31/10/2014

Batman 1. La cour des hiboux par Scott Snyder et Greg Capullo

Titre : Batman 1. La cour des hiboux9782365770415-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder et Greg Capullo
Éditeur : Urban Comics 8 juin 2012
Pages : 176

Ce premier tome de Batman contient les épisodes 1-7 publiés dans l’édition originale Batman vol. 1 : The court of owls. Batman est revenu à Gotham. Il s’offre un petit comité de bienvenue avec une évasion à Arkham. Mais Batman est, dans la réalité, Bruce Wayne. Mis à part d’être le Batman ce dernier a un plan pour Gotham. Il souhaite rénover la ville afin d’attirer les investisseurs. Ce qui lui permet d’être approché par le candidat à la mairie. Durant ce temps la police découvre un homme poignardé à de multiples reprises et cloué à un mur. Sa mort, des indices ainsi qu’un nouveau vilain pointent du doigt en direction d’une comptine pour enfant. Celle-ci parle d’une cour des hiboux qui aurait la véritable propriété de la ville. Alors qu’il croyait connaître sa ville Batman va devoir apprendre qu’il y a encore de nombreux secrets et que sa ville n’est pas sienne.

Il m’a fallu du temps pour acheter ce tome car je n’étais pas certain du graphisme. Cependant, les critiques très positives m’ont convaincu de tenter l’essai. Et j’en suis très heureux. Toute la question de ce premier tome est Gotham. Elle est partout, elle est presque vivante et Batman est certain d’être son allié voir son ami intime. Certaines sont directs en ce qui concerne ce point. Ce premier tome place Batman face à la réalité. La ville n’est pas son amie. Elle est un être mystérieux avec de nombreux secrets. A ce point de vue il faut saluer l’épisode du labyrinthe qui place Batman face à un environnement qu’il ne connaît pas mais qu’il tente d’apprivoiser. La folie de plus en plus importante de Bruce est particulièrement bien mise en scène alors qu’il déambule. Bien que ceci soit déroutant le changement de sens des pages est une idée intéressante. J’attends de voir ce que vaut le second tome qui continue cette histoire.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un premier tome de Batman qui m’a convaincu d’acheter le second. J’apprécie beaucoup la manière dont Batman a été lié à Gotham.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

Y le dernier homme 1 par Brian K. Vaughan, Pia Guerra et José Marzán JR

Titre : Y le dernier homme 19782365771108-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan, Pia Guerra et José Marzán JR
Éditeur : Urban Comics 26 octobre 2012
Pages : 256

Ce premier tome regroupe les numéros 1-10 publiés dans l’édition originale Y, the last man deluxe edition book 1. Nous sommes en été 2002. Tout semble se dérouler comme prévu dans un jour ordinaire. Yorrick parle à sa petite amie et future fiancée, sa mère la représentante Brown prépare les prochains votes, l’agent 355 fait… eh bien on ne sait pas trop et Alter, une soldate israélienne fait son travail de militaire. Dans 29 minutes exactement tout va changer. Tous les mâles humains où non vont mourir d’un seul coup. Le monde entier entre dans une période d’anarchie alors que les dirigeants militaires, politiques et économiques meurent. Il aurait fallu sérieusement penser à la parité avant ça… Cependant, dans ce chaos il reste un homme et un singe mâle. Yorrick et son compagnon tentent de traverser le pays pour retrouver sa famille et, si possible, trouver pourquoi il a survécu.

C’est la troisième série dans laquelle est impliqué Vaughan que je lis. La première était Saga et la seconde Ex Machina. Les deux sont de très bons comics que j’ai beaucoup apprécié et dont j’attends la suite avec une impatience grandissante. Celui dont je parle aujourd’hui m’a déçu. Je ne retrouve pas la même complexité dans les personnages ni dans le contexte décrit. J’ai l’impression de lire des caricatures. Que ce soit la soldate israélienne prête à tout ou l’agente secrète mystérieuse sans oublier Yorrick le jeune homme paumé, sans le sous et chômeur. Cependant, il y a tout de même de bonnes idées. J’aime beaucoup, par exemple, le petit village constitué entièrement de prisonnières qui s’en sortent mieux que les autres. Mais au finale je me demande si l’histoire va devenir plus intéressante dans les prochains numéros.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Pas mauvais, loin de là, mais très décevant comparé à d’autres projets de Vaughan.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

Gotham Central 2 par Ed Brubaker, Greg Rucka, Michael Lark, Brian Hurtt, Stefano Gaudiano et Greg Scott

Titre : Gotham Central 29782365775571-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Ed Brubaker, Greg Rucka, Michael Lark, Brian Hurtt, Stefano Gaudiano et Greg Scott
Éditeur : Urban Comics octobre 2014
Pages : 296

Ce second tome regroupe les épisodes 11-22 publiés dans Gotham Central book tow : Jokers and madmen. Il contient 4 affaires. La police s’en est plutôt bien sortie la dernière fois. Par là j’entends qu’elle a attrapé les personnes responsables. Cependant, les pertes sont importantes même avec l’aide du Batman (aide qui n’est pas souhaitée). Mais les heures de congratulations se terminent avec un coup de feu qui tue le maire quelques jours avant noël. Un second magistrat est bientôt trouvé mort. La presse est directement sur les lieux. Tout va vraiment commencer à déraper lorsque le tireur sera identifié comme le Joker. Alors que la presse et le Joker considèrent la police comme d’inutiles marionnettes cette dernière fera tout ce qu’elle peut pour stopper les morts. Dans une seconde enquête c’est le chapelier fou qui se trouve mêlé à une vieille histoire de bombe. Mais pourquoi a-t-il lancé celle-ci contre des sportifs adolescents ?

