30/04/2012

The Substance: Albert Hofmann's LSD

Le LSD et les drogues en particuliers me sont inconnues. Je ne peux me valoir d'une connaissance ni de la pratique ni de l'histoire de ces substances naturelles et synthétiques. Mais ça ne m'empêche pas de connaître un minimum de quoi on parle quand on parle de LSD. Ce documentaire tente de faire une histoire du LSD durant le XXè siècle et surtout aux USA et en Suisse. Il commence par le premier trip au LSD du monde: celui d'Albert Homann qui avait pris la décision de tester une substance inconnue sur lui-même. Les effets de ce qu'il nommera LSD conduisent la firme à exporter plusieurs échantillons en direction d'instituts psychiatriques pour connaître l'avis des experts ainsi que les usages possibles. C'est un véritable raz-de-marée qui s'abat sur le monde de la psychiatrie qui voit cette substance comme une pilule miracle pour guérir et comprendre des maladies psychiatriques. Mais ces mêmes années voient d'autres acteurs s'approprier cette drogue encore légale. Tout d'abord les services de l'État comme la CIA qui tente d'en faire une drogue de vérité ou l'armée qui se demande si elle peut permettre de vaincre une armée sans tirer un coup de feu. Mais aussi des jeunes qui essaient d'avoir un accès à un autre plan de conscience dont le LSD permettrait l'accès. L'histoire des années soixante suit ses premiers débuts avec la guerre du Vietnam et sa contestation. Ces années de militantismes et de remises en causes de l'ordre dominant par les jeunes sont réprimées par l'état et les forces de polices qui tentent d'endiguer le flot de drogues et de contestataires. Il faudra attendre trente ans, soit aujourd'hui, pour que le LSD soit à nouveau étudié dans un cadre scientifique avec des résultats intéressants.

Ce film ne se positionne pas contre le LSD ni pour son utilisation récréative. Les propos d'Hofmann permettent de donner le véritable ton du film. Le LSD est une substance puissante dont l'utilisation doit être scientifiquement étudiée et surtout se faire dans un contexte contrôlé, ritualisé même. Le documentaire est particulièrement intéressant et réussit à montrer une grande partie des points de vue qui ont existé à l'époque. Je n'ai, par exemple, pas été convaincu par le psychologue qui ouvrit les vannes du LSD aux USA et dont les propos se rapprochent plus d'un mysticisme que de la science. Une critique plus centrée sur le film concerne le lien qui est fait entre l'histoire des années soixante et la drogue. Durant une grande partie du film on a l'impression que la contestation des jeunes n'a été possible que grâce au LSD. C'est, bien entendu, une vision trop simpliste de cette période. La contestation a de nombreuses causes diverses qui changent selon les contextes. Heureusement, des propos réussissent à nuancer cette impression en expliquant que le LSD a surtout accompagné une prise de conscience de la nécessité du changement. La réalisation semble aussi avoir tenté de nous faire découvrir les effets de la Substance en coupant les scènes par des images légèrement psychédélique. L'effet est un peu étrange. Mais si je pouvais conclure ce film par une impression elle concernerait l'utilisation du LSD plutôt que son histoire. En effet, comme je l'ai dit plus haut, le réalisateur semble se positionner pour une utilisation particulière. Ainsi, le film se conclut sur l'expérience de deux personnes qui ont eu accès à une thérapie basée sur le LSD dans le cadre de leur cancer: un homme et une femme. L'homme essaie d'exprimer comment le LSD lui a permis de se rouvrir au monde en lui permettant de faire une sorte de point sur sa vie durant son trip. Nous suivons la femme durant une séance de thérapie. Celle-ci nous montre comment une ritualisation est recréée. En effet, il me semble que ce que Hofmann et le réalisateur défendent c'est une utilisation contrôlée dans un cadre ritualisé qui permette une préparation des individus à l'expérience du LSD. Une telle utilisation demande un examen scientifique pour comprendre comment utiliser au mieux une substance aussi puissante et de contrôler quelles personnes y auront accès dans quel contexte. L'histoire, en somme, est encore à faire.

Image: Site officiel

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11:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lsd, sixties, drogue, suisse | | | |  Facebook

29/04/2012

The Avengers. L'union fait la force, vraiment?

