27/02/2014

Aquaman 2: L'autre ligue par Geoff Johns, Ivan Reis et Joe Prado

Titre : Aquaman 2: L'autre ligue9782365772792-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis et Joe Prado
Éditeur : Urban Comics 2013
Pages : 176

Oui bon d'accord je n'ai pas résisté. Et d'abord le premier m'avait donné envie et le livre de Mucchielli était très court. Donc oui j'ai lu le tome 2 d'Aquaman presque immédiatement après le premier. Bon, ce second tome reprend les épisodes 7 à 13 ainsi que l'épisode 0. Il se déroule juste après le tome 1. Alors que Aquaman et Mera sont en route pour voir le docteur Shin une tempête les oblige à aider les bateaux qui y sont pris. Quand cela est terminé le couple souhaite parler immédiatement au Docteur. Mais une femme apparait dans un halo doré. Celle-ci fait partie des anciens compagnons et compagnes d'Aquaman. Elle vient le prévenir que les Autres sont chassés par Black Manta.

J'avais lu que ce second tome était mieux que le premier (qui est déjà très bon) et je ne peux qu'être d'accord! Pourquoi cette histoire est si réussie? Tout tient dans Aquaman et sa relations aux Autres. En effet, cette histoire nous place face à un personnage très différent au passé sombre. Alors que je suis habitué à un héros qui combat, oui, mais qui ne se venge pas les auteurs nous montrent un Aquaman prêt à tout pour détruire son ennemi. Avec cela on nous offre des personnages intéressants, bien que parfois trop rapidement présentés, dont les interactions avec Aquaman et Mera sont magnifiques. Enfin, on nous promet une suite des plus intéressantes. J'avoue que je vais avoir du mal à attendre et j'espère rencontrer Black Manta à nouveau.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Probablement l'un des meilleurs comics dans ma collection jusqu'à présent. Je ne regrette rien si ce n'est d'avoir terminé ma lecture trop rapidement (mais comment décrocher de cette histoire pour dormir).

Image: Éditeur

26/02/2014

Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français par Laurent Mucchielli

Titre : Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat françaisInsecurite.jpg
Auteur : Laurent Mucchielli
Éditeur : La découverte et Syros 2001
Pages : 141

J'aime bien lire Laurent Mucchielli. Ses livres ont une posture critique indispensable dans le contexte actuel. Celui-ci s'intéresse au débat français sur la violence et le sentiment d'insécurité mais la plupart des arguments de l'auteur peuvent être mis en parallèle avec le débat suisse sur le sujet. En effet, depuis plusieurs années le sentiment d'insécurité est au centre des politiques publiques et des médias. Dans le même temps le coupable est identifié sous la forme des jeunes de plus en plus violents et de plus en plus incapables de s'insérer dans les règles sociales. Mais est-ce vrai? N'y a-t-il pas quelque chose d'un peu plus compliqué? L'immigration est-elle la source de la délinquance? L'auteur tente de répondre en 5 chapitres.

Les trois premiers chapitres permettent à Mucchielli d'analyser les discours de trois institutions. Tout d'abord, l'auteur observe comment fonctionne la presse. Il observe que celle-ci ne prend pas en compte l'aspect politique des violences et qu'elle se contente, souvent, de montrer les événements sans les expliques. De plus, de nombreux chiffres sont utilisés sans vérifications ni critiques. Ensuite, l'auteur observe les experts de la sécurité. Ceux-ci sont de plus en plus importants sur le sujet et tente de se faire voir comme des universitaires. Mucchielli montre qu'il n'en est rien et que ces experts ont des intérêts importants dans l'industrie de la sécurité. Enfin, il observe le discours politique et, plus spécifiquement, celui d'une part bureaucratique et particulière de la police. Celle-ci analyse la délinquance en termes d'échelles du moins important au plus dangereux sur laquelle se grefferait la carrière délinquante. De plus, c'est l'idée d'une fin de la civilisation face à un ennemi intérieur puissante et numériquement important qui est utilisé dans la rhétorique.

Dans le quatrième chapitre l'auteur examine les statistiques de la délinquance. Il montre comment celles-ci sont formées et l'utilité qu'elles peuvent avoir ainsi que leurs biais et limites. L'auteur y fait un autre constat que ceux publiés par la presse. Ainsi, la plupart des actes de délinquances sont en baisses. Seuls les violences augmentent mais peu et pour des actes qui ne sont pas graves. L'apparition des violences sexuelles de manière de plus en plus importante s'explique à la fois par la fin d'un tabou et par l'entrée de ces catégories dans les plaintes acceptées. Enfin, l'immigration n'est pas criminelle. Les seuls étrangers surnuméraires le sont à cause de la violation des lois sur l'immigration ou par un ciblage spécifique par les polices. Enfin, dans un dernier chapitre, l'auteur tente de montrer comment a changé la délinquance juvénile depuis les années 50. Il montre que celle-ci existe depuis de nombreuses années sous des formes proches. Ainsi, il montre l'importance que prit le danger des "blousons noirs". Nous ne sommes donc pas dans une époque particulière.

En conclusion ce livre, salutaire, permet de contester voir de simplement relativiser un grand nombres de discours politiques et médiatiques. Plutôt que de ne vouloir qu'une simple répression il faut comprendre la raison de l'entrée en délinquance. Ici, l'auteur est en faveurs de supprimer certaines choses comme la prohibition du cannabis. Ce livre est donc utile à la fois aux journalistes, aux politiciens et aux policiers qui peuvent l'utiliser pour guider leur action mais aussi pour comprendre, un peu, le contexte. Celui-ci se veut aussi un moyen de débat pour lancer de nouvelles solutions inventives.

Image: Site de l'auteur

18:31 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, sécurité, déviance | | | |  Facebook

25/02/2014

Aquaman 1: Peur abyssale

Titre : Aquaman 1: Peur abyssale9782365770729-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis et Joe Prado
Éditeur : Urban Comics 2012
Pages : 144

Aquaman ça a toujours été, pour moi, le boulet de la Ligue de Justice. Un mec qui nage dans un costume orange mais qui ne sert à rien. Alors quand j'ai appris que l'Aquaman version New 52 était génial je me suis beaucoup posé de questions. Dois-je vraiment m'intéresser à ce personnage aussi transparent que l'eau de la mer un jour calme d'été? Après un certain temps je me suis laissé convaincre par les critiques de personnes qui s'y connaissent beaucoup mieux que moi.

Ce comics regroupe les épisodes 1 à 6. Aquaman vit paisiblement dans un phare tout en agissant en tant que héros sur la côte mais aussi dan les rues des villes. Mais personne ne le prend au sérieux. Partout où il passe les rires fusent et la police n'ose pas avouer qu'Aquaman les a aidé par peur du ridicule. Un soir un jeune shérif adjoint décide de lui demander son aide. En effet, des personnes ont disparu dans la mer. Malgré le fait que les autorités n'aiment pas trop son intervention celle-ci permettra de sauver les personnes présentes. Car un danger venu des profondeurs se prépare à dévorer le monde.

