30/08/2014

Histoire de la sexualité 2: L'usage des plaisirs par Michel Foucault

Titre : Histoire de la sexualité 2: L'usage des plaisirsproduct_9782070746736_195x320.jpg
Auteur : Michel Foucault
Éditeur : Gallimard 1984
Pages : 339

Je continue dans mon exploration de la pensée de Foucault. Après avoir lu Surveiller et Punir et la premier tome de l'Histoire de la sexualité je me lance dans l'Usage des plaisirs le second tome de la l'Histoire de la sexualité. Je ne suis, bien entendu, pas un expert dans la pensée de Foucault je vais donc tenter de montrer au mieux de quoi ce tome est fait.

Tout d'abord, il faut noter que Foucault a changé son programme. Dans ce second tome il inaugure une étude de la sexualité dans l'antiquité. Il commence par les sources grecques. Celles-ci possèdent plusieurs thèmes que Foucault place en 5 parties. Le premier, "la problématisation morale du plaisir" est un moyen pour le philosophe de comprendre comment la Grèce antique pensait le plaisir. Y avait-il des pratiques considérées comme immorales et, donc, interdites, ou alors un autre modèle? Cette première partie lui permet de poser le décor pour le reste du livre qui analyse plus précisément les choses. Dans la seconde, intitulée "Diététique" Foucault montre que ce qui importe n'est pas la moralité de tel ou tel acte. Non, ce qui est pensé c'est la mesure avec laquelle on accomplit les actes. L'homme grec, car on parle surtout d'hommes dans les sources que Foucault utilise, doit se contrôler pour ne pas tomber un usage désordonné des plaisirs. Cet ordre se forme non seulement pour l'acte sexuel mais aussi pour les plaisirs que peuvent être la boisson et la nourriture.

La troisième partie, "Économique", examine le fonctionnement de la société grecque face aux relations sexuelles et la quatrième partie, "Érotique", étudie ce même sujet au point de vue des garçons. Alors que la femme, dans le mariage, est subordonnée mais libre le garçon est égal, ou du moins le deviendra, et libre. Ceci implique un fonctionnement différent de la relation. Les femmes sont censées obéir et former une maisonnée. Les garçons doivent résister aux attentes mais aussi, et surtout, devenir des amis après avoir été des amants. Bien que les relations sexuelles ne soient pas pensées de la même manière qu'aujourd'hui, l'homosexualité n'existait pas en tant que catégorie, cela ne veut pas dire que les relations doivent être identiques. Foucault termine son livre sur un essai qui analyse ce que serait le vrai amour.

Il faut bien le dire: la lecture n'est pas facile. Foucault n'a jamais été un philosophe dont l'accès était aisé. Ceci est encore plus vrai que cette histoire de la sexualité lorsque, comme moi, on n'a pas une culture très approfondie de l'histoire antique grecque. De nombreux termes grecs me sont inconnus bien que les sources utilisées ne soient pas toutes méconnues de ma part. Bien que la lecture ne soit pas facile, et que je ne puisse pas affirmer avoir compris l'entier du propos, je pense que ce tome permet de remettre en question certains propos qui sont tenus aujourd'hui. Au lieu d'une existence naturelle des relations entre hommes et femmes Foucault montre, ici, que celles-ci sont pensées différemment dans l'histoire et que même dans une époque donnée il existe un grand nombre de discours différents. Ce livre est donc un bon moyen de démontrer que la morale est avant tout une construction culturelle et qu'elle peut se modifier selon les époques.

Image: Éditeur

24/08/2014

The Rigante 2. Midnight Falcon par David Gammell

Titre : The Rigante 2. Midnight Falcon9780345432360?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Corgi 2000
Pages : 543

Une génération a passé. Connavar est devenu le roi des tous les clans. Il est aussi le premier à avoir vaincu une armée venue de la cité de Roc. L'homme est une légende. Mais toutes les légendes ont des ombres. L'une d'entre elles est Bane le fils bâtard du roi. Ce dernier ne l'a jamais reconnu ni n'a voulu ne serais-ce que regarder la mère du garçon. Bane a vécu seul et repoussé par la famille du roi. Cette jeunesse en a fait un homme dur et violent. Après une bagarre il décide de s'exiler en compagnie de l'un de ses amis qui souhaite visiter la cité du Roc. Son exil devient vite une vengeance et chacun de ses pas lui permet d'avancer dans la direction de la mort et d'observer que la beauté de Roc cache un cœur diabolique.

