31/12/2012

A song of Ice and Fire: A clash of Kings par George R.R. Martin

Titre : A song of Ice and Fire: A clash of Kings024948-FC222.jpg
Auteur : George R.R. Martin
Éditeur : Harper Voyager 2012
Pages : 911

Le roi dans le Nord venait d'être proclamé dans le tome précédent. Mais la guerre n'avait pas encore commencé. Au début de ce second tome un signe est observé dans le ciel. Une comète rouge traverse les cieux et chacun interprète ceci en sa faveurs. Une seule chose est sûre. Cette comète rouge apporte la guerre. Le sang et les larmes n'auront pas fini d'être versée dans les 7 royaumes car 4 rois se disputent les terres. Mais ces affaires de rois sont plus compliquées qu'elles ne paraissent. En effet, derrière ces querelles de successions se cache aussi un nouveau joueur, ou plutôt une joueuse, une secte tente d'entrer dans les 7 royaumes. Dans leur envie de se combattre les 4 rois risquent aussi d'oublier deux joueurs. Et surtout ils risquent d'oublier que l'hiver arrive...

Cette fresque me passionne toujours autant. Je considérais le premier tome comme un simple prologue et je pense avoir raison. Ce second tome lance la véritable intrigue en commençant par une guerre entre plusieurs rois. Mais outre l'intrigue le génie de l'auteur se trouve dans la manière de faire parler les personnages et dans la complexité des rapports sociaux qu'il crée entre eux. Ce n'est pas un simple roman c'est une véritable description d'un royaume qui entre dans une période sombre de son histoire. L'auteur ne tombe pas non plus dans le piège du simple bien et mal. Les différents camps qu'il décrit ont des arguments et des revendications différentes oui. Mais cela implique-t-il que l'un des camps soit véritablement bon et l'autre mauvais? Au contraire, Martin décrit une guerre avec toutes ses atrocités et celles-ci sont nombreuses et initiées par les deux camps. L'auteur lance aussi plusieurs indices sur des points qui pourraient prendre de l'importance à l'instar de la magie. Je ne peux que continuer à conseiller de lire cette œuvre.

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27/12/2012

Les damnées de la caisse. Grève dans un hypermarché par Marlène Benquet

Titre : Les damnées de la caisse. Grève dans un hypermarchécouv_2461.jpg
Auteur : Marlène Benquet
Éditeur : Éditions du croquant 2011
Pages : 238

J'ai terminé ce livre il y a une semaine mais les fêtes m'ont empêché d'en parler avant. Ce livre est issu d'un travail de recherche en observation participante de Marlène Benquet. Ceci implique que outre des observations et des entretiens l'auteure a été engagée comme caissière durant sa recherche. Ce qui permet de comprendre de manière intime le fonctionnement de ce qui est observé. Je pense que l'on peut diviser le livre est en trois parties.

La première partie, la plus courte, concerne principalement l'introduction du sujet de recherche. L'auteure y développe les théories qu'elle a utilisé ainsi que l'état de la littérature sur les emplois précaires et les possibilités militantes dans ce type d'emploi. Elle montre que la grève qui a eu lieu dans cet hypermarché était pour le moins inattendue. Alors comment a-t-elle pu se former? Cette grève s'est développée suite à une journée nationale d'arrêt du travail qui avait deux buts. Premièrement il fallait que les syndicats montrent leur force et leur capacité de mobilisation ensuite les syndicats devaient montrer leur capacité d'action coordonnée aux employé-e-s. Mais un hypermarché a décidé de continuer malgré l'avis des principaux syndicats.

