31/12/2013

Les ombres de l'histoire. Crime et châtiment au XIXe siècle par Michelle Perrot

Titre : Les ombres de l'histoire. Crime et châtiment au XIXe siècle9782080679147_cm.jpg
Auteur : Michelle Perrot
Éditeur : Flammarion 2001
Pages : 427

2014 est l'anniversaire de la mort de Michel Foucault. Je trouve donc qu'il est intéressant de terminer 2013 avec un livre sur l'histoire de la prison. Celui-ci est composé de plusieurs articles écrit par l'historienne Michelle Perrot. Cette dernière s'est intéressée aux prisons alors que Michel Foucault avait lancé le sujet dans la discipline historique. L'usage des concepts foucaldiens lui permet de mieux comprendre les sources qu'elle analyse dans les différents articles de cet ouvrage.

Celui-ci est découpé en 5 parties qui regroupent différentes contributions selon certains thèmes. La première partie permet de resituer le travail de Foucault et la manière dont il a été reçu et critiqué par les historien-ne-s. Cette partie nous permet de comprendre un peu mieux l'intérêt de Foucault pour l'histoire des prisons et des organisations totales. Mais aussi les raisons qui se cachent derrière les critiques (souvent justifiées). La seconde partie permet à Michelle Perrot de donner des informations sur certains des grands penseurs de la prison au XIXe siècle. Entre Bentham et la construction intellectuelle de la prison panoptique et Tocqueville et ses considérations sur la prison via les archives de son voyage aux USA elle nous parle d'un traité sur la pauvreté. Ces textes permettent de comprendre l'importance du débat qui a entouré la prison au XIXe. Comment la construire? Comment la gérer et comment surveiller? Les écrits de Bentham sont particulièrement glaçants puisque ses idées mènent à la destruction de la vie humaine au profit de l'utilité.

Les parties suivantes permettent d'entrer dans l'analyse du crime et de la marginalité. La troisième est donc constituée de textes concernant la "vie carcérale". Comment vit-on en prison au XIXe siècle? Les révolutions ont-elles un impact sur celles-ci? Que faire de l'écriture? Autant de questions auxquelles répond Michelle Perrot. Ainsi, elle montre que les révolutions s'attaquent aux prisons selon certaines modalités. Les prisonniers politiques sont célébrés alors que les voleurs sont conspués. Et même si des réformes sont promises les demandes en ce sens sont rapidement écartées. Mais Michelle Perrot examine aussi l'expérience de la prison de Genève grâce à un travail d'un autre historien, Malgré une constitution à la pointe des sciences de l'époque ce fut un échec.

La quatrième partie examine la signification des crimes. Celle-ci commence par un examen des décomptes statistiques qui permet de mettre en question son fonctionnement ainsi que les significations qui sont données aux chiffres. Perrot continue sur deux contributions qui nous parlent de l'importance des faits divers pour comprendre les craintes de l'époque. L'une des deux nous parle d'un cas particulièrement important: l'affaire Troppmann. Celle-ci reçut une énorme attention médiatique et fut accusée d'être orchestrée par le gouvernement pour éviter de porter les réflexions sur d'autres problèmes plus importants.

La dernière partie parle de thèmes qui ont prit une actualité importante ces derniers temps. En effet, les contributions qui y sont réunies parlent de la mendicité, des vagabonds et des jeunes. Alors que les vagabonds mendiants sont de plus en plus contrôlés et accusés de créer le crime en volant et en violant – voir même en créant les épidémies par leurs migrations – l'époque s'inquiète des enfants. Ces derniers sont décrits comme des voyous qui prennent le contrôle de la rue au lieu de travailler à l'usine. Les médias de l'époque s’inquiètent de ces bandes de jeunes qui, pourtant, ne sont pas si importants selon les sources.

Que dire, au finale, de ce livre? L'ennui avec les recueils de contributions c'est qu'ils créent le danger d'une impression de flou dans les sujets analysés. Bien que les contributions soient classées selon des thèmes définis on peut se demander, parfois, pourquoi tel sujet apparaît après tel autre. De plus, on cherche à en savoir plus sans pouvoir le faire. Cependant, le sujet de ce livre est de plus intéressants. Ce constat est d'autant plus important dans le contexte sécuritaire actuel. Alors que les promesses de sécurité et le contrôle se multiplient dans des proportions de plus en plus fortes ce livre permet d'historiciser certains points tout en offrant des comparaisons intellectuelles. C'est donc une lecture qui peut guider un avis critique sur certaines politiques publiques en cours de construction ou déjà décidées. Je pense, en particulier, à la surveillance mais aussi à la mendicité et à la peur de la jeunesse.

Image: Éditeur

18:23 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prison, michelle perrot, xix | | | |  Facebook

29/12/2013

Le loup de Wall Street

Jordan Belfort est un jeune homme d'une vingtaine d'année quand il est engagé dans une agence de courtage. C'est aussi un homme marié dont le rêve est de devenir riche. Mais alors qu'il obtient sa licence il est viré le jour même lors de l'un des plus grands krachs boursier de l'histoire. Cependant, rien ne saurait l'arrêter et il se retrouve bien vite dans une petite agence qui vend des actions sans valeurs d'entreprises naissantes. Il s'y fera vite remarquer par sa capacité à vendre de manière agressive. C'est alors qu'il décide de créer sa propre entreprise qui doit lui permettre de devenir riche! Mais cela est-il légal et, si oui, moral? Peu importe, car il n'y a que l'argent qui compte et nul ne saurait se mettre en travers de son chemin.

