28/02/2015

Sanctuary saisons 1-4

Notre monde n'est pas ce qu'il parait. Dans l'ombre vive des créatures à la fois magnifiques et dangereuses. Sirènes, loup-garou et vampires ne sont pas des mythes mais des êtres pensants qui vivent, cachés, parmi nous. Durant toute l'histoire humaine leur peuple a été pourchassé et, parfois, détruit. Les raisons en sont la peur ou l'argent. Cependant, de nos jours, il existe un institut chargé d'étudier et de protéger ces êtres. Sous l'égide de l'ONU l'institut enquête dans tous les pays et sauve les personnes qui ont besoin d'être sauvées tout en évitant que la connaissance de ce monde n'échappe à un cercle strictement contrôlé. Cet institut c'est le Sanctuaire. Il fonctionne depuis près de 100 ans et l'arrivée du XXIème siècle sera un défi presque insurmontable pour celui-ci et ses employé-e-s.

Sanctuary est une série qui a oublié d'échouer. Pourtant, tout ne pouvait que mal se passer. Les effets spéciaux sont mauvais, l'image est étrangement mise en place, les intrigues basiques... Ca n'aurait pas dû fonctionner. Et pourtant, dès la sortie en web série Sanctuary a réussi à intriguer et réunir une communauté fortement unie derrière cette histoire. Parce que, malgré les problèmes évidents, la série réussit à créer des personnages plus qu'attachants avec un suspens assez bien dosé. Qui n'apprécie pas Helen Magnus, scientifique depuis 100 ans et l'une des premières femmes entrées à Oxford, ou Nikola Tesla ? Qui n'a pas envie de parcourir les couloirs du Sanctuaire? Cet institut qui a élu domicile dans une ancienne cathédrale. Sanctuary est aussi une série qui parle de l'importance d'accepter l'autre tel qu'il est. Magnus, systématiquement, veut protéger et comprendre. Elle refuse toute solution aboutissant à la mort tant que celle-ci n'est pas absolument nécessaire. Et, souvent, elle réussit à trouver un moyen de communiquer. Cette série est étrangement réussie.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. Je ne peux pas dire que c'est une bonne série. Cependant, c'est une série qui réussit à faire entrer dans son intrigue et à faire apprécier ses personnages tout en s'amusant à faire de nombreuses références à la culture geek.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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10:38 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sanctuary | | | |  Facebook

25/02/2015

Game of Thrones saison 4

Il ne reste qu'un peu plus d'un mois avant l'arrivée de la prochaine saison et, comme d'habitude, la sortie du DVD de la saison précédente est très tardive. Rien ne va plus à Westeros depuis la saison 1. Mais, cette fois, de nombreuses choses ont changé. Le Nord a perdu suite au red wedding. La capitale est sauvée et de nouvelles alliances se forment. Certaines personnes commencent même à s'intéresser à Daenarys et à ses dragons. Cette saison est l'occasion aussi bien de renforcer les positions de certain-e-s que de changer à tout jamais l'équilibre pour d'autres tandis que, dans certains cas, les choses ne vont que dans le même sens. On continue à suivre Arya et son kidnappeur tandis que Brienne rejoint la route afin de la retrouver. Daenarys fait ce qu'elle fait de mieux et commence à apprendre la difficulté de gouverner. Et, surtout, un évènement attendu par tout le monde depuis quatre ans arrive enfin !

Il est toujours difficile de parler de Game of Thrones sans spoiler. D'où une présentation très succincte. Car il suffit d'un mot déplacé, surtout quand on connait les livres (ce qui ne servira plus très longtemps) pour qu'une horde assoiffée de sang vous tombent dessus. Il suffit de dire que la série continue sur ce qu'elle avait lancé. Nous avons des morts, de la violence et du sexe (avec plein de nudité). Personnellement, je suis d'accord avec les personnes qui pensent que la réalisation pourrait se calmer sur ces deux points. Il y a de nombreuses scènes peu utiles qui ne servent qu'à meubler avec du choc. D'autres sont ratées. Je parle, par exemple, du viol de Cersei que j'ai détesté. Une scène que l'on a failli revoir. Mis à part cela je continue à apprécier la série et ses acteurs en contrats à durée inconnue.