La seconde partie reprend, en gros, les chapitres 1 et 2. Ces deux chapitres permettent de mieux comprendre le métier de caissière. L'observation participante y est précieuse puisqu'il existe un certain nombre de règle non écrites et de difficultés. La caisse est un poste particulièrement visible. Les employées sont soumises à l'observation de leurs collèges, des clients et des chef-e-s. Cette visibilité empêche les employées de s'accorder quelques moments de détentes cachées. Mais c'est aussi un poste qui ne mène à aucune reconnaissance de capacités professionnelles. Les employées n'ont aucune possibilité d'avancement ni de reconnaissances. C'est aussi un poste particulièrement stressant et soumis à l'arbitraire. En effet, les épisodes de clients mécontents d'une procédure réglementée mais qui sont systématiquement défendus par la direction sont nombreux. Il est donc quasiment impossible de bien faire puisque suivre le règlement mène a autant de risques que de ne pas le suivre.

La dernière partie essaie de comprendre et de décrire la grève qui a eu lieu dans cet hypermarché. Pourquoi une seule succursale a-t-elle continué la grève et pourquoi celle-ci? L'auteure observe différents facteurs. Tout d'abord l'hypermarché a changé de propriétaire et donc de statut. Ce qui a permit l'éclosion d'un discours sur une époque dorée de respect et de possibilité de carrière. Ensuite les employé-e-s dénoncent l'attitude d'un gérant très distant et froid face à un gérant précédent beaucoup plus proche de ses employé-e-s. Mais il y a aussi l'aide, d'abord, des syndicats qui ont décidé de soutenir l'action malgré ses faibles chances de succès. Ces syndicats abandonneront les grévistes vers la moitié de la grève.

J'ai apprécié lire ce livre et comprendre cette grève. L'auteur réussit à nous mettre dans la peau d'une caissière tout en n'abandonnant aucun standards scientifiques. Bien que cette recherche ne soit pas forcément directement transposable à un autre cas elle permet de mieux comprendre le fonctionnement du militantisme dans les emplois précaires. L'auteure montre que ce dernier est tout a fait possible et qu'il pourrait même se développer malgré les dangers pour les employé-e-s. L'auteure semble aussi montrer un début de changement dans les relations professionnelles de l'hypermarché gréviste. Il serait intéressant, à mon avis, d'y retourner après un certains temps pour voir si ces changements ont perduré.

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18/12/2012

La guerre éternelle par Joe Haldeman

Titre : La guerre éternelle9782290308257_cb.jpg
Auteur : Joe Haldeman
Éditeur : Opta 1976 (1974 édition originale)
Pages : 281

Il y a très longtemps que je n'ai pas relu ce livre. Je pense que je devais avoir treize ans la première fois. Je n'avais pas tout compris et je me souvenais très vaguement de l'histoire. Donc quand on m'a offert ce livre j'ai décidé de le relire avec un peu plus d'attention. L'histoire commence à la fin du XXe siècle. L'humanité a découvert des objets étranges nommé collapsar. Ceux-ci permettent de voyager presque instantanément entre deux points de l'univers. L'humanité a donc une porte ouverte sur la galaxie et commence à peuple différentes mondes. Mais tout s'arrête quand la première rencontre avec une race alien se termine par le massacre de l'équipage et des civils. La guerre éternelle commence.

L'auteur cumule deux aspects très positifs dans ce livre. Le premier est une critique acerbe de l'armée et de la guerre. La guerre du Vietnam, à laquelle l'auteur a participé, a très probablement fortement influé sur ce livre. Le héros, est un étudiant en physique, un génie, forcé d'entrer dans l'armée. L'auteur a fait des études de physiques. L'armée est dépeinte de manière très défavorable dans ce livre. C'est une institution lourde aux multiples exercices inutiles qui n'a aucune pensée pour les vies humaines. L'armée souhaite des soldats et est prête à tout pour cela. Ainsi, l'armée manipule la psychologie des soldats, les informations sur Terre, les possibilités d'emploi et l'inflation dans le but de forcer les vétérans à se réengager. L'armée met en place des campagnes absurdes qui ne peuvent qu'échouer tout en menaçant d'exécution les personnes qui refusent les ordres. Bref, l'armée est inhumaine. L'expérience de la guerre n'est pas sympathique. loin d'un sentiment de camaraderie au milieu du combat l'auteur décrit la peur et la tristesse quand on enterre ses amis les uns après les autres. Le second aspect génial de ce livre est la science. L'auteur a fait des études de physique et on le sent. Toutes les informations qui nous sont données semblent réalistes (du moins pour l'époque) et prennent en compte le peu de lois de la physique que je connais. Ainsi les effets de l'accélération mais aussi de la dilatation temporelle permettent elles à un homme jeune de dépasser les 300 ans et d'observer les changements sur Terre. Au final, voila un très bon livre et même un classique de la science-fiction que je conseille à tous les amateurs du genre.

