30/06/2013

Despicable Me 2

Vous vous souvenez du premier Despicable Me? Un super méchant tentait de voler la Lune pour enfin entrer dans le hit parade des plus grands méchants de l'histoire et ceci à l'aide de ses minions. Mais il avait appris à aimer trois petites filles. Son histoire n'est pas terminée. En effet, alors que Gru tente de trouver une nouvelle activité dans la confection de gelée et de confiture une organisation ultra secrète le contacte. Un laboratoire entier a disparu et Gru est chargé de trouver qui aurait pu accomplir cela. S’il échoue les substances du laboratoire pourraient bien détruire le monde. Et pour l'aider il sera secondé par une recrue de l'agence.

Je ne sais pas trop quoi dire de ce film. Il était sympa sans plus pourrait très bien être une critique suffisante en elle-même. On retrouve les ingrédients du premier avec ses minions, ses méchants bizarres et ses gadgets. Mais, après avoir eu des enfants, Gru pourrait bien trouver une compagne. Malgré tout ce film n'est pas aussi bon que le premier. J'ai même eu un certain problème avec la manière dont est dépeinte Lucy Wilde sa partenaire. En effet, après nous avoir montré en quoi elle est compétente le film nous montre Gru tout faire pour la sauver. Encore une fois nous n'avons pas un personnage féminin qui agit en égal des hommes mais une princesse à sauver. On aurait pu faire mieux...

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Ni bon ni mauvais simplement sympa en famille.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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18:08 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

24/06/2013

Man of Steel

Un homme se trouve sur un bateau de pèche. Il entend, par la radio, un appel à l'aide d'une station de forage. Malgré le danger il nage vers elle pour aider les personnes qui s'y trouvent à se sauver. Mais il est laissé derrière alors qu'il tente de porter toute la structure à lui tout seul. Cet homme est Clark Kent et il tente de savoir d'où il vient. C'est la raison pour laquelle on le retrouve au Canada sur un site de recherche contrôlé par l'armée. Car un objet plus vieux que l'espèce humaine s'y trouve. Cet objet est un vaisseau de Krypton et Clark Kent pourrait bien y trouver les réponses qu'il cherche.

Je pense qu'il est difficile de faire un film intéressant avec Superman comme personnage principal. Cet homme est tout simplement trop puissant et trop lisse. Il est quasiment indestructible et posséde une morale en noir et blanc qui ne souffre aucune exceptions. Ce qui implique que les films qui sont construits autours de lui manquent de suspens. Comment Superman pourrait-il échouer? Mais je pense que ce Superman est globalement bien réussit. J'ai apprécié une grande partie du film dont les scènes d'origines insérée entre des scènes "actuelles" ce qui évite de passer, encore une fois, par la genèse d'un super-héros. J'ai beaucoup aimé l'acteur qui incarne Superman et que j'avais déjà apprécié dans les Tudors. Ce dernier se fond parfaitement bien dans son personnage et réussit à lui donner un coté humain remplit de doutes sur ses capacités et ses choix. Les méchants de l'histoire ne sont pas trop caricaturaux. Ce sont des soldats qui tentent de faire leur devoir malgré les coûts que cela implique. Lois Lane a un rôle intéressant lors de la première moitié du film mais retourne dans un rôle de princesse à sauver dans la seconde moitié. Personnellement, et je pense que je ne suis pas le seul, j'ai bien mieux aimé la première partie à la seconde qui semble n'être que destructions et batailles aveugles aux victimes annexes. On peut se demander si, dans ce film, Superman est bien Superman? Car il n'a pas véritablement sauvé quelqu'un. Il a agit, oui, mais il a surtout détruit. Ne serais-ce pas le rôle d'une suite de vraiment créer Superman?

