31/03/2015

Wonder Woman 2. Le fruit de mes entrailles par Brian Azzarello, Cliff Chiang, Tony Akins et Kano

Titre : Wonder Woman 2. Le fruit de mes entrailles9782365771764-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brian Azzarello, Cliff Chiang, Tony Akins et Kano
Éditeur : Urban comics 4 janvier 2013
Pages : 144

Ce second tome reprend les numéros 7-12 publié dans l'édition originale Wonder Woman vol. 2. Lors de la tentative précèdent de vaincre Héra Diana a fait une promesse à deux dieux. L'un des deux s'est retiré mais l'autre souhaite que la promesse soit tenue. Pour cela Hadés à kidnappé Zola que Diana s'était juré de protéger. Il n'y a qu'une manière de la faire revenir : descendre aux Enfers. Mais, pour cela, il faudra être armé et s'attendre à ce que le dieu des enfers réagisse vivement. Que faire quand ce dernier demande Diana en mariage ? Le laisser continuer ou tenter de s’enfuir ? Héra, elle, est toujours en colère et celle-ci pourrait bien faire tomber l'Olympe même. Ou offrir un renouveau.

J'ai légèrement moins aimé ce tome. Ceci est dû en grande partie au passage dans les Enfers dont le style, bien que très intéressant (un lieu mouvant construit par les morts), m'a beaucoup déplu. Le reste suit ce qui était donné dans le tome 1 sans trop changer. Nous avons toujours un petit groupe qui tente de protéger une jeune femme enceinte. Ce groupe s'adjoint Éros et Héphaïstos. Le royaume de ce dernier ainsi que ses servants sont une très bonne idée de la part des auteurs. J'ai aussi beaucoup apprécié que l'on dépeigne Diana non comme une déesse, une amazone ou une super-héroïne mais comme une humaine dont la principale caractéristique est d'aimer tout le monde et, donc, de souhaiter protéger tout le monde. Le passage aux Enfers s'attache particulièrement à démontrer cela en confrontant un amour libre à un être qui ne peut aimer et qui ne souhaite que capturer. J'espère que la qualité continue sur le prochain tome.

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**** Pour des raisons personnels je l'ai un peu moins aimé que le premier tome. Cependant, on reste dans quelque chose de semblable.
*****

Image : Éditeur

28/03/2015

Wonder Woman 1. Liens de sang par Brian Azzarello et Cliff Chiang

Titre : Wonder Woman 1. Liens de sang9782365770422-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Brian Azzarello et Cliff Chiang
Éditeur : Urban comics 1 juin 2012
Pages : 148

Après plus de deux ans je me lance enfin dans le run si apprécié de Brian Azzarello et Cliff Chiang. Naturellement, je commence par le tome 1 qui réunit les épisodes 1-6 de Wonder Woman publié en langue originale dans Wonder Woman volume 1. Diana, alias Wonder Woman, vit depuis quelques temps à Londres. Elle est déjà connue en tant que super héroïne. Alors qu'elle dort paisiblement, du moins aussi paisiblement qu'une guerrière amazone dort, une femme apparait dans sa chambre. Son nom est Zola. Elle porte le dernier enfant de Zeus. Ce dernier a disparu et rien ni personne ne semble pouvoir se placer entre Zola et la colère d'Héra. Diana décide de la protéger. Mais, ce faisant, elle découvre un secret la concernant.

Je lisais de bonnes critiques (et de grandes déceptions lors du changement d'équipe créative) depuis pas mal de temps. Mais le style graphique me faisait un peu peur (sérieusement, y a un mec avec des bougies à la place de la tête !). Mais bon, comme on ne fait rien sans se lancer j'ai acheté Wonder Woman (ce qui est moins dangereux que d'autres choses dans lesquelles je pourrais avoir envie de me lancer). Dès le début les choses partent d'un seul coup. Ce n'est que tardivement que l'on découvre Wonder Woman. Les premières pages sont centrées sur Zola et Héra qui semble vraiment ne pas être heureuse. Ce tome permet surtout de donner une nouvelle identité à Diana et de montrer ce qu'elle en fait. La femme la plus puissante de la Terre est donc humanisée alors qu'elle côtoie des dieux et déesses. Ce qui ne veut pas dire que l'on oublie ses capacités martiales qui sont dépeintes de manière très impressionnantes dans les cases. Bref, du très bon premier tome.

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***** Malgré mes craintes concernant les dessins j'ai bien fait de tenter le coup. J'ai beaucoup aimé ce tome qui me montre plusieurs personnages auxquels je me suis rapidement attaché. La suite plus tard.

Image : Éditeur

Uncanny Avengers 3. Ragnarok Now II par Rick Remender, Daniel Acuña et Steve McNiven

Titre : Uncanny Avengers 3. Ragnarok Now II
Auteurs : Rick Remender, Daniel Acuña et Steve McNiven
Éditeur : Panini comics 4 février 2015
Pages : 136

Ce tome 3 contient les épisodes 12-17 de Uncanny Avengers. Dans ce nouveau volume nous avons la suite directe du précèdent. Dans ce dernier on observait les jumeaux de l'Apocalypse mettre en place leur plan pour le futur de l'humanité tout en tuant de manière spectaculaire un Céleste. Le tome 3 ne conclut pas sur cet arc mais nous montre le plan des jumeaux en action. Et ce plan a de grandes chances de réussir car les Uncanny Avengers, l'équipe d'union entre Avengers et X-Men, est brisée. Chacun part de son côté pour lutter à sa manière. Et tous sont placés face à leurs plus grands démons alors que Wanda et Wonder Man sont chargés de prendre une décision pour le futur de l'humanité et des mutants. Les enjeux ne sont rien que moins que la destruction ou la vie.