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10:45 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : guerre, physique, humanité, alien | | | |  Facebook

16/12/2012

Le scandale des "tournantes". Dérives médiatiques, contre-enquête sociologique par Laurent Mucchielli

Titre : Le scandale des "tournantes". Dérives médiatiques, contre-enquête sociologique9782707145420.gif
Auteur : Laurent Mucchielli
Éditeur : La Découverte 2005
Pages : 124

Ceci est le second livre de combat de la part de cet auteur que je lis. Pourquoi je parle de livre de combat? Parce qu'ils ont comme but de critiquer et de mettre à mal un certain nombre de discours médiatiques et politiques à l'aide de la sociologie et, plus précisément, la sociologie du pénal. Le premier parlait des banlieues suite à des émeutes celui-ci parle d'un scandale qui pris une force considérable dans les médias en 2001: les tournantes.

Laurent Mucchielli construit son livre en quatre temps. Le premier est l'occasion de revenir sur les événements en analysant leur force médiatique et l'origine. L'un des premiers constat est que le scandale s'accroche à l'époque de 2001 tout en se basant sur un livre biographique qui parle d’événements des années 1980. Le second constat montre que les médias ont parlé de manière forte des viols en réunions alors que ce sujet était, auparavant, peu développé dans les pages faits-divers. En une période courte de temps les journalistes et les politiciens mettent en place un discours massif sur les viols dans les banlieues considérés comme un avatar de la jeunesse masculine maghrébine violente en France.

Les deux autres chapitres sont considérés comme des contre-enquêtes. Laurent Mucchielli y développe une enquête historique et sociologique sur les viols en groupes. Cette enquête lui permet de démontrer plusieurs faits. Tout d'abord, ce type de crimes n'est pas nouveau. Lors des années 60 il y avait déjà eu un scandale médiatique mais concernant, cette fois, des français blancs et chrétiens en bande. Ensuite, les viols en groupes ne semblent pas avoir augmenté et même semblent avoir baissé depuis les années 60. Ce qui mène l'auteur à tenter de comprendre le viol en réunion non dans une perspective culturaliste mais socio-économique qui permettrait de relier le scandale des années 60 à celui de 2001. Laurent Mucchielli démontre que les caractéristiques socio-économiques des violeurs sont très proches et donc considère que l'origine n'est pas explicative.

Le dernier chapitre permet à l'auteur d'expliquer la raison du succès d'un discours contre les jeunes maghrébins des banlieues. Il montre un lien entre une nouvelle forme de racisme et un rejet de plus en plus fort des enfants des immigrants. Dans un contexte ou les banlieues sont de plus en plus abandonnées ces enfants tentent de trouver une définition de soi positive. A coté d'une pénalisation de ces actes particulièrement graves l'auteur propose donc la mise en place de politiques publiques sociales.

J'ai apprécié lire ce très court livre par un auteur que j'aime consulter et suivre. Cependant, les arguments de l'auteur souffrent d'un développement très résumé. Une grande partie de ce que dit Laurent Mucchielli est un résumé de recherches antérieures de sa part ou de la part d'autres auteurs. Ce point s'explique par le but du livre. Ce n'est pas une recherche en sociologie mais un une enquête sur un scandale qui utilise un état de la recherche à l'époque dans ses arguments. Le livre est donc utile pour mettre en doute un certain discours mais peut frustrer certaines personnes qui souhaitaient en savoir plus.

