27/02/2013

A song of ice and fire: A dance with dragons par George R.R. Martin

Titre : A song of ice and fire: A dance with dragons012952-FC222.jpg
Directeur : George R.R. Martin
Éditeur : Harper Voyager 2012 (2011)
Pages : 1184

ENFIN! J'ai réussi à terminer le dernier tome de Game of Thrones actuellement écrit! Et celui-ci était vraiment gros. J'ai rarement lu un livre qui soit aussi long. Le tome 4 nous donnait les événements qui se déroulaient autours de Cersei et de Sansa ainsi que les îles de fer. Dans celui-ci on retourne dans le passé vers le début du tome 4. George Martin nous offre ce qui se déroule au Mur et au-delà de l'océan. Nous apprenons donc ce qui est arrivé à Tyrion et ce qu'il compte faire à l'avenir. Une chose est sûre: il y a peu de chance que les Lannisters apprécient les envies de Tyrion. Pendant ce temps Stannis tente de prendre pied dans le nord et porte Jon Snow à prendre des décisions difficiles qui pourraient bien impliquer un futur difficile pour la Garde de la Nuit. Mais c'est Daenerys vers qui se tournent tous les regards. Les chuchotements commencent à s'étendre et de plus en plus on entend parler d'une princesse Targaryen et de ses trois dragons. La guerre est loin d'être finie et l'hiver arrive.

J'avoue je trouve que l'idée de Martin de diviser ses intrigues de manière géographique est bizarre. Il m'a fallu un petit effort pour me souvenir que les événements du tome 5 prennent place parallèlement à ceux du tome 4. Certaines mentions me sont parfois à peine revenue en tête. Je trouve aussi que certaines décisions de Martin, dans ce tome, sont un peu facile. Comme si l'auteur ne savait pas trop comment s'en sortir et décidait de jouer à dieu. Bon, c'est son droit mais je ne suis pas forcément convaincu. Ce tome se déroule encore dans ce que je considère comme une sorte d'entre-deux guerres. Les intrigues semblent devenir de plus en plus tendues et des plans commencent à se dévoiler. Bien que les intrigues de Martin sont assez lentes il est probable que le prochain tome signe de nombreuses morts. La fin de ce 5ème tome augure de bien sombres jours pour Westeros.

Image: Éditeur

25/02/2013

J'ai renoncé aux soins médicaux

Nous vivons dans le système parfait. L'assurance maladie est à la fois obligatoire est soumise à la concurrence. Pendant que la population est protégée dans sa santé les primes sont modestes grâce à l'effet de la concurrence. Que ce serait beau si ce système fonctionnait vraiment. En fait les assurances maladies suisses sont dominées par 4 grosses holdings: Helsana, CSS, Groupe-Mutuel et Assura/Supra (les deux premières offrent des baisses de primes en cas de renonciation au droit à l'avortement hommes inclus!). Nous sommes donc en face d'un système contrôlé par un groupe restreint. Malheureusement, les citoyens et citoyennes sont tout de même obligé de s'assurer. Il n'y a donc pas d'autres choix que de rester dans le système quelque-soit le coût des primes. Ce qui permet aux holdings de jouer sur les primes entre leurs diverses composantes tout en augmentant les coûts petit à petit dans un système qui n'est plus en concurrence mais en oligopole simple (pour utililier le terme technique)

Heureusement, de nombreux systèmes permettent de baisser le coût des primes. Je les ai tous activés. Je n'ai donc aucun remboursement avant d'avoir payé 1500 francs de coûts médicaux et je dois auparavant visiter un médecin que j'ai annoncé ainsi qu'une pharmacie particulière. Mais il y a problème... Le médecin que j'ai annoncé ne me connaît pas et je ne le connais pas non plus. J'ai donné son nom simplement pour bénéficier d'une réduction de coût des primes et je l'ai choisi parce qu'il a la bonne idée d'habiter près de chez moi. Mais je n'irais jamais le voir et il ne sait probablement même pas qu'il est censé me suivre. Les personnes qui n'ont pas les moyens de payer les primes de l'assurance maladie peuvent aussi demander à bénéficier des subsides cantonaux. Mais ces subsides ne sont donnés que jusqu'à un montant maximum et les personnes qui font la demande reçoivent des conseils bien particuliers. En effet, on leur explique comment baisser la prime d'assurance maladie.

Le problème c'est que si une personne ne peut pas payer son assurance maladie elle ne pourra pas non plus assumer les coûts d'une prise en charge médicale. Ceci est d'autant plus vrai quand on lui demande d'assumer des charges plus importantes pour baisser sa prime. On se trouve donc devant un système parfait de système de santé à deux vitesses! Pendant que les personnes qui ont les moyens peuvent baisser les primes et tout de même être capables d'assumer les coûts d'une prise en charge médicale tout un pan de la population voit fondre comme neige au soleil sa prise en charge par le système d'assurance maladie suisse et, donc, sa capacité à assumer les coûts d'une possible maladie.

