31/12/2014

Les crocodiles

Titre : Les crocodiles
Auteures :
Éditeur : Le Lombard 2014
Pages : 174

Puisqu'il faut bien terminer l'année je le ferais en présentant cette BD qui m'a été offerte par une amie. e ne crois pas qu'il soit utile de présenter le projet Crocodiles ce tumblr qui illustre des témoignages de harcèlements et de viols. Cette BD publie les différentes illustrations de Thomas Mathieu qui se trouvent sur le site du projet. Celles et ceux qui suivent le tumblr connaissent donc déjà ce que la BD donne en format papier. Il y a de nombreux événements qui sont illustrés mais qui se ressemblent beaucoup. Certains sont plus horribles que d'autres et, c'est en tout cas mon cas, on a de la peine à croire que des personnes puissent être aussi irrespectueuses et violentes. Malheureusement, ça existe et c'est même banal.

La BD est fournie avec plusieurs postface qui permettent à des associations et féministes connues de donner leur avis sur le projet et de le placer dans un militantisme plus large sans devenir purement conceptuel. Le but est d'expliquer simplement ce qu'est le harcèlement. On y trouve aussi des éléments de réponses à la fois sur comment réagir en tant que témoin et/ou en tant que victime. Ces pages renvoient à d'autres projets, associations et livres plus complets si on souhaite de plus amples informations. C'est donc une BD qui permet, comme d'autres actions, d'interpeller, de montrer et, surtout, de donner la parole aux femmes. Aussi bien les histoires que la manière dont la BD est dessinée pousse, et c'est le but, à s'identifier aux victimes et non aux agresseurs. J'ai, personnellement, beaucoup appris.

Image : Éditeur

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30/12/2014

Ceci n'est pas une prison. La maison d'éducation de Vennes. Histoire d'une institution pour garçons délinquants en Suisse romande (1805-1846-1987) par Geneviève Heller

Titre : Ceci n'est pas une prison. La maison d'éducation de Vennes. Histoire d'une institution pour garçons délinquants en Suisse romande (1805-1846-1987)
Auteure : Geneviève Heller
Éditeur : Antipodes 2012
Pages : 438

Le titre de ce livre, Ceci n'est pas une prison, est un moyen de parler d'une institution qui fut, durant sa longue histoire, vue très négativement et qui a dû lutter contre une réputation et une architecture pénitentiaire. Ce livre nous plonge dans la longue histoire de la Maison d'éducation de Vennes depuis sa conception jusqu'à sa mort suite à une crise à la fois interne et externe en passant par les profondes modifications législatives de 1942. La construction du livre forme trois parties qui s'intéressent aussi bien à son histoire, à des thèmes spécifiques et enfin aux élèves via les dossiers des archives.

La première partie est un moyen pour l'auteure de nous présenter l'institution durant sa longue histoire. Pour cela, elle présente les différents directeurs qui se sont occupés de Vennes et ce dès les années 40. Les chapitres précédents permettent de placer la construction de l'institution dans un paysage plus vaste. Dès 1940 Geneviève Heller nous montre comment les volontés de réformes, aussi bien au niveau des lois que de la pratique et des bâtiments, se heurtent à différents problèmes : argent, formation du personnel, etc. Lorsque, enfin, la Maison d'Éducation de Vennes réussit, après de longues discussions avec l'architecte fédéral, à briser en partie son carcan carcéral les temps ont changé et elle perd des élèves alors que les institutions fermées sont de plus en plus critiquées. Dans le même temps Vennes connait une affaire qui précipitera sa déchéance pour devenir le COFOP d'aujourd'hui.

La seconde partie est thématique. Elle permet à l'auteure de nous présenter différents points importants de Vennes. Ce sont aussi bien les catégories d’élèves qui sont admis que le personnel et les changements qui se mettent en place dans le temps. L'auteur a aussi étudié les bâtiments et les punitions dont les débats qui entourent les cachots. Ce sont aussi les loisirs et l'enseignement professionnel qui nous sont présentés. Alors que les loisirs sont très peu présents durant les débuts de l'institution ils deviennent, durant la seconde moitié du XXe siècle, une part importante de la rééducation. L'enseignement professionnel, lui, s'est longtemps contenté d'être lié au domaine agricole de Vennes pour, ensuite, ouvrir quelques ateliers puis permettre une formation à l'extérieur.