Jusqu'à maintenant j'aime beaucoup cette série. J'apprécie les graphismes et les intrigues mises en place par les auteurs. Le second tome posait les bases de l'intrigue, bien que de nombreux points demandent des connaissances étendues de l'univers Marvel (connaissances que je ne possède pas), le troisième lance réellement le combat. Et on ne peut pas dire que ceux-ci ne soient pas spectaculaires. Je ne sais pas comment la suite sera mise en place mais, pour ces numéros, on n'hésite pas à sacrifier et à utiliser l'histoire passée des personnages pour les détruire. Ce dernier point m'a particulièrement intéressé puisque, non seulement, il est au centre du plan mais aussi un moyen de paralyser psychologiquement l'équipe et les individus. Comment faire confiance à un être capable de tuer un enfant ? La fin me semble tout aussi réussie puisque celle-ci explique non seulement pourquoi l'intrigue se conclut dans ce tome mais aussi pourquoi l'humanité n'est pas mieux intégrée à la société existante de la galaxie. Nous avons donc encore du Marvel que j'apprécie beaucoup.

  • *
  • **
  • ***
  • ****
  • ***** Un petit nombre de personnages dont on met en exergue les échecs, des enjeux importants mais aussi de nombreuses références à un monde plus vaste sans que celui-ci n'écrase l'intrigue. Pour l'instant, selon moi, les trois tomes sont des réussites.

Image : Éditeur

 

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Insurgent (Divergente 2)

Il y a une semaine est sortie la suite de Divergent. J'avais bien aimé le premier film sans le considérer comme particulièrement bon. Il était même assez médiocre. Le second film reprend presque immédiatement après la fin du premier. Alors que les Altruiste sont quasiment éteints Tris, Four et d'autres se sont cachés dans la forêt chez les Fraternels. Cependant, en ville, les choses sont de moins en moins parfaites. Les Audacieux ne sont plus une force de police chargée de maintenir la paix mais une armée chargée de réprimer toute tentative de rébellions. La cheffe des Érudits a un pouvoir presque sans aucunes limites. Ce qui lui permet de lancer des actions de répressions et des tueries sans risques sa place. Son but est simple : éliminer la menace des divergent-e-s. Et pour cela rien n'est assez. Cependant, il n'y a pas que les 5 factions dans ce monde soi-disant parfait. Il existe tout une partie de la population qui n'a aucun droits et qui vit dans l'ombre. Et cette population est bien plus nombreuse qu'on ne le croit.

On va le dire tout de suite : cette suite est tout aussi médiocre que le premier. Bien entendu, il y a de belles scènes et des dialogues intéressants. Cependant, le film en entier est très peu subtil et je vous mets au défi de ne pas comprendre l'intrigue au bout de 5 minutes. Il est tellement facile de prévoir ce qui va se dérouler que l'on ne ressent aucune surprise durant les 2 heures que dure le film. Mis à part la révolte d'une partie de la population (et franchement je suis presque surpris que celle-ci n'ait pas commencé auparavant) l'histoire s'intéresse avant tout à Tris. L'intrigue concerne sa capacité à se pardonner les morts qu'elle pense avoir causée. Et c'est cette capacité de pardon qui l'ouvre, dans le final, à la possibilité de rejoindre l'humanité. Au moins on ne peut pas dire que le message soit complétement bête. On se pose aussi beaucoup de questions durant le film. Le premier montrait des tests compliqués pour placer les personnes dans une faction et les divergent-e-s pouvaient les manipuler. D'un seul coup la ville possède un nouveau test bien plus rapide et fiable. À se demander pourquoi il n'est pas utilisé. Bref, un film sympathique mais médiocre et particulièrement peu subtil.

  • *
  • ** Médiocre avec peu d'intérêt. On ne va le voir que pour connaitre la suite de l'histoire mais surtout pas pour voir un bon film.
  • ***
  • ****
  • *****

Image : Site officiel

 

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09:06 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divergent, insurgent, dystopie | | | |  Facebook

27/03/2015

La politique vaudoise au 20ème siècle. De l'Etat radical à l'émiettement du pouvoir par Olivier Meuwly

Titre : La politique vaudoise au 20ème siècle. De l'État radical à l'émiettement du pouvoir978-2-88074-576-9_medium.jpg?1346323941
Auteur : Olivier Meuwly
Éditeur : Presses polytechniques et universitaires romandes 2003
Pages : 139

Les livres d'histoires des cantons sont rares. On sait assez peu de choses sur ces histoires locales bien que de nombreux éléments se trouvent dans des recherches plus générales. Ce petit livre de la collection Savoir Suisse souhaite remplir un trou en ce qui concerne le canton de Vaud. Il est écrit par Olivier Meuwly, docteur en droit, collaborateur de plusieurs journaux. Le livre est divisé en 5 chapitres qui sont autant, selon l'auteur, de devisions politiques importantes. Nous avons donc l'avant XXème siècle, l'entre-deux-guerres, les années 1945 à 1962, 1962-1994 et le temps présent. Il est très rapidement évident que le découpage chronologique prend en compte des changements de nature politique dans le cadre du canton. Ce livre permet d'avoir une vision générale des luttes politiques qui se sont déroulées ainsi que des mutations impliquées. La lecture permet de se faire une idée générale de l'histoire vaudoise depuis le point de vue des partis et, en particulier, des deux partis qui furent le plus longtemps au pouvoir : Les radicaux et leurs alliés Libéraux. Olivier Meuwly nous montre comment les Radicaux tentèrent de garder le pouvoir, selon l'idée qu'ils représentent le mieux la société, malgré les changements qui se firent durant le XXème siècle et qui aboutirent à une pluralité de partis au pouvoir. En particulier, selon l'auteur, c'est la définition de l'État qui est au centre des luttes politiques vaudoises.