Qui est Jordan Belfort? Cet homme dont la vie est au centre de deux livres et maintenant de ce film est un courtier qui a réussit. Mais il a réussi d'une certaine manière. En effet, on observe un homme dont la seule obsession est l'argent et le meilleur moyen de le recevoir grâce à un système capitaliste en roue libre. Comme le dit l'un des personnages au début du film: Tout n'est que virtuel. Le client croit devenir riche alors qu'il ne reçoit rien tandis que le courtier se prend une commission importante. Le but du jeu n'est donc pas de bien conseiller son client mais de lui vendre et de garder son argent sur le marché tout en empochant la commission. Prendre l'argent dans la poche d'autrui pour le mettre dans la sienne. Cette philosophie reste au centre de tout le film. Les courtiers sont dépeints comme des rapaces qui vendent des produits sans les connaître ni même tenter de comprendre. Leur seul but est de gagner et si certains perdent de l'argent autant que ce soit leurs clients.

Dans ce contexte l'argent est devenu une drogue dont la dose quotidienne est nécessaire. Mais ce n'est pas la seule addiction de Jordan. Celles-ci sont expliquées par un besoin de détente et d'acuité durant toute une journée. Ainsi, l'usage des drogues permet de survivre à des journées éprouvantes durant lesquelles tout est basé sur la performance. Cette excitation s'évacue aussi par la sexualité affichée. Les bureaux de l'entreprise sont donc les lieux d'un spectacle continuel de débauche et de fête ou la drogue, la sexualité et la performance sont au centre de tout. Rien ne compte si ce n'est de pouvoir faire ce que l'on veut avec l'argent de sa réussite.

La sexualité me mène à parler d'un autre aspect central dans le film: les femmes. Elles sont centrales non pas grâce à leur rôle. Les rares femmes nommées sont soit des épouses, des mères ou des courtières. Et encore elles ont rarement beaucoup de choses à dire à l'écran. Car Jordan ne voit pas les femmes comme des partenaires mais comme des biens permettant de prouver sa réussite matérielle. A plusieurs reprises il explique que la richesse permet de vivre avec une belle femme tandis que le marqueur de pauvreté serait de posséder (j'utilise ce terme exprès) des femmes moches. Ainsi, non seulement Jordan a une femme mannequin mais il achète aussi de nombreuses prostituées et offre même une augmentation mammaire à une employée. Moins que des êtres humains les femmes sont des biens dont il est possible de faire cadeau à ses employés. La nudité fait partie de ce cadeau et elle est souvent affichée et imposée aux femmes. Nous nous trouvons clairement dans un usage d'un bien pour prouver sa réussite sociale.

Au final, ce film éprouvant possède-t-il une morale? Je ne crois pas. Même quand Jordan est puni (que ce soit par la justice ou les circonstances) il réussit à s'en sortir. Il n'y a pas non plus de véritables explications d'un système vicié. Le film manque donc singulièrement de point de vue. En effet, tout est mis selon le regard de Jordan qui se fiche de savoir véritablement comment le système fonctionne ou est régulé (mal) tant qu'il gagne de l'argent. Mais ce que ce film nous offre est une ambiance. Celle d'un groupe d'individus mis au centre d'une machine qui brasse des millions et dont on demande une performance à toute épreuve. Un système qui broie les employé-e-s même qui y gagnent puisqu'ils et elles perdent tout sens de la réalité. Une ambiance de toute puissance et de stress intense qui permet de comprendre comment certaines affaires et crises récentes ont pu avoir lieu.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Superbement joué, extrêmement bien réalisé, ce film est éprouvant et épuisant. Malgré sa longueur on ne sent pas le temps passé. Est-ce une véritable explication du fonctionnement de la bourse? Non, pour cela il vaut mieux s'intéresser à Margin Call qui y réussit beaucoup mieux (et qui montre aussi un dédain des clients).

Image: Allociné

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11:38 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wall street, finance, argent, bourse | | | |  Facebook

26/12/2013

Discworld

Dans l'un des mondes du Multivers il existe une tortue. Celle-ci se nomme A’Tuin. Sur sur dos se trouvent 4 éléphants qui, eux-mêmes, portent le Disque-Monde. Et sur ce monde existe la plus grande des cités: Ankh-Morpork. La vie s'y déroule comme dans toutes les grandes villes entre les bagarres, l'université et les diverses guildes d'assassins et de voleurs. Mais tout ce petit monde sera bientôt ébahi par l'arrivée d'un homme qui se prétend être un touriste et qui donne de l'or comme si cela n'avait aucune valeur. Après quelques péripéties le mage raté Rincevent devient son guide ce qui lui voudra un certain nombre de morts (ou presque). Mais, alors que les deux camarades visitent les lieux les plus fameux du Disque-Monde une ancienne prophétie annonce la fin. Seuls les 8 sortilèges peuvent l'empêcher mais le dernier a disparu.

