25/01/2013

A song of ice and fire 4 : A feast for crows par George R. R. Martin

Titre : A song of Ice and Fire: A feast for crows012957-FC222.jpg
Auteur : George R.R. Martin
Éditeur : Harper Collins 2011 (1998)
Pages : 852

J'ai donc enfin dépassé la diffusion de la série puisque la saison 3 basée sur le tome du même chiffre sera diffusée en mars sur HBO (tout ça pour dire de faire attentions aux spoilers). Tywin Lannister est mort. Bon ce n'est pas le seul mais c'est ainsi que se terminait le dernier tome. Tyrion s'est enfuis ivre de rage après cela. Malgré ces événements la paix semble progressivement s'installer dans les 7 royaumes. Le nord est encore perdu pour le trône de fer tandis que Stannis s'est réfugié au mur. Mais une reconquête ne saurait tarder. C'est tout juste si les îles de fer posent quelques problèmes. Cersei se met donc à gouverner le royaume au nom de son fils. Mais plus qu'une régente elle souhaite devenir l'héritière de son père. Cette envie la conduit à prendre des décisions hasardeuses que certains ne manquent pas de critiquer en privé. Le royaume semble aussi connaître un renouveau de foi et il est probable que les septons ne soient plus aussi facile à manipuler qu'auparavant. Durant ce temps Sansa continue à se cacher et Samwell se dirige vers le sud et la tour des maîtres. L'hiver est arrivé mais pour qui?

Alors que la guerre est presque terminée les événements prennent une tournure plus tranquille. La lecture de ce tome revient aux intrigues politiques avec beaucoup moins de récits de batailles. Au contraire, les personnages semblent tout essayer pour consolider leur pouvoir sauf la guerre. L'intérêt principal de ce tome est de nous illustrer certains plans qui semblaient exister mais que nous ne connaissions pas très bien tout simplement parce que nous n'avions pas le point de vue des personnages impliqués. Ainsi, Petyr Baelish explique à Sansa ce qu'il attend d'elle. Mais la véritable information c'est le plan du Prince de Dorne. Je n'en dirais rien mais je sous-entendrais qu'on avait quelques aperçus auparavant. Il semblerait bien que la guerre des rois ne se termine que par un bref interlude avant une nouvelle guerre qui pourrait être tout autant déstabilisatrice. D'autant que tout le monde semble avoir oublié le Mur et les menaces qu'il cache.

Image: Éditeur

23/01/2013

La Parade (Parada)

Serbie, après la guerre, un homme se douche quand, soudain, son chien est attaqué au pistolet. Ne prenant même pas le temps de s'habiller cet homme court en direction d'un vétérinaire auquel il offre un marché: si son chien meurt il meurt. Cet homme se nomme Lemon. C'est un ancien soldat et gangster notoire qui s'occupe d'une salle de sport ez d'une société de sécurité qui ne sont que des couvertures pour des activités de protection musclées et probablement assez peu légales. Mais Lemon souhaite aussi se marier une seconde fois avec une femme qui a tout de la diva. Malheureusement son attitude méprisante et distante le conduit à des disputes de plus en plus violentes. Après une dernière dispute musclée ou il reçut des coups il se voit contraint d'aider l'organisateur du mariage de sa futur femme a réussir son propre rêve. Et ce rêve c'est d'organiser une gay pride réussie en plein Belgrade. Mais comment protéger un tel événement sans employés? Lemon parcourera les différents pays de l'est ou la paix est fragile pour constituer un groupe d'amis anciens ennemis. Il sera aidé dans cette quête par le compagnon de l'organisateur: le vétérinaire.