Cet aspect est le principal point faible, à mon sens, du livre. En effet, nous avons une histoire de politique politicienne du pays de Vaud. On ne voit les choses que selon le point de vue des partis et de l'État sans jamais descendre dans le caniveau du peuple. Bien que cela ne soit de loin pas une décision critiquable, cet aspect du livre est annoncé dans le titre, on peut se demander si on possède vraiment une "synthèse de l'histoire politique" du canton. En effet, la politique, ici, est pensée comme celle des partis et des organes de l'État. Rien n'est dit du fonctionnement de l'administration et des luttes internes à l’État mais aussi des luttes politiques non partisanes, dans le sens de luttes de la part d'associations, qui prirent une importance de plus en plus importante dans les années 70. Ceci me donne l'impression d'une histoire partielle de l'histoire du canton de Vaud qui aurait mérité de plus amples recherches sur certains points. Cependant, l'exercice n'est de loin pas un échec. L'auteur, via le titre et la table des matières, annonçait son sujet et s'y est tenu en restant très synthétique, ce qui est obligatoire pour ce format, ce qui lui permet de nous offrir un livre général intéressant à défaut d'être passionnant.

Image : Éditeur

07:41 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaud, partis, olivier meuwly | | | |  Facebook

19/03/2015

The Superior Spider-Man 3 Fins de règne par Dan Slott, Giuseppe Camuncoli et Humberto Ramos

Titre : The Superior Spider-Man 3 Fins de règne
Auteurs : Dan Slott, Giuseppe Camuncoli et Humberto Ramos
Éditeur : Panini comics 7 janvier 2015
Pages : 128

Ce troisième tome contient les épisodes 11-16 de Superior Spider-Man. La prison de super-vilains va être fermée sur ordre du maire Jameson. Mais, avant de la détruire complétement et définitivement, il décide d'y faire se dérouler la dernière exécution de son histoire. Et celle-ci concernera l'Anti-Araignée. L'homme qui a tué la femme de Jameson. Pour que tout se passe bien le maire décide de demander son assistance à Spider-Man et lui explique que l'Anti-Araignée ne doit pas sortir vivant de la prison. Car le vilain a décidé qu'il ne souhaitait pas mourir. Et il détruira tout ce qui se dresse sur son passage. Du moins s'il en est capable. Dans le même temps Spider-Man décide de frapper au cœur d'un empire du crime sans attendre l'accord de la mairie. Ceci le mènera à confronter le Super-Boufon et de rendre l'identité de ce vilain publique.

Cette fois il y a trois histoires dans ce tome qui sont toutes centrées sur Spider-Man. Peter Parker est laissé de côté et cela n'est pas totalement sans conséquences. La première confronte Spider-Man à l'Anti-Araignée et, surtout, montre qu’Otto, dans le corps de Peter, n'hésite pas à faire chanter le maire si cela lui est utile. Ceci est développé dans les deux autres histoires alors que les ressources de Spider-Man deviennent de plus en plus importantes. Il avait des yeux partout, il n'hésitait pas à utiliser la violence... Maintenant il possède une île dont il fait sa base et il a mis en place une armée, en partie constituée de robots, qu'il charge de combattre les personnes qu'il désigne. Son attitude est de plus en plus questionnée même si, pour l'instant, il garde les faveurs du public.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire.
  • Tolkien. Un troisième tome qui continue sur la lancée en présentant un Spider-Man de plus en plus arrogant et inquiétant depuis que l'influence du vrai Peter Parker n'existe plus. Je me réjouis toujours autant de la suite.

Image : Amazon

 

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18/03/2015

The Superior Spider-Man 2 La force de l'esprit par Dan Slott, Ryan Stegman et Humberto Ramos

Titre : The Superior Spider-Man 2 La force de l'esprit
Auteurs : Dan Slott, Ryan Stegman et Humberto Ramos
Éditeur : Panini comics 17.09.2014
Pages : 112

Ce second tome regroupe les épisodes 6-10 de Superior Spider-Man. Dans le numéro précédent on apprenait que le corps de Peter Parker était maintenant occupé par son vieil ennemi Otto Octavius. Ce dernier décida de continuer à porter le rôle de Spider-Man mais à le faire mieux que son prédécesseur. Il organisa son image publique, se fit congratuler par la police et le maire, Jameson, organisa sa vie privée tout en décidant d'écrire sa thèse. Ses actions sont bien plus efficaces que celles de Parker mais à un prix. Il est plus violent, plus arrogant et, surtout, il ne s'arrête pas. La dernière case montrait Spider-Man en train de tuer, à bout portant, Massacre un tueur sans âme. Ceci ne pouvait, bien entendu, pas passer inaperçu. Ainsi, les Avengers décident de le convoquer afin de lui faire passer des tests alors qu’Otto est de plus en plus violent et arrogant. Bien qu'il ait de nombreux soutiens des sourcils commencent à se soulever face à ce nouveau Spider-Man que personne ne reconnait.

