26/07/2014

Under the skin

Il y a deux films avec Scarlett Johansson qui sortent cet été. Dans deux semaines sortira Lucy mais ce mercredi est sorti Under the skin. Le film se déroule en Écosse. Une femme parcoure les routes d'une ville au volant d'une camionnette blanche. Elle demande son chemin à un grand nombre d'hommes. Dans certains cas elle les fait entrer dans sa camionnette en direction d'une maison. Quand la porte s'ouvre tout est noir. Et alors que les deux personnages se déshabillent l'homme choisi s'enfonce lentement dans un liquide noir.

Je suis très ennuyé de parler de ce film. Car je n'ai pratiquement rien compris. Heureusement une amie a eu la gentillesse de me parler de ce qu'elle en pense ce qui m'a permit de tenter d'avoir mon propre avis. Ce n'est en tout cas pas un film facile et il demande un effort important pour entrer dans le sujet. Selon ma conversation (qui était plus un monologue qu'autre chose) le propos du film serait l'étrangeté. Scarlett Johansson incarne une alien qui n'a pas d'émotions. Ses rencontres sans lendemains se font sans arrières pensées. Mais tout change quand elle découvre un homme qui, lui aussi, est un étranger. Il vit à l'écart des gens et de la ville, seul. C'est à ce moment que le film change de ton et que nous observons que le personnage incarné par Scarlett Johansson commence à ressentir une forme d'émotion. Voila, c'est ce qu'il me semble avoir compris.

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11:33 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : under the skin | | | |  Facebook

The invincible Iron Man 1: Dans la ligne de mire par Matt Fraction et Salvador Larroca

Titre : The invincible Iron Man 1: Dans la ligne de mire
Auteurs : Matt Fraction et Salvador Larroca
Éditeur : Panini 05.09.2012
Pages : 336

Iron Man est l'un des personnages les plus populaires depuis son adaptation au cinéma. Mais ce n'est pas forcément le cas dans les comics. Car Tony Stark est un homme très conservateur qui ne doute jamais malgré ses échecs et ses mauvais penchants. Ce comics regroupe les épisodes 1 à 14 de The Invincible Iron Man. Nous avons ici deux arcs dont un inachevé. Dans le premier nous sommes peu de temps après la Guerre Civile. Tony Stark est à la tête du Shield. Son armure est plus perfectionnée que jamais. Il est l'homme le plus puissant du monde et rien ne semble pouvoir lui résister. C'est dans ce contexte que ses cauchemars se concrétisent. Dans le second arc nous retrouvons Iron Man après l'invasion secrète. Sa compagnie est détruite, il est viré du Shield qui est lui-même restructuré sous la direction d'Osborn et son armure est inefficace. Stark devient ici l'homme le plus haït et le plus recherché du monde. Mais il doit aussi cacher des informations essentielles à Osborn.

Que penser de ces 336 pages? D'après ce que j'ai lu la première critique des personnes qui ont lu concerne le dessin. Personnellement, et ça n'engage que moi, j'ai trouvé que la manière d'illustrer ce Iron Man était intéressante et plutôt réussie. Bien que les personnages semblent souvent peu expressifs je trouve que l'effet de l'armure est très réussie. J'ai considéré tout aussi intéressant le fait que les événements soient commentés par les différents personnages principaux. Ce qui nous permet non seulement d'observer mais de savoir ce que pense Iron Man, Maria Hill ou Peper Pott. Enfin, nous avons le contraste entre les deux arcs. Alors que le premier nous montre un Iron Man tout puissant qui décrit ses peurs le second nous montre un Iron Man au plus bas. Mieux encore, on observe Tony Stark qui se détruit volontairement petit à petit. Ainsi, chaque pages implique un Tony Stark de moins en moins performant alors que ses ennemis sont au mieux de leur forme. Alors comment Tony va-t-il s'en sortir? C'est une question pour le second tome.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Pas parfait mais du très bon. J'attends la suite.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

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25/07/2014

Les filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle par Alain Corbin

Titre : Les filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle9782081238473_cm.jpg
Auteur : Alain Corbin
Éditeur : Flammarion 1982
Pages : 494

Il y a longtemps que je n'ai rien écrit. Mais il faut avouer que ce livre est un vrai pavé et que la lecture prend un certain temps. Je connaissais déjà cet ouvrage via mes études. Je n'avais vu que des extraits mais ceux-ci m'avaient beaucoup intéressé. Je me suis donc lancé dans l'ouvrage complet lorsque je l'ai remarqué en librairie. Corbin y étudie la manière dont la prostitution fut pensée, régulée et gérée au XIXe siècle en France. Ceci lui permet de décrire un modèle français de réglementarisme mais aussi ses mutations face aux différentes critiques dont celles des abolitionnistes. Pour cela l'auteur construit trois parties.

