29/05/2014

Edge of Tomorrow

Hier soir je suis allé voir le block buster de la semaine. Nous sommes dans un monde en guerre. L'Europe est tombée face à l'envahisseur. Mais une alliance internationale a réussit à créer trois fronts. Le premier se trouve à l'est aux frontières de la Russie, le second au milieu de l'Italie et le troisième front est la Grand Bretagne. Non vous n'êtes pas devant un film sur la Deuxième Guerre Mondiale. Vous regardez le dernier film de science-fiction dans lequel jouent Emily Blunt et Tom Cruise. Alors que les soldats terriens luttent difficilement contre les aliens une nouvelle technologie offre un nouvel espoir. Une grande invasion est programmée pour libérer le continent. Alors que Bill Cage, officier déserteur, se retrouve en plein milieu de la bataille il meurt face aux aliens. Pour se réveiller exactement un jour avant. Que lui arrive-t-il? Peut-il utiliser cette nouvelle possibilité pour vaincre les aliens? Seule une femme, l'héroïne du monde, pourra l'aider à répondre à ces questions.

Lorsque je suis entré dans la salle je n'avais aucune attente. Je voulais simplement voir un film d'action. Je doutais même que ce film soit un bon film d'action. J'ai été déçu... en bien! Alors ne pensez pas que je vais en parler comme d'un chef d’œuvre. Bien au contraire ce film est basique sur de nombreux points. Mais je m'attendais à bien pire. Pourquoi ce film est-il basique? Tout simplement parce que l'on connait la plupart des éléments. Un jeune homme est pris dans des événements extraordinaires et se révèle l'espoir de l'humanité. C'est du déjà vu/lu/entendu. Malgré tout la réalisation réussit à jouer avec les retours dans le passé. Loin de les maitriser le héros les subit la plupart du temps. De nombreuses morts sont ridicules et drôles. Les acteurs et les actrices entrent bien dans leurs personnages. Petit aparté, j'ai eu le grand plaisir de retrouver l'acteur Brendan Gleeson. Il est malheureux, par contre, qu'aucun risques ne soient pris. Ainsi, la fin est très décevante. Plus déplaisant encore, un film qui montre une femme comme héroïne de guerre ne possède que deux personnages féminins nommés qui ne se voient qu'à une seule occasion. Cette héroïne ne sert, d'ailleurs, qu'à créer le héros puis à se faire guider par lui. La femme ne devient qu'un moyen pour le héros d'être l'acteur du film. Dommage. A noter aussi que le film est basé sur une histoire écrite par un japonais avec des personnages japonais mais qui deviennent tous des américains blancs (à de rares exceptions).

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Bien qu'il soit meilleur que ce que j'aurais cru ce film reste simplement basé sur l'action dans lequel il vaut mieux ne pas chercher trop loin les raisons des décisions ou des événements.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

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18:31 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edge of tomorrow | | | |  Facebook

27/05/2014

Geoff Johns présente Green Lantern 3: Hal Jordan, mort ou vif par Geoff Johns, Ivan Reis et Daniel Acuna

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 3: Hal Jordan, mort ou vif9782365771986-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis et Daniel Acuna
Éditeur : Urban comics 15 mars 2013
Pages : 160

Dans ce troisième tome qui regroupe les numéros 14 à 20 de Green Lantern nous avons, globalement, deux grandes histoires. La première se place à la suite directe du dernier tome. Nous y avions suivis des flash-backs sur les événements d'une année de la vie d'Hal Jordan. On y apprenait aussi qu'un groupe tentait de s'attaquer à Hal pour des motifs qui n'étaient pas expliqués. Ces quelques indices sont résolus dans ce tome. En effet, à la recherche d'une collègue Hal Jordan est directement confronté aux personnes qui souhaitent le capturer. Mais ni lui ni la Justice League ne sont prêts à les laisser faire. Cependant, la grande surprise sera l'identité du commanditaire. La seconde partie nous place face aux Zamarones. Ces dernières se dévoilent alors qu'elles tentent de prendre le contrôle de la Terre via les amantes d'Hal. Mais leur arrivée cache quelque chose de plus important.

Que penser de ce troisième tome? Alors que le précèdent plaçait Hal face à d'anciens amis et à sa propre culpabilité celui est un moyen de faire exploser tout ceci. Et quand je dis exploser je n’exagère pas. Une grande partie du tome est constituée d'une bataille entre plusieurs factions plus ou moins opposées ou alliées. Ce n'est qu'un peu plus tard que l'on se calme et qu'on en apprend plus sur les raisons du combat. La seconde partie du tome est un peu plus intime puisqu'elle place Hal, Carol et Cowgirl face à leurs désirs mutuels. A mon avis, cette histoire n'est qu'un moyen de donner un peu plus de profondeurs à ce qui se dessine de plus en plus clairement. En effet, bien qu'il termine une intrigue ce tome continue à semer des indices de plus en plus clairs sur une intrigue bien plus importante. Mais ceci une histoire pour les prochaines tomes. En ce qui concerne les dessins j'ai bien aimé ceux de la première partie mais le style de Daniel Acuna a tendance à me déplaire. J'avoue aussi être toujours autant dubitatif, si ce n'est franchement irrité, des uniformes des Star Sapphires. Ceux-ci sont grotesquement dénudés pour attirer l'hétéro de base mais ça ne fait que casser l'intérêt des personnages qui portent ces uniformes. De plus, faire des Sapphires des femmes enfermées dans leur désir du seul Hal Jordan me parait problématique.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Une baisse d'intérêt due à la seconde partie et à une place trop grande aux combats sans véritables intérêt que d'introduire l'intrigue suivante et la Ligue entière dans celle-ci.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