Ces derniers temps les discours franchement homophobes ou homophobes mais pas trop (je ne suis pas homophobe mais...) sont légions dans les médias et la rue. J'en avais un peu marre qu'autant de monde se lient pour dénier des droits tout en se considérant démocrates. Et je ne suis pas le seul. Le réalisateur de ce film aussi en avait marre des lois de plus en plus répressives contre l'homosexualité en Europe de l'Est. Ce film vient donc à pic. J'avais besoin d'un peu de militantisme mâtiné d'humour pour reprendre un peu d'esprit positif (d'autant plus après le précédent film présenté ici). La Parade joue sur les clichés. Aussi bien ceux concernant les gays et lesbiennes - qui sont soit des fillettes apeurées soit des hommes déguisés en femmes - mais aussi sur les clichés ethniques. Tous ce condensé de clichés sur lesquelles la haine se forme sont mélangés pour montrer à quel point ils sont absurdes. Ainsi, Lemon décide de protéger des gays avec d'anciens ennemis qui malgré les insultes qu'ils se lancent les uns aux autres s'apprécient profondément. Lemon apprécie des films qu'il considère masculins et qui sont, en fait, des monuments dans la culture gay. Bref, la brute beauf et la fillette homo ont plus en commun que prévu. Le principal message du film, à mon avis, est donc que l’identité ethnique ou sexuel ne compte pas. Ce qui compte c'est la fierté. Être fier de ce que l'on est et marcher la tête droite dans la rue. Entre les homosexuels qui décident de faire la gay pride et les milliers de contre-manifestants violents la fierté et le courage ne sont pas forcément du coté de ceux qui se considèrent comme de vrais mâles, bien au contraire...

Image: Allociné

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Después de Lucía

J'ai vu deux films au cinéma hier soir. J'avais peur que les deux ne disparaissent des écrans aujourd'hui je n'ai donc rien voulu manquer. Je vais commencer par parler du premier et du plus déprimant, de loin, des deux. Ce qui veut dire que ma promesse de regarder un film un peu plus guilleret après le dernier Tarantino a été trahie...

Después de Lucía se passe après la mort de Lucía mère de l'adolescente,  Alejandra, dont le film parle. Le père, Roberto, semble avoir beaucoup moins résisté à la mort de sa femme. Pour éviter la douleur des souvenirs il décide de déménager et de tout abandonner derrière lui. C'est donc un nouveau lycée et une nouvelle pour sa fille ainsi qu'un nouveau restaurant pour le père. Tout semble plutôt bien aller malgré la tristesse du père qui n'arrive même pas à soutenir une conversation sur le mariage prochain d'un couple. Mais pour la fille tout va vraiment bien. Le lycée ne pose aucun problèmes et des amitiés se forment très rapidement. Mais un séjour entre amis durant un week-end va tout changer. Bourrée et attirée par un garçon du groupe elle décide d'aller jusqu'au bout. Mais ces ébats sont filmés par le portable du garçon et les images se retrouvent, on ne sait trop comment, sur internet. Alejandra connaît ensuite une descente aux enfers qu'elle n'arrive pas à stopper, qu'elle n'ose pas stopper, et personne ne s'en rend compte...

Depuis quelques années les médias font comme si le harcèlement scolaire était une nouveauté née avec internet. C'est faux, la seule différence avec le passé c'est que les images circulent plus facilement et plus rapidement. Mais le harcèlement scolaire existe depuis que l'école existe. Peut-être que d'autres pratiques et d'autres noms ont été donné. Ce n'est en tout cas pas neuf seulement différent car les technologies sont différentes. Ce film essaie de montrer une descente aux enfers. Il a fallu peu de choses pour que cela arrive. La peur d'Alejandra après avoir agi en suivant son cœur. Mais la honte n'est que sienne car elle est une femme. Alors que le garçon, tout aussi filmé, est probablement mis sur un piédestal Alejandra devient une pute. Le double standard du sexe a encore frappé... On peut se poser une question: pourquoi Alejandra ne parle pas? Pourquoi personne ne voit-il rien? La honte, et l'envie de protéger son père, peuvent répondre. Il est rare que des adultes se rendent compte du harcèlement scolaire. La plupart du temps tout reste caché jusqu'à un événement particulier comme dans ce film. Mais pour ces rares cas connus il y en a encore beaucoup d'autres qui n'auront jamais été identifié. Ce film a le mérite de parler de ce phénomène ancien mais est-ce assez?

