit aller la voir dans son pays d'enfance. Lors de son retour elle fait l'expérience de la brutalité du régime militaire en train de réprimer les étudiants qui manifestent. Il ne faudra pas longtemps pour que les opposants apprennent que Aung San Suu Kyi se trouve dans le pays et, rapidement, ces derniers lui demandent d'être le leader de l'opposition démocratique. Soutenue par sa famille et, surtout son mari, elle se battra durant des décennies alors que le régime fera tout pour la briser.

Il y a au moins une chose de certaine sur ce film: ce n'est pas un documentaire historique. Au contraire, Besson a décidé de se concentrer sur la vie privée plutôt que su le contexte et la vie publique. Ainsi, nous suivons le couple dans ses doutes et ses douleurs. De ce coté l'acteur jouant Michael Aris réussit particulièrement bien à tenir son rôle tout comme l'actrice incarnant Aung San Suu Kyi. Ce qui nous permet de ressentir plus fortement les injustices que lors d'un documentaire peut être plus sec. Malheureusement, l'oubli total du contexte nous empêche de comprendre cette femme et les événements dépeint lors de ces deux heures. Par exemple, le début du film commence par une révolte étudiante et la finit avec la révolte orange. Mais nul part on nous explique les causes et le déroulement de ces révoltes. C'est comme si, d'un seul coup, les gens commençaient à se retrouver dans la rue et à se dire que se serait chouette de marcher ensemble vers l'autre bout de la rue. Dans la même critique on peut dire que le fonctionnement du régime birman est tout simplement escamoté au bénéfice d'un grand méchant pas beau sous la forme du général Than Shwe qui est non seulement cruel mais totalement incapable de raisonner logiquement selon la peinture de Besson (mais alors comment réussit-il à gouverner?).

Les événements extérieurs sont aussi totalement escamotés. Ainsi, on apprend avec surprise que Michael Aris et Aung San Suu Kyi ont le soutien de plusieurs gouvernements et du Dalai Lama à la fin du film alors que l'obtention du prix Nobel de la paix semble se faire à l'aide d'une simple conversation entre amis. Autrement dit, nous nous trouvons en face d'un film simpliste qui oublie délibérément les complications d'une vie pour créer un mythe, une création particulièrement visible Aung San Suu Kyi se voit être mise à la tête de l'opposition sans qu'un seul mot ne soit donné pour un autre choix. Cependant, cela ne veut pas dire que ce film soit raté ou qu'il mente. D'un point de vue émotionnel il est très réussi mais il ne nous permet pas de comprendre la lutte de cette femme d'exception ni ses thèses et je trouve cela dommage.

Image: Allociné

 

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15:46 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : birmanie | | | |  Facebook

03/01/2012

Hugo Cabret ou la magie des machines

hugo Cabret parle d'un jeune garçon récemment orphelin. Sa mère est morte avant les événements du film et son père meurt peu de temps après dans l'incendie d'un musée à Paris. Il est recueilli par son oncle qui, ivrogne, se désintéresse rapidement de son neveu. Ce dernier continue malgré tout à faire le travail de son oncle dans la gare de Paris tout en y vivant de petits larcins et en se cachant des autorités. Mais, un jour, il est attrapé par un vieillard tenant une boutique de jouet mécaniques. Ce dernier lui confisque un carnet de croquis dessinés par son père mais sa lecture fait réagir étrangement le vieillard. Hugo essaiera de comprendre pourquoi cette personne tente de l'empêcher de réparer l'automate que son père était en train de remettre en marche. Pourquoi donc la vision de cet automate fait-il pleurer cet homme et son père a-t-il laissé un dernier message avant de mourir?

Bien que Hugo et son amie soient sur l'affiche ils ne sont pas les héros de ce film adapté d'un roman. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont inutiles. J'ai apprécié le caractère de la petite fille amoureuse des livres et des mots et j'aime bien la vie de Hugo dans la gare. On peut voir, via ses yeux, la vie des personnes qui se retrouvent dans les boutiques de ce lieu. Les amours et les relations vivent et se développent au fil des jours et sous le regard caché et intrigué d'Hugo. Je trouve aussi que ce film est très réussi du point de vue de l'image et, pour une fois, je suis parfaitement content de la 3D. Il est très rare que cette technologie ajoute vraiment quelque chose aux films mais, dans ce cas particulier, c'est très réussi. Mais, comme je l'ai déjà dit, ce film est surtout l'histoire adaptée et inspirée de la vie de George Méliés l'un des premiers réalisateurs de films. On découvre un homme aigri et triste qui a oublié la joie du cinéma. C'est donc un film créé en hommage aux films de Méliés. Malheureusement, bien que l'on sente l'envie de créer l'impression de magie du cinéma ce film ne réussit pas vraiment à créer cette impression. On se trouve face à un beau film si l'on reste sur le point de vue de l'image mais auquel il manque un petit quelque chose pour que la magie opère vraiment.