Je fais partie des personnes qui n'ont pas les moyens de payer une prime d'assurance maladie seul. Je suis obligé de recevoir de l'aide pour cela. Logiquement, je ne suis pas non plus capable d'assumer les coûts d'une prise en charge hospitalière. J'ai donc renoncé. Je n'ai pas le choix, je dois payer ma prime d'assurance maladie. Mais je peux très bien renoncer à voir un médecin en cas de problèmes médicaux. Je ne vais jamais chez le médecin. Si j'ai un problème je fais de l'automédication. Si les médicaments ne suffisent pas j'attends que ça passe. Mais une maladie ou un problème médical que je ne suis pas capable de détecter peuvent très bien se préparer et se révéler dans le futur. Pour l'éviter il faudrait que je passe une visite médicale. Or je ne le fais pas par manque de moyens. Jusqu'à maintenant je n'ai jamais eu à regretter ce choix mais ce jour pourrait bien venir. Après tout, je ne connais rien en médecine et un symptôme pourrait très bien passer inaperçu. Mais j'ai renoncé. Et ceci pourrait bien me coûter très cher un jour aussi bien du point de vue médical que du point de vue financier. On me dira que c'est un choix personnel. Je suis d'accord j'ai fait ce choix. Mais celui-ci a été contraint par un système particulier qui fonctionne, qu'on le veuille ou non, à deux vitesses. Le système d'assurance maladie suisse est vicieux. Il ne fonctionne pas et met en danger les personnes. Il est nécessaire de le changer. D'autant plus que je ne suis certainement pas le seul à avoir renoncé et je ne suis en tout cas pas le plus à plaindre. Je suis encore jeune et en bonne santé avec une famille qui m'entoure. Mais les personnes malades, seules et pauvres qui s'en occupe avant que ce ne soit trop tard?

J'ai renoncé à me faire soigner et vous?

14:13 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : santé, assurance maladie | | | |  Facebook

22/02/2013

House saisons 7 et 8

Faut-il vraiment présenter House? Qui n'a pas vu cette série ne serais-ce qu'une fois? Qui ne connaît pas ce personnage excentrique, invivable, imbuvable et génial? J'ai longtemps abandonné House pour n'y revenir que récemment lors des saisons 7 et 8. J'étais curieux de savoir ce qui allait se dérouler après le dernier épisode de la saison 6. Celui-ci nous laissait avec la possibilité d'une vie heureuse pour House en dehors de toute addiction. Mais cette histoire d'amour a-t-elle une chance de durer? Que peut-il arriver au génie de House quand il est heureux? Est-ce vraiment sage de sortir avec lui?

Bon bon... Je n'ai pas grand chose à dire en fait. J'aime bien la série House mais elle ne tient pas dans mon cœur la même place que Doctor Who ou Game of Thrones. Je pense, personnellement, que ces deux saisons supplémentaires sont de trop. La saison 6 terminait sur une histoire ouverte mais permettait d'imaginer la suite. House allait-il vraiment être capable d'entrer dans une vie de couple ou fera-t-il tout exploser? Au moins la saison 7 offre-t-elle une réponse à cela. La saison 8, elle, est véritablement superflue. On aurait très bien pu s'en passer et ne pas en souffrir. Les nouveaux personnages ne m'ont pas du tout convaincu. Elles ne font que remplir difficilement un trou pas très profond. Je suis donc très sceptique quand à ces deux dernières saisons. Bon bah au moins maintenant c'est fini.

Image: Allociné

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12:18 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : house | | | |  Facebook

18/02/2013

Searching for Sugar Man

Nous sommes dans les années post-68. L'industrie de la musique est florissante et de nombreux groupes et chanteurs sont sur le point d'entrer dans une carrière de superstar. L'un d'entre eux est Rodriguez. Tout le monde s'accorde sur son talent d'écrivain et de chanteur. Mais ses disques ne fonctionnent absolument pas aux États-Unis. On a rarement vu un flop pareil pour quelqu'un qui intéressait tellement de personnes. Par hasard ces chansons se retrouvent en Afrique du Sud ou le chanteur devient l'un des symboles de la lutte contre l'apartheid et des tentatives de libérations du peuple. Mais qui est Rodriguez? Est-il mort comme certains le pensent? D’où vient-il? La recherche de ce chanteur sera difficile et frustrante mais offre aussi de nombreuses surprises.

Je trouve toujours difficile de commenter un documentaire sur un sujet que je ne connais pas. La musique fait partie des sujets sur lesquels je suis totalement ignare. Ca ne m'empêche pas d'aimer certain-e-s chanteurs ou chanteuses ou d'apprécier ce que j’entends à la radio mais je suis totalement incapable d'en parler de manière sérieuse. Alors je peux simplement dire que la musique que l'on entend dans ce documentaire est très sympa. J'ai surtout aimé l'histoire. Celle-ci est tout simplement extraordinaire. Un homme totalement inconnu est en fait une superstar au minimum disque d'or et personne ne le savait ni même le chanteur. Un disque impossible à trouver se vend à tous les coins de rue en Afrique du Sud. Bref, on ne voit pas ça tous les jours. C'est aussi une histoire de fans. Des hommes et des femmes qui ont grandi avec Rodriguez et qui cherchent à retrouver des informations sur un homme qu'il adorent. On ne peut qu'imaginer l'émotion quand ces personnes se rendent compte que leur chanteur est vivant et qu'il va venir en Afrique du Sud. Que dire? C'est un superbe documentaire.