Ce qui est frustrant avec Gemmell c'est qu'il a l'habitude de préparer un événement pour, ensuite, ne pas en parler. Pour ce second tome nous sommes exactement dans ce cas. Le grand événement que devait être la défense du pays des tribus Rigante est laissé dans le passé alors que l'on observe le fils, Bane, changer. Bien que sa jeunesse soit très différente la manière dont Gemmell le fait changer est similaire au caractère de son père, Connavar. Un jeune homme en colère cherche vengeance et apprend qu'il y a mieux dans la vie. Même sa connaissance du grand amour est similaire. Ainsi, il n'y a rien de bien différent dans ce tome. On retrouve des personnages similaires mais dans des contextes différents. Pourtant l'histoire fonctionne. Mieux, certains points sont raccordés ensembles. J'ai donc, malgré tout, beaucoup apprécié ma lecture.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un second tome dans la même veine que le premier. On ne baisse pas en qualité mais on ne monte pas non plus.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

13:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rigante, midnight falcon, gemmell | | | |  Facebook

23/08/2014

Les gardiens de la galaxie 1 par Brian Michael Bendis, Steve McNiven, Sara Pichelli, Mike Avon Oeming, Mike Del Mundo, Ming Doyle, Yves Bigerel

Titre : Les gardiens de la galaxie 1
Auteurs : Brian Michael Bendis, Steve McNiven, Sara Pichelli, Mike Avon Oeming, Mike Del Mundo, Ming Doyle, Yves Bigerel
Éditeur : Panini 04.06.2014
Pages : 144

Ce premier tome publié dans la collection marvel now contient les épisodes 0.1 et 1-3. Alors que nous venons de voir les Gardiens au cinéma marvel et panini, quelle surprise, décident de publier une nouvelle série concernant les avengers de la galaxie. Alors que le groupe se reforme son leader, Peter Quill alias Star-Lord est convoqué par père. La Terre est intouchable. Toutes personnes qui interagit avec cette planète sera arrêtée. Cependant Quill a conscience qu'une telle loi ne fait qu'attiser la curiosité des empires aliens. Il s'allie donc avec Iron Man pour défendre la Terre.

Je trouve ce premier tome bizarrement constitué. L'épisode 0.1 permet de placer l'histoire de Star-Lord pour les gens qui, comme moi, n'y connaissent rien. Les autres épisodes suivent de manière parfaitement logique ce qui se déroule sur Terre. Mais les dernières pages nous placent face à des introductions sur les autres membres de l'équipe. Je me demande si ceux-ci ne seraient pas mieux au début du tome. Mis à part ceci j'ai trouvé l'histoire intéressante. Il est clair qu'elle n'est pas terminée. En effet, on observe le père de Peter prendre une décision et la justifier (de manière parfaitement logique d'ailleurs). Mais pourquoi agi-t-il ainsi? L'enquête ne semble être qu'au début. L'équipe est la même que dans le film et nous trouvons donc les personnages qu'on apprécie. Au final un bon premier tome.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un bon premier tome avec des personnages que j'apprécie et une enquête qui ne fait que commencer.

  • Tolkien.

Image: éditeur

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17/08/2014

Herculine Barbin dite Alexina B. présenté par Michel Foucault

Titre : Herculine Barbin dite Alexina B.product_9782070144075_195x320.jpg
Auteur : Herculine Barbin
Éditeur : Gallimard 2014
Pages : 258

Nous sommes à la fin des années 70. Alors que Foucault travaille sur son Histoire de la sexualité il tombe sur un texte édité par Tardieu. Après quelques recherches il décide de créer un livre autours de celui-ci. Longtemps il fut difficile de retrouver ce livre mais, cette année, Gallimard a décidé de rééditer. Dans cette nouvelle édition nous avons 5 "parties". La première est une préface écrite pour Foucault pour l'édition américaine. Foucault y explique en particulier que le XIXe siècle voit la réussite d'une nouvelle vision des sexes par la science médicale. Alors que pendant le Moyen Âge, selon Foucault, les hermaphrodites pouvaient choisir leur sexe, l'époque du XIXe impose un examen médical pour trouver le "vrai sexe" de la personne. Ainsi, l'histoire d'Herculine est celle d'une femme qui était, pour les médecins, véritablement un homme.

