29/10/2013

Civil War tome 1 par Mark Millar, Steve McNiven et Brian M. Bendis

Titre : Civil War tome 151eoF-s8coL._.jpg
Auteurs : Mark Millar, Steve McNiven et Brian M. Bendis
Éditeur : Panini France 2010
Pages : 250

Bon, après m'être lancé dans DC il fallait bien que je fasse un petit coucou à Marvel. Après tout ce sont les deux plus grands éditeurs de Comics et il est donc logique qu'un petit nouveau comme moi se tourne vers eux pour commencer sa quête de connaissance. Pour débuter Marvel je m'intéresse depuis pas mal de temps à l'événement Civil War qui touche tout l'univers Marvel et qui a été mis en place en 2007. J'ai donc commencé par le premier tome édité par panini (ça me fait toujours bizarre d'acheter des comics chez un éditeur d'autocollant mais bon). Ce tome reprend les 7 chapitres de l'arc principal Civil War ainsi que 5 chapitres des New Avengers intitulés La séparation.

Bref, nous sommes aux USA bien entendu. Plus précisément dans la petit ville de Stamford. Une équipe de super-héros, les new warriors, a remarqué une cachette de super-vilains. Mais ces héros sont surtout suivis par une équipe de télévision. Malheureusement le combat tourne très mal et des centaines de personnes meurent dont un grand nombre d'enfants. Le scandale est général et le peuple américain demande une action du gouvernement. C'est ainsi qu'est proposée une loi de recensement des super-héros et l'obligation pour eux de travailler pour le gouvernement ainsi que d'être entraîné. Mais tous ne sont pas d'accord et Captain America est le leader des résistants.

Que penser de cet arc? Honnêtement j'ai bien aimé. Il faut avouer qu'il pose une question récurrente pour moi. Comment se fait-il que les super-héros anonymes soient acceptés par le public et le gouvernement? Tous les politiciens savent qu'un gouvernement ferait tout pour éviter ce type de fonctionnement anonyme et, par conséquent, au-dessus des lois. Tout politologue sait que cela implique que l’État abandonnerait son monopole de la violence physique légitime au profit d'un groupe non-contrôlé. C'est donc de fonctionnement de la justice qu'il est question ici. Et il y a deux idées contraires: Soit elle doit être contrôlée et exercée sous l'égide de la loi et de l’État soit elle doit être faites en dehors des lois car la justice n'est pas forcément dans l’État. Il est dommage qu'une réflexion plus aboutie soit sacrifiée à un scénario qui tend à suivre ce que pense Captain America en oubliant les marges grises. Et cet aspect pro Captain America me semble très fort dans les épisodes des New Avengers qui sont très défavorables à Ironman et son projet. Bref, j'ai bien aimé mais je déplore un simplisme manichéen là ou on aurait pu être plus subtil.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Une idée très intéressante qui pose des questions sur le fonctionnement des super-héros mais il est dommage que cela ne va pas au bout.

  • Tolkien.

Image: Amazon

27/10/2013

Saga tome 1 par Brian k. Vaughan et Fina Staples

Titre : Saga tome 19782365772013-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brian k. Vaughan et Fina Staples
Éditeur : Urban Comics 2013
Pages : 168

Je continue mon exploration du monde des Comics en me lançant dans un achat d'une amie (qui a eu la bonté de me le prêter): Saga. Le volume nous offre les 6 premiers chapitres dans une jolie édition que semble affectionner l'éditeur Urban Comics. Saga nous emmène dans une galaxie futuriste. Celle-ci est divisée par une guerre sans âge entre deux peuples voisins. La haine est telle que toute la galaxie a dû choisir son camp et que n'importe quel monde peut devenir le terrain des combats perpétuels qui ensanglantent les étoiles. Ce premier tome se déroule sur une petite planète autours d'une étoile sans importance: Clivage. On y trouve un homme, Marko, et une femme, Alana qui ont déserté de leurs armées respectives. Pire encore, un enfant est né de leur union. Ceci est refusé par tout le monde et rapidement des assassins sont envoyés à leur trousse.