Comme pour le premier tome les histoires de policiers ne m’intéressent pas trop. Mais on ne peut pas critiquer sans connaître un minimum. Et, même si mon intérêt personnel n’est pas très haut, encore une fois il faut se rendre compte que ce comic est particulièrement bien écrit. En fait, je l’ai même mieux apprécié que le premier. Probablement parce que mettre le Joker face à la police avec un Batman encombrant était une bonne idée. En peu de cases on nous montre la panique que peut créer la simple mention du nom de Joker. Aussi bien dans la population que dans la police qui n’hésite pas à allumer le signal devant la presse. On observe une ville prise en otage dans un combat entre le Batman et le Joker avec une police presque impuissante et frustrée de son inhabilité alors que la presse critique l’enquête. La seconde enquête est moins entraînante mais permet de revenir sur le passé d’un super vilain et, plus important, sur l’évolution d’Harvey Bullock depuis qu’il a quitté la police. Un second tome tout aussi intéressant que le premier.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. De nouvelles enquêtes dont une concernant le Joker avec une intimité encore plus grande dans la vie des policiers de Gotham. Ce comic est aussi bien écrit que le premier tome.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

30/10/2014

Gotham Central 1 par Ed Brubaker, Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Gotham Central 19782365775212-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Ed Brubaker, Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Urban Comics 25 avril 2014
Pages : 256

Ce premier tome regroupe les épisodes 1-10 publiés dans l’édition originale Gotham central book one : in the line of duty. Nous connaissons tous Batman et ses alliés. Mais nous connaissons moins la police de Gotham. Comment est leur quotidien de policiers dans la ville la plus corrompue et la plus dangereuse du monde ? Comment font-ils pour combattre les criminels que connaît Gotham ? Et, surtout, quel est leur sentiment face au Batman. Un héros qui ne fait que montrer à tout le monde leur incapacité à gérer certains des plus gros événements de la ville. Ce tome 1 se place juste après la reconstruction de Gotham après le tremblement de Terre qui l’avait ravagée et la période no man's land qui ne fut guère moins difficile. Gordon est parti suite à une tentative de meurtre sur sa personne. Mais son unité est toujours présente. Dans ce recueil elle enquête sur trois affaires qui ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Ces enquêtes mèneront ces policiers face à deux des plus dangereux super vilains du monde. Comment s’en sortiront-ils ?

Bien que je n’aie, personnellement, pas apprécié ces histoires (une obscure raison liée à mon peu d’intérêt aux histoires de policiers et policières) je suis tout de même obligé de largement recommander cette série (deux tomes sont actuellement publiés chez Urban). En effet, elle est tout simplement superbement bien écrite. On observe la police de Gotham dans tous ses problèmes ainsi que ses frustrations lorsqu’elle doit demander l’aide du Batman ou quand celui-ci trouve les éléments d’une enquête avant. Tout est montré, aussi bien la méthode d’enquête que le travail de tous les jours où la vie personnelle. Le Batman, lui, apparaît peu mais est toujours remarqué et rencontre la méfiance. Ce premier tome nous montre aussi une histoire fondamentale sur Renee Montoya qui se termine en confrontation avec un vilain particulièrement dangereux. Bref, il y a beaucoup de bon et très peu de mauvais.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Trois chapitres pour trois enquêtes qui nous placent dans la vie des policiers de Gotham avec tout ce que cela implique.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

23/10/2014

Aquaman 3 La mort du roi par Geoff Johns et Paul Pelletier

Titre : Aquaman 3 La mort du roi
Auteurs : Geoff Johns et Paul Pelletier
Éditeur : Urban Comics 20 juin 2014
Pages : 216

Ce troisième tome regroupe les numéros 17-19, 21-25 et 23.2. À noter qu’il se déroule après les événements du tome 3 de Justice League et qu’il est contemporain du tome 4. Après l’attaque de l’Atlantide contre Boston Aquaman avait décidé de prendre le trône à son frère. Tandis que ce dernier était emprisonné par les humains l’ancien conseiller d’Aquaman attendait son propre jugement pour avoir forcé une guerre entre la surface et les mers. Bien que Aquaman tente de retrouver la confiance à la fois de la surface et des Atlantes ce n’est pas facile. On le craint, on le méprise voir on trahit. Mais ceci n’est rien face aux dangers que la mer apporte. En effet, alors que des ennemis humains tentent de trouver l’Atlantide une ancienne légende se lève et souhaite reprendre le contrôle de son royaume marin.