25/05/2014

Ghost King: The stone of power book one par David Gemmell

Titre : Ghost King: The stone of power book one9780345379023?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 1988
Pages : 287

Nous avons déjà rencontré les Stone of Power dans les aventures grecques de l'auteur. Mais ce livre, premier d'un duo, place l'intrigue en Angleterre (avant que celle-ci n'existe). Le roi est mort assassiné par un homme qu'il croyait son allié. Son fils a réussi à s'enfuir. Mais il est entouré d'armées ennemies alors que sa famille et ses amis sont incapables de l'aider. Heureusement, il réussit à trouver deux personnes, un homme et une femme, qui seront capables de le sauver et de lui offrir une force qu'il ne pensait pas posséder. C'est auprès d'eux qu'il reçoit une mission: retrouver l'épée de son père puis reprendre son royaume. Sa quête l’emmènera loin de chez lui au-delà des frontières de son monde pour contrer un mal sans commune mesure.

Ce court livre fonctionne sans aller très loin. On retrouve toujours les thèmes si important pour Gemmell. Le jeune homme qui se retrouve dans une position qu'il ne souhaite pas ni ne pense mériter mais qui décide d'agir et termine en héros. L'humble conseiller si philosophe. Mais aussi, et surtout, la magie chamanique. Ainsi, on pourrait croire que l'intrigue principale serait la lutte de Thuro pour sa vie et son royaume tout en tentant de venger son père. Cependant, l'auteur décide d'envoyer son héros dans un autre monde lutte contre une femme qui utilise la force de vie des autres pour rester jeune. Là encore on retrouve un thème de Gemmell: les dangers de l'immortalité et de la toute puissance. On retrouve la fascination de l'auteur pour le passé mais, cette fois, il décide de s'intéresser au Moyen Âge. C'est un changement intéressant mais il garde des liens importants avec l'antiquité. Au final un petit livre sympathique sans plus.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Un livre qui fonctionne sans être magique. Rien de vraiment bon ni de vraiment mauvais.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

11:53 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gemmell, stone of power | | | |  Facebook

24/05/2014

X-Men Days of Future Past

Est-ce qu'il existe une seule personne qui n'est pas au courant de la sortie de X-men Days of future past? Si c'est le cas on peut légitimement se demander comment cela est possible vu l'énorme marketing fait autours de ce film. Pour ce nouveau volet, introduit dans une scène post-générique du dernier - immonde - Wolverine, on retrouve à la fois le casting de First Class et de la première trilogie. Le début nous projette dans le futur. Le monde n'est plus que ruines gardées par des robots quasiment indestructibles nommés les Sentinelles. Les mutants et leurs sympathisants sont enfermés dans des camps et exterminés sans pitiés. Mais, dans cette époque sombre, les héros du passé existent encore et luttent pour leur vie. Jusqu'à ce qu'un espoir les pousse à se réunir pour un dernier combat. Leur but: envoyer Wolverine dans le passé, en 1973, pour changer le futur de la race mutante. Car la conception des Sentinelles commencent à cette époque par un meurtre. Pour empêcher cela Wolverine aura besoin aussi bien de Magneto que du Professeur X. Mais ni l'un ni l'autre ne sont les même dans ce passé.

Je ne sais pas vraiment comment présenter mon avis sur ce film parce que, contrairement à cette horreur de Wolverine 2, je me suis contenté de regarder l'écran avec des yeux qui brillaient et une seule pensée en tête: c'est trop cool! Oui j'aime bien les X-Men depuis tout petit. Les films n'ont guère changé cet avis et ce nouveau volet encore moins. Bien que l'histoire soit dense, on se trouve entre deux époque avec le double de personnages, le film n'est pas aussi difficile à suivre que je ne l'aurais cru. Le choix de ne pas trop montrer la vie dans le futur est très bon. On en sait juste assez sans qu'il y ait besoin de trop s'attarder sur les évidences. Les événements du passé sont beaucoup plus intéressants. Face à un Magneto qui lutte on trouve un Charles Xavier qui abandonne et laisse l'école tomber en ruines. Le contraste entre le Charles du futur, plein d'espoir dans un monde sombre, et celui du passé, sans espoir dans un monde brillant, m'a intéressé. Mais le propos du film ne concerne pas tous ses hommes ni les ajouts en mutants (aussi cool qu'ils et elles puissent être). Non, le propos concerne Mystique/Raven. Cette dernière, après avoir choisi le camps de Magneto, se bat seule pour sauver les mutants. Son combat est celui du choix entre Magneto et Xavier. Celui de la guerre et celui de l'espoir. Tout repose sur elle et son personnage aurait pu avoir plus de place à l'écran. Je vous conseille aussi de rester pour la scène post-générique qui introduit le nouveau méchant de la franchise. Et ce ne sera pas facile pour les X-Men.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Bien entendu ce film n'est pas parfait. Il est dense mais réussit. Aussi bien les scènes d'action que les scènes d'introspections sont réussies. Les nouveaux mutants géniaux et les anciens toujours aussi bons. J'ai beaucoup aimé

  • Joss Whedon.

