29/01/2014

Siege par Brian M. Bendis et Olivier Coipel

Titre : Siegeimage_gallery?img_id=5668119&t=1351838931870
Auteurs : Brian M. Bendis et Olivier Coipel
Éditeur : Panini 2012
Pages : 304

Après Civil War Tony Stark était devenu le personnage le plus puissant des USA. Mais les événements de Secret Invasion ont détruit sa crédibilité et sa force. Il s'ensuivit la mise en place du règne de Norman Osborn qui remplaça plusieurs héros et héroïnes par d'anciens vilain-e-s qui prirent les noms et les costumes des précèdent-e-s. Osborn est au plus haut de sa force dans ce comics. Et il décide, manipulé par Loki, de s'attaquer à une cité récemment apparue sur les terres des USA. En effet, Asgard a été emmenée sur terre par Thor. Osborn y voyant une menace pour son pouvoir décide de monopoliser outes les forces qui sont sous son contrôle pour attaquer Asgard. Mais n'est-ce pas un morceau trop grand à avaler? L'histoire regroupe les épisodes La Cabale, Prologue, Siege 1-4, Loki, Secret-Warriors, L'incroyable Spider-man, Les jeunes vengeurs (underneath it all), Captain America (bear any burden) et Fallen Sun.

Qu'ai-je pensé de ce comics? Les épisodes du siège sont, à mon avis, pas vraiment les plus intéressants. On y trouve surtout une grosse baston entre héros légitimes et illégitimes (je vous laisse deviner qui l'est et qui ne l'est pas ça fera une bonne dissertation). Elle est spectaculaire mais on n'y trouve pas vraiment autre chose. Le prologue et la cabale sont des introductions mais ne servent pas à grand-chose mis à part expliquer les buts d'Osborn et de Loki. Les épisodes que j'ai le plus apprécié sont ceux des Jeunes Vengeurs et de Captain America. Le premier nous met face aux doutes que possèdent chacun des membres de cet équipe. On sent leurs problèmes et faiblesses face à leur besoin de se sentir utile. Captain America, lui, met ensemble Steve Roger et Bucky. Le second porte le flambeau et se demande si ses actes et ses méthodes lui permettent d'être ce héros si populaire et apprécié. Comment peut-il accepter ce fardeau? J'ai aussi beaucoup aimé l'épisode de clôture qui, au lieu d'une bataille, crée un hommage envers l'un des tombés. Je l'ai trouvé très émotionnel malgré ma méconnaissance de beaucoup d’événements cités. En bref, du bon et du moins bon.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Une bataille dans les grandes lignes mais les épisodes qui se déroulent après le gros des événements sont, à mon avis, les plus réussis. J'apprécie aussi que les buts et les actes de Loki fassent de lui un personnage trouble.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

12:31 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : siege, dark reign, thor, asgard, vengeurs | | | |  Facebook

27/01/2014

Chronicles of the Xandim 2: Exodus of the Xandim par Maggie Furey

Titre : Chronicles of the Xandim 2: Exodus of the Xandimisbn9780575076631-detail.jpg
Auteure : Maggie Furey
Éditeur : Orion Books 2013
Pages : 437

Je retourne en arrière car il a fallu beaucoup de temps avant que je ne reçoive ce livre. Ce tome fait partie d'un prequel au cycle des Artefacts du pouvoir. Elle permet de comprendre le passé des mages et comment le monde se constitua tel qu'il fut. Le premier tome voyait plusieurs amis se séparer vers différentes contrées. Tous allaient en visites vers d'autres races certaines amies d'autres ennemies. Sur la route qui mène vers les Phaes se trouvaient un guerrier, Iriana, Avithan et un hemifae. Alors qu'ils voyageaient ils ont rencontrés des êtres puissants et d'autres races. C'est ainsi qu'Iriana vécu des aventures avec la Xandim Corisand. Dans ce tome les deux amies que sont Corisand et Iriana continuent leur quête dans le but de sauver le peuple Xandim de l'esclavage. Mais elles doivent faire vite car la guerre menace de tous les cotés. Alors que la fille d'Hellorin seigneur des fées, Tiolani, trahit tous ses amis Sharalind, devenue cheffe des mages par défaut, crie vengeance. La lutte pour la liberté des Xandims pourrait bien être trop lourde à payer.

