10/02/2014

RoboCop

RoboCop un film que date de pas mal d'années est revenu sous les écrans sous la forme d'un remake. Alors oui les remakes sont un moyen pour les industries du cinéma de se faire de l'argent quand elles n'ont pas d'idées. Heureusement, ça peut aussi permettre de remettre au goût du jour certains films cultes voir de leur donner une nouvelle gloire face à la  génération qui n'a pas connu ces films à l'époque. Nous sommes donc dans quelques dizaines d'années. Alors que la politique étrangère des USA se base sur l'usage de drones à la fois terrestre et aérien loués à une compagnie privée l'usage de ces robots est toujours interdit sur le sol national. Mais le lobby est intense et l'insécurité des villes américaines permet au plus grand constructeur du pays, Omnicorp, de vendre l'idée d'un homme transformé en robot. Le choix se porte sur un policier victime d'un attentat à la bombe. Mais ou se trouve la limite entre robot et humain?

Que penser de ce film? Selon ce que je sais la plupart des aspects de l'original sont présents. Mais on ajoute un côté moderne à l'aide de polémiques récentes sur l'usage de drones ainsi que sur les mercenaires. Ainsi, sous couvert de liberté les drones américains font régner un climat de terreur à l'étranger. Climat nié et caché par une émission de TV qui fait penser à la fox (ou il ne faut pas le dire). Dans ce cadre l'usage du robocop est de plus intéressants dans les perspectives actuelles. On se trouve en face d'un homme dans un corps robotique. L'humain est censé prendre les décisions mais l'entreprise décide de prendre le contrôle de son corps et de choisir ce qu'il peut faire ou non. L'humain devient la propriété de l'entreprise. C'est aussi un humain qui a accès à toutes les caméras de surveillance ainsi qu'aux dossiers personnels de tout le monde. Le film montre parfaitement qu'une telle puissance d'information fait de la justice non un choix mais un acte inhumain mécanique. Personne ne peut s'échapper ni choisir. Le robocop est toujours là à surveiller sans prendre en compte ni contexte ni justifications. Cependant, il est dommage que le film ne montre qu'une large acceptation plutôt qu'un débat enflammé tel qu'il est sous-entendu. De plus, les femmes n'ont encore une fois que le rôle de tapisserie.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Bien réadapté à mon avis, des thèmes intéressants un peu manichéen mais bien mis en scène. Très sympa.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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