Image : Site officiel

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07:39 Écrit par Hassan dans Fantasy, george r r martin | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thones, martin | | | |  Facebook

23/02/2015

Kingsman

Kingsman est, selon la pub, le film drôle à voir en ce début d'année. Armé d'un livre (pour le voyage), de popcorns (en fait non, c'est beaucoup trop cher et jamais de la vie je n'introduirais du popcorn amené en contrebande dans le cinéma ! Je suis un homme honnête moi !) et de ma carte VIP je me suis jeté dans la salle à peine les portes ouvertes. Kingsman est le nom de code d'un service tellement secret qu'il agit au-delà des états sans que ces derniers ne soient au courant. Ses membres sont peu nombreux et se vouent à deux buts : être des gentleman et préserver la paix. Lorsqu'un Kingsman meurt la tradition veut que les membres proposent chacun un-e remplaçant-e. Tous les candidat-e-s seront testé-e-s lors d'épreuves dangereuses voir sadiques afin de trouver la personne qui peut être un Kingsman (ou kingswoman d'ailleurs). Pendant ce temps, une organisation kidnappe des VIPs dans le monde entier et prennent le contrôle d'autres. Quel est le but de cette organisation ? Et comment lutter contre les personnes censées nous protéger ? Simple, il suffit d'être un gentleman.

Dès le début on se rend compte que Vaughn ne souhaite que trois choses : s'éclater, nous faire rire et rendre hommage aux vieux James Bond bien moins sérieux que les actuels (je n'aime pas les nouveaux Bond, il n'y a même pas de gadgets !). Les références à ces vieux films sont très nombreuses. On les trouve aussi bien dans les répliques, les scènes que lors de conversations entre personnages (ce qui flirte fortement avec le quatrième mur). Je ne peux qu'avouer que le film réussit à être drôle tout en parodiant un genre. Entre l'espion gentleman qui explique calmement être un adorateur de Satan dans une Église de fondamentalistes haineux, le grand méchant qui ne supporte pas la violence et sa garde du corps, Gazelle, capable de tuer d'une jambe on a de tout. La violence est très présente et tellement exagérée qu'on n'arrive pas à la considérer comme réelle. Cependant, je trouve que le film tombe à plat. Il y a tellement de référence, d'humour et de parodies qu'on ne trouve quasiment pas d'intrigue. Une grande partie de l'humour est bien dosée mais une autre est très lourde et ne fonctionne tout simplement pas sur moi (par exemple la fameuse blague sexy qui transforme l'un des trois personnages féminins en récompense pour le héros blanc hétéro). Au final le film ne fait que du très classique qu'il saupoudre d'un peu d'irrévérencieux sans réussir à me convaincre.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances. Pas mauvais ni bon un film parfaitement moyen qui vous fera oublier de réfléchir pendant deux heures pour être définitivement oublié à peine sorti de la salle.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

Site officiel

 

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08:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kingsman, espions, espionnage, humour | | | |  Facebook

16/02/2015

Unbroken

Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale. Les USA bombardent régulièrement les territoires que le Japon possède. L'un de ces bombardiers a un passager différent des autres. Son nom est Louie Zamperini. Il fut médaille d'or aux jeux olympiques de Berlin avant que la guerre n'éclate et son rêve était de courir à Tokyo. Depuis il est soldat. Suite à une mission de recherche et de secours qui tourne mal il se retrouve, avec deux autres soldats, perdus sur la mer avec seulement deux canots de sauvetage et peu de nourriture. Cependant, il survit à près d'un mois de dérive. Malheureusement, il est retrouvé par un navire japonais qui envoie les deux survivants dans des camps militaires qui regroupent les prisonniers alliés sur le sol japonais. Il est mis en face d'un directeur qui aime utiliser les coups pour briser ses prisonniers. Il s'ensuivra de longues années de mauvais traitements durant lesquels Zamperini résistera.