La première partie étudie le projet réglementariste en deux chapitres. Le premier permet d'étudier les discours qui existent au XIXe siècle sur la nécessité d'une réglementation de la prostitution. Corbin s'attache, en particulier, à étudier les propos de Parent- Duchâtelet. Le second chapitre permet non seulement de comprendre qui sont les prostituées mais aussi leur répartition et les procédures administratives qu'elles subissent. On y trouve aussi une étude des trois lieux principaux de la prostitution: la maison de tolérance, l’hôpital et la prison. Ces trois lieux fonctionnent ensemble pour contrôler la santé et les mouvements des prostituées via un enfermement.

La seconde partie est chargée de faire comprendre la mutation de l'enfermement en surveillance. Elle se constitue de 3 chapitres. Le premier permet à l'auteur de nous démontrer que malgré les discours et les dispositifs le projet réglementariste, tel qu'il le nomme, est un échec. En effet, non seulement les maisons de tolérances sont en déclin mais, en plus, les pratiques changent ou ne sont pas comptabilisées. Cet aspect est aussi développé dans le second chapitre. Le troisième, lui, permet d'analyser de la lutte contre le réglementarisme. Celle-ci se forme aussi bien dans les campagnes des abolitionnistes que dans les propos des socialistes. Plus important encore, les discours des anarchistes semblent particulièrement intéressants et l'auteur nous en offre une analyse frustrante car courte.

Enfin, la dernière partie permet de relier les critiques à la constitution d'un néo-réglementarisme qui est victorieux au début de la Première guerre mondiale. L'auteur nous offre ici deux chapitres. Le premier lui permet de traiter trois points. Tout d'abord l'arrivée de la peur du péril vénérien qui abouti à la mise en place de nombreuses associations de prophylaxie. Mais aussi la rumeur et la peur de la traite des blanches qui fait croire à un vaste réseau international de rapt alors que les données policières, selon l'auteur, sont plus nuancées. Enfin, Corbin analyse les discours qui tentent de créer une prostituée née autours des thèses anthropologiques italiennes et des thèses de Lombroso et de Pauline Tarnowsky. Le dernier chapitre permet de comprendre la raison de l'absence de projet législatif sur la prostitution ainsi que l'essor, au tout début du XXe siècle, d'une large et puissante observation des prostituées via la police et les médecins.

Au finale que penser de ce livre? Mis à part son aspect un peu ancien, la première édition est de 1978, je pense qu'il reste important pour comprendre la prostitution en France au XIXe siècle. De nombreux sujets sont pris en compte par l'auteur sans, pour autant, toujours tout nous offrir. On peut aussi utiliser ce livre comme base pour observer les pratiques durant la Première guerre mondiale. Mais, surtout, il permet de mettre en contradiction les pratiques réglementaristes du XIXe siècle, dans leurs points positifs aussi bien que négatifs, et les discours abolitionnistes de l'époque avec, quand c'était possible, les (ré)actions des principales intéressées.

Image: Site officiel

13/07/2014

Ironhand's daughter par David Gemmell

Titre : Ironhand's daughter51TPwvHOdvL.jpg
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 1995
Pages : 347

Les peuples de ce livre sont tous soumis à la loi d'une civilisation de guerriers sans pitié. Ils sont forts, ils sont brutaux et ils savent faire la guerre. Personne ne leur a résisté longtemps. Il y a des années les clans des Highlands ont tenté de les vaincre pour se faire massacrer. Actuellement, ils vivent en paix mais en inférieurs. Leurs coutumes sont interdites et la loi est formée pour les rendre dépendants. Mais il existe une prophétie. Alors que l'odeur de la guerre reviendra quelqu'un se lévera pour diriger les clans contre l'envahisseur. Ce leader réussira à unir tout le monde et à redonner sa fierté au peuple des highlands. Mais qui prendra ce rôle? Alors que l'envahisseur se prépare à détruire les clans son arrivée se fait attendre. Ou est-ce une préparation?