Enfin, la dernière partie nous présente les dossiers des élèves. Ceux-ci nous sont présentés par périodes ce qui permet de mettre en valeur les changements dans la manière à la fois de créer ces dossiers et de parler des élèves. On passe de dossiers courts concernant principalement les notes et la conduite à la mise en place d'un appareil complexe d'observation du mineur. Cette observation récolte des informations aussi bien en ce qui concerne la famille, le physique de l'enfant et son comportement à Vennes que sur ses caractéristiques psychologiques.

En conclusion, ce livre, épais, nous permet de comprendre comment fonctionnait une institution précise durant le temps de son existence. On nous montre ses mutations mais aussi les difficultés et, surtout, les raisons de ces dernières. Alors que les lois et les considérations éducatives changent des résistances fortes empêchent cette institution de se réformer et, parfois, mettent fortement en danger son existence. Ce livre est un examen passionnant de la seule maison d'éducation publique du canton de Vaud.

Image: Éditeur

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20/12/2014

Green Lantern 3. La troisième armée par Geoff Johns, Peter J. Tomasi, Doug Mahnke et Chriscross

Titre : Green Lantern 3. La troisième armée9782365775380-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Peter J. Tomasi, Doug Mahnke et Chriscross
Éditeur : Urban Comics 22 août 2014
Pages : 176

Ce troisième tome contient les épisodes 0, 13-16 de Green Lantern, 16 de Green Lantern Corps et 1 de Green Lantern Corps Annual qui ont été publiés dans Green Lantern : Rise og the third army et Green Lantern Vol. 3 : The end. Les Gardiens ont perdu la raison. Dans l’épisode qui précède ils venaient tout juste de créer leur troisième armée et de la lancer contre Hal Jordan et Sinestro. Immédiatement, ils entreprennent de s’attaquer au reste de l’univers afin d’éradiquer toute pensée individuelle et créer un ordre parfait sous leur supervision. Cependant, ils n’avaient pas imaginé que Hal et Sinestro réussiraient à recruter un nouveau membre : Simon Baz. Bien qu’il ait des problèmes personnels à gérer il prouve rapidement ses capacités. Il est temps de combattre les Gardiens.

Le bilan est mitigé. Je passe d’abord à ce qui m’a ennuyé. Premièrement, ce qui arrive à Hal et Sinestro est assez peu montré. Les paysages sont mornes et on ne sait pas grand-chose. Le second point négatif concerne la Troisième Armée. En effet, on sait qu’elle est lancée. On nous apprend qu’elle a fait des victimes mais on ne nous montre rien. Tout se passe au second plan ce qui ne nous laisse pas le temps de comprendre la fin du tome malgré son aspect spectaculaire. Trop d’éléments sont laissés dans l’ombre. Par contre, j’ai beaucoup aimé le nouveau Lantern : Simon Baz. Je le trouve intéressant et attachant. J’espère que d’autres numéros permettront de lui offrir plus de profondeur ce que ce troisième tome ne permet pas.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Des idées intéressantes mais un problème de rythme.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

19/12/2014

Les Pingouins de Madagascar

Après un film sympa et plutôt bien joué je suis allé voir les personnages secondaires les plus appréciés de Madagascar : les pingouins ! Dans le dernier film ils avaient acquis un cirque. Malheureusement, les animaux n’arrêtent pas de chanter la chanson du diable (qui m’est restée dans la tête, damn you !) Les 4 volatiles s’envolent donc (si si les pingouins ça vole !) vers l’infini et l’au-delà afin de vivre de nouvelles aventures et trouver un cadeau pour les 10 ans de Soldat. Cependant, la recherche de ce cadeau les mène à affronter un ancien, et inconnu, ennemi. Ce dernier souhaite se venger de sa disgrâce sur tous les pingouins ! L’équipe sera-t-elle assez compétente pour sauver leur espèce ? Ou l’aide d’une autre équipe (avec du Cumberbatch dedans) sera-t-elle nécessaire ?