Ce biopic est produit par Angelina Jolie. Il est très bien mis en scène. Les images sont magnifiques et on sent une envie de reconstituer cette période de l'histoire. Le film, par contre, est un peu long. Certaines scènes auraient pu être raccourcies (par exemple la dérive sur l'océan). Cependant, ce film possède tous les problèmes des biopics soit se concentrer sur un seul point de vue au risque de perdre une vision d'ensemble. Ainsi, on suit pas à pas Louie Zamperini est c'est à peine si on connait le déroulement de la guerre ainsi que la vie de sa famille. Le film fait de cet homme une sorte de héros destiné dès son enfance à être fort et incapable d'abandonner. C'est ce que l'on appelle, dans la recherche, l'illusion biographique. Une erreur qui consiste à penser que les personnes qui ont réussi de grandes choses sont destinées dès leur enfance à ce destin. Le fait que l'on suive ce soldat durant la guerre a aussi un effet paradoxal. La guerre est quasiment effacée. On n'observe qu'une seule fois ce que fait un bombardement sur une population civile. Le reste du temps on observe de loin incapable de voir les dégâts humains et matériels. La fin de la guerre arrive d'un seul coup sans que l'on observe le coût de celle-ci. Un dernier problème concerne le traitement des geôliers. Ce sont des japonais montrés comme sadiques et incapables d'empathie. Le film échoue à montrer non seulement que nous nous trouvons dans un contexte précis mais ne permet pas, car il ne peut pas, de montrer que les alliés ont aussi mis en place des camps dans lesquels il y a eu des maltraitances. En résumé, plus le temps passe et moins je suis convaincu par les biopics.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. Un film qui est bien joué avec une superbe image mais qui possède de nombreux points faibles dû au style biopic.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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13/02/2015

Big Hero 6

Il n'y a pas beaucoup de films qui m'intéressent cette semaine (non je n'irais pas voir 50 shades of grey, ça ne m'intéresse absolument pas !). Je suis donc allé voir un bon vieux film d'animation Disney tiré d'un comics appartenant à Marvel. Hiro est un jeune adolescent particulièrement intelligent et fan de combats de robots. Le problème c'est que ces combats sont interdits par la loi (ainsi que parier dessus). Son grand frère tente de l'en dissuader en lui montrant ce sur quoi il travaille ainsi que ses collègues. Et il réussit tout en lui offrant la possibilité de créer une invention qui pourrait lui permettre de suivre les cours de son université malgré son jeune âge. Malheureusement, l'invention de Hiro est détruite alors que son frère meurt dans l'explosion. Cependant, les apparences ne sont pas ce qu'elles semblent être et Hiro se rend compte que quelqu'un de dangereux lui a volé son invention. Aidé par le robot médical de son frère et ses amis il décide de combattre.

L'intrigue est assez classique. Un jeune garçon un peu paumé trouve un but, perd son mentor et doit trouver un moyen de s'en sortir. Il apprend la tristesse, le besoin de vengeance puis, enfin, la capacité de pardon. Il n'y a rien de révolutionnaire dans cette quête. Ce qu'offre le film, par contre, ce sont des personnages savoureux qui réussissent, grâce à leurs intérêts scientifiques spécifiques, à se créer des alter egos impressionnant. Ce qui fait le plus du film c'est aussi son animation très réussie (malgré une 3D inutile). Et enfin un humour omniprésent en grande partie grâce au robot médical. On mélange tout ça et on se retrouve en face d'un très bon film d'animation devant lequel on ne sent pas tourner le temps.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. Un film d'animation que j'ai beaucoup aimé. À voir seul, en amis ou avec des enfants.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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08:58 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marvel, disney, big hero 6 | | | |  Facebook

12/02/2015

Saga 4 par Brian K. Vaughan et Fiona Staples

Titre : Saga 49782365774284-couv-M200x327.jpg
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan et Fiona Staples
Éditeur : Urban Comics 30 janvier 2015
Pages : 148