Image: Allociné

Site officiel du film

Site officiel de Rodriguez

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12:06 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sugar man, rock, afrique du sud | | | |  Facebook

17/02/2013

Hotel Transylvanie

Transylvanie, fin du XIXe siècle, un homme enveloppé dans une sombre cape observe la construction d'un énorme château. Cet homme est Dracula et il souhaite construire un lieu qui puisse offrir la sécurité à sa fille. Mais ce sera aussi un lieu dans lequel les monstres du monde entier pourront venir se réfugier pour éviter l'humanité et ses colères. Tout se passe bien durant une centaine d'année. Mais quand sa fille souhaite partir explorer le vaste monde Dracula décide de mettre en place un faux village pour lui faire peur. Ce plan mettra en danger la sécurité du château puisqu'un humain sera attiré par ces événements. Alors comment s'en débarrasser? Et comment éviter que sa fille ne suive cet humain baroudeur qui parle toujours de ses voyages?

J'ai bien aimé ce film. Il n'a rien d'extraordinaire et je ne m'en souviendrais plus dans trois jours. Mais je l'ai mieux aimé que les Misérables. Il y a une raison simple à cela: Hôtel Transylvanie ne tente pas de faire croire qu'il est plus que ce qu'il est réellement. C'est un simple film de divertissement familial destiné surtout aux enfants. Cet aspect se sent très fortement dans l'humour et dans la construction des caractères des monstres. L'humour, donc, est assez pipi caca. Rien de très subtil juste quelques situations et un peu de blagues sympathiques. Les monstres ne sont de loin pas des monstres. Ils ont peur des humains et, d'ailleurs, ils ne savent plus comment les effrayer! Mieux encore, aucun d'entre eux n'a envie de tuer des humains (Dracula n'aime pas le sang humain trop gras). Leur histoire montre surtout que ces monstres ont été incompris et qu'ils ne souhaitaient pas faire du mal. C'est aussi un film sur le passage à l'age adulte. Le moment ou les enfants doivent quitter la maison pour commencer à construire leur propre vie et une relation (avec un mec en l’occurrence on est pas dans Trueblood avec des vampires bisexuels). Ça casse pas trois pattes à un canard mais c'est bien sympa.

Site officiel

Image: Allociné

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12:18 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vampire, dracula, momies, loup-garou, transylvanie | | | |  Facebook

16/02/2013

Les Misérables

Un bagne dans un lieu non-identifié mais vers une plage. Des hommes tirent un navire à quai sous l’œil vigilant de gardes impassibles. L'un de ces hommes va sortir ce jours après avoir purgé une peine de 19 ans pour avoir volé une miche de pain. Cet homme est Jean Valjean. Mais son périple en dehors du bagne dans la France post-napoléonienne est loin d'être facile. Tous lui tournent le dos et lui refusent l'aide et le travail. Tous sauf un prêtre qui le protège et lui offre de l'argent pour reconstruire sa vie. Cet argent lui permettra de devenir respectable et d'aider une femme et son enfant: Fantine et Colette. Mais la loi continue à le suivre à la trace et sa vie pourrait bien continue à être menacée pour un simple bout de pain.

Bon, j'avoue, je n'ai jamais lu le livre. Je n'ai d'ailleurs jamais lu Victor Hugo. Je sais c'est un péché de lèse-majesté qui permet d'avoir une place réservée au septième cercle des enfers. Mais je me pardonne en me souvenant qu'en enfer au moins il fait chaud! Donc cette note ne concernera que mon ressenti face au film de 2012 et pas face au livre.

Bon, premier personnage et l'un des deux que l'on observe depuis le début: Jean Valjean. Le pauvre n'a pas de chance puisqu'il se trouve au bagne pour 19 ans et que, dès qu'il sort, personne ne veut lui faire confiance. C'est vrai que si ça m'était arrivé j'aurais aussi un peu la rage. Mais pas Valjean. Non, lui il trouve Dieu à nouveau et se consacre de manière très paternaliste à aider son prochain. En fait Valjean est la figure du personnage qui cherche éternellement la rédemption. Quoi qu'il fasse son crime passé lui est constamment jeté à la figure et on continue à le traiter en criminel. Valjean devient un homme honorable, un homme qui aide son prochain, un homme apprécié mais il reste un filou qui doit se faire pardonner pendant toute sa vie devant dieu. Tout ceci pour avoir volé un bout de pain... Ce dieu c'est un salopard quand même!

Le second personnage apparaît en même temps il se nomme Javert. Javert c'est un peu Judge Dredd mais à Paris et au XIXe siècle. Après tout (dire ceci avec une voix grave de celui qui fume 5 paquets de cigarettes par heure depuis sa plus tendre enfance) LA LOI C'EST LUI! Alors Javert il aime la loi. C'est un peu son amante et il déteste la tromper. Il lui importe peu de faire du mal aux gens tant que la loi est suivie. Bref c'est terminator sans une once d'humanité ce qui permet d'en faire un gros méchant pas beau.