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12:20 Écrit par Hassan dans contemporain, sociologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : banlieue, viol, maghrébin, france, islam | | | |  Facebook

15/12/2012

Les rois des sables par George R. R. Martin

Titre : Les rois des sables51IwOZRMxqL._SL500_AA300_.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : j'ai lu 2007 (1979 original)
Pages : 220

J'ai déjà parlé à deux reprises de George R. R. Martin dans son blog. Les deux fois pour parler de Game Of Thrones que ce soit la série ou le livre. Mais Martin n'est pas qu'un auteur de fantastique. C'est aussi un auteur de science-fiction. Ce livre que je viens de terminer est un recueil de six nouvelles prenant place dans ce qui semble être un univers commun. Malheureusement je ne connais pas encore assez bien les œuvres de l'auteur pour en juger de manière précise. Les deux premières nouvelles semblent avoir pris comme thème le mensonge. Comment peut-on trouver et mettre à jours le mensonge? Celui-ci n'est pas nécessaire pour vivre dans l'espoir? Ces questions philosophiques reçoivent une réponse intéressant de la part de Martin. La nouvelle qui suit, Vifs-amis, parle du rêve d'un homme. Le rêve de parcourir les étoiles libre. Les trois dernières nouvelles sont celles qui semblent les plus proches d'un univers cohérent. Les références à une construction plus vaste de la part de l'auteur sont nombreuses. On y trouve à la fois de l'espoir mais aussi une grande noirceur. La Dame des Étoiles, par exemple, commence dans le pessimisme et ne finit pas bien. Mais je vous en laisse juge.

Il est difficile de présenter des nouvelles. J'ai toujours peur de trop écrire ou de ne pas assez écrire. Mais il y a une chose simple à exprimer après la lecture de ce livre. George R. R. Martin est vraiment un bon écrivain. Il réussit à décrire un univers cohérent en peu de mots et et univers prend vie dans l'imagination du lecteur. Martin peut emmener son lecteur dans de nombreux personnages à la psychologie différente et pourtant attachants. Mieux encore, il donne envie d'en savoir plus sur les mondes qu'il nous montre. Comment fonctionnent-ils? Quelles sont leurs légendes? On se sent rapidement transporté dans ces écrits. Après Martin l'auteur d'une œuvre gigantesque c'est avec plaisir que j'ai découvert Martin le nouvelliste.

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L'invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin sous la direction de Delphine Gardey et Ilana Löwy

Titre : L'invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin41QSYEXJM4L._SL500_AA300_.jpg
Directrices : Delphine Gardey et Ilana Löwy
Éditeur : Editions des archives contemporaines 2000
Pages : 227

Quand on lit les journaux ou quand on écoute les émissions de TV on entendu souvent parler du naturel. La nature n'a pas prévu ceci ou cela et des études le montrent. La question du caractère construit de ces études est rarement posé. Et la caractéristique genrée est quasiment invisible. Le but de ce petit livre, fruit de deux journées d'études au Centre de Recherche en Histoire des Sciences et des Techniques, est d'examiner le caractère, si il existe, genré des sciences que celles-ci soient des sociales ou "dures".

Le livre et les contributions sont divisées en trois parties. La première concerne les possibilités de recherches offertes par la perspective du genre en histoire des sciences. Ces perspectives sont résumées par quatre contributions. Celles-ci permettent de poser des questions sur le caractère naturel du corps et de la recherche. Cette dernière est-elle véritablement un moyen de comprendre et d'illustrer la nature ou est-ce une construction de la nature? Le corps est-il naturel ou plus ou moins construit selon les contextes scientifiques et culturels? Comment les différentes sciences ont-elles été construite en dehors d'un investissement des femmes à l'intérieur de celles-ci? Ces questions permettent de mettre en question la construction des recherches et l'idée que celles-ci réussissent à décrire la réalité. La science est une construction qui dépend d'un contexte aussi bien scientifique qui linguistique et politique.

