27/07/2013

The Wolverine

Des années ont passé depuis que Wolverine a été obligé de tuer Jean. Mais il ne s'en est toujours pas remis et vit une existence solitaire dans une montagne avec un ours comme seul ami. Chaque nuits il fait des cauchemars sur Jean et son amour pour elle. Mais sa solitude sera bientôt dérangée par une japonaise qui souhaite l'emmener à Tokyo. En effet, un vieil homme s'y trouve qui souhaiterait lui parler. Cet homme n'est autre qu'un ancien soldat japonais que Wolverine a sauvé le jour de la bombe nucléaire. Il souhaiterait remercier son sauveur une dernière fois et lui offrir un cadeau: la mortalité. Wolverine n'a à peine le temps d'être surpris avant d'être pris dans un combat politique interne à la famille qui le conduira dans le Japon entier.

Le premier Wolverine était un énorme fiasco. On pouvait s'attendre à mieux pour celui-ci vu la hausse graduelle de qualité des films de super-héros. Malheureusement ce n'est pas le cas. Ce film est un amoncellement de combats et de paysages sans intérêts. Wolverine est très malmené et ce qui lui est fait subir peut être qualifié de torture. Le seul point intéressant du film, mis à part la scène post-crédits qui pose beaucoup de questions, est le traitement de l'envie de mortalité de Wolverine face à l'envie d'immortalité d'autres hommes. Mais ceci n'est qu'à peine dépeint avant de passer à une autre bagarre. La plus grosse faille de ce nouveau film est aussi l'incapacité absolue de m'identifier aux personnages et aux situations dans laquelle je me suis trouvé. C'est à peine si j'ai trouvé de l'intérêt à m'intéresser à ce qui se déroulait sur l'écran. Fuyez sera mon seul conseil valable.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je ne vois vraiment pas ce qui pourrait sauver ce film. On pourrait arguer de la scène post-crédits mais vaut-elle vraiment un ticket de cinéma et 2 heures de souffrance? Ma réponse est clairement négative.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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12:45 Écrit par Hassan dans héros, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : wolverine, x-men | | | |  Facebook

26/07/2013

Doctor Who: Alien adventures par Richard Dinnick (The underwater war) et Mike Tucker (Rain of terror)

Titre : Doctor Who: Alien adventures250px-3_Alien_Adventures.jpg
Auteurs : Richard Dinnick et Mike Tucke
Éditeur : BBC 2011
Pages : 396

Dans ce nouveau livre de la collection 2in1 nous retrouvons le Docteur et ses compagnons Amy et Rory. Ils commenceront par visiter la planète Hydron. Celle-ci, selon des explorateurs humains, possède une matière capable de donner une énergie extrêmement importante. Mais les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Tandis que le Docteur et Amy découvrent une espèce aquatique intelligente Rory essaie de comprendre pourquoi il y a autant de militaires pour une mission d'exploration et ce qui se cache derrière une cloison secrète. Dans leur seconde aventure ils se rendent sur une planète jungle récemment colonisée. Mais celle-ci est sous la menace de créatures destructrices mangeant tout sur leur passage. Alors qu'il ne reste que peu de temps pour sauver les colons le Docteur apprendra que les habitants d'origines savent exactement ce à quoi ils ont affaire. Peut-être même possèdent-ils une arme?

Bien qu'aucune de ces deux histoires ne soit particulièrement élaborée - les personnages secondaires sont à peine dépeints ainsi que l'environnement - j'ai apprécié leur lecture. On retrouve le Docteur toujours autant en forme et tentant de sauver tout le monde malgré de nombreux adversaires. L'intrigue est loin d'être compliquée et j'avais deviné les problèmes et solutions bien avant leur arrivée. Mais il faut bien avouer que ces histoires sont particulièrement bien adaptées à la chaleur actuelle et à la plage.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Très bien pour l'été. Le Docteur comme on en a l'habitude. Rien de particulier à signaler.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Tardis wikia

25/07/2013

Vichy et l'ordre moral par Marc Boninchi

Titre : Vichy et l'ordre moral9782130553397.jpg
Auteur : Marc Boninchi
Éditeur : Presses Universitaires de France 2005
Pages : 318