Personne n’ira voir ce film en pensant tomber sur du grand cinéma. Le but est de créer une histoire pour toute la famille afin que les enfants les plus jeunes puissent suivre leurs parents dans la salle. L’histoire est donc particulièrement simple avec une morale bon enfant comme on en trouve toujours dans ce genre. Oui, être gentil c’est bien, l’amitié c’est chouette et être méchant c’est pas bien. Il reste à savoir si les blagues sont réussies. Elles ne sont en tout cas pas ratées mais loin d’être particulièrement bonnes. Il y a de nombreuses répétitions et, à la fin, on en a un peu marre. De plus, et malheureusement, le film envoie un message problématique aux enfants. Le but du grand méchant est de se venger des pingouins. Mais pourquoi ? Tout simplement car la beauté des pingouins l’on rendu impopulaire car moche. Comment veut-il se venger ? En rendant les pingouins moches afin de les rendre impopulaires. Autrement dit, les gentils sont beaux et populaires tandis que les méchants sont moches et rejetés. Voila un magnifique message… On aurait pu s’en passer.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. On peut s’en passer. Surtout avec le prix du cinéma et de la 3D (inutile comme toujours).

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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09:17 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les pingouins de madagascar | | | |  Facebook

18/12/2014

La Famille Bélier

Hier soir je suis allé voir ce film qui, selon les médias, serait la réussite de l’hiver. Nous sommes dans un petit village français au milieu de nul part. Une jeune femme, Paula, vit sa vie comme toutes les adolescentes entre l’école, la famille et les envies. Cependant, dans sa famille elle est la seule entendante ce qui l’amène à prendre un grand nombre de responsabilités. Alors qu’elle essaie, timidement, de se rapprocher d’un garçon qu’elle a en vue elle s’inscrit, pour cela, dans la chorale de l’école. Malgré les commentaires acerbes (et peu pédagogiques) du professeur elle commence à trouver une passion liée à une voix particulière. Elle doit donc faire un choix. Soit elle décide de rester avec sa famille soit elle part à Paris pour passer un concours et, si elle est prise, quitte sa famille afin de commencer sa vie seule.

Je le dis tout de suite : j’ai beaucoup aimé ce film dont les personnages sont attachants et l’histoire très émotionnelle. Bien que la publicité se fasse autours des caractéristiques de cette famille Bélier celle-ci n’est de loin pas centrale. L’histoire aurait très bien pu se dérouler dans un autre type de famille. Car l’intrigue concerne une jeune femme qui doit faire le choix de quitter ou non la maison familiale. Et c’est ce choix qui change les choses. En ce qui concerne l’idée de mettre Paula dans une famille ou elle est la seule entendante je peux difficilement faire des commentaires. Je ne connais pas le langage des signes (c’est un manque) et, donc, je ne peux pas savoir si, comme je l’ai lu, il est si peu maîtrisé. J’ai, par contre, appris ce matin que les acteurs et actrices n’étaient pas sourd-e-s. Je trouve ce choix de casting dommage. Pourquoi ne pas faire autrement ? Je me demande aussi quoi penser de la manière dont les parents et le frère de Paula sont présenté-e-s. A l'écran, cette famille semble difficilement se passer de leur fille. N'aurait-il pas été mieux de montrer ce qui n'est pas fait par la société pour permettre à toutes personnes, quelles que soient ses caractéristiques, de vivre avec les même possibilités? On aurait pu passer à une vision critique du monde plutôt que de rester dans une vision plate.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Plutôt bien joué, une histoire touchante dans un village sympathique. Un bon film d’hiver.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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08:56 Écrit par Hassan | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

17/12/2014

The Hobbit: The battle of the five armies

L’image qui se fige en plein film mais avec le son qui continue. Le son qui fonctionne mais pas l’image pour que, ensuite, ce soit l’image mais pas le son bien que les sous-titres soient présents. Avec, enfin, une séance annulée et un remboursement. Du moins pour les personnes qui avaient gardé leur billet. Ce sont les joies du cinéma moderne. Au moins la bande annonce du prochain Starwars a eu le temps de passer (avec un entracte). Autant dire que voie ce dernier film n’a pas été facile et qu’il a été nécessaire de trouver un autre moment que celui initialement prévu.

