07/11/2012

Qu'est-ce que la propriété? Par Pierre-Joseph Proudhon

Titre : Qu'est-ce-que la propriété?
Auteur : Pierre-Joseph Proudhon
Éditeur : Livres et Ebooks
Pages : 305

Avec mon petit tour des auteurs anarchistes classiques il fallait bien que je passe par Proudhon un jour ou l'autre. Son livre célèbre Qu'est-ce-que la propriété ne pouvait pas non plus rester longtemps en dehors de ma bibliothèque. De quoi parle-t-il? Proudhon tente d'y examiner le droit de propriété pour prouver que celui-ci se base sur un faux postulat. Ce n'est pas pour rien que le livre commence sur cette phrase: La propriété c'est le vol. Mais pourquoi est-ce du vol? En examinant la société et la manière dont la propriété est conservée ou modifiée Proudhon tente de montrer que celle-ci n'est pas possible. En effet, la propriété est incompatible avec le concept d'égalité et de justice puisqu'elle implique une forme d'inégalité et d'injustice. Si la société tente de corriger ces deux points pour les atteindre alors la propriété est mise à mal. Dans le cas contraire c'est la société qui est mise à mal.

Normalement je continuerais de présenter ce texte sur un ou deux paragraphes mais je ne le ferais pas aujourd'hui pour une raison simple: j'ai détesté ce livre. Pas parce que Proudhon est misogyne (cet aspect n’apparaît qu'à une occurrence dans ce livre) mais parce que je n'aime pas le style de Proudhon. Celui-ci me semble poussif et j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à lire. Je n'ai pas aimé ce livre aussi parce que les thèses de Proudhon me semblent très peu convaincantes. Je pouvais accepter les idées des auteurs précédents avec une forme d'esprit critique. Mais Proudhon ne me donne pas des idées que j'arrive à accepter. Je trouve que son argumentation est peu maîtrisée et consiste principalement à utiliser les économistes pour mieux détruire leurs propres argumentaires plutôt que de développer des idées personnelles. J'avoue volontiers pouvoir avoir tort. Mais je ne veux plus lire du Proudhon. Je lirais, par contre, les idées d’Élisée Reclus prochainement.

08:57 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |  Facebook

Commentaires

Bonjour.
Pour avoir travaillé sur l'oeuvre de Proudhon (notamment cette question de la misogynie qui ne peut se réduire, comme l'affirment en toute ignorance ou en toute mauvaise foi ses inconditionnels, à une simple... contamination-par-les-préjugés-de-son temps) j'en dirais que je ne suis effectivement pas sûr qu'il ait beaucoup à gagner d'un "retour au texte" -comme on peut le voir préconisé à propos d'un Freud ou même à propos de Marx. Sur bien des points sa pensée, outre qu'elle évolua à travers le temps, est difficile à suivre, même en temps réel. Mais je ne suis pas sûr que dans son cas, ce soit si important : l'important me semble être l'influence énorme qu'il exerça, par la façon dont il avait été perçu, même... si ce fut au prix de malentendus. La question se poserait sans doute en termes différents, s'il avait "fait école".
Cordialement

Écrit par : luc nemeth | 16/02/2013

Bonjour,

Je vous remercie pour votre commentaire. Une si petite note doit paraitre frustrante à quelqu'un qui a étudié Proudhou (malheureusement je ne suis pas toujours très inspiré). Je ne suis de loin pas un grand connaisseur de l'histoire des anarchistes. Je suis donc content d'apprendre que j'étais proche de la vérité en déplorant une difficulté dans ma lecture. Je n'ai d'ailleurs pas continué sur d'autres ouvrages écrit par Proudhon. Dommage que je n'aie pu m'intéresser d'avantage.

Hassan

Écrit par : Hassan | 17/02/2013

Merci, de votre réponse. Non, une "petite note" n'a rien de frustrant, ce sont souvent celles qui vont à l'essentiel (j'ai souvenir par exemple, puisqu'il est question d'anarchisme, du réjouissant commentaire de Freddy Buache, dans son livre sur le cinéma italien, sur le film "Film d'amore e d'anarchia", de Lina Wertmüller). Pour le reste je ne sais pas trop s'il vous faut regretter, de n'avoir pu vous intéresser d'avantage à Proudhon : c'est souvent en ces cas-là, pour une part... la faute de l'auteur !

Écrit par : luc | 20/02/2013

Les commentaires sont fermés.