Après nous avoir fait aimer, ou subir dans plus d'un cas, les héros emblématiques des comics Hollywood a décidé de nous offrir un film qui regroupe plusieurs super-héros! Nous retrouvons donc Ironman, Thor toujours aussi kitsch, Hulk dont les films étaient des horreurs et Captain America incarnation du patriotisme américain en collants. Tous ces héros sont réunis par Nick Fury directeur du SHIELD dont l'une des bases a été attaquée, et détruite, par ce cher Locky qui avait disparu depuis l'été passé. Il ne revient pas en tant que roi d'Asgard mais comme général d'une armée d'aliens bien décidée à détruire la Terre. Nos bras cassés préférés vont donc tenter d'accepter de travailler ensemble pour stopper Locky tout en détruisant la moitié de Manhattan (de toute façon on est en pleine crise donc ramener un peu de travail ça ne peut que faire du bien). Une grande partie du film n'est dont qu'un - trop? - long prélude à la bataille de New-York durant laquelle chacun des super-héros montrera sa force au monde.

Les personnes qui me suivent régulièrement savent que j'ai regardé la plupart des films de super-héros sortis dernièrement. La plupart du temps je les apprécie sans être, pour autant, aveugle sur le manque global de qualités. Après tout, ce sont surtout des productions sans réelles imaginations puisque les producteurs se "contentent" d'adapter une histoire qui existe déjà. Ces adaptations peuvent être réussies, moyennes ou carrément mauvaises comme un film normal. Il faut avouer que je trouve souvent ces films moyens que bons. Mais, mis à part quelques ratés retentissants, je m'amuse plutôt bien. La question est donc de savoir comment la jonction entre plusieurs univers et super-héros peut se faire? Comme on me l'a dit après la séance, relier ces mondes de styles différents est difficile. Le risque est de donner trop de place à un personnage face aux autres et il est certain que Ironman est ici prédominant. Heureusement, Ironman est un personnage très humoristique alors que Captain America est trop sérieux à mon goût (et aussi trop patriote en collants). Le problème de ce film est aussi son rythme. Le début du film est poussif. Les personnages sont reliés avec difficultés et les choses traînent en longueur tandis que le groupe se constitue très - trop! - lentement. Ce qui laisse moins de temps pour le véritable but de ce film: la grosse baston de New-York. Heureusement que celle-ci nous offre notre demande de combats avec les suspens sans suspens et les situations humoristiques qui ne sont drôles que dans le cadre du film (observez Locky et Thor quand ils sont près de Hulk). Les plans sont "astucieusement" mis en scènes pour nous offrir les combats de chacun des héros de la manière la plus fluide possible ce qui n'est pas trop mal réussit. Mais la fin du film nous offre aussi la possibilité qu'une suite soit possible. On verra bien.

Image: Site Officiel

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21/04/2012

Les adieux à la Reine

Le film qui m'intéressait le plus cette semaine revient sur l'un des épisodes les plus connus de l'histoire: la révolution française de 1789. Le film nous place à Versailles durant 4 jours depuis le 14 juillet. Nous y suivons une servante de la reine: Sidonie. Cette dernière est la lectrice de la Reine. Elle lui est profondément dévouée et on peut dire sans trop s'avancer qu'elle est prête à tout pour lui faire plaisir. Malheureusement, les jours de Marie-Antoinette sont comptés. En effet, non seulement les révolutionnaires sont très défavorables envers la Reine mais sa lubie de nommer comtesse madame de Polignac. Derrière cette amitié certains se demandent s'il ne se cache pas une relation plus inavouable... Sidonie tentera d'être présenter pour sa maîtresse alors que les événements se précipitent et que Versailles s'agite comme une fourmilière. Tandis que certains fuient d'autres décident de croire en la capacité du roi de défendre la noblesse.