S’il y a bien une chose que l’on comprend dans ce tome c’est que Aquaman ne veut pas être roi. Dès que possible il part, seul, donnant l’impression à son peuple de l’abandonner. C’est une responsabilité dont il ne voulait pas mais qu’il se sent obligé d’accepter. Une part importante de ce tome, à mon avis, est de permettre à Aquaman d’accepter son rôle de roi et de prendre, véritablement, le trône. Mis à part ceci on en apprend surtout beaucoup plus sur l’histoire de l’Atlantide. Et les informations qui nous sont données promettent de nombreuses nouvelles intrigues. Je déplore tout de même l’absence de Mera. Dès qu’elle apparaît tout est transformé. Non seulement Aquaman et elle-même semblent sereins. Mais, en plus, Mera est une personnage qui mérite d’être bien plus développée. Sa propre histoire est intéressante et sera, j’espère, l’occasion de nouveaux numéros. Un troisième numéro qui reste dans la même qualité que les précédents et dont j’ai apprécié la lecture.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Les deux premiers étaient très intéressants et celui-ci reste dans la même veine.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

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21/10/2014

"Les homosexuels sont un danger absolu" homosexualité masculine en Suisse durant la seconde guerre mondiale par Thierry Delessert

Titre : « Les homosexuels sont un danger absolu » homosexualité masculine en Suisse durant la seconde guerre mondiale29402100553030M.gif
Auteure : Thierry Delessert
Éditeur : Antipodes 2012
Pages : 397

L’histoire des homosexualités – aussi bien féminines que masculines – est peu connue en Suisse. Pourtant, le pays a dépénalisé les actes consentants entre adultes alors que le reste de l’Europe les rendait plus dangereux pénalement parlant. C’est aussi ici, en Suisse, que la seule association, et son journal, du monde ont existé pendant de nombreuses années tout en se cachant derrière un respect scrupuleux de la loi. Il est donc clair que lorsque un livre sort sur le sujet il permet d’en savoir beaucoup plus. Celui-ci est la publication d’une thèse et l’auteur y examine son sujet en trois parties constitués de deux chapitres chacun.

Dans la première partie – le milieu homosexuel des années 40 – l’auteur examine deux choses. Tout d’abord, il nous montre comment fonctionnait ce milieu et, plus précisément, le Kreis. Son étude permet non seulement de mettre en évidence une théorie du bon comportement mais aussi de retrouver les lieux de rencontres en particulier à Zurich. En effet, les Cercles qui existent dans d’autres villes sont parfois très éphémères. Le second chapitre permet d’examiner la manière dont l’homosexualité est qualifiée aussi bien par les principaux intéressés que par la justice au sens large. Dans ce chapitre nous trouvons une analyse de la prostitution masculine homosexuelle et de la manière dont elle est considérée par les autorités : un danger. En effet, cette forme de prostitution crée un risque de contagion des jeunes hommes vis un « argent facile » mais c’est aussi une source de scandales à cause des chantages qu’elle pourrait impliquer.

La seconde partie – les lois sur l’homosexualité – examine les dispositifs légaux et les discussions autours de leur acceptation. Delessert commence par examiner les deux codes pénaux qui unifient le pays. Le premier est militaire tandis que le second, en vigueur en 42, est civile. Cependant, le premier est soumis au second puisque l’état de guerre est exceptionnel alors que les citoyens suisses sont tous soumis aux lois militaires durant une partie de leur vie. Leur examen permet à l’auteur de mettre en évidence les combats mais aussi les raisons d’une dépénalisation et de démontrer que l’Allemagne a un impact fort sur la législation du pays. En effet, alors que la majorité des cantons, en particulier alémaniques, pénalisaient l’homosexualité avec leur propre code ce code national dépénalise l’homosexualité entre adultes consentants tout en protégeant les mineurs de plus de 16 ans. La raison en est simple, les législateurs souhaitaient, avant tout, éviter des scandales tels ceux qui ont eu lieu en Allemagne autours du §175. Pire encore, à leurs yeux, le militantisme qui s’était développé pour l’abrogation de ce paragraphe devait être évité à tous prix. Un second chapitre permet à l’auteur d’examiner la pratique des tribunaux militaires qui doivent jongler entre un code civile qui dépénalise et un code militaire qui pénalise l’homosexualité. Ceci permet à l’auteur de mettre en évidence l’importance des expertises qui permettent de savoir exactement ce que furent les actes reprochés mais aussi de démontrer que le but des militaires est de protéger l’ordre et la virilité de l’armée et, par extension, du pays.

Une dernière partie – psychiatrie et homosexualité – permet à l’auteur de s’intéresser de plus près aux experts appelés à s’occuper des homosexuels. Le premier chapitre montre comment les psychiatres catégorisent l’homosexualité masculine et la manière dont ils la comprenne. Ainsi, il y aurait diverses formes d’homosexualités qui n’ont pas les même conséquences sur la responsabilité de la personne. Le second chapitre s’intéresse de plus près à l’examen du corps qui peut être pratiqués. Celui-ci, dans une perspective française venue de Tardieu, permet de prouver, théoriquement, l’homosexualité de la personne vie l’examen de l’anatomie. L’auteur y décrit aussi les raisons qui ont poussé à la castration d’un homme. La castration, acceptée en Allemagne nazie, est beaucoup plus compliquée en Suisse puisqu’elle implique un consentement éclairé. Bien entendu, toute la question est de savoir à quel point ce consentement est contraint face à la prison et l’internement de longue durée. Le problème de son efficacité est aussi discutée par les médecins de l’époque.