Quand on parle du gouvernement de Vichy on a tout de suite en tête l'image d'une France gouvernée par des hommes réactionnaires qui n'eurent aucun état d'âme à collaborer avec l'occupant allemand. Une période marquée par une répression importante et un retour vers l'ordre moral incarné par l'importance de la famille, du travail et de la patrie devenus nouvel hymne du pays. Sans mettre en doute un grand nombre de faits avérés cette image oublie une partie importante du régime de Vichy: la continuité avec la IIIème République et l'héritage important des normes juridiques léguées à la IVème puis à la Vème République. L'auteur, Marc Boninchi, docteur en droit nous offre ici une thèse qui tente de comprendre l'histoire des normes juridiques vichyste ainsi que leur continuité dans l'histoire française.

Il accomplit ce lourd travail en analysant la création et l’usage des lois dans six chapitres qui vont de la définition de l'ordre moral à la lutte contre l'avortement. L'auteur utilise des archives inédites qui lui permettent d'entrer dans la mise en place intime des lois. Ce qui lui permet, non seulement, de comprendre à quel point les lois morales de Vichy sont originaires de la IIIème République et de certains cercles mais aussi de voir de quelle manière elles ont été reçues et appliquées par les magistrats. Il observe aussi, et surtout, une hausse importante du pouvoir des bureaux de fonctionnaires tandis que le pouvoir politique des chambres est mis en sommeil. Ce pouvoir est si fort que de simples fonctionnaires peuvent refuser un projet de loi sans en déférer à leur ministre. Mais ce travail est aussi un moyen d'examiner le pouvoir de la répression. Marc Boninchi montre de nombreuses lois répressives qui ont échoué. Quel en est la raison? Selon l'auteur, ces lois sont souvent trop répressives pour être applicables et ne réussissent pas à atteindre leur cible. C'est le cas, par exemple, de la lutte contre l'alcoolisme qui est menée en 1940 par une loi qui impose la fermeture des débits de boissons même pour les crimes les plus mineurs comme une simple pancarte.

Le texte de l'auteur est très riche. Il examine un grand nombre d'aspects légaux qui sont encore importants dans les lois de la Vème République même si un certain nombre de crimes ont été dépénalisé dans les années 70 (comme l'avortement et l'homosexualité). Son livre permet non seulement à l'historien de posséder des informations sur la manière dont les lois sont créées et appliquées durant l'occupation mais aussi aux juristes de réfléchir sur l'usage de la répression grâce à un exemple historique de cette pratique.

Image: Éditeur

20/07/2013

Doctor Who: Magic of the angels par Jacqueline Rayner

Titre : Doctor Who: Magic of the angelsdw_magic_of_the_angels_300.jpg
Auteure : Jacqueline Rayner
Éditeur : BBC 2012
Pages : 110

De temps en temps le Docteur visite le présent. Dans ce livre c'est le cas. Le Docteur, Amy et Rory se trouvent à Londres pour faire un peu de tourisme. Du moins ils essaient car, quelque sois le lieu, le Docteur réussit à faire expulser tout le monde. Comme il est toujours drôle d'être expulsé d'un endroit et qu'ils n'ont jamais tenté le théâtre le Docteur et ses deux compagnons décident de tenter le spectacle de magie d'un certain Sammy Star. Ce dernier, après avoir été la victime de quolibets dans une émission de télé-réalité, est devenu l'un des plus grands magiciens grâce à son numéro de disparition. Si personne ne comprend le truc le Docteur, Amy et Rory n'ont aucun problème à savoir comment Sammy Star prépare son spectacle. Ce dernier utilise un Ange. Les trois compagnons feront tout leur possible pour sauver les prochaines victimes désignées de Sammy Star et neutraliser l'Ange.