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11:34 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marvel, x-men | | | |  Facebook

21/05/2014

Geoff Johns présente Green Lantern 2: Les oubliés par Geoff Johns, Carlos Pacheco, Ethan Van Sciver, Ivan Reis

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 2: Les oubliés9782365770736-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Carlos Pacheco, Ethan Van Sciver, Ivan Reis
Éditeur : Urban comics 2012
Pages : 176

Dans ce second tome ce sont les épisodes 7 à 13 qui sont regroupés. Après le retour d'Hal Jordan et la reprise de sa vie la ou elle s'est arrêtée il est temps pour lui de retrouver deux de ses amis de la Ligue de Justice. Les deux premiers épisodes permettent à Hal de combattre Mongul avec l'aide de Oliver Queen alias Green Arrow. Le troisième place Hal face au jugement du chevalier noir. Une personne qui ne risque pas de pardonner facilement les exactions de Green Lantern. Du moins pas sans un peu de sang. Les deux héros doivent aussi enquêter sur une personne qui se fait nommer le tatoué et qui attaque les citoyen-ne-s de Gotham. Enfin, les derniers épisodes se déroulent un an plus tard. La tête de Hal est mise à prix alors que le monde ne semble plus accepter les héros. Parallèlement, un Green Lantern censé être mort réapparait. Et si ce n'était pas le seul survivant de la colère de Hal Jordan? Ce dernier se sent le devoir d'enquêter.

J'ai mieux aimé ce second tome que le précèdent. Les trois premières histoires permettent de placer Hal dans deux relations différentes. La première, celle avec Oliver Queen, est remplie de regrets quant à ce que chacun aurait pu ou dû faire pour sa famille. Mongul n'y est qu'un prétexte pour les confronter à leurs erreurs et manquements. La relation de Hal avec Batman est plus difficile. Ce dernier se méfie fortement de Green Lantern et souhaite le tester. Malheureusement, bien que la solution de l'intrigue soit belle je la trouve un peu rapide. J'imagine le chevalier noir comme quelqu'un de beaucoup plus difficile à convaincre. Mais le gros de ce tome c'est la saga des oubliés. Celle-ci prend la moitié du livre. Le lecteur y observe la nouvelle formation du Corps mais aussi les problèmes que cela engendre pour Hal. Plus important, des intrigues se développent. Ainsi, qui met à prix la tête de Hal? Qu'est-ce qui se prépare dans l'univers? Et, surtout, que cachent les Gardiens?

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. A mon avis ce tome est meilleur que le précèdent. Deux histoires d'introduction que j'ai apprécié avec la mise en place d'indices face à une intrigue plus importante. On sent que quelque chose se prépare dans l'esprit de Geoff Johns. Mais quoi?

  • Tolkien.

Image: Éditeur

08:18 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dc, green lantern, geoff johns | | | |  Facebook

19/05/2014

Geoff Johns présente Green Lantern 1: Sans peur par Geoff Johns, Carlos Pacheco, Ethan Van Sciver, Simone Bianchi, Darwyn Cooke

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 1: Sans peur9782365770125-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Carlos Pacheco, Ethan Van Sciver, Simone Bianchi, Darwyn Cooke
Éditeur : Urban comics 2012
Pages : 176

Ce tome regroupe les numéros Green Lantern 1-6 ainsi que Green Lantern secret files 1. Il fait partie de la collection signature de la maison d'édition Urban Comics. Cette collection regroupe les runs de scénaristes sur uzn personnage particulier. Ce premier tome commence alors que Hal Jordan est ressuscité depuis peu de temps après son coup de folie (que je n'ai pas lu). L'anneau lui est rendu et il revient dans le monde en tant que Green Lantern avec ses coéquipiers. Son retour augure la reformation du corps des green lantern. Mais il attire aussi un certain nombre de super vilains en direction de la cité de Coast City. Parmi ceux-ci les redoutables Traqueurs mais aussi, et surtout, Black Hand.

Ce premier tome n'a rien de particulier mis à part Hal Jordan qui se réinsère dans son rôle de Green Lantern. L'attaque par les Traqueurs permet surtout de mettre en place les probables événements futurs. C'est aussi le cas de Black Hand qui annonce la prophétie de la Nuit Noire dans laquelle il aura un rôle central. J'ai apprécié ces histoires, sans être transporté, dont la conclusion, au numéro 6, est particulièrement bien faites. J'ai eu un peu plus de mal avec les changements de dessins. Ainsi, le style change totalement au milieu des numéros 3-6. Sans être totalement déstabilisant c'est tout de même perturbant. Le numéro Secret Files m'a très peu intéressé et je le trouve dispensable. Mais c'est mon avis. Vivement la suite!