En conclusion je trouve ce livre très intéressant. Les propos sont très denses mais permettent de mettre en lumière la pratique ainsi que la théorie qui existent autours des homosexualités. Je parle aussi bien du milieu qui existait à l’époque que de la manière dont la justice, de la police aux psychiatres, s’occupaient des personnes dont ils avaient la surveillance. Dans un pays qui dépénalise il est très intéressant de voir qu’il existe une forte surveillance ainsi qu’une pratique psychiatrique développée et peu clémente. L’examen des militaires permet aussi de comprendre comment le pays, dans un contexte de défense de soi et de virilisation, traite ses marges en direction, aussi bien dans le civil que le militaire, d’une invisibilisation.

Image : Éditeur

19/10/2014

Pride

Après de longues semaines je suis enfin allé voir Pride qui m’avait été conseillé par tout le monde. Pride se déroule en 1984. La grève des mineurs face à l’intransigeance de Thatcher est brutalement réprimée par la police anglaise. La Pride, elle, se déroule presque sans incidents. En tout cas moins que d’habitude. Pourquoi ? Mark pense que cette relative tranquillité est due à la répression à laquelle font faces les mineurs. Il décide donc de proposer la création d’un groupe de soutien chargé de récolter des fonds afin d’aider les mineurs pressurisés par le gouvernement anglais. Une telle initiative n’est pas facile à faire accepter que ce soit par les LGBT où par les mineurs. Cependant, après plusieurs problèmes, les deux groupes réussissent à plus où moins collaborer.

Ce film est rempli de magnifiques acteurs et actrices. Je les connaissais pas tous et toutes mais il y a un grand nombre de visages qui ne m’étaient pas inconnu. Et ces personnes sont très talentueuses. Le film réussit aussi parfaitement bien à mêler des problèmes qui commencent à être connu à l’époque, le SIDA, avec de l’homophobie encore d’actualité, les luttes sociales et l’humour. Mais ce qui est, à mon avis, le plus important dans ce film tient en deux choses. Premièrement, et j’aurais aimé que ce soit montré de manière plus importante, la transmission du savoir militant entre les gays et lesbiennes et les grévistes. Ceci n’est visible que durant quelques scènes qui permettent de faire sortir de prisons deux grévistes. Le second point important est la convergence des luttes. A plusieurs reprises certains personnages expliquent qu’il ne sert à rien de lutter pour ses seuls problèmes sans prendre en compte ceux des autres et leur importance. C’est via l’union que l’on peut véritablement peser face à un gouvernement inégalitaire. Ce qui permet au film de terminer sur une Pride avec, en tête de cortège, une pancarte « screw you Thatcher » (je veux la même !). J’ai donc beaucoup aimé ce film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Pas parfait mais un film que j’ai beaucoup apprécié !

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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11:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pride, grève, lgbt | | | |  Facebook

18/10/2014

The Maze Runner

Imaginez : vous vous réveillez dans une cage grillagée qui remonte de plus en plus vite, et en grinçant, un profond tunnel. Vous ne savez pas qui vous êtes, où vous êtes ni pourquoi mais des vivres vous entourent. Soudain, la lumière vous aveugle et vous vous retrouvez entouré par de nombreux visages de garçons bruyants. Après une réaction bien naturelle de votre part (fuir) on vous explique ce qui se passe. Quelqu’un ou quelque chose vous a envoyé dans ce qui se nomme le bloc. La société est constituée exclusivement d’hommes avec peu de règles et des conditions de vie difficiles. Mais le pire c’est que ce petit endroit est entouré par un gigantesque labyrinthe qui s’étend à perte de vue, change de configuration et renferme des créatures extrêmement dangereuses. Chaque nuit les portes se ferment et personne ne peut survivre à l’intérieur. Pourtant, c’est la seule voie pour s’échapper.

Maze Runner fait partie des nombreux films uchroniques qualifiés de Young Adult. On retrouve donc un nombre important d’adolescents qui tentent de s’intégrer dans une société et de survivre à une épreuve initiatrice qui leur permettra de lever le voile sur le monde. Il y a de bons films dans le genre mais Maze Runner n’en est pas un. À mon avis l’intrigue est particulièrement simple à comprendre. Chaque personnage à un style particulier et, donc, un rôle précis dans le cour des choses. Il suffit de trente secondes pour savoir qui sera qui et à quel moment. Heureusement, la raison de l’enfermement n’est pas facile à comprendre et j’avoue que c’est la seule raison de ma présence continue dans la salle. L’image, elle, est particulièrement réussie. Le labyrinthe est gigantesque et oppressif. Il entoure tout et fonctionne selon des règles que l’on découvre en même temps que le personnage principal. Dès que l’écran y entre le film gagne en intensité et en intérêt. Ce n’est malheureusement pas assez pour sauver le tout.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Sans une intrigue plus large et un labyrinthe superbement mis en image rien ne pourrait sauver ce film de l’oubli total.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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10:51 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maze runner, labyrinthe, uchronie | | | |  Facebook

14/10/2014

Uncanny Avengers 2. Ragnarok Now (1) par Rick Remender, Daniel Acuña et Adama Kubert