Les Anges font parties de ces monstres introduis lors de la nouvelle série et qui ont conquit le public. Ils ont tout pour faire peur. Des créatures qui ne bougent que lorsqu'on ne le voit pas pour mieux vous tuer ensuite. Bon, ils sont apparus tellement souvent qu'ils ont perdus un peu de leur charme comme c'est le cas dans ce livre. Mais il n'empêche que j'ai bien aimé ma, très rapide, lecture. Pas à cause des personnages qui sont largement laissés de coté. Ni de l'intrigue assez simpliste. Mais parce que j'ai retrouvé le Docteur drôle et à moitié fou que j'apprécie. De plus, l'auteure fait quelques références, toujours sympathiques, à ses anciennes incarnations. Pour un petit livre c'est un bon petit livre.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Un livre parfaitement adapté aux chaleurs d'été. Court et clair sans fioritures.

  • A lire.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

19/07/2013

L'hécatombe des fous. La famine dans les hôpitaux psychiatriques français sous l'occupation par Isabelle von Bueltzingsloewen

Titre : L'hécatombe des fous. La famine dans les hôpitaux psychiatriques français sous l'occupation
Auteure : Isabelle von Bueltzingsloewen
Éditeur : Flammarion 2009
Pages : 522

Ce livre naît autours d'une polémique. Cette dernière a pris force durant les années 80 pour toujours continuer. Des auteurs importants accusent l'institution psychiatrique française de s'être rendue complice d'une extermination par la faim de 40 000 aliénés internés sous la demande, cachée, du régime de Vichy. Un devoir de mémoire est affirmé autours de ces victimes d'une politique eugénique. L'auteure de la recherche ne souhaite pas répondre de manière polémique. Au contraire, elle recherche les faits pour connaître la réalité de ce qui est nommé extermination. Ceci la mène à poser de nombreuses questions aussi bien méthodologiques que factuelles pour comprendre comment 40 000 personnes ont pu mourir de faim en France.

Cet examen est organisé en trois parties regroupant trois à quatre chapitres. Les trois premiers chapitres permettent à Bueltzingsloewen d'examiner les chiffres et les faits de la faim. Elle commence donc par expliquer sa méthode d'approximation du nombre de victimes, ainsi que ses inexactitudes, qui permet de dénombrer environ 45 000 morts surnuméraires. Ce terme décrit des personnes, si on s'en tient aux années d'avant guerre, sont morts en "trop". Mais ce chiffre ne permet pas de savoir qui exactement est mort de faim et qui est mort naturellement. Il faut aussi prendre en compte l'affaiblissement de certaines personnes. Autrement dit, ce chiffre n'est qu'une approximation difficilement individualisable. L'auteure examine aussi ce qu'elle nomme le scénario de la famine ce qui lui permet de mettre en avant des explications économiques. Aussi bien la réquisition allemande que les restrictions ont impliqué une hausse importante des prix à laquelle les économistes des asiles n'était pas préparé. Dans le dernier chapitre elle analyse aussi la production scientifique des aliénistes qui est vue, par des militants de notre époque, comme le comble du cynisme. Bueltzingsloewen montre que cette production permet non seulement aux médecins de s'insérer dans le milieu médical mais aussi de comprendre le phénomène qu'ils ont sous les yeux alors que les connaissances médicales sur la famine sont très insuffisantes à l'époque en France.

Mais cet aspect scientifique n'implique pas que ces hommes n'avaient pas conscience d'un malheur qui demandait une action. Dans une seconde partie l'auteur examine donc comment la société a pris conscience du problème et a réagit. Elle montre que les médecins, dès le début, se sont mobilisés localement pour contrer la mort certaine de leurs patients. Mais ces actions étaient limitées par l'incompréhension du phénomène et par leur caractère local. Heureusement, les médecins aliénistes sont regroupés dans une association nationale qui, rapidement, lance des cris d'alarme au gouvernement pour demander une action. Ce dernier n'est d'ailleurs pas inactif et, malgré une ambiance eugénique, met en place une politique de rationnement en faveurs des interné-e-s qui permet de nourrir à nouveau ces derniers. Bueltzingsloewen démontre donc que, loin d'une volonté d'extermination, les acteurs de l'époque ont réagit dans les limites de leur pouvoir et ont réussi à gagner le soutient officiel de Vichy.