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Geoff Johns commence à poser ses pions mais on sent que l'intrigue n'est pas encore prête. Ces 6 numéros permettent donc de créer une introduction. Leur intérêt est limité à la réintroduction de Hal Jordan (ce qui est déjà pas mal...). Mais qu'en est-il si on prend compte la suite? Je le verrais bientôt.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

Godzilla

Ca alors un film de monstre? Mais lequel est-ce? Serais-ce... Oui c'est bien Godzilla! L'un des monstres les plus connus et les plus emblématiques d'un certain type de film. Un monstre venu du Japon qui ravage le monde depuis des décennies. Bien que je ne connaisse pas vraiment son histoire je pouvais difficilement échapper à un retour de Godzilla. Mal m'en a pris puisque ce fut un très mauvais film devant lequel je me pris à bailler ostensiblement durant les scènes les plus destructrices. Mais avant de dire ce qui ne fonctionne pas qui et qu'est-ce que Godzilla dans ce nouveau film? Nous sommes au Japon en 1999. Un ingénieur d'origine américaine s'inquiète de secousses sismiques au rythme trop régulier pour être naturel. Alors qu'il tente de comprendre le phénomène il doit aussi s'assurer de la sécurité de la centrale nucléaire dont il a la charge (coucou Fukushima). Soudainement tout explose et il doit fuir en laissant sa femme coincée dans le réacteur. 15 ans plus tard son fils est devenu un militaire spécialisé dans les bombes alors que lui-même continue de tenter de découvrir la vérité. Et la vérité c'est que la centrale est devenue le nid d'une créature antédiluvienne. Et celle-ci se réveille ce qui risque d'attirer l'attention de Godzilla. L'humanité sera-t-elle capable de survivre au combat des titans?

Sur le papier ça marche bien. On ne risque pas de se trouver devant un chef d'oeuvre mais on peut au moins espérer un truc sympa qui passe le temps. Malheureusement rien ne fonctionne. Bon, commençons par les personnages féminins. Ceux-ci sont au nombre de trois. La première meurt pour offrir un but au père ingénieur. Elle a juste le temps de montrer qu'elle est une bonne mère et une merveilleuse épouse (quelle surprise pour un film américain). La seconde est l'assistante d'un savant japonais. Elle ne sert à rien mis à part énoncer les évidences. La troisième est la femme du gentil fils à papa militaire. Une caricature en soi puisque son mari est militaire protecteur de la famille, son fils un jeune homme qui demande son père et elle-même une mère de famille de profession médicale. Elle se contente de regarder ce qui se passe en répandant à tout le monde que non même si elle se trouve en plein milieu de la zone dangereuse elle doit rester car son mari vient la chercher pour la protéger. C'est un miracle qu'elle survive. Le savant japonais est le prototype du type qui veut comprendre mais qui s'inquiète des choix de l'humanité. Il est donc la conscience écologique du film et il se contente de répéter qu'on ne peut rien faire et qu'il faut laisser ces petits monstres faire joujou entre eux. Enfin, nous avons le héros. Le pauvre a reçu la malédiction du héros américain. Ou qu'il se trouve les ennuis le suivent et lorsqu'il doit se déplacer quelque part il est dans l'obligation de s'insérer dans les événements les plus dangereux du film. De vouloir retrouver sa famille il devient donc un pion majeur dans l'échiquier.

Les autres problèmes concernent les incohérences du film même. Ainsi, durant deux heures on nous répète que les créatures sont capables de lancer des charges IEM détruisant tout électronique à des kilomètres à la ronde. Ceci n'empêche pas les militaires de se lancer à l'assaut avec des appareils électroniques et, pire, de continuer d'envoyer l'aviation durant tout le film. Alors ça fait de jolis effets d'avions en chutes libres mais c'est totalement crétin (et cher, ce sont les impôts qui paient ces avions). Les procédures d'évacuations sont lentes et beaucoup trop tardive ce qui permet de créer un suspense insoutenable! Est-ce que ce type qu'on ne reverra plus jamais va survivre? Ainsi, les gens travaillent encore dans la ville alors que celle-ci est attaquée. Enfin, et c'est la plus grosse incohérence, ces monstres utilisent les radiations comme nourriture. Qui est le scénariste qui s'est dit: et si on les faisait exploser avec une bombe nucléaire? Rien de plus stupide.... Ajouter une musique sans intérêt et des intrigues qui se voient une heure à l'avance et vous avez le résultat: un mauvais film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Des personnages inutiles et stupides. Une intrigue incohérente et sans intérêt. Pourquoi subir ce film? Je ne sais pas... Masochisme?

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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07:58 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : godzilla | | | |  Facebook

16/05/2014

X-Men season one par Dennis Hopeless et Jamie McKelvie

Titre : X-Men season one
Auteurs : Dennis Hopeless et Jamie McKelvie
Éditeur : Panini 2012
Pages : 112

Il y a quelque temp je lisais Thor season one. Cette fois j'ai emprunté X-Men season one. Le but reste de présenter rapidement les origines des héros et héroïnes de l'univers marvel. Ce tome, surprise, s'intéresse aux X-Men. Nous nous retrouvons donc derrière les épaules de Marvel girl, alias Jean Grey, alors qu'elle entre pour la première fois dans l'institut Xavier. Bien entendu, ce bâtiment cache plus qu'une école pour mutants. C'est aussi la base des tout premiers x-men. Ces derniers s'entrainent et sont lâchés en mission pour aider les gens et lutter contre les troupes de Magneto. Mais les autorités et les gens font-ils vraiment la différence entre les deux?