La seconde partie concerne plus spécifiquement les sciences humaines et sociales. Elle est aussi formée de quatre contributions. Ces dernières permettent de mettre en question la naturalisation des catégories sexuées dans différentes sciences sociales. Nicole-Claude Mathieu, par exemple, développe une étude de l'ethnologie et de l'oubli de la construction des genres dans les autres sociétés pour mieux expliquer un éternel féminin universel. Les deux dernières contributions, Anne-Marie Devreux et Ilana Löwy, étudient le célèbre livre de Bourdieu, La domination masculine, et ses effets. Elles considèrent que Bourdieu recrée une invisibilisation du rapport social de domination entre les sexes pour créer des femmes éternellement dépourvues en capitaux. Les femmes, chez Bourdieu, ne servent qu'à légitimer et augmenter les capitaux symboliques des hommes. Mais quid de la domination physique?

La dernière partie examine la biologie. En effet, la biologie est probablement la science qui tente le plus de trouver la nature dans l'humanité. Les trois contributions classées sous cette partie examinent donc comment le sexe et la sexualité ont été construite dans l'histoire de la biologie. La première contribution est malheureusement trop courte et ne fait qu'effleurer la construction de l'homosexualité et de sa naturalité. La seconde et la dernière sont plus développées. Elles permettent de mettre en question la manière dont la science du biologique construit le naturel et réintroduisant une histoire. On y apprend que la question des sexes dans l'hérédité n'est pas simple qu'on ne le croit. Cynthia Kraus, dans la dernière contribution, nous démontre que la construction en deux catégories des sexes humains n'est pas si naturelle que cela. En effet, la biologie montre qu'il est plus compliqué qu'on ne le croit de diviser les humains dans ces deux catégories. Les différentes manières de créer cette division ne sont pas forcément pertinentes et ne se regroupent pas toujours. L'humanité serait donc plus compliquée que cela.

Je le dis tout de suite, ce livre n'est pas le plus passionnant à lire. Certaines contributions sont particulièrement ardue et il m'est arrivé de m'assoupir de temps en temps. Cependant, je ne veux pas dire que les propos développés ne sont pas intéressants. Au contraire, les questions soulevées m'ont permis de me poser de nouvelles questions et de mettre en doutes certaines conceptions que je tirais de mes années d'école. La lecture de ces contributions m'a aussi permis de commencer une réflexion sur le caractère socialement construit du corps. C'est un point qui sera probablement largement combattu car il est difficile d'imaginer que le corps puisse être construit. pourtant, notre rapport à notre corps et à la manière de vivre à l'intérieur de celui-ci change selon e contexte historique et culturel. Cela peut-il aller plus loin?

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12/12/2012

The Hobbit: An unexpected journey

On va lire un grand nombre de critiques plus ou moins objective ou non. Un certain nombre de critiques totalement subjectives de personnes qui n'apprécient pas du tout, et c'est leur droit, la fantasy sont déjà sorties. Des fans absolus de Tolkien ont déjà critiqué largement cette adaptation entre autre à cause du format trilogie. Je ne suis pas un critique. Je présente ce que j'ai apprécié ou moins aimé. Je sais que j'apprécie énormément Tolkien. Cet homme a réussit à créer un univers intemporel qui a permis l’essor sous un nouveau jour d'un genre déjà ancien. On ne peut pas nier qu'il y a un avant et un après Tolkien. J'ai été tout de suite enthousiasmé par l'adaptation du Seigneur des Anneaux mais celle du Hobbit me rendait sceptique. On passe d'un énorme livre écrit pour des adultes ou des jeunes adultes à un petit livre écrit pour ses enfants dont Tolkien lui-même regrettait l'existence. Mais pourquoi critiquer quand on n'a pas vu? Et pourquoi bouder un retour dans la Terre du Milieu? Je ne vois aucune bonnes raisons! D'autant plus quand on est invité à l'avant-première et que l'on a reçu de superbes lunettes 3D spéciales Hobbit! [Insert gniiiii here]

Le Hobbit a été écrit avant le Seigneur des Anneaux et après le Silmarillion (bon c'est un peu plus compliqué mais on ne va pas se lancer dans l'histoire littéraire de la Terre du Milieu). L'univers de Tolkien a donc déjà un certain nombre de légendes et un contexte historique. L'histoire commence dans la Compté. Un jeune Hobbit, Bilbo Baggins, tout juste majeur fume devant sa porte. Un étranger errant s'arrête devant lui pour lui demander son aide dans une aventure. Suite à de rocambolesques quiproquo et machinations Bilbo est embarqué dans une compagnie de treize nains. Leur but est de reconquérir Erebor un ancien royaume nain conquis par le dragon Smaug. Mais un Hobbit est-il le bon choix quand il s'agit d'une guerre?

