21/05/2013

The company you keep (Sous surveillance)

Le film commence sur des images du passé. Les États-Unis sont en guerre au Vietnam mais la contestation est extrêmement forte. Alors que des milliers d'étudiant-e-s marchent pacifiquement dans la rue l'état réprime fortement toute contestation. Le pacifisme ne fonctionnant pas certaines franges des organisations étudiantes se radicalisent et mettent en place une lutte armée. Après une attaque de banque qui se termine sur le meurtre d'un garde les membres de cette organisation décident de disparaître. Mais, de nos jours, le FBI retrouve la trace de l'une des membres et après elle c'est tous les autres qui risquent d'être retrouvés. L'un d'eux est maintenant un avocat avec une fille de 12 ans. Alors que sa vie présente est menacée il tentera de sauvegarder cette dernière ainsi que sa fille.

J'avoue être partagé. Ce film est non seulement bien réalisé mais aussi joué par des acteurs et actrices très convaincants! Les observer est un véritable plaisir. Le scénario est aussi intéressant. L'idée d'observer comment des militant-e-s radicaux des années 60 et 70 ont continué leur vie dans la clandestinité permet de jouer avec les changements d'avis, les problèmes de consciences et les compromis inévitables. La plupart de ces ancien-ne-s- militant-e-s ont dû accepter le capitalisme parfois avec un grand succès. Cependant leur choix de vie montre qu'ils tentent de garder en partie leurs idéaux passés. Cependant je suis déçu du traitement de la politique. Les discours ne sont presque jamais expliqués ou analysés. En fait, ces ancien-ne-s militant-e-s semblent être particulièrement apolitique. C'est à peine si on entend parler de Marx et de Fanon ou des justifications de l'époque. Pourtant un peu plus de politique aurait pu donner un résultat intéressant.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. De bons acteurs, un scénario intéressant mais un manque de discussions politiques que je trouve dommage. Bref, je suis mitigé.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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