Titre : Uncanny Avengers 2. Ragnarok Now (1)
Auteurs : Rick Remender, Daniel Acuña et Adama Kubert
Éditeur : Panini 17.09.2014
Pages : 160

Ce second tome regroupe les numéros 6 à 11 ainsi que l’épisode 8 de Age of Ultron. Le groupe unitaire des Avengers n’existait que depuis quelques heures que Crâne Rouge lançait un attentat dévastateur contre la ville de New York et ses mutant-e-s. Depuis, les Avengers ont connu une autre catastrophe puisque Malicia a tué un homme en direct. Autrement dit les choses ne vont pas très bien. L’équipe ne fonctionne pas encore. Les secrets sont nombreux. Les attaques organisées contre les mutant-e-s sont en hausse. Et les choses ne vont pas s’améliorer car les Jumeaux de l’Apocalypse, guidé par Kang, décident d’assassiner l’un des êtres les plus puissants de l’univers : un Céleste. Leur prochaine cible est la Terre. Mais comment vaincre des êtres capables de détruire un Céleste ?

Le premier tome était moyen. Ce second tome est beaucoup mieux. Il ne faut pas considérer que j’apprécie tout ce qui s’y trouve. L’épisode de Age of Ultron, par exemple, est intéressant mais assez peu utile pour l’intrigue principale. Le premier épisode, lui, nous place face à un Thor il y a mille an et sert surtout à introduire une part de l’intrigue. On aurait très bien pu le faire sous forme de flashbacks plutôt que sous un numéro entier. Par contre, le reste est très bien réussit. L’intrigue, compliquée et remplie de références – que je n’ai pas toujours comprises – il est vrai, m’a passionné. Mieux encore, l’histoire se concentre surtout sur les relations entre les personnages. Et je dois dire que je trouve ça beaucoup plus intéressant. Nous avons donc des combats mais ceux-ci ne sont rien face à ce qui arrive au groupe dans son ensemble. Le graphisme est différent de celui du premier tome. Je dois dire que je l’aime beaucoup. Il est assez épuré et j’apprécie de choix. En bref, un bon second tome dont le principal problème reste de n’être que la première moitié d’une intrigue.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Après un premier tome passable un bon second tome qui donne vraiment envie de connaître la suite.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

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13/10/2014

Batwoman 3. L'élite de ce monde par J.H. Williams III, W. Haden Blackman, Trevor McCarthy

Titre : Batwoman 3. L’élite de ce monde9782365773966-couv-M200x327.jpg
Auteurs : J.H. Williams III, W. Haden Blackman, Trevor McCarthy
Éditeur : Urban Comics 4 juillet 2014
Pages : 152

Ce troisième tome regroupe les épisodes 12 à 17. Batwoman est un peu larguée. Les monstres habituels de Gotham qui se cachent dans les recoins les plus sombres des rues obscures de la ville elle sait gérer. Mais les monstres issus de la mythologie c’est un tout autre problème. Elle demande donc au DEUS le droit d’aller poser des questions à la plus grande experte du domaine : Wonder Woman. Le DEUS accepte très rapidement ravi de pouvoir en savoir plus sur les Amazone. Cependant, Batwoman ne savait pas que Wonder Woman a aussi pris connaissance de la secte de Medusa. Et elle sait ce que cette secte veut. Son but est de ramener la mère de tous les monstres. Et ceci se déroulera à Gotham. Décidément cette ville n’est jamais tranquille.

Encore une fois ce Batwoman est une réussite. On se trouve toujours dans le même arc mais on apprend enfin quel est la vraie ampleur de l’intrigue. Et cette intrigue rejoint très bien les aventures de Wonder Woman. Celle-ci est bien amenée dans ce tome et l’inconfort de Batwoman qui passe d’un territoire urbain à la mythologie est bien amené. Le tome contient des planches magnifiques dont deux, en particulier, que j’ai beaucoup apprécié. Mis à part ceci les auteurs ne négligent pas de montrer le début de nouvelle intrigues ainsi que de faire avancer la relation entre Kate Kane et Maggie Sawier pour notre plus grand plaisir. Au final, Batwoman est toujours aussi bien !

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Un troisième tome dans la même veine que les précédents donc une réussite.

Image : Éditeur

12/10/2014

Batwoman 2. En immersion par J.H. Williams III, W. Haden Blackman, Amy Reeder, Trevor McCarthy

Titre : Batwoman 2. En immersion9782365772235-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : J.H. Williams III, W. Haden Blackman, Amy Reeder, Trevor McCarthy
Éditeur : Urban Comics 10 mai 2013
Pages : 160

Ce second tome (ou troisième) contient les épisodes Batwoman 0 et 6 à 11. L'épisode 0 est un moyen de nous faire entrer dans le passé de Batwoman pour nous faire comprendre son combat mais aussi la période de son entraînement. Celui-ci, en effet, ne nous avait pas été dépeint. Ici ce travail est fait rapidement mais de manière efficace. Les autres épisodes continuent l'enquête sur les enfants disparus et Medusa. Batwoman est à présent sous la botte du DEUS et doit leur obéir malgré sa mauvaise volonté. L'enquête la mène à un bateau récemment arrivé à Gotham et dont le propriétaire est très riche. La question qui se pose est donc de savoir si Batwoman pourra sauver les enfants.