Le Hobbit : la bataille des cinq armées, la fin de la saga qui débute l’aventure du Seigneur des Anneaux qui s’est terminée il y a 11 ans qui mais qui commence dans 77 ans selon la chronologie de Tolkien (et mes calculs si ils sont justes). En gros, c’est le boxon dans les aventures de Bilbo filmées en temps réel sans coupures mais avec des avances rapides (je ne sais pas pour vous mais, à mon avis, c’est la seule manière d’expliquer l’adaptation en trois films de trois heures). LA quête touche à sa fin puisque le Royaume sous la Montagne a été repris au dragon Smaug. Mais les aventures ne sont pas terminées. En effet, durant de longues minutes nous verront l’attaque en temps réel du dragon sur lacville. Pour, ensuite, suivre, toujours en temps réel, la marche des réfugiés. La reprise du Royaume est rapidement connue partout sur la Terre du Milieu et de nombreuses armées marchent vers l’entrée pour reprendre ce qui est leur dû où simplement pour le plaisir de massacrer du nain. L’ennemi est en marche.

Enfin, après deux long, très looooooong film dont l’intrigue était lente mais leeeeeente on arrive à la fin du Hobbit. Dire que faire trois films pour un petit livre de 300 pages était exagéré est en dessous de la réalité. Bref, nous avons enfin la fin de ces films. Et cette fin nous offre quelques grands moments de ridicule tout en échouant lamentablement à reconduire l’esprit épique du Seigneur des Anneaux. Mais est-ce une surprise quand on adapte un livre destiné à de jeunes enfants et quand on sait à quel point les batailles n’ont aucune importance pour Tolkien qui préfère les descriptions. Ce n’est donc pas un hasard si la réalisation a ajouté de nombreuses intrigues qui n’existent pas dans le livre et qui sont à peine mentionnée dans le Seigneur des Anneaux (dans les annexes en plus). Le personnage qui obtient la palme du ridicule est, bien entendu, Legolas. Qui, après avoir inventé le skateboard dans le Seigneur des anneaux nous fait part de ses autres hobbys. Ainsi, on l’observe au lance de couteau, en stage d’architecture (construire un pont n’est pas donné à tout le monde) et surtout lors d’une séance de parachute ascensionnel. Thorin, lui, passe dans les rangs de roi égoïste paranoïaque alors que personne, à part Bilbo, semble s’en inquiéter. En guest star nous avons aussi une histoire d’amour inutile, les trolls / machines de siège et, surtout, les vers des sables de Dune. Pfiou, on est content que ça se termine.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Une seule raison de voir ce film : on veut connaître la fin. Cette saga en trois films est un échec monumental qui ne fonctionne que pour les personnes qui ont aimé le Seigneur des Anneaux. Pitié plus jamais ça !

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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09:31 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hobbit, battle of the five armies | | | |  Facebook

Geoff Johns présente Superman 5. Brainiac par Geoff Johns, Gary Frank et Jesus Merino

Titre : Geoff Johns présente Superman 5. Brainiac9782365774031-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Gary Frank et Jesus Merino
Éditeur : Urban Comics 12 septembre 2014
Pages : 160

Ce tome 5 regroupe les épisodes 865-870 de Action Comics ainsi que le numéro 1 de New Krypton Special. Oui, 3 tomes sont passés à la trappe entre le 1 et le 5. Ni les histoires ni les critiques ne m’avaient convaincu de m’y intéresser. Plusieurs tomes plus loin nous retrouvons Superman. Alors que Batman s’occuper du Toyman une nouvelle équipe prend ses quartiers au Planet. Mais il ne faut pas longtemps pour que Clark doive quitter la salle de rédaction afin de stopper un objet qui tombe du ciel (décidément c’est une habitude à Metropolis). Cependant, cet objet n’est autre que Brainiac rapidement éliminé par Superman. Il le raméne à la forteresse de solitude pour apprendre, par sa cousine, que ce n’est pas le Brainiac mais une de ses sondes. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Superman décide de partir à sa recherche et, malheureusement, le guider vers la Terre.