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Je suis globalement content de ce film auquel je ne vais tout de même pas donner trop de points positifs. On reste dans un film de super-héros basiques mais qui aurait pu être bien pire. Mention pour l'acteur Henry Cavill que j'ai beaucoup apprécié

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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11:56 Écrit par Hassan dans Fantasy, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : man of steel, superman | | | |  Facebook

20/06/2013

L'épée de vérité: Dette d'os par Terry Goodkind

Titre : L'épée de vérité: Dette d'os200812-dette.jpg
Auteur : Terry Goodkind
Éditeur : Bragelonne 2008
Pages : 116

Terry Goodkind est connu pour son cycle de l'épée de vérité. Je ne l'ai jamais lu mais j'ai regardé la série tout en ayant bien conscience des problèmes que posent toujours une adaptation. Je suis donc passé dans ma bibliothèque préférée pour emprunter un livre qui se trouvait dans ce cycle. Comme le premier tome n'était pas disponible je me suis rattrapé sur la pré-quelle.

Nous suivons les aventures d'Abby. Une jeune femme qui souhaite rencontrer le premier sorcier qui n'est autre que Zeddicus Zu'l Zorander. En effet, son village a été attaqué par des soldats de Panis Rahl et sa famille est capturée. Elle demande donc à Zeddicus d'accepter de payer une vieille dette d'os léguée par leurs parents. Mais le sorcier a plus en tête que défendre une famille. Il doit prendre en compte toutes les familles des contrées du Milieu qui risque la mort à cause de la magie destructrice des Rahl. Mais celle de Zeddicus est-elle moins dangereuse? Qui est-il pour choisir qui doit vivre ou mourir?

Je suis plutôt déçu de cette histoire. Bien entendu elle ne peut pas atteindre la complexité d'un roman de 500 pages mais tout de même. J'attendais un peu plus que cela. Je ne suis arrivé à m'intéresser ni aux personnages ni à l'intrigue. Bien entendu, cette nouvelle permet de comprendre un point fondamental du monde de l'épée de vérité. Mais on se prend à s'ennuyer face à un sorcier tout puissant et incapable d'échouer. C'est simple, jamais on ne le voit vulnérable. L'histoire aurait été plus intéressante si la difficulté des choix de Zeddicus avait été mise bien plus en avant. En l'état ce n'est qu'une simple information. Bref, je n'ai pas réussi à trouver de quoi lire les autres romans.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette. Je vais probablement ne pas être apprécié mais je n'ai vraiment pas réussi à m'intéresser à ce livre. En plus, je n'aime pas la manière dont il est écrit. J'espère que c'est simplement dû à la traduction.

  • Roman de gare.

  • A lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

11:55 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : épée de vérité, dette d'os, terry gookind | | | |  Facebook

16/06/2013

Star Trek Into Darkness

Quoi? Vous pensiez vraiment qu'il me faudrait un petit moment avant d'aller regarder Star Trek? Moi un fan de SF? Bien entendu que j'allais le regarder le plus vite possible avec pleins d'autres ami-e-s fan de SF (et de Cumberbatch l'homme à la voix que rien ne peut décrire). Bon, d'accord, je n'ai pas vu le premier volet du reboot. J'avoue que Star Trek ne m'a jamais vraiment attiré (au contraire de Cumberbatch) et que je suis allé voir le film surtout pour ce qu'il promettait (et pour Cumberbatch, oui y a comme un schéma).

Après une mission durant laquelle Kirk a violé les règles de Starfleet dans le but de sauver son ami Spock l'Enterprise est offert à un autre commandant. Mais Kirk a peu de temps pour ronger sa frustration avant d'être convoqué pour une séance de crise. En effet, un agent a trahi Starfleet et fait exploser les archives. Cet agent est John Harrison. Et ce dernier s'est caché dans le dernier endroit où la flotte de la Terre pourrait le chercher: la planète d'origine des Klingons. Mais Kirk accepte la mission et se prépare à attaquer l'homme le plus dangereux de la galaxie.