La seconde partie est constituée des mémoires d'Herculine / Abel Barbin. Celles-ci sont malheureusement incomplètes et ne couvrent que les années de vie en tant que femme. Les mémoires sont écrites aussi bien au masculin qu'au féminin avec un changement selon l'époque. On y découvre comment une femme se rend compte d'une "bizarrerie" dans sa vie puis agit pour tenter de la comprendre. On y observe aussi le comportement des autorités aussi bien ecclésiastiques que médicales face à un cas qualifié d'exceptionnel. Ces mémoires sont complétées par la troisième partie qui ajoute des coupures de journaux ainsi que deux rapports de médecins. Ces rapports sont en grande partie constitués d'un examen de l'anatomie. Le premier a lieu pour justifier du changement de sexe tandis que le second se fait post-mortem après le suicide de celui qui fut Abel Barbin après avoir été Herculine. Ces documents sont suivis d'une histoire romancée et inspirée des mémoires. Elle est écrite par un certain Oscar Panizza. Cette histoire lui permet surtout de dépeindre un scandale dans un couvent.

Enfin, la dernière partie est constituée d'une postface écrite par Eric Fassin. Le chercheur y explique l'intérêt des mémoires d'Herculine / Abel pour les études genre et, surtout, pour les études sur le lien entre le sexe et le genre. En effet, Herculine / Abel ne s'intéresse pas vraiment à ses organes génitaux pour décider de son genre. Elle prend en compte le rapport hétérosexuel. Les médecins qui l'on examiné-e, par contre, fondent leur avis sur l'examen précis des organes génitaux. Bien que l'on pourrait considérer que Herculine / Abel a subi une décision Eric Fassin nous met en garde. En effet, les mémoires permettent de comprendre que ce changement était voulu par Herculine / Abel. Elle a agit en sa direction alors que d'autres personnes conseillaient de se taire.

Ce livre retrouvé permet donc d'illustrer la difficulté d'assigner un genre. En effet, entre les observations médicales et les volontés personnelles la différence est grande même si le but se rejoint. Ces mémoires et les annexes sont un moyen de montrer, par la marge, les effets de l'imposition d'un sexe naturel ou vrai. C'est parce qu'il fallait catégoriser Herculine /Abel que les ennuis qu'elle / il connut virent le jour.

Image: Éditeur

15/08/2014

Justice League. L'autre Terre par Grant Morrison et Frank Quitely

Titre : Justice League. L'autre Terre9782365775137-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Grant Morrison et Frank Quitely
Éditeur : Urban comics 20 juin 2014
Pages : 144

La Terre de la Justice League n'est pas la seule. Il existe une multitude de mondes parallèles. L'une d'elles est l'exact inverse de celle que nous connaissons. Alors que la Justice League se bat pour la justice dans un monde qui tente d'entrer en paix cette autre Terre est très différente. Il s'y trouve des opposés des membres de la Ligue. Ils sont regroupés dans un syndicat du crime et font régner la terreur dans un monde corrompu et en guerre. Un homme s'en échappe et vient demander l'aide de la Ligue de Justice pour redonner de l'espoir au peuple de son monde. Cet homme est Lex Luthor le dernier héros du monde. Mais la Ligue pourra-t-elle accomplir sa mission? Et quels seront les conséquences?

Quand on observe les aventures de la Ligue il y a une question qui revient souvent en tête. Que se passerait-il si ces héros changeaient de camp? Cette histoire permet d'y répondre. On voit des personnages qui, au lieu d'être des parangons de vertu qui se font confiances les uns les autres, sont des êtres égoïstes, méprisants et dont le lien peut se briser d'un moment à un autre. L'histoire a aussi un intérêt sur la question des effets qu'ont les actes des membres de la Ligue. Dans un monde corrompu est-ce que 48 heures d'actions héroïques suffisent? J'ai aussi apprécié les bonus qui permettent d'entrer dans le travail de préparation. En effet, on y trouve des recherches sur les personnages, un scénario ainsi que quelques planches. Je suis donc très heureux de mon achat.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Bien que l'histoire soit courte et que je voudrais en savoir plus sur de nombreux points j'ai, globalement, beaucoup apprécié de comic.

  • Tolkien.

