30/11/2014

Doctor Who saison 8

Le Docteur, après la bataille pour retrouver Gallifrey, s’est régénéré. Cependant, tout ne va pas très bien. Il a oublié qui il était et comment son TARDIS fonctionne. Il lui faudra beaucoup d’aide pour comprendre qu’il est. Clara sera cette aide. Durant leurs aventures sa présence lui permettra de ne pas aller trop loin mais aussi de faire attention aux autres. Et, en filigrane, tenter de retrouver sa planète ? Clara, elle, devra tenter de comprendre la nouvelle personnalité du Docteur alors que sa vie personnelle souffre un peu de ses voyages continuels.

Les saisons 5-7 de Doctor Who étaient contrôlées par un nouveau show runner : Steven Moffat. Durant plusieurs années j’ai été de plus en plus déçu par ce dernier. Il a des tics d’écriture très ennuyeux à la longue, des personnages secondaires caricaturaux et j’avais l’impression qu’il ne savait pas vraiment quoi faire de la série. Bien que j’attendais la nouvelle saison avec impatience (un nouveau Docteur est toujours un événement) j’avais quelques craintes. Celles-ci étaient infondées. Je peux dire qu’à mon avis cette saison 8 est la meilleure depuis la 5 ! Le nouveau Docteur est tout simplement parfait. J’étais déçu quand il avait été annoncé mais Capaldi est un magnifique acteur. Il a réussi à recréer un personnage à la fois complètement incapable de comprendre le monde, très sombre (voir cruel) et pourtant sympathique. Clara est beaucoup mieux écrite et beaucoup plus intéressant que dans la saison 7. Plusieurs épisodes lui permettent de réellement s’affirmer aussi bien contre que avec le Docteur. Il y a, bien entendu, des épisodes faibles mais, globalement, ils sont peu nombreux.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une très bonne saison qui réussit à éviter les problèmes des précédentes. Un Docteur magnifique que je me réjouis de retrouver ce noël.

  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

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24/11/2014

Y, le dernier homme 4 par Brian K. Vaughan, Pia Guerra, José Marzán, JR et Goran Sudzuka

Titre : Y, le dernier homme 3
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan, Pia Guerra, José Marzán, JR et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban Comics 14 mars 2013
Pages : 296

Ce tome 4 regroupe les numéros 37-48. Mann sait, à présent, comment Yorrick a pu survivre. Elle pense donc être capable de créer un antidote afin de sauver les mâles. Cependant, la clé de cet antidote est le petit singe de Yorrick. Le même qui a été kidnappé et qui semblerait se trouver au japon. Un navire australien accepte de les emmener mais fait tout d’abord escale dans son propre pays. Yorrick en profite pour s’informer sur sa fiancée. Cependant, lui-même est chassé par une journaliste prête à tout afin de recevoir un scoop.

Je le dis tout de suite : je trouve ce tome 4 plus intéressant que le précédent. Pourquoi ? Car on y trouve un certain nombre d’éléments qui auraient pu arriver auparavant. Ainsi, on en apprend enfin plus sur les personnes qui auraient pu avoir une raison de suivre ce singe. Jusque là on n’avait que de très minces informations. Mieux encore, Yorrick est enfin connu de par le monde ce qui crée certains problèmes spécifiques. Depuis le temps qu’il ne fait pas attention à sa vie privée il fallait bien que ça arrive et c’est enfin le cas. Il est aussi donné un peu d’éléments sur Beth et, donc, sur la quête principale de Yorrick. Tout ceci implique que, au contraire du précédent, ce tome donne vraiment l’impression de faire avance l’intrigue au lieu de rester sur place.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Beaucoup plus intéressant que le précédent. On nous donne plus d’informations ce qui fait avancer l’intrigue. La fin est pour bientôt et ça se sent.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

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22/11/2014

Justice league crisis on two earths

Les héros que nous connaissons, membres de la Justice League, sont dévoués à la justice et tentent de protéger la Terre face à de nombreuses menaces. Mais cette Terre n’est pas la seule. Il existe une infinité d’autres réalités. Certaines sont proches tandis que d’autres différents fortement. Ce qui veut dire que dans l’une d’elles existe une version criminelle de la Justice League. Sur cette Terre le monde est soumis à la terreur du Crime Syndicate. Ce groupe tient les gouvernements en otage sans prendre le contrôle par peur d’une attaque nucléaire. Les héros sont anéantis et il ne reste plus que Luthor. Celui-ci comprend qu’il ne peut rien seul. Il décide donc de changer de réalité pour trouver de l’aide. Et c’est la Justice League qu’il rencontre. Mais pourront-ils vraiment aider cette autre Terre contre leurs doubles ?