J'ai beaucoup aimé ce tome. Je ne saurais pas donner toutes les raisons. Mis à part les épisodes spectaculaires que dépeint Maggie Furey on apprécie les changements que l'on aperçoit et que l'on reconnaît petit à petit. Si c'était un film on en aurait plein les yeux. Mais ce n'est pas le cas et l'imagination est bien assez utile. Mais ce que j'apprécie vraiment chez Furey ce sont ses personnages et particulièrement les personnages féminins. Celle pour laquelle j'ai un coup de cœur est Iriana. Cette dernière est aveugle mais très talentueuse et chaleureuse. Elle fait tout pour avoir son indépendance qu'elle estime avoir le droit d'exercer. Mais son personnage est environné d'hommes qui jouent aux chevaliers blancs et qui font tout pour la rendre dépendante et l'empêcher de vivre. Comme elle le dit si bien, ce qui se cache derrière cette sollicitude c'est l'envie de contrôler. Cela n'empêche pas Iriana de combattre et de se fâcher quand il faut ce qui la rend très sympathique à mes yeux. Ce n'est pas le seul personnage intéressant. Corisand et son envie de sauver tout le monde, Aelwen et sa culpabilité et ses regrets, et j'en passe... En bref je suis très heureux d'avoir attendu et je continuerais à suivre avec un grand intérêt le travail de Maggie Furey. Je n'ai qu'une question, Ne pourrait-on pas l'adapter? Moi j'irais voir!

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Une intrigue dense et intéressante, des personnages féminins superbes et des événements spectaculaires.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

18:29 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maggie furey, xandim | | | |  Facebook

20/01/2014

Hero in the shadows par David Gemmell

Titre : Hero in the shadows9780345432254?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 2000
Pages : 406

Waylander est un homme vieux. Il a parcouru le monde, combattu dans de nombreuses guerres, il a été attaqué et chassé mais il a toujours survécu. Mais Waylander est fatigué des guerres et des assassins. Il s'est donc établi dans une nation lointaine après avoir fait croire à sa mort. Il peut enfin jouir de toute sa fortune et les habitants de son domaine ne le connaissent que sous le nom de l'homme gris. Malheureusement pour Waylander des événements destructeurs se préparent. Une ancienne civilisation détruite il y a longtemps menace de revenir et d'engloutir les autres royaumes. Mais Waylander souhaite-t-il vraiment combattre? De nombreuses factions cherchent son amitié car même avec son identité gardée secrète tout le monde sait que l'homme gris est une puissance avec laquelle il vaut mieux devenir ami. Mais, surtout, il ne faut pas le rendre en colère.

Waylander est l'un de mes antihéros préférés. Non seulement à cause de sa première apparition mais aussi à cause de son caractère. C'est un homme qui a agit diaboliquement après avoir perdu sa famille. Mais, après avoir perdu toute envie de vivre. Il retrouve un moyen de créer de l'amour et de commencer à entrer sur le chemin de la rédemption. C'est aussi un personnage qui ne s’embarrasse pas de codes ou de mises en gardes. Bien qu'il en comprenne la nécessité il considère que le monde est trop violent pour pouvoir en user et survivre. Quand il entre en guerre il le fait sans arrière pensée et sans pitié. C'est donc un personnage qui se trouve sur une voie rédemptrice mais qui sait ne pas pouvoir s'excuser ce qu'il a commit. Ce livre est le dernier tome qui concerne Waylander. On retrouve un homme fatigué et torturé par sa conscience. Mais aussi un homme généreux qui n'hésite pas à aider ceux et celles qu'il apprécie. On trouve d'autres thèmes de Gemmel. Ainsi nous avons les Unis, les mondes parallèles et les démons pour ne prendre que ces trois exemples. Bien que l'histoire soit intéressante car plus "mental" que les précédents Waylander, dans le sens ou l'ennemi est d'abord caché et subtil, je ne dirais pas que c'est mon livre préféré. L'histoire met un peu trop de temps à se lancer et certains points sont un peu trop tiré par les cheveux.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. J'aime le personnage de Waylander mais cette histoire n'est pas la plus grande réussite de l'auteur. Au moins Waylander se termine comme il devrait.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur (enfin je crois)