Ce tome reprend les numéros 19-24. ENFIN ! Le tome 4 de Saga est sorti il y a 13 jours ! Après 9 mois d'attente nous pouvons enfin connaitre la suite des aventures de notre couple préféré. Je me suis, bien entendu, jeté dessus le jour même de la sortie (afin de le faire acheter par une amie). Nous quittions nos personnages alors qu'ils tentaient de trouver de nouvelles occupations. L'histoire reprend quelques années plus tard. La jeune Hazel a bien grandi et rend la vie difficile à son père qui tente de s'en occuper tout en la protégeant. Il s'éloigne aussi de sa femme, Alana, qui ne parle que peu de son travail sur le Circuit. Ils ne savent pas vraiment quoi faire mais ils essaient de garder leur couple en vie malgré les difficultés du quotidien. Mais des événements ayant lieu sur la planète des robots vont précipiter les choses.

Saga fait partie des valeurs sûres. Vaughan est toujours aussi talentueux et réussit à nous montrer l'histoire du couple, à nous présenter un univers riche en espèces et en évènements tout en flirtant avec le quatrième mur de temps en temps. Bien que l'histoire soit relativement modeste et qu'il se passe peu de choses la manière dont tout cela est mené permet de ne jamais s'ennuyer. C'est donc encore un très bon tome pour une série que je recommande à tout le monde.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire.
  • Tolkien. Un tome 4 qui montre quelques problèmes dans le couple tout en relançant les intrigues. Je me demande vraiment ce qui va se dérouler dans le prochain et j'espère ne pas devoir attendre 9 autres mois.

Image : Éditeur

Miss Marvel 1. Métamorphose par G. Willow Wilson et Adrian Alphona

Titre : Miss Marvel 1. Métamorphose
Auteur-e-s : G. Willow Wilson et Adrian Alphona
Éditeur : Panini comics 04.02.2015
Pages : 128

Ce premier tome inclut les épisodes 1-5 ainsi que All-New Marvel NOW! Point One 1. Il y a une nouvelle héroïne dans l'univers Marvel. Son nom est Kamala Khan, elle est une jeune femme encore adolescente qui tente de découvrir son identité entre ses origines culturelles et sa vie aux USA. Elle est aussi une fan des Avengers et de My Little Ponny qu'elle relie dans des fanfics. Alors qu'elle décide de désobéir à ses parents afin d'aller à une fête avec d'autres membres de sa classe elle entre dans une brume étrange. Elle y fait une expérience hallucinatoire. Lorsqu'elle se réveille, coincée dans un cocon, elle se rend compte qu'elle porte un costume, que son physique a changé et qu'elle possède des pouvoirs. La nouvelle Miss Marvel est née et sa ville a besoin d'elle car un vilain du nom de l'Inventeur commence à faire parler de lui.

Ce comics a fait parler de lui depuis son annonce. Marvel ose créer une nouvelle héroïne de confession musulmane ! Ensuite, ce sont les très bonnes critiques qui ont commencé à faire parler de ce comics. Après de long mois d'attente panini édite enfin ce premier tome. On trouve une jeune fille de tous les jours qui se bat contre ses parents tout en voulant leur faire plaisir, qui écrit des fanfics sur internet et qui souhaite devenir quelqu'un qu'elle puisse admirer. Puis, on découvre ses désillusions quand elle comprend que posséder des pouvoirs ne la rend pas immédiatement plus forte, sexy et sûre d'elle-même. Dans ce tome nous avons donc principalement la recherche d'identité de Kamala Khan. Doit-elle imiter celle qu'elle admire tant ou se forger sa propre identité ? Il n'y a donc pas (encore) de vilains importants mais un apprentissage. Ce qui n'empêche pas ce premier tome d'être à la fois frais et très plaisant à lire.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire.
  • Tolkien. Les super héroïnes qui possèdent leur propre série sont rares. Alors quand un comics de cette qualité débarque on ne peut que se laisse emporter

Image : MDCU

 