Image: Allociné

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11:54 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : harcélement, école, mexique, internet | | | |  Facebook

22/01/2013

Django Unchained

Je n'avais jamais vu de Tarantino. Il me semblait que c'était un gros vide dans ma culture cinématographique et ce Django m'intéressait. Je me suis donc lancé dans le far west mais j'étais loin d'être solitaire dans le soleil couchant. Bon, quelle est l'histoire de ce film qui fleure bon la beauté et la tolérance du sud américain pré-sécession? La première image est celle d'une colonne d'esclave. Celle-ci s'étire sous la chaleur du soleil et frissonne durant le froid de la nuit sous l’œil plus ou moins précis et vigilant des gardiens. Mais ce que ces gardiens n'avaient pas prévus c'est de rencontrer le Docteur Schultz. Ce dernier ne prend pas de pincettes pour libérer Django et lui offrir un marché. Ce dernier l'aide à trouver trois frères poursuivis par la justice et il ne sera pas seul pour retrouver sa femme. Un ancien esclave qui tue des blancs pour de l'argent... Comment dire non?

Pour une première fois c'est une réussite. L'image est superbement maîtrisée, la musique géniale et l'histoire un peu n'importe quoi suivi de beaucoup de coups de feu et de sang. Bon, je ne suis pas sorti tout a fait indemne de ce déchaînement de violence et je ne referais pas ça tous les jours. Certaines scènes sont tout simplement horribles et on est heureux de savoir qu'aucun cheval n'a subi ces violences en réalité. Mais, mis à part cette violence, ce film nous offre un message intéressant. C'est un message d'empowerment que nous envoie Tarantino. En fait, je ne pensais qu'à Frantz Fanon dans le cinéma. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de lire Frantz Fanon (mais ça viendra ne vous inquiétez pas) mais je connais une partie de sa pensée. Frantz Fanon a écrit durant la guerre d'Algérie. Il considère que cette guerre et son déchaînement de violence contre le colon blanc et français vient de la violence originelle de ces blancs contre les populations autochtones. Django est l'illustration de cette idée. Les blancs sont des monstres sadiques. Mais leur violence se déchaîne sur eux via la personne de Django. A l'appui de cette analyse on peut utiliser une phrase de Candy: "Pourquoi ne nous tuent-ils pas tous". Bonne question!

Malheureusement aucun film n'est absent de points faibles. Et il faut bien avouer que je suis obligé de faire une critique sur un point qui saute aux yeux les plus inattentifs. Encore une fois, nous avons un film de mecs sur des mecs avec des femmes qui n'ont aucune utilité. Les seules femmes de ce films ne parlent pas ou sont des servantes. Leur seul but est d'être sauvée. Le bon vieux schéma de la princesse et du prince charmant sur son destrier blanc bravant tempêtes et adversités pour sa belle. Dommage de rester dans cette idée de femme passive dans la domination alors que Django suit un chemin d'empowerment.

Image: Site officiel

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11:08 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tarantino, western, django, esclavage, usa | | | |  Facebook

12/01/2013

A song of ice and fire: A storm of sword par George R. R. Martin

Titre : A song of Ice and Fire: A storm of sword?source=9780553573428&height=450&.jpg
Auteur : George R.R. Martin
Éditeur : Bantam books 2011
Pages : 1177

Les rois se font nombreux ces jours dans les sept Royaumes. Mais certains ne durent pas longtemps. Des six rois proclamés un est mort et un autre a connu une cinglante défaite. La guerre continue à faire rage mais sa fin commence à se faire voir. Les Lannisters semblent être au fait de leur puissance et plus personne n'ose les contester ouvertement au sud. Quant aux Starks ils ont perdus une grande partie de leur royaume. Daenerys, elle, continue à voyager à la recherche de son armée. Sa prochaine destination pourrait bien l'aider dans cette quête. Mais ce que chacun de ces rois oublient c'est que l'hiver arrive et au-delà du mur s'assemblent des forces humaines innombrables ainsi que d'autres qui n'ont rien d'humain.

Entre le premier et le troisième tome j'ai changé d'avis. George R. R. Martin n'est pas un grand écrivain mais un génie. La fresque continue à se développer et certaines des tendances que j'avais entraperçues durant le second tome se sont concrétisées. La force de Martin est aussi de ne pas avoir peur de faire du mal à ses personnages. Et de ce point de vue les personnes qui, comme moi, liront cette saga hurleront très probablement contre certains choix. La fin du tome semble montrer un retour au calme mais ne serais-ce pas un prélude à une tempête? Je le saurais bientôt.