Les critiques avaient raisons: j'ai bien aimé. Je ne voulais pas aimer. Aquaman est ridicule et ne sert à rien! Et pourtant j'ai apprécié... Pourquoi cela? Premièrement parce que cette histoire est pleine d'humour. Quel que soit l'endroit où se trouve Aquaman il se retrouve face à des imbéciles qui mettent en doutent ses capacités (un peu comme moi je sais). Les premières pages qui sont placées dans un restaurant de fruit de mer sont superbes d'humour. Surtout quand on les met en parallèle avec la fin de l'épisode 5. Mais j'aime aussi parce que l'intrigue permet à Aquaman de montrer le coté difficile des choix qu'il fait. Alors que les humains et Mera ne pensent qu'à exterminer lui essaie de trouver une autre solution qui pourrait contenter tout le monde. Montrer sa jeunesse sous forme de flash-back est aussi un bon moyen de lui donner un peu de consistance et on se prend à se demander pourquoi et comment Aquaman s'est retrouvé sur la côte. L'histoire est loin d'être terminée sur ce point. Enfin, j'ai adoré Mera. Elle est au centre de l'épisode 6 qui lui permet d'expliquer sa façon de voir à des hommes qui ont bien mérité une petite leçon. Et cet épisode me pousse à espérer un comics centré sur ce personnage. En attendant je vais chercher le tome 2 pour plus tard.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Réussir à rendre un personnage que je n'aime pas à la fois drôle et intéressant est un exploit qui mérite reconnaissance. Bon d'accord, finalement Aquaman n'est pas si mal mais si on me demande je nierais avoir écrit cela!

  • Tolkien.

Image: Éditeur

24/02/2014

White Wolf par David Gemmell

Titre : White Wolf9780552146777-large.jpg
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Corgi 2004
Pages : 588

La bataille de Skeln s'est déroulée il y a 5 ans. La défaite de l'Empereur a placé les nations de l'est dans le chaos. La guerre est partout. Une petite nation tente de se libérer d'un roi mit en place par le défunt Empereur. Les rebelles sont la princesse de l'ancienne lignée et un général de renom: Skilgannon. Ce dernier, après un massacre sans précèdent, décide de se retirer. Bien des années plus tard une foule haineuse tente d'entrer dans un temple sacré. Et face à eux se dresse Skilgannon. La nouvelle ne tarde pas à faire le tour du monde et l'ancien général repart sur les routes pour une quête sans espoir. Il est suivi par Druss la Légende.

Encore une fois Druss se trouve pris dans une histoire qui ne le concerne pas simplement parce qu'il veut faire ce qui est juste. Mais cette histoire n'est pas vraiment celle de Druss. Il n'est qu'un personnage secondaire face au vrai héros du livre: le monstre Skilgannon. L'auteur réussit à nous faire entrer dans sa tête. On comprend ses dilemmes mais aussi son histoire particulière. On comprend comment un homme tente, et ne réussit pas, à vivre avec ce qu'il a fait. Plutôt que de s'excuser il tente de réparer ses erreurs passées en étant un peu meilleur. Ce livre est donc un moyen de suivre la tentative de rédemption d'un homme qui a détruit des milliers de vies. Et je trouve qu'il est très réussi.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Des personnages intéressants pour un roman réussit.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

14:32 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : white wolf, druss, drenaï, gemmell, skilgannon | | | |  Facebook

The Lego Movie

Comme beaucoup de monde je jouais aux legos quand j'étais petit (bon d'accord je ne suis plus petit et je joue toujours aux legos...). J'ai de nombreux souvenirs d'enfance qui concernent aussi bien des moments durant lesquels j'ai scrupuleusement suivi les instruction que ceux durant lesquels j'ai tout mit ensemble pour construire n'importe quoi. Alors quand j'ai su qu'il y aurait un film lego j'ai tout de suite voulu le voir! Mes rêves d'enfants qui bougent enfin à l'écran? C'est trop exaltant pour oublier de voir le film!

Nous sommes dans un monde de legos. Le héros, Emmet, est un personnage comme un autre. Il suit toutes les instructions que lui donne le président Business à l'instar de tous ses camarades. Tout est parfaitement réglé dans sa vie et il est tellement imprégné des instructions qu'il en devient transparent. Mais un soir il tombe sur une pièce inconnue. Il se réveille dans les locaux de la police et il apprend qu'une prophétie parle de lui. En effet, avoir trouvé cette pièce fait de lui le Spécial. Son destin est de contrecarrer les plans du président Business et, donc, de sauver le monde. Mais il devra aussi apprendre à utiliser son imagination!

Youhou! Vive les legos! J'ai adoré ce film! Je ne dirais pas qu'il est parfait mais il est superbement réussit. J'ai beaucoup rit, je me suis retrouvé dans mes souvenirs, j'ai eu envie de racheter des legos, ... Bref, que du bonheur! J'ai adoré les différentes références qu'elles visent des personnages vendus par l'entreprise lego ou des petites critiques politiques. Le moment ou on apprend que Lord Business s'occuper aussi bien de lait que de sécurité et de la création des machines à voter était superbe! Ce film est un appel à l'imagination et au jeu. Plutôt que de ne faire que suivre les instructions autant construire ce qui nous plaît même si ce n'est pas forcément logique à première vue.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Drôle et plein de souvenirs pour moi. Je le conseille sans hésitations!

Image: Site officiel

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09:42 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lego | | | |  Facebook

22/02/2014

Game of thrones saison 3

Le problème quand on lit avant de regarder c'est l'impression de se répéter et de présenter à nouveau la même histoire. Alors pour ceux et celles qui résistent à l'attrait des livres et qui attendent douloureusement la diffusion des saisons de Game of Thrones (bientôt la 4!) un petit résumé. Nous en avions terminé alors que King's Landing résistait à l'armée de Stannis Baratheon grâce à l'arrivée des Lannisters emmenés par Tywin, des Tyrrel et de la défense de Tyrion Lannister. Dans le nord, les Starks gagnent continuellement malgré la trahison d'un membre important de la famille. Mais ils ont aussi perdu Winterfell et les deux plus jeunes enfants. Daenarys, elle, entrait en colère. Nous continuons sur ce même chemin. L'histoire permet de se rendre compte que les choses sont de plus en plus tendues pour l'armée du nord qui perd la guerre malgré les batailles victorieuses. C'est aussi la saison qui nous permet d'apprendre l'existence du plus grand psychopathe de cette bande de tarés qui peuplent les terres de Westeros. Je vous laisse la surprise. Daenarys tente de créer une armée qui lui permettrait de reprendre son royaume. Pendant ce temps, au-delà du mur, la guerre se prépare. Mais qui sera contre qui?