Bien que je lise tous ces Batwoman très rapidement, j'ai envie de connaître la suite dès que possible et on me les prête très généreusement, je ne me lasse pas. Ce second tome est un peu différent. En effet, l'intrigue se déroule principalement sur une soirée. Le reste se déroule sous forme de flash back afin de nous montrer comment nous en sommes arrivé là. Certains pourraient être vu comme peu utiles mais ils permettront probablement de poser les bases pour les prochaines numéros. J'ai tout de même eu l'impression que l'intrigue était rapidement mise en place et, parfois, je trouve qu'il aurait été utile de souffler un peu. Globalement je pense que ce second tome est légèrement moins bons que les précédents tout en restant de très bonne qualité.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Encore une fois tout est presque parfait. Malgré un rythme un peu trop prononcé et une structure différente je me suis tout autant plongé avec délectation dans ces aventures.

Image: éditeur

Batwoman 1. Hydrologie par Blackman W. Haden et Williams III JH

Titre : Batwoman 1. Hydrologie9782365770620-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Blackman W. Haden et Williams III JH
Éditeur : Urban Comics 24 août 2012
Pages : 144

Batwoman se trouve toujours à Gotham. Alors qu'elle ne souhaite plus parler à son père, que le DEUS s'intéresse à elle ainsi que Batman sa cousine lui demande de l’entraîner. Bien qu'elle ne soit pas convaincue Kate Kane accepte. Et les deux cousines auront beaucoup à faire. En effet, une étranger créature est en train de kidnapper les enfants de Gotham. La police ne peut rien faire mais Batwoman pourrait bien trouver la réponse que cherchent les parents. Durant sa quête elle va entrer dans un monde étrange et découvrir un nouvel ennemi.

Le tome 0 était très bon. Le premier continue sur la même voie. On commence avec un numéro qui nous montre l'enquête et l'intérêt de Batman pour Batwoman. Par plusieurs moyens, il tente de la comprendre et de savoir qui elle est. Mais la véritable histoire ne commence qu'au numéro suivant. C'est à ce moment là que les auteurs mettent en place un arc qui prendra plusieurs tomes avant d'être conclu. Les graphismes sont toujours aussi bon avec une histoire toujours intéressante. Le personnage est de plus en plus intéressant et je continue à beaucoup l'apprécier. Je continue de conseiller ce personnage à tout le monde.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Toujours aussi bien dessiné, un personnage toujours aussi intéressant avec une intrigue prenante. Que du bon.

Image: éditeur

11/10/2014

Batwoman 0. Elegie par Rucka Greg et Williams III JH

Titre : Batwoman 0. Elegie9782365770606-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Rucka Greg et Williams III JH
Éditeur : Urban Comics 17 août 2012
Pages : 256

Ce tome 0 regroupe les épisodes Detective Comics 854-860 et 861-863. Batwoman est le comic de la batfamily qui m'intéresse le plus. Cependant, il m'a fallu du temps et les très bonnes critiques d'une amie pour que je m'y mette sérieusement. Ce tome 0 nous place face à trois arcs. Dans le premier Batwoman tente de combattre le Culte du Crime qui souhaite sa mort. Elle se trouve face à une personnage complètement folle qui semble en savoir plus qu'elle ne le devrait. Le second arc reprend les épisodes précédents pour nous donner plus d'informations. Mais, il permet aussi de construire le passé de Kate Kane durant trois époques afin que l'on comprenne sa motivation. Enfin, le dernier arc la place contre un homme qui a déjà sévi à Gotham. Celui-ci kidnappe des femmes et leur coupe des parties du visage.

J'ai énormément aimé Batwoman. Oui le graphisme est déroutant. On se trouve face à plusieurs styles selon l'époque et la personnalité de Kate. Ceux qui concernent son activité de Batwoman sont, en particulier, très chargé. Comme si Batwoman était plus une œuvre d'art qu'une super héroïne. Son costume est, d'ailleurs, magnifique. Ce rouge et noir marche particulièrement bien. L'histoire est très prenante même en n'ayant pas toutes les clés pour comprendre. J'ai beaucoup apprécié les retour sur le passé durant le second arc. En particulier le chapitre deux est très fort. Bref, nous avons là du très bon que je recommande à tout le monde. Je suis déjà dans la lecture du premier tome qui est toujours aussi bien.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Batwoman 0 fait partie des très rares comics que je conseillerais même aux personnes qui n'en lisent pas ne serais-ce que pour connaître Kate Kane.

Image: éditeur

09/10/2014

Uncanny Avengers 1. Nouvelle union par Rick Remender, John Cassaday, Olivier Coipel

Titre : Uncanny Avengers 1. Nouvelle union
Auteurs : Rick Remender, John Cassaday, Olivier Coipel
Éditeur : Panini 26.03.2014
Pages : 128

Dernièrement les Avengers et les X-Men se sont battus pour le contrôle de la force Phénix. Les uns voulaient en user pour recréer leur race tandis que les autres en avaient peur (et à juste raison). Suite à cette guerre Charles Xavier a été tué par son propre élève: Cyclope. La guerre est terminée. Il est temps de panser les plaies et de se demander de quoi le futur sera fait. Captain America décide qu'il est temps de montrer l'exemple au monde et propose à Alex Summers, le frère de Cyclope, de commander une unité spéciale des Avengers. Une unité qui lie X-Men et Avengers. Mais, à New York, Crâne Rouge organise une attaque terroriste dans le but de créer un mouvement d'émeute sous con contrôle et de détruire les mutants. Il est plus dangereux que jamais car il possède une arme d'une puissance sans égale.