Je me suis toujours dit que je devrais plus m'intéresser au travail de Pratchett. Autant commencer par des films pour, ensuite, aller plus avant dans son univers complètement déjanté (même la liste des titres est chaotique). Ce film est l'adaptation des deux premiers romans de l'univers du Disque-Monde. Bien que le premier livre ne soit pas le meilleur (je l'ai lu et on sent un humour féroce mais il n'y a pas de véritable intrigue) on apprécie beaucoup, à mon avis, cette adaptation. Ankk-Morpork est sale à souhait tandis que la mort se présente toutes les 5 minutes à l'écran pour parler à ce pauvre Rincevent. J'ai beaucoup apprécié les nombreuses références à la littérature classique de la fantasy (Conan, le Necronomicon, etc). Le jeux des acteurs est tout aussi bon. Pour une histoire qui se veut délurée et distrayante c'est une réussite!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Drôle et rempli de références. L'université me semble être une parfaite illustration du fonctionnement des établissements actuels. Si vous aimez Pratchett plongez-vous dans ce film. Si vous ne connaissez pas Pratchett plongez-vous dans ce film. Si vous n'aimez pas Pratchett eh bien dommage pour vous.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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14:48 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : discworld, rincevent, deuxfleurs, mort, pratchett | | | |  Facebook

24/12/2013

Mandela: Long walk to freedom

C'est un peu le film qui tombe exactement au bon moment. Basé sur l'autobiographie de Nelson Mandela il retrace sa vie, son histoire et ses luttes depuis ses débuts en tant qu'avocat jusqu'à sa prise de pouvoir en tant que président d'un pays déchiré. Le film commence donc dans les rues des townships alors que Mandela défend ses compatriotes devant la justice et séduit des femmes dans les bars. Bien qu'il soit conscient des inégalités il n'agit pas politiquement. Mais, un jour, un ami est battu à mort dans un commissariat et personne ne veut agir. C'est à ce moment, selon le film, que Nelson Mandela se lance dans l'activisme et entre dans l'ANC dont il devient rapidement l'un des leaders. Mais la répression est de plus en plus forte et, bientôt, l'ANC décide d'utiliser la violence contre le terrorisme d'état. Arrêté et condamné c'est sa femme qui deviendra le symbole de la résistance alors que lui reste derrière les barreaux tout en essayant d'agir du mieux qu'il peut. Jusqu'à ce que le gouvernement n'ait plus d'autres choix que de déposer les armes du terrorisme et d'accepter un processus de paix.

Que dire de ce film que je n'ai pas dit pour les autres biopics que j'ai vu au cinéma? Car je l'ai souvent écrit: tous les biopics souffrent d'un problème majeur qui se retrouve dans la mise en place des biographies (et aussi des autobiographies) qui est de créer un sens de l'histoire, une forme de destin inné dont l'on pourrait retrouver les traces dès l'enfance. Basé sur une autobiographie ce film n'est absolument pas exempt de ce problème. Il est même démultiplié. Car une autobiographie n'est pas autre chose qu'un retour sur ce que l'on se souvient à un moment donné. Donc une construction d'un passé. Ce caractère se voit très fortement dans ce film qui revient à plusieurs reprises sur l'enfance de Mandela pour expliquer l'importance des organisations et du devoir envers la communauté. Comme si tout venait de son enfance et rien de sa vie adulte. C'est aussi un film qui porte sur un piédestal un personnage historique. Oui, Mandela a énormément fait pour son pays et son peuple. Mais ses problèmes familiaux sont laissés au second plan (ainsi sa première femme disparait d'un seul coup) tandis que son entrée dans la violence n'est ni expliquée politiquement ni vraiment explorée. Comme si c'était une parenthèse d'une vie de pacifisme. Mais cette violence doit bien avoir une raison précise et ne pas la questionner est, à mon avis, indigne envers un tel personnage. Comme souvent, on oublie aussi les autres acteurs et actrices de l'époque qui sont laissés derrière l'ombre de Mandela. Après tout, c'est un biopic. Cependant, on peut tout de même en comprendre un peu plus sur une époque, sur une atmosphère mais aussi sur les raisons d'un divorce politique avec sa seconde femme. Le film se construisant selon le point de vue de Mandela on a peu d'informations sur les contestations internes te externes à l'ANC. Mais on peut en observer. Un film parfait? Certainement pas. Mais un bon film tout de même.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Un homme d'exception dont la lutte est devenue un symbole de la renaissance d'un pays entier dans un film bien réalisé avec des acteurs et des actrices convaincant-e-s. Malgré les problèmes inhérents au style du biopic j'ai beaucoup aimé ce film.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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20/12/2013

Dark Moon par David Gemmel

Titre : Dark Moon9780345458377?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmel
Éditeur : Del Rey 1996
Pages : 405

Pourquoi? Mais pourquoi? Quel esprit torturé a bien pu dessiner une horreur pareille? Ce furent mes premières impressions devant la couverture de ce Gemmel. Après de nombreux cauchemars je pense avoir une solution et elle me glace le sang. La couverture n'a pas pu être dessinée par une main humaine. Non, seul Cthulu pourrait créer une telle chose. Je vous le dis, R'lyeh est sur le point de sortir des flots et ces couvertures sont le signe de la fin de l'humanité! Ia Cthulhu Ftaghn!

Ce nouveau ancien livre de David Gemmel se place dans un monde multiracial. Les humains côtoient les Eldarin. Mais d'autres races ont existé. Les Oltor pacifiques et les Daroths des monstres assoiffés de sang. Cependant, la jalousie humaine a fait disparaître les Eldarin donc personne ne connaît le destin. Depuis, les duchés humains ont combattus inlassablement entre eux pour la possession du dernier artefact Eldarin: une perle. Mais un jours les Daroths reviennent. Et ce retour est accompagné d'un déferlement d'horreur et de sang. Les humains devront trouver un moyen de combattre un ennemi destructeur qui ne connaît pas la pitié ni la mort.