Dans une dernière partie l'auteure tente de comprendre les raisons de l'abandon des interné-e-s. Elle montre que ces derniers sont insérés dans une institution qui implique le délitement des liens sociaux et l'oubli des personnes internées. Comme elle le dit si bien: l'internement est une mort social avant que la mort physique n'ait lieu. Non seulement, avant-guerre, l'institution est bloquée par le nombre important d'interné-e-s qui empêche une prise en charge individuelle. Mais en plus les médecins ne considèrent pas les possibilités de guérisons ce qui implique que les patients peuvent passer des années, si ce n'est leur vie entière, enfermés. Ceci joue aussi sur les relations sociales extérieures qui, progressivement perdent de leur intensité ou sont non-existantes. L'auteure montre que pour les interné-e-s qui possèdent encore des relations avec leur famille la mort par inanition est bien moins importante grâce à l'apport offert via les visites. Mais il existe aussi une coupure avec la société - dans laquelle les thèses eugénistes ont une certaine audience - qui considère les interné-e-s comme des inadaptés sociaux inutiles dont la mort serait un soulagement aussi bien pour les familles que pour les institutions sociales. Ces aspects ont contribué à une invisibilité des personnes internées dans les asiles même si les thèses eugénistes n'ont pas été concrétisée par une extermination contrôlée et voulue par l’État. Elle termine cette partie en montrant que les années de guerre ont permis une remise en cause du système qui a permis de penser l'idée de libération et d'institutions ouvertes. Mais aussi de mettre en place des organisations de travail et de loisirs pour les interné-e-s qui permet de recréer une utilité sociale tout en reliant les patients à la société grâce à l'aide qu'ils peuvent offrir. Paradoxalement, la guerre a permis ceci en haussant la tolérance à ce que l'on nomme la folie dans les entreprises à cause du manque de main d’œuvre dû à l'emprisonnement et à la mobilisation de français. Cette remise en cause continuera après la guerre malgré les difficultés politiques.

En conclusion, j'ai trouvé ce livre très documenté et très dense. L'auteure montre une érudition importante sur un sujet difficile. En parallèle d'une recherche dans les archives qui lui permet de valider un certain nombre d'hypothèses tout en contextualisant les événements et en corrigeant des inexactitudes historiques elle met en place une réflexion importante sur le rôle de l'historien face au devoir de mémoire. En effet, la polémique l'oblige à prendre position sur son activité d'historienne face à des personnes qui peuvent être très hostiles à la méthode historique accusée d'euphémiser un crime voir de culpabiliser des victimes. Mais le rôle de l'historien n'est ni de juger ni d'entrer dans une polémique. Son rôle est d'analyser les faits dans leur contexte pour comprendre comment quelque chose s'est produit et pour quelles raisons. Isabelle von Bueltzingsloewen y arrive parfaitement sur un thème rendu difficile par sa médiatisation même.

Image: Éditeur

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18/07/2013

Pacific Rim

Installez-vous confortablement, éteignez votre cerveau et appréciez. Voila la meilleure manière de regarder Pacific Rim. Mais comme il existe tout de même un semblant de scénario je vais tenter de la résumer en plus de phrases. Nous sommes sur Terre. Après plusieurs attaques dévastatrices sur des villes côtières de l'océan pacifique les autorités se sont mises d'accord: la Terre est sous attaque et il est nécessaire de se lier pour défendre la race humaine. Un programme de défense est donc mis en place: les Jaegers. Ce mot décrit de gigantesques machines pilotés par deux humains qui permettent de combattre à un pied d'égalité les envahisseurs. Mais la fréquence des attaques et les tactiques des monstres commencent à prendre en compte la défense humaine et, petit à petit, le programme commence à échouer. Une dernière mission avec des jaegers obsolètes est programmée pour terminer, une fois pour toutes, cette guerre.