Image: Site Officiel

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15:44 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hugo cabret | | | |  Facebook

01/01/2012

Torchwood: Miracle Day (il ne faut pas remettre en question un miracle)

Jack avait disparu à la fin de la saison 3 pour oublier la mort de son amant: Ianto. Torchwood semblait mort et enterré alors que Gwen, seule autre membre survivant de l'équipe, se cachait pour éviter d'être emprisonnée après les événements de Children of Earth. Mais, quelques années plus tard, le mot Torchwood s'inscrit sur les écrans du monde entier et, en particulier, de la CIA. Quelques minutes plus tard toutes mentions de l'Institut disparaît de l'Internet. Cela suffirait à n'importe quel curieux pour qu'il décide de se poser des questions mais ce n'est pas tout. Le même jours plus personne ne meurt. Cette situation d'abord imaginée comme temporaire est rapidement comprise dans toute son ampleur. L'humanité est devenue immortelle. Alors que les individus tentent de se faire à leur immortalité inattendue la société et le système subissent les contre-coup économique et hygiénique du Miracle. Sur fonds de chute de civilisation l'équipe de Torchwood, reconstituée, essaiera de comprendre ce qui se cache derrière Miracle Day. Ils comprennent qu'il y a un prix à payer pour ce miracle mais aussi pour le comprendre.

La saison 3 de cette série concluait parfaitement bien l'histoire. Bien entendu, de nombreux points étaient laissés en suspens dans une série pas toujours de qualité. Mais Children of Earth a réussi à conclure la série sur une réussite très peu contestée. C'est pourquoi le retour de Torchwood coproduite avec la chaîne Starz a levé quelques sourcils sceptiques dans la communauté des fans. Mais puisqu'il ne faut pas juger avant d'avoir vu et que le synopsis semblait intéressant on a attendu et regardé. Malheureusement la saison 4 ne peut pas être qualifiée de réussite. Au contraire elle souffre de nombreuses imperfections. Les personnages sont simplistes ou simplifiés et semblent posséder un QI proche d'une amibe pour ne prendre qu'un exemple. La prise de contrôle par Starz de la série, symboliquement montrée dans le premier épisode qui voit un agent de la CIA macho et bien irrespectueux déporter Gwen et Jack à Washington (montrant par là que maintenant c'est fini de jouer on va montrer à la BBC comment faire une série), donnait l'occasion à de nombreux doutes. Et pourtant, l'idée était bonne. Essayer de montrer les conséquences sociales de l'immortalité est difficile mais exaltant. Et rien n'est oublié: les hôpitaux sont plein à rabord, les drogues libres de ventes, les maladies en progression et les tensions internationales et internes à leur comble sur fonds de crise économique à coté de laquelle celle de 29 ressemble à un pic-nique un peu gâché.

Bref ça s'annonçait bien et on aurait pu avoir une quatrième saison tout aussi exaltante que la troisième. Si ce n'est pour un énorme problème de rythme. Alors que les cinq premiers épisodes mettent en place les problèmes et protagonistes les suivants sont insupportablement lent à développer l'histoire. C'est ainsi qu'il faut attendre le septième pour avoir des noms et on comprendra vite qu'ils sont inutiles! Sans oublier les problèmes de continuité avec le reste de la série puisque l'explication du Miracle me semble un peu tordue. Mais, ce qui ennuie le plus, c'est que la fin de la saison est ouverte et nous laisse sur l'idée que rien n'est terminé. Devrions-nous subir un retour de Torchwood américanisé? Au vu de l'audience de cette saison 4 il est probable que non et la conclusion maîtrisée de la saison 3 laisse donc sa place à une conclusion hâtive et mal menée de la saison 4.

Image: Starz

Site Officiel de la BBC

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18:35 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : torchwood | | | |  Facebook