Cette saison se concentre principalement sur les Starks, les Lannisters et les Tyrells. Les autres familles sont laissées de cotés. Aussi bien le roi dans le nord que le roi Joffrey doivent prendre en compte les récents événements pour tenter de pousser les dieux à leur avantage. Bien que j'apprécie les complots politiques de King's landing j'aime un peu moins ce qui entoure les Starks dont les principaux conseillers, ainsi que le roi, sentent l'incompétence à plein nez. Par contre, je suis content de voir que Sam suit ce qu'il devrait être et prend de plus en plus d'importance. J'aime beaucoup ce personnage ainsi que son développement. J'apprécie aussi le personnage de Meera Reed qui fait son apparition dans cette saison. Je suis déçu de ne pas voir plus souvent Asha Greyjoy qui fait partie des personnages les plus intéressants de cette histoire. Daenarys, quant à elle, fait exactement ce que j'aime chez elle mais, et ses passages à l'écran le montrent, son intrigue est en train de s'embourber tout comme c'est le cas dans les livres. Je suis aussi déçu que les scénaristes aient décidés de laisser la fin du livre 3 pour plus tard. J'avoue attendre son passage à l'écran avec impatience! Toujours aussi bien. Ah et pour terminer: vive Jaime et Brienne!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une adaptation toujours réussie malgré un calme qui commence à prendre. Les choses sont en train de changer. J'attends de voir de quelle manière la série construira le reste de l'histoire.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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20/02/2014

Pauvreté, charité et morale à Londres au XIXe siècle une sainte violence par Françoise Barret-Ducrocq

Titre : Pauvreté, charité et morale à Londres au XIXe siècle une sainte violence9780345408006?&height=281&maxwidth=190
Auteur : Françoise Barret-Ducrocq
Éditeur : PUF 1991
Pages : 245

Lors du XIXe siècle, en pleine ère victorienne, Londres a connu une croisade morale d'ampleur. C'est celle-ci qui est analysée par l'auteure. En effet, alors que la ville s’agrandit comme jamais de nombreuses personnes inquiètent du danger des masses ouvrières pauvres. Ces hommes et femmes qui ne suivent pas les prescriptions de la bible ou les lois. Les crimes sexuels sont nombreux et la vie existe dans le cadre de taudis dont la crasse et la puanteur crée l'effroi chez les bourgeois-es de l'époque. C'est dans ce contexte que de nombreuses associations philanthropiques se créent. Mais, derrière leur volonté d'aider les nécessiteux/euses se cache une entreprise de normalisation extrêmement forte.

L'auteure décrit l'époque en trois parties. Les deux premières sont assez courtes et permettent surtout de placer le contexte. Ainsi, Françoise Barret-Ducrocq commence par analyser les discours qui sont écrits sur la pauvreté des habitant-e-s de Londres. On y trouve une peur horrifiée face à une population qui vit trop nombreux dans un espace restreint et crasseux. La pauvreté s'accompagne de signes physiques qui sont autant de moyens de comprendre la moralité déficiente des masses. Ainsi, Londres est remplie de personnes qui ne suivent pas les lois de dieu et qui vivent dans la fornication et la proximité. La bigamie, la prostitution, l'athéisme et le socialisme sont des maux à combattre. Ces problèmes sont analysés dans la seconde partie. La troisième partie, la plus importante, permet à l'auteure d'analyser comment on agit sur la population. On y observe une action officielle à l'aide de lois qui permettent de réguler la manière de vivre et d'interdire ce qui est illégitime. Parallèlement, la société civile s'organise en associations philanthropiques aux buts différents bien que proches. On note avec intérêt l'existence de la London Bible Women and Nurses Mission composée de femmes qui mettent en doute leur prétendue incapacité face à la dureté de la vie. L'auteure montre aussi quels sont les personnes qui paient ces actions. Enfin, on observe de quelle manière les philanthropes agissent. Qui sont les personnes visées et comment les aider. On y trouve des actions parfois musclées qui n'hésitent pas à s'attaquer physiquement sur le long terme. La conclusion permet de faire le bilan de ces actions et de créer un parallèle avec notre époque. En effet, que ce soit au XIXe ou aujourd'hui on n'écoute pas ce que veut la personne que l'on souhaite aider. On agit pour elle pour son bien sans l'écouter au nom de valeurs prétendument universelles. C'est donc un livre très intéressant qui permet de mettre en perspective les actions sociales.

Image: Amazon

18/02/2014

The legend of Deathwalker par David Gemmell

Titre : The legend of Deathwalker9780345408006?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 1999
Pages : 376

Druss se trouve à Dros Delnoch. Les soldats sont fatigués et en perte de morale face à ce siège par les Nadirs unis. Druss se prend d'amitié avec l'un d'eux et décide de lui narrer une de ses aventures. La légendaire aventure de Deathwalker. Celle-ci prend place 30 ans auparavant. Druss, par un concours de circonstance dont il a le secret, se retrouve champion de Drenaï dans les jeux organisés par le royaume du Gothir gouverné par un roi fou. Tandis que la final se rapproche un ami de Druss est mortellement touché part une arbalète. Pour sauver son ami la Légende décide de partir dans les terres Nadirs et retrouve des joyaux mythiques dont on dit qu'ils peuvent même faire revivre les morts. Ils seraient cachés dans le lieu le plus sacré des Nadirs. Mais une armée le suit et souhaite détruire ce lieu et tuer tous les Nadirs sur leur route. La place de Druss est facile à prendre: face à eux avec sa hache Snaga.

Il est, à mon avis, normal que Druss soit populaire. Ce personnage est l'incarnation d'un héros qui se construit non pour devenir célèbre mais parce qu'il se sent obligé de se placer du coté des personnes qui ont besoin de lui. Mais ce livre n'est pas que son aventure. En effet, à ses cotés on retrouve le poète Sieben. Pour ceux et celles qui le connaissent Sieben est un maitre du langage qui n'a jamais connu l'amour. Dans ce livre le personnage devient beaucoup plus intéressant puisque d'acolyte il passe à quelque chose de plus complexe. Et j'aime ce que Gemmell en a fait. Sieben devient un pacifiste un peu désespéré mais qui continue à se battre. Mais il ne se bat pas avec les armes. Il tente de sauver les gens tout en expliquant pourquoi il apprécie de moins en moins la guerre malgré sa manière de les dépeindre dans ses sagas. On en découvre aussi beaucoup plus sur Ulric qui gagne une profondeur. Dans Légende il n'était qu'un ennemi. Dans ce livre l'auteur lui offre un passé, une philosophie et un but que l'on peut comprendre. Cependant, ce livre garde un schéma gammellien classique. Les combats perdus d'avance, la création d'une unité par plusieurs leaders, la nécessité de combattre le mal quel que soit l'endroit et le siège (Gemmell est vraiment un fan des sièges).

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Sans être particulièrement bon ce livre nous donne de nombreux éléments qui permettent d'apprécier un peu plus les personnages centraux de Gemmell.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

12:03 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : druss, drenaï, nadir, ulric, gemmell | | | |  Facebook

15/02/2014

Le héros était une femme... le genre de l'aventure par Loïse Bilat et Gianni Haver

Titre : Le héros était une femme... le genre de l'aventure
Directeur/trice : Loïse Bilat et Gianni Haver
Éditeur : Antipodes 2011
Pages : 268

Les femmes héros ne sont pas nombreuses dans la culture populaire. Les dernières productions le montrent parfaitement. Les rares femmes sont de simples faire valoir quand elles ne pourraient pas être remplacées par des chaises. Et les choses ne risquent pas de changer si l'on en croit le programme de la phase 3 de Marvel. Cependant, il existe un certain nombre de femmes qui ont accédé au statut d'héroïnes. Sont-elles pour autant différente des hommes ou des femmes normales? Peuvent-elles briser la norme patriarcale? Ce livre souhaite répondre à ces questions sur plusieurs chapitres qui étudient chacun un personnage particulier.