Image: éditeur

Batman: The Dark Knight returns (parties 1 et 2)

Cet animé est basé sur un comic de Frank Miller baptisé The Dark Knight returns. Nous sommes dans le futur - du moins un futur tel qu'il pouvait être imaginé en 1986 - depuis 10 ans les super-héros ont accepté de se mettre à la retraite suite à des mouvements de protestations. Batman est devenu une simple légende dont la réalité est mise en doute. Même le commissaire Gordon est sur le point de partir à la retraite. Cependant les rues de Gotham sont de moins en moins sécurisées. Un nouveau gang qui se dit mutant attaque les citoyens de la ville sans aucune craintes et menace même Gordon et la mairie. Alors qu'un ancien ennemi refait surface Batman se décide à sortir de sa retraite pour nettoyer Gotham. Mais son retour ne passe par inaperçus ni pour le Joker ni pour Superman.

Frank Miller est au centre d’œuvres qui ont été récemment adaptées au cinéma. Je parle de 300 et de sin city. Cette œuvre est basée sur un comic qui a reçu de nombreuses critiques positives. On serait face à l'une des meilleures histoires de Batman. Mais, n'ayant pas lu le comic, je ne le critiquerais pas. Je peux simplement dire que l'animé est probablement beaucoup plus simpliste. On se trouve face à un Batman âgé extrêmement violent. Il n'hésite pas à faire du mal. Mais ce héros a toujours eu un côté très sombre. Ce qui m'a choqué, par contre, c'est son dernier acte face au Joker. Je n'ai, personnellement, pas trouvé le Batman que je connais. Ce n'était plus un héros sombre et violent mais qui mesure ses coups mais un fou qui n'hésite plus à tuer et à affronter l'armée et la police. De ce point de vue je trouve le Joker beaucoup mieux caractérisé. On se trouve bel et bien face à un fou dangereux. Mis à part cela j'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment d'histoire dans cet animé. On se contente de placer Batman face à différents criminels et à mettre en scène les combats. Enfin, on sent dans cet animé une opinion politique très tranchée. Tous les personnages qui font mines de critiques Batman sont dépeints soit comme ridicules soit comme mesquins alors que leurs arguments sont légitimes. L'impression qui en sort est que Miller considère que les personnes qui défendent un point de vue opposé au sien n'ont aucune légitimité et leurs propos doit être ridiculisé par tous les moyens. Par exemple, le psychiatre le plus opposé à Batman est une sort de gourou hippie au discours pseudo-mystique. Cet aspect a eu, je l'avoue, un effet négatif sur mon plaisir.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé intéressant avec une dernière partie que j'attendais beaucoup. Mais un discours politique que je trouve difficile à avaler.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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Batman: Assault on Arkham

Alors qu'Amanda Waller s'attaque au Riddler Batman l'intercepte et empêche la police de l'interroger. Car ce dernier à une question très importante à lui poser. Mais Waller s'en fiche. Elle veut le Riddler à tous prix. Malheureusement pour elle il est enfermé dans la passoire la mieux gardée de Ghotam: Arkham. Pour y entrer il faut soit être arrêté soit être fou. Heureusement, elle se trouve à la tête d'un programme secret du gouvernement des États-Unis. Celui-ci permet d'utiliser des prisonniers sans espoirs de libérations pour des missions à la fois impossibles et extrêmement dangereuses sans soutien officiel du gouvernement. Ce programme se nomme Suicide Squad. Et sa mission est d'infiltrer Arkham pour retrouver le Riddler sans attirer l'attention ni des gardes ni de Batman.

Ce film est basé en grande partie sur la suite de jeu Arkham. Les personnes qui y ont joué retrouvent donc des lieux familiers et des personnages enfermés. Même le graphisme suit les jeux. Mais ce film se déroule en dehors des histoires que l'on connaît. Ce n'est pas non plus un vrai Batman puisque le film se contente de le faire apparaître de temps en temps. Par contre, on se retrouve face à un animé bourré d'action. Les relations entre les différents personnages sont plutôt savoureuses. Harley, par exemple, est totalement folle et c'est exactement ce qu'il faut. Cependant l'histoire n'est pas vraiment développée. Le film est surtout un moyen de voir de l'action dans un bâtiment culte de Gotham. Je note aussi une sexualisation inutile des personnages féminins. Ceux-ci sont souvent dénudés sans qu'il y ait un véritable intérêt à cela. Encore une fois la production fait dans la facilité en ne s'adressant qu'aux hommes ados hétéros.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé basique mais qui fonctionne bien et que j'ai aimé regarder malgré l'inutile sexualisation des personnages féminins.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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10:53 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, suicide squad, arkham | | | |  Facebook

