29/03/2013

The Croods

Il y a déjà un petit moment qu'on entend parler de ce film qui apparaît sur toutes les pubs possibles et imaginables. Les Croods sont une famille. Ils sont des hommes (et femmes) des cavernes qui vivent seuls et difficilement dans un environnement très hostile. Leurs règles visent toutes à la survie et cette dernière n'est possible qu'en se cachant dans une caverne pour n'en sortir que le jour et peu de temps. En fait, quand les Croods sortent c'est avant tout pour chercher à manger. Tout le monde accepte cette vie sauf Eep l’aînée des enfants. Eep est curieuse de connaître ce qui se cache derrière la falaise. Et cette curiosité ne fait qu'augmenter quand elle rencontre Guy qui fuit une catastrophe et cherche son rêve.

Ce film d'animation est vraiment bon! Ils se sont amusés à changer les animaux pour créer des espèces exotiques tout en étant familières. Je parle, par exemple, du hibou plein de griffes, du chat à la tête gigantesque ou encore des baleines terrestres. Ce qui nous permet d'entrer dans un univers très colorés et surprenant. Il y a aussi de très nombreuses références envers des objets que l'on connaît tous aujourd’hui comme l'animal qui se nomme Belt et que Guy porte autour de sa taille. Le message de l'histoire n'est trop mauvais non plus. Il concerne l'importance de se jeter dans l'inconnu malgré ses peurs pour réussir à trouver ce qui nous attend. On apprécie aussi les nombreux gags qui ne tombent pas du tout à plat. C'est donc un très bon film d'animation que j'apprécierais de revoir!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. C'est drôle, c'est exotique, c'est romantique et plein d'action... Que demander de plus?

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:49 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croods | | | |  Facebook

27/03/2013

Lost Girl saison 1

La girl power de la série Dark Angel vous manquait? Je vous présente Bo l'héroïne de Lost Girl qui reprend fièrement le flambeau! Bo est une jeune femme qui vit au jour le jour et se cache des autorités. En effet, chaque amants qu'elle a eu a été retrouvé mort. Est-ce une serial killer? Non je vous rassure Bo est simplement une succube. Mais elle ne commence à le savoir que quand elle est rattrapée par les représentants de l'ordre d'une société qu'elle ne connaissait pas. Car dans l'ombre vivent les fae prédateurs naturels des humains. Ils se cachent mais contrôlent une partie de la société pour leurs besoins. Bienvenue en haut de la chaîne alimentaire!

J'aimais bien Dark Angel à la fois pour son coté futur alternatif (oui maintenant c'est alternatif!) et parce que le personnage principal est une femme qui n'a pas besoin d'être sauvée. Ça n'empêche pas de recevoir l'aide de mâles qui l'entourent mais elle ne reste pas plantée dans une tour en robe rose. On retrouve ceci dans Lost Girl. L'héroïne sait se battre, elle aime se battre et elle prend des décisions qui ne sont pas toujours populaires malgré les conseils plus ou moins physiques de ses comparses masculins. Mieux encore, en tant que succube elle aime le sexe et ne s'en excuse pas. Elle n'est pas un objet mais une femme actrice de sa vie. Cette série a donc le grand mérite de nous offrir un personnage que j'apprécie. Ce qui n'empêche absolument pas d'avoir un petit coté kitsch. Ce qui n'empêche pas non plus de se rendre compte que la série est loin d'être la meilleure du moment. Mais est-ce vraiment utile quand on s'amuse et quand on apprécie les personnages et les intrigues?

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une héroïne badass, des fae sexys (des deux sexes), de l'action et des tenues de cuir pour tout le monde. Que demander de plus? Ah oui, que la série continue!

  • Joss Whedon.

Site officiel

Image: Allociné

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16:51 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lost girl, canada, fantasy, fae, bit-lit | | | |  Facebook

Casablanca

Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale, l'Europe est sous la coupe de l'Allemagne nazie. Des milliers de personnes font tout pour quitter le continent et partir aux États-Unis. Mais les voies sont difficiles quand elles ne sont tout simplement pas fermées. Casablanca sous contrôle de Vichy est l'une des villes de transitions. Mais il est bien plus difficile d'en sortir que d'y rentrer. Entre le marché noir et la corruption des magistrats personne n'est à l’abri. Dans cette ville un américain, Rik, tient un café dans lequel une bonne partie de la criminalité se déroule. Que ce soient les jeux de casinos ou les ventes de visas. Mais quand le célèbre dissident Victor Laszlo et sa femme Ilsa débarquent la tranquillité relative du café pourrait bien être compromise. Car Laszlo ne doit pas quitter Casablanca et Ilsa et Rik ont un passé chargé.

Du romantisme, du suspens et de la comédie parfaitement dosés dans ce film vieux et un peu étrange. Étrange car il est souvent ridicule. Bien que les acteurs me semblent des plus convaincants les dialogues m'ont parus très ridicules. C'est probablement voulu dans certains cas. J'ai bien aimé, par exemple, la manière dont le policier français et le policier italien se chamaillent constamment. L'italien est d'ailleurs superbement ignoré par le représentant de l'Allemagne. Je doute que Mussolini ait apprécié. Outre ceci il y a les dialogues romantiques qui sont dégoulinant de mièvrerie. Mais aussi les scènes que je trouve des plus irréalistes. Imaginez, vous êtes un leader de la résistance en fuite. Est-ce que vous réservez une table à votre nom dans un café? Je ne pense pas! Eh bien Laszlo le fait et continue sa soirée avec une dialogue poli entre lui et le dignitaire nazi! Je ne trouve pas ça très réaliste... Et pourtant le film fonctionne!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Intéressant, écrit et réalisé en 1942 il y a probablement des aspects de propagandes qui m'ont échappé (après tout je ne suis pas un expert), il est bien joué. Bref, j'ai gagné quelques points d'expérience en culture cinématographique.

