29/06/2014

Histoire de la sexualité 1: La volonté de savoir par Michel Foucault

Titre : Histoire de la sexualité 1: La volonté de savoirproduct_9782070295890_195x320.jpg
Auteur : Michel Foucault
Éditeur : Gallimard 1976
Pages : 211

J'aime beaucoup Foucault. Je l'ai souvent lu dans le cadre de mes études et j'ai trouvé ses thèses très stimulantes. Je n'avais jamais pris le temps de le lire pour mon propre intérêt. Il fallait bien que je m'y mette un jour et pour me lancer j'ai décidé de commencer par son Histoire de la sexualité. Je présente ici – ou plutôt je vais tenter de présenter – le premier tome de cette histoire intitulé La volonté de savoir.

Ce tome est construit en 5 parties. La première et la seconde permettent à Foucault de mettre en question ce qu'il nomme l'hypothèse répressive. Autrement dit, l'idée que la sexualité à été réprimée et que ce n'est que récemment, lors des événements de 68, que celle-ci a pu commencer à s'exprimer. Foucault pense, au contraire, que ce qui s'est mis en place est une manière de parler de la sexualité. Ces discours sont non seulement nombreux mais aussi très divers dans leurs caractéristiques. Ils sont aussi bien légaux que médicaux ou encore psychiatriques et scolaires. La troisième partie permet à Foucault de présenter l'un de ces discours sur la sexualité. C'est le discours scientifique. Il montre que celui-ci veut montrer le réel du sexe. On y trouve un mécanisme que Foucault montre sous la forme du concept de l'aveu. Car ce discours vrai est basé sur la parole des individus qui doivent dire la vérité à des personnes qu, ensuite, interprètent et classe scientifiquement ce qui a été dit. La quatrième partie permet à l'auteur de programme ce qu'il compte faire. Il y discute méthode et chronologie tout en précisent ce qu'il entend sous certains termes. On y trouve donc à la fois une présentation de la pensée de Foucault mais aussi un programme de recherche. Enfin, la dernière partie permet à Foucault de discuter de ce qu'il nomme le pouvoir de vie et de mort. Il y démontre que, selon lui, le droit de mort a été supplanté par une gestion de la vie. Gestion de comment vivre mais aussi, et surtout, de comment procréer.

Cette présentation est, bien entendu, très incomplète. Il faut prendre en compte la complexité de la pensée de Foucault et le lien important entre ses divers travaux mais aussi avec sa vie même. Foucault écrit pour expliquer ce qui est en train de se dérouler maintenant alors qu'il tente d'agir dans la société sur le sujet. Ainsi, son livre sur les prisons est contemporain de son action dans les prisons. Lire Foucault et le comprendre implique donc de relire ses textes mais aussi de lire entre les textes. C'est la raison pour laquelle je ne peux pas annoncer faire une présentation parfaite en si peu de lignes d'un livre stimulant, facile à lire, mais difficile à comprendre. Je ne peux qu’espérer avoir intrigué.

Image: Éditeur

28/06/2014

Transcendence

Hier Will Caster n'était qu'un humain normal. C'est la phrase d'accroche que l'on retrouve sur les posters du film. C'est aussi cette phrase qui m'a le plus intrigué. Nous sommes dans un futur proche. La recherche est sur le point d'atteindre le rêve de l'intelligence artificielle. Et Will Caster est le scientifique le plus avancé sur le projet. Cependant, un groupe anti-technologique s'inquiète de ces recherches et attaque plusieurs laboratoires aux USA. Will Caster n'a plus que quelques semaines à vivre. Mais sa femme ne veut pas le laisser partir et décide de tenter le tout pour le tout et de transférer son esprit dans une machine. Hier Will Caster n'était qu'un humain. Aujourd'hui il est une machine. Mais que sera-t-il demain?

Le sujet n'est pas du tout simple à mettre en scène dans un film. Comment montrer la manière dont un homme se transcende grâce à la technologie? Bien que les critiques soient globalement négatives dans la presse je considère que, au moins sur ce point, le film est réussit. On nous montre un homme qui devient un dieu. Par parce qu'il a des pouvoirs divins mais parce sa transcendance lui permet une vision totale du monde. Si vous ajoutez à cela les miracles de la technologie on se rend vite compte que Will Caster atteint un point où tout devient possible. La question principale du film, et son côté pessimiste, concerne ce qui peut arriver à un être purement rationnel doté d'une puissance sans égale? Bien que Will Caster souhaite aider le monde il commence à mettre en place des processus de contrôle de plus en plus important et à recevoir un pouvoir qui en fait un danger pour le libre arbitre des êtres humains. Où se trouve le problème? A mon avis celui-ci se trouve dans l'absence d'émotions. En effet, Will Caster semble ne plus comprendre les émotions car il est devenu trop rationnel. Sans cette compréhension il ne comprend plus quand il dépasse les limites de la décence et de l'éthique. Les points faibles du film concernent surtout la caractérisation des personnages qui sont tous et toutes un peu brouillon. On ne peut pas vraiment les comprendre car on ne les connaît pas. Cependant, j'ai tout de même passé un bon moment.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un film qui ne réussit pas l'essai mais qui reste très intéressant.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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26/06/2014

