23/01/2013

La Parade (Parada)

Serbie, après la guerre, un homme se douche quand, soudain, son chien est attaqué au pistolet. Ne prenant même pas le temps de s'habiller cet homme court en direction d'un vétérinaire auquel il offre un marché: si son chien meurt il meurt. Cet homme se nomme Lemon. C'est un ancien soldat et gangster notoire qui s'occupe d'une salle de sport ez d'une société de sécurité qui ne sont que des couvertures pour des activités de protection musclées et probablement assez peu légales. Mais Lemon souhaite aussi se marier une seconde fois avec une femme qui a tout de la diva. Malheureusement son attitude méprisante et distante le conduit à des disputes de plus en plus violentes. Après une dernière dispute musclée ou il reçut des coups il se voit contraint d'aider l'organisateur du mariage de sa futur femme a réussir son propre rêve. Et ce rêve c'est d'organiser une gay pride réussie en plein Belgrade. Mais comment protéger un tel événement sans employés? Lemon parcourera les différents pays de l'est ou la paix est fragile pour constituer un groupe d'amis anciens ennemis. Il sera aidé dans cette quête par le compagnon de l'organisateur: le vétérinaire.

Ces derniers temps les discours franchement homophobes ou homophobes mais pas trop (je ne suis pas homophobe mais...) sont légions dans les médias et la rue. J'en avais un peu marre qu'autant de monde se lient pour dénier des droits tout en se considérant démocrates. Et je ne suis pas le seul. Le réalisateur de ce film aussi en avait marre des lois de plus en plus répressives contre l'homosexualité en Europe de l'Est. Ce film vient donc à pic. J'avais besoin d'un peu de militantisme mâtiné d'humour pour reprendre un peu d'esprit positif (d'autant plus après le précédent film présenté ici). La Parade joue sur les clichés. Aussi bien ceux concernant les gays et lesbiennes - qui sont soit des fillettes apeurées soit des hommes déguisés en femmes - mais aussi sur les clichés ethniques. Tous ce condensé de clichés sur lesquelles la haine se forme sont mélangés pour montrer à quel point ils sont absurdes. Ainsi, Lemon décide de protéger des gays avec d'anciens ennemis qui malgré les insultes qu'ils se lancent les uns aux autres s'apprécient profondément. Lemon apprécie des films qu'il considère masculins et qui sont, en fait, des monuments dans la culture gay. Bref, la brute beauf et la fillette homo ont plus en commun que prévu. Le principal message du film, à mon avis, est donc que l’identité ethnique ou sexuel ne compte pas. Ce qui compte c'est la fierté. Être fier de ce que l'on est et marcher la tête droite dans la rue. Entre les homosexuels qui décident de faire la gay pride et les milliers de contre-manifestants violents la fierté et le courage ne sont pas forcément du coté de ceux qui se considèrent comme de vrais mâles, bien au contraire...

Image: Allociné

Site officiel

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