Je ne peux pas dire que j'ai détesté ce film ni que je l'ai apprécié. En fait, c'est un gros spectacle sans réelle possibilité de s'attacher aux personnages. La plupart des situations et des identités sont des plus connues que ce soit le dernier discours, le dernier sacrifice, la vengeance personnelle ou encore la peur intime. Les dialogues sont loin d'être de haut niveau et le personnage principal m'a souvent agacé par le nombre de fois qu'il utilise le nom de sa partenaire (comptez, vous verrez c'est drôle). Ce même héros prend le temps de se battre pour sa partenaire alors que cette dernière est parfaitement capable de se défendre seule… Bref, le seul intérêt de ce film est le spectacle des combats entre robots et gros monstres et, au moins, on n'est pas venu pour rien. Ces combats sont spectaculaires et on sent que le réalisateur adoré construire ces bestioles. Il est dommage qu'il n'ait pas offert un peu plus de profondeur par exemple en s'intéressant aux effets socio-économiques des attaques. On possède quelques indices mais rien de bien croustillant. S'y intéresser aurait pu donner un film bien plus intéressant.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Gros spectacle sans beaucoup plus d'intérêt. Au moins on s'amuse.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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12:07 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pacific rim, del torro, robots, monstres | | | |  Facebook

17/07/2013

World War Z

J'avais lu le livre et maintenant j'ai vu le film. L'histoire commence dans une grande ville américaine. Une famille de banlieue se trouve coincé dans les bouchons et patiente comme elle peu à l'instar du reste du monde. C'est une belle journée qui s'annonce et rien ne semble pouvoir briser la normalité ambiante. Mais les deux parents, Gerry Lane et Karen Lane, commencent à observer des choses bizarres. Des hélicoptères survolent la route, la police fonce, sans faire attention, en amont de la rue et soudain une explosion et des hurlements. Ce n'est pas un attentat, c'est le début de la première guerre zombie. Gerry est immédiatement mobilisé par l'ONU pour reprendre son ancien travail: enquêter sur le terrain et trouver l'origine pour trouver un moyen de gagner la guerre. Et il faut faire vite car en 24 heures des villes entières ont été rayée de la carte.

Il faut le dire immédiatement: le film n'a que peu à voir avec le livre. En effet, ce dernier est écrit après la guerre. Il est formé de rapports sur la manière dont des individus ont vécu cette guerre et comment ils ont survécu ce dans le monde entier. Bien entendu, aucun film ne pouvait suivre une telle structure. C'est la raison de la création du héros: Gerry. Celui-ci permet de relier les différents aspect du livre autours d'un seul personnage qui voyage dans un certain nombre de pays. Heureusement pour moi, ce film n'entre pas non plus dans l'horreur. On aurait pu faire bien pire mais le réalisateur à délibérément choisi rendre les choses moins difficiles à voir ce qui m'a permis de dormir sans trop de problèmes (je hais les zombies). Certains points clés de l'ouvrage sont respectés comme Israël, l'Inde et le point de départ. Mais beaucoup de choses ont été inventée comme la vitesse des zombies. Personnellement je trouve un zombie lent bien plus effrayant car ils ne renoncent jamais! Imaginez, vous marcher depuis 13 heures pour survivre et décidez de dormir. Mais si vous dormez trop longtemps vous êtes morts... Cependant, le film est loin d'être parfait et pose quelques problèmes de cohérences. Par exemple on se demande comment une épidémie qui prend 12 secondes à se déclarer a pu arriver sur un autre continent. Pourquoi le héros doit-il systématiquement tout faire alors qu'il possède un téléphone? Et surtout, à quoi servent les autres personnages? La plupart d'entre-eux sont inutiles et ne sont que des faire-valoir pour le héros tout puissant. Je pense, par exemple, à Israël. Mais ce film reste un bon divertissement.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Intéressant, bon spectacle. Mais de gros problèmes de cohérences et rien de particulièrement critique ou intéressant.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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12:04 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zombies, guerre, fin de l'humanité | | | |  Facebook

13/07/2013

Monsters University

Comme beaucoup de monde j'ai vu Monstres et Compagnies il y a des années. Bien entendu, je me réjouissais qu'une suite (qui est une prequel en fait) soit mise en place car j'avais beaucoup aimé le premier film. Nous rencontrons donc nos deux monstres préférés avant même qu'ils ne se connaissent. Mike et James viennent d'entrer à l'université dans le cursus de la Terreur pour espérer devenir des élites dans ce travail. Pour Mike c'est un long rêve d'enfance qui se concrétise et pour James un devoir familial. ä cause de leur rivalité ils sont tous les deux expulsés du cursus. Mais Mike a un plan. Il ne lui faut que l'aide d'un autre monstre.