Le film ne fait pas une histoire de la Révolution. Nous n'avons que quelques informations éparses et rarement la caméra quitte Versailles. Au mieux, elle se déplacera sur le pas de la porte du palais. Ce que le réalisateur nous montre c'est la manière dont les aristocrates qui vivent au palais subissent, comprennent et réagissent face à la prise de la Bastille et aux revendications de la population. Nous n'avons pas non plus beaucoup de visions du roi. La seule personne que nous pouvons connaître c'est Sidonie. Mais je ne crois pas que l'intérêt de ce film soit dans les personnages. À mon avis ce qui est intéressant c'est la manière dont on parle de Versailles. Elias montrait que le palais fonctionne autours du roi. Plusieurs phrases vont dans le sens de cette affirmation. Quand, par exemple, le bibliothécaire explique que tel riche aristocrate vit dans une petite chambre froide simplement pour avoir la chance de voir le roi de temps en temps. Ou encore, plus ouvertement, quand Sidonie explique que si elle quitte la cours elle ne sera plus personne. En effet, son identité c'est d'être la servante de la reine. Sans la reine qui est-elle? Nous avons aussi quelques scènes qui montrent le roi et son gouvernement se représenter devant les nobles qui accourent pour le voir. Tout fonctionne selon le roi centre de l'univers de Versailles. Ce sont aussi les réactions des nobles et servants qu'il est intéressant d'observer. De l'incrédulité on passe par la peur et la fuite à tous prix même celui du suicide. A mon avis, ce que nous offre ce film c'est une interprétation des derniers jours de Versailles à travers les yeux de Sidonie et de la reine plus que l'histoire d'une personne. Cependant, je ne considère pas avoir été conquis. Je ne suis pas certain de pouvoir en expliciter la raison mais le film m'a donné l'impression d'être poussif si ce n'est un peu arrogant. Je n'ai pas vraiment eu de plaisir à le regarder. Ce manque ne peut que jouer en sa défaveur. Ce n'est pas un mauvais film raté mais je pense qu'il est loin d'être bon.

Image: Allociné

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17/04/2012

Du papier à la biométrie. Identifier les individus sous la direction de Xavier Crettiez et Pierre Piazza

Titre: Du papier à la biométrie. Identifier les individus27246100366310M.gif
Directeurs: Xavier Crettiez et Pierre Piazza
Éditeur: Sciences po 2006
Pages: 331

Je me suis lancé dans un des thèmes qui m'intéressent le plus: la question de l'identification des citoyens par la surveillance de l'état. Pour cela je me suis plongé dans ce livre qui regroupe les communications d'un colloque de 2004 organisé par le Centre d'analyse et de régulation du politique. Le livre est divisé en trois parties de plus en plus importantes en termes de pages. La première partie concerne le coté historique des papiers d'identités. Il regroupe trois communications toutes aussi intéressantes les une que les autres. La première examine les papiers sous l'angle du pouvoir d'état. C'est Gérard Noiriel, historien connu, qui se colle à l'exercice. Le second concerne les origines modernes des papiers. Il nous montre que l'identification se construit dans la France de l'ancien régime. Cet article permet d'observer une histoire longue des pratiques d'identifications par les papiers ce qui permet de reconnaître des processus qui existent encore aujourd'hui. Le troisième est écrit par Pierre Piazza, auteur d'un livre sur la carte d'identité française, qui examine comment le régime de Vichy a réussi à imposer une carte d'identité nationale dans un but non-républicain tout en, comme souvent en ce qui concerne Vichy, s'inscrivant dans une continuité avec la troisième république.

La seconde partie prend en compte l'aspect de constructions politiques des pratiques de papiérisation. Je noterais l'intérêt de l'article de Benoît Larbiou qui démontre que le contrôle de l'identité permet aussi de défendre une profession, les médecins. Mais, dans le contexte des années 20-30 les papiers permettent aussi de faire un contrôle médical hygiéniste permettant de protéger la population non pas des indésirables mais des malades. Un concept qui implique aussi la notion de races malades. La communication d'Alexis Spire continue le précédent en examinant le contrôle de l'immigration jusque dans les années 70. Ce qui permet d'observer une transformation dans les contrôles qui de l'épuration des étrangers, ou naturalisés, collaborateurs passent au contrôle des communistes qui sont identifiés et expulsés. J'ai aussi apprécié l'analyse du passeport intérieur soviétique mais l'article de Vincent Tchen est trop juridique à mon goût.