Alors que la précèdent livre parlait d'un peuple entier celui-ci repart dans un thème plus classique chez Gemmel: le problème des individus à vivre avec leurs propres actes parfois mauvais. Pour cela Gemmel nous offre 4 races. Les Oltor sont le pacifisme même. Ils se sont laissés détruire par le mal incarné que représentent les Daroths. Les Eldarins, eux, sont des pacifistes mais avec la capacité d'agir pour survivre. Enfin, les humains se trouvent entre ces deux opposés. Bien que très fort dans le mal ils sont aussi capables de comprendre comment devenir meilleurs. Plutôt que de mettre toutes ces races ensembles l'auteur préfère faire affronter les deux plus mauvaises que sont les humains et les Daroths. Ce qui permet, à l'aide de personnages précis, de montrer comment on peut changer malgré un contexte de guerre. J'ai apprécié certains de ces personnages. Ce n'est pas le cas de Duvodas que je trouve trop extrême dans sa construction. Il passe de saint à démon en très peu de temps. J'aime mieux Tarantio sans plus. Celle que j'ai vraiment apprécié est Karis. Une guerrière et stratège de génie qui n'aime pas la guerre et qui tente de la terminer tout en agissant fortement si elle le doit. L'histoire, elle, reste classique pour Gemmel. Ainsi on trouve le problème de l'amour, de la rédemption ainsi que les batailles perdues d'avances et le siège (Gemmel adore les sièges).

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Un livre intéressant mais classique pour l'auteur.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

18:21 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : david gemmel, dark moon | | | |  Facebook

19/12/2013

La ligue des justiciers: Echec

Suite à une action express contre le gang du flush royal la Ligue des Justiciers se sépare pour se reposer chacun chez soi. Cependant leur repos sera de courte durée (à moins qu'il ne devienne éternel). Car le Maître des miroirs s'introduit chez Batman pour voler ses plans en cas de problèmes avec la Ligue. Suite à ce vol chacun des membres est attaqué par son pire ennemi qui possède un plan parfait pour les neutraliser. Toute la ligue est en danger de mort. Mais l'usage de ces plans par les plus grands vilains de la Terre cache un bien plus sombre plan. Car, derrière ces attaques, se cache une organisation mise en place par un être éternel qui souhaite prendre en main le destin des humains. La ligue survivra-t-elle pour pouvoir s'opposer aux plans de ce psychopathe.

Ce qui est intéressant dans cet animé n'est pas le combat contre Savage. Ni les plans, du moins pas en soit. Ce qui est intéressant c'est d'observer la relation de Batman avec les autres membres de la Ligue. Car celle-ci regroupe les individus les plus puissants et donc les plus dangereux de la Terre. Que pourrait faire l'armée contre Superman, Wonder Woman et Green Lantern par exemple? Batman pense à ce genre de choses. Mais il n'y pense pas comme un être normal mais comme un homme paranoïaque. Toute la question est de savoir si celle-ci est justifiée ou si elle ne risque pas de détruire l'équipe? La question peut aussi se poser aux spectateurs/trices. Peut-on laisser un groupe décider de ce qui est juste sans être contrôlé? Je laisse la question en suspens

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Moins bien que les deux Batman que j'ai vu mais tout de même intéressant et sympa à voir.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon

12:01 Écrit par Hassan dans BD/Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dc, justice league, doom | | | |  Facebook

16/12/2013

Les manuels à l'usage des gardiens de camps nazis

Titre : Les manuels à l'usage des gardiens de camps nazis
Éditeur : Berg International 2013
Pages : 64

Je n'ai rien lu sur la période nazie en Allemagne depuis un certain temps. Bien que cette période intéresse un grand nombre de personnes, dont moi, j'ai aussi un sentiment mitigé face à mon propre intérêt. J'hésite donc souvent à lire et présenter de tels livres. Je n'hésite pas parce que j'ai peur de la période mais parce que je crains de ne pas être capable de présenter de manière adéquate ce que je lis. Récemment, j'ai donc emprunté ce petit ouvrage. Celui-ci, entre une présentation et une postface, nous offre trois textes non-commentés. Ces textes sont des manuels édités pour les gardien-ne-s des camps nazis. Il y a un règlement disciplinaire, des instructions et des consignes de service.

Pour quelles raisons lire ces trois textes? Parce qu'ils permettent de comprendre un peu mieux l'idéologie qui se place derrière les gardiens. Bien qu'on ne puisse comprendre les camps de concentration seulement par ces textes ils permettent d'illustrer comment l’Allemagne nazie considérait ses prisonniers/ères et les gardien-ne-s. Car ce qu'on trouve ce sont des phrases courtes mais qui illustrent une idéologie. Le manuel d'instruction est particulièrement intéressant ici. Il est constitué de séances de questions-réponses. Celles-ci montrent que le/la gardien-ne est à la fois placé-e en position supérieure et éloigné-e des prisonniers/ères. Ce qui permet à la personne qui garde les camps de se considérer comme un exemple parfait face à des ennemis intérieurs déshumanisés.