Il est fort possible que ma caractéristique de fan de Tolkien crée un a priori favorable envers le film. Mais je vais tout de même tenter de montrer ce que j'ai apprécié. Bien que ce point m'ait d'abord un brin agacé je trouve que les références faites envers le Seigneur des Anneaux sont intéressantes. Ainsi, nous retrouvons certains événements et acteurs peu de temps avant le début du Seigneur des Anneaux. Ce qui permet de créer un lien entre les deux trilogies. Le retour de certains décors permet aussi de retrouver des souvenirs (mais de regretter l'absence de certains sex symbol à l'instar de Viggo Mortensen). Que dire des nains? On peut regretter que Jackson se concentre surtout sur certains d'entre-eux. Mais peut-on faire autrement dans une compagnie qui compte 15 personnes. Je les trouve plutôt réussit. Jackson réussit à les rendre à la fois sérieux et drôle. C'est, d'ailleurs, une caractéristique générale du film que j'ai beaucoup apprécié. Le livre est bien plus léger dans son ton que le Seigneur des Anneaux. On pouvait craindre que ça passe mal à l'écran. Peter Jackson a réussit le tour de force de garder ce ton léger tout en ne rendant pas ceci ridicule. Les nombreux chants sont réussi et s’intègrent bien dans l'histoire. C'est aussi un film long et même très long. L'une des questions que je me posais concernait justement ce point. Comment réussir à faire une trilogie d'un si petit livre? Premièrement, la fidélité est presque parfaite. Pas un seul chapitre n'est mis de coté. Certains événements sont légèrement modifiés ou abandonnés mais, surtout, Jackson puise dans d'autres livres de Tolkien. Ce qui permet d'ajouter de la profondeur au film en développant des points tout juste mentionné dans certains cas. Je n'ai rien à dire contre les acteurs que j'apprécie beaucoup. Ian McKellen, Martin Freeman, Cate Blanchet, etc rien à dire aucun problèmes. Mais que dire du débat sur le 48 images par secondes pour la 3D? Je vais le résoudre en deux secondes: aucune différence la 3D de ce film est inutile. En bref, je considère que cette adaptation est réussie. Je me suis beaucoup amusé et j'ai apprécié ce film. J’attends maintenant les deux autres films avec une certaine impatience.

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A song of ice and fire: A game of thrones par George R. R. Martin

Titre : A song of ice and fire: A game of thrones?source=9780553381689&height=250&maxwidth=170
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Bantam books 2011 (1996)
Pages : 835

Faut-il vraiment encore présenter la magnifique saga de George R. R. Martin? Il est vrai que les critiques littéraires francophones sont plus que frileux face aux genre fantasy et SF (je sais… ça ne se limite pas à ces termes mais s'il fallait faire une présentation argumentée on y serait encore demain). Une saga adaptée avec brio à la télévision par HBO. Une histoire qui est déjà culte pour de nombreuses personnes. Je ne pouvais naturellement pas oublier d'en parler longtemps (d'autant plus que j'ai déjà présenté la saison 1 de la série). Bref, il est temps pour moi de vous invitez à entrer dans les 7 royaumes. Au cas ou vous n'auriez jamais le voyage.