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09/02/2015

Difret

Après la (très) grosse déception que fut Jupiter Ascending je suis allé me plonger dans le film Difret. Imaginez, vous avez eu une très bonne matinée à l'école. Vos notes sont hautes et les autorités scolaires souhaitent vous voir progresser. Vous courez chez vous afin de donner la bonne nouvelle à vos parents. Sur le chemin, 5 personnes à cheval vous suivent. Ils vous prennent et vous forcent à monter puis vous enferment dans une cabane. Le soir venu vous êtes frappée puis violée pour apprendre, le lendemain, que vous êtes mariées à votre voleur. Vous venez d'être victime de la tradition de l’enlèvement marital. Hirut décide de s'enfuir avec une arme laissée de côté. Mais, durant sa fuite, elle est poursuivie et, afin de se défendre, elle tue son ravisseur. Elle est immédiatement emmenée à la police. S'ensuit une longue bataille judiciaire qui confronte les droits des femmes à la tradition afin de sauver la vie d'Hirut.

Ce film possède un certain nombre de problèmes techniques. Mais ce n'est rien d'important face au message qui est au cœur de l'histoire. En effet, la réalisation a pris l'histoire vraie d'une femme pour nous faire comprendre comment fonctionnait la tradition et comment il a été possible, pour un groupe d'avocates qui défendent les femmes, de briser celle-ci. Ainsi, l'intrigue montre deux traditions en conflit. La première est celle des hommes des communautés villageoise qui possède sa propre justice et qui considère les femmes comme un bien d'échange comme un autre. La seconde est la justice basée sur le droit qui considère les citoyen-ne-s à égalité. Ce conflit entre la tradition, considérée comme villageoise, et le droit, est au centre de l'intrigue. Car, alors que le procès n'a pas encore lieu la justice du village a déjà mis en place des mesures qui peuvent aboutir à la mort de la jeune femme. Ce que l'on observe aussi c'est le manque d'entrain de tout un système pour protéger les femmes en danger. Que ce soit l’État, la police ou le procureur tout le monde se fiche de la savoir en danger et blessée. Elle est déjà considérée coupable et une défense est inutile tout en étant difficile à monter. J'ai aussi été frappé par certains discours. En particulier celui d'un médecin qui est censé expertiser l'âge de la jeune femme et qui se base non sur la science mais sur ses impressions pour la considérer "bien formée" et donc adulte. C'est un point que l'on retrouve dans de nombreux cas en occident. Je dois dire que le film est positif bien que dur. On sent que la vie d'Hirut est en danger et que d'autres femmes risquent d'être dans le même cas. On sent la frustration de ses avocates face à un système qui fait tout pour les arrêter. Mais aussi le plaisir quand il y a une victoire même symbolique.

Site officiel

Image : Allociné

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08/02/2015

Jupiter Ascending

Que faire quand un nouveau Wachowski arrive dans les cinémas ? La plupart du temps je vais le voir sans même savoir de quoi parle le film. Jupiter Ascending se déroule sur Terre. Une jeune femme, Jupiter Jones, est arrivée illégalement, bébé, aux USA. Son père est mort et sa mère est passée de professeure de mathématique à femme de ménage. Sa vie est monotone, contrôlée par sa famille. Ce que Jupiter ne sait pas c'est que son ADN est spécial. En effet, dans l'univers existent de nombreuses planètes habitées ainsi que des dynasties millénaires. Son ADN la place dans les plus hauts rangs de l'une d'elle. Bien entendu, beaucoup de personnes souhaitent soit sa mort soit l'utiliser afin de gagner un peu plus de pouvoir. Envoyée du jour au lendemain dans un univers qu'elle ne connait ni ne comprend elle devra se battre et surtout trouver des alliés afin de survivre.