Enfin, la troisième partie pose la question des résistances. Outre un entretien aec le directeur de la Mission Biométrie au ministère de l'intérieur, Philippe Melchior, il regroupe des communications prenant en compte aussi bien les caractères spatiaux que virtuel. J'ai trouvé les articles de Xavier Crettiez et Carlos Miguel Pimentiel très stimulant. Le premier examine les raisons de la mise en place de cartes d'identités régionalistes. Celles-ci sont des attaques directes contre l'état national mais ne sont pas forcément construite dans ce but. Xavier Crettiez montre que ces cartes permettent surtout de créer une identité locale face à l'identité nationale française. Le second article examine l'exception britannique. En effet, la carte d'identité n'y existe pas. Carlos Miguel Pimentiel tente de démontrer, avec brio, que cette exception provient d'une culture du droit non-écrit qui implique un droit d'anonymat des citoyens seul moyen d'éviter que l'état entre dans la vie privée des personnes. D’où une grande méfiance face à toute forme de papiérisation. Le chapitre 10 est particulièrement intéressant à lire dans le contexte actuel. Alors que la biométrie est de plus en plus utilisée en vue d'une défense de l'ordre public face au terrorisme les auteurs y examinent les arguments et les réalités de l'utilité de cette technologie. Les conclusions sont très sceptiques face à l'utilité de la biométrie en ce qui concerne la prévention du terrorisme. En effet, outre son coût important il est toujours possible de créer une fausse identité en se basant sur des papiers en amont de la mise en place du passeport biométrique. L'article qui suit est tout aussi intéressant puisqu'il examine les effets de l'accord de Schengen sur les frontières. En effet, a coté d'une ouverture des frontières intérieurs cet accord implique la mise en place d'un contrôle plus important des frontières extérieures. Ce qui se découvre de cet accord c'est une méfiance des étrangers provenant de certains pays qui, de part leur provenance, sont suspect a priori. L'identification permet de suivre un group considéré comme dangereux et de le tracer dans la bureaucratie dans toute l'europe. Enfin, le dernier article examine le problème de l'identité sur un espace virtuel qui détruit l'identité tout en pouvant permettre un contrôle très important des informations privées.

J'ai trouvé ce livre très stimulant. Outre le fait qu'il offre des informations nécessaires pour les citoyens dans le contexte actuel, l'examen scientifique de Schengen et de la biométrie est nécessaire, il permet de mieux comprendre comment fonctionne l'identité dans le cadre des papiers. Ce livre permet de comprendre que l'identité est avant tout une affaire de pouvoir. Un état impose une certaine forme d'identité à ses citoyens et aux étrangers qui lui permet de contrôler, de surveiller mais qui implique aussi une destruction des identités réelles. En effet, entre ce que l'on dit être et les quelques informations qui se trouvent sur une carte d'identité les différences peuvent être très importantes. J'ai surtout découvert le concept de banoptique qui permet de dépasser le concept foucaldien de panoptique. En effet, le banoptique permet de comprendre que la surveillance totale est une dystopie très difficile à atteindre à cause des coûts en personnels et en technologies. Le banoptique se concentre sur un groupe précis et recherche les informations dans les diverses bases de données. Le danger qui apparat n'est plus la surveillance généralisée par caméras ou policiers mais le lien entre les diverses bases de données étatiques et privées. Ce livre ouvre un grand nombre de questions importantes pour tous ceux qui réfléchissent au processus de papiérisation et à sa légitimité. Plus qu'un livre scientifique destiné à un public restreint c'est un livre dont les conclusions devraient être largement communiquées car elles sont nécessaires pour des décisions politiques importantes.

Image: Éditeur

12/04/2012

Mirror Mirror

Après avoir longtemps hésité, et ne voulant surtout pas aller voir la bouse cinématographique de la semaine, je suis allé dans une salle qui passait Mirror Mirror. Je n'avais vu aucune bande annonce et je n'avais donc absolument aucune idée de ce que j'allais regarder. Ce qui ne veux pas dire que je n'ai pas vu d'affiches ni que je ne connais pas le conte de fée dont ce film est l'adaptation. Étant donné que c'est un conte nous sommes dans un royaume classique: de la neige, un lac, des gens qui dansent et chantent, une belle princesse et un château à l'architecture des plus improbables. Le royaume et son peuple vivait sans soucis sous le règne du père de Blanche Neige. Mais durant le second mariage du roi un maléfice s'installa dans les forêts et le roi s'y perdit. Depuis cette époque la reine prend à la gorge le peuple en l'alourdissant de taxes injustes pour payer ses fêtes et vêtements tandis que Blanche Neige est cloîtrée dans sa chambre. Cependant un jour tout change. Alors que la princesse s’échappe pour visiter son royaume elle rencontre un prince (en mauvaise posture). Ce pauvre prince sera l'objet de la lutte entre la reine et Blanche Neige.

