19/04/2015

Enfant 44

Je dois commencer par dire une chose : je n'ai pas lu le livre. J'ai l'impression que de nombreux lecteurs ont été déçus de l'adaptation, ce que je comprends, mais je ne peux pas en parler. Le film commence durant les années de famines en Ukraine alors que le pouvoir soviétique ne fait rien pour aider les paysans et fait tout pour les détruire. Une jeune garçon s'ensuit d'un orphelinat et rencontre l'armée rouge. Un officier le prend en pitié. Plus tard, durant la guerre, il est présent lors de la prise de Berlin. Une photo en fait un héros soviétique. Durant les années 50 il vit à Moscou. Il est l'un des meilleurs agents des services secrets. Son travail, exemplaire, lui permet d'arrêter et d'exécuter de nombreuses personnes dénoncées comme traitres. Mais un dossier étrange lui tombe dessus. Celui d'un enfant assassiné mais victime, officiellement, d'un accident. Son enquête se fera contre les ordres de ses supérieurs tandis que les intrigues politiques se forment pour l'éloigner et éliminer la menace qu'il représente. Car le meurtre est un crime des sociétés capitalistes.

Le film commence fort. Un fond noir avec les mots "il ne peut pas y avoir de meurtres au paradis". Cette phrase sera répétée à plusieurs reprises durant le film. Mais il continue de manière étrange. Plutôt que de laisser cela de côté la réalisation a décidé de montrer l'enfance et la guerre. Ces scènes permettent de situer le personnage principal mais n'offrent rien qui puisse être vraiment utile. Ce sont des scènes inutiles qui prennent du temps pour rien. En ce qui concerne l'intrigue le meurtrier lui-même n'en est pas au centre. Sa découverte est relativement rapide et ne crée pas de conséquences importantes. Le propos du film se trouve plutôt dans l'atmosphère. On nous dépeint une ville qui vit dans la peur. Les arrestations de traitres sont quotidiennes et il suffit que son nom se retrouve prononcé lors d'un interrogatoire pour être suspect et donc déjà coupable. Cet aspect se retrouve entièrement dans un dialogue du héros avec l'une de ses victimes. A la question, policière, "pourquoi fuyez-vous si vous êtes innocents" on lui répond "je fuis parce que vous me pourchassez". Le héros lui-même sera victime de cela et observera de visu ce qui arrive lorsqu'on devient un paria pour le système. Ainsi, on n'a pas vraiment un film policier mais plutôt un film qui crée un milieu. Sur ce point il est réussi.

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**** Un film difficile, très violent, avec des scènes peu utiles et une intrigue au second plan mais une atmosphère réussie.
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Image : Allociné

 

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09:51 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enfant 44, russie, urss | | | |  Facebook

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