Ceci est le premier livre de Gemmell dans lequel une femme a le premier rôle. Il a déjà écrit des rôles féminins intéressants mais elles étaient toujours au second plan. Cette fois, nous suivons une héroïne et c'est rafraîchissant. Sigarni est donc une femme particulière. Elle est indépendante, capable de survivre seule et elle prend de nombreux amants. Autours d'elle Gemmell décrit une armée de nice guys qui ne souhaitent qu'une chose: se retrouver sous des draps avec elle. On découvre donc une femme qui dont faire d'énormes efforts pour que les hommes qu'elle a en amitié, et parfois en amants, ne se fassent pas d'illusions. Malheureusement, Gemmell décide aussi qu'une femme aussi importante pour son histoire doit passer par le viol pour se renforcer et comprendre sa mission. C'était, à mon avis, inutile. Le seul bien de ce passage est de montrer que même les hommes les plus moraux peuvent facilement devenir des violeurs dans un monde qui considère que le corps féminin leur appartient. Mais je n'ai pas du tout aimé ce passage qui baisse la qualité du livre à mon avis. Heureusement celui-ci est court et Gemmell revient rapidement à la véritable histoire: la transformation de Sigarni en reine guerrière.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Malgré certains choix discutables j'ai beaucoup aimé ce personnage et ses aventures.

  • Tolkien.

Image: Amazon

10:38 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ironhand's, daughter, gemmell, sigarni | | | |  Facebook

10/07/2014

Blue Ruin

Blue Ruin est le dernier thriller en date. Nous sommes aux USA actuellement. Un jeune homme, Dwight, vit en tant que SDF dans sa voiture bleu. Pour survivre il ramasse des déchets, mange dans les poubelles et s'introduit dans les maisons du coin pour faire sa toilette. Mais qu'est-ce qui a poussé Dwight à entrer dans cette vie? Les circonstances ou un acte particulier? Si cet homme a décidé de couper tous les liens avec sa famille et la société c'est à cause du meurtre de ses parents. Mais lorsque le meurtrier est libéré Dwight décide de retourner à la civilisation. Il compte bien se venger et venger sa famille. Mais cet acte pourrait-il être le début d'une vendetta plus importante et plus sanglante encore?

Je n'aime pas forcément les thriller. Je ne les déteste pas non plus. Mais ce n'est pas un style que j'apprécie et que j'aime regarder. Cependant, ce film paraissait particulier. L'ambiance me semblait intéressante et les critiques sont plus que positives. Et je pense qu'elles sont dans le vrai. Lorsqu'on suit Dwight on suit un homme brisé. Mais un homme brisé qui souhaite se venger. Tuer un homme, dans ce film, arrive souvent mais n'est pas simple. Il faut se préparer, il faut agir, il faut savoir comment utiliser une arme. Et, parfois, on se perd dans des conversations dangereuses. Une vengeance c'est aussi l'attente. Celle de porter ses coups mais aussi d'attendre celle des autres qui peuvent venir à tout moment. Le film montre très bien ces moments de solitude avant l'arrivée inévitable de personnes qui veulent vous tuer. En bref, c'est un film réussit avec des acteurs et actrices qui convainquent les spectateurs et spectatrices. Si vous aimez les thrillers vous devriez aimer ce film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Sanglant, un personnage principal maladroit, une histoire très bien mise en scène. Un bon thriller.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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08:37 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blue ruin, thriller | | | |  Facebook

07/07/2014

How to train your dragon 2

Il y a quelques années une adaptation arrivait sur nos écrans. Nous découvrions le petit village de Berk et son problème important de dragons. Mais le jeune fils du chef, Harold, apprenait que ces créatures ne sont pas aussi sauvages que tout le monde le croit. Et ce jeune homme a réussi à changer la manière de vivre de tout un village. De nos jours, après 5 ans, le village de Berk va beaucoup mieux. Les humains et les dragons vivent dans la confiance mutuelle et tout est fait pour que les deux parties du partenariat se sentent à l'aise. Alors qu'Harold et son partenaire Krokmou parcourent le ciel et la terre ensemble pour découvrir de nouvelles contrées et de nouveaux peuples ils tombent sur des chasseurs. Ces derniers sont sous les ordres d'un viking sans foi ni lois. Le village de Berk va devoir se préparer pour la guerre.

J'avais beaucoup aimé le premier film. On découvrait la construction d'une amitié entre deux êtres qui, a priori, ne se comprenaient pas. La mise en place de cette relation qui tient plus du partenariat que de la domestication continue à être thématisée dans ce  second film. En effet, alors que le grand méchant pas beau (il est méchant et vraiment pas beau) du film impose sa domination sur les Dragons, qu'il utilise pour dominer le monde. Harold et Krokmou montrent une relation différente. Les deux amis communiquent et forment leur relation sur la confiance mutuelle. Ceci est mis en parallèle avec la manière dont on peut devenir un chef. Faut-il se placer au-dessus des autres et se considérer en servant des personnes qui vous ont institué chef? Au final ce n'est pas un grand film mais un très bon film qui devrait plaire à tout le monde. Mais comment peut-on détester les dragons?

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. J'aime les dragons et ce film ne me fera pas changer d'avis. 