Que penser de ce nouveau Wachowski ? "Essayé, pas pu" est le premier terme qui me vient à l'esprit. Tout d'abord, nous avons de magnifiques effets spéciaux créant une image époustouflante. La musique, par contre, est beaucoup trop présente. Malheureusement, des effets ne suffisent pas à faire un film. Bien que je ne puisse parfaitement juger de la performance des acteurs et actrices (malheureusement la seule séance sans 3D était en VO et je déteste la 3D plus que la VF). Mais l'histoire, elle, possède de gros manques. Mon impression est à la fois de recevoir trop et pas assez d'informations, Pas assez car l'univers décrit par les Wachowski a énormément de potentiel en terme d'histoires. Trop car il est nécessaire d'expliquer comment l'univers fonctionne mais ceci joue négativement sur le rythme de l'intrigue. Celle-ci, d'ailleurs, a une tendance à se répéter. Mais le pire c'est que l'intrigue n'a aucun but. On ne sait pas pourquoi le film se termine. Quel fut l'intérêt de ces deux heures ? Aucune idée. C'est pourquoi je considère ce film comme très moyen.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight. Trop lent, trop long, aucun intérêt. Ne pas aller le voir.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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09:56 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jupiter ascending | | | |  Facebook

07/02/2015

Asiles étude sur la condition sociale des malades mentaux par Erving Goffman

Titre : Asiles étude sur la condition sociale des malades mentauxv_2707300837.jpg
Auteur : Erving Goffman
Éditeur : Minuit 1968
Pages : 447

Après un temps de lecture assez long (c'est le problème quand on bosse) j'ai enfin terminé les 447 pages de ce monstrueux pavé. Goffman, dans ce livre, relate son expérience de sociologue intégré dans un hôpital. Comme le résumé de l'éditeur l'explique, Erving Goffman a, pendant trois ans, récolté un grand nombre d'informations sur le fonctionnement des hôpitaux psychiatriques. Ces informations couvrent aussi bien les employé-e-s que les résident-e-s. Ce livre présenté par Robert Castel se divise en quatre chapitres qui sont autant de recherches inédites de Goffman publiées séparément.

Alors que livre se nomme asile Goffman généralise immédiatement ses études en définissant le concept d'"institution totalitaire". Loin d'être politique ce concept s'attache à mettre en évidence un fonctionnement particulier de certaines institutions. Ainsi, aussi bien la prison, les hôpitaux, la caserne militaire que la vie monastique ont des points communs. Ceux-ci concernent la fermeture d'un lieu envers le reste de la société. Dans ce lieu on trouve ce que l'auteur nomme des reclus. Alors qu'ils vivent dans un environnement fermé qui prend en charge une grande partie de leurs besoins et qui régule leur vie ils tentent de s'y faire une place en jouant avec les règles et les autres individus.

Goffman, dans son texte, explique l'utilité d'un grand nombre de pratiques qu'il généralise depuis son observation de l'hôpital. Il explique, par exemple, la nécessité de faire entrer la personne dans son rôle via un rituel de dépouillement puis de don. Ce rituel peut avoir des fonctions sécuritaires mais son premier effet est de créer une différence entre l'avant et l'après. Celui-ci s'accompagne d'autres formes de relations qui Goffman considère comme des moyens de briser la personne afin d'en faire un individu intégré dans un nouveau rôle quels que soient ses expériences antérieures.

Ce livre est ancien. De nombreuses observations que Goffman avait faites à l'époque ne sont plus forcément d'actualité. Mais ceci n'enlève rien à l’intérêt de cette recherche pour comprendre la réalité de nombreuses institutions actuelles. De plus, sa lecture est intéressante et plutôt facile.

Image : Éditeur

14:36 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : goffman, asile | | | |  Facebook

04/02/2015

Justice League. La tour de Babel par Mark Waid et Howard Porter

Titre : Justice League. La tour de Babel9782365770675-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Mark Waid et Howard Porter
Éditeur : Urban comics 7 septembre 2012
Pages : 144