J'avoue que je suis très, mais alors très, déçu de ce film. Je ne parle pas des aspects techniques auxquels je n'ai rien à redire (bien que je déteste la 3D ce gadget utilisé par les arnaqueurs pour faire croire que l'on connaît une nouvelle expérience). Ce qui me dérange c'est tout le reste. Premièrement les personnages, je déteste Kirk et heureusement pour lui on trouve Spock en fasse de lui. Leur relation permet d'avoir un petit truc plus ou moins intéressant. L'histoire ne m'a de loin pas convaincu non plus. On trouve énormément de pistes mais elles ne vont jamais jusqu'au bout et trahissent ce que la bande annonce nous offrait. Enfin l'Enterprise, oui on sait il est joli on a compris il n'y a pas besoin de nous le montrer toutes les 15 secondes avec la jolie musique. Mais j'ai aussi détesté l'usage des personnages féminins. Enfin, je veux dire des deux seules femmes dont le seul intérêt et soit leur relation d'amour avec un personnage masculin soit de faire une petite scène inutile en sous-vêtements. Bon, je vais arrêter les critiques et expliquer à Holywood comment ils auraient pu faire un bon film:

1) Supprimez les scènes sans Cumberbatch, elles sont inutiles et rendent le film beaucoup trop long et lent.

2) On attend tous que Kirk et Spock s'avouent leur amour mutuel.

3) Prenez exemple sur Game of Thrones. Si vous promettez un film sombre allez au bout de l'idée et n'hésitez pas à détruire et tuer des personnages et institutions importantes dans l'histoire.

4) Cumberbatch incarne le personnage le plus intéressant. Ce pourrait être drôle de le faire gagner face aux gentils sans saveurs.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Film quasiment sans intérêt qui ne tient pas ses promesses, heureusement Cumberbatch sauve les membles et sans lui mon appréciation serait beaucoup plus négative.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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13/06/2013

After Earth

J'ai douté, j'ai débattu avec moi-même, j'ai regretté… Puis je me suis dit que si je voulais avoir un avis je devais aller voir ce film. L'humanité dans 1000 ans, nous avons quitté la Terre quasiment détruite par nos industries et le capitalisme. Nous avons fuit dans les étoiles vers une nouvelle colonie. Mais des aliens nous attendaient. Une guerre eut lieu durant laquelle un homme réussit à supprimer sa peur permettant aux humains de vaincre. Ce n'est pas cette histoire qui nous est contée (du moins pas après les 5 premières minutes). Non, l'histoire est celle du fils de cet homme: Kitai Raige. Après qu'il ait échoué à rejoindre le corps d'élite des humains son père décide d'apprendre à le connaître en partant avec lui vers sa dernière mission. Mais, lors du voyage dans l'espace, des météorites endommagent le vaisseau qui est obligé de se poser en catastrophe sur une planète mise en quarantaine: La Terre qui a évolué pour détruire tous les humains.

C'est étrange le synopsis a presque l'air intéressant et on pourrait croire que les cinémas se sont trompés de films en décrivant after earth. J'ai rarement vu une histoire aussi ennuyeuse. Outre le fait que le scénario est compréhensible par un enfant de 5 ans dès 20 minutes (d'ailleurs un enfant de 5 ans crée des scénarios mieux conçus en jouant aux playmobils) les acteurs sont très, mais alors très, loin d'être convaincant. En effet, Will Smith tente de faire un concours avec Kirsten Stewart intitulé « qui réussit à tenir une expression totalement sans émotion le plus longtemps ». Son fils, lui, joue un personnage insupportable que j'avais envie de baffer toutes les 5 minutes. Il n'y a qu'un seul bon point! Les paysages sont magnifiques. Mais c'est peu pour sauver un film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Absolument sans intérêt, une honte pour l'industrie du cinéma et pour les CVs des deux Smith. Son seul usage pourrait être comme somnifère pour les personnes qui souffrent d'insomnies. Deux minutes et vous dormez comme un bébé!