Le premier tome était une franche réussite. Je le dis tout de suite, ce second tome est tout aussi bien. Dès le départ on nous montre comment fonctionne ce personnage alors qu'il massacre, à main nue, deux personnes qui se moquent de lui. Alors que Peter Parker est l'humilité et la gentillesse même Otto nous montre un Spider-Man arrogant et violent qui n'hésite pas à s'occuper définitivement des criminels. La seconde réussite est la lutte mentale entre Parker et Otto. Dès le premier tome on savait qu'elle devrait avoir lieu. Mais, entre les difficiles efforts de Parker et l'attaque sans pitié d'Otto les auteurs nous offrent des cases sans pitiés fortes en émotions (en tout cas pour moi). Il est tout de même dommage que ce tome n'entre pas plus avant dans les soupçons des proches de Spider-Man bien que de nombreuses pistes soient lancées qui auront des effets importants sur le futur. Vivement le prochain tome.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire.
  • Tolkien. Un second tome tout aussi bon que le premier avec de nombreuses pistes placées par les auteurs pour la suite

Image : Éditeur

 

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Son of Batman

Batman, Bruce Wayne, a eu de nombreux enfants autour de lui. Que ce soient les nombreux Robins ou Batgirl. Batman, en somme, est rarement seul. Ce qu'il n'a jamais eu, par contre, c'est un fils biologique. Ce qu'il ne sait pas c'est que l'une de ses amantes, Talia, a un fils conçu avec lui. Ce dernier vit depuis sa naissance entouré par La Ligue des Assassins et dans l'admiration de son grand père, Ra's. Cependant, lorsque ce dernier meurt suite à un assaut de la part de Deathstrock Talia décide d'emmener son fils en sécurité auprès de son père. Celui-ci décide de donner un nouvel entrainement à Damian qui mette de côté la soif de sang et les armes. Mais, face à quelqu'un d'aussi têtu et arrogant que Damian, il aura fort à faire pour le convaincre.

Le dernier animé Justice League était une grosse déception. Là on présente un personnage que j’aime : Damian Wayne. Un jeune homme extrêmement bien entraîné pour être un assassin. Il ne peut que se heurter aux valeurs de son père que refuse de tuer même en dernier recours. Le film montre bien cet aspect. Entre un Batman réfléchi qui pense chaque actions afin de la rendre la plus efficiente possible et la moins dangereuse possible pour les innocents et un Damian qui fonce sans réfléchir ni penser aux victimes potentielles. Il est tout de même dommage que le film dépeigne Damian comme un simple enfant qui souhaite une revanche alors que les comics en font un personnage glaçant à la fois proche et très éloigné de son père et de ses frères adoptifs. C'est donc un animé moyen dont l'histoire n'a pas grand intérêt.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances. Pas très mauvais mais pourrait être bien mieux.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon,

Image : Site officiel

 

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08:18 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : son of batman, damian wayne, dc | | | |  Facebook

15/03/2015

Selma

Jeudi passé je suis allé voir le film qui commémore l'un des événements mythiques de la lutte en faveurs des droits civils. Nous sommes aux USA. Bien que les américain-e-s noirs aient reçu le droit de vote de nombreuses villes refusent de le leur offrir. La lutte pour les droits civiques a gagné de nombreuses batailles mais il y a encore beaucoup à faire. Martin Luther King, l'un des leaders, décide de s'attaquer, pour continuer la lutte, au droit de vote. Mais où mettre en place la bataille ? Qu'elle ville serait la plus à même de permettre de forcer le gouvernement américain de protéger ses citoyen-ne-s et de leur donner un droit censé déjà exister ? Il existe une ville en Alabama. Elle refuse le droit de vote. Mais ce qui la rend particulière c'est que son shérif est particulièrement vicieux. C'est la ville parfaite pour en faire le symbole d'une lutte pacifique contre la barbarie légale.

J'ai lu hier, je ne sais plus exactement qui l'a écrit, que l'injustice, la domination, a toujours été légale. Ce film le montre dès les premières minutes. Lorsqu'on observe une femme, noire, attendre patiemment dans le hall du palais de justice afin de donner sa demande d'entrée sur les listes électorales. Le fonctionnaire, blanc, lui hurle de vite venir et alors qu'il vérifie la fiche il pose des questions de plus en plus compliquées et ridicules afin de justifier son refus. La même idée revient plus tard alors que Martin Luther King explique au président pourquoi le droit de vote est important. Car sans droit de vote on ne peut pas entrer dans les jurys, devenir shérif, entrer en politique, ... bref on est impuissant en tant que non-citoyen et on doit accepter la domination légale des blancs sur tous les aspects de l'existence.

Je ne l'ai pas encore dit mais je ne connais pas très bien l'histoire de la lutte en faveurs des droits civiques. J'ai eu une heure sur les freedom riders dans le cadre d'un séminaire sinon absolument rien. Le reste je l'ai appris un peu au hasard sans encore prendre le temps de m'y intéresser réellement. Ce qui ne m'empêche pas de connaitre certains faits. Cependant, ce film n'est pas un documentaire. Il essaie de montrer comment une lutte justifiée est combattue par tout un appareil légal. Comment un homme qualifié de leader tente de vaincre dans une lutte où il n'a pratiquement pas d'armes face à tous les services policiers du pays. Il montre aussi les doutes et la douleur lorsque des amis et des adversaires alliés meurent sous les balles de la police et d'autres sans que jamais il n'y ait de condamnations. Ce film, à mon avis, est réussi. Non seulement on observe les doutes de King mais, aussi, on observe comment une manifestation peut être organisée. Ce qui importe c'est le spectacle. Le film montre que lorsque la répression devient injustifiable on gagne de plus en plus de force. Ce film montre aussi la haine. Celle des simples citoyen-ne-s qui s'attaquent au noirs et alliés dans la rue, celle des petits fonctionnaires qui utilisent de manière mesquine des règlements injustes, celle des services de renseignement qui refusent la remise en cause d'un système et celle de la police qui massacre des personnes sans armes et pacifiques pour le bonheur de faire du mal.