Alors que le premier chapitre crée ce que l'on pourrait nommer une théorie de l'héroïne - conçue comme un personnage qui agit sur l'intrigue plutôt que de la subir - les autres s'intéressent à quelques personnages qui peuvent venir du monde des romans ou des comics. Ceci rend une présentation complète difficile. Je vais donc parler de quelques exemples que j'ai apprécié. Et comme je suis logique on va commencer par le dernier chapitre concernant Wonder Woman. Ceux et celles qui suivent ce blog savent que ma connaissance des comics est récente et parcellaire. Je me suis rapidement intéressé à Wonder Woman dont j'ai lu avec intérêt les aventures dans le DC Comics Anthologie. Alors un article sur elle n'allait pas me rendre indifférent! Celui-ci permet de déconstruire le caractére féministe de Wonder Woman. Oui, elle se bat pour les femmes. Mais ce combat a lieu dans un contexte particulier et dans une direction particulière. Les femmes peuvent être aussi forte que les hommes pour les remplacer lors de la WWII. Mais leur combat pour la liberté doit se faire en direction de leur charme, amour et l'acceptation de la soumission. C'est donc un message de soumission plus que d'empowerment qui est lancé. Un autre article que j'ai apprécié concerne Yoko Tsuno. Je lisais ses aventures avec passion lors de mon enfance. L'article montre bien l'intérêt de son personnage, une femme japonaise technicienne, dans un monde masculin hostile. Les tenues sont aussi analysées avec attention. On y trouve aussi une analyse de Catwoman qui conclut sur l'aspect beaucoup plus novateur face à Batman (pas celui de Nolan) que dans le film centré sur elle. Nous avons donc un livre à la fois intéressant mais un peu décousu. Il permet de créer des liens et l'analyse de personnages précis est un bon moyen de montrer comment utiliser la théorie face à un objet particulier. Un livre que je recommande.

Image: Éditeur

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13/02/2014

Supergirl 1: La dernière fille de Krypton par Michael Green, Mike Johnson et Mahmud Asrar

Titre : Supergirl 1: La dernière fille de Krypton9782365773003-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Michael Green, Mike Johnson et Mahmud Asrar
Éditeur : Urban Comics 2013
Pages : 168

Il y avait un peu trop de mâles dans mes comics. J'ai donc voulu ajouter un peu d'héroïnes (coucou la police non non je vous jure je ne me drogue pas!) sous la forme, pour cette première, de Supergirl. J’avoue que mon choix s'est porté sur elle parce qu'elle frappe Superman et, de temps en temps, ça lui fait du bien. D'autant qu'elle le frappe en expliquant qu'elle n'a pas besoin de son aide. Bref, Supergirl s'écrase en Sibérie lors d'une chute de météorites. Alors qu'elle se réveille difficilement et qu'elle s'étonne de son environnement et de sa tenue elle se fait attaquer par des robots. Après avoir découvert ses pouvoirs elle est contactée par Superman en personne qui tente de savoir qui elle est et, surtout, de lui expliquer que Krypton n'existe plus. Supergirl décide de vérifier ceci et, pour cela, devra se frotter à un homme des plus désagréables.

Ce premier tome qui regroupe les épisodes 1 à 7 est surtout un moyen d'introduire Kara Zor'El sur Terre et de lui faire prendre conscience de ce qu'elle est mais aussi de ce qu'elle a perdu. Il est intéressant de montrer une Supergirl qui parle rarement mais qui pense beaucoup. En effet, elle parle kryptonien et les propos des humains ne veulent rien dire pour elle. La plupart du temps elle reste silencieuse et isolée. Un isolement rarement brisé par quelques personnages capables de communiquer. Mais ce tome montre aussi une femme qui accepte difficilement ce qui est en train de se passer. Elle refuse de croire Superman et le combat férocement. Ceci augure quelque chose de différent pour elle. Son caractère pourrait bien lui donner un autre destin que celui de Superman et j'aimerais en savoir plus. Tout de même une petite remarque. Autant je trouve le haut du costume très réussit autant je trouve le bas très mauvais. Pourquoi tout couvrir au dessus des jambes et donner un bas de maillot de bain pour le reste? Ce n'est tout simplement pas logique. Surtout quand on nous explique que le tissus du costume peut être utilisé comme armure! Dans ce cas il faudrait couvrir au maximum le corps!

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Difficile de donner une vraie note. Il n'est pas mauvais mais c'est surtout une introduction au personnage. On sent que l'histoire ne fait que commencer.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

11:16 Écrit par Hassan dans BD/Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl, dc, krypton | | | |  Facebook

12/02/2014

12 years a slave

J'ai décidé d'aller voir ce film après une longue réflexion. Pas parce que je ne voulais pas le voir mais parce que je ne voulais pas le regarder sans être prêt. J'ai aussi mis un peu de temps avant de me décider à écrire cette présentation. Je vais donc tenter une présentation la moins critiquable possible mais qui reste très différente d'une analyse. Cependant, il est certain que je vais oublier des aspects importants je m'en excuse par avance. 12 years a slave est adapté d'une autobiographie écrite par Solomon Northup suite à son enlèvement et sa mise en esclavage. Le film reprend les éléments du livre. L'histoire commence alors que Northup est engagé par deux personnes pour les suivre dans leur tournée de magie. Alors qu'il est mis en confiance les deux traîtres décident de le vendre à un marchand d'esclave. Après peu de temps il est envoyé au sud des USA pour être vendu. C'est le début d'un exil de 12 ans durant lequel il n'aura plus aucun droits.

Cette courte présentation de l'histoire de Solomon Northup ne permet pas de se rendre compte de la puissance dégagée par ce film. Celui-ci est très dérangeant. La plupart des personnes blanches que nous avons à l'écran sont de parfaits salauds. Oui, je place Ford dans cette même catégorie. Ce dernier n'est pas mauvais. Il ne frappe pas et il prend soin de ses esclaves. Cependant, il sait parfaitement que ses employés sont des tyrans et il ne fait rien. Lorsque Solomon essaie de lui expliquer d'où il vient non seulement Ford ne fait rien mais il refuse même d'écouter. Pire encore, il revend Northup à quelqu'un qu'il sait être très brutal plutôt que de s'occuper de la manière dont agissent ses employés voir d'enquêter sur les origines de Northup. C'est l'exemple de l'homme qui se pense gentil et progressiste mais qui refuse d'imaginer l'idée de mettre en cause le système établi. Mais ce qui m'a le plus frappé c'est l'importance du corps dans la manière dont l'esclavage est montré dans ce film. Dès le début on voit que le corps n'appartient plus aux personnes soumises à l'esclavage. Les blanc-he-s peuvent agir comme ils le souhaitent. Que ce soit en imposant une toilette publique nue ou en touchant régulièrement les personnes pour montrer leurs qualités corporelles à un futur acheteur. Les sévices - ceux-ci sont très durs à regarder et je ne sais quel est le pire moment le fouet vers la fin du film ou lorsque madame Epps lance sans férir une bouteille contre Patsey - s'attaquent aussi directement au corps. Ceci est possible car dans ce système, pour ce que je connais et comprends, le corps de l'esclave n'existe pas dans l'humanité. C'est du bétail sans droits et les propriétaires peuvent faire ce qu'ils veulent de ce qui leur appartient. Ce ne sont que quelques aspects qui m'ont profondément touchés. Je sais que ce ne sont que quelques points d'un film et d'une histoire plus importante mais je souhaite éviter de dire des bêtises sur quelque chose que je connais peu. C'est pourquoi je souhaite terminer sur le mal que j'ai eu à sortir de ce film très dur.