Je suis un peu plus sceptique face aux textes d'introduction et de postface. Le choix, revendiqué, est de ne pas commenter les sources éditées. Ce choix se comprend mais j'aurais tout de même apprécié un commentaire, même court, de ce que je lisais. Par exemple, quelles furent les détournements des règlements? Comment furent-ils rédigés? Sont-ils appliqués rigoureusement? Des questions qui restent sans réponses dans ce livre. J'ai aussi eu quelques réactions de surprises face à certaines formules et considérations des personnes qui ont écrit l'introduction et la postface. Sans être choquantes je me demande si elles étaient nécessaires. Ce qui n'enlève rien à l'intérêt du travail de ces deux personnes ainsi que du traducteur.

Image: Éditeur

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14/12/2013

Echoes of the great song par David Gemmel

Titre : Echoes of the great songgetimage.aspx?class=books&size=custom&dpi=72&quality=90&type=jpg&height=560&id=0552142557-3
Auteur : David Gemmel
Éditeur : Corgi 1998
Pages : 445

Il y a très longtemps que je n'ai pas lu de nouveaux livres de Gemmel. Cet auteur m'a parfois fait rêver et parfois déçu. Mais je souhaitais me remettre dans ces contes de héros et batailles. Mais il faut bien que j'avoue que lorsque j'ai vu la couverture de ce livre je me suis demandé si je n'avais pas fait une erreur. Cependant, il faut passer outre celle-ci (aussi moche qu'elle puisse être) et lire. Ce livre ne nous parle pas d'un ou deux personnages mais tout un peuple. Les Avatars étaient les plus puissants sur leur monde. Ils avaient vaincu la gravité, les ennemis, la maladie et même la mort. Leur capitale était un phare de culture et de puissance face aux peuples mis en esclavage. Mais un jour l'univers des Avatars changea. Le monde tourna dans un autre sens détruisant villes et vies. Seul-e-s 200 Avatars survécurent. Ils rebâtirent mais ils sont entourés par les ennemis internes et externes et possèdent une puissance décroissante. Mais quand un ennemi qui ne souhaite que la mort décide de combattre les Avatars leur noblesse pourrait revenir.

Le livre commence lentement. Peut-être même trop lentement pour un lecteur un peu pressé de voir un peu d'action. Mais cela nous permet d'entrer dans la culture des Avatars. Une forme de civilisation basée sur un racisme de sang. Les avatars considèrent être des dieux et les autres races, « sous-humaines », doivent servir. Ainsi, voler leur vie ou la leur rendre est facile pour un membre des Avatars. C'est aussi une culture haïe en perte de pouvoir. En effet, on apprend à connaître les Avatars alors qu'ils sont sur le point d'entrer dans les livres d'histoire. L'arrivée des ennemis n'est qu'un coup de plus. Ces derniers sont intéressants car ils montrent ce que sont les Avatars tout en étant bien plus malfaisant. Il y a beaucoup de points communs. Comme souvent, Gemmel ne dépeint pas simplement une lutte du bien contre le mal mais une lutte entre deux forces imparfaites dont une a refusé de s'améliorer. J'avoue m'être attaché aux personnages et avoir beaucoup apprécié ce livre. J'espère aimer les autres aussi.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Je me suis vraiment impliqué dans cette histoire que j'ai appréciée. Le retour d'une civilisation perdue sur les marches de l'histoire est dépeinte de manière très intéressante.

Image: Éditeur

17:56 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gemmel, echoes of the great song, avatars | | | |  Facebook

12/12/2013

The Hobbit: The desolation of Smaug

Qui doutait que j'irais voir le Hobbit? Franchement, comme si quelqu'un comme moi n'irait pas voir le second volet d'une trilogie faites à partir d'un livre de 300 pages pour enfants. Nous retrouvons donc notre ami Bilbo (le ou la premier/ère qui écrit Bilbon se prend une flèche dans la tronche!) après la fuite en dehors des cavernes des gobelins. Ils sont poursuivis par des Orcs montés sur des Wargs. Heureusement d'autres êtres peuplent ces collines. La compagnie pourrait bien être aidée dans sa quête si les nains apprennent à ne pas être trop arrogant. Mais, avant d'atteindre Erebor, ils doivent passer par la forêt noir remplie de créatures du mal et d'Elfes, le lac et, enfin escalader la montagne pour trouver l'entrée du repaire de Smaug.

L'avantage du cinéma c'est que l'on peut faire une quête de plusieurs années en 3 heures. Bon certaines personnes pourraient penser que ça fait beaucoup trois films de 3 heures pour un petit livre comme le Hobbit. C'est loin d'être faux mais il ne faut pas oublier que les matériels annexes au Seigneur des Anneaux ont été utilisé. Bon, dans ce film il y a aussi un grand nombre d'inventions. Personnellement, j'aime bien cette adaptation. On passe d'un film sombre et adulte à quelque chose de plus léger. Ce qui permet au réalisateur de se moquer de lui-même et d'éviter à prendre au sérieux l'histoire. On sent ceci à plusieurs reprises dans le film. Je parle surtout des combats qui sont souvent ridicules. Mais un ridicule qui me semble voulu. J'ai aussi beaucoup aimé la manière dont a été construit le dragon. Le rouge qui apparaît sous le ventre lorsqu'il crache des flammes est magnifique.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Drôle et sympa, je n'ai pas vu le temps passer. Je reste un ami des Hobbits cette fois encore.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon

Image: Site officiel

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11:37 Écrit par Hassan dans Fantasy, tolkien | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hobbit, smaug, bilbo baggins | | | |  Facebook