Suivent les deux autres personnages importants: Colette et Marius. En fait eux ce sont les gentils. Et pour qu'on s'en rende bien compte on leur fait chanter de jolies chansons d'amours et on tente de les faire séparer dans l'histoire. Mais l'amour est plus fort que tout (même plus fort que les balles)! Marius est un peu l'homme qui reprend la garde de Colette quand Valjean ne peut plus le faire. C'est un peu la symbolique du mariage. On passe du tuteur paternelle au tuteur marital. Mais ce couple ne peut exister qu'après la mort de tous les autres personnages. C'est un peu méchant je trouve. Marius est aussi un révolutionnaire. Alors on m'a dit que Victor Hugo était un peu gauchiste. Ça n’apparaît pas dans le film. Marius veut faire la révolution mais ses parents n'approuvent pas. D'ailleurs, ces révolutionnaires sont un peu nul. Le jours d'après sera surtout l'occasion pour Marius de revenir dans sa famille et la société en se mariant et en acceptant son héritage aristocratique. Bref, pas très révolutionnaire l'histoire.

C'est aussi un film plein de chants. Le problème c'est qu'on en a vite marre de ces chants. Les personnages ne s'arrêtent jamais et je pense que j'aurais mieux apprécié le film s'il nous offrait quelques pauses. Les décors sont d'un kitsch que j'ai rarement vu au cinéma. Que ce soit le début du film avec ces images grandiloquentes d'un bateau sous la tempête ou la fin du film et sa barricade impossible. Il y a aussi quelques problèmes de temporalité. On passe de la nuit au jours en trois secondes et La pluie et le soleil se succèdent en aussi peu de temps qu'il en faut pour changer de chaussettes. Bref, en résumé: Valjean doit toujours demander à dieu de le pardonner pour avoir volé un bout de pain, Colette et Marius ne peuvent se mettre ensemble que lorsque tout le monde est mort et Paris se soulève un peu tardivement le temps qu'un enfant soit tué. Mouais, ne perdez pas d'argent et évitez ce film.

Image: Site Officiel

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11:33 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les misérables, victor hugo | | | |  Facebook

12/02/2013

Hitchcock

Adapter au cinéma un livre qui parle de l'adaptation d'un livre au cinéma il fallait oser! Heureusement que c'est à propos d'Hitchcock sinon il y aurait eu moins d'intérêt. Ce biopic adapte un livre qui parle d'un film culte de la filmographie de Hitchcock: Psychose. On en a tous entendu parler, on connaît tous au moins une scène du film et on a tous entendu une musique du film. Mais qui connaît l'origine de ce film? Pas moi! D'ailleurs, c'est un peu honteux, je n'ai même jamais vu de film d'Hitchcock! Nous sommes donc emmené dans le quotidien du réalisateur alors qu'il tente de mettre sur pied psychose. Ce film lui donne bien des soucis puisque rien ne semble fonctionner. Les studios comme les censeurs s'abattent sur le réalisateur et l'empêchent de faire ce qu'il souhaite. Mais quand son mariage est touché par les ennuis de Psychoses le film pourrait bien ne pas s'en remettre.

Comme d'habitude ce film possède les problèmes des biopics. Ceux-ci sont en partie atténué par l'attention portée envers la femme d'Hitchcock: Alma. A plusieurs reprises des répliques tentent de montrer en quoi l'apport d'Alma a été sous-estimé et c'est d'ailleurs elle qui sait le mieux gérer Hitchcock et sur qui il se repose en cas de problèmes. Je trouve presque dommage que le film ne se base pas plus sur la réalisation de Psychose. Au lieu de ça on nous offre la vie d'Hitchcock durant le tournage du film avec, de temps en temps, des scènes qui parlent de Psychose. Mais ce dernier est utilisé comme décor plutôt que comme sujet. Pourtant, on aurait pu faire quelque chose d’intéressant. Comment construire un film? Comment passer outre la censure de l'époque? Mais on préfère nous offrir les tourments psychologiques d'Hitchcock avec des scènes qui reconstituent la vie du tueur dont Psychose parle. Ces scènes sont tout de même bien construites et montrent Hitchcock en train d'observer et de commenter les faits et gestes du tueur. Au final je me suis bien amusé durant ce film mais je reste en partie sur ma faim sur de nombreux points. Dommage.

Site Officiel

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09:46 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hitchcock, psycho, psychose, biopic | | | |  Facebook

10/02/2013

Shadow Dancer

Nous sommes en 1973, une petite famille vit en Irlande comme si de rien n'était malgré les troubles de l'époque. Un petit garçon est envoyé par sa sœur à l'extérieur parce qu'elle ne veut pas acheter les cigarettes de son père. Tout semble bien aller à l'intérieur de la maison mais les rares images de l'extérieur montrent que quelque chose se passe. Le petit garçon a été abattu en pleine rue par un tireur non-identifié. 20 ans plus tard une femme se trouve à Londres dans le métro. Elle abandonne un sac avant de prendre la fuite. Heureusement celui n'explose pas mais elle est arrêtée par le MI5 qui lui offre un choix: la prison à vie ou collaborer et espionner sa propre famille.