14/08/2014

Les Gardiens de la Galaxie

Quand j'ai entendu parler des Gardiens de la Galaxie pour la première fois j'étais un peu sceptique. Comment créer un film qui puisse fonctionner avec un arbre parlant et un raton-laveur dans un environnement que personne ne connaît et qui respire le kitsch? Lorsque j'ai vu la première bande annonce cette impression a rapidement laissé la place à de l'impatience. Le teaser donnait l'impression d'un film d'action bourré d'humour. Je ne pouvais donc pas laisser passer une journée après la sortie pour le voir. Le film nous fait d'abord suivre Peter Jason Quill. C'est un voleur de petite nature qui se balade de planètes en planètes pour trouver des choses plus ou moins intéressantes. Suite à un petit qui pro quo une mise à pris est mise sur sa tête. C'est à ce point de l'histoire qu'il rencontre Rocket, Groot, Gamora et Drax. Après quelques explications musclées les cinq compagnons décident de se lancer dans une quête pour s'attaquer à la plus grosse menace de la galaxie: Ronan.

Tout aurait pu mal tourner dans ce film. L'image est kitsch au possible avec des aliens de toutes les couleurs et des vaisseaux qui suivent le même schéma. Les personnages sont peu connus du grand public (ce qui m'inclut) et il aurait pu être difficile de s'attacher à un arbre qui ne parle que trois mots. Enfin, le contexte est assez peu expliqué et les méchants peu charismatiques (ou es-tu Loki?). Et pourtant ça fonctionne. Largement parce que les scènes sont bien pensées. Malgré quelques longueurs on se plaît à observer les cinq bras cassés se frayer un chemin dans la galaxie. Les combats sont aussi magnifiquement mis en scènes. Le second facteur qui explique que ce film marche est, à mon avis, l'humour. Au lieu de prendre au sérieux le côté space opera de ce film, ce qui l'aurait mis en concurrence avec les classiques du genre, il a été décidé de se moquer des poncifs de ce type de films. Cependant, il n'y a pas que du bon.

Je suis particulièrement déçu par le traitement de Gamora. Ce personnage, l'une des quatre seules femmes du film (la mère de Quill, Nova Prime et Nebula sont les autres) est une guerrière sans commune mesure. Ceci ne l'empêche pas de ne se battre que contre sa nemesis féminine. De plus, la réalisation la place trois fois sous la forme d'une princesse en détresse que Quinn doit sauver (et réussit puisque c'est un mâle). Il faut aussi noter les scènes particulièrement peu subtiles qui sexualisent le corps de Gamora sans que ceci ne soit utile. Bref, un personnage qui a un passé et une véritable complexité mais qui a été sacrifié sur l'autel du mâle nécessairement héros et de la femme nécessairement en détresse. Quand on ajoute à cela le caractère de playboy sans réflexions de Quinn on ne peut que déplorer un film qui ne prend pas de risques sur ce point.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. J'avais des craintes mais c'est une très bonne surprise. Je déplore tout de même, encore une fois, les rôles féminins à la fois peu nombreux et caricaturaux. Quand apprendront-ils?

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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13/08/2014

The Rigante 1. Sword in the storm par David Gemmell

Titre : The Rigante 1. Sword in the storm9780345432346?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : del rey 2001
Pages : 439

Le jeune Connavar est le fils d'un lâche. C'est, du moins, ce qu'il croit. Toute son enfance est donc consacrée à devenir l'homme qu'il souhaite être: célèbre et sans failles. Ces efforts lui permettent de devenir une légende parmi son peuple. Le jeune homme qui a combattu l'ours. Mais une rumeur vient à ses oreilles. Sur le continent, au-delà de la mer, se cacherait une civilisation de guerriers. Ses armées seraient invincibles. Connavar souhaite enquêter et tombe sur la plus grosse menace pour son peuple. Il doit maintenant préparer la guerre s'il veut vaincre.

Nous retrouvons les thèmes classiques de Gemmell. Un jeune homme ne souhaite que la gloire et apprend à devenir un guerrier redoutable. Mais des événements extérieurs lui imposent de se préparer pour devenir un leader. Cette fois Gemmell nous place dans un monde qui ressemble fortement aux débuts des légions romaines. Roche ressemble fortement à Rome tandis que les différentes tribus rassemblent les différents celtes. On y trouve aussi le discours classique sur les armes et la force qu'elles impliquent. Bien que ce premier soit classique je l'ai trouvé plus intéressant que la plupart. On découvre un enfant mais on le voit grandir et prendre part à de nombreux combats. Plus important, plutôt qu'un homme parfait on découvre un homme qui craint ses imperfections. En bref, un bon premier livre. Par contre, il est dommage de ne pas avoir développé plus avant certains personnages féminins. Comme toujours chez Gemmell elles ont avant tout un rôle de pacification pour le mâle où de discorde.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un premier tome plutôt intéressant. A voir comment la suite se présentera.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