X-Men les origines par Mike Carey, Christopher Yost, Sean McKeever, Kieron Gillen, Roberto Aguirre-Sacasa, Trevor Hairsine, Mike Mayhew, David Yardin, Mark Texeira, Leandro Fernandez, Philip Noto, etc

Titre : X-Men les originesimage_gallery?img_id=6994471&t=1399020129667
Auteurs : Mike Carey, Christopher Yost, Sean McKeever, Kieron Gillen, Roberto Aguirre-Sacasa, Trevor Hairsine, Mike Mayhew, David Yardin, Mark Texeira, Leandro Fernandez, Philip Noto, etc
Éditeur : Panini 21.05.2014
Pages : 352

Qui sont les X-Men? D'où viennent-ils? Qui sont leurs ennemis? Des questions qu'il est légitime de se poser quand on ne connaît pas sur le bout des doigts la mythologie entière des mutants de Marvel. Ce tome de 352 pages édité par panini permet de répondre à ces questions. Il regroupe 11 histoires chacune centrée sur un personnage particulier. Comment il ou elle a découvert ses pouvoirs et qu'elle fut sa réaction? Plus important, comment ce personnage s'est-il inséré dans les X-Men (s'il s'est inséré). Les héros et héroïnes mutant-e-s les plus emblématiques vous sont offerts ici dans leur origine.

Je ne suis pas convaincu. Ce qui m'ennuie n'est pas le récit des origines. Bien que je me demande pour quelles raisons il a été décidé de laisser de coté Charles Xavier et Magneto. Ce qui m'embête dans ce tome c'est sa cohérence. D'un côté celle-ci est respectée. A tel point qu'une grande partie des histoires fonctionne selon un schéma comparable découverte des pouvoirs - se cacher - découverte par l'entourage - intervention du professeur Xavier et entrée dans les X-Men. Par contre, chaque numéro est dessiné par une personne différente. Je n'ai rien contre les différents styles en soi, bien que j'apprécie plus certains que d'autres, mais je n'aime pas devoir m'habituer à un nouveau style de dessin toutes les 20 pages car je n'arrive pas à entrer dans l'histoire. Enfin, je ne suis pas arrivé à vraiment m'intéresser aux différents personnages. Mais ça c'est un problème qui me concerne.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Pas mauvais mais ces récits ne m'ont pas non plus donné envie d'en savoir plus. Donc je donne la moyenne.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

08:36 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : marvel, x-men, origines | | | |  Facebook

24/06/2014

Trueblood saison 6

La saison 6 est l'avant-dernière de cette série et aussi celle qui se terminer par un changement dans l'équipe de production. Nous connaissons tous les problèmes que la production a eu: trop d'intrigues inutiles pour trop peu de temps. Cette saison baisse le nombre d'épisode à 10. Comme d'habitude nous reprenons tout au point d'arrêt de la saison précédente. Erik et Sookie fuie le quartie général de l'Autorité alors que Bill semble être devenu fou. Si ce n'est pas le cas il a découvert de nouveaux pouvoirs qui le rendent presque indestructible. Il apprend que Lilith lui donne une mission: sauver les vampires. Car, alors que l'Autorité devenait folle, le gouverneur de Louisiane a décidé de déclarer la guerre aux vampires. Et les humains pourraient bien faire beaucoup de dégâts. Sookie et Jason, par contre, tentent d'en savoir plus sur Warlow qui aurait tué leurs parents et qui veut s'approprier Sookie.

Pour une fois les intrigues de cette saison ne sont pas totalement décousues. La production réussit à créer un lien entre certaines d’entre-elles bien que l'on se demande parfois pourquoi certains personnages se sont ignorés. Malgré tout, le problème principal concerne la guerre entre humains et vampires. Et il faut bien avouer que les indices sont trop peu nombreux pour que l'on comprenne vraiment ce qui se déroule. Les humains se retrouvent, d'un seul coup, à la tête d'un arsenal et d'institutions qui semblent à la fois être récentes et pensées depuis longtemps. On ne sait pas vraiment comment ni depuis quand ceci est mis en place. Les autres intrigues sont beaucoup moins intéressantes. Ainsi, l'histoire entre Terry et Arlene ne m'a pas passionné. Andy et ses filles ne servent pas à grand-chose en dehors de l'intrigue principale. Et Sookie et Warlow donne une impression importante de déjà vu. C'est à peine si on s'y intéresse une fois que l'on a compris qui est Warlow. Bref, une saison moyenne malgré quelques bons épisodes et un rôle inversé entre humains et vampires. Il ne reste plus qu'à attendre la fin de la série.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. La série donnait l'impression de s’essouffler et cette sixième saison continue ce constat. Heureusement la fin approche.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

09:07 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trueblood | | | |  Facebook

23/06/2014

The complete chronicles of the Jerusalem Man par David Gemmell

Titre : The complete chronicles of the Jerusalem Man9780345379030?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Legend Books 1995
Pages : 912