Ce comics regroupe les épisodes JLA Tower of Babel soit JLA 43-46, JLA secret files 3 et JLA 80-Page Giant 1. Voici une petite surprise pour moi. Alors que je déambulais dans les rayons de ma librairie préférée afin d'acheter Saga tome 4 je suis tombé sur ce Justice League que je pensais épuisé. J'ai, bien entendu, sauté sur l'occasion. L'intrigue se situe peu après No Man's Land et la présidence de Lex Luthor qui suivit. Le monde ne va pas très bien malgré les efforts de la diplomatie. L'écosystème est de plus en plus menacé alors que la Ligue ne fait que garder en place le statut quo. Ra's al Ghul ne peut plus le supporter. Il décide de lancer un nouveau plan afin de rendre la race humaine plus gouvernable et, donc, de protéger la Terre. Pour cela il a besoin de neutraliser la Ligue de Justice. Mais comment le faire ? Heureusement pour lui, et malheureusement pour les héros, il se trouve qu'il peut être aidé par Batman. Ce dernier a récolté de nombreuses informations sur ses collègues et a conçu des plans pour les neutraliser en cas de besoin. Qui peut mieux créer des plans que Batman ?

Encore une fois, j'ai un sentiment mitigé à la sortie de ce comics. Il faut noter que l'intrigue est bien mise en place. Les plans de Ra's sont impressionnant et pourraient fonctionner (si on accepter de rendre les comics réalistes bien entendu). Chacun des membres de la Ligue se voit opposé à un plan construit spécialement pour eux. La manière de détruire la civilisation est tout aussi intéressante : détruire la capacité de communiquer. En effet, comment s'entendre, se comprendre et éviter les malentendus lorsqu’à la fois l'écrit et l'oral deviennent des langues étrangères. Les effets sont trop rapidement dépeints mais intéressants. Je peux dire la même chose de la trahison de Batman sur les relations au sein de la Ligue. Bien que les conséquences nous soient montrées en fin de tome je trouve qu'il aurait été nécessaire de s'y intéresser un peu plus. En somme, il y a un problème dans la vitesse à laquelle les conséquences nous sont présentées puis évacuées.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire. Bien écrit mais l'intrigue est trop rapide. J'aurais souhaité une plus grande attention aux conséquences aussi bien sur le monde que sur la Ligue.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

02/02/2015

Orphan Black saison 1 et 2

Orphan Black est l'une de mes nouvelles séries préférées. Celle-ci date de 2013 mais n'a, à ma connaissance, jamais été diffusée en francophonie mis à part sur SyFy France. Il est difficile de résumer cette série. Nous sommes au Canada à une époque proche de la nôtre. Une femme, Sarah Manning, revient chez elle après avoir volé de la drogue dans le but de la revendre et de reprendre la garde de sa fille. Cependant, elle croise, à la gare, une femme qui lui ressemble étrangement et qui saute devant un train. Bien qu'elle soit choquée d'être témoin de ce suicide elle décide de prendre le sac laissé derrière et de voler l'identité de cette femme tout en se faisant passer pour morte. Elle ne pouvait pas savoir deux choses. Tout d'abord la femme qui s'est suicidée est policière. Ensuite, elle tombe en plein milieu d'un gigantesque complot qui l’implique-t-elle et de nombreuses autres personnes.

Comme je l'ai dit il est difficile de résumer cette série d'autant plus si on ne souhaite pas spoiler les gens. Si je l'ai mal décrite croyez-moi elle vaut la peine. En fait, il suffira de regarder le premier épisode pour être accroché et ne pas pouvoir s'arrêter avant la fin (je vous déconseille donc de commencer en semaine sous peine de terminer à 3 heures du matin ce qui risque de baisser votre capacité au travail le lendemain). Je vais tenter de ne pas rentrer dans trop de détails mais je risque de noter quelques spoilers. Donc, si vous y êtes allergique, suivez le conseil de Gandalf et fuyez pauvres fous !