Cet animé emprunte des idées à Justice League l’autre Terre de Grant Morisson dont j’ai déjà parlé. Mais aussi à d’autres œuvres. Donc, bien que certains points m’étaient familiers, je me suis trouvé face à une histoire différente. Je trouve que l’animé n’est pas aussi subtil que l’ouvrage de Morisson. Dans ce dernier c’est le monde qui fonctionnait différemment. Dans le film tout le monde souhaite la réussite de la Justice mais personne n’ose. Il suffit donc, probablement, d’une petit coup de pouce. Ainsi, le message est fondamentalement différent. Alors que le comics parlait d’échec le film parle de réussite. Mis à part cela j’ai apprécié la mise en place du duo Batman et Owlman. Deux êtres très proches mais qui sont différents sur des points très précis. Ce qui permet à l’un de trouver un idéal tandis que l’autre perd tout. En bref, un bon animé assez sympathique.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé sympathique à regarder avec de bonnes idées et un Batman réussit.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Site officiel

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Hunger Games la révolte 1

Les derniers jeux se sont arrêtés alors que Katniss détruisait le dôme. Elle était évacuée avec d’autres tributs tandis que certain-e-s étaient laissé-e-s en bas et capturés par le Capitole. Le film reprend immédiatement après cet événement. Katniss tente de réaliser ce qui se déroule. Par exemple, le district 13 existe encore alors que le 12 a été rasé. De plus, la présidente de 13 souhaite faire de Katniss un symbole. Celui d’une révolte contre le Capitole. Un moyen pour tous les districts de s’unir et de permettre une nouvelle guerre civile. S’engage alors entre le district 13 et le Capitole une guerre des médias sur fond de tensions de plus en plus vives et une répression sans commune mesure.

Lorsque j’apprends que la production décide de diviser un dernier film en deux je m’inquiète toujours. Souvent, le premier film tire en longueur tout en préparant le second pour une énorme bataille de deux heures. Celui-ci n’échappe pas à cette règle. Il n’y a pratiquement pas de combats en dehors de quelques moments de la part de la population des districts. L’entier du film s’intéresse à deux choses. Tout d’abord, on nous présente un peu mieux certains personnages. Ce qui permet de mieux comprendre les raisons de leurs choix ainsi que leur vie passée. Ensuite, et surtout, il met en place une guerre de propagande. L’apparence et les médias sont un thème important des trois films. C’est encore le cas ici alors que Katniss est embarquée dans un plan qui vise à faire d’elle non un leader mais un symbole. Et celui-ci doit être construit. Sauf que, dans le cas présent, on le construit sur la qualité principale de Katniss : sa capacité à aider et à s’énerver quand des innocent-e-s sont tué-e-s. Ce thème a toujours été mon favori dans ces films et je suis heureux de le voir bien plus au centre.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. le film souffre d’être divisé en deux mais la réalisation a réussi à développer d’autres thèmes ce qui empêche de faire du film une vaste perte de temps.

  • Joss Whedon.

Site officiel

Image : Allociné

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09:23 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hunger games, la révolte, uchronie | | | |  Facebook

Y, le dernier homme 3 par Brian K. Vaughan, Pia Guerra, José Marzán, JR et Goran Sudzuka

Titre : Y, le dernier homme 3
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan, Pia Guerra, José Marzán, JR et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban Comics 25 octobre 2013
Pages : 320

ce troisième tome regroupe les épisodes 24-36. Nous sommes deux ans plus tard. Yorrick, Mann et 355 ont enfin atteint leur destination. Les tests vont enfin pouvoir être lancé afin de comprendre la raison de la survie de Yorrick. Mais, la vie en ville n’est pas de tout repos malgré la relative normalité qu’elle a atteint. De nombreux groupes souhaitent s’attaquer soit à Yorrick soit au docteur Mann voir même à 355. Pris entre plusieurs feux les 3 compagnons pourraient en souffrir. De plus, l’immunité de Yorrick s’accompagne d’une surprise pour tout le monde et d’un nouveau but.

Le premier tome m’avait déçu. Le second me semblait un peu mieux. Ce troisième tome semble un peu tirer en longueur. Je suis heureux qu’il ait été décidé de ne pas tout nous dire sur le voyage du groupe. Mais leur vie en ville ainsi que la recherche de la raison de la survie de Yorrick me semblent trop étirés. Il ne se passe pas grand-chose et ça se ressent. D’ailleurs, et c’est une bonne chose, le tome nous donne un certain nombre d’informations sur le destin d’autres personnages. Ainsi, on en sait plus sur Héro et on apprend ce qui est arrivé à Beth. Certains dialogues sont très savoureux. Par exemple, j’ai beaucoup aimé la réplique d’une femme qui s’étonne qu’il n’y ait qu’un homme dans le monde mais qu’il se trouve au centre de l’histoire. Il reste donc 2 tomes et j’espère qu’ils ne seront pas aussi peu intéressant que celui-ci.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Sans être mauvais, nous sommes face à Vaughan, ce tome semble tirer en longueur. L’histoire ne m’a pas vraiment intéressé et les personnages non plus.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