  • Joss Whedon

Image: Allociné

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26/03/2013

No!

Nous sommes au Chili à la fin des années 80. La dictature de Pinochet est obligée de mettre en place un référendum pour demander au peuple si celui-ci souhaite que Pinochet reste au pouvoir. Exceptionnellement l'opposition, jusque-là muselée, a accès à la télévision pour 15 minutes tous les jours. C'est donc une opportunité énorme de critiquer sans être censuré un régime terroriste. Mais les opposants ne croient pas en leur victoire et souhaitent seulement pouvoir enfin parler librement. Ils décident donc d'engager un expert en communication qui travaille dans la publicité. En suivant les normes des pubs les opposants réussissent à envoyer un message inattendu d'espoir et de renouveau. Mais comment la dictature va-t-elle réagir?

A mon avis ce film est bien servi grâce à un grand nombre de bons acteurs. La réalisation réussit à nous mettre dans l'ambiance de l'époque avec l'arrivée des micro-ondes et les pubs absolument ignobles de l'époque. Malheureusement, quelqu'un a eu l'idée un peu étrange de choisir de filmer ce film avec du matériel d'époque. Cet aspect donne une impression de documentaire filmé durant les événements mais je l'ai surtout trouvé un peu désagréable. Un grain énorme, des contre-jours et un son pas toujours à la hauteur ont un peu baissé mon plaisir devant ce film. Mais ma critique se porte surtout sur l'histoire. A mon avis, et sans connaître l'histoire du Chili, l'intrigue est trop simpliste. On a l'impression que tout a reposé sur ces quelques spots de télévision qui ne duraient que 15 minutes. Je pense que l'idée même de participer à ces spots à du créer d'énormes débats dans l'opposition. Se réunir pour agir ensemble à du être tout aussi compliqué. Mais la seule contradiction que l'on observe dans l'opposition n'est visible qu'au début du film. Cependant, ce film est intéressant à voir et il m'a permis de connaître un événement impressionnant.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. La fin d'une dictature et les débuts de la démocratie tout ça en partie grâce à des spots télévisés humoristiques. Sans oublier les très bons acteurs. Bref, malgré ses défauts un film que je conseille

  • Joss Whedon

Image: Allociné

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12:01 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : no, pinochet, democratie, dictature | | | |  Facebook

25/03/2013

Warmbodies

J'étais fatigué, j'en avais marre, je ne voulais surtout pas réfléchir. Je suis donc allé voir Warm Bodies qui avait l'intérêt de ne pas sembler être casse-tête et de ne pas durer trop longtemps. L'histoire a lieu après un cataclysme mondial qui aboutit à la zombification de la Terre. Une seule enclave humaine résiste à la maigre connaissance des personnes encore capables de réfléchir. Mais le héros est un zombie. Son nom est R et il n'est pas tout a fait comme les autres. Surtout quand il fait la connaissance de Julie. Leur rencontre semble lancer un changement qui risque de tout changer!

Je n'ai pas honte de dire que j'ai bien aimé ce film. Il est bien joué par des acteurs convaincants. Celui qui joue R a dû souffrir mais il réussit à bien incarner un zombie. On aurait pu avoir peur que le film soit ridicule mais la réalisation a réussi à l'éviter. En effet, le film possède un petit coté décalé sympathique qui s'incarne dans les pensées de R sur ce qu'il est et ce qu'il est en train de faire. La réalisation réussit à créer des relations entre les zombies qui sont à la fois humaines et zombies. Mais sa plus grande réussite est sa longueur. En effet, le film dure exactement le temps nécessaire pour qu'il ne devienne pas ennuyeux. J'ai aussi apprécié le message que j'ai pensé trouver dans le film. En effet, il me semble que le plus important pour la fin du film est de montrer que la peur du différent, de l'étranger, ne résout rien. Il est inutile de s'entourer de murs et de considérer que l'extérieur n'est qu'un lieu barbare dans lequel on ne doit voyager que fortement armé et prêt à tirer sur tout ce qui bouge. Au contraire, il faut briser les différences et s'accepter pour réussir à atteindre la paix.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Rien qui ne soit révolutionnaire mais un bon film bien joué et bien écrit qui ne tente pas d'être plus que ce qu'il est.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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12:07 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : zombies, amour, murs, warmbodies | | | |  Facebook

21/03/2013

Homeland par Cory Doctorow

Titre : Homeland
Directeur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 343