Comme je l'ai mentionné plus haut il suffit du premier épisode pour être accroché (et me détester ensuite pour avoir ruiné votre week-end suite à mon conseil de suivre cette série). C'est l'une des rares séries de ma connaissance à réussir un premier épisode. La plupart du temps il faut un peu plus de temps pour trouver le rythme et créer des personnages. Cette série est l'exception car, dès le début, elle place des personnages intéressants sans, pour autant, nous donner les clés. Son rythme est immédiatement soutenu ce qui permet de donner immédiatement envie de connaitre la suite. La série est aussi très bien tombée en choisissant, comme actrice principale, Tatiana Maslany dont la prestation est tout simplement magnifique. Sa capacité à jouer ce qu'on lui demande est une grande réussite de sa part et j'espère la voir de plus en plus dans des rôles tout aussi importants. Si Orphan Black est réussie ça tient aussi aux thèmes qui sont utilisés. Ils sont nombreux mais portent aussi bien sur la science que sur la possession de la biologie ainsi que la vie privée, la surveillance et la libre possession de son corps. En effet, le principal antagoniste est une corporation qui se considère propriétaire de ses expériences et qui n'hésite pas à utiliser des moyens importants pour contrôler, surveiller et réprimer. A de nombreuses reprises les droits, corporels aussi, des personnages sont violés au nom de la science et du profit. Bref, je ne sais pas comment Orphan Black va se développer. Mais je conseille très fortement ces deux premières saisons de 10 épisodes chacune.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon. Une actrice principale extrêmement talentueuse, une série très bien écrite et des thèmes qui prennent aux tripes. Difficile de passer à côté de cette superbe série.

Image : Site officiel

 

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08:47 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : orphan black | | | |  Facebook

Justice League. Crise d'identité par Brad Meltzer et Rags Morales

Titre : Justice League. Crise d'identité9782365771757-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brad Meltzer et Rags Morales
Éditeur : Urban comics 25 janvier 2013
Pages : 344

Ce recueil édite les épisodes 1-7 de Identity Crisis, 67 de JSA ainsi que Justice League of America 166-168. Tout va bien pour la Ligue de Justice. Ses opérations sont parfaitement rodées et tous les membres ont leur place selon leurs envies et capacités. Tout va bien pour Extensiman, le détective, et Sue Dibny sa femme. Cette dernière lui prépare une surprise comme toutes les années en lui offrant un petit mystère sur lequel se faire les dents. Rien ne semble pouvoir détruire ce couple célèbre et amoureux. Cependant, le même soir, Sue Dibny est assassinée. Tous les membres de la Ligue de Justice sont rapidement mobilisés et mis au courant aussi vite que les médias. L'enquête est difficile et d'autres victimes sont attaquées. Pire, elle met en plein jours les agissements d'une ligue à l'intérieur de la Ligue. C'est la fin de l'innocence pour les héros.

Depuis plusieurs mois je lisais de nombreuses critiques qui expliquaient à quel point ce Justice League est bon. Selon elles, rien n'est plus comme avant lorsqu'on a lu ce tome. Après un certain nombre de réflexions (et d'autres lectures plus pressantes) je me suis lancé. Je dois dire que ces critiques ont raisons. Ce tome est très bon. Il n'y a pas de gros combat entre les héros de la Terre et une menace venue de l'espace. Il est bon parce que l'histoire nous place dans l'intimité de chacun des héros avec des scènes très tristes. On apprend qui ils sont et quels sont leurs proches. De plus, l'histoire permet de revisiter les périodes antérieures en leur donnant une nouvelle interprétation tout en créant des conséquences importantes pour la suite de l'univers DC. Cependant, j'ai tout de même observé des points faibles importants. Ceux-ci peuvent se résumer en un seul : les femmes. Toute l'histoire montre d'une part les héros masculins combattre et de l'autre leurs femmes et proches (un seul homme) devenir des victimes à cause de l'activité des héros. Ainsi, plusieurs scènes montrent des femmes en danger, en train de mourir, ce qui permet de relancer l'intrigue sur les hommes. Pire encore, les motivations de la meurtrière qui sont celles de la femme fatale qui tue par amour et jalousie pour se rapprocher d'un homme. De ce point de vue ce Justice League possède des défauts importants.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire. Très bien écrit, bien dessiné, des scènes tristes mais un gros défaut.
  • Tolkien.

Image : Éditeur