J'ai lu beaucoup de critiques qui expliquent en quoi ce tome a été gâché par des retards du dessinateur. Je suis d'accord de dire qu'il n'est pas parfait. Cependant, la manière dont les relations entre mutants et humains sont dépeintes sont très prenantes pour le lecteur. On se trouve face à une peur qui permet au Crâne de manipuler plus facilement les citoyens. Même les Avengers sont victimes de son influence. Les combats sont donc difficiles et on observe le Crâne devenir de plus en plus certain de sa victoire. Les personnages ne sont pas encore fixés mais on voit déjà certaines caractéristiques comme Captain America qui a du mal à lâcher le commandement ou la Sorcière Rouge et Malicia qui se détestent. Les bases pour un arc plus important sont aussi posées et celui-ci devrait se trouver dans le second tome. Bref, une introduction assez bonne mais pas transcendante.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Pas une grande réussite mais pas mauvais non plus. Je dirais moyen-plus.

  • Tolkien.

Image: éditeur

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06/10/2014

The superior Spider-Man 1. Mon premier ennemi par Dan Slott, Ryan Stegman, Giuseppe Camuncoli

Titre : The superior Spider-Man 1. Mon premier ennemiimage_gallery?img_id=6871547&t=1394037245670
Auteurs : Dan Slott, Ryan Stegman, Giuseppe Camuncoli
Éditeur : Panini 26.01.2014
Pages : 128

Peter Parker est mort. Il a été tué par Otto Octavius lors du numéro 700. Ce dernier a réussi à échanger son esprit avec celui de Peter. Il se trouve donc dans le corps de Spider-Man. De plus, il possède les souvenirs de Parker. Il décide donc de continuer la vie et la lutte de Parker en tant que héros et inventeur. Cependant, Otto veut être un meilleur Spider-Man. Il veut être supérieur. Il prépare donc ses activités pour mieux gérer et réussir la vie de Parker, où plutôt sa vie. Il est l'heure pour New York d'apprendre à connaître le Superior Spider-Man.

D'après mes courtes recherches sur internet cet arc est très critiqué. En effet, le scénariste ose l'impensable dans les comics mainstream: tuer un personnage principal. Bien entendu on sait que Peter reviendra mais, en attendant, ce n'est plus lui le héros mais Otto Octavius. Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce premier tome et je me réjouis du second (actuellement en réimpression suite à des problèmes de mise en page). L'histoire est remplie de références mais, surtout, on nous montre ce que pourrait vraiment devenir Spider-Man si il le voulait vraiment. Ainsi, Otto décide d'utiliser son génie pour créer du temps à sa vie de Peter Parker, se faire bien voir des médias et des politiciens ainsi que de la police. Mais c'est aussi un Spider-Man très dérangeant. Un héros qui hésite à sauver des personnes quand elles mettent en péril son plan. Un héros qui n'hésite pas à abandonner une patrouille en cours pour sa vie civile. En somme un homme différent. Et les ami-e-s de Peter commencent à s'en rendre compte. Tout aussi bonne est l'idée d'adjoindre le fantôme de Peter qui commente et critique Otto. Je pense donc que cette série débute par de très bons numéros.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Un petit changement et tous les personnage change. Un arc que j'apprécie déjà et dont je me réjouis de la suite.

Image: éditeur

02/10/2014

Familles, institutions et déviances. Une histoire de l'enfance difficile. 1880-fin des années trente par Pascale Quincy-Lefebvre

Titre : Familles, institutions et déviances. Une histoire de l’enfance difficile. 1880-fin des années trente410C1RXC5AL.jpg
Auteure : Pascale Quincy-Lefebvre
Éditeur : Economica 1997
Pages : 437

Ce gros livre est tiré d’une thèse de Pascale Quincy-Lefebvre. L’auteure y fait l’histoire de l’enfance difficile en 3 parties et 7 chapitres. La première partie, constituée de deux chapitres, permet d’examiner comment la famille prend en charge la déviance des enfants. Ceci commence par une analyse des termes utilisés qui permettent de comprendre ce qui pose problème chez les enfants. Dans un second temps, l’auteure utilise les même sources pour comprendre comment les familles comprennent cette déviance. Elle montre que celle-ci a plusieurs origines possibles dont lui-même, des causes externes comme la guerre où l’hérédité et l’âge. Dans le second chapitre de cette partie elle tente de nous montrer quels sont les moyens utilisés pour punir les enfants. Ces moyens passent d’abord par les coups qui sont largement acceptés dans les milieux populaires. Mais ce sont aussi des violences non physiques qui sont utilisées. Celles-ci sont de trois formes : humiliation, peur et privations.