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20/11/2014

Sous l'oeil de l'expert. Les dossiers judiciaires de personnalité sous la direction de Ludivine Bantigny et Jean-Claude Vimont

Titre : Sous l’œil de l’expert. Les dossiers judiciaires de personnalitéarton609.jpg
Direction : Ludivine Bantigny et Jean-Claude Vimont
Éditeur : PURH 2010
Pages : 192

Les développements récents de la recherche en histoire ont permis de s’intéresser à des sources particulières : les dossiers personnels. Ceux-ci sont mis en place par de nombreuses institutions dont celles de type judiciaires. Ces sources sont précieuses pour comprendre de nombreux sujets. Mais ce sont aussi des écrits particuliers qui demandent éthique et questionnement. Ces deux points sont au centre de ce livre qui regroupe 14 contributions – dont l’introduction – en trois parties.

la première partie se base sur les dossiers d’abandons. Dans ce cadre la première contribution questionne le rôle des historien-ne-s face à ce type de dossier et à la société. En effet, l’accès implique la connaissance de données intimes voir de mieux connaître la biographie d’une personne qu’elle-même. La seconde contribution montre comment on peut utiliser ce type de dossiers pour comprendre le fonctionnement de l’abandon à travers diverses périodes.

La seconde partie, très riche, s’interroge sur les mineurs observés par la justice. On y trouve 8 contributions. Celles-ci s’intéressent à différents types de dossiers pour mettre en avant certaines pratiques des experts. Par exemple, Guillaume Périssol décrit la biographie d’un jeune garçon à travers son dossier. Celui-ci navigue dans les mensonges de l’enfant tout en tentant de découvrir la vérité. Le dossier montre à quel point l’examen est intime et dure dans le temps. Véronique Blanchard, elle, étudie la manière dont la déviance des jeunes filles est théorisée dans ces dossiers. Tandis que Ludivine Bantigny décortique les a priori des assistantes sociales.

Enfin, la dernière partie examine les dossiers du milieu judiciaire. En trois contributions le livre permet de décrire leur fonctionnement et les limites. La dernière contribution, par exemple, étudie la « psychologie naïve » qu’on y trouve. Sous ce terme se cache un jugement des personnes selon des caractéristiques que l’on connaît déjà. Ce jugement est dangereux puisqu’il peut s’avérer trompeur et peser négativement sur la personne dont le dossier parle.

Au final, nous avons ici un petit livre qui pose de nombreuses questions tout en donnant plusieurs pistes. Bien qu’il date de 4 ans il reste, à mon avis, utile pour questionner l’usage de ces sources. Celles-ci posent plusieurs problèmes auxquels les historien-ne-s se doivent de réfléchir dans le cadre d’un travail universitaire.

Image : Éditeur

Black Widow raison d'être par Nathan Edmondson et Phil Noto

Titre : Black Widow raison d’être
Auteurs : Nathan Edmondson et Phil Noto
Éditeur : Panini
Pages : 144

Ce premier tome regroupe les épisodes 1-6 ainsi que All-new marvel NOW ! Point One. Black Widow est bien connu grâce à l’interprétation de Scarlett Johansson (on attend toujours un film solo). Mais Natasha Romanov n’est pas que membre des vengeurs. Elle est aussi une espionne au passé trouble. Dans ce premier tome on observe Black Widow dans son travail d’espionne. Elle accepte des missions pour le compte d’individus, d’organisation voir du SHIELD. Ces missions lui permettent de faire deux choses. D’une part stopper des personnes peu recommandables et, d’autre part, de se racheter.

Ce premier tome nous dépeint différentes missions sans vraiment s’attarder sur les raisons qui se cachent derrière. On observe Natasha déjouer les pièges et agir avec intelligence et ruse dans un monde obscur. Mais on ne sait pas pourquoi on l’a contactée ni ce qu’elle fait vraiment de l’argent qu’elle reçoit. Tout au plus, on voit commencer à se tisser un mince fil rouge qui pourrait devenir le principal ennemi de Natasha à l’avenir. Cette intrigue est accompagnée par un graphisme que j’ai, personnellement, apprécié. Il est simple et épuré. Pas d’explosions de couleurs inutiles juste les personnages et le contexte a minima. La caractérisation de Black Widow est intéressante. Mis à part ses missions on la retrouve dans sa vie de tous les jours. On apprend à connaître son chat dont elle ne veut pas mais aussi sa voisine. En bref, j’ai beaucoup aimé ce premier tome et j’espère voir la suite.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Bien écrit, bien dessiné et avec peu de choses que je n’ai pas appréciées.

  • Tolkien.