Les 7 royaumes... Une terre ancienne regroupée sous une seule domination par un ancien roi dragon. Une Terre qui s'étend sur un royaume entier du sud au nord. Du moins, pour ce qui concerne le nord, jusqu'au Mur. Celui-ci défend les royaumes contre les incursions de créatures et d'humains vivant dans des contrées en dehors de toute civilisation. Les Starks connaissent bien le Mur. C'est la Grand Maison qui vit le plus au nord. Eddard Stark pensait continuer à vivre pour protéger le nord et élever ses enfants en paix. Mais lorsque un message l'informe à la fois de la mort de la Main du roi et du voyage du roi vers son château il comprend que les vacances sont terminées. Eddard devra plonger dans les affaires du royaume. Les machinations y succèdent aux machinations et la loyauté n'est qu'un vain mot. Eddard devra apprendre que quand on joue au jeu du trône c'est pour gagner.

Un gros "rhaaaaaaa c'est trop bon" a probablement échappé de mes lèvres à la fin de ce livre. Il fut rapidement suivi par le désespoir de devoir attendre la livraison des suites. C'est un gros livre, 800 pages, et les suites sont tout aussi conséquentes. Mais je ne me suis jamais senti lassé. Au contraire, même en ayant vu la série j'avais envie de continuer ma lecture (ceci bien qu'il soit trois heures du matin). Attention ami lecteur cette série possède un fort potentiel d'addiction. Mais qu'est-ce que j'ai pu apprécier? Tout d'abord, l’atmosphère du livre est particulièrement réussie. Nous nous trouvons dans un monde ancien. Les ruines et les légendes d'âges oubliés sont abondantes et on ne peut faire un pas sans trébucher sur l'ancien. Un monde ancien qui a connu et perdu la magie. La tension est aussi grandissante. Comme le disent les Starks l'hiver arrive. Ce mantra rythme la lecture. Les indices de l'hiver sont en nombre important et se multiplient au fil de la lecture. Mais c'est aussi un manuel du gouvernant. Je l'ai déjà dit pour la série. Nous nous trouvons en face de Machiavel mais dans un roman. Comme doit-on gouverner? Quelles sont les raisons de gouverner? C'est ceci le jeu du trône. Vous qui n'avez jamais lu Game of Thrones je vous invite à entrer dans ce superbe livre.

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10/12/2012

Dr. Horrible's Sing-Along Blog

Vous vous souvenez de la grève des scénaristes de 2008 aux USA? La moitié des séries étaient menacées d'annulation et on avait l'impression que rien ne bougeait. Cette impression était fausse car Joss Whedon préparait Doctor Horrible qu'il allait ensuite diffuser gratuitement sur internet. Cette diffusion sera un énorme succès démentant l'absence de danger de la gratuité et du téléchargement pour le culturel (tout comme le Visiteur du Futur). Qui est ce Doctor Horrible? Joué par Neil Patrick Harris plus connu sous le personnage de Barney dans How I Met Your Mother le Docteur est un super méchant qui tente de prendre le contrôle du monde et d'entrer dans la ligue maléfique du mal (Evil League of the Evil). Dans le même temps il essaie de conquérir le coeur de Penny (jouée par Felicia Day) une charmante voisine de linge sale. Mais les ambitions du Docteur sont mises à mal par le héros au grand coeur mais au petit cerveau: Captain Hammer! ce dernier étant joué par Nathan Fillion ou Castel.

Comment décrire la superbe inventivité de cette série? Avec très peu de moyens et seulement trois acteurs principaux Joss Whedon a réussit à mettre en place une série très bien interprétée à l'humour ravageur. Mais c'est surtout une série musicale. Les 42 minutes qui nous prend le visionage nous permet donc d'entendre les interprétations déjà culte de With my freeze ray i will freeze the world ou A man's got to do what a man's got to do (en fait j'hésite à acheter la BO pour pouvoir écouter ces chansons dans mon MP3). Malgré les 42 minutes que durent les 3 épisodes on s'attache rapidement aux personnages aux costumes kitchs. Bref, on attend avec impatience une seconde saison et, en attendant, on revisionne ces trois premiers actes avec un énorme plaisir. Vous pouvez aussi regarder la série gratuitement sur internet c'était prévu ainsi. N'hésitez pas et entrez dans le monde du Doctor Horrible!

