31/05/2015

Bad girls in Britain. Gender, justice and welfare, 1900-1950 par Pamela Cox

Titre : Bad girls in Britain. Gender, justice and welfare, 1900-1950
Auteure : Pamela Cox
Éditeur : palgrave macmilan septembre 2012
Pages : 228

Enfin ! Enfin après plusieurs semaines de lectures plus ou moins interrompues j'ai terminé ce petit livre anglais de Pamela Cox. L'auteure nous pose une question simple : qu'est-ce que la délinquance juvénile et, plus spécifiquement, qu'est-ce que la délinquance des jeunes filles ? Durant la première période du XXe siècle le monde occidental a connu de nombreuses réformes autours de la mise en place de tribunaux spécifiques aux enfants. Avec cela il fut mis en place des institutions d'étude des enfants délinquants afin de comprendre pourquoi on entre dans ce type de vie. Mais il y avait aussi de nombreuses institutions gérées par des privés que ce soient les églises ou des associations plus ou moins laïques. Ce livre permet de tracer le fonctionnement de la protection des jeunes filles durant le premier XXe siècle.

Le livre de Pamela Cox est divisé en 8 chapitres. Chacun de ces chapitres permet d'analyser un aspect particulier. Que ce soient les problèmes de définitions, de comptabilités, de politiques publiques, de diagnostics mais aussi de réformes et d'écritures chacun de ces thèmes permet de comprendre un peu mieux comment fonctionnait la protection des jeunes filles. Car ce livre s'attache non pas aux garçons mais aux filles. Ces dernières sont vues comme particulières car les filles, selon les commentateurs de l'époque, sont moins sujettes à la délinquance que les garçons (et encore moins aux gangs). Les jeunes filles, par contre, sont en risques d'entrer dans une délinquance sexuelle plutôt que violente. Les femmes qui sont à la fois violentes et en groupe sont donc des raretés qui posent de nombreux problèmes pour les institutions. Mais ce que Pamela Cox nous montre n'est pas seulement l'opinion envers les filles. Elle nous montre que la protection de l'enfance, bien que définie comme un moyen d'aider, est avant tout un moyen de punition. Cette punition fonctionnement par un contrôle particulièrement étroit de familles entières considérées comme dangereuses par leur constitution même. Pamela Cox nous montre aussi que les filles sont formées à un rôle spécifique qui s'accroche à une division genrée de la société. En effet, le travail fourni implique de faire des jeunes filles de futures mères de famille via un travail de servante. Ce livre est donc un bon moyen à la fois de comprendre le fonctionnement de la protection des mineurs, de la division genrée de celle-ci et de la manière dont on parle de la délinquance.

Image : Éditeur

 

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24/05/2015

Trueblood saison 7

Après 7 saisons parfois bonnes parfois mauvaises et parfois médiocres il est temps de conclure cette série en 80 épisodes. Lors de la fin de la saison 6 les vampires avaient été libérés du camp officiel dans lequel ils et elles étaient torturé-e-s. Bon Temps avait aussi beaucoup changé étant donné que le bar de la ville avait changé de nom et de propriétaire, Sam est devenu maire et Sookie vit avec Alcide. Mais la fin de la saison 6 nous montrait surtout l'arrivée de vampires contaminés par une maladie artificielle : le Hep V. Et Bon Temps tentait de s'organiser pour résister. La saison 7, comme d'habitude, reprend immédiatement après la fin du dernier épisode de la saison précédente. On est donc témoin de l'attaque dévastatrice contre la ville. Il y a de nombreux humains et vampires morts ainsi que des disparus. Mais, plus grave, les habitant-e-s ont perdu confiance envers le gouvernement et envers Sookie. Cependant, il pourrait exister un remède à la maladie.