Justice League 2: L'odyssée du mal par Geoff Johns, Jim Lee et Ivan Reis

Titre : Justice League 2: L'odyssée du mal9782365771863-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Jim Lee et Ivan Reis
Éditeur : Urban comics 2012
Pages : 176

Depuis les événements précédents la Justice League et les héros qui en sont membres sont devenus des idoles aux yeux de la population du monde. Il ne se passe pas un instant sans que ce groupe de héros ne sauve le monde tout en étant poursuivi par les médias. Personne ne remet en question leur droit à agir ni à exister alors qu'auparavant ils étaient pourchassés. Ils sont même rattachés à une branche spéciale des services secrets pour les soutenir, les aider et les protéger des médias. Mais est-ce que cette entente entre ces amis est réelle? Lorsqu'on passe derrière le rideau on se rend compte que les dissensions et la méfiance sont les seules choses partagées par les membres de la Ligue. Alors quand un ancien auteur renommé décide de détruire la Ligue cela ne peut que rendre les réactions des un-e-s et des autres encore plus dangereuses.

Pourquoi ai-je moins aimé cet épisode que le précèdent? Il y a un certain nombre de raisons. Premièrement, le méchant est loin d'être très intéressant. Bien entendu on connaît bien le schéma. Mais la manière dont la personne passe d'un fan adorateur à un ennemi puissant n'est pas assez explicitée. De plus, on ne sent pas vraiment de danger de sa part. Il se contente d’apparaître de temps en temps. Ensuite, je trouve que ce numéro laisse beaucoup trop de choses de coté. On sent qu'il y a eu un certain nombre d’événements et de décisions qui ont été prises mais on ne sait jamais ce qu'il s'est passé. Les aventures de la Ligue se succèdent sans grand intérêt tandis que les références au passé se font. Ainsi, qui est le Limier Martien? Comment et pourquoi l'ARGUS récolte-t-il des artefacts pour les protéger avec la magie? D'ailleurs, depuis quand la magie existe-t-elle? Toutes ces questions restent sans réponses. De plus, je trouve que Wonder Woman est trop utilisée comme excuse pour faire du sexy et pour lancer l'intrigue. Elle est la seule à être attaquée sur ses sentiments. Ce qui vaut vraiment la peine dans ce tome c'est donc la manière dont fonctionne la Ligue. On observe un groupe encore peu soudé et qui tente de se construire mais qui n'y arrive pas. Ils sont censés être des héros unis mais ils ne sont que des enfants qui se chamaillent.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Trop de références non-explicitées, des méchants peu convaincants. Le seul intérêt est le fonctionnement de la Ligue. Je ne suis pas convaincu.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

11/12/2013

Black feminism. Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000

Titre : Black feminism. Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-20009782296051041j.jpg
Auteures : Multiples
Éditeur : L'Harmattan 2008
Pages : 260

Bon, il ne va pas être facile de parler de ce livre mais je vais essayer le présenter sans trop d'erreurs. Il est constitué de nombreux textes (11 en comptant l'introduction) qui datent de différentes époques. Leurs points communs est de tenter de faire le lien entre la lutte féministe et la lutte contre le racisme. Cette position est résumé sous le sigle, si je l'ai bien compris, de black feminism. Soit un féminisme qui parle aussi des problèmes de dominations raciales. Ces textes sont écrits par des femmes africaines-américaines aux USA. Ce pays a une tradition importante de lutte antiraciste basée, en particulier, sur les africain-e-s américain-e-s. Ce type de mouvements est peu connu en France et encore moins en Suisse d'où l'intérêt de comprendre le black feminism pour se rendre compte des manques de nos propres pays face au sujet.

Le livre commence, heureusement, par une introduction rédigée par Elsa Dorlin. Ce texte permet non seulement d'expliquer quelques choix de traductions mais surtout de place le contexte du black feminism. Ce qui permet au lecteur ou à la lectrice de mieux comprendre les textes choisis. Ceux-ci, nombreux, permettent de montrer à la fois une envie et un manque. En effet, les femmes qui écrivent ces textes se déclarent féministes mais ne peuvent pas entrer dans les groupes militants féministes. Pourtant l'envie ne manque pas de se retrouver dans le féminisme. En effet, le féminisme américain (pour ne parler que de lui) oublie de mettre en place une réflexion sur la racisme interne des femmes blanches féministes. De plus, rares sont les femmes noires à être mises au panthéon féministe. Il est donc nécessaire de mettre en place une réflexion à la fois sur le racisme et sur le sexisme.

La question qui se pose est comment intégrer ces textes au féminisme européen. Nous n'avons pas la même histoire que les États-Unis. En Suisse nous n'avons pas, de plus, d'expérience coloniale alors que la France en possède une. Cela implique-t-il que le black feminism ne peut rien nous apporter? J'en doute fortement. Non seulement celui-ci permet d'apporter une réflexion sur les liens entre racisme et sexisme. Plusieurs textes montrent que la manière dont on considère la femme et l'homme noir comme naturellement forte et dévirilisé créent des problèmes à la fois de sexisme et de militantisme. Mais ils permettent surtout de mettre en question des pratiques et pensées dans le féminisme actuel. Étant donné que nous n'avons pas la même expérience historique de lutte en faveurs des droits des personnes noires nous n'avons pas non plus connu de remises en questions frontales d'un fonctionnement raciste de la société et du militantisme. Ce n'est pas qu'il n'y en a pas eu mais nous n'avons pas connu de nationalisme noir ou de black panther party. Pour se remettre en question il est donc nécessaire de lire ces textes et de réfléchir sur nos propres fonctionnements.