Comme tous les bons thriller ce qui compte dans ce film ce n'est pas l'action mais l'aspect psychologique et les luttes de pouvoirs dans des administrations aussi tentaculaires qu'obscures. Il y a deux aspects dans ce film. Tout d'abord l'héroïne qui tente de cacher son espionnage au MI5 tout en aidant l'IRA pour éviter les soupçons alors qu'elle semble ne pas véritablement croire en l'action violente. De l'autre nous avons l'agent du MI5 qui fait tout pour protéger son agente menacée par des décisions de l'agence. N'y aurait-il pas quelque chose de caché derrière cette nouvelle informatrice. Tout ceci est formé sur le contexte de la lutte armée pour l'Irlande et contre l'Angleterre. Belfast est remplie de soldats et de policiers lourdement armés qui agissent en présence d'une population probablement hostile qui peut cacher des terroristes. Le moindre regroupement peut cacher des membres de l'IRA et même un enterrement est sous contrôle de la police pour éviter l'hommage militaire. Pourtant, il est toujours possible de vivre plus ou moins normalement.

Image: Allociné

Site officiel

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11:43 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shadow dancer, ira, irlande, angleterre | | | |  Facebook

09/02/2013

Gangster Squad

Un film de policier durant l'époque de la lutte contre la mafia à toujours un petit parfum qui attire. Et j'ai été attiré malgré l'impression que le film envoie un message que je n'apprécie pas vraiment. Nous sommes dans les années 50 à Los Angeles. La ville est sous la main de fer de Mickey Cohen. Ce dernier est si puissant que les rares magistrats et policiers qu'il n'a pas acheté sont totalement découragés. Malgré le fait que tout le monde sache qui il est vraiment personne n'ose être critique envers lui. La ville est sur le point de tomber durablement sous la coupe de la mafia. Heureusement, un dernier policier ose encore s'élever face à la puissance de Cohen. Avec l'aide du chef de la police il va monter un escadron particulier. Celui-ci n'existe pas, il ne rend pas de compte et il n'arrête personne. Son seul but est de faire la guerre contre Cohen et tous les moyens sont bons pour atteindre la victoire. Tous? Vraiment?

Bon, on va commencer par les aspects qui ne font pas débats. La bande originale est plutôt intéressante et assez exaltante. Les acteurs n'ont pas vraiment à rougir non plus. Ce qui m'a dérangé concerne plutôt le message du film. Le héros se dit policier. Mais, et on s'en rend compte rapidement, c'est un policier violent qui fait fi de la procédure. Peu lui importe d'avoir un mandat ou de frapper des suspects pour avoir des aveux. Il souhaite des résultats. La mise en place de son escadron suit cette même logique. La loi et l'aspect légal ne comptent pas. Ce qui compte c'est détruire Cohen. Le message serait donc que la loi et les procédures ne font que ralentir les policiers si ce n'est, pire, aider les criminels. Il est donc légitime pour lutter contre la haute criminalité d'abandonner l'aspect légal de la procédure pour agir dans l'arbitraire total. C'est oublier que les procédures ont un but: protéger les citoyens contre l'arbitraire de l'état. Heureusement, la seconde partie du film montre l'escadron rechercher la légalité et tenter de faire tomber Cohen par les voies légitimes. L'ordre revient donc non pas grâce à des actions musclées mais par l'usage des instruments légaux. Ce point sauve le film d'un message dangereux dans une démocratie. C'est aussi un film de mecs. Il y a, en tout et pour tout, deux personnages féminins construits (les autres sont des figurantes qui disparaissent aussi vite qu'elles sont apparues). Dans ces personnages la première est une femme de flic enceinte qui tente de garder son maris en vie et qui lui rappelle son rôle de père et la seconde est une starlette déchue qui tombe amoureuse d'un flic. Elles n'ont pratiquement aucune importance si ce n'est rappeler un devoir envers la famille ou pour être sauvée. Ce serait bien d'avoir un film ou les femmes ont un véritable rôle pour une fois...

Image: Site officiel

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10:27 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gangster squad, los angeles, mafia, loi, corruption | | | |  Facebook

08/02/2013

Lincoln

J'ai enfin pu aller voir Lincoln! Il en a fallu du temps mais des circonstances en dehors de tout contrôles de ma part (trop de gens dans les salles) m'ont empêché d'aller voir ce film auparavant. Lincoln, l'un des présidents des USA les plus connus. L'homme qui a gouverné la nation durant la guerre de sécession et qui a lancé la fin de l'esclavage aux États-Unis. Cet homme nous est présenté ici par Spielberg. Le film se concentre sur une période particulière de la vie de Lincoln. Celle qui voit arriver la fin de la guerre et, surtout, l'adoption du 13ème amendement à la constitution. Celui qui prévoit l'interdiction de l'esclavage. Mais une telle victoire politique est loin d'être aisée à obtenir. Le président multiplie donc les manœuvres politiques et corruptrices pour être certain de réussir. Il doit calmer les ardeurs de certains politiciens tout en s'arrogeant le soutient de certains démocrates. Tout ceci pour qu'un vote historique puisse être obtenu.

Bon je vais d'abord parler d'un point qui ne fera sûrement pas débats. Les acteurs sont tous extrêmement bon. En fait, j'ai rarement vu un jeu aussi maîtrisé dans un film. C'est simple je n'arrive pas à trouver un personnage qui ne me convainc pas. Ils sont tous superbement incarné. L'image est tout aussi belle. Les scènes sont toutes magnifiquement mises en place et on sent une très forte maîtrise de la part du réalisateur. Malheureusement la fin du film est un peu gâchée par quelques minutes supplémentaires peu intéressantes et qui auraient pu être supprimées. Mais c'est bien l'une des rares critiques que je puisse faire (d'autant plus que je ne suis pas expert dans ce domaine).