Image: Éditeur

The Master

Après la déception que fut Sightseers je souhaitais voir un film qui me plairait plus et j'ai jeté mon dévolu sur The Master. Le film raconte l'histoire d'un homme qui revient de la Deuxième Guerre Mondiale. Il essaie de se réadapter à la vie civile mais ce n'est pas une réussite. Freddie cumule les problèmes dans ses différents postes de travail. Le fait qu'il est alcoolique n'aide pas non plus. Sa colère qu'il ne réprime qu'avec difficulté peut exploser à tout moment. La vie de Freddie n'est donc de loin pas une réussite. Mais la rencontre d'un homme qui se fait nommer Maître va tout changer. Cet homme prétend être capable de rendre l'humanité meilleure grâce à l'hypnose et à la compréhension de ses vies antérieures. Freddie va-t-il croire ou cracher sur ce Maître qui se dit son ami?

Après la déception que fut ce film il faudra vraiment que je puisse aller voir quelque chose qui me plaise. Je ne vais pas prendre de gants, je me suis emmerdé durant les deux heures, interminables, que dure ce film! Je ne dis pas que tout soit à jeter. Les critiques sont très fortement en faveurs de ce film et il faut avouer qu'il y a des tours de force. Le plus spectaculaire est le jeu Joaquin Phoenix qui incarne Freddie. Sa manière de parler, la façon dont il use de son corps et son visage sont frappants. On a là un magnifique acteur qui explique presque le jeu des autres. Malheureusement, cet aspect ne cache pas un film poussif à la fois long et lent.

Image: Allociné

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16:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the master, secte | | | |  Facebook

05/01/2013

Sightseers (Touristes)

J'aime l'humour anglais, j'apprécie les films et séries anglaise et je pense que les scénaristes et réalisateurs de Grande-Bretagne sont souvent au moins aussi bon que leurs pendants américains (si ce n'est plus...). Pourtant, je n'ai pas aimé ce film. Mais je vais tout de même faire l'effort d'en parler un peu plus.

Tina et Chris sont de jeunes amoureux. Ils ont entre 30 et 40 ans et commencent à sentir la vieillesse passer. Tina vit encore chez sa mère tandis que Chris a pris une année sabbatique. Le besoin de s'enfuir les prend et ils décident de préparer des vacances d'une semaine en caravane et de visiter les musées et paysages des environs. Mais, lors de ces visites, les rencontres peuvent bien se dérouler comme très mal se passer. Que ce soient les personnes qui jettent leurs papiers partout ou les bourgeois qui jugent le couple Chris voit rouge. Et c'est comme ça qu'a lieu son premier meurtre. D'abord honteux ces meurtres seront ensuite de plus en plus assumés et justifiés.

Il parait que c'est un film comique. Je ne m'en suis pas rendu compte. Mes rires étaient plutôt de rares rires de pitié face à un film que je n'ai pas apprécié et que j'ai trouvé particulièrement bizarre. Tout d'abord les personnages. Bien qu'on en apprenne un peu sur eux il nous est difficile de les comprendre et de savoir pourquoi ils agissent de cette manière. On nous donne simplement quelques informations basiques puis on illustre celles-ci par des individus qui agissent étrangement. Ensuite l'histoire du film. Bon en fait je ne suis pas certain qu'il y ait une histoire. J'ai eu l'impression de passer une heure et demie devant des images de routes et de paysages sans qu'un cheminement de l'histoire ne semble se dessiner. Les quelques arrêts sont surtout l'occasion de mettre en scène un meurtre plus ou moins sanglant mais sans plus. Si je pousse très loin je pourrais dire que le film met en scène le cheminement d'un couple en direction d'une justification du meurtre absurde. Mais ce serait vraiment aller très loin. La vérité c'est que je n'ai rien vu. Bon, il y a quand même un point positif dans ce film: les paysages.

Image: Allociné

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10:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film nul, tourisme, grande-bretagne | | | |  Facebook