Je retourne chez Cory Doctorow pour encore trois romans dont celui-ci. Ceux et celles qui me lisent régulièrement savent que j'ai un léger problème avec Doctorow. Soit j'apprécie énormément ce qu'il écrit soit je trouve que ça manque singulièrement de rythme. Une petite perle comme Little Brother se trouve laisse la place à un livre trop long comme Maker. Mais c'est de Homeland que je souhaite parler maintenant. Ce roman est la suite de Little Brother. Marcus a connu un peu de célébrité mais il a aussi dû continuer à vivre et prendre des cours à l'université. Malheureusement les temps sont difficiles et ses deux parents ont perdus leur travail. Comme sa bourse dépendait du travail de son père Marcus s'est endetté de plus en plus avec des prêts étudiants (ces prêts sont probablement la pire idée au monde!) et il a du quitter l'université car il ne pouvait plus tenter de travailler pour un salaire et étudier en même temps. S'en est suivi une année de chômage plus ou moins intense. Pour oublier cette période de sa vie Marcus a donc décidé d'aller au Burning Man avec sa copine Ange. Mais une vieille connaissance le rencontre à l’événement et lui donne une clé USB qui possède des documents très embarrassant pour une certaine compagnie et une certaine Carrie Johnstone. Quand cette connaissance disparaît Marcus doit décider que faire de ces documents et s'il accepte de risquer la torture à nouveau.

Comme souvent Doctorow donne un message militant dans ses romans. Celui-ci ne sera pas l'exception à la règle. Doctorow y développe une histoire qui se concentre sur une compagnie privée de mercenaire qui développe un très fort lobby pour faire entrer des lois qui l'arrange. Cette compagnie regroupe tout ce que l'état n'a pas eu envie d'engager pour diverses raisons ou les personnes qui ont été virées de leur poste à l'armée, la CIA ou d'autres. Doctorow décrit une entreprise qui n'hésite pas à violer la vie privée des citoyens, à faire du chantage, de la corruption voir à kidnapper des personnes qui peuvent lui poser des problèmes. C'est donc le danger des compagnies de mercenaires qui est développé ici. Mais ce n'est pas le seul message. L'auteur essaie aussi de comprendre comment un système peut perdre la tête et comment on peut le remettre en place. L'économie est presque inexistante et Los Angeles est sinistrée, derrière se cachent de puissants intérêts privées qui font tout pour sauvegarder leur argent et en récolter plus. Ils le font grâce à la police parfois mais ces derniers ne sont pas décrits, ni considérés, comme mauvais. Au contraire Doctorow montre une forme de quasi-honte de ces policiers de devoir réprimer des manifestations de masse qu'ils supportent probablement dans leur vie privée. Ce dernier point, la vie privée, est aussi un thème majeur de Doctorow. Ce dernier pense qu'une démocratie ne peut fonctionner sans une dose minimum de protection de la vie privée. C'est la raison pour laquelle Marcus est si sensible envers ses informations personnelles et la manière de les protéger. Ce qui permet à Doctorow de nous offrir quelques recettes qui permettent de se protéger (j'ai découvert paranoid android qui existe réellement). Au final, c'est une réflexion sur la démocratie, ses besoins et son fonctionnement que nous offre Doctorow.

Je peux donc dire que j'ai apprécié ma lecture. Le livre est bien écrit et intéressant. Cependant je trouve que l'auteur s'y est moins bien prit que dans Little Brother. La fin, par exemple, est un peu frustrante. On ne sait pas vraiment ce qui s'est passé, si les personnages dont on nous parler durant 300 pages ont connu le succès ou non. On doit deviner sans avoir aucun indice ou presque aucun. Cependant, toutes personnes qui se dit démocrate ou qui s’inquiète pour la vie privée y trouvera une histoire qui lui plaira.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • A lire. Doctorow n'est pas le meilleur écrivain au monde. Mais il réussit à mettre en place des histoires intéressantes que j'ai plaisir à lire. Cependant il y a souvent des petites imperfections qui m'empêchent de considère Doctorow comme l'un de mes auteurs fétiches.

  • Tolkien.

Image: Site de l'auteur

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18/03/2013

De la résistance à la guerre civile en Grèce 1941-1946 par Joëlle Fontaine

Titre : De la résistance à la guerre civile en Grèce 1941-1946arton680.jpg
Directeur : Joëlle Fontaine
Éditeur : La Fabrique 2012
Pages : 377

Ces derniers temps on parle souvent de la Grèce. Le pays est en train de sombrer dans les dettes et se fait contrôler par des instances étrangères non-démocratiques. L'extrême droite néonazie a une importance de plus en plus grande dans la vie politique du pays et les mouvements sociaux sont de plus en plus importants. Mais ce que l'on ne sait pas c'est d’où viennent ces problèmes? Car la Grèce a une histoire qui explique comment elle en est arrivée à ce point. Cette histoire est en partie racontée dans le livre de Joëlle Fontaine.