Image: Éditeur

08/12/2013

Carrie, la vengeance

Faut-il vraiment présenter Carrie? La femme dont l'histoire a été adaptée quatre fois sur les écrans. L'histoire de Stephen King probablement la plus connue au monde. Bref, Carrie est une jeune ado en dernière année dans un petit lycée des USA. Elle est assez peu appréciée par ses camarades qui se moquent de sa différence et de sa timidité. Sa mère est une femme qui croit en dieu et qui pense que la douleur peut lui permettre de sublimer ce qu'elle est et de passer outre ses pulsions. Malgré tout les choses ne se déroulent pas trop mal jusqu'à une douche après le sport durant laquelle Carrie a ses premières règles. Humiliée et moquée par ses camarades alors qu'elle ne comprenait pas ce qui se déroulait cet épisode la suivra durant le reste de sa scolarité. Mais Carrie n'est pas ordinaire, elle est dangereuse.

Il est difficile pour moi de parler d'un film dont j'avais vu l'adaptation plus jeune. D'autant plus que je ne me souviens pas dans les détails de cette adaptation. Parlons tout d'abord de la performance des acteurs/trices. J'avoue que j'apprécie beaucoup le jeu de Chloë Grace Moretz. Cette actrice ira, à mon avis, très loin. Malheureusement pour elle on lui demande aussi de faire des gestuelles un peu bizarres. Malgré sa réussite dans l'entrée dans le corps d'une jeune fille timide et apeurée cette gestuelle bizarre qu'on lui a fait faire à la fin casse tout. Les autres personnages restent dans leur rôles sans être particulièrement bons. Ils et elles réussissent tout de même à créer l'ambiance horrible qui règne dans n'importe quel lycée. Il est dommage que les personnages soient si stéréotypés. Ainsi, on a le beau gosse gentil et populaire, la fille qui regrette, la méchante jusqu'au bout, la prof concernée et le directeur largué.

Ce remake n'est pas particulièrement bon tout en n'étant pas mauvais non plus. On retrouve les scènes que l'on connaissait déjà dans le film précèdent. Ainsi, les grandes lignes de l'histoire sont parfaitement identiques. Ce qui change c'est l'aspect plus moderne de ce remake. Ainsi, les adolescentes possèdent des smartphones et des ordinateurs et la crise de Carrie se retrouve sur Youtube (mais sans le nom parce que les droits c'est cher). Plus que de la fantasy ce film nous parler d'humiliation et de colère. Une jeune femme est constamment attaquée par ses camarades de toutes les manières possibles. Celle-ci, à la fin, craque. On connait tous ça et on a tous des exemples tragiques en tête. Il est dommage que le film ne se donne pas les moyens d'être un peu plus critique sur ce point.

Il est aussi dommage que le film ait gardé quelques incohérences. Ainsi, Carrie passe à ne pas connaître son pouvoir jusqu'à être capable de détruire un bâtiment entier puis sait à peine s'en servir malgré un entraînement. On ne sait pas vraiment non plus comment elle se sauve de la salle de bal. Mais, surtout, d'où viennent toutes ces pierres rondes que l'on observe dans sa maison à la fin du film? Si c'était pour donner l'impression de destruction c'est raté.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. J'ai bien aimé sans le trouve superbe.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon

Image: Site officiel

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11:49 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carrie, stephen king, remake | | | |  Facebook

04/12/2013

DC Comics Anthologie

Titre : DC Comics Anthologie9782365770033-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Multiples
Éditeur : Urban comics 2012
Pages : 288

Je l'ai déjà dit, je suis un nouveau dans le monde des comics. Je commence à peine à découvrir les mondes DC et Marvel. J'avoue que découvrir DC est plus simple puisque un reboot a été mis en place récemment. Mais Marvel s'est aussi lancé dans l'aventure récemment. Cependant, ces nouveautés ne me permettent pas de connaître les anciennes aventures et de comprendre comment s'est mis en place l'univers des comics. Heureusement, Urban comics a décidé de lancer une collection anthologie. Celle que j'ai reçue concerne tout l'univers DC en général et des aventures, il parait, jamais vue auparavant en français.

Difficile de donner une critique globale à un livre qui concerne près de 80 ans d'histoire en 16 comics particuliers. Bien que j'ai rarement apprécié les dessins et dialogues, certains sont vraiment surannés, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Pourquoi? Parce que ce livre m'a permis de mieux comprendre comment a fonctionné l'univers DC. Ainsi, je peux enfin comprendre que signifient les âges d'argent, d'or et de bronze. En effet, non seulement chaque comics est introduit par un petit texte mais chaque âge l'est aussi. Ces introductions permettent de comprendre les modifications importantes qui ont eu lieu durant l'époque considérée et pourquoi le numéro choisit est important. Cependant, je trouve dommage que sur les héros choisis il n'y ait qu'une femme. Wonder Woman est l'une des plus anciennes héroïnes mais il en existe d'autres. Et pourtant ces dernières n'apparaissent pas si ce n'est en lien avec d'autres héros et donc repoussées dans l'ombre. Je trouve ça dommage. Donc j'envoie un petit message à Urban comics. Pourquoi ne pas créer une anthologie des héroïnes DC?