Image: Allociné

Site officiel

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11:16 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : racisme, esclavage | | | |  Facebook

10/02/2014

RoboCop

RoboCop un film que date de pas mal d'années est revenu sous les écrans sous la forme d'un remake. Alors oui les remakes sont un moyen pour les industries du cinéma de se faire de l'argent quand elles n'ont pas d'idées. Heureusement, ça peut aussi permettre de remettre au goût du jour certains films cultes voir de leur donner une nouvelle gloire face à la  génération qui n'a pas connu ces films à l'époque. Nous sommes donc dans quelques dizaines d'années. Alors que la politique étrangère des USA se base sur l'usage de drones à la fois terrestre et aérien loués à une compagnie privée l'usage de ces robots est toujours interdit sur le sol national. Mais le lobby est intense et l'insécurité des villes américaines permet au plus grand constructeur du pays, Omnicorp, de vendre l'idée d'un homme transformé en robot. Le choix se porte sur un policier victime d'un attentat à la bombe. Mais ou se trouve la limite entre robot et humain?

Que penser de ce film? Selon ce que je sais la plupart des aspects de l'original sont présents. Mais on ajoute un côté moderne à l'aide de polémiques récentes sur l'usage de drones ainsi que sur les mercenaires. Ainsi, sous couvert de liberté les drones américains font régner un climat de terreur à l'étranger. Climat nié et caché par une émission de TV qui fait penser à la fox (ou il ne faut pas le dire). Dans ce cadre l'usage du robocop est de plus intéressants dans les perspectives actuelles. On se trouve en face d'un homme dans un corps robotique. L'humain est censé prendre les décisions mais l'entreprise décide de prendre le contrôle de son corps et de choisir ce qu'il peut faire ou non. L'humain devient la propriété de l'entreprise. C'est aussi un humain qui a accès à toutes les caméras de surveillance ainsi qu'aux dossiers personnels de tout le monde. Le film montre parfaitement qu'une telle puissance d'information fait de la justice non un choix mais un acte inhumain mécanique. Personne ne peut s'échapper ni choisir. Le robocop est toujours là à surveiller sans prendre en compte ni contexte ni justifications. Cependant, il est dommage que le film ne montre qu'une large acceptation plutôt qu'un débat enflammé tel qu'il est sous-entendu. De plus, les femmes n'ont encore une fois que le rôle de tapisserie.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Bien réadapté à mon avis, des thèmes intéressants un peu manichéen mais bien mis en scène. Très sympa.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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09/02/2014

Superman Terre-Un tome 1 par J. Michael Straczynski et Shane Davis

Titre : Superman Terre-Un tome 19782365772358-couv-M200x327.jpg
Auteurs : J. Michael Straczynski et Shane Davis
Éditeur : Urban Comics 201
Pages : 256

Terre Un ce sont ces comics qui dépeignent les origines des super-héros sur ce qui est la Terre Un dans le multivers DC. C'est donc un moyen de donner un peu de consistance aux histoires qui s'y déroulent. Après Batman je me suis intéressé à Superman qui est l'autre comics du genre publié en français. Ce tome 1 regroupe les parties 1 et 2 édités en deux tomes en anglais. Nous y découvrons un Clark Kent qui vient tout juste d'arriver à Metropolis. Il n'a pas encore décidé si oui ou non il devrait se transformer en symbole d'héroïsme. Mais une attaque alien l'obligera à se révéler et à combattre pour défendre l'humanité. Suite à ce jour le monde sera différent à jamais et les problèmes ne font que commencer.

Superman est un héros que je vois lisse, très lisse. Ce comics réussit à le rendre plus intéressant qu'un simple boy scout qui vit dans la lumière. En effet, on nous montre un homme qui fait tout pour rester dans l'ombre. Qui garde un masque tous les jours et qui ne peut vivre pleinement ce qu'il est qu'en tant que Superman. Ceci n'est de loin pas inédit. Mais on nous donne un peu plus. Ainsi, sa vie scolaire fut seulement dans la moyenne et il questionne tous les jours ce qu'il va faire. Il ne comprend pas vraiment les humains mais souhaite aider et, surtout, ne pas faire de mal aux gens qui l'entourent. Ces deux parties permettent donc de le lancer dans sa carrière tout en lui permettant de comprendre les limites qu'il peut s'imposer. On nous offre aussi des pistes sur les problèmes politiques qu'un homme tel que Superman pose sans, pour l'instant, donner de réponses. J'attends la suite.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Probablement l'un des comics les plus intéressant que je possède. Je suis content de l'avoir lu et je le conseille sans arrières pensées. Il n'y a que la seconde partie qui en dessous de la première.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

15:17 Écrit par Hassan dans BD/Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dc, superman, terre un | | | |  Facebook

THX 1138

Je crois que nous sommes nombreux et nombreuses à avoir entendu parler de ce film. Je n'avais, personnellement, jamais vu celui-ci. THX 1138 est le nom d'un homme dans un monde dystopique qui suit, semble-t-il, une apocalypse. Dans cet univers les noms sont imposés ainsi que les couples. Mais ceux-ci n'ont pas le droit de consommer leur union qui n'est qu'une simple colocation choisie informatiquement selon les compatibilités. Tous et toutes les citoyen-ne-s sont dans l'obligation d'ingérer un certain nombre de médicaments dans le but de se calmer et d'être au maximum de sa productivité. Mais la compagne de THX décide, en cachette, de stopper le traitement et de faire de même pour THX. Il s'ensuit un mal être de plus en plus intense qui se termine par une relation sexuelle entre les deux complices. Mais ceci est une offense majeure et THX est arrêté puis enfermé.

Je suis sorti de la salle intrigué. Je n'ai pas compris la majeure partie du film. Ce qui ne m'a pas empêché de beaucoup l'apprécier car il a de nombreux éléments très réussi. Je vais commencer par le premier qui m'a frappé: l'esthétique. Celle-ci est uniforme. Le blanc est partout et les objets semblent tous construit pour créer l'efficience la plus haute possible. Les couleurs sont très rares. Le second aspect est celui de contrôle. Celui-ci se forme aussi bien sur les gens que sur l'économie. Ainsi, tout le monde est sous surveillance vidéo et chaque déviation est analysée et intégrée aux fiches personnelles. Ce contrôle s'incarne dans le film sous la forme de plusieurs voix off qui commentent les événements ainsi que les décisions prises pour réagir. La police est partout et agit sans contrôle. Mais ce contrôle s'incarne aussi dans les médicaments qui empêchent la révolte et la réflexion dans le but de créer une économie parfaite. Enfin, un dernier aspect fort est la religion. Celle-ci s'incarne dans une image fixe aux réponses préenregistrées qui défend une consommation de masse ainsi qu'une productivité en hausse pour tout le monde.