08:39 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gemmell, rigante, sword in the storm | | | |  Facebook

09/08/2014

Justice league 3 Le trône d'Atlantide par Geoff Johns, Ivan Reis, Paul Pelletier et Tony Daniel

Titre : Justice league 3 Le trône d'Atlantide9782365773591-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis, Paul Pelletier et Tony Daniel
Éditeur : Urban comics 25 avril 2014
Pages : 208

Ce troisième tome édité par Urban Comics contient les épisodes 13-17 de Justice League et les épisodes 14-16 d'Aquaman. La Ligue se remet tout juste de l'attaque perpétrée contre Steve Trevor. Alors que leurs activités reprennent leur routine malgré un manque de confiance croissant de la population et une inquiétude de la part des États un événement va tout précipiter. En effet, des missiles ont atteint la mythique Atlantide. Le roi décide donc de se venger et d'attaquer la côte des États-Unis. Boston, Metropolis et Ghotam sont atteintes. La Ligue sera-t-elle suffisante pour stopper toute une armée?

Les deux premiers tomes étaient plutôt moyens. Mais j'étais nouveau dans le domaine - du moins encore plus que maintenant - et j'aimais bien l'idée. Dans ce troisième tome nous avons enfin quelque chose de plus intéressant. Malgré un premier épisode assez peu intéressant mais qui place un élément pour le futur et qui donne une impression de secret le reste est assez bon. Pour être honnête c'est surtout ce qui concerne Aquaman qui est bon. Ce dernier est mis au centre des événements et place loin dans l'ombre tous les autres membres de la Ligue. Quant aux autres personnages ils sont tout simplement transparents. Le tome est donc principalement porté par ce personnage. Il reste à voir comment la suite se formera et si elle m'intéresse.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Enfin un tome intéressant avec un Aquaman en grande forme. Dommage que les autres personnages soient si oubliés.

  • Tolkien.

Image: éditeur

Surveiller et Punir. Naissance de la prison par Michel Foucault

Titre : Surveiller et Punir. Naissance de la prisonproduct_9782070729685_195x320.jpg
Auteur : Michel Foucault
Éditeur : Gallimard 1975
Pages : 360

La prison, la justice, la gestion de la délinquance sont des thèmes qui font régulièrement l'actualité. Mais d'où viennent ces différentes formes de réponses à l'illégalité? Alors que les prisons sont en ébullition en France, tandis que le Groupe Info Prisons fait ses premiers pas, Michel Foucault décide de faire la généalogie de la prison après avoir analysé l'enfermement des fous et des malades.

Foucault analyse cette histoire en quatre parties. La première, nommée supplice, ainsi que la seconde, punition, permettent à Foucault de montrer que, avant le secret de la prison, la peine devait être subie en publique. Tout l'appareil lancé contre la délinquance visait à créer un spectacle que les gens honnêtes se devaient de voir et même, parfois, de réagir face à des décisions trop ou pas assez sévères. Les pendaisons avaient lieu en publique après une cérémonie d'aveu de la part de la personne coupable. Aveu qui pouvait permettre d'attaquer des complices.

La troisième partie, discipline, est celle que je trouve la plus intéressante. En effet, on y trouve de nombreux concepts qui peuvent nous permettre de mieux comprendre comment fonctionne, en partie, notre société. Le premier chapitre parle des corps dociles. Dans celui-ci nous trouvons les discours qui théorisent la disciplinarisation des corps des citoyens. Celle-ci se forme aussi bien dans la caserne que dans les écoles. Le moyen est de contrôler plusieurs choses dont l'espace, les activités, le temps et leur combinaison. Le second chapitre nous offre une réflexion sur le dressement. Ce qui m'y a le plus intéressé est l'analyse des examens. Ceux-ci permettent non seulement de classer mais aussi de normaliser les connaissances et les résultats de chacun en direction d'un idéal précis d'utilité pour la société. Enfin, nous avons le chapitre nommé panoptique. Ce concept est probablement l'un des plus intéressants, en tout cas selon moi, de la réflexion de Foucault. En effet, à travers une idée architecturale Foucault découvre un dispositif de pouvoir. Un dispositif qui permet de penser la surveillance totale et anonyme de toute une population. Bien que le panoptisme soit un idéal impossible à atteindre, et heureusement, il reste très intéressant à utiliser pour comprendre notre société actuelle et ses envies de surveillance. Enfin, la dernière partie s'intéresse à la prison. Foucault y analyse autant la mise en place de l'idée de prison, son architecture, que le lien entre la justice et la délinquance. Autrement dit, comment la délinquance fonctionne en relation avec la prison. Là encore, on trouve des analyses intéressantes pour la réflexion actuelle.