10:33 Écrit par Hassan dans gemmell, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gemmell, waylander, hero in the shadows, drenai | | | |  Facebook

18/01/2014

Snowpiercer (le Transperceneige)

Nous sommes en 2031, il y a 17 ans les gouvernements du monde ont décidé d'utiliser un produit révolutionnaire pour stopper le réchauffement climatique. Mais cet exercice s'est révélé destructeur et la Terre est plongée dans une nouvelle ère glaciaire. Seuls quelques humains ont survécu. Ils vivent dans un train qui traversent tous les continents et qui permet à tous ses pensionnaires de survivre aussi longtemps que la machine est en marche. Mais ce train fonctionne sur un système de classe extrêmement rigide. Certaines personnes ne sont pas d'accord et décident de se révolter. Mais pour gagner il faudra passer outre les gardes et atteindre la tête du train pour contrôler la machine.

Certaines personnes pourraient penser que regarder ce film après Soylent green est une coïncidence. Eh bien non c'était voulu. D'ailleurs, ce film a un grand nombre de similarités avec le précèdent. Ainsi, le train est surpeuplé chez les pauvres et ceux-ci ne peuvent manger que des rations de protéines fabriquées dans un processus douteux tout en vivant dans le noir. Les riches, eux, vivent dans l'opulence et la nourriture saine avec une vision sur le monde. Il y a de nombreuses problématiques qui sont posés dans ce film. Comment doit-on contrôler une population de plus en plus nombreuse dans un endroit fermé? Le chef du train opte pour une régulation sur les armes autours de révoltes cycliques soigneusement préparées. La classe est-elle un destin? Selon les personnes qui contrôlent le train il est extrêmement important de connaître sa place et de s'y conformer. Souhaiter et lutter pour changer de place est non seulement vain mais dangereux pour la survive de l'espèce. Cet aspect est rendu encore plus fort par une croyance religieuse envers le train et son système jamais remis en question. Mais ces problématiques ne sont pas poussées jusqu'au bout et la conclusion même du film est très peu convaincante. On se demande vraiment ce que souhaitait la personne qui a écrit l'histoire et si elle savait vers quoi elle se dirigeait. Ce fut une grosse déception avec de nombreuses incohérences. Par exemple, à un moment les armes à feu sont inutiles et d'un seul coup elles sont à nouveau utilisées.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Ce film est sombre et intéressant mais les nombreuses incohérences et l'aspect bâclé de la fin qui oublie de répondre aux questions du film a largement joué sur cette note.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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Soylent green (soleil vert)

Un cinéma proche de chez moi organise une rétrospective de film post-apocalyptique. L'un de ceux-ci est Soylent green (soleil vert en français). Il se déroule en 2022 alors que la pollution et la surpopulation ont détruit l'écologie de la planète. La nourriture est presque introuvable et cher. Heureusement, une compagnie a inventé le Soylent green dont elle a le monopole. Mais la production ne suffit pas à couvrir les besoins de toute la population qui se révolte souvent. Le héros, Robert Thorn, est policier. Il est mis sur l'enquête du meurtre de l'un des anciens dirigeants de Soylent. Mais ce qu'il pensait être une enquête facile lui permet de découvrir autre chose. Une gigantesque conspiration dont la vérité désespère les personnes qui savent. Pourra-t-il trouver cette vérité avant d'être éliminé?