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10:23 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : docteur horrible, doctor horrible | | | |  Facebook

Wreck-it Ralph / Le monde de Ralph

Dans les films tout mignons tout gentils qui sortent à Noël les 5 gardiens tient le haut du pavé. Mais il n'est pas le seul. Le monde de Ralph est aussi sorti récemment! Ralph est un méchant dans un jeux vidéo. Son travail est de détruire un immeuble pendant que le héros tente de le réparer. Mais cette vie de méchant lui pèse. Il est seul et personne ne l'aime alors il va visiter, après la fermeture du magasin, d'autres jeux vidéos pour parler de ses problèmes à d'autres méchants. Alors que ses collègues fêtent le 30ème anniversaire de son jeu il n'est pas invité. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et il décide donc de visiter d'autres jeux dans lesquels il pourrait devenir un héros.

Ce film de noël tout mignon tout gentil ne mérite pas une grosse critique du message interne. On connaît ces films. Ils proposent toujours une illustration de la nécessité des amitiés et du danger de l'égoïsme depuis que le cinéma est né. Souvent on préfère donc savoir sir le film est réussi et fait oublier le message gnangnan tout rose. Honnêtement, j'ai bien aimé. Je considère que ce film reste au niveau des 5 légendes soit sympathique et drôle mais sans plus ou, dans un autre langage, ça casse pas trois pattes à un canard. Mais je me suis amusé et j'ai rigolé. J'ai par contre peur que le film ne puisse pas forcément être compris par les personnes qui ne sont pas amateurs de jeux vidéos. Il y a, en effet, de nombreuses références et on peut facilement passer à coté. Le film n'a pas non plus la même inventivité qu'un Toy Story beaucoup plus intéressant dans l'idée des jeux qui vivent quand l'enfant tourne le dos. Mais, encore une fois, un divertissement de noël sympathique.

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10:10 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animation, jeux vidéos | | | |  Facebook

05/12/2012

Rise of the guardians / Les 5 légendes

J'ai été voir ce film dont je n'attendais pas grand-chose de plus qu'un divertissement de noël. Le film dépeint les aventures de Jack Frost. Ce jeune garçon facétieux s'est réveillé il y a 300 ans. Il découvre qu'il a le pouvoir d'agir sur le froid et de créer la neige. Mais il est aussi invisible envers les autres humains. Il vit donc de manière insouciante accompagné de l'hiver et des jeux dans la neige. Mais son insouciance le conduit aussi à mettre en danger les personnes c'est la raison pour laquelle il n'est pas accepté par les gardiens. Ceux-ci, le père noël, le fée des dents, le lapin de pâque et le marchand de sable, ont été nommé par une puissance pour protéger les enfants et leur capacité d’émerveillement. Mais quand un ennemi venu du fin fond des âges recommence à menacer les enfants les 4 gardiens sont obligés d'accepter l'aide de Jack Frost qui pourrait bien posséder le pouvoir suffisant pour sauver la Terre. Le temps des insouciances est donc terminé pour Jack... Ou pas...

Il n'y avait aucun enfant dans la salle. A croire que ce ne sont pas ces derniers qui ont le plus besoin de merveilleux. Ou alors c'était dimanche soir et le lendemain y avait école. Comme je l'ai dit je n'attendais pas grand-chose de ce film. Je cherchais surtout un bon divertissement parfait pour une fin de semaine. Le but est largement atteint. Les rires étaient nombreux dans la salle et retentissaient souvent. Les interactions entre les personnages étaient assez maîtrisées pour les rendre drôles et attachants. En particulier tout ce qui touche le lapin de paque qui se transforme, dans ce film, en une sorte de rambo lapin de pâque qui se fâche avec tout le monde. Le propos du film consiste surtout en une quête personnelle. Jack Frost, pour être utile, doit savoir qui il est. C'est autant une quête des origines qu'une recherche intérieure. Ce point n'est pas inintéressant mais reste développé dans le cadre d'un film de divertissement donc peu subtil. Mais je ne cherchais pas une thèse philosophique.

Image: Site officiel

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12:15 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : légendes, contes de fées | | | |  Facebook