Au final je ressors d'un livre dont j'ai souvent lu des extraits. C'est un ouvrage qui m'a offert beaucoup pour ma réflexion bien que je le regarde d'une manière critique. Foucault fait une histoire basée sur les discours mais n'observe pas vraiment les pratiques. Ainsi, les exemples de règlements qu'il nous offre n'ont probablement jamais pu être mis en place. Ce que Foucault nous offre ce sont donc des outils que l'on peut utiliser pour comprendre notre société. Et ces outils, avec la réflexion qui y est liée, m'intéressent beaucoup.

Image: Éditeur

08/08/2014

Lucy

Lucy c'est LE film qui agite le monde du cinéma cette semaine. Il est très attendu et tout le monde en parle. Comment aurais-je pu éviter d'aller le voir? Nous sommes a Taipei. Une jeune étudiante du nom de Lucy se fait piéger par des trafiquants de drogue. Elle doit faire un travail de mule avec trois autres personnes. Si elle parle à la police elle meurt ainsi que sa famille. Mais quelque chose d'imprévu se produit. La drogue s'enfonce dans son organisme. Elle se rend immédiatement compte que celle-ci lui a offert des capacités importantes. Mais que faire de celles-ci?

Ce fonctionne si on tente d'oublier les incohérences ainsi que tout ce qui ne devrait pas être fait quand on est un scénariste de talent. Ainsi, Lucy est plein d'incohérences, de scènes inutiles, de problèmes mais il réussit tout de même à être un film d'action efficace servi en cela par Scarlett Johanssen. Par exemple, l'idée que nous n'utiliserions que 10% de nos cerveaux est tout simplement fausse. Ce ne serait pas si grave si tout le propos du film n'était pas basé sur ce point. Le professeur incarné par Morgan Freeman ainsi que la voix off ne sont que des digressions sur le thème. On peut aussi parler des scènes off qui sont un choix audacieux que tout le monde ne va pas apprécier. Il faut ajouter des personnages caricaturaux tout droit sorti d'une série policière des années 90. Bref, ce film devrait largement être considéré comme un navet mais un navet qui marche. Mon conseil, après réflexion, serait de déconseiller d'aller au cinéma pour le voir.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Le vrai point positif est sa durée puisque on sort très vite de la salle. Ainsi nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Mais est-ce suffisant pour sauver ce Besson?

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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07:50 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

01/08/2014

The invincible Iron Man 2: Dislocation par Matt Fraction et Salvador Larroca

Titre : The invincible Iron Man 1: Dans la ligne de mire
Auteurs : Matt Fraction et Salvador Larroca
Éditeur : Panini 24.04.2013
Pages : 264

Ce second tome édité par Panini regroupe les épisodes 15 à 24 couvrant la fin de World's Most Wanted et Stark Disassembled. Nous reprenons l'histoire là où Panini nous avait forcé de la quitter. Soit alors que Madame Masque tenait Tony Stark Et Peper Potts dans son viseur. Cependant ce n'est pas la fin de la cavale de Tony. En effet, il doit encore terminer d'effacer son cerveau. Mais plus il le fait moins il est capable de réfléchir et de se souvenir. Alors que Osborn est au mieux de sa forme. Leur rencontre, quand elle se déroulera, pourrait bien être explosive. Et les conséquences se trouvent dans le second arc.