Dans cet omnibus le lecteur trouve la trilogie de l'homme de Jérusalem: Jon Shannow. Nous sommes dans le futur près de 300 ans après notre ère. Le monde n'a plus rien de ce qu'il était. Suite à un cataclysme il ne reste plus que des ruines et la technologie est retombée au niveau d'avant la révolution industrielle. Dans ces contrées sans lois rodent des brigands entre des villes gouvernées par des conseils locaux. Il n'y a plus de nations. Dans ce monde rode aussi Jon Shannow l'homme de Jérusalem. Il a une quête: trouver la ville de Jérusalem. Mais, pendant qu'il cherche, il combat aussi ce qu'il considère comme le mal. Ainsi, lorsque le roi d'une nation d'adorateurs de satan croise son chemin ce dernier est obligé de craindre pour sa vie. Car Shannow est une vraie machine à tuer incapable de comprendre la possibilité de l'échec.

Gemmell reste dans le style de personnages qu'il apprécie particulièrement et qu'il aime questionner. Bien que je commence à bien connaître ceux-ci je suis surpris d'avoir eu un intérêt plus haut que la moyenne pour cette trilogie. L'auteur place son personnage face à des choix difficiles dans lesquels il ne voit que du noir et du blanc. Sa réponse est la même pour toutes les situations: trouver le "mal" et le détruire. Heureusement, Gemmell le pose face à d'autres choix. Pourquoi ne pas se poser à un endroit et cultiver? Ou prendre le pouvoir et appliquer ce qu'il pense être bien? Le dernier tome place ce type précis de problématique avec une réponse attendue mais pas mauvaise. De plus cette trilogie continue à mettre en place la mythologie des pierres de pouvoir pour lui donner un peu plus de substance et d'étendue. Au final, une lecture que j'ai apprécié.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Sans être révolutionnaire une bonne histoire avec un personnage que l'on aime où que l'on déteste.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

16:53 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jerusalem man, gemmell | | | |  Facebook

15/06/2014

Saga tome 3 par Brian K. Vaughan et Fiona Staples

Titre : Saga tome 39782365773744-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan et Fiona Staples
Éditeur : Urban comics 11 avril 2014
Pages : 160

Les deux amants maudis se sont enfuis avec leur enfant. Mais ils sont poursuivis à travers l'univers par des soldats, des assassins, des journalistes et leurs parents. Alors que le père de Marko vient de mourir le couple décide de se rendre sur Quietus planète ou habite le romancier D. Oswald Heist. Leur espérance est de lui parler pour avoir une idée sur leur prochain mouvement. Cependant ils ne sont pas les seuls à avoir eu cette idée. Ils sont suivis de près par le Prince Robot ainsi que deux Indépendants. Bien que ces dernier semblent bien s'amuser sur leur monde-paradis. Du moins c'est le cas pour l'instant.

Encore un tome dans lequel peu de choses se passent. En fait, une grande partie de l'intrigue se déroule dans une seule maison autours d'un jeu de société. Et, bizarrement, l'histoire fonctionne encore et toujours. On observe les deux amants tenter de survivre et de protéger leur fille pendant que la mère de Marko essaie de s'habituer à l'absence de son défunt maris. Bien que l'intrigue avance lentement on sent quelques pions se mettre en place dans une direction encore peu claire. Je ne sais pas comment l'histoire va continuer mais je reste un fan de cette série.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Toujours aussi bon avec des personnages qu'on aime regarder évoluer. De rares combats jamais inutiles. Toujours une réussite.

Image: Éditeur

12:08 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saga | | | |  Facebook

Moi Tarzan, toi Jane. Critique de la réhabilitation «scientifique» de la différence hommes/femmes Jonas Irène

Titre : Moi Tarzan, toi Jane. Critique de la réhabilitation «scientifique» de la différence hommes/femmestarzan-siteb_prd.jpg
Auteure : Jonas Irène
Éditeur : syllepse octobre 2011
Pages : 160

Quand j'étais plus jeune j'avais lu Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. J'avais trouvé le bouquin dans la bibliothèque familial et j'avais envie de comprendre. Depuis, je suis entré de manière bien plus sérieuse dans la littérature scientifique concernant les études genre. Ce petit livre me permet donc de revenir face à la littérature psychologique écrite pour les couples dont le livre que j'ai mentionné est l'un des succès.

Irène Jonas, dans son petit livre, se propose d'analyser et de nous faire comprendre toute cette littérature pseudo-scientifique. Elle le fait en trois chapitres. Dans le premier elle analyse les fondements idéologiques de la psychologie évolutionniste. Elle démontre que ses défenseurs tentent de mettre de coté toute possibilité d'effet de l'environnement et de l'histoire pour ne se baser que sur l'évolution depuis le temps des cavernes. Nos fonctionnements sociaux et sexués seraient donc parfaitement naturel et non construit socialement. Pour cela, les auteur-e-s de ce courant se basent sur des résultats scientifiques caduques et généralisés abusivement. L'idée sous-jacente repose aussi sur les thèses les plus controversées du darwinisme social. Dans un second chapitre l'auteur nous explique quelles visions des différences hommes/femmes sont défendues dans ces productions. Alors que l'égalité des conditions serait atteinte les différences n'auraient donc qu'une origine naturelle ce qui implique qu'on ne peut plus rien faire de plus. Il devient nécessaire de comprendre et d'accepter ces différences pour vivre ensemble dans une complémentarité des sexes. Ainsi, les femmes doivent accepter une forme de domination masculine puisqu'elles sont, par nature, inférieures en bien des points. Enfin, un dernier chapitre permet d'analyser la vision du couple défendue dans les livres de psychologie évolutionniste. On y trouve, selon l'auteure, une vision "naturelle" du couple hétérosexuel dans lequel les femmes doivent atteindre leur capacité de mère de famille et abandonner leur carrière au risque de mettre à mal le développement de leurs enfants. L'homosexualité, bien qu'acceptée, est donc considérée comme une erreur de développement du fœtus qui a connu un déséquilibre hormonal dû au stress de la mère. On comprend en quoi cette thèse est dangereuse.