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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18:27 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : after earth, smith will | | | |  Facebook

12/06/2013

Wadjda

Comme je voulais un peu de réflexion avant mon prochain film, after earth, j'ai été voir Wadjda dans un petit cinéma de quartier très sympa. Wadjda est une petite fille de 10 ans en Arabie-Saoudite. Sa vie est divisée entre sa maison, l'école et les rues dans lesquelles elle passe pour passer de l'un à l'autre. Mais Wadjda est aussi une petite rebelle qui porte des converses et qui ne rêve que d'une chose: acheter un vélo pour faire la course avec l'un de ses amis. Mais le vélo est interdit aux femmes et personne ne veut lui avancer l'argent. Alors quand elle apprend que son école organise un concours de connaissance du Coran avec assez d'argent à la clé pour son rêve elle n'hésite pas et se lance.

C'est un beau film. Je l'ai apprécié et je n'ai pas regretté le temps que j'ai passé devant l'écran. Ce film nous emmené ailleurs que dans les éternelles banlieues américaines. On découvre une culture et un univers différent, poussiéreux, chaud et très sexiste. C'est, en effet, une impression forte que j'ai ressentie dans ce film. Le poids de la tradition sexiste dans l'oppression des femmes. A tout moment il est montré et démontré pourquoi les femmes ne doivent pas être visible. Que ce soit dans la cour de l'école face au regard des hommes, dans les magasins ou il faut se changer dans les toilettes des femmes (avec une superbe affiche de mode censurée) ou encore dans la maison lorsque les deux femmes ne doivent pas parler trop fort et se cacher derrière la porte avec le plat pour que le mari emmène la nourriture à l'intérieur. Bref, c'est un monde dans lequel les femmes doivent se garder de tous contacts avec les hommes. Mais c'est aussi un film qui nous montre que derrière cette façade rigide il existe de petits lieux de contestations. Que ce soit rapidement utiliser du vernis à ongle, les hommes qui acceptent de vendre quelque chose d'interdit ou les chaussures... C'est aussi le film d'un rêve. Celui d'une petite fille qui veut simplement avoir un vélo.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une ville que je ne connaissais pas, une histoire à la fois poétique et revendicatrice. Il y a de quoi apprécier.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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12:12 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wadjda | | | |  Facebook

11/06/2013

Hannah Arendt

 Hannah Arendt, une femme dont tout le monde a entendu parler pour sa chronique sur le procès d'Eichmann qui a eu lieu à Jérusalem. Justement, ce nouveau biopic commence lors de l’enlèvement du nazi. Il est rapidement jeté à l'arrière d'une camionnette puis on retrouve Hannah Arendt chez elle en train de lire le journal qui annonce la venue d'un procès. Nous suivrons donc Hannah Arendt à Jérusalem lors de ce procès mais surtout lors de la polémique qui eu lieu après que son travail fut publié par le New Yorker. En effet, non seulement certains croient qu'elle défend Eichmann mais, en plus, elle s'attaque à certains dignitaires juifs et leurs activités.

Je n'ai jamais lu les ouvrages d'Hannah Arendt. Je ne suis donc pas du tout capable de critiquer le rendu de la philosophie et des idées de cette femme dans ce film. Mais je peux parler de ce dernier. Les acteurs, pour commencer, sont tous très bien choisis. Je n'ai pas vu un seul acteur qui semblait en dehors de son rôle. Montrer les capacités de ces hommes et femmes dans plusieurs langues m'a aussi plu. Je préfère avoir des sous-titres mais entendre de l'hébreu à Jérusalem plutôt que de l'anglais. Ce qui permet de donner une forme d'authenticité au film. Ce dernier me semble très maîtrisé. Il y a tout de même quelques problèmes entre deux scènes qui, parfois, ne semblent pas logique. Je me demande aussi s'il était nécessaire de s'attarder sur la relation qu'elle avait avec son ancien professeur de philosophie. Le plus gros problème de ce film dure une ou deux scènes et se déroule durant le fameux procès. Il a été fait le choix d'utiliser des images d'archives et je suis pour. Je suis beaucoup plus sceptique quand on décide de reconstituer le tribunal pour passer du noir et blanc à la couleur lors de la même scène. Heureusement ce cas est rare mais il reste très étrange et raté. Bref, j'arrête la une critique peu profonde de part mes propres incapacités pour vous conseiller d'aller le voir et se vous faire votre propre idée. Je doute que vous perdiez votre temps!