Image : Site officiel

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09/03/2015

Red Army

De temps en temps un documentaire ne fait pas de mal. Surtout quand il parle de quelque chose que je ne connais pas. Red Army fut, durant les années 70, la meilleure équipe de hockey du monde. Elle gagnait presque toujours trainant derrière elle une réputation d'invincibilité. Ce documentaire permet de retracer, via des interviews des anciens joueurs stars, l'histoire et la construction de cette équipe ainsi que sa fin. Cette histoire est mise en parallèle avec l'histoire du pays. Ceci permet de comprendre pourquoi l'équipe fut créée mais aussi pourquoi elle commença à se détruire alors que la fin de la Guerre Froide approchait. À travers les images d'archives on apprend qui étaient les joueurs mais aussi quel fut leur entrainement tandis que les interviews permettent d'illustrer avec les réflexions qu'ont les anciens joueurs. C'est un système construit pour représenter l'URSS et gagner en son nom. Un système dur avec un entrainement militaire. Un échec est presque une trahison. Et vouloir arrêter de jouer ou se rendre dans un autre club, occidental, est une trahison.

Ceci est un documentaire américain. Cela implique de montrer des images en dehors des interviews même, de la musique d'ambiance, l'usage d'images non pour informer mais pour faire ressentir et des plans sur les visages afin de nous montrer les émotions des personnes. Ce qui ne veut pas dire qu'on en apprend beaucoup. Simplement, la réalisation se concentre sur les joueurs et leurs sentiments tout en laissant de côté les explications historiques. On apprend beaucoup tout en restant dans l'ombre. Ce qui implique que des questions inappropriées sont posées à des personnes qui ne peuvent pas y répondre car elles ne possèdent pas les connaissances pour cela. L'utilisation des images d'archives est plutôt bien pensée mais il n'y a aucun travail critique sur celles-ci. On ne sait pas de quand elles datent, qui les as prise ni pourquoi. Elles sont utilisées pour illustrer un propos en oubliant totalement qu'elles ont un but précis avant le documentaire. Mais c'est un problème classique des documentaires historiques. J'ai beaucoup appris, malgré mon inintérêt pour le sport, mais je souhaitais en recevoir plus.

Image : Allociné

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08:25 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : red army, urss, cccp, sport | | | |  Facebook

07/03/2015

Chappie

Pour l'instant j'ai vu les 3 films de Blomkamp sorti au cinéma. Le premier avait été, pour moi, la révélation d'un réalisateur intéressant. Le second était très décevant. Alors qu'en est-il du troisième ? 2016, l'Afrique du Sud sombre dans la violence de rue, la criminalité et les meurtres. Afin de contrôler la population et d'éviter des morts la police décide, du jour au lendemain, de mettre en place la première force, hautement armée, de maintien de l'ordre robotique. Les scouts sont déployés partout et permettent de protéger les policiers humains tout en agissant sans craintes de blessures ou de pertes. Cette nouvelle force fonctionne particulièrement bien et met à genou les plus gros réseaux criminels du pays quasiment sans problèmes. Cependant, le rêve de leur concepteur n'est pas de créer une nouvelle force de police. Il souhaite créer une véritable intelligence artificielle capable de ressentir, d'apprendre et d'être consciente d'elle-même. Mais que faire d'un robot conscient et des implications que cela comporte ?

Je suis mitigé face à ce film. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. D'un côté j'ai beaucoup apprécié ce film. J'ai rigolé, j'ai pleuré bref je me suis impliqué. Je trouve que Chappie est très réussit et j'ai apprécié suivre son développement. L'intrigue est aussi intéressante. Cependant, cette dernière est un peu simpliste. On a le geek gentil et profondément passionné qui joue le rôle de dieu, la famille nucléaire hétérosexuelle et le méchant très méchant membre d'une église. Les personnages sont très caricaturaux même si on voit pourquoi le réalisateur a fait ce choix. Il fallait un créateur honnête que Chappie pourrait questionner comme si il questionnait dieu. Les trois parents (je sens des membres de la MLP s'évanouir en lisant cela) sont peu intéressants. On a l'oncle, la maman qui reste à la maison et offre son affection à Chappie et le père qui tente d'un faire un mâle en lui apprenant le maniement des armes et l'attitude qu'un mec est censé avoir. Ce même père est abusif sur de nombreux points mais se rapproche de Chappie quand ce dernier devient moins bébé. Tout cela est donc très stéréotypé. Le méchant, lui, est méchant parce que c'est un ancien soldat fan de la bible et qui voit les IA comme une violation d'un commandement divin. Il est à peine plus intéressant que cela. Nous avons donc une idée qui, à défaut d'être originale, est bien mise en scène avec les combats Blomkamp que l'on commence à connaitre, une intrigue passable et des personnages sans intérêts. Au final un film plutôt moyen sans être, pour autant, mauvais.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances. L'idée n'est pas mauvaise et on nous offre une fin presque inattendue. Il est dommage qu'il n'y ait pas eu plus de réflexions sur l'intrigue ainsi que sur les personnages.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon,