L'auteure a écrit son livre de manière chronologique en 12 chapitres. Ces 12 chapitres permettent d'abord de dépeindre la manière dont la résistance commence à s'organiser sous l'égide du KKE le parti communiste grec. L'auteure montre que la résistance grecque est l'une des meilleure d'europe et qu'elle a empêché l'occupant allemand de contrôler la majeure partie du pays. Comme dans la plupart des pays d'Europe la résistance est fortement communiste. Mais le parti communiste grec essaie toujours d'adjoindre un maximum de forces à son organisation et acceptant les compromis. Son but pendant et après la guerre est de créer une union nationale jusqu'à ce que le peuple puisse décider de la forme du gouvernement. Ce qui ne l'empêche pas de mettre en place des programmes communistes autours de réformes agraires ou de gouvernements auto-constitués dans les villages. Cette réussite de la résistance fortement communiste ne peut qu'inquiéter Churchill qui a peur pour les intérêts de l'Empire en Grèce. Churchill, malgré les résistances de ses proches collaborateurs et de son allié américain, fera donc tout pour que le roi de Grèce retourne à Athènes et pour que le gouvernement précédent soit remis en place. Et quand je dis tout je dis bien tout car cela implique de mentir à la résistance, d'occuper Athènes et de soutenir les anciens groupes para-militaires qui ont collaboré avec les allemands. On se trouve donc dans une situation étrange dans laquelle les collaborateurs sont encensés par Churchill et mis au-delà de tous risques judiciaires alors que les résistants risquent la prison si ce n'est les camps d'internements. Se déroule durant ce temps plusieurs mois que je qualifierais de fortement naïf. Les dirigeants de la résistance continuent, toujours, de souhaiter un gouvernement d'union national alors que se prépare un coup d'état. Les résistants pensent toujours que l'Angleterre de Churchill ne fera rien et qu'ils recevront un soutien bolchevique. Mais il n'en est rien et les sphères d'influences de la Guerre Froide commencent déjà à se mettre en place. Il est trop tard quand le KKE se rend compte du piège et son désarmement sera suivi de mois de répressions juste avant une élection qui est tout sauf libre.

Bien que ce livre soit des plus intéressants je déplore tout de même qu'il soit trop chronologique. Il est presque purement événementiel mais heureusement l'auteure mais en parallèle ce qui se déroule avec les remarques et directives de Churchill et des leaders de la Résistance. Ce qui permet de comprendre les buts et les visions de chacun. Mais on peut se demander ou se trouvent les résistants dans ce livre. On trouve de grands noms, des leaders, mais on ne sait pas vraiment ce que pensent et ce que vivent les petites mains de la résistance, ceux qui prennent les armes. On ne sait pas non plus comment ont réagis les soldats anglais aux ordres qu'ils ont reçu qui contredisent, parfois, le but officiel de la guerre. Le livre permet donc surtout de montrer en quoi les intérêts d'un pays priment sur la démocratie et les droits du peuple d'un autre pays. Ce livre est tout de même très intéressant. On se rend compte, dès les premières lignes de l'introduction, que l'auteure est amoureuse de ce pays et de son histoire et qu'elle tente de partager cet amour à d'autres. Je conseille donc ce livre à toutes personnes qui souhaite en savoir un peu plus sur l'histoire récente de la Grèce. Il se lit facilement, avec plaisir et rapidement.

Image: Éditeur

16/03/2013

Cloud Atlas

J'ai fait des cauchemars cette nuit en essayant d'imaginer comment je pourrais présenter ce film en une note plus ou moins compréhensible. Ceci me stress tellement que je sens mon cœur en train d'exploser. Toutes les personnes qui ont déjà été voir Cloud Atlas comprennent sûrement pourquoi il me semble si difficile de présenter l'histoire de ce film. Mais je vais tout de même essayer et très probablement échouer. Le problème c'est que ce film ne nous présenter pas une histoire mais six histoires. Celles-ci ne se passent même pas dans les même lieux ou époques mais dans le passé, le présent et le futur lointain voir très lointain. Mais, au fur et à mesure que ces histoires nous sont contées, il apparaît que des liens et des points-communs existent entre les différents protagonistes même quand ils sont éloignés par des centaines d'années.

Ma première réaction à la sortir du cinéma a été l'incrédulité. Mais qu'est-ce que je viens de voir en fait? Mais, en y repensant, j'ai commencé à trouver des liens et des idées sur ce qui pourrait se cacher derrière ce film. Du moins j'espère parce que je suis absolument pas certain d'avoir compris l'histoire. Bien que le début des histoires soit difficile car on ne comprend ni la logique ni la raison des passages entre les époques et personnages on commence à comprendre ce qui est en train de se dérouler vers la deuxième moitié. En effet, petit à petit on commence à trouver des liens aussi bien par les personnages qui ont des noms proches que des mentions qui traversent les époques (ainsi l'histoire qui se déroule au pacifique arrive dans l'histoire du XXe en Angleterre grâce à un livre). De plus, les acteurs reviennent dans différents personnages ce qui est parfois très réussit et à d'autres moments assez raté mais ce qui permet de faire un lien. Et on découvre qu'en fait la même histoire recommence encore et toujours.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Bon ben j'ai décidé que ce film était hors catégorie. D'un coté je ne suis pas certain de l'avoir apprécié ni de l'avoir compris. Mais de l'autre il peut devenir un film culte qui sera encore connu dans 100 ans. Bref, je ne sais pas.

Image: Site officiel

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16:09 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cloud atlas | | | |  Facebook

14/03/2013

Oz the great and powerful

Je n'ai jamais vu le Magicien d'Oz. Mais comme tout le monde je connais vaguement l'histoire. C'est tout de même avec un énorme trou dans ma culture cinématographique que je suis allé voir le nouveau Disney. Ce film prend place avant les événements du Magicien d'Oz. Il commence au début du XXème siècle au Kansas. Un magicien forain, Oz, tente d'intéresser les villageois à ses petits tours de passe-passe tout en draguant les femmes. Mais un mauvais choix le conduit à devoir fuir la fête foraine. Ce qui est un tout aussi mauvais choix puisque Oz se retrouve pris dans une tornade! Quand il s'en sort enfin il se retrouve dans une contrée inconnue et colorée. Il apprendra bientôt qu'une prophétie annonçait son arrivée. Mais est-il vraiment le magicien auxquelles s'attendent les citoyen-ne-s de ce pays?