Le film a été critiqué pour n'avoir laissé aucune place à l'importance des femmes noires dans la lutte contre l'esclavage. Je suis quasiment ignare en histoire des États-Unis mais je pense que cette critique peut facilement être expliquée. Ce n'est pas que l'on laisse dans l'ombre les femmes mais un biopic se concentre sur un individus particulier dont il illustre une période de la vie. Les défauts sont donc de mettre dans l'ombre les autres individus et les longues luttes qui ont permis l’événement sur lequel se concentre le film. Il est donc, à mon avis, difficile de critiquer l'absence des femmes sans critiquer la forme même du biopic. Ce qui n'empêche pas de considérer que ce film donne une place à part à Lincoln. Cet homme est érigé au rang de dieu. Les personnages l'observent avec vénération et l'armée ainsi que la population semble tous s'unir sous sa sagesse parentale. Les dissensions sont très peu développées quand elles ne sont tout simplement pas évacuées. Or, j'ai du mal à croire qu'aucune contestation n'existait dans le peuple américain. Le second aspect concerne les concernés proprement dit. Le film parle de la fin de l'esclavage mais on se rend vite compte que jamais des personnages noirs n'ont un rôle important. Ils et elles sont toujours présent-e-s mais en arrière fond avec un rôle de servant-e-s. Rarement ils osent prendre la parole et on parle d'eux et pour eux plus qu'on ne les écoute. Les principaux intéressés sont donc presque oublié et laissent - trop - la place à Lincoln pasteurs des USA.

Image: Site officiel

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06/02/2013

Chroniques d'un croque-mort à l'humour noir. Quel manque de savoir-vivre par Jean-Claude Marchand

Titre : Chroniques d'un croque-mort à l'humour noir. Quel manque de savoir-vivre51xfLWlVP2L._SL500_AA300_.jpg
Directeur : Jean-Claude Marchand
Éditeur : Favre 2012
Pages : 204

Encore un cadeau que j'ai, cette fois, très rapidement lu. L'auteur y développe son expérience dans l'industrie des pompes funèbres dans une petite ville de la Suisse romande. Comment en est-il arrivé là? C'est après une nouvelle restructuration qu'il perd son emploi précédent. Après une recherche d'emploi aussi fastidieuse qu'inutile pour son âge (bien que personne ne l'avoue jamais) il réussit à trouver un emploi précaire comme auxiliaire dans une entreprise de pompe funèbre. Dans ce livre il nous livre le quotidien de son travail difficile et peu apprécié. En effet, le croque-mort n'est connu de la famille que dans le cas d'un décès. Outre sa vie - si je puis dire - de tous les jours il nous offre aussi un certain nombre de petites anecdotes. Il écrit tout ceci avec un léger humour patiné de colère de temps en temps.

L'auteur n'est pas écrivain. On le sent très rapidement. Mais pourrions-nous écrire un tel livre si nous étions à sa place? Bref, il ne faut pas chercher l'exercice de style ou des descriptions à la Zola mais un simple témoignage qui a le mérite d'exister et de réussir à nous faire sourire malgré les anecdotes qui sont narrées. Le principal intérêt de ce livre est bien de nous plonger dans les pensées d'une personne qui est entrée dans un milieu fermé et mis de coté sans vraiment le vouloir. Cet homme y a trouvé de nombreuses injustices mais aussi des moments de profondes humanités. Cependant, à l'instar de l'auteur, je ne vais pas me lancer dans une diatribe enflammée sur la signification de la mort et de la vie (on connaît déjà la réponse et c'est 42). Ce livre est un témoignage qui, aussi imparfait soit-il, est plaisant à lire.

Image: Amazon

11:56 Écrit par Hassan dans contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croque-mort | | | |  Facebook

04/02/2013

Histoire de la virilité. L'invention de la virilité. De l'antiquité aux lumières sous la direction de Georges Vigarello

Titre : Histoire de la virilité. L'invention de la virilité. De l'antiquité aux lumières
Directeur : Georges Vigarello
Éditeur : Seuil 2011
Pages : 578

J'ai reçu ce (gros) livre en cadeau. Il pose la question de la virilité et de son histoire. En effet, si on ne naît pas femme mais on le devient il semble logique d'avoir la même position sur l'homme. Alors qu'elle est l'histoire de la masculinité et de cette vertu qui serait au centre des hommes: la virilité. Voila tout le programme de ce premier tome qui passe de l'antiquité aux lumières. C'est un gros morceau!

Assez logiquement le livre est divisé selon les périodes historiques classiques. On commence donc tout naturellement par l'antiquité et, en particulier, les civilisations grecques et romaines. Les deux grandes civilisations se retrouvent sur certains points tout en s'écartant sur d'autres. Ainsi, la pratique de l'"homosexualité" (que je met entre guillemet car le terme est anachronique) se retrouve aussi bien à Athènes qu'à Rome. Mais cette pratique consiste surtout en une différenciation entre passif et actif qui est valable et possible pour une période particulière ou/et face à une personne particulière. Il est ainsi bien vu, en Grèce, d'avoir une relation passive avec un homme plus âgé mais celle-ci ne doit pas dépasser l'entrée dans l'âge d'homme. La pratique du sport est aussi très différente. Chez les deux peuples elle permet l’entraînement à la guerre mais Rome refuse catégoriquement la pratique de la nudité dans le sport alors qu'elle est vue comme le sommet de la civilisation en Grèce. La virilité porte donc surtout sur une capacité à prendre les armes et à se battre en lien avec des codes de comportements sociaux très précis.