J'avais bien aimé le tome sur Thor. J'ai détesté ce tome sur les X-Men. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord nous sommes jeté en plein dans l'histoire sans même savoir qui sont Xavier, Magneto et les autres mutants. On doit se contenter des connaissances que l'on a déjà et grappiller ce qui est offert. Ensuite, la chronologie est très perturbante. Les auteurs nous font passer du présent au passé voir au futur sans vraiment expliquer ce qui s'est déroulé et la présence des X-Men en ces lieux. Ainsi, on entre en plein dans le vif du sujet dans une base de l'armée et, plus tard, on se trouve sur un volcan avec des dinosaures sans comprendre pourquoi. Enfin, je n'aime pas du tout l'idée des auteurs de ne pas terminer l'histoire. Je veux bien qu'elle n'est pas censée être compliquée mais un semblant de conclusion aurait été très sympathique. Je passe mon tourd sur ce season one.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette. Loin d'être intéressant, mal écrit, sans intérêts.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Panini

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19:10 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marvel, x-men, season one | | | |  Facebook

La fabrication des mâles par Georges Falconnet et Nadine Lefaucheur

Titre : La fabrication des mâles
Auteur-e-s : Georges Falconnet et Nadine Lefaucheur
Éditeur : Seuil 1975
Pages : 186

Depuis plusieurs années j'ai lu un certain nombre de travaux féministes et universitaires utilisant le concept de genre. Parallèlement, j'ai tenté de réfléchir au fonctionnement de la société selon ce que l'on peut en comprendre via ces travaux. Mais je n'avais pas vraiment tenté de comprendre la masculinité sauf à une occasion. Peut-être parce que je trouve le concept vide et inutile? Mais que je pense - peut-être - cela n'implique pas que le concept soit vide d'effets ou de revendications. Je me suis donc lancé dans ce petit livre écrit par, à moins que je ne me trompe, deux psychologues. Les auteur-e-s essaient de décrire ce qu'est la masculinité à l'aide de nombreux exemples et d'entretiens avec des hommes.

Cette tentative se forme en trois parties. La première - puissance, pouvoir, possession - permet aux auteurs d'expliquer que, dans notre société, être un homme implique d'avoir le pouvoir. Ne pas rechercher le pouvoir c'est renoncer à être un homme car la société, je parle de manière très large, apprend aux hommes à se battre et à considérer que le pouvoir leur est dû. Celui-ci s'exerce, en particulier, sur les femmes qui sont à la fois une conquête et un exemple de réussite face aux autres hommes. La seconde partie s'intéresse à la vie privée. Les auteur-e-s se demandent, en particulier, comment fonctionne l'apprentissage sexuel des hommes. Comment est-ce qu'un mâle apprend ce que sont les femmes. Comment la sexualité s'exerce-t-elle? Mais les auteur-e-s tentent aussi de comprendre de quelle manière la famille, dans son modèle bourgeois, s'impose sur les hommes et les femmes. Enfin, une dernière partie se pose la question de l'apprentissage de la masculinité. Celle-ci se forme aussi bien à l'école que dans le cadre familial et extérieur via les jeux et les droits que reçoivent les petits garçons. Bien que ce programme soit alléchant il est nécessaire d'expliquer que ce livre est avant tout descriptif. Ainsi, les explications se basent surtout sur des exemples sans conceptualisation de ces derniers. C'est, au moins, un moyen de montrer à quel point la masculinité est imposée à tous et toutes. C'est aussi un livre très militant, d'une époque militante, et les propos sont loin d'être neutres. Est-ce un mal? Je ne pense pas que ce soit nécessairement le cas. Ce n'est donc pas un mauvais livre il est simplement un peu daté et frustrant.

Image: Amazon

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12/05/2014

Ex Machina 2 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 29782365773881-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban Comics 2014
Pages : 296

On recommence les aventures du maire Hundred dans ce second tome. Celui-ci nous place devant quatre nouvelles histoires sans liens entre elles. Le maire est toujours impliqué dans des problèmes politiques importants mais ceux-ci perdent de leur intensité face à des ennuis aussi bien publiques que privé. Ainsi, suivre son devoir de citoyen peut le mener en plein sur la scène publique. Il tente aussi de comprendre ce qui est arrivé à sa mère. Mais tout cela n'est rien face à une menace terroriste sur la ville. Le maire sera-t-il capable de défendre sa ville? Et se voit-il qu'une ancienne menace le suit dans l'ombre?

Après un très bon premier tome j'avais un peu peur que le second tombe dans du moins réussit. Bien que la surprise du début ne soit plus présente je pense que l'exercice est toujours aussi réussit pour Vaughan. Ce dernier réussit à le mettre dans des postures qui impliquent des choix difficiles, mais connus de tous les politiciens, et de devoir, parfois, utilises ses pouvoirs. L'auteur réussit aussi à nous en donner un peu plus sur le passé de la Grande Machine et d'ouvrir sur l'arrivée de super vilains. Encore une fois, c'est réussit.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. La surprise est passée mais je trouve ce comics toujours aussi bon et intéressant. Des points sont laissés en suspens où alors rapidement évacués mais sans atteindre le corps de l'histoire.

Image: Éditeur

18:58 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Politique, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ex machina, vaughan | | | |  Facebook

11/05/2014

La zone du dehors par Alain Damasio

Titre : La zone du dehorsproduct_9782070458264_195x320.jpg
Auteur : Alain Damasio
Éditeur : Gallimard  2014
Pages : 650

Bon, il est l'heure d'entrer dans quelque chose de beaucoup plus intéressant que la note précédente. J'entends parler de cet auteur depuis pas mal de temps et en bien. Mais, comme souvent, je n'avais pas pris le temps de me plonger dans un livre. Le prêt, par une amie, de La zone du dehors m'a donc permis d'entrer tout tremblant dans l'univers mental d'Alain Damasio.