C'est donc un film difficile mais riche. On y trouve de nombreuses choses que l'on pourrait utiliser pour comprendre notre monde actuel. La consommation et l'économie en tant que religion se rapprochent de la manière dont on considère la croissance et le néo-libéralisme de nos jours. La mise en place d'un contrôle extrêmement important se rapproche aussi de l'usage des drogues pour calmer les élèves, surtout aux USA; mais aussi de la mise en place de dispositifs de vidéosurveillance de plus en plus nombreux. Il y a sûrement d'autres points que certaines personnes verraient mieux que moi. En bref, regardez-le au moins une fois.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Difficile à comprendre - moi je n'ai pas compris - mais très intéressant et éclairant sur notre monde.

Image: Allociné

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Beauté fatale. Les nouveaux visages d'une aliénation féminine par Mona Chollet

Titre : Beauté fatale. Les nouveaux visages d'une aliénation féminine9782355220395.gif
Auteure : Mona Chollet
Éditeur : La Découverte 2012
Pages : 237

Je sais, je sais. Honte à moi de n'avoir jamais lu Mona Chollet avant aujourd'hui. J'avais entendu parler d'elle, et en bien, mais je n'avais pas pris le temps de m'y intéresser. Cette erreur est maintenant réparée avec un livre qui m'intéressait particulièrement (et qui peut fâcher certaines personnes). Celui-ci permet à l'auteure d'analyser la manière dont l'industrie de la mode agit sur la perception de la beauté autant sur soi que sur les autres. Cet essai polémique, plus qu'une étude, place de nombreux points sur les I et on se demande comment une industrie aussi déviante peut encore exister.

Pour cette étude Mona Chollet écrit 7 chapitres qui s'intéressent chacun à certains points de la mode et de la beauté. Alors que les deux premier permettent à l'auteure de noter un certain retour en arrière, backlash, elle note aussi que ces retours se forment souvent lors de certains contextes particuliers. Pour analyser celui-ci elle décide de s'intéresser au milieu de la mode. Les chapitres suivant seront l'occasion d'expliquer pourquoi analyser ce milieu particulier. Il faut bien avouer que la prose de l'auteure et à la fois jouissive et inquiétante. Je ne vous dis pas les rires qui m'ont soudainement pris lors de pique sarcastique. Par exemple, les passages sur Gossip Girl sont magnifiques. Mais elle montre aussi un milieu qui s'observe lui-même tout en se considérant comme supérieur. Un milieu qui impose aux femmes un certain standard et qui, en cas de dérives, rejette toute responsabilité. Ainsi, le fait que les modèles soient majoritairement des femmes blondes et blanches extrêmement mince est considéré comme une demande de consommateur et naturalisé comme la forme de beauté parfaite. On oublie totalement les aspects structurels du racisme et l'historicité de la beauté. J'ai aussi trouvé très intéressant de considérer les maladies que sont la boulimie et l'anorexie non comme de simples désordres psychologiques individuels mais de les placer dans un fonctionnement social qui pousse les femmes à suivre un idéal dangereux et à se priver continuellement. Ce ne sont que quelques exemples d'un livre très intéressant qui frappe là ou ça fait mal et que je considère comme une lecture nécessaire pour tout le monde, femmes comme hommes.

Image: Éditeur

08/02/2014

La voleuse de livre

Nous sommes dans une petit ville d'Allemagne. Une jeune fille, Liesel, sort d'une voiture de la croix-rouge pour rencontrer les personnes qui seront ses nouveaux parents. Elle fait rapidement la connaissance d'un garçon, Rudy, qui l’emmène à l'école. On y apprend que Liesel est incapable de lire. Pourtant, elle souhaite apprendre. Ainsi, son nouveau père lui construit un dictionnaire dans la cave alors qu'ils apprennent tous les deux à lire avec un ouvrage volé par Liesel. C'est ainsi que commence pour cette dernière un nouvel amour: celui des mots et des livres qui racontent les histoires. Mais nous sommes en 1938. La guerre menace puis commence. Les livres ne sont pas forcément bien vu. Ce qui n'empêchera pas Liesel de continuer à lire en "empruntant" dans la bibliothèque du maire et de sa femme.

J'ai adoré ce film. Il m'a énormément touché. Il faut dire que je me sentais très proche d'un personnage qui possède un amour des livres. Cette femme fait tout pour apprendre et lire. Elle découvre, dans les livres, la puissance des mots sur les personnes qui l'entourent. Elle est aidée par deux nouveaux parents qui malgré leurs désaccords apprécient la fille dont ils doivent prendre soin. Mais aussi d'un garçon sympathique mais un peu bête. La puissance de cette histoire tient aussi dans le contexte. Comme je l'ai déjà dit nous sommes au début de la guerre. La peur est partout. Alors que des voisins partent à l'armée certains jeunes garçons sont mobilisés pour un entraînement. La rue se vide peu à peu alors que les uniformes inquiétants sont parfois visibles. On voit la destruction organisée contre tout un peuple selon le point de vue d'une famille peu fortunée. Je n'en dirais pas plus. Je ne peux que conseiller d'aller au cinéma et d'acheter un ticket.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Une magnifique histoire bien jouée avec des acteurs qu'on apprécie et une intrigue à la fois drôle et triste

Site officiel

Image: Allociné

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10:59 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : livre, allemagne | | | |  Facebook

06/02/2014

Les années 68. Une rupture politique et culturelle par Damir Skenderovic et Christina Späti

Titre : Les années 68. Une rupture politique et culturelle29402100053230L.gif
Auteur-e-s : Damir Skenderovic et Christina Späti
Éditeur : Antipodes 2012
Pages : 191

En Suisse aussi il y a eu un mai 68. Mais, selon ce livre, les études concernant ces événements ne permettent pas encore de savoir exactement ce qui s'est déroulé et qu'elles furent les conséquences. Le but de ce livre est de créer un lien entre les différentes parties de la Suisse et de voir ce qui s'est passé, comment et les conséquences. Sans prétendre à terminer l'histoire du mai 68 Suisse le livre doit permettre d'avoir une première vision globale. Pour cela 4 chapitres sont écrits.

Dans le premier les auteur-e-s dépeignent le contexte de la Suisse de l'après-guerre. Alors que la nouvelle génération n'a pas connu la guerre ni ses privations le pays, ainsi que l'occident, entre dans une période de prospérité économique extrêmement importante. Dans un contexte de confiance envers l'avenir et le progrès qui permet une nouvelle liberté les carcans sociaux inhibent fortement les envies de la jeunesse. Vers cette époque apparaissent le rock et les bandes qui scandalisent la presse de l'époque. Ce qui permet aux auteur-e-s de parler de période de précurseurs à mai 68.