Il y a de nombreux aspects intéressants dans ce film. Le premier d'entre-eux et la relation du détective et de son assistant. Ce dernier est un homme âgé qui a connu le monde avant la catastrophe écologique. Il permet de montrer les différences qui existent entre l'avant et l'après. Ce qu'il regrette, en particulier, est la nourriture. Un second aspect concerne la société en elle-même. On sent une vie difficile dans une foule qui ne s'arrête jamais. On se marche sur les pieds. C'est aussi une société fortement divisée entre la pauvreté et la richesse. Les riches mangent de la vraie nourriture et vivent dans de grands appartements vides avec des femmes nommées "fournitures". Les pauvres ne mangent ni ne boivent à leur faim et se contente des rations de Soylent green tout en vivant entassés. On apprend aussi l'existence d'usines à suicide. Mais ce qui compte vraiment c'est la révélation de ce qui constitue le Soylent green.

Il est dommage que le film ait autant de défauts. Le jeu des acteurs et actrices ne m'a pas du tout convaincu. Les révélations sont amenées tellement grossièrement que l'on s'en rend compte bien avant leur arrivée réelle. Il y a aussi un fort problème avec les rôles féminins. Les femmes ont rarement un nom et servent surtout comme marqueur social et objets sexuels. Ainsi, Thorn use des services d'une fourniture contre son grès mais cette dernière tombe amoureuse de lui. Un schéma classique du viol qui débouche sur l'amour. Au final, les thèmes portés par le film ne sont pas assez dépeints et la fin est peu convaincante.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Un thème intéressant mais un traitement raté.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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11/01/2014

Philomena

Nous avons tous entendu parler du scandale des adoptions forcées en Irlande. Certaines personnes savent même que ces pratiques ne sont pas seulement irlandaises. Ce film parle de l'un de ces scandales. Philomena est une femme qui pleure la perte de son premier enfant qui aurait dû avoir 50 ans. Sa fille n'était au courant de rien ni personne d'autre d'ailleurs. Mais cette fois elle souhaite vraiment savoir ou se trouve son fils. Elle prend donc contact avec un ancien journaliste récemment expulsé de son travail à Downing Street, Sixsmith. Bien que les pistes irlandaises ne donnent rien il et elle continuent leur quête aux USA. Ce voyage leur permettra d'apprendre plusieurs choses sur le fils de Philomena et sur les raisons de l'adoption.

On le sait, le début du XXe siècle ne fut pas le plus facile pour les personnes un peu marginales. De nombreuses institutions s'occupaient d'elles et pouvaient les enfermer plusieurs années sans se justifier. Mais ce film n'explore pas vraiment ce coté de l'histoire. Il préfère se concentrer sur la relation entre deux personnes: un journaliste et politicien désabusé et choqué par ce qu'il découvre et une femme qui tente seulement de retrouver son fils et non de trouver des coupables. Ainsi, les deux personnages interagissent selon des buts différents et des moyens différents. Alors que Sixsmith observe le récit comme un journaliste qui souhaite pointer du doigt des personnes Philomena cherche des informations. Les deux personnages sont magnifiquement joués par les deux personnes qui ont été choisies pour cela. Leur duo fonctionne parfaitement bien et c'est toujours un plaisir d'observer Judi Dench à l'écran.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Un film magnifiquement joué sur un thème qu'il aurait été facile de tourner vers le pathos. Le choix de ne pas expliquer le contexte mais d'observer deux personnes est, à mon avis, une magnifique idée.