Image : Amazon

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12/11/2014

Y le dernier homme. 2 par Brian K. Vaughan, Pia Guerra, Goran Parlov et José Marzán, JR

Titre : Y le dernier homme. 29782365771993-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : par Brian K. Vaughan, Pia Guerra, Goran Parlov et José Marzán, JR
Éditeur : Urban Comics 22 mars 2013
Pages : 320

Ce second tome regroupe les numéros 11-23 publiés dans Y, the last man deluxe edition book 2. Yorrick n’est pas vraiment le dernier homme sur Terre. Comme le dernier tome nous l’avait expliqué à la fin il y a encore deux astronautes qui se trouvent dans l’ISS avec une astronaute. Et les trois ont décidé qu’il n’était plus possible d’attendre. Ils vont prendre un Soyuz et descendre sur Terre en espérant survivre. Leur arrivée est attendue par de nombreuses personnes. Que ce soient les services russes, américains ou israéliens. Et tout ce petit monde se regroupe alors que Yorrick y est emmené aussi. Son voyage n’est décidément pas de tout repos.

Vaughan reste sur la piste qu’il avait tracée dans le premier tome. On suit les aventures de 355, du docteur Mann et de Yorrick sur les routes des USA pour trouver le second labo de la généticienne. Ce second tome donne donc plusieurs histoires placées à différents moments du périple et qui laissent une grande partie des intrigues en dehors de notre connaissance. C’est, à mon avis, un bon choix puisque cela permet d’éviter de trop dire au risque de rapidement lasser. Les histoires sont variées mais montrent toutes différents résultats du cataclysme que ce soit dans les arts ou au niveau politique. La qualité est proche, mais légèrement plus haute, du premier tome soit plus bas que ses autres travaux indépendants. Mais ce comic reste bien plus intéressant et mieux écrit que la grande majorité de la production du marché.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Dans la même veine que le premier tome. Il n’y a pas de grand changements mais le personnage de Yorrick, que je n’aime pas, est expliqué ce qui permet de mieux comprendre ses réactions.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

10/11/2014

The giver

Dans un avenir inconnu l’humanité s’est regroupé. Elle a créé des communautés contrôlées dans lesquelles tout le monde est surveillé, catalogué et identique. Les métiers de chacun-e-s sont choisis après d’attentives observations. Tous les moments importants de la vie sont vécus en commun durant un rituel de la communauté. Jonas, un jeune adolescent, va quitter l’enfance pour entrer dans le monde adulte avec ses camarades. Cela implique d’être lié à un métier choisi pour lui. Il sera le Gardien de la mémoire. Son travail est de se souvenir du passé afin de guider les dirigeants quand illes le demandent. Son apprentissage est difficile. Car, en apprenant comment fonctionnait passé il comprend pourquoi son monde ne fonctionne pas. La question est : comment changer les choses ?

Voilà un film particulièrement mauvais. Honnêtement, mis à part l’effet noir et blanc intéressant, je me demande s’il y a vraiment quelque chose à sauver ? Le véritable problème c’est que Hunger Games est passé avant. Là où Hunger Games avait étonné et mis en place un monde particulièrement bien décrit et haut en couleur The Giver souffre d’une image terne et d’un manque de surprises qui crée un ennui profond. Bien entendu, on trouve les recettes des dystopies que l’on connaît depuis Aldous Huxley, Orwell et Bradbury. Nous avons l’identique, la surveillance, les drogues et un pouvoir aussi discret qu’omnipotent et surpuissant. Cependant, encore une fois, rien de nouveau n’est montré. En fait, et pour terminer, ce film souffre d’un manque flagrant d’imagination et ne fait que surfer sur la vague des romans dystopiques pour jeunes adaptés au cinéma. Mon conseil est d’éviter de perdre son temps.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Un film plat dans tous les sens du terme : Pas d’imagination, terne et tenu par des acteurs qui ne semblent pas croire en leur personnage (le spectateur leur pardonnera car lui non plus n’y croit pas). Un film qu’il faut éviter.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Site officiel

Image : Allociné

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17:54 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : the giver, dystopie | | | |  Facebook

Interstellar

Dans un futur proche l’humanité est au bord de l’extinction. Mais nous avons survécu. Le monde a perdu ses ressources, les cultures meurent, de gigantesques tempêtes de sable traversent le monde alors que la population est extrêmement réduite. Mais l’humanité a survécu tout en sacrifiant ses cauchemars (l’armée) et ses rêves (la recherche et l’exploration). Bien que la vie soit dure on pense que les choses iront de mieux en mieux. En attendant, il faut subir et cultiver. Cependant, dans le plus grand secret, un programme de la presque défunte NASA est imaginé. Celui-ci est mis en place alors qu’un trou de ver est apparu près de Saturne. Au-delà il y a 12 nouveaux mondes dont 3 pourraient être habitables. La Terre se meurt. Il est temps pour l’humanité de trouver une nouvelle maison. Mais, avant de déménager, il faut savoir où se rendre. Une mission est donc mise en place pour examiner ce qu’ont trouvé les pionniers e vérifier la viabilité des trois mondes.