Dès les premières images j'étais conquis. Le film débute à la fin. Nous observons la reine expliquer à son reflet comment elle est arrivée à ce point. Les premières images sont esthétiquement très belles sans montrer aucun acteur sauf la reine. Quelques minutes plus tard le décor et les acteurs nous apparaissent. Et ma première remarque, intérieure, a été pour le kitsch de l'image! On voit d'énormes robes de couleurs bonbons, un palais remplis de dorures et du mobilier simplement horrible. Mais le film ce n'est pas qu'un décor ou des costumes (aussi horribles soient-ils) c'est aussi une aventure et une atmosphère. Non seulement nous avons de l'action à profusion mais le réalisateur a réussi à mettre en place un humour sous forme d'autodérision que j'ai beaucoup apprécié. Dès les premières minutes la reine commence à se moquer des contes. Le prince se trouve le plus souvent possible dans des situations ridicules qui m'ont beaucoup plut. Et la princesse n'est pas la cruche passive du conte. Elle devient une guerrière prête à se sacrifier et à diriger un peuple sans avoir besoin qu'un homme ne la sauve (ce que ces derniers ne font pas). Je trouve que ce film réussit à moderniser sans problèmes Blanche Neige tout en gardant l'intrigue. A mon avis ce film est réussi et je l'ai beaucoup apprécié.

Image: Site officiel

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18:37 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blanche neige | | | |  Facebook

06/04/2012

My Week with Marilyn Monroe

Je n'ai jamais rencontré personne qui n'ait pas au moins vaguement entendu parler de Marilyn Monroe. Même sans n'avoir jamais vu de films ou elle a tourné, ce qui est mon cas, je connais en partie sa vie. Ce nouveau biopic nous emmène dans une période précise de la vie de la star mais ce n'est pas elle que nous suivons. En effet, nous l'apercevons par les yeux du véritable protagoniste du film: Colin Clark. Ce jeune homme a réussi à se faire engager comme assistant sur le tournage d'un film. Nommé le Prince et la Danseuse ce film ne sera pas seulement l'occasion de faire jouer Marilyn Monroe mais aussi Sir Laurence Olivier acteur célèbre de l'époque. Ces deux personnages qui sont chacun des symboles d'un style et d'une époque particulière se heurteront lors d'un tournage difficile. Mais Colin réussira à se rapprocher de Marilyn. La question est de savoir si comme Icare il brûlera ou non?

Bien que nous soyons dans la peau de Colin c'est de Marilyn dont il est question dans ce film. Et que nous montre-t-on? Loin d'une star capable de charmer les foules et les hommes d'un simple clin d’œil c'est une image très différente qui nous est offerte. En effet, et c'est probablement plus proche de la vérité, la Marilyn jouée magnifiquement par Michelle Williams est maladroite, apeurée et sans aucune confiance en elle. Durant tout le film nous voyons la difficulté qu'elle ressent à entrer dans son personnage au plus grand désespoir de Laurence Olivier. On observe aussi une femme qui subit tout en l'appréciant l'attention des foules. Les seuls moments sans être proche de Colin ou elle est prise dans une foule on peut observer une forme de tristesse dans son regard et sa manière d'être. Mais c'est aussi une femme qui est capable d'une grande maîtrise et les scènes durant lesquels son jeu est parfait le montre avec un Laurence Olivier admiratif et jaloux. Mais ce film est aussi l'histoire d'un amour. Celui de Colin pour une image. En effet, dès que Marilyn fait attention à lui les spectateurs se rendent compte que le pauvre Colin n'aura aucune chance de réfléchir et d'éviter d'être pris dans ses filets. Ces scènes de séductions sont très drôles à regarder. C'est pourquoi je pense que je me suis trouvé devant un bon film avec de bons acteurs.

Image: Allocine

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18:41 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marilyn monroe | | | |  Facebook

05/04/2012

The Hunger Games

Nous sommes dans un avenir peu identifié qui prend place 74 ans après une guerre civile destructrice. Dans ce monde Washington règne sur 12 Districts. Chacune de ces régions, lors de la guerre civile, s'est révolté. Comme punition, et pour garder la mémoire du vainqueur, chaque année les régions doivent envoyer un homme et une femme à ce qui a été nommé The Hunger Games. Durant ces jeux les participants doivent se battre les uns contre les autres jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Le dernier survivant non seulement honorera son district mais deviendra riche. Lors de ces 74ème jeux Primrose est choisie comme envoyée du district 12. Mais sa grande sœur refuse de la laisser partir et décide de se porter volontaire. Alors qu'elle vient à peine de quitter sa famille elle est envoyé en direction de la Capitale. Elle y découvre des technologies et un luxe dont elle n'a jamais rêvé mais aussi une société cruelle et qui ne fonctionne que sur l'apparence. Malgré son aversion elle sera obligée d'accepter les règles si elle souhaite survivre.