Image: Site officiel

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10/01/2014

Morningstar par David Gemmell

Titre : Morningstar418TAQ7QK1L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_SX385_SY500_CR,0,0,385,500_SH20_OU02_.jpg
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Orbit 1998
Pages : 281

Owen Odell est un jeune barde qui parcoure les contrées de l'empire Angostin en vivant sur ses histoires et la magie qu'il utilise pour les rendre vivantes. Cependant, sa vie devient plus difficile quand une guerre civile entre nobles se déclare. Pendant longtemps, personne ne semble gagner et les nobles sont rarement tués. Mais l'arrivée d'un nouveau roi change tout. Celui-ci n'hésite pas à torturer les personnes qui le combattent et ses conseillers voient des rebelles partout. Alors qu'Owen fuit les villes pour éviter la répression meurtrière qu'elles subissent il fait la rencontre d'hommes dangereux et sans morales. L'un d'entre-eux et Jarek Mace bandit, voleur, charmeur et intéressé seulement par lui-même. Après une petite blague aux dépens des soldats royaux il devient le Morningstar, un rebelle qui crée une armée contre la tyrannie du roi. Mais Jarek ne souhaite pas devenir un héros il veut seulement s'enrichir.

Que dire de ce livre? On reste sur les thèmes classiques pour Gemmell. Ainsi, on trouve la magie, le mal, la rédemption et la découverte de l'amour dans un contexte sans espoir. Mais ce livre est un peu différent des autres car il n'est pas un récit par un auteur mais un récit de l'un des personnages en direction de quelqu'un qui écoute. Le récit est donc parfois un peu décousu car le conteur se permet d'expliquer certains points par des événements futurs et de digresser de temps en temps. Personnellement, je n'ai pas aimé ce style. Il m'a paru pompeux et peu passionnant. Malgré tout, je pense que le livre s'améliore au bout d'un certain temps quand on passe sur la véritable intrigue. Il est tout de même dommage que le problème de l'héroïsme ou de l'égoïsme du personnage principal ne soit pas résolu avant la fin du livre. Ce n'est donc pas une lecture indispensable et c'est l'une des histoires de Gemmell que j'aime le moins.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette. Classique pour l'auteur, je trouve l'intrigue peu intéressante et je ne me suis pas du tout attaché aux personnages que je trouvais sans intérêt.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Amazon

12:07 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : morningstar, gemmell | | | |  Facebook

05/01/2014

Flashpoint par Geoff Johns, Andy Kubert et Scott Kolins

Titre : Flashpoint9782365773195-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Andy Kubert et Scott Kolins
Éditeur : Urban comics 2013
Pages : 208

Ceci est l'ultime cross over avant la mise en place de l'univers New 52 qui recommence toutes les séries depuis le premier numéro. Il a donc une importance cruciale puisqu'il doit expliquer comment on en est arrivé à ce changement. Le personnage que nous suivons est Barry Allen mieux connu sous l'identité du Flash. Ce dernier, après un combat contre son ennemi Nega-Flash, se réveille à son bureau. Cependant, des petits détails ne semblent pas coller. Ainsi, l'un de ses ennemis est considéré comme un héros et sa mère l'attend au bas de l'escalier alors qu'elle devrait être morte. Flash a aussi perdu ses pouvoirs. Il pourrait s'y faire si le monde n'était pas entré dans une troisième guerre mondiale qui voit s'affronter Aquaman et Wonder Woman. Pensant que sa vie est attaquée il décide de sauver ce monde en se ralliant à ses amis de toujours: Batman, Superman et Cyborg. Mais les héros de ce monde sont bien plus sombres et désabusés que les amis de Flash.

Les personnes qui lisent régulièrement ce blog (elles en sont remerciées) savent que mes connaissances du monde des comics sont très parcellaires et minces. C'est la raison pour laquelle j'apprécie les New 52. En effet, ces derniers me permettent d'entrer dans l'univers sans, pour autant, me sentir perdu dans des références à des numéros datant de plus de 50 ans. Cependant, cela ne veut pas dire que je ne suis pas curieux de connaître ce qui s'est déroulé auparavant. D'autant plus quand cet avant prend la forme d'un cross over sur une timeline alternative. C'est toute la beauté de cette forme de récit: créer sur des bases connues un monde nouveau. Je trouve que l'exercice est ici réussi. On trouve des personnages, des lieux et des événements qui sont familiers mais aussi décalés. Ainsi, Batman est plus cynique que jamais et ne s'est jamais créé une technologie intéressante. Mais ce n'est pas le seul qui ait changé et je ne veux pas gâcher la surprise. Créer un monde dans lequel deux super-humains, et dirigeants, sont en guerre permet aussi de donner une impression de perte d'espoir. Des vies sont perdues alors que Flash tente de comprendre et il se rend rapidement compte qu'il ne pourra qu'échouer. C'est tout le drame de cette histoire puisque, quoi que fasse Flash, il perdra. Ce qui nous permet d'entrer dans la douleur qu'il doit ressentir non seulement en tant qu'héros mais aussi en tant qu'humain.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Très prenant avec une question lancinante et une ouverture sur les New 52 ainsi que la raison de leur création. Une fin qui est un début en somme.