Voici donc un petit livre particulièrement intéressant qui permet aux personnes intéressée de comprendre et de connaitre les thèses et problèmes de la psychologie évolutionniste. Mieux encore, la déconstruction de l'argumentation permet de comprendre que ces livres et émissions d'aide aux couples entrent dans une forme de retour à la domination masculine justifiée par arguments "scientifiques" difficiles à contester. En effet, la rhétorique rend cette contestation difficile puisque les auteur-e-s multiplient les arguments d'autorités tout en liant leurs thèses à une prétendue réalité de leur pratique (personnelle ou professionnelle). Un livre nécessaire pour contrer cette littérature de plus en plus présente.

Image: Éditeur

12/06/2014

Geoff Johns présente Green Lantern 5: La guerre de Sinestro par Geoff Johns, Dave Gibbons, Peter J. Tomasi, Ethan Van Sciver, Ivan Reis, Patrick Gleason, Angel Unzueta, Dustin Nguyen, Pascal Alixe, Jamal Igle

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 5: La guerre de Sinestro9782365773652-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Dave Gibbons, Peter J. Tomasi, Ethan Van Sciver, Ivan Reis, Patrick Gleason, Angel Unzueta, Dustin Nguyen, Pascal Alixe, Jamal Igle
Éditeur : Urban comics 25 avril 2014
Pages : 192

La guerre continue. Mais, au lieu de s'attaquer à Oa ou à Mogo, Sinestro décide de s'attaquer à la Terre. Son but est à la fois de prendre le contrôle du monde de Hal Jordan et des autres lanterns humains et de contrôler le Multivers. Pour l'aider il aura les plus grands vilains du monde de DC avec lui. Des psychopathes particulièrement destructeurs. Heureusement, le corps entier des Green Lanterns se dirige en direction de la Terre pour aider Hal Jordan, Guy Gardner et Kyle Rayner ainsi que la Ligue de Justice. La seule question qui se pose est: est-ce que ce sera suffisant? Et comment l'univers va-t-il réagir face aux nouvelles lois d'Oa?

Bon, honnêtement je me dis que ce nouveau tome aurait pu être édité avec le précèdent. On se trouve dans la continuité immédiate de la même histoire et Urban a déjà édité des tomes bien plus gros. Le lecteur aurait moins l'impression de payer pour que Urban reçoive de l'argent et la coupure entre les tomes serait moins artificielle. Car cette histoire n'est que la suite de la guerre qui a commencé précédemment. La différence c'est qu'elle se déroule sur Terre. Je n'ai donc pas grand chose à dire mis à part sur le caractère épique de cette bataille. Je note tout de même quelques scènes que j'ai beaucoup aimé. Par exemple la bataille de Ion contre Superboy prime. Ce dernier est un vrai psychopathe comme on les aime. Mieux encore, la réaction de Coast City qui se parre de vert face aux hordes de Sinestro. Un moment très réussit. Darkest Night, lui, est de plus en plus proche.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. La continuité du précèdent. Une grosse bataille sans plus donc je garde la note précédente puisque rien ne change dans l'histoire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

10/06/2014

Last sword of power: The stones of power book two par David Gemmell

Titre : Last sword of power: The stones of power book two9780345379016?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 1988
Pages : 310

Le jeune garçon sauvé par l'amour de sa vie et son mentor est devenu Uther. En tant que toi il a longuement gardé le pouvoir. Mais sa vie n'est faites que de batailles contre les envahisseurs mais aussi les tribus rebelles de son royaume. Mais Uther n'a jamais perdu ce qui lui a permis de forger la légende du Bloodking. Mais la plus grande trahison qu'il ait eu à souffrir est bien plus intime. Alors que la Grande-Bretagne semble être plus où moins pacifiée un nouveau pouvoir se lève chez les Goths. Un homme qui se prétend Wotan un dieu capable de faire revenir les morts à la vie. Uther pourra-t-il combattre un tel pouvoir? Rien n'est moins certain. Mais des forces se mettent déjà en mouvement pour contrer Wotan sous la forme d'un jeune homme, d'une jeune fille et d'un prince avare.