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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07:52 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dragon | | | |  Facebook

06/07/2014

Le miasme et la jonquille par Alain Corbin

Titre : Le miasme et la jonquille9782081212978_cm.jpg
Auteur : Alain Corbin
Éditeur : Flammarion 2008
Pages : 429

Nous vivons dans une société qui fait la chasse aux odeurs naturelles. Il faut, pour être civilisé, sentir bien, être propre. L'endroit dans lequel nous vivons doit aussi suivre certaines règles d'hygiènes. Ainsi, qui osera avouer ne pas faire le ménage pendant plus de deux mois? Acte qui ne peut se justifier que par des circonstances exceptionnelles. Mais cette manière de considérer l'odeur comme un problème qui doit être combattu n'est pas sans histoire. Alain Corbin, dans ce livre, se propose d'étudier comment, entre le XVIIIe et le XIXe siècle, les pratiques, discours et attitudes face aux odeurs se sont modifiés.

Pour ceci l'auteur construit son livre en 3 parties. La première, "révolution perceptive ou l'odeur suspecte", est formée de 5 chapitres. Ceux-ci permettent, tout d'abord, de comprendre que l'odeur de l'air impliquait un danger. Ainsi, de nombreux chercheurs de l'époque ont tenté d'analyser l'air pour comprendre son fonctionnement mais aussi ses caractéristiques plus ou moins mortelles. Mais le danger peut aussi venir de la terre. Alain Corbin nous montre un imaginaire de la terre comme d'un cloaque dans lequel les débris et restes se mêlent et risquent de se déverser sur nous. Ce mélange est si dangereux qu'il peut même impliquer la suppression de projets de constructions. En ce qui concerne les lieux sociaux ce sont les hôpitaux et les prisons qui semblent concentrer l'intérêt sur leurs odeurs. On apprend aussi que la médecine de l'époque considère l'odeur comme un signe de vitalité. Ainsi, l'hygiène risque de briser la santé. Alors qu'une odeur forte est un signe de vie saine. Corbin montre aussi une progressive perte de tolérance face aux odeurs. Celle-ci, selon l'auteur, passe des élites au peuple. Parallèlement, l'usage des parfums se répand pour cacher les odeurs naturelles.

La seconde partie concerne la purification de l'espace public. Alain Corbin analyse ce sujet dans trois chapitres. Tout d'abord, ce sont les stratégies qui l'intéresse. Comment peut-on supprimer les odeurs dans l'espace public? Il trouve trois méthodes. En premier lieu il est nécessaire de créer une barrière entre le malsain et le reste du monde. C'est dans son but que les routes sont pavées et les murs crépis. Une seconde méthode est la ventilation. Celle-ci concerne aussi bien l'eau que l'air. Pour purifier il est nécessaire que ces fluides soient mouvants. Enfin, il faut créer de l'espace entre les humains. Ce qui aboutit à l'apparition des lits individuels dans les hôpitaux. Ensuite, Corbin nous montre que la nécessaire purification doit se mettre à fonctionner avec les nécessités économiques. Une mauvaise odeur implique une perte d'engrais pour les campagnes et, donc, une perte d'argent pour la ville qui aurait pu revendre cette matière première. L'auteur termine en analysant les codes de l'hygiène imposé par les lois et règlements. Il montre aussi leur lien avec un contexte précis.

La troisième, et dernière, partie est constituée de 5 chapitres. Il est intitulé "odeurs, symboles et représentations sociales". Après une courte introduction Alain Corbin nous plonge dans le vif du sujet en analysant la représentation de la puanteur du pauvre. Alors que le XVIIIe considère que l'odeur dépend de plusieurs facteurs le début du XIXe crée une différence entre le riche, aéré, propre et à la bonne odeur et le pauvre, sale, puant, obscur. L'auteur continue en analysant les pratiques d'hygiènes dans les lieux d'habitations. Alors que la bourgeoisie accepte l'aération malgré le besoin d'intimité les classes plus modestes résistent fortement. Elles gardent des idées maintenant combattues sur la nécessité de garder les lieux fermés. Dans trois autres chapitres Alain Corbin nous montre comment les parfums sont utilisés voir même érotisés.

J'ai beaucoup apprécié ce livre qui permet de comprendre une histoire difficile à atteindre. La centralité des odeurs, telles qu'elle est analysée par Corbin, est impressionnante. On s'étonne devant les techniques et les discours qui se sont formés autours et qui montrent que nos pratiques d'hygiènes actuelles sont loin d'être naturelles. Non seulement en raison de problèmes techniques et matériels mais aussi à cause des différentes conceptions du sain et du malsain. Le propos de ce livre est dense et le volume est volumineux. Il demande un certain effort de concentration mais il en vaut la peine. Je ne peux pas assez le recommander.

Image: Éditeur