Ce tome 5 est tout aussi bien que le premier. Malgré le problème Lois toujours aussi transparente. On aurait cru qu’une journaliste d’investigation de son importance aurait un peu plus d’importance. La réussite de ce tome est de placer Superman à la fois face à son passé et à son présent en combattant une créature intelligente et puissante. Brainiac est un être dont le seul but est de collecter des données puis d’empêcher leur dispersion (un peu comme les lois contre le piratage). Mais, il ne vit pas vraiment. Il est coincé dans sa coquille et se plait à croire contrôler l’univers et la vie. Superman est donc placé face à lui et montre l’exemple d’un être puissant qui accepte de rester humain et de vivre une vie ordinaire. Le tome place aussi Superman face à sa plus grande faiblesse. Alors qu’il sauve le monde et qu’il est presque inégalé en puissance il ne peut pas sauver tout le monde.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Encore un très bon Superman. Ce dernier est placé face à sa faiblesse : l’incapacité de sauver tout le monde.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

Geoff Johns présente Superman 1. Le dernier fils par Geoff Johns, Richard Donner, Adam Kubert, Arthur Adams, Eric Wight, Ralph Morales et Gary Frank

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Auteurs : Geoff Johns, Richard Donner, Adam Kubert, Arthur Adams, Eric Wight, Ralph Morales et Gary Frank
Éditeur : Urban Comics 15 février 2013
Pages : 192

Ce premier tome regroupe les numéros 844-846 et 851 de Action Comics ainsi que les numéros 10-11 de Action Comics Annual. Alors que Superman vient de retrouver ses pouvoirs et de recommencer sa vie de super-héros tout en continuant sa vie de journaliste et de maris un objet traverse l’atmosphère. Cet objet est un vaisseau qui menace de s’écraser sur Metropolis. Bien entendu, Superman ne va pas laisser des gens mourir. Mais, quand il examine l’objet, il est surpris d’y trouver un jeune garçon souriant. Des analyses plus poussées permettent de savoir que ce garçon est un kryptonien. Il n’en faut pas plus pour que tout le monde se l’arrache. Entre l’armée américaine qui souhaite l’étudier, Luthor qui veut l’utiliser et Superman le protéger personne ne se pose la question : qui est-il et d’où vient-il réellement ?

Je ne suis pas un grand fan des comics de Superman. Ce personnage me donne l’impression d’être un grand naïf beaucoup trop puissant pour être intéressant. Bon, on peut se demander si un être de la puissance de Superman peut avoir le luxe d’être cynique mais la question n’est pas là. J’ai, par contre, beaucoup apprécié ce comic. On trouve un Superman assez humain aux prises avec son rôle et sa vie de tous les jours. La scène durant laquelle il passe devant une fenêtre et prend le temps de donner un conseil aux enfants qui déjeunent résume parfaitement le personnage. L’histoire est plutôt intéressante. Elle place Superman face au passé de Krypton et nous permet de retrouver son histoire mais aussi de l’inédit. Mais, surtout, j’ai beaucoup aimé la fin qui est à la fois intéressant et émouvante. Par contre, Lois Lane est presque transparente. Un personnage de sa stature mérite plus de développement que la question : être ou ne pas être une mère.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Ce qui nous est offert est du bon Superman malgré quelques défauts (pauvre Lois Lane).

  • Tolkien.

Image : Éditeur

Justice League: War

DC continue l’adaptation de certains de ses comics en s’intéressant aux New 52 (qui ne sont plus si neufs que ça). Pour ce film ils s’intéressent au titre phare (mais pas majeur) de leur catalogue : Justice League. Et c’est le premier arc qui est adapté. Le monde ne connaît pas les super-héros. Le monde craint ces êtres et les considère hors-la-loi. Ce qui ne les empêche pas d’agir malgré le manque de confiance qu’on leur donne. Mais, quand des créatures kidnappent des humains et posent des boites étranges dans plusieurs grandes villes, les plus grands des héros se réunissent pour comprendre la menace et collaborer. La Justice League va naître devant les yeux de la population.