J’attendais avec un grand intérêt ce film. Comment ne pas vouloir s’intéresser à une histoire qui nous promet le retour de la véritable aventure de la conquête spatiale dans la plus pure tradition du space opera ? Une mission, quelques humains dans un vaisseau et des planètes inconnues à visiter qui orbitent autour d’un trou noir. L’accroche est extrêmement sexy pour les personnes qui, comme moi, adorent la SF. Le film commence sur une Terre que l’on ne reconnaît que peu. Ce qui est parfait. On sait qu’il y a eu une catastrophe mais on ne sait pas laquelle. Simplement, on voit des humains tenter de reconstruire un avenir. On apprend assez rapidement que le but est de fuir vers les étoiles. Cette partie est très réussie. On se trouve clairement face à un scénario qui a été pensé de manière rigoureuse pour tenter de garder un aspect réaliste. Ainsi, les vaisseaux tournent sur eux-même pour créer une gravité artificielle et le voyage dure un temps plutôt long qui doit est passé en hibernation afin d’éviter de bruler des ressources. Cet aspect est encore mis en valeur plus tard dans le film alors que l’équipage réfléchit sur sa mission et la meilleure manière de la mener à bien. Les trois planètes sont tout aussi magnifiques et pensées pour offrir un environnement à la fois proche et différent. Il faut aussi noter que le héros principal du film n’est, en fait, qu’un second rôle. Cooper est l’explorateur. Cependant le véritable personnage héroïque est Murphy. Elle fait tout pour comprendre comment survivre et aider l’humanité alors que son père est absent et ne peut rien pour elle. Une scène vers la fin du film montre particulièrement bien cet aspect. Cette histoire est donc celle d’une petite fille qui devient une grande scientifique et non d’un adulte qui explore l’univers.

Malheureusement, ces bons aspects sont desservis par des longueurs très importantes. Ainsi, les personnages peuvent passer plusieurs longues minutes à déblatérer de la philosophie à deux sous sur l’amour et sa force quantifiable dans l’univers. Je n’ai rien contre l’amour mais de là à en faire une force au même titre que la gravité… Tout ceci est mis encore plus à mal par une conclusion que j’ai vue venir à trois kilomètres. Une conclusion qui, outre de lier le passé au présent, crée un deus ex machina. Je n’aime pas cette manière de terminer une histoire car je trouve qu’elle est souvent un oreiller de paresse. Au lieu de créer une conclusion solide mais difficile à mettre en place on préfère se reposer sur un pouvoir quasi divin qui permet de tout régler sans efforts. A mon avis c’est un très mauvais choix qui m’amène à conclure par un « toute cette histoire pour ça ? »

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Je sais que la plupart des médias et des critiques en parlent comme le blockbuster de SF de l’année. Pour moi, c’est un film de SF bien joué, bien mis en scène et un scénario rigoureux. Ces trois points sont indéniables. mais il aussi des aspects que je ne pardonne pas et un discours pseudo philosophique faussement profond. C’est donc, à mon avis, une déception.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon,

Site officiel

Image : Allociné

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10:30 Écrit par Hassan dans Astronomie, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : interstellar | | | |  Facebook

09/11/2014

Green Lantern first flight

Il y a plusieurs années le monde du cinéma a connu l'un des pires films du monde: Green Lantern. Mais comme ce n'était pas une femme les films de super héros ont survécu. Le plus embarrassant pour ce "film" est que les versions animées de Green Lantern sont plus intéressantes, mieux jouées et mieux écrites. Celui dont je parle aujourd'hui est un film de 77 minutes sorti en 2009. L'histoire commence alors que Abin Sur arriver, mortellement blessé, sur Terre. Il envoie l'anneau choisir un nouveau porteur. Celui-ci est Hal Jordan. Mais le corps des Green Lantern se méfie des humains une race vue comme fourbe, dangereuse et à laquelle il ne faut pas faire confiance. Cependant, Sinestro réussit à convaincre es Gardiens qu'il peut entrainer Hal Jordan et vérifier ses aptitudes. Alors que Hal Jordan apprend ce qu'implique être membre du Corps un conflit couve. Car quelqu'un a volé la puissance de l'élément jaune. Une menace extrêmement importante pour le Corps.