Pour un second essai je suis plutôt content. Bien entendu le scénario semble plutôt simple. Deux personnes qui s'aiment malgré les interdits tentent de survivre seuls dans un environnement hostile. Mais celui-ci est rendu intéressant pas la qualité des personnages. Que ce soit Marko le guerrier pacifiste, Alana mère guerrière à la grande gueule ou leurs ennemis on s'attache très facilement à eux. De plus, un certain nombre de pistes semblent se mettre en place qui pourraient permettre de donner un message intéressant. On verra bien.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Je suis encore un nouveau dans ce monde inconnu mais je suis content d'avoir découvert cette histoire bien dessinée et bien écrite. J'attendrais la suite.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

18:25 Écrit par Hassan dans BD/Comics, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saga, comics, urban | | | |  Facebook

26/10/2013

Xénophobie business. A quoi servent les contrôles migratoires? par Claire Rodier

Titre : Xénophobie business. A quoi servent les contrôles migratoires?widget.png
Auteur : Claire Rodier
Éditeur : la découverte 2012
Pages : 192

Nous avons tous entendu parler du drame qui a eu lieu a Lampedusa il y a quelques semaines. Nous avons aussi entendu parler certaines élites autoproclamées parler de ces immigrants comme des envahisseurs. Certaines personnes ont vu une réalité de la migration tandis que les ONG et les militant-e-s n'ont fait que soupirer face à des morts évitables. Les gouvernements, eux, ont promis que ça n'arriverait plus en prévoyant la mise en place d'une fermeture des frontières pour dissuader les voyages dangereux. Mais qu'en est-il de la face cachée? Du moins de celle que l'on ne connaît pas. Des explications aux morts qui sont de plus en plus nombreuses. Claire Rodier, dans ce petit livre, examine les diverses explications qu'elle pense être utile à la compréhension du tournant anti-immigration de l'Europe et du de l'Occident en général.

Pour cela elle construit quatre chapitres. Le premier lui permet de montrer comment fonctionne le marché de la sécurité. En effet, la lutte contre l'immigration se fait à l'aide d'entreprises privées qui fonctionnent aussi bien comme des mercenaires de la sécurité que comme des pourvoyeurs de technologies. L'argent, dans les deux cas, coule à flot. Ainsi les états peuvent déléguer leur gestion des lieux de détention à des entreprises. Dans ce cadre la criminalisation des migrations dites illégales ne peut qu'apporter plus de "clients" et donc demander la construction de nouvelles prisons. Mais la sécurité anti-immigrants mise aussi sur l'usage de technologies de plus en plus coûteuses et pointues qui se forment aussi bien sur le plan physique que virtuel à l'instar de la biométrie.

Dans un second temps l'auteure examine le côté rhétorique du problème. En effet, la fermeture des frontières s'est faites aussi en lien avec la mise en place d'un discours de la peur de l'étranger censé amener insécurité, terrorisme et délinquance. Ce discours se constitue aussi bien sur la nécessité de la construction de murs de séparation pour bloquer une population. On pense, bien entendu, au mur entre les USA et le Mexique mais aussi celui d'Israël. Il est intéressant de voir que ces murs ne fonctionnent pas forcément et enrichissent des milieux criminels qui en profitent pour faire monter la facture. Mais c'est aussi un discours qui fonctionne sur la désignation d'un ennemi bouc émissaire coupable de toutes les atrocités et dysfonctionnements de la société. Enfin, n'oublions pas le terrorisme dont l'usage a permis la destruction de nombreux droits et garanties aussi bien pour les étrangers que les citoyens et dont la menace justifie ces changements.

Un troisième chapitre lui permet de mettre en évidence les liens entre l'Europe et ses voisins immédiats. En effet, non seulement l'Europe ouvre ses frontières intérieures mais elle ferme ses frontières extérieures. Cela se fait par des dispositifs de surveillance mais aussi par des accords avec des pays voisins. Ceux-ci permettent de justifier un renvoi en contrepartie d’investissements. C'est aussi un moyen de faire pression sur des candidats à une future adhésion.

Enfin, l'auteure examine l'intérêt de l'enfermement. En effet, selon une étude citée, la prison est inutile après 14 jours car le renvoi devient impossible. Donc pourquoi mettre en place ces emprisonnements administratifs de longue durée pour des populations entières? Mis à part l'argument financier c'est aussi un moyen de rassurer les citoyens et de prévenir les immigrés qu'ils ne sont pas les bienvenus. Il est intéressant de noter que cet internement commence à se faire en dehors de l'Europe soit en dehors d'une législation gouvernée par les droits de l'homme dans un certain nombre de cas. Mais aussi en dehors des yeux de la population. L'auteur y examine aussi l'agence Frontex responsable de la coordination de la lutte contre l'immigration qui, depuis peu, est capable d'acheter ses propres flottes de véhicules et ce qui permet de lancer une industrie de la sécurité en particulier celle des drones.

Au final nous avons un petit livre très intéressant qui démonte les mécanismes de l'anti-immigration. C'est une Europe inquiétante qui se dessine dans ces pages. Un continent qui se ferme sur lui-même sans vouloir mettre en question les raisons de l'immigration. Ainsi, on ne peut que penser que les drames seront de plus en plus nombreux mais aussi de moins en moins connus car en dehors de l'Europe. Pour les rares personnes qui atteignent le continent c'est la prison, l'idée que ce sont des criminels et le renvoi si possible qui les attendront. Ceci sans examiner si leur demande d'aide de la part de l'Europe est légitime ou non. Mais c'est aussi un monde dans lequel le trafic d'êtres humains pour passer la frontière sera de plus en plus lucratif pour les réseaux criminels qui deviendront encore plus puissant. Et personne ne fera plus attention au coût humain de l'immigration.