L’arc qui est adapté n’est pas le meilleur qui existe. Le scénario du comics, et du film, se contente de placer les héros les plus connu face à une menace et leur propose de simplement massacrer du méchant. Il n’y a donc aucun liens qui ne se créent. Il y a bien une esquisse des personnages mais elle est particulièrement développée. Ainsi, Batman est… eh bien il est Batman. Tandis que Green Lantern incarne non pas le vert de la volonté mais l’arrogance au plus haut point. Flash et Cyborg sont pratiquement oubliés et pourraient ne pas apparaître sans que cela ne change grand-chose. Shazam est rapidement intégré comme l’élément comique mais il serait plus juste de parler de lui comme de l’élément immature. Superman, lui, n’attache aucune sympathie. Il n’est qu’une brute. Enfin, Wonder Woman tente de comprendre le monde et réussit à être drôle mais donne l’impression de toujours menacer tout le monde. Bref, on est loin de se trouver dans du grand scénario mais ça se regarde bien un dimanche après-midi alors qu’il pleut.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. On est très loin d’un bon scénario. Ce film est du divertissement pur et l ne faut rien lui demander de plus.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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08:17 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice league, war | | | |  Facebook

07/12/2014

A second chance at eden par Peter F. Hamilton

Titre : A second chance at edena-second-chance-at-eden-978144722414301.jpg
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Pan books 1998
Pages : 496

Avant les événements du cycle l’Aube de la nuit il y a toute une histoire. Bien entendu, Hamilton ne va pas tout nous raconter. Mais comment les édénistes sont-ils apparus ? Quels sont les histoires des différentes planètes ? Et comment l’humanité a-t-elle réagit face aux autres espèces. Quelques réponses nous seront offertes dans ce recueil de 7 nouvelles. Hamilton nous emmène de la Terre à Jupiter puis sur des colonies lointaines et même au plus profond de l’espace pour découvrir un peu plus ce monde qu’il a créé.

Un recueil de nouvelles est toujours difficile à présenter. Certaines histoires sont très bonnes d’autres moins. Dans ce livre l’auteur a eu, en tout cas, la bonne idée de placer toutes ses nouvelles dans une continuité historique. Entre deux nouvelles il nous offre une courte chronologie ce qui nous permet de comprendre où nous en sommes. La plupart sont assez intéressantes. D’autres le sont moins. Et une permet de comprendre l’une des cultures les plus importantes de son univers. C’est, d’ailleurs, la seconde du recueil. Est-ce un livre indispensable ? Non, mais les personnes qui ont aimé l’Aube la nuit pourront s’y intéresser.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. 7 nouvelles qui ne sont pas toutes intéressantes. Mais un bon moyen de retourner dans le cycle de l’Aube de la Nuit et y ajouter un peu plus de profondeur.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

03/12/2014

East of west 2. Nous ne sommes qu'un par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west 1. La promesse9782365774055-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban Comics 22 août 2014
Pages : 144

Ce second tome nous offre les numéros 6 à 12. Mort a retrouvé la femme qui l’a conquis. Mais sa quête a lancé des intrigues qui mènent les nations d’Amériques sur la pente du chaos. Et ça ne risque pas de s’arranger puisque, maintenant, Mort veut retrouver son enfant. Celui-ci a été enlevé et caché par les autres cavaliers et il faudra la rencontre d’êtres aussi puissants que cachés pour savoir où il se trouve. Pendant ce temps, les élus proclamés sont avertis qu’il y a un traitre dans leur rang.