J'ai beaucoup apprécié ce film et en particulier les premières minutes. Dès le générique le ton est donné, on nous donne l'impression de revenir vers le passé du spectacle quand les décors étaient amenés avec des cordes et que ces derniers étaient peints sur du carton. Les premières minutes du film sont en noir et blanc et donnent  un aspect de retour dans le passé que j'ai beaucoup aimé. Ce n'est qu'en arrivant à Oz que la couleur arrive accentuant un aspect féerique qui restera tout le long du film. C'est donc vraiment Disney et très beau à voir.

Mais il y a tout de même quelques questions. La prophétie annonce qu'un homme arrivera à Oz pour remettre les choses à leur juste place. Il faut comprendre que l'ancien roi d'Oz est mort assassiné par l'une de ses filles. Cette dernière a pris le pouvoir, une autre a fuit et se cache et la dernière ne sert pas à grand-chose (à part être trahie et donc devenir méchante). Les femmes sont donc au pouvoir mais c'est un homme qui doit amener la paix. Pourtant Glynda, la gentille sorcière, est parfaitement capable de combattre et le prouve durant le film. Qu'en conclure? Le film semble dire que les hommes doivent être à la tête des nations pour que ces dernières fonctionnent. Alors qu'elle est la place des femmes? Si on considère Glynda comme la femme parfaite du film et Oz comme le magicien annoncé par la prophétie il suffit s'observer leur relation pour comprendre. Ce qui compte c'est de recréer au niveau de l'état ce qui sera créé au niveau du couple. L'homme comme figure paternelle qui gouverne la cité et la famille et la femme comme figure maternelle (Glynda en est la forme parfaite même avec son peuple elle se comporte en mère, en est témoin la scène ou elle lit la lettre d'Oz comme si elle lisait un conte à ses enfants). Bref, on pourrait dire que ce film défend la forme traditionnelle de la famille comme première pierre de la société qui doit généraliser cette forme. Il m'est difficile d'accepter un tel message même en ayant apprécié le film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. De superbes décors, une mise en scène intéressante et une histoire pas si mal. Il est dommage que le film semble défendre un discours traditionnel de la place des hommes et femmes dans la société. Ce dernier point pèse fortement sur mon appréciation.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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12:04 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oz, magie | | | |  Facebook

12/03/2013

Le directoire de la ligue du Gothard, 1940-1945. Entre résistance et rénovation par Michel Perdrisat

Titre : Le directoire de la ligue du Gothard, 1940-1945. Entre résistance et rénovation5504_perdrisat_2.jpg
Directeur : Michel Perdrisat
Éditeur : Alphil-Presses universitaires suisses 2011
Pages : 166

L'auteur, Michel Perdrisat, nous dépeint ici l'histoire d'un groupe qui comptait offrir une résistance contre toutes attaques étrangères contre la Suisse. Mais est-ce aussi simple?  Le sous-titre permet d'imaginer que la Ligue du Gothard n'était peut-être pas simplement une organisation de résistance mais aussi une organisation qui défendait une vision de la société particulière. L'auteur décide de nous présenter la ligue sur trois parties.

La première lui permet de nous dépeindre la "genèse" de la ligue. Nous sommes en Suisse, la France vient de capituler et notre pays pourrait être en danger. C'est dans ce contexte qu'un groupe de personnes tentent de mettre en place un esprit de résistance en Suisse qui sera concrétisé dans la Ligue du Gothard. Mais sa naissance est loin d'être facile et des problèmes entre les membres alémaniques, plus proche de l'économie, et francophones, proches de Gonzague de Reynold, se font jours. De plus, la Ligue tente de réunir les personnes de droites et les personnes de gauche dans un troisième voie qui ne soit ni le capitalisme ni le marxisme mais le corporatisme. Bref, il est difficile de réunir tout le monde autours d'un programme commun.

La seconde partie est une prosopographie qui nous permet de comprendre qui sont les membres les plus influents du directoire et quels sont les associations qui se cachent derrière. Ce chapitre permet donc de comprendre les idéologies des personnalités qui se trouvent dans le directoire ou qui l'on influencé. L'auteur montre que deux personnes ont eu une influence importante: Gonzague de Reynold et sa vision d'une Suisse d'ancien régime gouvernée autoritairement et Denis de Rougemont et sa vision du corporatisme. Mais le directoire est aussi influencé par des groupes comme les mouvements syndicaux, corporatistes, le groupe Esprit, la Ligue des Sans-Subventions, Dutweiller, ... et surtout le Réarmement Moral. Ces groupes défendent en grande partie une vision autoritaire et élitiste de la Suisse pour se conformer au nouvel ordre européen de l'époque. Mais c'est le Réarmement Moral et sa vision chrétienne et anti-communiste qui influence le plus la Ligue. Ce qui mène la Ligue à interdire l'entrée aux juifs et aux francs-maçons!