Image: Éditeur

16:59 Écrit par Hassan dans contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : migration, xénophobie, mur, immigration, sécurité | | | |  Facebook

Gravity par Alfonso Cuarón

Hier soir je suis allé voir Gravity. Difficile de présenter un film qui reçoit tous les éloges depuis quelques semaines. Ce sont d'ailleurs ces commentaires très positifs qui m'ont tout d'abord permis de m'intéresser à ce film et de l'attendre avec une impatience grandissante. Après tout, on me promet un bon film qui se déroule dans l'espace alors que je suis astronome amateur et fan de SF. Qu'est-ce qui pourrait m'empêcher d'aller au cinéma? Bref, Sandra Bullock et George Clooney jouent, respectivement, le docteur Ryan Stone et le commandant Matt Kowalski. Le docteur Stone a reçu son ticket pour installer un nouvel équipement sur Hubble objet de la mission. Cependant celle-ci doit être annulée en urgence quand Houston détecte une arrivée imminente de débris. La navette spatiale détruite, les autres astronautes morts et la liaison radio coupée Stone et kowalski se retrouvent seuls dans l'espace. Ils commencent donc un long voyage dans le but de survivre.

Pfiou que j'ai aimé ce film haletant jusqu'au bout. Bon ce n'est pas le scénario qui m'a gagné. On se trouve face à un banal scénario de survie dans un environnement qui vient de sortir d'une catastrophe. Le cliché va tellement loin qu'il ajoute l'enfant mort et le besoin de retrouver l'envie de vivre avant de pouvoir survivre. Mais ce scénario classique est joué à la perfection dans un environnement magnifiquement construit. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas la 3D que je considère comme un gadget la plupart du temps inutile sauf pour vider les portefeuilles des spectateurs. C'est ainsi que je compte sur les doigts d'une seule main les films dans lesquels la 3D a été utile. Vous pouvez donc me croire quand je vous dis que ce film utilise cette technologie avec brio. On ne nous jette rien à la figure au contraire on crée un décor vivant. À la fois lointain et proche. Le film réussit aussi à faire porter l'intrigue sur les épaules de deux personnages qui, souvent, se retrouvent seuls face à la caméra. On se trouve donc en même temps dans un huis clos étouffant et dans l'infini de l'espace. Ces deux acteurs sont très convaincants dans leur rôle. Sans oublier le rythme haletant. On a à peine le temps de souffler avant la fin du film. C'est donc une vraie réussite!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Magnifique dans tous les sens du terme si je devais conseiller un seul film pour cette semaine ce serait celui-ci.

Image: Site officiel

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24/10/2013

Batman Terre-un tome 1 par Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman Terre-Un tome 19782365772488-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns et Gary Frank
Éditeur : Urban Comics 2013
Pages : 142

Bon j'ai lu et terminé mon premier comic book. Pour cette première fois j'avais décidé de m'intéresser à Batman et, particulièrement, le reboot de ses origines dans ce tome 1. Faut-il vraiment présenter l'homme chauve-souris? Je n'en suis pas certains mais je vais me plier à l'exercice. Nous sommes à Ghotam. La ville est l'une des moins sûres et des plus corrompues au monde. Bruce Wayne, riche héritier, est orphelin depuis le meurtre de ses parents à la sortir d'un cinéma. C'est Alfred qui l'a élevé. Mais Bruce souhaite se venger et découvrir qui est le tueur. Pour cela il décide de devenir le Batman.

Batman est un individu sombre et violent mais aussi extrêmement intelligent. Dans ce premier tome nous découvrons les débuts de ce héros alors qu'il est encore un simple homme qui se cache sous une cape et non un symbole. C'est donc un Bruce Wayne faillible qui ne maîtrise pas encore les gadgets qui nous est dévoilé. Un homme qui, pour l'instant, ne souhaite que retrouve le responsable de la mort de ses parents et non protéger sa cité. Ghotam est plus sombre que jamais. La police n'agit pas et ferme les yeux face aux exactions des criminels qui pourrissent la vie de tous les citoyens. Gordon n'est pas encore l'homme que l'on connaîtra et son partenaire est un jeune blanc-bec qui ne souhaite que la célébrité. Mais le véritable point fort de cette histoire n'est pas l'enquête qui aboutit à un résultat contrasté et peu intéressant. Ce que j'ai apprécié c'est la relation entre Alfred et Bruce. Les deux ne se comprennent pas vraiment mais se protègent l'un et l'autre. J'ai aussi trouvé les dessins très réussis et agréables. Pour une première fois c'était sympa.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Je n'y connais presque rien en comics book. Je me lance donc et je pense être bien tombé sur ce premier tome de la genèse de Batman. J'attendrais la suite avec intérêt tout en espérant un peu plus de challenge du coté des adversaires. De plus, de nombreuses pistes sont dessinées qui pourrait devenir intéressantes.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