Encore une fois, il est très embarrassant qu'un animé de 77 minutes soit mieux réussit qu'un film qui a couté des millions. Là où le film se perd dans des effets et des clichés l'animé décide d'introduire très gentiment ce qu'est le Corps sans trop s'y attarder. Car la véritable histoire est celle de Sinestro et de son envie de contrôle. La caractérisation est plutôt réussie puisqu'on retrouve l'arrogance mais aussi le but d'ordre qu'il a toujours défendu. Cependant, n'oublions pas que ce n'est qu'un simple animé. Il est réussit mais reste très simple et ne va pas trop loin dans la présentation de Hal Jordan et du reste du corps. C'est donc un simple divertissement assez bien réussi.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Si on considère que le but est de divertir celui-ci est atteint sans plus.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

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08/11/2014

Greg Mandel 3. The nano flower par Peter F. Hamilton

Titre : Greg Mandel 3. The nano flowerthe-nano-flower-978033053781002.jpg
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Pan bokks 1995
Pages : 599

Ces temps j’avais besoin de SF. Je me suis donc replongé dans l’un des mes auteurs favoris qui, bien que ses fins soient frustrantes, est particulièrement intéressant. Peter F Hamilton est surtout connu pour sa série l’Aube de la nuit. Il a aussi écrit une trilogie qui se déroule peu de temps après notre ère. Alors que le réchauffement climatique détruit l’écologie mondiale et que l’économie est en plein chaos la Grande-Bretagne s’était réfugiée dans le giron d’un parti communiste : le PSP. Celui-ci est tombé depuis plusieurs années dans ce troisième tome. La résistance n’est plus qu’un souvenir alors que le monde est progressivement reconstruit et qu’une nouvelle révolution industrielle est lancée. Event Horizon, sous la direction de Julia Evans, est à la pointe du progrès et révolutionne le monde en mettant en orbite un astéroïde. Cependant, des rumeurs circulent dans les milieux autorisés. Une nouvelle technologie plus que révolutionnaire semble être sur le point de voir le jour. Dans le même temps, Julia Evans reçoit un cadeau de son mari disparu : une fleur. Celle-ci n’est pas ordinaire. Son ADN est alien. Une course contre la montre se met en place entre les principales entreprises qui souhaitent acquérir ce que l’alien pourrait offrir à la terre. Et Greg Mandel est le pion principal sur l’échiquier de Julia Evans.

S’il y a bien une chose que Hamilton sait faire c’est créer un monde technologiquement avancé et, pourtant, nous le rendre proche par de nombreuses impressions. Sa description de la Grande-Bretagne et du reste du monde est à la fois éloignée mais, en même temps, familière. Ainsi, par exemple, j’ai beaucoup aimé ce que Hamilton fait de Monaco. Une principauté isolée, fermée au monde, dans laquelle une élite peut se raccrocher aux illusions du passé. On retrouve aussi les corporations ultra puissantes qu’Hamilton décrit souvent. Event Horizon, en particulier, est décrite comme un pouvoir dans le pouvoir. Une entreprise capable de tout sans souffrir des besoins de la procédure judiciaire. Pire, un pouvoir militaire dissuasif. Bien que l’auteur ne critique pas directement ce pouvoir j’avoie que celui-ci me glace le sang. L’histoire, par contre, est assez secondaire. Elle n’est pas vraiment intéressante et l’intrigue se conclut d’une façon, à mon avis, maladroite. Je termine ce livre avec un bilan en demi-teinte.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. La trilogie Mandel n’a jamais été ma préférée. Ceci se confirme avec ce dernier tome plutôt médiocre malgré un univers particulièrement bien décrit.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

05/11/2014

Der Kreis - Le Cercle - The Circle

Hier soir j’ai eu la chance d’aller voir l’avant-première du film Der Kreis. Celle-ci se continuait avec une séance de questions réponses posées à l’équipe du film ainsi que deux personnes ayant vécu les événements. Le film, lui, s’est terminé par une standing ovation largement méritée. Durant les années 30 et surtout la deuxième guerre mondiale toutes les associations gays d’Europe sont mortes sous la répression. Toutes ? Non un village d’irréductibles résistait encore et toujours à l’envahisseur. Ce village c’était la Suisse qui, en 1942, adoptait le code pénal suisse et dépénalisait partiellement l’homosexualité. Dans ce contexte naît le Kreis dont l’origine est un groupe de lesbiennes (rapidement évacuées quand les hommes arrivent). Ce fut, pendant longtemps, la seule association du monde et son journal le seul du monde. Mais, après la guerre, le Kreis fit des petits un peu partout et devint célèbre pour son bal d’automne à Zürich.

Le film commence dans les années 50. Un jeune enseignant d’une école de fille se décide à entrer dans le Club. La paranoïa est à son comble mais il fait tout de même bon vivre même si c’est en cachette. Dans le Kreis il rencontre la star du club : Röbi dont le numéro de drag queen est célèbre. Tout ira bien jusqu’à ce qu’un homosexuel soit tué par un jeune prostitué. Ce meurtre est rapidement suivi d’un autre et aussi bien la presse que la police s’intéressent de très près au milieu homosexuel accusé de pervertir les prostitués. Il s’ensuit une répression qui pourrait mettre à mal l’amour entre Ernst et Röbi.