Image : Allociné

 

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09:06 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chappie | | | |  Facebook

06/03/2015

Paul Dini présente Batman 1: la mort en cette cité par Paul Dini

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Auteur : Paul Dini
Éditeur : Urban 16 janvier 2015
Pages : 272

Ce premier tome, sur trois si j'ai bien compris, regroupe les épisodes Detective comics 821-824, 826-828, 831, 83-834 et 837. Alors que Grant Morisson sévissait sur Batman un autre scénariste fut engagé pour s'occuper d'une autre série Batman. Cet homme était Paul Dini connu, en tout cas de moi, pour sa série animée Batman que je regardais enfant. L'auteur ne lance pas de grands arcs flamboyants de combats spectaculaires avec rien de moins que la survie de tous les univers comme but. Non, durant son règne il décide de revenir à la base de l'identité de Batman. Autrement dit, un détective extrêmement talentueux. Pour le dépeindre ainsi Paul Dini décide de créer de petites histoires qui permettent, chacune, de créer une courte enquête avec peu de combats. Nous retrouvons donc le Batman face à un nouveau gang, à Poison Ivy attaquée par ses propres plantes et même en train d'enquêter sur un magicien. Durant ces courtes enquêtes il rencontrera plusieurs vilain-e-s de Gotham qui souhaite recommencer une vie honnête comme le Sphinx, le pingouin et Harley Quinn.

Vu que le tome est constitué de plusieurs intrigues qui n'ont pas de liens entre elles il est difficile d'en faire un résumé cohérent. On pourrait croire que ceci affaiblit le recueil. À mon avis il n'en est rien. Au contraire, je suis plutôt content de laisser de côté les grands combats pour un peu plus de subtilité (car les enquêtes ne sont pas non plus particulièrement compliquées). On trouve donc un Batman plus intime avec la police de la ville qui montre que ses capacités sont avant tout mentales et non physiques. Cependant, Paul Dini n'abandonne pas totalement l'idée d'un fil rouge. Il donne quelques traces qui permettent de penser que l'on retrouvera tel personnage ou élément d'intrigue ailleurs et plus tard. Le style graphique est assez plaisant cependant je déplore la construction de personnages féminins sur le même standard : gros seins, énoooooorme décolleté, robe moulant et fesses mises en valeurs. Les femmes qui échappent à ce schéma sont rares et ces dernières gardent une place subalterne quand elles ne sont pas ridiculisées.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire. Un bon premier tome qui nous offre plus d'intrigues que de combats et c'est tant mieux. Je pourrais presque dire que c'est une bouffée d'air frais sur ce point précis.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

08:06 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, dc, paul dini | | | |  Facebook

05/03/2015

Nova 1 par Jeph Loeb et Ed McGuinness

Titre : Nova 1
Auteurs : Jeph Loeb et Ed McGuinness
Éditeur : Panini 5 novembre 2014
Pages : 136

Après quelques réflexions et lecture j'ai décidé de me lancer dans Nova publié sous le label Marvel Now chez Panini. Sam Alexander est un jeune adolescent coincé dans une petite ville sans intérêt. On le brutalise, l'école est difficile et ennuyeuse et son père est un raté incapable de bien faire son job de concierge à son école... bref de l'adolescence classique entre regrets, honte et colère. Son père, Richard, se contente de lui sortir les mêmes histoires encore et encore sur la galaxie et son passé glorieux dans le Nova corps. Bien sa petite sœur y croie encore Sam considère que ce n'est qu'un moyen maladroit de cacher son incapacité à être père. Tout changer lorsque, après une nouvelle disparition de son père qu'il pense retrouver dans un bar, Sam se réveille face à un raton laveur parlant et une femme verte avec une épée. Deux personnages sortis tout droit des histoires de son père. Ils lui offrent le casque et un message. Serait-il possible que Richard ait dit la vérité ? Et que peut faire Sam ?

Bien que ce comic ne soit pas génial il réussit à faire ce qu'il souhaite. Plutôt que de nous redonner un ancien héros il préfère commencer par ses problèmes sur Terre pour rapidement nous montrer son fils chargé de reprendre le flambeau. Ce qui permet, bien que cela ne soit pas encore le cas ici, de montrer les problèmes de Sam avec ses pouvoirs, responsabilités et sa vie de tous les jours. On se trouve donc très proche d'un héros adolescent à la Spiderman. Sam est un personnage sympathique que j'ai vite apprécié. L'intrigue, cependant, est de plus basiques (une menace au fin fond de l'espace et un seul héros pour sauver le monde) et j'espère que les prochaines seront plus développées. Un bon début que j'espère voir se concrétiser

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire. Un bon début qu'il faudra valider par un futur tome qui permettra, j'espère, d'entrer plus avant dans la vie de Sam et les prochaines intrigues.
  • Tolkien.