14:06 Écrit par Hassan dans Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dc, batman, gotham, terre-un | | | |  Facebook

22/10/2013

La nudité. Pratiques et significations par Christophe Colera

Titre : La nudité. Pratiques et significations1couv_nudite.jpg
Auteur : Christophe Colera
Éditeur : Cygne 2008
Pages : 187

La nudité fait partie de ces objets que l'on n'ose pas trop étudier ni trop mentionner. C'est une forme d'être vue comme fondamentalement privée et l'observer avec un regard scientifique peut être difficile aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur de la discipline. Mais c'est aussi un sujet qui intéresse et qui fait parler de lui. C'est, en tout cas, un sujet qui m'intéresse. C'est la raison du choix de ce petit livre. Christophe Colera y étudie les pratiques et les significations de la nudité dans diverses cultures et civilisations selon un angle d'attaque qui porte sur la construction d'idéaux-types. Mais, avant de s'y lancer, il examine les aspects anatomiques et psychologiques. Ce qui lui permet de remonter à la préhistoire pour expliquer comment la nudité s'est probablement modifiée suite à la marche debout et à la perte des poils. Malheureusement ce chapitre pose aussi quelques problèmes puisque l'auteur y naturalise des comportements masculins et féminins. Ainsi, l'homme nu est vu comme dangereux alors que la femme nu est vue comme une invite qui ressent du plaisir suite à la passivité de sa dénudation par le mâle. Inutile de dire que je pense dangereux de naturaliser un comportement en ne prenant pas en compte l'histoire humaine depuis la préhistoire. De nombreuses cultures sont passées par là.

Dès le chapitre suivant l'auteur examine ses idéaux-types. Il commence par ce qu'il nomme la nudité fonctionnelle. Celle-ci, selon l'auteur, serait une nudité qui aurait lieu dans des endroits précis pour des buts précis. C'est le cas, par exemple, du bain ou du lit dans lesquels la nudité à une fonction d'aide à l'hygiène et à la sexualité. Mais il examine aussi la nudité qui a lieu lors de la mort qui peut avoir un aspect rituel en sortant du monde comme l'on est rentré. Ainsi que la nudité médicale qui est entourée de codes permettant de supprimer la composante érotique du nu. L'auteur y place aussi une nudité de classe qui aurait une fonction d'unification du groupe autours de valeurs communes.

Le second idéal-type est celui de la nudité comme affirmation. Que ce soit de manière politique ou artistique l'auteur y examine des pratiques qui permettent de créer une rupture dans l'ordre. Ces ruptures sont autant créées qu'aidées par la nudité. Par exemple, les manifestations nues des étudiant-e-s du Québec il y a quelque temps permettaient de valoriser le corps faible des étudiant-e-s face à un État fortement répressif. Ce côté politique peut se faire à côté comme être rattrapé par l'art. C'est le cas de certaines œuvres de Spencer Tunick qui peuvent fonctionner selon un idéal politique.

Le troisième idéal-type est celui de la nudité comme humiliation. Nous y trouvons une analyse de la dénudation pour reconstruire un ordre social. En effet, dénuder quelqu'un permet de punir un acte précèdent ou d'empêcher une destruction de l'ordre social (par exemple patriarcal). Ainsi, l'auteur montre le nombre important de dénudations de femmes en Inde dans un contexte de plus en plus revendicatif envers l'égalité. Il est dommage que l'aspect genré de la dénudation ne soit pas vraiment observée par Christophe Colera mais on observe que les femmes sont beaucoup plus humiliées que les hommes par la nudité. En effet, c'est un moyen de briser leur pudeur qui devrait, selon les hommes, être gardées par les femmes. Mais on y trouve aussi la nudité par la justice, que ce soit comme punition ou comme examen de la personne, et de la guerre. Est-il nécessaire de rappeler que le viol est une arme de guerre? La aussi les femmes sont les principales concernées.

Enfin, l'auteur termine sur l'idée de la nudité comme don. Que ce soit un don envers une personne connue ou un don envers un inconnu à l'instar de la pornographie le nu est vu ici comme un don des femmes envers les hommes. En effet, jamais l'auteur ne parle du nu masculin comme don. Mais les exemples cités montrent des femmes qui offrent leur nudité à dieu, aux hommes ou pour l’État.