Image: Éditeur

14:20 Écrit par Hassan dans BD/Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flashpoint, flash, dc | | | |  Facebook

04/01/2014

Les contes du Disque-Monde

Lors d'une froide nuit à la moitié de l'hiver les habitants du Disque-Monde, ainsi que ceux de la ville d'Ankh-Morpork, se réunissent en famille pour s'offrir des présents et manger autant qu'il soit possible de le faire pour un mortel. La nuit les enfants attendent avec impatience la visite du Père Porchet. Et c'est ainsi depuis la nuit des temps. Mais, cette année, un événement imprévu, donc planifié, a eu lieu: le Père Porchet semble avoir disparu. La Mort décide d'enquêter et constate que le sablier du Père Porchet se vide à une vitesse aussi surprenante qu'impossible. Il n'y a qu'une conclusion possible: quelqu'un souhaite assassiner le Père Porchet. La Mort n'a donc pas le choix: il faut prendre l'identité du jovial et mythique individu rouge et recréer une croyance partagée envers lui. Pendant ce temps sa petite fille est chargée d'arrêter le meurtrier.

C'est drôle comme ce téléfilm est particulièrement adapté à cette période non? C'est, bien entendu, largement une coïncidence. Personne n'oserait se moquer de noël, et de ses travers inexistants, de manière aussi éhontée! En gardant l'aspect parfaitement imaginaire de cette histoire on peut donc s'amuser de l'esprit de ce Père Porchet. Car les cadeaux ne sont qu'un moyen de permettre aux enfants de garder l'espoir et non de leur faire plaisir. Après tout, il ne faudrait pas que la vie soit juste. Cette histoire est aussi l'occasion de retrouver les professeurs de l'université invisible qui ont un léger problème. En effet, les créatures mythiques qu'ils imaginent ne font qu’apparaître. Ce qui nous permet de rire de bon cœur devant le gnome aux verrues, le gnome de la fête des chauves, le dieu de la gueule de bois ainsi que le mangeur de chaussette (mais une seule par paires). Mis à part la Mort, toujours aussi drôle, on nous offre des personnages savoureux et inquiétant comme Teatime et ses magnifiques yeux. Moins bon que Disworld, a mon avis, mais qui permet de passer du bon temps lors d'un après-midi pluvieux.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Sans casser trois pattes à un canard l'histoire reste intéressante avec des personnages que j'apprécie (surtout Susan et la Mort).

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allocine

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Blackest Night 2: L'armée des ténèbres par Geoff Johns, Ivan reis et Doug Mahnke

Titre : Blackest Night 2: L'armée des ténèbres9782365772044-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan reis et Doug Mahnke
Éditeur : Urban comics 2013
Pages : 296

La dernière fois que j'avais parlé de Blackest Night j'avais abandonné la Terre dans une position difficile. En effet, une armée de mort s'était levée ainsi que son seigneur, Nekron, et la batterie était chargée à 100%. Personne ne semble être capable d'arrêter la force de destruction de la mort et les héros sont tués et convertis les uns après les autres. Or, Hall Jordan a disparu. La raison de son départ concerne le combat qui a lieu en ce moment. Sa mission est d'unir les différents corps sous un seul but: recréer la lumière blanche et détruire Nekron ainsi que la batterie. Mais l'union n'est pas si facile à atteindre. Et même si c'était le cas il reste à combattre sur Terre avec tous les Blacks Lanterns de l'univers qui se dirigent vers elle. C'est un apocalypse qui se prépare.