Ce second tome est toujours aussi avare en information. Et ça ne gâche pas sa qualité bien au contraire. Mort est toujours mieux expliqué et ses deux alliés sont enfin un peu mieux présentés. Enfin, surtout l’un de des deux. Bien que l’on n’ait aucun combats dans ce tome l’auteur réussit à nous montrer que les différentes nations commencent à se mettre en place pour la guerre qui s’annonce. Enfin, on en apprend plus que le Message ainsi que ses (mauvaises) interprétations. Bref, ce tome continue sur la lancée du second et ne compte pas nous laisser souffler avant l’arrivée du troisième.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Un second tome aussi réussit que le premier et qui donne envie de continuer. Malheureusement il faut attendre. Bon, il a fait quoi d’autre l’auteur ?

Image : Éditeur

East of west 1. La promesse par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west 1. La promesse9782365773713-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban Comics 21 février 2014
Pages : 152

Dans ce tome nous avons les numéros 1 à 5. Durant la guerre civile un astéroïde est tombé en Amérique de Nord. Suite à cet événement les combats ont cessé et sur ce qui est maintenant connu comme Armistice 7 nations se sont levées. Elles sont toutes différentes mais elles ont toutes un point commun : le respect de la religion. Une année indéterminée les 4 cavaliers de l’apocalypse se sont réveillés. Mais Mort avait disparu et l’apocalypse fut annulée. Les 3 cavaliers restant cherchent Mort. Mais ce dernier cherche ce qu’on lui a volé. Et il ne fait pas bon rester sur son chemin ainsi que celui de ses deux alliés.

Voila un comics difficile à présenter. En effet, les informations ne nous sont offertes que graduellement et jamais de manière complète. L’histoire est confuse car on ne sait pas grand-chose sur ce qui a mené les différents personnages dans l’état que l’on voit dans ce comics. Par exemple, l’histoire commence par le réveil des cavaliers avant de revenir dans le passé pour nous renvoyer dans le présent en 2064. Ceci est-il mauvais ? Absolument pas, j’ai beaucoup aimé découvrir ce monde petit à petit et comprendre ses personnages. Cependant, on sent que ce n’est qu’un début et que le reste des informations ne seront fournies que petit à petit.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire.

  • Tolkien. Un très bon comics indépendant. L’histoire est difficile à appréhender mais captivante.

Image : Éditeur

02/12/2014

Y le dernier homme 5 par Brian K. Vaughan, Pia Guerra, José Marzán Junior et Goran Sudzuka

Titre : Y le dernier homme 59782365774307-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan, Pia Guerra, José Marzán Junior et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban Comics 28 novembre 2014
Pages : 320

Ce dernier tome regroupe les épisodes 49 à 60. Depuis plusieurs années Yorrick, Mann et 355 parcourent le globe afin de trouver deux choses : un moyen de sauver l’humanité et la fiancée de Yorrick. La première mission est une réussite. Le Docteur Mann sait enfin pour quelle raison Yorrick a survécu et elle pense savoir comment sauver le monde. Mais, avant cela, elle devra lutter contre la personne avec qui elle a toujours voulu rivaliser. Leur rencontre pourrait bien tout détruire. La seconde mission est moins facile. En effet, Beth a décidé que Paris c’était sympa. Plutôt que de s’être rapproché Yorrick s’est donc éloigné. Et entre les deux personnes il y a toute l’armée israélienne, sa sœur et son amante d’un soir qui attendent avec son bébé.

Cette série me laisse un goût mitigé. D’un côté on reste dans des comics bien plus intelligent que la majorité. De l’autre c’est le moins bon Vaughan que je connaisse. Une grande partie de ma déception vient de l’intrigue qui, à mon avis, ne se renouvelle pas assez. Ainsi, j’en avais un peu marre de Yorrick et de sa quête d’ado pour retrouver sa fiancée. De plus, je n’apprécie pas trop les raisons du Docteur Mann. En fait, seul 355 m’intéressait. Ce tome nous donne quelques informations sur les groupes que nous avions rencontrés ce qui est intéressant. Mais on ne reçoit pas assez pour apprécier. Mais, surtout, je trouve la conclusion particulièrement décevante. Mon avis restera très mitigé.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Enfin la conclusion. Malheureusement elle est décevante.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