Que peut-on dire de ce petit livre au final? J'ai apprécié l'effort important de synthèse général des cultures. Synthèse possible car l'auteur crée des idéaux-types qui, bien entendu, ne sont pas réels mais permettent de mieux comprendre le fonctionnement de la nudité. Mais je trouve que Christophe Colera mélange parfois les typologies. Ainsi, je pense que le nudisme des classes moyennes et supérieurs pourrait être considéré non comme une nudité fonctionnelle mais une nudité affirmative d'une capacité de passer outre l'animalité du sexe pour accepter le nu comme normal. L'auteur manque aussi les explications en terme de genre. Nombreux sont les exemples qui auraient mérité un examen sous cet angle qui aurait pu montrer une différenciation de la nudité masculine et de la nudité féminine. Au contraire l'auteur préfère naturaliser le nu féminin comme don et le nu masculin comme guerrier. À mon avis c'est une erreur importante. Cependant ceci n'empêche pas le reste du propos d'être intéressant si on est attentif à ces naturalisations.

Image: Éditeur

21/10/2013

Ma vie avec Liberace (Behind the Candelabra) de Steven Soderbergh

Voici le film que personne n'a vu au cinéma aux USA. Et qu'aucuns producteurs d’Hollywood n'a voulu supporter car trop "gay" (mais un film ne pourra jamais être trop hétéro apparemment). Heureusement pour nous nous ne sommes pas aux USA et le film est donc au cinéma en ce moment même (bien que uniquement en VO dans ma ville). De plus HBO, coutumière des réussites et des prises de risques, a accepté de supporter le projet. Alors comme beaucoup je ne connaissais pas Liberace. Cet homme était un pianiste de talent mais surtout un showman. Je m'explique, Liberace créait des shows autant qu'il jouait grâce à ses costumes, à sa manière d'être et à sa réputation. Nous ne suivons pas vraiment sa vie mais celle de son amant: Scott Thorson. Ce dernier est ébloui par la vie fastueuse de Liberace et se fait rapidement prendre dans sa toile.

J'ai beaucoup aimé ce film mais je ne suis pas certain de savoir pourquoi. Alors passons déjà en revue les classiques. Tout d'abord les deux acteurs principaux que sont Matt Damon et Michael Douglas incarnent parfaitement bien leurs personnages respectifs. Le premier est Scott et il joue un homme pris dans une toile sans la voir mais qui, progressivement, sent les choses lui échapper. Le second est Liberace dont il incarne la figure kitsch mais aussi profondément narcissique. Les autres acteurs sont moins visibles mais tout aussi bon. Du côté de l'intrigue il est intéressant de s'intéresser au point de vue d'un personnage, Scott, ce qui permet de choisir certains épisodes particuliers important selon le point de vue de celui-ci. Je suis aussi ébahi par le travail qui a été fait sur les décors qui sont tout simplement époustouflants. Mais HBO nous avait habitué à une grande qualité de ce côté (pensez à Game of Thrones ou Rome par exemple). L'intrigue nous plonge dans la dynamique mise en place autours du couple Liberace-Scott. Une dynamique étrange et souvent un peu malsaine entre un homme qui donne tout mais demande tout et un homme qui reçoit tout et accepte tout. En effet, bien que Liberace soit très généreux il est aussi très demandeur non seulement en temps mais aussi en sacrifice. Ce qui permet de montrer une relation psychologiquement difficile. Mais on découvre aussi l'autre face. Car Liberace n'est pas qu'une star c'est aussi un vieil homme qui commence à perdre sa beauté et qui possède de nombreux besoins inassouvis.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Il m'est franchement difficile de trouver des points négatifs à ce film. Je me suis amusé, j'ai été dérangé, les décors sont magnifiques et les acteurs au pinacle de leur art.

Image: Allociné

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10:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biopic, liberace, hbo | | | |  Facebook

20/10/2013

Omar de Hany Abu-Assad

Bon après avoir vu Turbo je me suis dis que j'allais passer à un autre style en allant voir Omar. Ce film dont le titre est le nom du principal personnage est décrit comme un thriller palestinien par la presse. Omar est donc un jeune homme palestinien qui vit à l'ombre du mur qu'il traverse parfois en risquant de se faire tuer. Mais comme beaucoup de jeunes il souhaite résister à l'occupation israélienne en accomplissant ce que l'ennemi nomme du terrorisme. C'est avec deux amis d'enfance qu'il prépare une attaque contre l'armée qui réussira. Mais il y a un traître dans les rangs et la police rattrape vite Omar qui se voit offrir un choix: coopérer ou passer sa vie en prison sachant que tous ses amis et la femme de sa vie seront détruits.