Je le dis tout de suite, j'ai bien aimé ce film. Une grande partie de ce constat tient tout simplement au bonheur de retrouver des personnages que j'avais apprécié et que j'aime retrouver de temps en temps. Bien que l'histoire ne soit pas des plus élaborés on apprécie de regarder les aventures de Mike et James à l'université. Celle-ci possède une atmosphère très réaliste qui doit être encore plus proche pour les américains (par exemple pour les fraternités). La plupart du temps les gags sont réussis et tombent à point nommé. Mais ce que j'ai aimé c'est surtout de voir comment les deux personnages évoluent pour devenir l'équipe que l'on a connu dans le premier film. Une équipe qui tout faire.

Image: Site officiel

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18:18 Écrit par Hassan dans Enfant, Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monstres, université | | | |  Facebook

Doctor Who: The silent stars go by par Dan Abnett

Titre : Doctor Who: The silent stars go bydw_silent_stars_go_by_300.jpg
Auteur : Dan Abnett
Éditeur : BBC books 2011
Pages : 304

J'étais en manque de Doctor Who ces temps (oui c'est une drogue!) comme il n'y aura pas de nouveaux épisodes avant celui des 50 ans puis celui de noël je me suis dit que je pourrais voir s'il n'y avait pas de nouveaux livres. C'est le cas et j'ai commencé par celui-ci. Le Docteur emmène Amy et Rory pour Noël. Mais tandis que Rory espère sa planète, son pays et sa ville ainsi qu'un noël du XXIe siècle le Docteur ne promet que Noël. Bref, il se pourrait bien que nos trois héros se retrouvent dans une galaxie différente en plein été avec des petits hommes gris comme compagnons. L'arrivée est donc une bonne surprise puisque le paysage est entièrement blanc. Mais, rapidement, le Docteur se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Des animaux et des humains disparaissent tandis que des rumeurs de monstres géants qui rodent dans la forêt circulent. Il n'en faut pas plus, et même beaucoup moins, pour que le Docteur décide de mettre son nez dans ce qui ne le concerne pas. Et son nez flaire un problème bien plus vaste qu'il ne semble.

Comme d'habitude, je suis plutôt mitigé. J'ai bien aimé découvrir une confrontation du Docteur avec les Ice Warriors. Son respect pour cette race et son futur est intéressante. J'ai aussi trouvé très inventif de la part de l'auteur de changer subtilement les termes utilisés par les humains. Ce point permet de montrer une évolution logique de la langue qui implique des indices mais aussi une certaine forme d'exotisme. L'intrigue est légèrement plus subtil qu'il n’apparaît à première vue et permet de mettre en place une fin bien plus intéressante qu'elle n'aurait pu l'être. Cependant, je n'ai pas vraiment réussit à m'intéresser aux personnages qui me semblent trop lisses et sans profondeurs. C'est un problème récurent dans Doctor Who mais ici cela m'a beaucoup ennuyé.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Ni bon ni mauvais ce livre est parfait pour les fans à qui il s'adresse directement comme ses congénères. L'histoire est intéressante mais les personnages assez peu utilisés. Donc je lui donne la moyenne.

  • A lire.

  • Tolkien.

 Image: Editeur

09/07/2013

Outsiders. Etudes de sociologie de la déviance par Howard S. Becker

Titre : Outsiders. Etudes de sociologie de la déviancecouv-172.jpg
Auteur : Howard S. Becker
Éditeur : Métailié 1985
Pages : 247

La sociologie de la déviance a pris une importance considérable dans mes études ces deux dernières années et atteint un niveau d'intérêt de ma part comparable aux études genre. J'ai lu pas mal d'ouvrages et d'articles sur le sujet dont ce livre. Mais je l'ai lu comme un étudiant qui prépare un travail à rendre dans deux semaines et qui n'a le temps que de sélectionner. Ce que j'en avais tiré m'a énormément intéressé et m'a ouvert de nouvelles perspectives de compréhension. J'ai donc décidé d'acheter le livre et de le lire tranquillement cet été sans échéances.