Image: site officiel

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12:08 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : hannah arendt, biopic, eichmann | | | |  Facebook

09/06/2013

Book three of the Shadowleague: The eye of eternity par Maggie Furey

Titre : Book three of the Shadowleague: The eye of eternity51BSHKMCKKL._.jpg
Auteure : Maggie Furey
Éditeur : Orbit 2002
Pages : 708

J'ai donc terminé cette trilogie écrite par Maggie Furey. Nous avions quitté les personnages dans un moment de changements importants. Blade, connu maintenant sous le nom d'Amaurn, a pris le contrôle de la Shadowleague. Mais est-il capable de vaincre les réticences et ses adversaires tandis que la chute de plus en plus certaine des Murs s'approche et qu'il devient urgent d'agir? Pendant ce temps les voleurs survivants de Tiarond tentent de survivre face à l'hostilité du Hierarch. En fait, tout ne tient qu'à une question: La Shadowleague va-t-elle enfin décider d'agir?

J'ai à la fois mieux aimé et moins aimé ce dernier tome. Mieux aimé car les choses se mettent enfin à bouger. On commence à vraiment voir les personnages agir plutôt que réagir et ce grâce à l'arrivée d'Amaurn au pouvoir. On en sait aussi, enfin, un peu plus sur les Anciens dont l'auteure nous rebat les oreilles depuis le début. Ce qui lui permet d'introduire quelques technologies intéressantes. Cependant, ce livre ne réussit pas à terminer les intrigues de manière satisfaisante. Je peux encore accepter relativement facilement certains livres qui se terminent sur un deus ex machina. Le problème spécifique de cette trilogie est qu'elle tente de relier des intrigues de manière peu réaliste sans vraiment expliquer le déroulement. En fait, je pense que la trilogie aurait pu accepter un quatrième livre dans lequel l'auteure aurait mieux expliqué et développé les résolutions. L'auteure donne aussi trop d'importance aux fins heureuses. Tout se termine magnifiquement avec de l'amour et des petits oiseaux qui chantent. Bref, j'ai un sentiment mitigé face à cette histoire qui reste, tout de même, sympathique.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Sans être une horreur cette histoire n'est de loin pas la meilleure. Je la met donc au milieu. Donc une bonne trilogie à lire en été sur la plage. Mais pas grand chose de plus.

  • A lire.

  • Tolkien.

Image: Amazon

11:37 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maggie furey, shadowleague, eye of etenity | | | |  Facebook

02/06/2013

Les bas-fonds. Histoire d'un imaginaire par Dominique Kalifa

Titre : Les bas-fonds. Histoire d'un imaginaire9782020967624.jpg
Auteur : Dominique Kalifa
Éditeur : Seuil 2013
Pages : 394

En tant qu'étudiant je suis très intéressé par les populations oubliées, marginales et marginalisées ainsi que les représentations qui les entourent. Avec ce livre je suis servi. Dominique Kalifa y examine les représentations des bas-fonds et l'histoire de ces dernières entre le XIXe et le XXe siècle. Les bas-fonds, ce terme regroupe une idée très forte que nous connaissons tous. Des lieux froids, sombres et sales dans l'intérieur des villes. Des personnes louches, furtives, qui passent rapidement et qui chuchotent entre-eux. Dominique Kalifa examine ce sujet en dix chapitres divisés en trois parties.