Il est rafraîchissant de ne pas toujours voir de thriller américain. Ce n'est pas que je ne les apprécie pas mais Omar fonctionne différemment. On ne se trouve pas dans une grande ville sombre dont l'on parcourt les bas-fonds à la recherche de la vérité. Au contraire on se trouve au soleil de la Palestine et les seuls moments sombres sont ceux de l'attentat et des emprisonnements. Ce film regroupe à la fois une histoire d'amis, une histoire d'amour et une histoire politique. Car tout le monde est impliqué dans l'occupation qu'ils luttent activement, passivement, aient renoncés ou qu'ils aident les occupants quand ils ne sont pas ces derniers. Ce film est donc assez dense.

Ce que l'on observe dans l'histoire qui nous est contée est la difficulté de résister avec des armes considérées comme terroriste. En effet, la seule résistance armée possible (car je suis convaincu qu'une résistance pacifique est possible) est cachée, une forme de guérilla. Mais l'opportunité de cette résistance n'est jamais questionnée. Est-ce la seule voie? Est-ce vraiment une bonne idée? Le film nous montre aussi le danger de la paranoïa et de la méfiance entre amis et amants. En effet, dès que quelqu'un est soupçonné tout commence à tomber par terre. Que ce soit l'envie de se marier ou l'amitié. Ceci est mis en place par les forces de sécurité d'Israël qui comprennent bien ce qu'elles peuvent en tirer. Mais on observe aussi l'humiliation quotidienne des Palestiniens. Que ce soit le mur, les forces armées israéliennes qui s'amusent à humilier ou la prison dans laquelle la torture psychologique et physique est utilisée. On trouve aussi quelques informations intéressantes sur la place des femmes qui se doivent d'être chastes, silencieuses et d'accepter l'échange qui se fait lors d'un mariage décidé par les hommes vu comme pourvoyeurs de l'argent. Au final ce film dépeint la perte d'une amitié et de l'amour face à un occupant tout puissant qui prend le contrôle des personnes.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une histoire qui nous permet de visiter les deux cotés du mur et de comprendre ce que ressent un peuple sous occupation constamment humilié. Mais aussi un thriller qui permet de lier divers histoires entre elles dans une intrigue de méfiance.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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19/10/2013

Chaoswar 3: Magician's end

Titre : Chaoswar 3: Magician's end
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2013
Pages : 638

Nous avions quitté Midkemia à la fin d'une guerre. Le Royaume des Iles était occupé dans sa partie ouest par Kesh. Dans le même temps on en savait un peu plus sur le véritable but de cette guerre: détourner les yeux des royaumes. On avait aussi quitté Pug, Magnus, Miranda et Nakor alors qu'ils étaient au centre d'une explosion magique imminente. Nous reprenons les événements à ce moment précis. Le Royaume des Iles est maintenant en paix mais pas pour longtemps. En effet, un nouveau roi n'est toujours pas nommé et aucun des prétendants ne souhaite un accord pacifique. Les Condoins et les Jamisons ont donc fort à faire pour éviter de perdre la guerre civile qui s'annonce pour le Royaume et, ensuite, le reconstruire. Dans le même temps les Taredhels luttent difficilement contre une horreur qui a détruit leur cité. Les aides sont rares car peu savent ce qui se déroule. Pug, Magnus, Miranda et Nakor pourraient aider mais ils semblent avoir disparu.

Enfin ce long cycle qui dure sur plusieurs décennies se termine. Feist a écrit du bon et du moins bon et il a souvent réussi à garder mon intérêt. Mais il faut bien une fin à un moment donné et ce tome marque celle-ci. J'ai apprécié de retrouver les 4 personnages que sont Pug, son fils Magnus, sa compagne Miranda et Nakor pour ce dernier combat. Bien que de nombreux passages de leur voyage auraient pu être mis de côté ce qui aurait rendu le livre moins redondant avec d'autres leurs activités restent dans le côté de l'intérêt. Heureusement l'intrigue magique est mise en parallèle avec l'intrigue de la guerre civile qui permet, encore une fois, d'entrer dans la politique du royaume et les batailles. Feist reste sur des chemins battus auparavant mais il réussit encore à rendre cela intéressant. Cependant on peut se demande quel est l'intérêt de Miranda et Nakor qui semblent surtout permettre de réunir les personnages les plus attachant de ce cycle. Leur utilité est bien moindre face aux autres et ils auraient pu ne pas être présent ou différemment. Mais ce livre clôt bien un long cycle et termine comme il a commencé: avec deux amis partant sur le chemin de la vie et de la mort ensemble.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Une conclusion parfois maladroite avec des passages redondants si on connaît les autres livres mais tout de même intéressante pour ceux et celles qui apprécient Midkemia et ce pour la dernière fois.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

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17:25 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : krondor, magian's end, chaos war, feist | | | |  Facebook