J'avais apprécié le premier tome car il dépeignait un personnage particulièrement effrayant et de manière très réussie: Black Hand. La dimension psychologique des événements était beaucoup plus détaillée. Dans ce tome c'est le combat qui a lieu et non ses prémisses. Ainsi, on abandonne la psychologie et on bande ses muscles. Sans le trouver aussi prenant que le tome qui précède j'ai beaucoup aimé les combats. Ceux-ci sont un déluge de couleurs et de rencontres entre différents personnages. L'arrivée de l'alliance des corps est particulièrement forte puisqu'elle correspond à un moment de désespoir dans la lutte. Ce tome nous offre aussi la suite des paroles de Black Hand, toujours sympa à lire, et des pages coupées. On peut aussi y lire des commentaires de la part des auteurs. Au final c'est une grosse explosion qui nous est offerte et j'ai aimé ça.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Pleins de couleurs, de gros combats, une dimension épique et une conclusion qui laisse une suite ouverte ainsi que de nombreuses questions pour Brightest Day.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

03/01/2014

Doctor Who: Shada par Douglas Adams et Gareth Roberts

Titre : Doctor Who: Shada1311-who-shada_2.jpg
Auteurs : Douglas Adams et Gareth Roberts
Éditeur : Bragelonne 2013
Pages : 376

Milady a publié une novélisation de Shada et on ne m'a rien dit? Bien sur que non, qui songerait sérieusement à voir ce livre sur les étals d'une librairie et à ne pas me donner immédiatement l'information pour que je puisse me jeter dans les bras de mon Docteur préféré! Petite mise au point, ce livre est l'adaptation de l'épisode inachevé Shada écrit par Douglas Adams. Il est réadapté par Gareth Roberts. L'histoire se déroule durant la vie du 4ème Docteur. Mais ce n'est qu'une petite introduction contextuelle. Shada nous parle d'un homme des plus brillants. En comparaison de celui-ci les génies de cet univers sont des enfants qui viennent de découvrir que 1+1 font 2. Son nom est Skagra. Ce dernier aime l'ordre et se considère comme l'être supérieur de l'univers. C'est la raison pour laquelle il décide de prendre la place de Dieu. Pour cela il crée un plan compliqué qui implique l'obtention d'un artefact venu du plus profond des ages de Gallifrey. Et ce dernier se trouve dans un petit appartement à Cambridge dans lequel vit un Seigneur du Temps à la retraite.

Que penser de cette aventure sur un Docteur que je ne connais pas ainsi qu'une compagne dont j'ai à peine entendu le nom. Premièrement, on sent bien qu'il y a du Douglas Adams la dessous. Les moments absurdes sont légions et prennent surtout pour cible les ordinateurs plus ou moins intelligents qu'on nous offre. Outre l'intrigue principale on a aussi une jolie petite histoire sur deux personnes sympathiques et leurs sentiments l'un pour l'autre. Mais ce que j'aime le plus dans cette histoire ce sont les Seigneurs du Temps. Les personnes qui suivent la nouvelle série savent qu'il est rare de les voir. Mais cette aventure se déroule alors que les Seigneurs du Temps sont encore au pinacle de leur puissance. Et on en trouve partout. On en apprend aussi beaucoup sur les légendes et les comportements de ces derniers. Apparemment ils réagissent avec la subtilité d'un T-Rex sous excitant. J'ai donc beaucoup apprécié cette lecture et j'espère bientôt retrouver les Seigneurs du Temps dans la nouvelle série.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Douglas Adams tu nous manques. Je suis très heureux de t'avoir retrouvé dans ce livre. S'il existe quelque chose après la mort j'espère que tu y mets le boxon.

  • Tolkien.

Image: Éditeur