On retourne, pour la dernière fois, dans l'histoire de la Grande- Bretagne telle qu'imaginée par David Gemmell. Le premier tome était moyen mais plaisant et on retrouve cet avis pour ce second tome. Le problème principal est que Gemmell n'a rien réécrit. Il s'est contenté de placer ses anciens personnages dans d'autres positions qui peuvent se rapporter points par points au livre précèdent. Ainsi, le rôle du garçon qui doute revient à Cormac tandis que le père absent est, cette fois, Uther. Même les lieux sont quasiment les même. Je pourrais multiplier les exemples mais ce serait inutile. Gemmell montre ici un manque flagrant d'imagination qui est à peine rattrapée par l'intérêt, modeste, de l'intrigue. Pas grand chose pour sauver ce livre très moyen.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Un livre parfait pour l'été mais rien de plus. Aucune imagination et une intrigue sympathique sans plus. Encore une fois les femmes ont le second rôle de princesses à sauver. C'est presque un symptôme chez Gemmell.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

09/06/2014

An adventure in time and space

Le 23 novembre passé a eu lieu l'anniversaire de la série plus emblématique de la BBC. En effet, Doctor Who avait 50 ans. Cette célébration s'est faites avec un épisode spécial mais aussi avec un biopic sur les premières années de la série. Nous sommes dans les années 60. La BBC cherche à remplir un créneau vide. Une idée de série de science-fiction se forme dans la tête Sidney Newman. Pour celle-ci il souhaite avoir des idées neuves. C'est la raison pour laquelle il propose le poste de productrice à Verity Lambert, première femme de la BBC à ce poste, et de réalisateur à Warris Hussein premier Indien à ce poste. Mais la construction de cette série ne sera pas facile. Entre les personnes qui ne prennent pas au sérieux cette simple production pour enfants et les personnes qui créent des délais ainsi que les bâtiments délabrés rien ne fonctionne. Heureusement, Verity Lambert a réussit à s'adjoindre l'acteur William Hartnell qui devient le tout premier Docteur. Et le succès est immédiat.

Nous connaissons la fin. Doctor Who fonctionne toujours aussi bien malgré les années. Et, prochainement, la série reprendra pour une nouvelle saison. Mais cela n'enlève rien à l'intérêt de ce biopic. En particulier pour les personnes qui, comme moi, suivent les aventures du Docteur. Retrouver les premiers moments, la construction de la série, est particulièrement émotionnel. De nombreuses scènes sont magnifiquement écrites. Je pense, en particulier, à Hartnell et les enfants dans le parc ou encore aux conversations de ce dernier avec sa petite fille. Mais ce bipic montre aussi à quel point cette série fut difficile pour le premier Docteur. On l'observe perdre ses moyens et le jeu devenir, malheureusement, de plus en plus difficile. Un très bon moyen de retourner aux sources de la série pour les personnes qui ne connaissent pas l'originale. Le Docteur vivra toujours.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Quelques raccourcis dans l'histoire mais un biopic émotionnellement fort pour rendre hommage à une série entière et à toutes les personnes qui ont permis sa naissance et sa continuation.

  • Joss Whedon.

Site officiel

12:17 Écrit par Hassan dans contemporain, Doctor Who, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctor who, 50 ans | | | |  Facebook

All star Superman

Alors que la première mission humaine vers le soleil est en difficulté Superman décide d'aller la sauver. Mais c'était un piège de Lex Luthor. En effet, après avoir sauvé cette mission Superman se rend compte que ses cellules ont absorbé trop de radiations solaires. Le verdict est inévitable. Superman va mourir. Luthor a enfin réussit. Mais, au lieu de lutter, Superman décide de garder l'information secrète. Et il décide de s'offrir tout ce qu'il voulait faire. Ses derniers moments seront donc consacré à lui-même et à son héritage. Mais même sa mort pourrait ne pas être aussi paisible qu'il le voudrait. Et le monde a toujours besoin de Superman.

Contrairement a la plupart des aventures de super héros ce film n'est pas un moyen pour créer une gigantesque bataille. Cela ne veut pas dire que Superman ne se bat pas. Mais ce n'est pas l'aspect important de l'histoire adaptée d'un comics de Grant Morisson. Bien que ce film soit, à mon avis, réussi il laisse de coté un grand nombre des éléments du comics. Les intrigues vont donc parfois très rapidement tout en donnant l'impression que Superman n'a pas vraiment le temps de réagir. Ainsi, par exemple, le changement psychologique des deux Kryptoniens est trop rapide pour être réaliste. Par contre, on nous offre un Superman tout puissant qui accepte sa mort. Mieux encore, il accepte le sacrifice si cela permet de sauver la Terre. C'est donc une véritable figure christique qui nous est offerte. Le personnage est secondé par un Lex Luthor qui explique la raison de ses actes face à un Superman qui refuse ses arguments et qui lui tend la main. Il est par contre dommage que Lois Lane ne soit pas mieux caractérisée. Bref, un film intéressant qui donne envie de lire le comic book.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Un Superman tout puissant et humble face à sa propre mortalité. On découvre ici ce qui fait réellement le superman.

  • Joss Whedon.