Turbo

Turbo est le nouveau film d'animation que nous offre dreamworks. Il parle d'un jeune escargot qui a une passion: les courses de voiture. Il a aussi un héros qui n'est autre que le meilleur coureur automobile du monde. Son rêve est simple: être capable de concourir dans une course et d'aller aussi vite qu'il le souhaite. Mais n'étant qu'un escargot il doit se contenter d'une vie monotone et lente entre la culture de tomate et le danger des corbeaux. Ses rêves sont mal vu par toute la communauté dont son frère qui s'adapte très bien à la monotonie. Mais un jour, alors que Turbo rampe près d'une autoroute, il est absorbé à l'intérieur d'une voiture et son ADN est revisité ce lui permet de développer des pouvoirs de vitesse. Enfin il pourra tenter de concrétiser son rêve et d'entrer comme compétiteur dans une course officielle. Mais réussir un rêve n'est pas facile.

Turbo a tout du film familial que l'on va voir avec ses enfants. La recette est loin d'être compliquée. Il faut un héros sympathique, des obstacles et un méchant bien méchant. Vous secouez un peu, on laisse mijoter pendant une petite heure et vous avez un film pas trop mal pour peu d'efforts intellectuels. La plupart des films d'animation familiaux fonctionnent la-dessus et ce n'est pas l'histoire mais la manière de la dépeindre qui permet à un film de sortir du lot. Turbo restera dans la moyenne des films sympas devant lesquels on a passé un bon moment mais qui ne serait jamais revu. Ce n'est pas qu'il ne fonctionne pas mais qu'il est déjà connu avant même que le film ne commence. Nous avons le héros rêveur et naïf, Turbo, qui doit passer outre les dangers du monde et la désapprobation de son frère et un méchant jaloux et hypocrite. Mais le héros fera tout pour réussir son rêve malgré les doutes et les dangers lançant le message du film que l'on reçoit depuis le début: aucun rêve n'est trop grand et aucun rêveur trop petit. Bref, du classique que nous avons déjà tous vu.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Rien de bien inventif mais ça fonctionne sans trop d'accrocs.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:34 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turbo | | | |  Facebook

15/10/2013

L'antifascisme en France de Mussolini à Le Pen par Gilles Vergnon

Titre : L'antifascisme en France de Mussolini à Le Pen1259075133.jpg
Auteur : Gilles Vergnon
Éditeur : Presses Universitaires de Rennes 2009
Pages : 234

L'antifascisme a pris une actualité ces derniers mois lors de la mort d'un militant. Après une courte période de sympathie une avalanche de critiques s'est abattue sur le mort sans jamais que l'antifascisme ne soit défini ou considéré comme un moyen de défendre la démocratie. La période française qui vient de se dérouler est aussi celle d'une résurgence dans le public de mouvements (néo)fascistes qui utilisent le thème du mariage pour tous et toutes comme moyen de militer. C'est la raison de mon intérêt pour le sujet car bien que je sois capable de comprendre les grandes lignes de l'antifascisme et du fascisme cela ne veut pas dire que je comprends son histoire. Ce livre, qui porte sur la France, devait m'aider.

L'auteur, historien, divise son livre en 6 chapitres. Chacun de ces chapitres dépeint une période particulière de l'antifascisme et de sa lutte contre un ennemi parfois imaginaire parfois très concret. Ainsi, c'est dès les années 20 que le terme apparaît dans les discours français de l'époque. Celui-ci décrit tout d'abord la situation italienne et les personnes et institutions qui souhaitent un système politique autoritaire. Mais le militantisme est encore faible et n'atteint pas son niveau de février 1934. Cette année qui forme tout un chapitre est le moment d'une forte peur du fascisme qui débouche sur de nombreuses manifestations monstres au nom de la défense des valeurs républicaines. Cette journée est aussi un moment d'unité, parfois construite a posteriori, entre les gauches. L'antifascisme sera important pour la culture politique des années 30 qui permettront la mise en place d'une demande d'unité contre un ennemi mais surtout de travail en faveurs de la paix alors que la guerre est vue comme un moyen de fonctionnement pour le fascisme. Cette période se termine sur l'occupation de la France par l'Allemagne. On pourrait croire que la Résistance française utiliserait un registre discursif fortement imprégné des thèmes de l'antifascisme mais il n'en est rien. Ce sont plutôt le patriotisme et les thèmes républicains qui sont utilisés face à un gouvernement autoritaire considéré comme étant de droite.