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Sans critiquer l'intérêt et la force de certaines des histoires choisies (parfois bien naïves) cette anthologie permet de s'initier à l'histoire de DC sans se perdre dans le nombre important de sorties passées.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

18:41 Écrit par Hassan dans BD/Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dc, urban comics, anthologie | | | |  Facebook

03/12/2013

Black-out par Connie Willis

Titre : Black-out1208-blitz1_3.jpg
Auteure : Connie Willis
Éditeur : Bragelonne 2012
Pages : 665

Nous sommes en 2060. Dans ce futur proche la recherche historique a connu une révolution. En effet, les historiens ne se cachent plus derrière des cartons d'archives poussiéreux (bien dommage pour eux) ils voyagent dans le temps. Cette technologie permet aux historiens et aux historiennes d'Oxford d'observer de visu les événements les plus spectaculaires de notre histoire. Mais aussi de corriger les erreurs de nos archives. Nous suivons une poignée de personnes qui ont décidé d'étudier l'Angleterre selon différents aspects durant le Blitz. L'une observe l'évacuation des enfants, une autre les londoniens dans les abris, une les volontaires féminines alors que les V1 tombent et un dernier observe les héros de Dunkerque. Rien de dangereux n'est censé se dérouler mais que faire quand un petit quelque chose semble ne plus cadrer?

Le Docteur rit des historiens et des archéologues car, lui, vit l'histoire en direct. Je me demande ce qu'il ferait avec ces personnages. Bien que je sois le premier a me jeter dans une machine à voyager dans le temps si elle existait je ne serais en tout cas pas le premier à aller visiter les guerres et autres catastrophes (même si le Docteur serait déçu de mon attitude). Mais qu'ai-je aimé dans ce livre? Premièrement je trouve que la mise en place de l'époque me semble particulièrement réussie. On retrouve un contexte particulier dans une période dangereuse. Des relations entre personnes que l'on ne connaît plus mais aussi un fonctionnement des machines différent. J'ai aussi aimé les personnages qui semblent tous et toutes très enthousiastes de leur voyage (normal je le serais aussi). Je n'ai cependant pas beaucoup aimé la manière dont l'intrigue est décrite. Elle me semble être une course absurde entre les différents personnages pour se retrouver. J'ai, en fait, du mal à croire qu'il n'y ait pas de procédures prévues en cas de problèmes. Le nombre de personnages se trouvant à différents endroits et époques rend aussi difficile de trouver une continuité dans l'intrigue. On peut passer d'un mois à l'autre selon le chapitre. Mais ces points n'ont pas baissé le plaisir de ma lecture.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Un livre très sympa avec une atmosphère réussie. Je rêverais presque d'être historien à Oxford en 2060.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

02/12/2013

Hunger Games: Catching fire

Lors des 74ème Hunger Games deux personnes ont réussis à survivre malgré toutes les attentes. Des citoyen-ne-s du district 12: Peeta et surtout Katniss. Mais, pour réussir, une histoire d'amour a du être inventée. Malgré cela la réussite de ces deux adolescents est devenu un symbole de rébellion face au Capitole. C'est la raison pour laquelle le président Snow décide de forcer Katniss et Peeta à montrer un parfait amour devant les caméras. Et si ça ne fonctionne pas il peut toujours changer les règles et les forcer à combattre à nouveau. Mais serais-ce vraiment une bonne idée de trahir une promesse?

Ce que j'aime bien dans Hunger Games ce ne sont pas les scènes d'action ou les relations entre les personnages mais l'aspect politique et les personnalités. Ainsi, bien que cela soit simplifié à l'écran, nous sommes plongés dans un monde démocratique mais qui fonctionne comme une dictature. Il existe un président mais ce dernier utilise les forces armées de son pays pour massacrer et écraser les districts. On se rend bien compte que l'opinion est rigoureusement contrôlée et que la police se trouve partout. Les Hunger Games ne sont d'ailleurs pas qu'un symbole de la force du Capitole mais aussi un moyen de détourner l'attention et d'offrir un petit, mais vain, espoir. C'est la raison pour laquelle je suis surpris que le président soit si inapte politiquement. Bien que j'ai beaucoup aimé ce film je ne peux pas croire que quelqu'un d'intelligent prendrait les mêmes décisions que le président Snow. C'est très simple, ces décisions fragilisaient son pouvoir jusqu'au point de créer une explosion si quelque chose inattendu se déroule. Soit je suis un génie politique soit les scénaristes ne savent pas écrire la politique. Mais ce sont aussi les constructions des personnages qui sont intéressantes. Ainsi, et c'est rare ces temps, nous avons une héroïne capable de prendre sa vie en main sans l'aide des mâles. Ca ne veut pas dire qu'elle n'a jamais besoin de recevoir un coup de main mais qu'elle ne sert pas de faire valoir au héros masculin musculeux. Est-ce un film parfait de ce point de vue? Bien entendu que non. Mais il est rafraîchissant de voir une femme valorisée pour ses capacités plutôt que son physique dans une histoire. Des capacités qu'elle n'a pas forcément l'impression de posséder d'ailleurs.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Sans être parfait c'est un bon film intéressant à voir. Il souffre de quelques imprécisions mais il réussit à nous faire entrer dans la peur que subit Katniss ainsi que sa colère face aux événements.

  • Joss Whedon

Image: Site officiel

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