La première partie est composée de trois chapitres. L'auteur y examine l'imaginaire social qui fonctionne derrière le terme "bas-fonds". Pour cela il examine la production culturelle de manière large ce qui lui permet de découvrir l'origine du terme ainsi que sa signification d'origine. L'auteur y examine la manière dont on considère la ville. Un endroit dans lequel une contre-société est possible dans les endroits les plus sinistrés. Mais le terme a aussi une origine biblique qui repose sur Sodome ainsi que sur Babylone puis Rome. L'idée qui en ressort est celle d'un monde inverse de voleurs, mendiants, meurtriers et prostituées. La contre-société est aussi sexuellement insatiable. Mais c'est aussi un lieu qui regroupe ce que l'on considère comme les classes sociales dangereuses. Des émeutiers qui peuvent mettre en danger si ce n'est détruire la civilisation. Les bas-fonds ne sont pas seulement un lieu de crimes mais un lieu inverse à la civilisation qui peut mettre en danger cette dernière.

La seconde partie concerne ce que l'auteur nomme "scénographies de l'envers social". Derrière ce terme se cache quatre manière d'écrire, de montrer, les bas-fonds divisés en autant de chapitres. Le premier concerne la manière dont la police décrit ces lieux. L'auteur y montre que le point principal est la création de liste permettant de classer les personnes dans des cadres précis. Ainsi, les mémoires de policiers comportent tout différents noms pour autant de spécialisation décrites. La seconde chapitre concerne l'idée des princes déguisés. Ces hommes, et femmes, qui visitent les lieux criminels et pauvres en douce et sans donner leur identité pour remettre les choses en ordre. Le troisième chapitre me semble proche puisque l'auteur y examine les visites faites par l'aristocratie et la bourgeoisie dans les lieux mal-famés de la ville. Une visite qui se doit d'être dangereuse et qui permet de se frotter à des personnes peu recommandables sans risques. Enfin, il y a l'usage des poésies et autres romans.

La dernière partie analyse la fin des bas-fonds dans les villes en trois chapitres. Tout d'abord, la seconde partie du XXe siècle est l'heure de l'état providence. Les pauvres sont de moins en moins pauvres et leur statut socio-économique donne moins lieu à des discours sur leur criminalité supposée. Ce n'est plus l'immoralité qui crée la pauvreté mais cette dernière qui implique l'immoralité. Dans le même temps, les villes sont modifiées et les pires lieux de celles-ci sont détruits et reconstruits. Les criminels changent aussi. De pauvres ils gagnent en argent et entrent dans l'idée du "milieu". Les criminels en costumes proches de la bourgeoisie et des politiciens sont de plus en plus visibles. Mais ces transformations n'impliquent pas la fin de l'idée que pauvreté équivaut à criminalité. L'idée des mauvais pauvres est toujours d'actualité mais se transforme dans l'idée des profiteurs de l'état providence ces derniers étant souvent étrangers. Enfin, l'auteur conclut sur des considérations concernant la fascination des bas-fonds qui existe encore aujourd'hui.

Au final j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre. Il permet de comprendre comment un imaginaire a pu se constituer autours de cette notion de bas-fonds. Un imaginaire qui fonctionne encore aujourd'hui dans les productions culturelles. L'auteur utilise aussi des exemples et productions académiques très larges qui viennent autant de France que du monde anglophone, germanophone ou espagnol. Une telle connaissance du sujet et des œuvres écrites sur celui-ci est impressionnante et permet de faire une histoire large des bas-fonds. Malheureusement, ce livre ne permet pas de voir les gens. En effet, ce qui est analysé est une production d'un imaginaire social et non la réalité sociale. Et j'aurais apprécié de savoir à quel point cet imaginaire est proche ou dissemblable à la réalité.

Image: Site de l'éditeur