Le second chapitre fait deux choses. Premièrement il permet de placer les événements au niveau mondial. Que se passe-t-il dans les différents pays? En effet, ce qui se déroule ailleurs a forcément un effet sur les événements suisses dont les militant-e-s se tournent vers leurs voisins de même langues. Dans un second temps les auteur-e-s examinent ce qui s'est déroulé en Suisse. Alors que les universités menacent d'exploser les autorités académiques réussissent à désamorcer la bombe en réagissant différemment que dans les pays voisins. En effet, plutôt qu'une répression les universités acceptent le dialogue ce qui permet de calmer une grande partie des militant-e-s. Cependant, dans la rue la répression est très forte et la violence, des deux cotés, est importante. Le troisième chapitre illustre le second en nous expliquant les stratégies, moyen d'actions et revendications des divers mouvements. Ainsi, ceux-ci souhaitent plus de démocratisation dans les études mais s’attaquent aussi à l'impérialisme américain et le racisme que connaît la Suisse face aux travailleurs immigrés venus d'Italie. On observe aussi de nouveaux moyens d'action à l'instar des sit-in.

Le dernier chapitre permet aux auteur-e-s de montrer comment les différents mouvements tentent de survivre à mai 68. Alors que tout se semble se diviser en buts et caractéristiques différentes on observe un regain d’activités dans certaines villes autours de partis ou de groupes précis. Ainsi, Lausanne connaît des manifestations autours de l'augmentation du billet de cinéma pour ne prendre qu'un exemple. Les universités connaissent aussi une radicalisation mais, cette fois, les autorités académiques réagissent à l'aide d'une répression forte. Cependant ces mouvements s’essoufflent et une grande partie disparaît vers la fin des années 70 alors que la nouvelle droite prépare sa stratégie face à cette nouvelle gauche qui, même affaiblie, reste importante et est accusée d'avoir détruit les institutions ancestrales de la Suisse.

Pour conclure je vais, comme d'habitude, dire ce que j'ai pensé de ce livre. Comme beaucoup je suis fasciné par mai 68. Que ce soit contre ou pour de nombreuses personnes ont une opinion sur une année qui est devenu un enjeu important dans les mémoires militantes de gauche comme de droite. Que ce soit pour déplorer une année ratée qui aurait pu permettre des changements culturels, politiques et économiques de nature révolutionnaires ou pour accuser la génération 68 d'avoir détruit l'autorité et, par extension, le fonctionnement de la justice, de l'école et de l'économie les opinions sont fortes. Mais qui connaît les événements historiques et leurs conséquences réelles? Ce livre, qui ne conclut pas de manière définitive sur l'histoire du mai 68 Suisse, permet de connaître les avant, pendant et après de ces événements. Bien que de nombreuses choses soient dites sur lesquelles j'aurais apprécié avoir plus de détails je trouve que l'exercice est, ici, réussit. Il ne manque plus qu'à étudier de manière plus approfondies l'histoire.

Image: Éditeur

05/02/2014

Misfits saison 5

La bande de bras cassés aux pouvoirs minables est de retour pour une cinquième et dernière saison. Alors que Curtis est le dernier survivant de l'ancienne bande une nouvelle arrivante se prépare à entrer dans le groupe. Cette fois les jeunes délinquants devront survivre à la fois au travailleur social qui les gère et aux autres personnes ayant des pouvoirs. Quoique rien ne change vraiment les pouvoirs commencent à se montrer de plus en plus agressif. Ainsi, alors que le diable se ballade dans un petit camp de scouts une vieille grand-mère crée des pulls qui décrivent l'avenir. Et tout pourrait bien changer pour nos héros du dimanche. Ou alors rien ne changera et ils seront toujours aussi inutiles eux et leurs pouvoirs stupides.

Ceux et celles qui ont suivis les saisons précédentes savent que cette série est absurde au possible et que les jeunes qui y sont dépeints n'ont pas de honte à insulter et à se droguer tout en adorant le sexe. Tout ça continue dans cette dernière saison avec, parfois, des scènes particulièrement horribles. Bien que le nouveau groupe ne soit pas mon préféré je dois dire que j'aime bien la manière dont il a été modifié. Chacun se développe vers une direction intéressante. Ainsi, Alex apprend à devenir moins égocentrique tandis que Rudy 2 s'échappe de l'emprise de Rudy 1 qui, lui-même, tente de passer outre sa peur de l'engagement. Abby, quant à elle, fait une découverte majeure sur son passé. Il est tout de même navrant que les personnages masculins considèrent majoritairement les personnages féminins non comme des personnes avec qui une relation peut être construite mais comme un moyen pour avoir du sexe. Rudy en est l'exemple majeur mais Alex est le dragueur né. En ce qui concerne Finn c'est le gentil garçons qui ne comprend pas pourquoi les femmes ne s'intéressent pas à lui alors qu'il ne pense qu'au possible sexe. Une grande partie des personnages masculins principaux de la série suit ce schéma. Simon était, probablement, le seul à vouloir créer une véritable relation d'égal mais il a aussi eu des comportements glauques. Je suis aussi content de voir que la série revient dans l'idée de départ. Les pouvoirs sont le pendant de la psychologie du personnage. Il était dommage que la fin de la saison 2 ait supprimé cela. Nous retrouvons donc des raisons logiques derrière toutes les personnes ayant un lien avec un pouvoir. Nous avons enfin des relations autres qu'hétéros (il en a fallu du temps!) et c'est positif. Je pense donc que cette saison termine bien la série et c'est suffisamment rare pour être noté.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. On retourne vers les bases et on conclut tout cela.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:10 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : héros, misfits | | | |  Facebook

04/02/2014

L'an V de la révolution algérienne par Frantz Fanon

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Auteurs : Frantz Fanon
Éditeur : La Découverte et Syros 2001
Pages : 174

Je ne connais pas grand-chose sur la guerre d'Algérie. Bien entendu je sais quelques petites choses que tout le monde connaît. Mais ce n'est pas vraiment important. Donc quand j'ai pu lier mon désir d'en savoir plus à la fois sur la pensée de Frantz Fanon et sur la guerre d'Algérie j'ai sauté sur l'occasion. Ce livre est publié pour la première fois en 1959. Frantz Fanon est en plein militantisme et il utilise ses connaissances pour aider les Algériens à se libérer de la tyrannie du colonialisme français. Outre cela il écrit. Ici il tente d'analyser les changements que la guerre de libération a créé dans la société algérienne aussi bien d'un point de vue social que dans l'usage des techniques.

Fanon décrit les changements sur 5 chapitres. Le premier concerne principalement les femmes ainsi que leur rapport au voile dans le cadre du colonialisme. Alors que la condamnation française du voile comme un reste de l'ancien temps sexiste ne fit rien pour dévoiler les femmes c'est, paradoxalement, selon Fanon, la guerre qui permit aux femmes de se dévoiler. Ceci se fit non pas pour se libérer d'un carcan patriarcal qui n'est qu'une tradition acceptée mais pour aider à la Révolution. Ainsi, une femme dévoilée peut plus facilement parcourir les rues pour aider les hommes à éviter la police. Inversement, l'intérêt envers les femmes dévoilées par la police a impliqué le retour du voile qui permet de cacher armes et bombes. Dans le second chapitre l'auteur analyse l'arrivée massive et l'usage de la radio. Celle-ci, malgré le brouillage, permet de donner les informations sur les réussites de la Révolution aux citoyen-ne-s alors que les médias français cachent les victoires. Plus encore, les médias de la Révolution utilisent plusieurs langues dont le français. Dans le troisième chapitre Fanon tente de montrer en quoi la guerre change la manière dont la famille fonctionne. Que ce soit le fils qui ne suit plus les conseils de son père ou la fille qui doit nécessairement s'occuper de la famille en l'absence de l'homme voir vivre avec des hommes sans être mariées. Mais c'est aussi le mariage qui change. Alors que, selon Fanon, le mariage était d'abord une alliance entre clans durant la guerre ce sont des personnes qui apprennent à se connaître qui souhaitent se marier sans avoir à demander le droit aux parents (surtout au père). Fanon analyse, dans le chapitre 4, la manière dont la médecine est utilisée par les forces colonialistes. En effet, selon Fanon, la France a tenté d'interdire la vente de médicaments ainsi que de forcer les médecins à dénoncer les blessures suspectes. Enfin, l'auteur termine sur la minorité européenne en montrant comment certains de ses membres décident de soutenir la Révolution que ce soit à l'aide d'informations ou en cachant biens et personnes dans leur propriété.