Dans la troisième et dernière partie l'auteur décide de présenter les programmes du Directoire de la Ligue du Gothard entre 1940 et 1945. Le programme défend d'abord une réunion des différents partis autours d'une remise en cause du fonctionnement politique de la Suisse et le corporatisme. Celui-ci se modifie entre 1943 et 1945 pour se concentrer sur la propagande et la menace communiste. Mais l'auteur examine aussi une question importante: la Ligue est-elle un organe de résistance ou de rénovation? Il montre que le programme de la Ligue portait sur une modification dans un sens autoritaire du gouvernement Suisse autours du Conseille Fédéral Etter. Ce qui mène la Ligue à s'allier à des groupes qui parlent ouvertement de révolution et de prise de pouvoir (parfois militaire). En somme, selon l'auteur, la Ligue était l'un des principaux dangers pour la Suisse démocratique à l'époque mais la naïveté de ses membres l'empêcha de mettre en place son programme qui, d'ailleurs, était en dehors de la réalité des opinions du peuple suisse.

En conclusion de cette note je peux dire que j'ai apprécié ce livre. Il présente un groupe restreint d'une Ligue qui tentait de réunir une grande partie des forces politiques autours d'elle. Ce livre permet de mieux comprendre l'histoire des groupes radicaux en Suisse et les liens qu'ils possédaient entre-eux. On comprend aussi un peu mieux qu'elle était la vision politique de certaines élites de l'époque face à une Europe nouvelle qui pouvait mettre en danger le pays. Comme le dit l'auteur, la Ligue tente de mettre en place un programme de résistance mais possède des idées qui sont dangereusement proches des gouvernements autoritaires qui entourent la Suisse. Alors peut-on vraiment parler de résistance?

Image: Éditeur

11/03/2013

Firefly et Serenity

J'ai mis beaucoup de temps à regarder cette série. J'en ai entendu parler en bien mais une série qui ne dure qu'une saison me faisait un peu peur. Mais bon, comme j'aime bien la SF et que Joss Whedon est quand même un scénariste à qui on peut faire confiance je me suis lancé un beau jour d'hiver.

Nous sommes dans un futur éloigné. La Terre ne pouvait plus subvenir aux besoins de l'humanité dont un exode a été lancée en direction d'un nouveau système solaire plus ou moins habitable. Les planètes et les lunes ont été terraformées et, rapidement, des différences sont apparues. Les mondes du centre furent organisées et gouvernées par un état central. l'Alliance, qui permit une grande avancée de la civilisation et de l'économie industrielle. Mais les mondes de la bordure eurent moins de chances et furent moins développés. Cependant, l'Alliance souhaitait quand même unir tout le système et une guerre eu lieu. Les planètes de la bordure perdirent et furent intégrées dans l'alliance. L'un des soldats, Malcolm Reynolds, décida de fuir l'Alliance en achetant un vaisseau spatial nommé Serenity. Il cherche, avec son équipage, tous les boulots qu'il peut trouver qu'ils soient légaux ou non. Un jour il décide de prendre comme passager un jeune médecin. Mais on apprend rapidement qu'il cache sa sœur dans ses bagages et qu'ils sont tous les deux recherchés. S'ensuit une course poursuite entre l'alliance et le Serenity.

Il y a beaucoup de bon dans cette série. L'ambiance tout d'abord, faire un mixe entre la SF et le farwest semble logique mais ne fonctionne pas forcément. Ici tout marche comme sur des roulettes. On se sent vraiment dans un univers futuriste qui ne connaît pas encore de contrôle très important sur les différents lieux d'habitation. Les gangs sont légions et les vaisseaux spatiaux ne sont pas forcément amis. Les planètes de la bordure sont hautes en couleurs avec des cultures et des histoires très différentes les unes des autres. Cet aspect est contrebalancé par une alliance qui parait fade, grise, ce qui est démontré par l'image des vaisseaux et de leurs mondes centraux. Malheureusement, ces bons points sont mis à mal par la durée de vie de la série. Elle n'a duré qu'une seule saison ce qui n'a pas permis à Joss Whedon de développer sa mythologie ni ses personnages. Ainsi de nombreuses questions restent sans réponses tandis que certains aspects sont écartés pour réussir à conclure la série. Par exemple, qui est le prêtre? Quelle est la véritable histoire de Malcolm Reynold? Comment s'est déroulée la guerre? On possède des indices mais rien de définitif. C'était donc une série que j'ai beaucoup apprécié et dont le potentiel a été inutilement gâché par son diffuseur. C'est vraiment dommage.

Twilightomètre:

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Comment? J'oserais ne pas donner le rang Joss Whedon à une série de Joss Whedon? Non je vous rassure je ne ferais pas cette hérésie! Il reste tout de même dommage que le potentiel de cette série ait été gâché par le diffuseur. Elle aurait pu devenir une série culte du même niveau que Battlestar Galactica.

Image: Allocine

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18:40 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joss whedon, firefly, serenity | | | |  Facebook

07/03/2013

Qu'est-ce que l'histoire contemporaine par Gérard Noiriel

Titre : Qu'est-ce que l'histoire contemporaine9782011450722-G.jpg
Directeur : Gérard Noiriel
Éditeur : Hachette 1998
Pages : 255

Avec tous ces films il fallait bien que j'écrive quelque chose sur un livre. Voici donc un petit manuel d'historiographie contemporaine écrit par Gérard Noiriel. L'auteur est connu, en particulier, pour ses recherches sur l'histoire de l'immigration en France. Dans ce livre Noiriel souhaite faire un bilan complet, et court, des mutations qu'a connue l'histoire contemporaine depuis les débuts de son histoire. Pour cela il écrit 7 chapitres.