Je n'ai pas voulu trop en dire. Mais ais-je apprécié ce début de run de Fraction sur un Tony Stark poursuivi et affaibli? On continue, en fait, sur la même veine que dans la seconde partie du tome 1. D'une certaine manière il est dommage d'avoir séparé ces deux parties car elle me semble artificielle. Ainsi, on retrouve un Tony de plus en plus faible qui fuit un Osborn de plus en plus fort. Plus intéressant, on nous montre un HAMMER pas aussi uni que l'on pourrait le croire. Les planches durant lesquelles Maria Hill, Peper Potts et la Veuve Noire se retrouvent sont très intéressantes de ce point de vue. Le second arc nous plonge dans les culpabilités de Stark. En effet, ce long arc est rempli de sa recherche envers une volonté de vivre malgré ses erreurs. Malgré le lien avec le reste des événements du Dark Reign on comprend ce qui se déroule puisque tout est concentré autours de Stark. Mais des éléments extérieurs nous sont offerts. De plus, ce comics reste en dehors des batailles spectaculaires pour se concentrer sur la psychologie des personnages et leurs interactions. Je suis donc toujours aussi content.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Dans la continuité sans perte de qualité. On humanise un peu plus un héros parfois trop distancié.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

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Dawn of the planet of the apes

Il y a 10 ans les recherches d'un laboratoire de génétique ont très mal tourné. Alors que le médicament ne fonctionne pas les singes sur lesquels il était testé se sont échappé en démontrant de remarquables capacités cognitives. Mais l'humanité n'a pas eu le temps de s'en inquiéter. Car ce même médicament s'est révélé être un piège. Sur l'humain son effet est de plus désastreux. Dix ans plus tard César a fondé une colonie près de San Francisco. Leur civilisation se construit petit à petit alors que les humains semblent avoir disparu. Mais un groupe a réussi à survivre en ville. Ceux-ci ont besoin de traverser le bois pour atteindre le barrage et le relancer. Leur rencontre pourrait déboucher sur une paix durable où sur la guerre.

Lorsque j'avais vu le premier film, il y a quelques années, j'étais sorti de la salle en ayant reçu beaucoup de plaisir. Une suite était logique et je l'attendais avec un grand intérêt. Mais que vaut-elle? Tout d'abord résumer les événements de la pandémie via des spots TV est une très bonne idée. Ceci nous permet de comprendre ce qui s'est déroulé sans s'attarder sur des détails inutiles. Se concentrer sur les singes et leur jeune civilisation est aussi un très bon point. Les humains sont clairement en perte d'influence alors que les singes remplissent ce vide. Cependant, le film ne réussit pas à atteindre son objectif. Alors que l'intrigue est des plus basiques sans aucune surprise de nombreux autres points me posent problèmes. Par exemple, les deux familles principales fonctionnent exactement de la même manière. Le mâle est un gentil qui tente d'atteindre la paix par le dialogue. Le fils est un jeune ado révolté. La femme est la nourricière ou l'infirmière et reste en dehors de l'écran la majeure partie du temps. Dans les deux camps on trouve un personnage stupide qui souhaite la guerre. Et le résultat ne se fait pas attendre. Ou plutôt si, car les spectateurs comprennent tout 5 minutes après la première apparition des humains. Je note aussi la musique sans intérêt et de jolies scènes symboliques mais mal maitrisées. Un film peu subtil et décevant.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Aucune subtilité, aucun intérêt, une déception. Il vaut mieux attendre son passage à la TV que d'acheter un billet.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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15:10 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : la planète des singes | | | |  Facebook

The hawk eternal par David Gemmell

Titre : The hawk eternal
Auteur : David Gemmell
Éditeur : del rey 2005
Pages : 356

Lors du tome précédent nous avions fait la connaissance de Sigarni. Une femme dont les ancêtres étaient rois et reines des montagnes. Après avoir dû tout faire pour stopper une invasion elle fut elle-même nommée à la tête de tous les clans. Mais ce n'est pas la première menace qu'ont connu les clans. Il y a des siècles une population guerrière, les Aenirs, avaient tout fait pour détruire les clans. Les héros de l'époque ont fort à faire pour résister. Mais une femme a prévu l'arrivée d'une reine en ces temps. Une reine qui sauvera les clans.

Je suis le premier à aimer les voyages dans le temps et les dimensions parallèles. Après tout je regarde Doctor Who et j'ai aimé Sliders. Le problème c'est que l'utilisation de ces idées doit être particulièrement bien maitrisé si on ne veut pas créer la lassitude ou l'incompréhension. Ce n'est pas le cas de Gemmell qui donne l'impression de se perdre entre ses intrigues et ses personnages. Alors qu'il essaie difficilement de remplir tous les trous qu'il a laissé dans son histoire le lecteur est perdu et ballotté entre plusieurs époques et mondes. En bref, un livre assez mauvais.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette. Confus et très peu maitrisé. Un livre à oublier.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

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14:56 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hawk eternal, hawk queen, gemmell | | | |  Facebook