Infinite Crisis1. Le projet O.M.A.C par Greg Rucka, Geoff Johns, Judd Winick, Gail Simone et Mark Verheiden

Titre : Infinite Crisis1. Le projet O.M.A.C9782365775083-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : Greg Rucka, Geoff Johns, Judd Winick, Gail Simone et Mark Verheiden
Éditeur : Urban Comics 12 septembre 2014
Pages : 336

Ce premier tome regroupe les épisodes 1-6 de Countdown to infinte crisis, Superman 219, action comics 828, adventures of Superman 642 et Wonder Woman 219. Quelque chose d’étrange se prépare. Mais personne n’y croit sauf Blue Beetle et son ami Booster Gold. Les deux héros tentent bien d’attirer l’attention de la Ligue mais ils sont regardés de haut. Le vol de l’argent de Blue Beetle ainsi que le cambriolage de l’un de ses entrepôts ne semblent pas assez important face aux autres menaces. Blue Beetle décide donc d’enquêter seul. Et il met au jour un complot particulièrement effrayant. Et il meurt immédiatement. La Ligue n’a maintenant plus le chois : elle doit enquêter et trouver qui a tué Blue Beetle.

Infinite Crisis est, parait-il, un événement majeur dans l’histoire de DC. Personnellement je ne le connais pas. Je sais simplement que ça se déroule après Crise d’Identité (qu’il faudra que je lise) qui voit la Justice League perdre de sa superbe. Bien que ce premier tome soit intéressant pour de nombreuses raisons il reste, à mon avis, un prologue. D’une part, j’ai bien aimé cette ligue bien plus large que celle des New 52. Dans ces personnages certains sont plus visibles que d’autres. Ainsi, nous avons les loosers des héros (je dis ça gentiment je sais qu’il y a des fans de Blue Beetle et de Booster Gold) et les légendes. Le contraste est intéressant et fait un peu pitié. Les légendes, elles, sont placées face à différents problèmes qui risquent de mettre à mal leur manière d’être. Et les voir se heurter à leurs erreurs et peurs est très intéressant. Mais, comme je l’ai déjà dit, ce tome donne l’impression de placer les différents pions sur l’échiquier plutôt que de lancer véritablement l’intrigue (d’où le titre oringinal). A voir comment se déroule la suite.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare. Sympa sans beaucoup plus. Je me demande comment fonctionnera la suite.

  • À lire.

  • Tolkien.

Image : Éditeur

01/12/2014

Freaks Squeele 1. Etrange université par Florent Maudoux

Titre : Freaks Squeele 1. Etrange université
Auteur : Florent Maudoux
Éditeur : Ankama juillet 2008
Pages : 144

Ce livre est un cadeau. Je ne connaissais pas auparavant mais j’ai beaucoup aimé le concept. C’est le début de l’année universitaire. Les nouveaux et nouvelles étudiant-e-s écoutent le discours de bienvenue de leur directeur. Ils sont placés en trinôme et tentent de se rencontrer selon leur classement au concours d’entrée afin d’être certain de réussir l’année. Dans cette volée un groupe de trois se démarque par sa médiocrité. Les examens s’annoncent difficiles d’autant plus que les professeurs ne préviennent pas et s’amusent à changer les plans. Ah, vous ai-je dit que ce n’était pas une université ordinaire ? C’est la faculté d’étude super-héroïques !

Qui ne s’est pas demandé comment devenir un super-héros ? Est-ce un apprentissage ? Faut-il passe des examens d’études supérieures ? Cette histoire répond à tout. Les personnes souhaitant suivre cette carrière feraient donc bien de lire attentivement les pages de présentation de cette faculté. Elles sont, d’ailleurs, bien illustrées. Le noir blanc est très sympa même si j’ai été surpris par le chapitre en couleur au milieu du tome. J’ai aussi commencé à m’attacher aux trois personnages principaux. Dont, surtout, la brute gentille et timide ! Je pense que je vais continuer à suivre cette série.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Un bon premier tome qui présente des personnages attachant et un univers plutôt drôle. Je suis curieux de lire la suite.

  • Tolkien.

Éditeur