Ce film est à la fois stimulant et frustrant. J'ai deux raisons d'avoir ressenti de la frustration. Premièrement parce que la société qui nous est présentée l'est de manière très lisse. On reste en surface. En second lieu parce que la fin nous laisse sur notre faim (sans mauvais jeux de mots) et donne envie de connaître la suite des intrigues qui ont été initiées. Mais ce film est aussi stimulant. En effet, une multitude de piste de réflexions sont possibles. On pourrait très bien parler de l'aspect très antiquité grecque et romaine par exemple. Les jeux se référent très clairement aux jeux du cirque (bien que mythifiés). Les vêtements des candidats forcés, lors de leur arrivée à la Capitale, donne aussi un aspect dieux grecs et l'habit de feux du couple 12 pourrait très bien être une référence au dieu des enfers grec. Les jeux ont aussi un aspect politique. Non seulement ils permettent aux districts de se souvenir de leur échec et d'être humiliés chaque année mais un autre aspect se fait jour. Comme le dit le Président, ce qui compte dans les jeux ce ne sont ni la violence ni l'humiliation mais l'espoir. Aussi longtemps qu'un vainqueur est possible l'espoir reste et empêche la révolte. Ce qui explique pourquoi les actes de Katniss durant et à la fin des jeux sont dangereux pour l'équilibre du régime. Mais c'est aussi une société très contrôlée que l'on observe. Les policiers et les caméras sont partout. Ce qui compte dans cette société devient donc l'apparence. Et les habits des habitants de la Capitale en sont un parfait exemple. Tous sont en représentations comme s'ils se trouvaient dans un théâtre. Dans ce cadre les candidats sont obligés de jouer le jeu même si celui-ci les dégoûte au risque de mourir. Je n'ai donc pas seulement apprécié ce film je l'ai aussi trouvé très révélateur.

Image: Site Officiel

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03/04/2012

Pirates bon à rien, mauvais en tout!

Ça ne pouvait pas durer il fallait bien que je retourne au cinéma. Pour commencer j'ai décidé de m’asseoir devant un film qui semblait drôle: Pirates bon à rien, mauvais en tout! Nous y suivons les aventures du Capitaine Pirate qui souhaite être nommé Pirate de l'Année. Malheureusement pour lui ses concurrents sont tous bien meilleurs que lui et les bateaux qu'il tente de piller ne possèdent que des trésors bien trop modestes pour lui donner une chance de victoire. Mais tout change quand il rencontre un certain Darwin sur un bateau baptisé du nom de Beagle. En effet, le perroquet de l'équipage n'en est pas. Darwin annonce que le Capitaine Pirate possède le dernier Dodo encore en vie du monde. S'ensuit un long voyage en direction de Londres ou un congrès de scientifique se réunit pour couronner la plus grande découverte de l'année. Le Capitaine voit tout de suite une opportunité de richesse et abandonne la prudence pour s'enfoncer dans la brume londonienne ou trône l'ennemie de tous les pirates!

Ceux qui ont aimé Wallace et Groomit et Chicken Run, je n'ai vu ni l'un ni l'autre, risquent d'apprécier ce film puisqu'il reste dans le même style pâte à modeler. Celui-ci donne une image différente des animations auxquelles les studios pixar, par exemple, nous ont habitué. Ce qui est, à mon avis, un plus qui permet d'apprécier un style et une manière différente de faire un film. Mis à part ce point technique j'ai plutôt apprécié l'histoire qui nous offre un homme qui prend conscience de la valeur de l'amitié face à l'argent. Cette prise de conscience se fait en parallèle à de nombreux gags qui ne sont pas tous réussit mais qui sont loin d'être mauvais. L'arrivée de Darwin, par exemple, est l'occasion de faire des références à la théorie de l'évolution. Celles-ci ne sont pas toujours très subtiles mais ça fonctionne assez bien. Si je voulais conclure je dirais que j'ai vu un film sympathique devant lequel j'ai passé un bon moment mais que je reverrais probablement jamais.

Image: Allociné

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11:44 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pirates | | | |  Facebook