11:54 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : superman, lex luthor | | | |  Facebook

Wonder Woman

Etant donné que nous attendons toujours une bonne adaptation d'une super héroïne au cinéma nous sommes obligé de nous tourner vers les films d'animation. Celui-ci concerne, comme son titre l'indique, l'amazone Wonder Woman. Dans un lointain passé la reine des Amazones a lutté contre le Dieu Arès et sa soif de guerre. Après sa victoire elle fut chargée par l'Olympe de le garder en prison au-delà du monde des hommes. En échanges les Amazones reçurent l'immortalité et la possibilité de construire une civilisation gardée des méfaits des humains. De nos jours un pilote s'écrase sur l'île. Après l'avoir interrogé il est décidé qu'une émissaire irait le renvoyer dans son pays. Cette émissaire est Diana fille de la Reine. Mais, dans le même temps, Arès s'est échappé et tente de placer le monde dans le chaos d'une guerre sans fin.

Wonder Woman, l'une des trois personnes les plus importantes de la Justice League avec Superman et Batman. L'une des personnes les plus puissantes de la mythologie DC. Et pourtant aucune adaptation n'existe mis à part une vieille série alors qu'elle va probablement apparaitre dans le prochain Superman. Il est donc normal que je m'intéresse à cet animé. Bien que le début soit laborieux et que certaines scènes manquent de ressemblance (détruire tout un centre commercial sans qu'un seul policier n'apparaisse? Vraiment?) j'ai beaucoup aimé ce film. On nous offre un personnage qui ne connait que son île et qui est heureuse d'en savoir plus sur le monde extérieur. Mais son regarde est très acéré et elle ne comprend pas, avec raison, la manière dont les femmes sont traitées. Ce qui permet de mettre en scène des moments particulièrement savoureux durant lesquels Wonder Woman explique ce que peuvent faire les femmes. Il est donc particulièrement navrant que ces propos soient immédiatement contrebalancé par le retour de Diana vers la "normalité féminine" quand elle est "au civil". Ainsi, elle apprend à accepter les signes de faiblesses et de soumissions de son rôle de femmes. Pire encore, les Amazones expriment leur besoin d'être avant tout des mères dans une famille plutôt que des guerrières. Qu'on me comprenne, vouloir une vie de famille n'est pas honteux. Mais pourquoi vouloir détruire la mythologie des Amazones telle qu'elle était dépeinte pour tenter de recréer une "normalité" patriarcale? Ce point est très décevant alors que ce peuple aurait pu permettre une critique du fonctionnement actuel du monde.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un début laborieux mais au final réussi et drôle. Je ne souscris par contre pas du tout à la fin du film.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:37 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wonder woman | | | |  Facebook

Wakfu saison 1 et 2

De temps en temps, quand on allume la TV, on tombe sur une série animée qui nous emmène sur un monde étrange peuplé de dragons et autres créatures. Quand on décide de s'intéresser on apprend que ceci s’insère dans plusieurs jeux vidéos. Cette série se nomme Wakfu. Elle nous place face à plusieurs personnages haut en couleur. Le premier d'entre-eux est Yugo qui lance la quête pour retrouver sa famille. Il est suivi par Amalia la Princesse, Tristepin le gardien, Ruel l'avare et Evangelyne la garde du corps Kra. Ensemble ils combattront, chercheront et aideront les habitants du Monde des Douze pour devenir des héro-ine-s.

On pourrait croire que cette série n'est qu'un simple animé pour les enfants? Il est vrai que l'histoire n'est pas vraiment difficile à suivre. Les situations humoristiques sont nombreuses et régulièrement drôle. Mais il y a aussi de nombreuses références à une culture plus large. Que ce soient les romans de fantasy ou de SF voir les jeux vidéos les créateurs se sont bien amusés. Les noms des personnages et créatures sont aussi construits comme des jeux de mots. C'est aussi une histoire d'aventure qui place les différents personnages face aux choix d'aider son prochain ou non. Ce qui permet de mettre en place des combats qui, rapidement, deviennent très intéressants à regarder. Je déplore tout de même une certaine vision des personnages féminins qui doivent être belles et attirantes et qui sont souvent sauvées par les personnages masculins.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une série intéressante et distrayante avec de nombreuses références. Une réussite à mon avis.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:10 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wakfu | | | |  Facebook

08/06/2014

Geoff Johns présente Green Lantern 4: La guerre de Sinestro par Geoff Johns, Ethan Van Sciver, Dave Gibbons, Ivan Reis, Angel Unzueta et Patrick Gleason

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 4: La guerre de Sinestro9782365773645-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ethan Van Sciver, Dave Gibbons, Ivan Reis, Angel Unzueta et Patrick Gleason
Éditeur : Urban comics 21 février 2014
Pages : 192

Dans le tome précèdent Hal tentait de comprendre qui avait placé un contrat sur sa tête. Bien que des indices étaient dispersé dans tous les autres tomes il observe, cette fois directement, son ennemi se transformer grâce à un anneau jaune. Tandis que Batman recevait le même pour faire partie d'un corps de Sinestro. Après un courte enquête Hal décide d'aller voir les Gardiens pour demander leur avis et organiser une recherche. Mais il est trop tard. Les anneaux jaunes parcourent la galaxie. Pire encore, le corps de Sinestro se dévoile et attaque le corps des Green Lantern. Les morts et les souffrances seront nombreuses et les Greens Lanterns ne sont pas prêts. Les choses pourraient bien en finir pour les Gardiens. Un vent de peur s'abat sur tous les mondes.