Je suis à la fois très favorable et un peu déçu par ce livre. Favorable car il donne la pensée de Fanon sur une Révolution en cours et les mutations que cela implique nécessairement dans une société. On apprend donc un certain nombre de choses sur le fonctionnement de la guerre ainsi que sur les raisons qui peuvent pousser certaines personnes à se révolter. Cependant, cette analyse pèche, et c'est normal, par le contexte durant lequel elle a été écrite. Comment peut-on créer un livre avec une méthodologie impeccable alors que l'auteur se trouve en pleine guerre et risque la prison, voir la mort, chaques jours? Il est donc parfaitement compréhensible que les exemples soient des généralités et que Fanon n'entre pas dans le détail. Mais ce qui m'a le plus déçu est la manière dont Fanon analyse le rôle des femmes. L’œil exercé se rend facilement compte qu'elles sont gardées en réserve pour des activités subalternes. Cela ne veut pas dire que ces activités ne sont pas importantes mais elles ne sont pas des luttes. Mais Fanon ne voit pas ça. Alors que son analyse du racisme et du colonialisme est très stimulante il est singulièrement aveugle envers le système patriarcal. Je souhaiterais donc en savoir un peu plus sur ce sujet mais il faudra, pour cela, m'intéresser à d'autres auteur-e-s.

Image: Éditeur

03/02/2014

Minuscule: la vallée des Fourmis Perdues

Après un certain nombre de films qui avaient les fourmis comme personnages principaux ce filon s'est un peu épuisé. Mais, à présent, il pourrait être possible de passer à nouveau sur le thème? Minuscule se déroule dans une petit vallée de montagne en été. Alors qu'un couple a abandonné son pique-nique pour des raisons qui ne nous regardent pas une jeune coccinelle est née. Mais cette dernière se perd. Heureusement pour elle des fourmis noires passent par là et décident de transporter du sucre jusqu'à leur reine. La coccinelle décidera de les aider et deviendra celle qui sauvera les fourmis noires des fourmis rouges.

Je ne sais pas exactement pourquoi ce film n'a pas fonctionné sur moi. Je l'ai trouvé un peu long et pas très intéressant. Pourtant il a tout pour plaire. En effet, sur un décor réel on trouve des insectes irréels. On entre dans leur monde et dans les sons qu'ils créent. Il n'y a donc pas de dialogues mais différentes onomatopées selon le personnage qui les forment. On a aussi différents bruitages selon la taille et la vitesse des différents insectes. C'est une méthode inventive et intéressante. Dès le début on entre dans une sorte de monde féerique sous nos pieds. Ajouté à cela on trouve une intrigue simple mais qui fonctionne bien. On n'a pas besoin de grandes réflexions sur la vie et l'origine de l'univers. Il suffit de mettre en place une amitié et de voir comment elle se développe et comment un jeune personnage grandit. en bref tout est présent pour que ça fonctionne et ce fut le cas pour une bonne partie de la salle.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. C'est très subjectif car le film n'a pas fonctionné dans mon cas. Mais ça n’enlève absolument rien aux efforts qui ont été accomplis ni à l'imagination nécessaire pour cela.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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10:18 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : minuscule, fourmis, coccinelles | | | |  Facebook

02/02/2014

Peau noir, masques blancs par Frantz Fanon

Titre : Peau noir, masques blancs9782020006019.jpg
Auteurs : Frantz Fanon
Éditeur : Seuil 1959
Pages : 188

Depuis que j'ai connu Frantz Fanon dans un cours de philosophie politique j'ai voulu le lire. J'avais eu l'occasion de lire la fameuse préface de Sartre aux Damnés de la Terre mais ce que Sartre écrit n'est pas forcément la même chose que ce que dit Frantz Fanon. Je me suis donc lancé dans un premier livre (et un second en ce moment même). Celui-ci est une tentative d'analyser le colonialisme selon une perspective psychologique. Pour cela, Frantz Fanon écrit 7 chapitres dans lesquels il analyse aussi bien les femmes, les hommes, le discours colonial que l'expérience.

Bien que la lecture m'ait été difficile – je ne connais absolument rien en psychologie et je suis certains d'avoir mal compris ou incompris une grande partie de son discours d'où cette présentation très courte – je l'ai trouvé intéressant. En effet, Fanon montre parfaitement bien comment fonctionne le colonialisme et, par extension, le racisme. Dans le premier chapitre il montre l'importance du langage dont la maîtrise permet de se civiliser selon les normes blanches face à une langue considérée comme bâtarde par ces mêmes personnes. Il montre aussi, si j'ai bien compris, comment fonctionne la haine de soi qui mène à vouloir se lier aux personnes blanches pour éviter et effacer une origine de couleur. Ceci fonctionne aussi bien pour les hommes que les femmes. Mais les chapitres que j'ai le plus appréciés sont ceux qui concernent le discours colonial et l'expérience vécue. En effet, en ce qui concerne le discours des colonisateurs Fanon montre qu'il est construit sur une prétendue infériorité des peuples pour avoir le droit, le devoir, de les civiliser et, donc, de prendre le contrôle des peuples. Fanon lutte contre l'idée que certains peuples ont un "complexe d'infériorité" qui les destinaient à être colonisés. Dans son analyse de l'expérience vécue il analyse les mythes et les regards dans la rue. Les mythes créent une échelle de valeurs qui part de noir/mal à blanc/bien et qui sont offerts comme moyens de comprendre le monde à tous les enfants qu'elle que soit leurs origines. Mais c'est aussi la rue qui, par son fonctionnement, crée l'origine. Ce sont les regards et les comportements qui montrent à la personne qu'elle est considérée comme dangereuse ou non.

Encore une fois, je n'ai de loin pas compris ce livre. L'usage par Fanon des concepts de la psychologie ne me permet pas de véritablement entrer dans son discours. Ceci est, bien entendu, dû à mes propres méconnaissances et même avec ce manque j'ai trouvé les propos de Fanon puissants et intéressants. Bien que je ne sois pas certain que la psychologie soit la meilleure entrée pour comprendre le fonctionnement du colonialisme et du racisme l'auteur crée une analyse qui vaut la peine d'être lue. Je ne peux malheureusement pas en dire beaucoup plus sans mentir sur mes capacités.

Image: Éditeur