L'époque médiéval et la période qui la précède est le lieu de profondes mutations. Les barbares sont à la fois des hommes parfaits et virils dans leur pratique de la guerre, bien que non-civilisés, et se romanisent. Mais, durant l'époque médiévale, c'est la guerre qui importe. Cette vision, un peu caricaturale, que les romains ont du barbare est corrigée par les auteurs. En effet, l'homme barbare considère la guerre comme importante mais les morts emportent aussi dans la tombe des objets ayant un lien avec la sociabilité et la force contre la nature. L'homme viril doit être capable de combattre et de mourir avec courage. Il doit être capable de frapper de toute sa force et de faire état de ses capacités par des vantardises exagérées. La sexualité et le combat sont donc brutes et directes.

S'ensuit la partie la plus importante du livre (8 chapitres) et la conclusion sur les lumières. L'époque moderne est tout autant l'occasion de mutation dans la vision de la virilité. Plutôt que la force brute les hommes modernes doivent être capables de grâce et de rhétorique. On peut expliquer ceci par une modification à la fois du rôle du noble dans la société française et de l'épée qui permet maintenant une escrime gracieuse et élaborée en direction de coup d'estoc plutôt que de taille. Le noble mâle doit être capable aussi bien de se battre que de faire la preuve d'un maintien de sois et d'une tempérance. Il doit prendre soin de lui et pouvoir combattre avec les mots dans le cadre de la société de cour. Cette période commence aussi à élaborer une construction de la virilité du roi qui doit se montrer et être montrée comme exemple (un chapitre entier y est consacré). Enfin, un dernier chapitre examine ce que les grandes découvertes et le contact avec des "sauvages" implique dans la vision de la virilité. Les sauvages sont-ils des hommes parfaits et forts épargnés par la civilisation ou de simples animaux instinctifs? La partie qui conclut le livre en parlant des Lumières est l'occasion d'examiner les mutations dans la pratique des jeux et du sport ainsi que le modèle populaire. Ce dernier montre une prégnance de la violence dans les lieux publics dont sont victimes les femmes comme possibles partenaires sexuels (de force s'il le faut). Mais créer une famille est un besoin tout aussi impérieux et implique une forme de virilité différente. Dans la famille l'homme doit dominer la femme et non le contraire.

Bien que j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre je me dois de faire quelques critiques. Tout d'abord, ce premier tome permet de (dé)montrer qu'être un homme ne vient pas de sois. Cela implique de suivre des rôles et des rituels particuliers qui mutent selon la période considérée et la civilisation. Ainsi, notre vision de la virilité n'est absolument pas la même que celle de la noblesse française au XVIe siècle. Cette historisation de la virilité est nécessaire pour comprendre notre propre vision et les possibilités de changements.

Ma première critique concerne la place donnée aux époques antiques et médiévales. Celles-ci ne prennent qu'un quart du livre. Les chapitres les concernant sont très généralistes. J'aurais apprécié des chapitres plus pointus sur des points particuliers. Par exemple l'éducation, le sport et la pédérastie. Ce qui aurait permis de mieux comprendre les différences et les similitudes entre civilisations voir entre villes (Athènes et Sparte par exemple). Ensuite, les chapitres de ce premier tome se basent principalement sur les élites des différentes époques considérées. Par exemple, le chapitre sur la peinture et les portraits et très intéressant mais est-ce que le peuple les comprend? Je trouve que l'on oublie largement la population la plus importante. Mais ce point s'explique très probablement par le problème des sources. Difficile de savoir ce qu'un paysan du XVe siècle pense de sa virilité. Enfin, ce livre, comme souvent dans les livres d'histoire français. est très eurocentriste (si ce n'est franco-centré). On examine la virilité telle qu'elle a été conceptualisé dans le cadre de l'Europe et de deux grands exemples: la France et l'Angleterre (un peu). Les autres civilisations, antiques ou non, et pays sont ignorés. Mais n'y aurait-il pas des points intéressants à examiner en Égypte ou en Russie voir, pour aller plus loin, au Japon? Bref, cette histoire de la virilité oublie de dire qu'elle est une histoire de la virilité européenne. Mais ces critiques ne m'empêchent pas de considérer que ce livre est non seulement intéressant mais plaisant.

Image: Éditeur

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12:20 Écrit par Hassan dans antiquité, Histoire, LGBTIQ, moderne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : virilité, masculin, histoire | | | |  Facebook

Downton Abbey saison 1-3

Qu'est-ce-que Downton Abbey? Une série anglaise qui prend place de 1912 à 1921 sur trois saisons et deux épisodes de noël. Elle dépeint la vie (pas si) mouvementée d'une famille aristocratique qui tente de (sur)vivre dans les sursauts des débuts du XXe siècle. L'histoire commence donc lors du naufrage du Titanic. La famille en est dévastée car ses deux héritiers meurent d'un seul coup. Il est donc nécessaire de trouver comment léguer Downton et ses terrains pour éviter la destruction du domaine. C'est ainsi qu'un jeune homme de classe moyenne sera contacté. Mais l'aristocratie et les servants de Downton accepteront ils l'arrivée d'un homme qui n'a pas la prestance dûe à sa place sociale? Le domaine pourrait bien en souffrir ou en ressortir grandi et plus puissant que jamais.