Il est tout d'abord nécessaire d'annoncer que ce livre est écrit en 1963. Il analyse donc des situations qui peuvent avoir changé profondément. Ce qui ne veut pas dire que la méthode engagée n'est pas valable bien au contraire. Becker, sociologue américain encore vivant à ce jour, y examine la déviance selon une approche radicalement différente de celle qui était courante dans la sociologie américaine de l'époque. Au lieu de postuler d'une spécificité des déviants ou d'une naturalité des normes il tente de comprendre l'entier du processus qui conduit à considérer une activité comme déviante et à la punir. Ce qui implique que Becker tente non seulement de comprendre les déviances illégales, l'usage du cannabis, que les déviances légales, les musiciens de jazz, ou encore la manière dont on construit et met en place des normes. Le livre est donc construit selon ce schéma et permet de mettre en place une analyse que Becker nomme interactionniste car elle prend en compte les interactions sociales entre tous les acteurs sociaux.

Ce livre fut l'un des symboles de ce qui a été nommé le labeling. Ceci concernait des études qui tentaient de comprendre la mise en place d'une déviance et d'une identité déviante dans le monde social. Ce qui permet d'étudier aussi bien les fumeurs de cannabis que les gardiens de prisons ou les lobbys de moralité. Il a eu une importance considérable car non seulement il ouvrait, avec d'autres, de nouvelles perspectives mais il est aussi écrit de manière claire et simple. Cette caractéristique est rafraîchissante quand on est habitué à lire Bourdieu qui, lui, écrivait de manière particulièrement compliquée. Comme je m'y attendais j'ai beaucoup apprécié ce livre dont le sujet est non seulement intéressant mais toujours d'actualité. Un nombre considérable de politiciens et de journalistes gagneraient à sa lecture que, de toute manière, je conseille chaudement.

Image: Éditeur

05/07/2013

Artemis Fowl and the last guardian par Eoin Colfer

Titre : Artemis Fowl and the last guardian9780141340814H.jpg
Auteur : Eoin Colfer
Éditeur : puffin 2012
Pages : 306

Après un septième tome très décevant on pouvait s'attendre au pire pour l'aventure finale d'Artemis Fowl. Simplement pour la mémoire ce nom est celui d'un génie criminel à peine adolescent qui a réussit à mettre en danger deux peuples qui ne se connaissaient pas. Mais il a aussi réussit à évoluer vers quelqu'un de meilleur. Nous reprenons ses aventures alors qu'il termine sa thérapie pour avoir succombé à une maladie psychiatrique. Artemis a juste le temps de savourer sa réhabilitation avant que sa nemesis, Opal Koboi, ne décide de tout mettre en danger une fois encore. Et quand je dis tout je suis gentil car le nouveau plan d'Opal changera le monde a jamais que ce soit pour le pire ou le meilleur et cette fois Artemis pourrait bien perdre.

Le dernier tome était plus que décevant. C'est à peine si je pouvais rester éveillé en le lisant. Heureusement Eoin retrouve ses qualités d'écrivains dans cette aventure finale qui m'a laissé à peine le temps de respirer (et de dormir). On retrouve toutes les qualités des opus précédents dont le centaure Foaly et ses gadgets mais on y trouve aussi des événements qui mettent à rudes épreuves l'intellect et les capacités de planification d'Artemis. Jusqu'à un final auquel je n'ai pas voulu croire. Honnêtement, je pense que Eoin à réussit une très bonne conclusion à la saga d'Artemis Fowl génie du crime, adolescent et millionnaire.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • A lire. Vous aussi vous avez envie de connaître la fin mais vous avez peur d'être déçu après le tome 7? Vous ne risquez rien pour ce nouveau tome donc foncez et appréciez la dernière aventure d'Artemis Fowl et de ses amis humains ou pas.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