Image : Éditeur

 

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Northlanders 1 et 2 par Brian Woods

Titre : Northlanders 1 et 2
Auteur : Brian Woods
Éditeur : Urban Comics 21 mars 2014 et 19 septembre 2014
Pages : 480 et 312

Ces deux tomes regroupent les épisodes 8-9, 18-19, 1-8, 41 et 11-16 pour le premier et 29, 20, 35-36 et 42-50 pour le second. L'édition par Urban se fait géographiquement (soit le monde anglo-saxon pour le tome 1 et l'Islande pour le tome 2) puis chronologiquement. Ahhhh les Vikings. J'en suis tombé amoureux lors de ma première année en histoire. Cette civilisation me fascine toujours autant après plusieurs années. Comment aurais-je pu résister à des comics qui tentent de repeindre le monde Viking ? Ces deux tomes sont remplis d'histoire. Certaines sont tristes d'autre non mais je les ai toutes appréciées. Le premier, par exemple, nous fait suivre un garçon qui croit encore aux anciens dieux dans un monde chrétien. Mais, dans ce tome, mes histoires préférées sont celles de Sven, un homme qui revient trouver l'héritage de son père et qui se heurte à la colonie Viking contrôlée par son oncle, et celle de la fille de Thor qui dépeint la tentative pour une jeune fille de garder le contrôle du village de son père alors que ce dernier est mort après une trahison. Dans le second je note surtout la Trilogie Islandaise qui permet à l'auteur de montrer comment une famille, à travers 6 générations, prend le pouvoir sur l'île puis subit les assauts des chrétiens pour enfin être oubliée.

Les deux tomes sont accompagnée de courts textes d'un auteur archéologue et historien de l'art. Ceci permet, très rapidement, de situer les Vikings et d'expliquer en résumé la force de leur civilisation. Mis à part cela j'ai énormément apprécié les scénarios des différentes histoires. On trouve la difficulté de la vie dans le Nord, la force du monde Viking et ses changements à travers le temps. Le découpage géographique puis chronologique permet de donner une cohérence au tout en permettant au lecteur de savoir où et quand on se situe. Mais je pense qu'il aurait été intéressant de mettre en place de petites introductions devant chaque partie afin d'expliquer l'époque des histoires. Sans juger du respect historique des histoires j'ai beaucoup aimé ces deux comics que je recommande.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
  • Papier toilette.
  • Roman de gare.
  • À lire.
  • Tolkien. Deux magnifiques tomes remplis de violence, oui, (après tout ce sont des Vikings) mais qui permettent surtout d'entrer dans un univers que j'aime profondément.

Image : Éditeur, tome un et deux

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La Ligue des Justiciers: le trône de l'Atlantide

DC a décidé de faire un animé de l'arc le plus réussit de la Ligue des Justiciers des new 52 (le seul qui soit réussi selon certaines personnes). La Ligue vient d'être formée. Du moins c'est ce que le gouvernement américain tente de vendre aux journalistes. Car seul Cyborg se rend régulièrement au quartier général afin de vérifier ce qui est en train de se dérouler. Les autres membres se contentent de leurs coins particuliers. Cependant, la destruction d'un navire de l'armée américaine force la Ligue à se réunir à nouveau. Car Cyborg est fortement attaqué lors de son enquête. Celle-ci permet de mettre au jour ce que tout le monde pensait être un mythe : l'Atlantide. Ils existent et ils ne sont pas contents.

La version dessinée était très bonne après deux tomes peu intéressants. La version animée est une horreur sans nom. C'est très simple. La réalisation a décidé de prendre tout ce qui rendait le comics bon et de le jeter. La première victime, dès les premières minutes, en est Cyborg qui passe d'un jeune adulte qui tente d'accepter son nouvel état en un simple robot plutôt assez satisfait. Mais ceci n'est rien face au traitement d'Aquaman et de son passé. Pour une raison que je ne m'explique pas tout lui a été enlevé. Il ne connait pas son origine, n'est pas établi comme héros et ne connait pas Mera l'amour de sa vie. Cette dernière passe de fille d'un royaume étranger à simple garde du corps. Quant à l'Atlantide c'est pire encore. Le frère d'Aquaman, souverain qui avait volontairement laissé sa couronne avant qu'elle lui revienne, devient un simple va-t'en-guerre sans aucune subtilité. Je ne parle même pas de Manta dont le passé compliqué avec Aquaman est tout simplement évacué. Fuyez !

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Tout ce qui rend le comics intéressant a été évacué. L'animé est à peine intéressant. À éviter.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

02/03/2015

Les 108 Rois-démons

Il y de nombreux siècles, en Chine, les 108 Rois-démons parcouraient la Terre et détruisant tout sur leur passage créant une peur sans précèdent. Mais, bien plus tard, leur vie n'est qu'une ancienne légende et les lieux des grandes batailles de simples ruines. Du moins c'est le cas jusqu'à ce que l'Empereur soit assassiné, son garde du corps emprisonné et marqué de l'infamie, l'héritier mis sous bonne garde et qu'un régent ne blâme les Rois-démons pour le chaos infligé à la Chine. Ce que peu de personnes savent c'est que l'Empereur a été tué par le régent et qu'il souhaite se débarrasser du prince héritier par la même occasion. Heureusement, ce dernier peut s'échapper. Mais il est seul et n'a aucun entraînement dans un pays tenu d'une main de fer et sous la peur des Rois-démons. Alors comment reprendre le trône ? Pour cela il pourrait être nécessaire de s'allier aux personnes même accusées d'être les Rois-démons ? Une petite bande de 10 individus que la vie a réunie et qui sont capables de prouesses martiales. De futures légendes si elles n'étaient pas des bandits recherchés.