J’ai beaucoup aimé ce docu-fiction. Sa première réussite est de créer un fil rouge avec l’histoire d’Ernst et Röbi, toujours en vie et lié par un mariage actuellement, dans le cadre de leur activité au Kreis. On les suit durant les événements marquants de la vie du club jusqu’à sa fin. Ceci permet de ne pas se perdre tout en montrant comment un couple pouvait se constituer, dans le secret, à l’époque. Le film est entrecoupé par des interventions des témoins encore en vie qui expliquent ce qui s’est déroulé et leur sentiment. Ainsi, ce que l’on voit reconstitué est développé par ce que disent les personnes qui ont vécu.

Je vois aussi deux points forts de ce film. Tout d’abord, bien que le Kreis ait permis une vie homosexuelle elle l’a fait dans un cadre strictement réglementé et secret. Les membres étaient anonymes, le journal envoyé en cachette, même en contrebande pour l’Allemagne, dans des enveloppes neutres. Cet aspect très paranoïaque est brisé par l’un des personnages clés, Felix, qui déclare d’un seul coup que, pour lui, le Club est une prison. Ceci montre à quel point la vie en cachette, dans le placard, est difficile. Il faut faire constamment attention à ce que l’on dit et fait. Il ne faut pas reconnaître les personnes dans la rue ni en parler. En cas de lumière faite sur la véritable identité toute une vie peut être détruite aussi bien professionnellement que dans le cadre de la famille. Le second point fort est l’attitude de la police. Pendant longtemps la Suisse fut une exception. Un pays qui ne pénalisait pas l’homosexualité entre adultes consentants dans le cadre civil (pour cette histoire je vous renvoie au livre de Delessert déjà présenté ici). Cependant, ceci n’empêche pas la police de faire des rafles, d’interroger et d’emprisonner pour constituer des fiches. La violence policière va très loin dans l’humiliation publique et la violence des coups. Cette violence policière se forme dans un contexte moralisateur fort avec une presse qui salue la libération de meurtriers qui ont tué des homosexuels.

Cependant, il faut bien dire qu’il y a un problème fondamental avec ce film. Oui, nous sommes dans un club d’hommes. Mais l’origine du Kreis est une association de lesbiennes qui avaient, après un certain temps, acceptés des hommes pour, ensuite, quitter un Club qui ne leur correspondait plus du tout. Les lesbiennes sont presque complètement oubliées dans ce film. On ne parle pas de leur rôle dans la création du Kreis. C’est à peine si on le voit dans le fond d’une salle. Elles ne parlent jamais. Avec cet oubli c’est la moitié d’une histoire qui est laissée de côté. Pourquoi ?

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Un très bon docu-fiction qui mérite une large diffusion avec les audiences qui suivent. Il permet de comprendre une époque et montre que la lutte n’est pas terminée.

Image : Allociné

Site officiel

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02/11/2014

Batman et Robin 1. Tueur né par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 1. Tueur né9782365773553-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban Comics 11 juillet 2014
Pages : 192

Ce premier tome regroupe les numéros 1-8. Quand il y a un Batman un Robin le suit. Ils sont nombreux. Certains ont gardé le nom d’autres sont passés à d’autres choses. Mais, cette fois, Robin est le propre fils de Batman : Damian Wayne dont la mère est Talia al Ghul. Son entraînement lui permet d’être l’une des personnes les plus dangereuses de la Terre. Ce même entraînement l’empêche de comprendre les méthodes de son père tandis que ce dernier n’arrive pas à tout confier à son fils. Leur relation est difficile. Mais l’arrivée d’une connaissance du passé de Bruce Wayne les forcera à choisir entre l’union où la trahison.

J’avais lu que ni le scénario ni le grand méchant n’étaient particulièrement intéressants. Je suis tout a fait d’accord. On se trouve face à une menace classique contre Batman dont la seule différence est qu’elle vient de son passé. Le véritable point fort de ce tome est la relation entre Bruce et Damian. Bruce se trouve face à un fils qu’il ne sait pas comment traiter. Il essaie mais il échoue car il considère que son devoir est de le fixer et non d’être son père. En ce qui concerne Damian il essaie de suivre les traces de son père mais n’y arrive pas. Les auteurs ont très bien réussi à montrer sa rage intérieure et sa difficulté à se restreindre durant les combats. Certaines scènes sont particulièrement glaçantes. Par exemple, celle durant laquelle Damian tue une chauve-souris réussit à la fois à montrer sa rapidité et sa dextérité ainsi que son manque d’empathie qui transparaît dans ses yeux éteints. La réussite de ce tome est d’avoir mis ces deux êtres en face et de nous offrir leurs relations conflictuelles de père et fils.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un arc assez intéressant mais qui souffre une édition en deux tomes. Je pense qu’il faudra lire le prochain pour comprendre certaines choses qui sont mentionnées dans ce volume 4.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