Mais comment le militantisme a-t-il pu muter après la Deuxième Guerre Mondiale? Selon l'auteur c'est la Guerre d'Algérie qui renouvelle le militantisme. Autant le danger d'un gouvernement de Gaulle tenté par l'autoritarisme que les combats coloniaux en Algérie et les mouvances terroristes qui en sortent sont vu comme de possibles fascismes. Mais il est difficile de placer de Gaulle comme fasciste alors que son nom est un symbole de la Résistance française. Tandis qu'il est facile de s'attaquer aux Généraux et à l'OAS qui s'attaquent aux symboles de la République. Après les années 60 le militantisme perdra de son attrait face à des mouvements ennemis peu structurés et presque morts. Mais l'arrivée sur la scène publique du Front National via ses résultats électoraux surprendra tout le monde et réactivera les discours d'unité contre le fascisme qui ont empêché toute alliance entre la droite institutionnelle et le FN. L'auteur explique que la dénomination fasciste du FN ne fait l'unanimité et même que certaines personnes la considèrent comme dangereuse pour lutter contre ce parti. En tout cas, le FN continuera son ascension jusqu'en 2002 date de fin de l'ouvrage.

En conclusion voila un livre intéressant pour quelqu'un, comme moi, qui ne connaît rien au sujet. Le livre est dense dans sa synthèse d'un siècle entier sur tout un pays. Il permet de mieux comprendre le fonctionnement de l'antifascisme et ses liens avec la gauche et l'antiracisme. Il permet aussi de comprendre pourquoi le thème de l'antifascisme n'est pas forcément le plus adéquat pour des luttes politiques actuelles. en effet, qui croit se trouver dans une période précédent la mise en place de dictatures? Au pire nous nous trouverons dans une société autoritaire mais non dans une dictature ouverte et assumée.

Image: Site de l'éditeur

12:11 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : antifascisme, france | | | |  Facebook

02/10/2013

Arrow saison 1

Bon ces temps les super-héros sont partout. Je n'ai rien contre car j'aime bien un bon film sur le sujet sans en attendre une illumination philosophique. D'autant que les valeurs portées par ces super-héros sont en contradiction avec les valeurs de justice et d'état de droit que je défends. Superman, Batman, Spiderman, les Avengers etc sont tous des personnes qui font la justice en leur nom sans rendre de comptes à personne. Ils sont donc dangereux pour une démocratie puisque personne ne les contrôlent. Mais c'est aussi un bon moyen de se divertir.

Il faut l'avouer DC comics n'a pas de chance avec ses adaptations. Non seulement ils sont en retard du Marvel mais en plus, mis à part quelques réussites, la plupart des films et séries sont mauvaises (sauf si on prend en compte les animés). Ainsi qui pourra dire avoir aimé le désastre que fut Green Lantern? C'est donc avec peur que l'on pourrait s'approcher de l'adaptation du héros Green Arrow dans cette nouvelle série. Et c'est avec circonspection que j'ai récolté les avis autours de moi avant de me lancer.

La saison 1 commence à Starling City 5 ans après que le personnage principal ait été porté disparu en mer. Ce miraculé est Oliver Queen le fils d'un couple d'industriels ultra riches. Mais son retour ne cache pas seulement un miracle mais aussi une volonté. Oliver Queen a reçu la mission, par son père, de guérir Starling City d'un groupe d'individus qui tentent de la contrôler pour l'argent. Pour ce faire il décide de créer un alter ego qui pourra agir dans l'impunité. C'est ainsi qu'il décide de porter un capuchon vert et de tirer des flèches sur les principaux ennemis de la ville et de ses citoyens. Mais la police n'apprécie pas cet individu qui tue sans poser de questions.

Pour un grand nombre de raisons cette série est limitée. Les personnages ne sont pas aussi psychologiquement poussés que possible. Les épisodes se basent tous sur un même schéma sans beaucoup d'informations sur un fil rouge. Il n'y a pas de message particulièrement réfléchi sur les activités d'Arrow. Et des répliques reviennent souvent. Pourtant je me suis senti accroché à cette série. Il faut dire que même peu développés je me suis attachés aux personnages et particulièrement à Felicity. De plus la série réussit à mettre en place une double intrigue. Alors que l'on observe la création du Green Arrow a Starling City ainsi que le développement d'un fil rouge le long de la saison on en apprend aussi plus sur la manière dont Oliver Queen a été entraîné durant ces 5 ans d'absence et ce qu'il a connu. Les deux intrigues sont très prenantes et je pouvais difficilement attendre pour connaître la suite (d'ailleurs je voudrais voir la saison 2 dès maintenant). C'est donc une série que je trouve, pour l'instant, très intéressante et dont je suivrais avec intérêt les développements futurs.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. ça pourrait être bien pire mais je pense que la série pourrait facilement se développer dans une plus grande qualité pour les prochaines saisons (ou tomber dans les enfers de la médiocrité). Dans tous les cas je pense qu'il ne faudra surtout pas dépasser 4 ou 5 saisons si le fonctionnement actuel est conservé.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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12:15 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, green arrow, dc comics | | | |  Facebook