Après le film élitiste j'ai décidé d'aller voir un film d'animation francophone. Du point de vue purement technique on peut être surpris par ce film. Il y a de nombreuses formes d'art utilisés qui donnent une impression de réalisme sur les paysages mais une impression d'être devant un spectacle de marionnettes pour les personnages. On pourrait presque se croire sur une place de marché en train d'écouter un conteur relater une ancienne légende. En ce qui concerne le thème du film, et bien que celui-ci soit simplifié pour toucher tout le monde, j'ai aussi apprécié la réflexion mise en place. On parle de trahison, de bon roi, d'héritage et de bravoure avec une petite dose d'amour bien entendu. Mais, aussi, on parle de la propagande dans une guerre, de la justice et du partage des ressources dans un pays. Les bandits sont mis en positions de redresseurs de torts face à des autorités qui violent leurs propres lois. Bref, sans vouloir en tirer un traité de science politique, ce film est plus compliqué qu'il n'y parait.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. À la fois sympathique à voir, réussit visuellement, des personnages que l'on apprécie et des messages plutôt bien pensés.
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

 

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14:11 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, rois-démons | | | |  Facebook

Birdman or the unexpected virtue of ignorance

Birdman ou le succès inattendu d'un film dont tout le monde ignorait l'existence. Un film qui a gagné, si je me souviens bien, quatre oscars (je ne regarde ni ne m'informe réellement sur ces événements). Alexandro Gonzalez Inarritu nous dépeint la fin de carrière d'un acteur, Riggan Thomson, totalement oublié après avoir incarné, il y a longtemps, Birdman. Le succès fut très important mais ne dura que peu de temps. De nos jours Riggan Thomson tente de trouver à la fois le succès et une légitimité artistique en produisant, dirigeant et jouant dans l'adaptation d'un livre au théâtre. Cependant, rien ne semble fonctionner comme prévu et, surtout, Riggan Thomson est perdu dans son ancien rôle. Un rôle qui pourrait presque devenir réel.

Le film est à la fois riche thématiquement et techniquement réussit. Techniquement, l'idée de suivre tous les personnages l'un après l'autre est à la fois intéressante et permet de donner l'impression de vivre l'histoire en même temps que les personnages. Les acteurs et actrices sont plus que convaincant-e-s et nous transportent dans leurs personnages. Les thèmes, par contre, sont plus difficiles à décrire car ils sont nombreux, entrelacés et leur message est à la fois juste et faux. Birdman pourrait être un film parlant de l'identité. De nombreuses critiques en parlent ainsi. Le personnage principal tente de retrouver son identité d'acteur face à l'identité d'un personnage qu'il a joué et qui parasite non seulement sa carrière mais aussi son esprit. Dans le même temps il tente de retrouver l'identité d'une personne réelle alors qu'il joue des personnages irréels. Comment est-il possible de retrouver ce que l'on est dans ces circonstances (coïncidence, je viens justement de lire un Batman de Vaughan qui s'intéresse au même thème). Ce thème se croise avec la propre vie de l'acteur principal qui a joué Batman au début des années 90.

Birdman pourrait être aussi sur le monde de l'art, du cinéma et du théâtre surtout. On parle d'artistes qui ne semblent pas être vraiment sains d'esprits. Qui doutent, se détestent, font tout pour réussir même en détruisant les autres et se méprisent mutuellement. Dans le même temps, le film parle de l'état du cinéma actuel. Ou plutôt, du cinéma américain actuel. Celui-ci est, actuellement, dans une frénésie de super-héros pour la simple raison que ça fonctionne (en tout cas pour l'instant). L'avis d’Inarritu est très clair : il n'aime pas. Bien que je sois d'accord, en partie, sur sa critique du genre comics (des mecs en slips qui font respecter leur vision de la justice est plutôt politiquement contestable) je ne suis pas d'accord quand il considère que c'est une sorte de sous-genre pour enfants (il suffit de lire des indépendants pour trouver une richesse intéressante) qui crée un génocide culturel. D'aussi loin que je me souvienne la culture dites populaire a toujours été accusée de mettre à mal la "vraie culture". La "vraie culture" a toujours survécu et la "culture populaire" a toujours muté. Il y a de la place pour tout le monde et geindre sur le désintérêt d'un public pour la philosophie kantienne au cinéma n'est que de l'élitisme à peine déguisé.

Cet élitisme se retrouve dans le traitement de la critique des médias et, en particulier, des médias sociaux. Les critiques et les journalistes sont dépeints d'une manière très virulente. Une critique majeure est insultée alors que le personnage principal explique en quoi elle ne comprend rien au monde. Les journalistes semblent divisés en deux groupes. Les potins qui ne font que créer du vide et les intellectuels qui s'amusent avec des concepts qu'ils ne comprennent pas afin de se rendre importants. Bien qu’Inarritu soit très clair sur sa préférence cela ne l'empêche pas de s'en moquer tout en prouvant son incompréhension totale du monde journalistique et de son fonctionnement. Suite à cela il critique les réseaux sociaux comme un monde sans intérêt rempli par des anonymes incapables de réflexions sauf pour filmer quelque chose afin de faire le buzz. Bref, dans ce film magistralement mis en scène avec des acteurs superbes et des thèmes qui valent la peine d'une réflexion mon impression, personnelle, est que Inarritu montre toutes les personnes qu'il n'aime pas et pleure sur le cinéma qu'il souhaiterait tout en lançant des messages élitistes sur la "vraie culture".

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight. Malgré une prouesse technique et un magnifique jeu de la part des acteurs et actrices je trouve que ce film est surtout un moyen, pour Inarritu, de cracher sur tout le monde tout en se plaçant en juge de ce qu'il faudrait faire.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

 

birdman

 

13:56 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : birdman | | | |  Facebook