Je vais commencer par parler des acteurs. Ces derniers sont, à mon avis, tous magnifiques dans leur rôle et c'est un vrai plaisir que de les voir bouger dans le décor de Downton. On retrouve quelques têtes connues (la plus connue étant la Comtesse de Grantham (Maggie Smith) qui était aussi la professeure McGonagall dans Harry Potter. Son talent d'actrice est tout simplement indescriptible et je vous propose plutôt de regarder que de me lire. Ce qui fait le génie de cette série ne concerne pas que les acteurs et actrices. On est aussi servi avec de superbes dialogues plus croustillant les uns que les autres. C'est, d'ailleurs, le principal intérêt d'une série autrement très lente.

L’intérêt d'une série prenant pour époque et contexte le début du XXe siècle et l'aristocratie est de montrer les mutations et ses effets sur une famille des plus traditionnelles. Sur ce point je suis à la fois comblé et frustré. Comblé parce que les questions sociales et économiques du début du XXe et de l'immédiat après-guerre sont montrées si ce n'est simplement mentionnées. Ainsi, le féminisme commence à prendre son essor tandis que les vieilles familles doivent accepter une modernisation pour survivre. Ce qui conduit certains personnages à devoir accepter quelques couleuvres. On sent une tentative de la famille de rester en dehors du mouvement. Mais cette tentative est mise à mal par la force des changements en cours. Malgré tout, ces mentions sont rares et lentes probablement à cause du caractère aristocratique de la famille. Mais je suis aussi très frustré parce que je n'ai pas forcément l'impression de me retrouver en face d'une famille réaliste. En fait, les membres de cette famille sont tous beaucoup trop gentils et compréhensibles (particulièrement le père et chef de famille Lord Grantham). Certains points auraient dû mener à d'énormes scandales et des déchirements durables au sein de la famille. Au final nous avons un semblant de colère suivi rapidement d'une acceptation et d'un retour à la normale à peine ponctué de quelques piques sarcastiques. De ce point de vue le personnage de Lord Grantham est particulièrement lisse et ne fait qu'incarner l’aristocrate paternaliste. Heureusement d'autres personnages rattrapent ce point en étant plus poussé à l'instar de Sybill ou de Branson (parmi mes préférés). En conclusion je vous conseille cette série.

Image: Site officiel

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03/02/2013

Seven Psychopaths

Seven Psychopaths semble ne pas être très apprécié par la critique. Il est clair que ce n'est pas Tarrantino mais la comparaison est-elle souhaitable? Ce film suit un homme, Irlandais, qui tente d'écrire un scénario pour un film sur 7 psychopathes. Le problème c'est que l'écriture n'avance pas. C'est à peine s'il réussit à décrire un seul des 7 personnages et il n'a encore rien qui pourrait, théoriquement, les relier. C'est donc un peu la merde pour cet écrivain. Heureusement pour lui il a quelques amis qui sont prêts à l'aider s'il en a besoin. Mais alors qu'il tente de mettre de l'ordre dans ses idées il se retrouve impliqué dans une entreprise de kidnapping de chiens qui a mal tourné. Il est vrai que les choses vont rarement bien quand on vole le chien préféré du chef de la mafia locale.

Les critiques sont peut-être dubitatives voir négatives mais moi j'ai bien aimé. La première bonne surprise est Colin Farrell qui gagne définitivement son surnom de sexy irish guy dans mes futures conversations. Il est tout de même bien entouré par Christopher Walken qui joue Hans, Sam Rockwell et Woody Harrelson (oui il y a assez peu de personnages féminins...). Ce trio fonctionne très bien à l'écran. La seconde surprise est l'histoire proprement dites. Je m'attendais à un banal film d'action qui joue sur des personnages plus dingues les uns que les autres. Je me suis trouvé face à quelque chose d'un peu plus compliqué avec des personnes tous plus dingues les uns que les autres. D'ailleurs, l'ouverture du film marque l'ambiance. Mais ce qui est le plus troublant dans l'histoire c'est de trouver qu'elle est la réalité et qu'elle est a fiction. Les personnages naviguent entre le scénario en train d'être écrit, le film qui figure la réalité et nous, spectateurs, questionnés sur notre rapport face à la fiction. L'auteur se rend compte que ce qu'il écrit n'est pas forcément si fictionnel tandis que les personnages décrivent - et fantasment - des scènes de films d'action. Ces fantasmes sont rapidement évacués par une tentative de faire ce qui peut sembler réel. Bref, on se perd et on se retrouve dans un monde coincé entre fiction et réalité ou l'un et l'autre ne sont plus si clairement identifiés. Et j'avoue que j'aime bien ça.

Image: Site officiel

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11:49 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : psychopathes, irlandais sexy | | | |  Facebook