01/11/2014

Batman 4. L'an zéro - 1re partie par Scott Snyder, Greg Capullo et Rafael Albuquerque

Titre : Batman 4. L’an zéro – 1re partie9782365774253-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Greg Capullo et Rafael Albuquerque
Éditeur : Urban Comics 3 octobre 2014
Pages : 192

Ce tome est formé des numéros 21-24 ainsi que du 0. Il y a six ans Batman n’existait pas. Bruce Wayne, lui, était officiellement mort. Mais ceci n’était qu’un mensonge. Bruce est revenu à Gotham et cache son existence. Il souhaite combattre le crime qui gangrène la ville caché sous de nombreux masques. Cependant la mise en place du gang du Red Hood l’oblige à entrer beaucoup plus profondément dans son personnage de justifier. Et ceci devient bien plus compliqué lorsque son oncle décide de le forcer à revenir dans la lumière. Car ce dernier pense que Bruce a la mission d’être à la tête des entreprises Wayne pour aider au développement de Gotham. Batman n’existe pas, mais le combat contre le gang de Red Hood pourrait bien le créer.

J’étais très sceptique. Pourquoi vouloir revenir dans le passé de Batman alors que tout le monde le connaît. Pourquoi vouloir refaire un année un alors que celui de Miller est toujours une référence ? Je me trompais. Mis à part le choix de mettre Batman 0 dans ce tome alors qu’il n’est pas tout a fait relié au reste du tome était étrange mais, selon l’éditeur, justifié. On verra bien pourquoi dans le prochain tome si j’ai bien compris. On retrouve un discours de Wayne à la ville semblable à celui qu’il fait dans le tome 1. Ce n’est pas trop problématique. Mais ce que l’on trouve dans ce comic c’est surtout un homme qui tente de comprendre comment lutter non contre le crime mais pour une ville. Comment donner à celle-ci l’envie de vaincre la peur d’une violence absurde dont n’importe qui pourrait être l’auteur. Car le gang de Red Hood semble être violent pour rien et ses membres sont recrutés partout via le chantage. Il est intéressant de voir, et c’est cette review que m’en a rendu conscient, que Batman est montré ici comme la conséquence d’un nouveau type de crime alors que le discours traditionnel fonctionne dans l’autre sens. J’ajoute aussi que j’ai bien aimé les numéros qui se concentrent sur la jeunesse de Bruce Wayne et son entraînement. Ils sont courts mais plutôt intéressants.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un arc assez intéressant mais qui souffre une édition en deux tomes. Je pense qu’il faudra lire le prochain pour comprendre certaines choses qui sont mentionnées dans ce volume 4.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

Batman 2. La nuit des hiboux par Scott Snyder et Greg Capullo

Titre : Batman 2. La nuit des hiboux9782365772068-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder et Greg Capullo
Éditeur : Urban Comics 12 avril 2013
Pages : 208

Ce second tome contient les numéros 8-12 et annual 1 édités dans Batman vol. 2 : the city of owls. Nous avions quitté Batman alors qu’il venait de s’échapper de la Cour des hiboux et de comprendre leur puissance. Peu de temps après la cour envoyait ses ergots pour attaquer les notables de Gotham. Alors qu’elle allume son propre signal, annonçant posséder la ville, la nuit des hiboux commence. Et durant cette nuit un grand nombre de personnalités sont condamnées à mort par la cour. Cependant, Batman se place résolument entre eux et les ergots avec l’aide de sa famille. Mais suffiront-ils à stopper la Cour ? Et qui est vraiment à la tête de celle-ci ?

Le premier tome était très bon et le second est dans la même lignée. Il commence particulièrement fort par le combat de Bruce pour se défendre contre le grand nombre de tueurs qui sont envoyés contre lui. On l’observe aussi en train d’enquêter pour découvrir qui a le contrôle de la cour. Il est tout de même dommage que l’on ne voie pas les combats des autres membres de la famille. Le scénariste a aussi eu la bonne idée de stopper la menace mais pas de l’éradiquer. Batman risque de se retrouver contre cette organisation tentaculaire a nouveau dans le futur. Cet arc est suivi par deux numéros qui reviennent sur un événement particulier de la famille Wayne via une lettre envoyée à Alfred par son propre père. Ces numéros permettent d’éclairer un peu les liens entre la famille Wayne et les hiboux. Le tome se termine sur une histoire qui implique Freeze. Bien qu’elle soit courte elle permet d’expliquer qui est ce vilain et de nous donner des informations sur son enfance. Ce sont donc deux tomes que j’ai beaucoup apprécié.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un second tome qui continue le premier avec une histoire tout aussi bonne.

  • Tolkien.

Image : Éditeur