Le premier chapitre est un essai sur l'histoire contemporaine. En effet, qu'est-elle? Depuis quand existe-t-elle? Partant des premiers historiens grecques qui considéraient que l'histoire ne pouvaient qu'être contemporaine (dans le sens de l'écriture sur le moment) pour être certaine d'être réelle l'auteur montre que son retour, en France, s'est faites pour expliquer les événements de la Révolution dont la date marque le début du contemporain. Mais cette histoire a d’abord été écrite par des amateurs car les historiens se méfiaient d'événements proches qui pourraient ne pas leur permettre d'être objectifs comme la lecture de parchemins de 500 ans permettrait. Suite à cette introduction Noiriel tente de présenter, sur 5 chapitres, l'histoire de l'histoire contemporaine. Il commence, de manière classique, par l'histoire événement. Noiriel a le mérite de montrer en quoi cette forme d'histoire était importante à l'époque et a permis de mettre en place des méthodes et des sujets de recherches. Les critiques qu'elle reçut sont, en fait, injuste car elles visent l'histoire enseignée à l'aide de chronologies et non l'histoire étudiée. Ces critiques déboucheront sur une nouvelle forme d'histoire qui est nommée économique et sociale et défendue par la revue les Annales. La vision s'étend sur le long terme, voir le très long terme, et l'explication par les forces profondes et l'utilisation de statistiques. Mais cette histoire sera mise à mal par de nouvelles méthodes venue d'autres pays comme la microstoria ou la gender history. Ces méthodes privilégient l'individu et la recherche des catégories oubliées et discriminées plus que l'étude des groupes et du long terme. Noiriel termine en parlant de l'histoire politique. Cette dernière prend comme base l'étude de l'état, des politiques publiques ou encore des relations de pouvoir. Le livre se termine sur une réflexion concernant le rôle de l'histoire du contemporain dans la société aussi bien pour l'état, les entreprises et les écoles que dans le cadre de la construction de la mémoire.

J'ai parfaitement conscience de l'imperfection de mon résumé. Il est difficile de présenter un livre qui résume près de deux siècles de recherches françaises. J'espère, en tout cas, avoir réussit à présenter les points importants. Ce livre m'a surpris. En effet, l'historiographie n'est pas ma matière préférée. J'ai tendance à voir cette dernière comme une présentation aride des transformations de l'histoire d'un domaine ou d'un pays. J'ai souvent trouvé que la lecture de livres et articles historiographiques est laborieuse. Mais ce livre est intéressant. Non seulement Noiriel écrit bien mais plutôt que de présenter les mutations de surface il réussit à montrer que les changements historiographiques sont en partie dû à des contextes et à des relations de pouvoir entre les historiens. Ainsi, posséder un poste prestigieux permet de défendre son modèle d'histoire et son programme de recherche en poussant en avant des étudiants qui suivent la même méthode. L'historiographie se muterait presque en histoire des relations de pouvoirs à l'université.

Image: Éditeur

Game of Thrones saison 2

Lire ne me suffit pas il faut aussi que je regarde. Et pourquoi bouder son plaisir avec une série aussi bonne que Game of Thrones? Bon, ceux et celles qui n'ont pas vu la saison 1 (ou lu le premier tome) fuyez il y a des risques de spoiler. La série reprend juste après les événements de la saison 1 comme vous vous en doutez certainement. Ned Stark est mort et son fils est bien décidé à le venger à la tête de l'armée du nord. Mais il aura sur sa route Tywin Lannister un stratège de génie. Les choses pourraient rester simple si trois autres seigneurs n'avaient pas décidé de prendre la couronne. La guerre des 5 rois a donc commencé! Pendant ce temps Daenerys, mère des dragons, tente de sauver son peuple environné d'ennemis et prend la décision de traverser le désert. Mais pourront-ils lui survivre? La Garde de la Nuit, elle, décide de partir en guerre au nord du mur pour contrer Mance Rayder. Il ne faut cependant pas oublier que l'hiver arrive.

Contrairement à la première saison HBO qui suivait de très près l'intrigue du roman HBO a pris quelques libertés. Une grande partie des voyages des différents personnages sont raccourcis biffant beaucoup de scènes. Je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée car il n'est pas toujours intéressant de regarder marcher dans le désert pendant des heures un groupe de Dothraki. Certaines scènes ont été ajoutées et permettent, à mon avis, de mieux montrer la psychologie des personnages qui est difficile à illustrer en dehors d'un roman. Ainsi, Joffrey est de pire en pire (mais magistralement joué) et je ne suis certainement pas le seul à avoir envie de le tuer à main nue. On suit les aventures de Robb ce qui est probablement un plus. Mais HBO a surtout ajouté énormément de sexe. Ca copule dans tous les coins de Westeros et je suis étonné qu'ils aient le temps de faire la guerre! Les nouveaux personnages sont intéressants et, la plupart du temps, bien choisi. Stannis ressemble à l'idée que je m'en était faites ainsi que Davos et Brienne. J'ai un peu plus de mal avec les Greyjoy dont je n'aime ni le style ni les acteurs choisis (mais pas en raison de leur talent). Bref, une seconde saison tout aussi bonne que la première!