Nous sommes en 2084. Après des attentats terroristes et une guerre mondiale l'humanité se cache dans les continents terriens encore habitables où part dans l'espace pour vivre dans les magnifiques cerclons réussites technologiques et démocratiques par excellence. Tout y est contrôlé et régulé pour que l'humanité ne se déchire plus jamais et que chaque individu accepte sa place calculée selon ses réussites personnelles et professionnelles. Mais une partie des habitant-e-s n'acceptent pas cette forme de gouvernement. Ils se dénomment la Volte et, en son centre, 5 personnes se dégagent par leur charisme. Le combat qu'ils mènent se trouve à un tournant qui pourrait signifier la réussite ou la mort du mouvement. La liberté où l'enfermement dans la gestion par le pouvoir des vies humaines. Bref, nous nous trouvons à un pivot historique.

Le premier constat que l'on peut faire c'est que ce livre est difficile à lire. Pourquoi? Déjà parce que les noms ne sont pas des noms. Ce sont des lettres placées les unes à côté des autres. Ensuite parce que le roman est rempli de concepts philosophiques et sociologiques compliqués (heureusement que j'ai lu Bourdieu et Foucault). Ce qui n'enlève rien, à mon avis, au génie de Damasio. En effet, il décrit une société de contrôle et de gestion qui prend ce qui existe chez nous et qui l'étend le plus loin possible. Ainsi, les caméras sont partout, les lieux ne peuvent être accédés que par certaines personnes, les comportements anormaux sont identifiés et permettent de créer un profil pour contrôler les personnes et expliquer leur déviance. Mais tout ceci va encore plus loin. En effet, tout le monde est soumis à un examen tous les deux ans qui permet de le placer sur l'échelle sociale et son nom. Ainsi, comme Damasio l'écrit, la fonction crée l'individu. Le néolibéralisme dans sa forme la plus pur. Il n'y a que le fonction qui compte le reste est accessoire. Mais Damasio nous montre aussi une société de contrôle très subtile. En effet, rien ne vaut l’autocontrôle et aussi le contrôle des autres inconnus ou amis. Ainsi, il est possible d'influer sur la vie des autres, sur la consommation, sur la culture mais cette influence commune et globale impose surtout un autocontrôle vaste, implacable et intégré. Pourquoi créer une police secrète et une justice brutale alors qu'il est plus simple de gérer les normes et les déviances? Je vous laisse tester.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. On a rarement montré aussi clairement ce qui peut advenir des technologies actuelles si elles sont utilisées dans une logique de contrôle, de gestion et de surveillance totale. Mais Damasio nous donne aussi une petite idée des résistances possibles et, surtout, des moyens de quitter le système.

Image: Éditeur

Babysitting

Babysitting c'est l'histoire d'un jeune trentenaire. Jeune car le soir même il va fêter ses trente ans. Un jeun trentenaire, donc, qui essaie d'atteindre son rêve en travaillant pour un éditeur de BD. Mais il n'y réussit pas. Pire, en essayant de se rapprocher de son patron il est engagé, sans avoir vraiment le choix, pour babysitterle soir même le fils du patron un ignoble morveux. En gros la fête est annulée. Mais ses amis décident qu'au contraire la fête ne peut que se dérouler dans la magnifique villa du patron. Au risque que tout dégénère?

Un profond malaise m'a guidé tout le long de ce film. Déjà c'est un film français qui tente de copier des films américains (que, d'ailleurs, je n'ai pas regardé). La grande fête qui dégénère dans la propriété d'une pauvre famille innocente ça ne vous rappelle rien? A coté de ça on place un cadre comique sous la forme d'une intrigue autours du babysitting qui permet d'ajouter, en lien, un peu de sentiment sous la forme d'un pauvre gamin abandonné (et d'un mec qui veut se faire une femme qu'il invite à sa fête rien que pour ça). Alors les situations rocambolesques se suivent et se ressemblent dans leur exagération comique et irréelle. Mais mon malaise n'est pas venu de là. Ces différents matériaux augurent d'un film moyen mais qu'on a le droit d'apprécier. Ce que je n'ai vraiment pas aimé c'est la manière dont les trentenaires sont dépeints. Ce sont des crétins qui ne veulent que faire la fête et dont le seul but est le sexe pour lequel ils sont prêts à mentir. Bref, je n'aime pas.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Bien qu'il puisse être drôle c'est surtout un grand vide dont on sent la tentative de copier les recettes venues des USA. Rien d'originale.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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18:27 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : babysitting | | | |  Facebook

09/05/2014

Ex Machina 1 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 19782365772631-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban Comics 2013
Pages : 288

En dehors des Marvel et des DC il existe tout un monde. L'un des auteurs que je suis avec intérêt est Brian K. Vaughan. Il est l'auteur de Y le dernier homme ainsi que de Saga. J'ai choisi de lire Ex Machina. Ce comics se concentre sur la vie de Mitchell Hundred. Il est ingénieur sans histoire avec une mère passionnée par la politique. Un jour il est pris dans une explosion. Depuis, il est capable de communiquer avec les machines. Il devient donc le premier super héros et prend le nom de la Grande Machine. Mais il se rend compte que ses activités n'aident pas vraiment la population. Il met son costume au placard et se présente aux élections à la mairie. Mais il est obligé de retourner sur le terrain lors du 11 septembre. Suite à ses exploits il est brillamment élu. Cependant ce n'est que le début de son mandat et être maire est bien plus difficile que de jouer au super héros.