13:45 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : artemis fowl, fées | | | |  Facebook

03/07/2013

Un siècle d'antiféminisme sous la direction de Christine Bard

Titre : Un siècle d'antiféminisme9782213602851-G.JPG?itok=uClWhYB6
Direction : Christine Bard
Éditeur : Fayard 1999
Pages : 481

Le féminisme, bien qu'il ait eu de grandes victoires, est mal vu. En tant que féminisme (oui je suis un homme qui se déclare féministe deal with it) j'ai souvent entendu des propos peu flatteurs quand je parlais de cette partie de mon identité politique. Pourquoi un homme souhaite-t-il être féministe alors que cette « idéologie » serait le fait de lesbiennes mal baisées qui utilisent la violence contre les hommes. Voila, en une phrase j'ai résumé tout ce que l'on peut penser du féminisme quand on est antiféministe. L'idée que le féminisme n'est plus utile et qu'il utilise la violence pour réactiver une guerre des sexes est importante dans la société et participe d'une destruction des acquis du féminisme et de son infamie. J'ai donc voulu comprendre d’où venait, historiquement, ces conceptions et ces idées et je me suis intéressé à ce livre écrit sous la direction de Christine Bard.

Le livre est dense et met en place de nombreuses analyses aussi bien historiques, politiques, sociologiques que linguistiques ou encore cinématographiques. Ce qui permet d'avoir une véritable richesse d'analyses diverses sur de nombreux thèmes. Cependant, le livre est divisé en trois parties globalement chronologiques. La première partie part de la fin du XIX aux années de la première guerre mondiale pour analyser les réactions faces aux premières féministes. Les analyses montrent une véritable peur de la citoyenneté des femmes qui pourraient littéralement détruire la civilisation. Celle-ci n'est pas l'apanage de la droite mais existe aussi à la gauche de l'échiquier politique qui ne manque pas de tenter de remettre les femmes au bon endroit: la cuisine. Cette partie se termine sur les effets majeurs de la première guerre mondiale sur le féminisme. La seconde partie prend en compte les années 1930 aux années du baby-boom. Outre une analyse de l'idée que l'on se fait des femmes dans les dictatures (en particulier Vichy) les auteur-e-s s'intéressent aussi à l'antiféminisme de la Résistance qui utilise les femmes selon leurs capacités considérées comme naturelles. Mais qui les punissent aussi pour avoir osé offrir leur corps à l'ennemi. On trouverait ici une conception de l'appartenance nationale du corps féminin à cause de sa capacité procréatrice. Les tontes seraient un moyen de revendiquer cette appartenance en punissant les femmes coupables. On y trouve aussi un article sur la manière dont le Deuxième sexe a été reçu par les intellectuels. L'auteure y montre une grande incompréhension des thèses du livre par des hommes parfois haineux. Enfin, les articles se terminent sur les années du MLF à aujourd’hui, soit 1999, outre des analyses sur l'antiféminisme en politique ou dans les syndicats on y trouve une histoire de la mise en place du harcèlement sexuel comme problème mais aussi un article très intéressant sur la difficulté de faire accepter la féminisation des noms de métiers.

Face à un livre aussi dense avec un nombre important d'articles de types différents il est difficile d'écrire un résumé qui permette de montrer la richesse des analyses. Cependant ces articles permettent de mieux comprendre les mutations et origines historiques des antiféminismes. Ils permettent aussi de définir ce terme comme étant différent d'une phobie des femmes ou d'un sexisme. En effet, l'antiféminisme n'est pas un simple comportement ou une peur. C'est une pensée politique qui considère les humains dans des rôles naturels qu'il ne faudrait surtout pas briser au risque de détruire la société. Cette naturalité des rôles se retrouvent encore aujourd'hui dans un nombre impressionnant de textes qui ne cherchent pas forcément à faire de la propagande antiféministe. La différence c'est que les milieux qui se considèrent antiféministes tentent de sauvegarder ou de revenir à cet ordre hiérarchique naturel que ce soit par la politique, les romans ou le cinéma.

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