Twilightomètre:

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. J'adore les romans, j'adore la série, j'adore tous les personnages (sauf Joffrey lui je le déteste) qui me laissent rarement indifférent, j'aime la manière dont ils ont construit les décors et mis en place les acteurs. Que dire? C'est génial! Vivement la suite!

Image: Site officiel

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Hansel et Gretel Witch Hunters

Bon, je suis donc allé voir ce film dont l'énorme affiche prend la moitié d'un mur de mon cinéma préféré. Que je m'explique tout de suite, je ne m'attendais pas à grand-chose dans ce film mais un peu d'action et d'humour. Nous sommes en Allemagne, deux enfants sont abandonnés dans la forêt par leurs parents. Ils cherchent avec difficulté un moyen de s'en sortir quand apparaît une maison construite en nourriture. Les enfants étant ce qu'ils sont ils se jettent dessus avant d'entrer. Mais ce qu'ils ne savaient pas c'est que l'endroit appartient à une sorcière! Grâce à leur intelligence et leur courage ils réussissent à détruire la sorcière. Mais leur histoire ne s'arrête pas là. Au fil du temps Hansel et Gretel deviennent les chasseurs de sorcières les plus connus d'Allemagne. Mais un jour ils doivent enquêter sur des enlèvements peu communs dans une petite ville. Tout changera à jamais.

J'ai rarement vu un film aussi mauvais! En fait, je ne sais même pas par où commencer! Bon, les personnages alors. Ils sont tous plus ridicules les uns que les autres. Je n'ai pas un amour inconditionnel pour Jeremy Renner mais je suis certain qu'il regrette amèrement d'avoir signé ce contrat tout comme Gemma Arterton qui joue sa sœur Gretel. Les répliques sont à mourir et pourraient être utilisées comme exemple à ne pas faire. Les costumes et le maquillage sont non seulement moches mais mal construit. En ce qui concerne les armes on dirait que le réalisateur s'est contenté de faire joujou ce qui rend chacune d'elles non seulement improbables mais débiles. C'est un gros film d'action bien stupide sans aucun intérêt dans lequel la 3D ne sert qu'à jeter des objets un peu partout. Une grosse merde.

Twilightomètre: Ce film a donc la chance d'inaugurer mon twilightomètre qui permet de mesurer la médiocrité (si vous avez des idées pour des échelles fun annoncez-vous):

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je ne l'aurais jamais cru possible mais ce film est vraiment moins bon que Twilight! Tout est ridicule! Tout est mauvais! En fait quand j'ai vu d'autres personnes attendre pour le voir je n'avais qu'une envie: Hurler à pleins poumons "FUYEZ PAUVRES FOUS!"

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon

Image: Site officiel (Même le site officiel est nul!)

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08:48 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hansel et gretel, sorcieres | | | |  Facebook

04/03/2013

Beautiful Creatures

Je suis désolé, je ne vais pas commenter les résultats des votations de hier. D'autres personnes le font mieux que moi dans de nombreux articles. Je vais me contenter d'un film que je présenterais sous les mots de "mieux que Twilight". J'avoue que c'est loin d'être compliqué... Ethan vit dans Gatlin une petite ville du sud des États-Unis environnée par son passé lors de la guerre de sécession et par la sécheresse de l’église et de la religion. Cet environnement aride à tendance à frustrer Nathan qui ne souhaite qu'une chose: quitter cette ville de fous! Mais avant cela il lui faut terminer sa dernière année et c'est lors de la rentrée qu'il aperçoit une femme venue tout droit de ses rêves. Ils tombent rapidement amoureux l'un de l'autre. Ce nouveau couple devra apprendre à résister aux regards de la communauté mais aussi au péril qui attend. Car cette femme n'est autre que Lena Duchannes haïe par les citoyen-ne-s de la ville et sorcière. Lors du seizième anniversaire de Lena elle devra choisir entre la lumière et l'obscurité et ce jour-là tout changera!

Ma curiosité se développa lorsque j'entendis des critiques cinémas parler assez positivement de ce film lors d'une émission de la Première. Comme je souhaitais me faire ma propre idée j'ai décidé de consacrer une séance de cinéma à ce film. Je ne m'attendais pas à grand-chose d'autre qu'un film d'adolescent sur les difficultés de cette période et les méchants adultes qui ne comprennent rien à la force de l'amour entre deux gamins qui se sont rencontrés il y a à peine deux jours ("C'EST TROP INJUSTE! JE TE DÉTESTE"). C'est tout de même un peu plus. En effet, le film réussit à peindre une société renfermée sur elle-même et sur le peu de passé qu'elle connaît. Une petite ville totalement inconnue du reste du monde et qui ne parle que de sa maigre victoire lors de la guerre de sécession. Mais aussi une ville enfermée dans la religion et ses préceptes. La bibliothèque possède plus de livres interdits qu'autorisés par exemple et les jeunes peuvent aller jusqu'à prier en classe. Les acteurs ne sont pas totalement inintéressants non plus avec des costumes assez intéressants. Mais l'histoire reste convenue et peu surprenante. Ce film est définitivement mieux que Twilight.

Image: Site officiel

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09:42 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bitlit, mieux que twillight, sorciere | | | |  Facebook