Je crois bien que je suis tombé sur l'un de mes comics préférés. Autant je n'ai rien contre un bon vieux combat bien spectaculaire autant je suis beaucoup plus intéressé par des intrigues plus subtiles. Et cette histoire me l'offre. L'auteur a créé des intrigues particulières qu'il divise en trois "parties". La première est une sorte de flash-back sur le passé de Hundred en tant que Grande Machine, la seconde est une forme d'enquête sur des morts et la troisième est un problème politique. Bien entendu, rien n'empêche de relier ces trois parties de temps en temps. Ainsi, nous suivons le maire alors qu'il tente de passer outre les débats politiques chaud du moment. On le voit tenter de les désamorcer, avec succès ou non, alors qu'on en apprend plus sur son passé et ses capacités. Cette construction permet d'avoir une grande richesse dans la narration. On peut aussi bien s'intéresser au passé, qu'au thriller ou aux problèmes politiques. Ce qui nous permet de ne jamais tomber dans l'ennui. En bref, pas vraiment de critiques mis à part certains visages dessinés un peu bizarrement.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. J'ai beaucoup aimé ce comics. J'apprécie surtout le côté politique des intrigues. Bien que le maire soit, techniquement, un être doué de pouvoirs on voit assez rarement des combats et c'est tout aussi bien. Je préfère le voir dans son évolution post super héros que de voir un retour en arrière mal préparé.

Image: Éditeur

07/05/2014

Le vice ou la vertu. Vichy et les politiques de la sexualité par Cyril Olivier

Titre : Le vice ou la vertu. Vichy et les politiques de la sexualité
Auteur : Cyril Olivier
Éditeur : Presses Universitaires du Mirail
Pages : 311

Dans l'histoire de la France plusieurs périodes sont examinées de manière soutenues. L'une d'elle est celle de Vichy. L'auteur public ici sa thèse de doctorat sur ce qu'il nomme les politiques de la sexualité. L'auteur y examine le retour à une forme de répression des sexualités dites anormales et à l'arsenal judiciaire qui l'accompagne. Mais il propose d'aller au-delà des discours et des textes pour montrer comment ceux-ci ont été utilisé par la société. Il montre aussi, de temps en temps, le lien qui existe entre textes de Vichy et les IIIe et IVe Républiques.

Cet examen se fait en 4 parties. La première nous permet de comprendre comment Vichy parle des sexualités et de la nécessité d'une rénovation nationale. On y trouve un examen des discours qui permet de mettre en valeurs l'analyse des pratiques qui est faite dans les parties suivantes. La seconde partie s'intéresse aux infidélités conjugales. L'auteur y montre, en 4 chapitres, comment l'époque tente d'imposer la conjugalité hétérosexuelle dans le cadre du couple marié. Il s'intéresse à la fois au délit d'adultère, qui est utilisé principalement contre les femmes, et au délit de concubinage, qui se forme contre les hommes qui "profitent" de la guerre en détournant des femmes de leurs maris prisonniers. Bien qu'il y ait une tentative d'augmenter la pénalisation de l'infidélité en s'attaquant à d'autres personnes et en surveillant fortement les femmes l'auteur montre un résultat partiel. En effet, une plainte du mari est nécessaire et celle-ci, parfois, manque. L'auteur montre aussi la différence entre la pratique de la IIIe République, durant laquelle l'adultère est un moyen de demander le divorce, et de Vichy, qui considère l'adultère comme une faute pénale.

La troisième partie permet à l'auteur de s'intéresser à l'avortement et, dans un dernier chapitre, à l'infanticide. Il montre la progressive pensée de l'avortement comme d'un fléau qui a mis en danger la France. Il est donc nécessaire de réprimer les usages. Celle-ci va s'intéresser aux femmes qui tentent d'avorter. Mais leur détresse face à une situation qui est parfois difficile n'est pas gardée en mémoire au profit d'une vision d'anormalité. Ce sont aussi les personnes qui font métier de l'avortement qui sont visées. Aussi bien les membres des professions médicales que les faiseuses d'anges. Enfin, les complices sont aussi mis en danger. Ces complices peuvent aussi bien être les maris que des femmes qui accompagnent leur amie.  La dernière partie s'intéresse aux sexualités qui sortent du cadre marital hétérosexuel. L'auteur s'intéresse à la prostitution pour montrer un contrôle des femmes dont les activités sont considérées dangereuses. L'auteur montre aussi que les maisons de prostitution deviennent réglementées par l’État français. Ce qui permet à leur propriétaire d'échapper aux poursuites. Les proxénètes, par contre, sont considérés comme l'une des causes de la défaite. Enfin, c'est l'homosexualité féminine qui intéresse Olivier Cyril dans le dernier chapitre. Bien que ce dernier soit court il permet tout de même de montrer une origine républicaine de la répression ainsi que la vision des lesbiennes qui existait à l'époque.

Nous nous trouvons donc face un livre dense qui permet de comprendre comment un gouvernement tente de contrôler la sexualité, celle des femmes surtout, et ses réussites ou ses échecs dans la pratique. La lecture permet aussi de mettre en relief certaines positions de la IVe et de la Ve République. En effet, bien que Vichy soit considéré comme une période d'exception qui ne fait pas partie de l'histoire de l’État français on trouve un certain nombre de liens dans les positions des acteurs dominants sur les sexualités. C'est aussi un bon moyen de comprendre comment le contrôle des femmes s'inscrit dans une surveillance sociale globale. Ainsi, ce sont les voisin-e-s, les ami-e-s, les maris qui dénoncent. Au-delà des discours les sources utilisées montrent aussi une partie des pratiques de l'époque.