Les tomes précédents n'étaient pas forcément très subtils mais, dans celui-ci, on n'en ressent vraiment aucune trace. Toute cette première partie n'est que le début d'un assaut inégalés contre les Gardiens et les Greens Lanterns. Les couleurs sont partout et tout explose. Malgré tout on nous offre quelques moments savoureux sur certains personnages précis. On en apprend aussi plus sur les motivations de certains vilains comme Cyborg Superman et Super Boy Prime (bien que ce dernier soit très mystérieux). Mais on se demande surtout comment le Corps va bien pouvoir s'en remettre. Apparemment, rien ne sera plus comme avant. Mis à part cela ce tome nous offre aussi deux histoire sur deux membre du corps de Sinestro. Je les ai beaucoup aimé puisqu'elles permettent "d'humaniser" ce nouveau corps. Petite mention aussi sur Sinestro qui reste l'un de mes personnages préférés. Ses méthodes sont discutables ainsi que sa philosophie mais sa critique des Gardiens est celle que je ferais. A présent il faut se plonger dans la seconde partie.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Bien que ce tome soit surtout rempli de combats j'ai aimé le lire. Mention spéciale pour les deux histoires à la fin et pour Sinestro. Il est aussi intéressant de voir les pions se mettre en place pour Blackest Night.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

Eega

Je ne connais pas bien le cinéma indien. Mais je n'ai rien contre un peu de découverte. Une amie m'a donc proposé de voir ce film. Dans une ville un jeune homme est épris d'une jeune femme. Cette dernière est belle, artiste et tente d'aider les personnes qui en ont besoin. Durant plusieurs années il a tenté de la séduire mais elle a refusé de faire attention à lui. Ce refus n'est qu'une façade puisqu'elle l'apprécie au moins autant. Mais un riche industriel tente aussi de la séduire pour en faire l'une de ses conquêtes. Il comprend que ses assauts n'ont aucune chance tant que l'autre est vie. Il décide donc de le tuer. Mais ce dernier se réincarne en mouche et entreprend de se venger.

On déteste tous et toutes les mouches. Ces créatures qui bourdonnent dans les oreilles. Mais il fallait vraiment un esprit particulièrement absurde pour imaginer une mouche qui se venge. Et le film fonctionne très bien en suivant cette intrigue. Mis à part que les acteurs et actrices ont une tendance à surjouer, mais ceci semble venir du style, tout fonctionne parfaitement bien. Autant les situations que les dialogues et les jeux sont savoureux à souhait. On se prend à regarder une simple mouche faire preuve d'une grande ingéniosité pour réussir sa vengeance. Les critiques concernent surtout certains problèmes idéologiques. Par exemple l'alcoolique fainéant et voleur qui se transforme dès qu'il arrête de boire. Mais aussi l'idée qu'il est normal pour un prétendant de protéger la femme qu'il aime sans même que celle-ci ne soit forcément au courant. Plus encore, ce même prétendant suit constamment cette femme et ce sans répits du matin au soir. Ce comportement n'est pas de l'amour mais plutôt du harcèlement. Si on laisse ceci de coté le film est très drôle.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Pour un premier essai je suis très heureux. Je ne suis pas d'accord avec tous les messages du film mais au moins il réussit à être drôle et distrayant.

  • Joss Whedon.

10:23 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eega, mouche | | | |  Facebook

Naissance des pieuvres

15 ans, l'âge de l'adolescence et des premières fois. Ce film nous montre trois jeunes femmes. Elles sont encore adolescentes et elles apprennent l'attirance et la sexualité ensemble et seule à la fois. La première est Anne. Elle est membre d'une équipe de natation synchronisée. Elle essaie désespérément d'attirer le garçon de ses rêves. Mais ce dernier s'intéresse beaucoup plus à l'autre jeune femme: Florianne. Elle est capitaine d'une autre équipe et semble être très à l'aise avec sa sexualité et son corps. Mais ceci n'est-il pas une façade. Enfin, nous avons Marie. Elle est secrètement amoureuse de Florianne mais ne sait pas comment le lui avouer. Leur trio se rejoindra, se disjoindra et tentera de se lier dans l'apprentissage du désir.

Naissance des pieuvres est un film étrange au style à la fois simple et glacial. Les actrices ne sourient que rarement. Elles sont trop perdues dans la recherche de leur propre identité pour sembler être capable de montrer un peu de joie de vivre. Car ce que montre ce film ce n'est pas une adolescence optimiste mais des personnes encore jeunes qui tentent de comprendre comment devenir des adultes. Alors elles essaient, elles se trompent, elles croient réussir ou elles se sacrifient pour essayer d'atteindre leur féminité. Un idéal qui s'apprend et qui se construit. Preuve en est la scène de vérification du rasage des aisselles durant laquelle une adulte demande, à une jeune fille, "que diras-tu à ton mari?" (eh bien rien, le maris il fermera sa gueule mais ça c'est une autre histoire). C'est donc un film sans véritable conclusion puisqu'il montre un processus. Un film intéressant, un peu étrange mais beau.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Qu'est-ce qu'être une femme? Comment attirer? Autant de questions posées dans ce film avec d'autres.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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10:13 Écrit par Hassan dans Film, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : naissance des pieuvres | | | |  Facebook