La seconde partie, qui forme le cœur du livre, met en lien les familles et les institutions jusque dans les années 1920. Le premier chapitre de cette partie permet de faire l’histoire du droit de correction paternel. L’auteure montre que ce procédé est de plus en plus critiqué et de moins en moins accepté par les magistrats. La justice tente de contrôler ce qui est vu comme un droit du père qui risque de donner lieu à des abus. Dans le second chapitre elle nous montre quels sont les institutions d’assistance qui peuvent aider les familles à traiter leurs enfants déviants. Elle analyse, en particulier, l’école Théophile Roussel ainsi que d’autres œuvres privées. Enfin, le dernier chapitre lui permet de nous montrer comment il est possible de garder un lien entre enfants placés et familles via la correspondance, les visites et les droits de sortie. Cependant, ces liens ne sont pas toujours voulus par la famille et, souvent, ils sont combattus par les œuvres qui se méfient de l’influence du milieu familial. Il peut devenir difficile de garder un lien entre les membres de la famille à cause de ces restrictions.

La dernière partie part des années 1920 pour montrer les changements qui se sont déroulés jusqu’à la fin des années trente. Le premier chapitre analyse l’apport de plus en plus important à la fois des médecins et des assistantes sociales. Les premiers gagnent en légitimité alors qu’un savoir médical sur l’enfant se constitue. De plus en plus, un problème implique de consulter l’avis d’un médecine. Les assistantes sociales, elles, se constituent en profession de plus en plus acceptée. Leur but est de comprendre l’environnement de la famille ce qui implique un lourd travail d’enquête parfois mal accepté. De plus, leur travail devient utile pour les juges lorsqu’une décision doit être prise. Dans le dernier chapitre ce sont les institutions qui sont examinées. Tout d’abord, l’auteure montre la formation d’une nouvelle institution dont le but est d’observer la psychologie des enfants pour bien le placer. Ce sont aussi les anciennes maisons qui sont de plus en plus critiquées malgré les changements qui s’y font. Il est de moins en moins admis qu’une maison utilise ses pensionnaires comme ouvrier à bas prix sans prendre en compte leur futur. Un contrôle est exigé par les familles et par l’État.

En conclusion, ce livre permet aux personnes intéressées de comprendre comment ont fonctionné les diverses institutions autours de l’enfance qualifiée de déviante. L’auteure, en utilisant un grand nombre de sources, montre une époque de changements qui se concrétisera après la deuxième guerre mondiale. Ces changements se déroulent petit à petit et ne sont pas identiques selon la classe sociale ni selon le lieu. L’auteure montre aussi une époque qui considère comme normale de traiter durement des enfants considérés comme pouvant être dangereux. Ce livre est très intéressant si l’histoire de l’enfance est un sujet qui vous fait envie.

Image : Amazon

01/10/2014

Spider-man: Spider-Island par Dan Slott, Christos Gage, Stefano Caselli, Humberto Ramos, Guiseppe Camuncoli

Titre : Spider-man: Spider-Islandimage_gallery?img_id=6936502&t=1396752974247
Auteurs : Dan Slott, Christos Gage, Stefano Caselli, Humberto Ramos, Guiseppe Camuncoli
Éditeur : Panini 23.04.2014
Pages : 264

Ce tome regroupe les numéros US Amazing Spider-Man (1963) 659-660(II), 662-665(II), 666-673 ; Spider-Island : Deadly Foes 1(I-II). Tout semble bien se passer pour Peter Parker. Il a une vie de couple avec une policière qui est aussi scientifique. Sa tante a une vie amoureuse avec le père de Jonah Jameson ancien patron du Buggle et maire de la ville. Son travail lui permet de créer des gadgets pour sa vie de héros puis de les vendre et il apprend à combattre avec un nouvel art martial. Cependant, madame Web le prévient qu'un évènement va tout changer. Le lendemain Peter Parker se lève et apprend que tous les habitants de Manhattan possèdent des pouvoirs d'araignée et que les héros de la ville ont bien du mal à contenir les problèmes engendrés. Que peut faire Spider-man dans une ville remplie de Spider-men / women? Et qui se cache derrière cette transformation?

Ce livre ne sera pas mon comic préféré. C'est aussi le premier Spider-man que je lis. Il y a de nombreux aspects que j'ai apprécié. Par exemple, l'humour de Peter ainsi que ses relations avec les autres héros (qui n'apprécient pas autant son humour). Il faut ajouter le fun que prend Carlie à utiliser ses nouveaux pouvoirs. Marie-Jane s'en amuse tout autant et les utilise pour devenir une héroïne et se sauver elle-même au lieu d'attendre sur Peter (et elle a raison). Jonah, maire de New York, est tout aussi drôle quand il apprend que toute sa ville est remplie de spider-men /women. On aurait presque pitié de lui. Le Chacal est aussi assez bien caractérisé dans sa folie. Cependant, je ne me suis pas autant amusé que l'intrigue le laissait penser. La plupart des événements sont assez confus et je me suis souvent demandé pourquoi telle chose arrive à tel moment. Des bouts de l'intrigue semblent manquer à ce tome.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Sans être mauvais il est clairement dispensable. Je trouve aussi dommage de ne pas avoir montré un peu plus de Marie-Jane et de Carlie. Est-ce le cas dans le second album?

  • À lire.

  • Tolkien.

Image: éditeur