06/05/2014

The Amazing Spiderman: Le destin d'un héros

Après les événements du dernier film l'homme araignée est de plus en plus populaire. Bien que des débats se forment sur son droit à agir comme un héros les habitant-e-s de New York l'acceptent de mieux en mieux. Et Peter Parker s'amuse comme un petit fou dans son costume. Il aime voler entre les immeubles, sauver les gens et s'attaquer aux bandits tout en aidant les forces de l'ordre de sa ville. Mais sa vie privée n'est pas aussi simple. Gwen Stacy le quitte (pour une très bonne raison), sa tante essaie de comprendre ce jeune homme alors que lui-même en veut toujours à ses parents de l'avoir abandonné. Alors quand deux nouveaux personnages apparaissent dans la ville les choses pourraient devenir dangereuses. Et elles le seront car entre Electro et Osborn tous les ingrédients sont réunis pour une rencontrer explosive.

Personne n'a pu échapper à la promotion autours de Spiderman. C'était même un peu trop et on se demandait tous si ça ne risquait pas de gâcher le film. De plus, de nombreuses personnes s'inquiétaient des multiples intrigues liées en un seul film: 3 super vilains, une histoire d'amour et un mystère à éclaircir. Dans le sens de cette peur j'ai lu, après avoir vu le film, une critique qui considère que l'intrigue a été écrite en essayant d'ajouter des aspects sans s'inquiéter de leur cohérence. Je pense que ce point est parfaitement justifié. Après être sorti du film j'ai eu l'impression que les scénaristes se sont demandés comment attirer le plus de monde pour voir un film de super héros. Il faut de la romance, de l'action, une touche de mystère et, surtout, un danger important! Et, dans The Amazing Spiderman 2, on a de la romance, de l'action, du mystère et un danger important. Le problème c'est que ces différents aspects, bien qu'intéressants, ne fonctionnent pas du tout ensemble! Nous avons donc un film décousu et très long.

Le point le plus inutile est le mystère autours de la mort des parents de Peter Parker. Le film s'ouvre sur ce point et nous donne quelques éléments. Le problème c'est que ces idées ne servent à rien. On se trouve face à une intrigue différente qui aurait été mieux utilisé dans un autre film.Ce point ne fait que rajouter du temps inutile. La romance m'a aussi déçu. Ce ne sont pas les acteurs, qui jouent bien leur rôle, mais la manière dont leur relation est écrite. Ainsi, on doit attendre la fin pour que Gwen Stacy revendique son droit au choix - ce qui aurait dû être fait au début durant une scène parfaite pour ceci - alors que premier film et la majeure partie de second volet (autrement dit les 90% et je suis gentil) parlent de la nécessité pour les hommes de protéger les femmes. On pourrait d'ailleurs croire, et attention au spoiler, que la revendication de Gwen Stacy permet aussi de montrer ce qui arrive quand une femme refuse la protection du mâle. Ceci est très décevant d'autant plus quand il recrée la scène usée jusqu'à la corde, et sexiste, du héros qui doit perdre quelqu'un pour trouver son but. Pourtant, ce personnage avait un grand potentiel. Non seulement elle connait et accepte l'identité de Peter Parker mais elle lui offre une stabilité et son intelligence redoutable. On peut dire que la réussite de Spiderman est à moitié celle de Gwen Stacy (chose qui se voyait aussi dans le premier épisode puisque c'est Gwen qui créait l'antidote). Il n'y avait pas besoin de cette scène. Spiderman a déjà perdu ses parents et son oncle ce qui lui a donné son but et son code.

Nous avons aussi le danger important. Celui-ci est principalement incarné par Electro. Les deux autres super vilains permettent d'ouvrir à une menace future (tout en donnant l'idée qu'il pourrait y avoir d'autres introductions dans le futur). Bien que j'aie apprécié la manière dont son arrivée est décrite je trouve ce personnage un peu simpliste. Mais, surtout, les scénaristes n'ont pas pu faire autrement que de créer une menace qui implique la destruction de toute la ville si Spiderman échoue. Ainsi, on nous offre des plans inutiles sur deux avions qui vont s'écraser l'un sur l'autre et un hôpital sans énergie. Les spectateurs ne sont pourtant pas bêtes. Ils et elles ont compris que la ville est en danger il n'y a pas besoin d'en rajouter. Ce qui me mène à l'action. Bien que ces scènes soient très bien faites elles n'ont pas beaucoup d'intérêt en sois en dehors de sauver le film. Car ce second volet n'est pas bon. La seule raison d'aller le voir est de regarder un combat de super héros contre des super vilains. En dehors de ceci je n'y vois pas d'intérêt. Au final, un film bâclé. En effet, les scénaristes se sont contentés d'ajouter des intrigues sans se soucier de leur cohérence. Ce manque crée une impression de brouillon qui peut très facilement fatiguer les spectateurs et spectatrices.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Un film moyen qu'on ne regarde que pour Spiderman tout en éteignant son cerveau pour ne pas subir les incohérences. Ne payez pas, attendez sa sortie à la TV si vous souhaitez le voir.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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