07/06/2014

Les camps de la honte. Les internés juifs des camps français 1939-1944 par Anne Grynberg

Titre : Les camps de la honte. Les internés juifs des camps français 1939-19449782707176189.gif
Auteure : Anne Grynberg
Éditeur : La Découverte 1999
Pages : 409

Avant les années 90 une personne qui souhaitait s'informer sur l'histoire des camps d'internement français avait très peu de chance de trouver quelque chose. L'importance de la littérature, aussi bien scientifique que de mémoire, actuelle est récente. Mais tout ceci a dû commencer par des recherches d'historien-ne-s. Ce livre, adapté d'une thèse, fut l'un des premier ouvrages consacrés à ces camps d'internement. Elle y examine leur genèse, leur fin mais aussi leur fonctionnement et la manière dont la vie quotidienne s'y développa.

Pour accomplir ce difficile travail l'auteure construit 16 chapitres en 4 parties. La première permet d'insérer les camps dans leur genèse républicaine. En effet, la France mit en place, comme de nombreux autres pays, une procédure d'internement dans les camps de populations jugées dangereuses. Dans ce contexte les camps existèrent avant la Deuxième Guerre Mondiale. Ils furent construits à la hâte pour accueillir les réfugiés suite à la guerre d'Espagne. Dans un second temps ils permirent de s'occuper des réfugiés antifascistes alors que la Guerre commençait. La seconde partie s'intéresse à la gestion mise en place par le régime de Vichy dans un cadre antisémite et suite à la surprise de la défaite. La vie dans les camps, inadaptés et en ruine, devient de plus en plus dure alors que la société civile commence à réagir en préparant un secours pour les personnes internées. L'auteure y décrit très précisément les problèmes rencontrés dans les camps et les réactions des français-e-s. La troisième partie lui permet de décrire les dangers de la faim ainsi que l'aide apportée pour l'éviter. Plus important, elle démontre que les efforts des sociétés de secours les mènent dans un piège. Celui-ci est autant de prendre la place des devoirs de l’État que d'accepter par défaut l'existence des camps. Enfin, une dernière partie concerne la déportation, son fonctionnement et les résistances. Alors que les sociétés de secours étaient restées dans la légalité elles se rendent compte du piège et commencent à créer des structures de sauvetage clandestines. Ces résistances permettent de sauver certains juifs mais au prix de la mort d'autres. Ce que les responsables associatifs de l'époque ne savaient pas. Se pose ici la question difficile des missions des associations de charités.

Voici donc une thèse difficile à lire. Elle est dense et décrit très précisément la vie des personnes internées, leurs espoirs et leurs désespoirs. L'auteure réussit non seulement à nous faire comprendre le fonctionnement des camps mais aussi à nous faire entrer dans l'intime des interné-e-s grâce à l'utilisation de lettres et de témoignages. Le résultat est un livre à la fois scientifique et profondément émotionnel au fil des pages et des événements.

Image: Éditeur

04/06/2014

Maléfique

Dans une contrée lointaine deux royaumes sont ennemis depuis toujours. L'un est gouverné d'une main de fer par les hommes. L'autre fonctionne de manière anarchique entre fées et autres créatures magiques. Dans ce même royaume une jeune fille est née. Elle se nomme Maléfique. Elle possède non seulement un cœur d'or mais aussi des ailes puissantes. Elle deviendra la protectrice des fées. Dans l'autre royaume un jeune garçon s'apprête à la rencontrer. Mais quand il la trahit sa vengeance s'abat sur son seul enfant. Celle-ci sera belle et gracieuse mais elle tombera dans un sommeil sans fin avant ses 16 ans. La malédiction peut-elle être levée?

Après le film très moyen que fut Edge of tomorrow je suis très heureux d'avoir ce retour à l'histoire de la Belle au bois dormant. Pourquoi ce film est-il si bien? En majeur partie ceci repose sur Angelina Jolie qui joue Maléfique. Son jeu est tout simplement magnifique. Son incarnation de Maléfique est impressionnant de charisme et de puissance. Sa simple apparition à l'écran offre une toute nouvelle dimension à une scène. Que ce soit pour agir ou pour commenter ce qui se déroule. Elle porte véritablement toute l'intrigue. A coté d'elle on a créé le personnage du corbeau qui ne peut que plaire aux spectateurs. Il permet de donner un peu de style à Maléfique et d'offrir un peu de légèreté. De plus ce film est moins l'histoire de la Belle au bois dormant que celle de la fée qui l'a maudite. Pour quelle raison est-elle devenue aussi amère et comment pourrait-elle changer? En résumé: un film à voir.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une personnage principale magnifiquement jouée qui porte à la fois l'intrigue et le film. Il serait normal d'aller le voir seulement pour regarder la prestation d'Angelina Jolie

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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18:21 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maléfique, belle au bois dormant | | | |  Facebook