Quand j'ai commencé à regarder True Blood j'aimais beaucoup. On avait le sud, des vampires, des crimes et une télépathe. Les saisons qui ont suivi ont commencé à décliner en qualité alors que de trop nombreuses intrigues étaient développées. Que penser de cette dernière saison ? Contrairement aux précédentes nous n'avons pas un protagoniste central contre lequel lutter. La saison fonctionne autours de quatre axes : retrouver les disparus, trouver un remède, accepter la mort et offrir une conclusion pour tous les personnages du plus important au moins important. C'est donc une dernière saison beaucoup plus intimiste puisqu'elle se concentre sur les histoires des personnages à l'aide, par exemple, de flash-back. On leur offre aussi une change d'accepter la mort des proches et de se pardonner. Cette saison n'est donc de loin pas la meilleure. Elle est hors catégorie car elle sert surtout à créer une atmosphère de fin qui se fait de plus en plus présente au fil des 10 épisodes. Il est néanmoins dommage que cette saison serve aussi à introduire une intrigue autours des créateurs du True Blood. Ces derniers semblent avoir eu bien plus d'importance qu'on ne le croyait. True Blood est donc terminé, enfin !

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*** Sans être mauvaise l'atmosphère est différente, plus intime et plus triste. Sookie doit accepter les morts mais aussi tenter d'avancer ainsi que tous les autres personnages. La fin n'est pas si mauvaise.
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Image : Site officiel

 

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09:49 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trueblood, vampires | | | |  Facebook

Elektra 1. Le sang appelle le sang par Haden Blackman et Michael Del Mundo

Titre : Elektra 1. Le sang appelle le sang
Auteurs : Haden Blackman et Michael Del Mundo
Éditeur : Panini comics 4 mars 2015
Pages : 12

Ce premier tome contient les numéros 1-5 d’Elektra. Le personnage est apparu dans deux films : Daredevil, mauvais, et Elektra, tout aussi mauvais. Il semble que son histoire dans les comics soit tout autant difficile. Cela n'a pas empêché Marvel de publier une série sur Elektra dont Panini publie le premier tome. Elektra a toujours été définie par les autres. Mais, à présent, elle se définit elle-même. Elle est une assassin. Elle obéit à un code. Elle ne tue que sur contrat. Aujourd'hui elle doit choisir entre deux contrats. Le premier est lancé par la Guilde des assassins pour la mort de Cape Crow. Ce dernier est un personnage légendaire. L'un des meilleurs tueurs du monde. Il a déjà survécu à une attaque organisée par les meilleurs membres de la Guilde. Le seconde contrat concerne aussi Cape Crow mais concerne seulement sa capture ainsi qu'une récompense extrêmement importante. Que choisira Elektra 

Dès le début le personnage nous est présenté. Elektra n'est pas une tueuse ni une héroïne. C'est une assassin extrêmement compétente qui n'agit que sur les contrats qu'elle choisit. Et, cette fois, elle choisit de capturer une légende. Ce premier tome laisse Elektra libre de ses mouvements. On ne la confronte pas aux héros connus. Quelques vilains apparaissent mais ils sont rapidement évacués en faveurs d'un autre personnage. On ne nous présente donc pas Elektra selon les autres hommes mais Elekra selon ses propres choix. Et bien qu'elle ne regrette pas ses actions on nous présente une assassin qui n'aime pas tuer. Mais je n'ai pas trouvé l'intrigue particulièrement intéressante. Le gros point fort de ce tome, par contre, c'est le graphisme. Celui-ci est magnifique. On a l'impression de suivre les mouvements d'Elektra, sa pensée. Les décors sont tout aussi réussit. C'est un véritable plaisir pour les yeux.

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*** L'intrigue est moyenne mais les dessins sont superbes.
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Image : Éditeur

 

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East of west 3. Il n'y pas de "nous" par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west 3. Il n'y pas de "nous"9782365775830-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 16 janvier 2015
Pages : 14

Ce tome contient les numéros 11-15 publiés dans East of West volume three. Il y a des années les trois cavaliers de l'apocalypse ainsi que les élus s'étaient retourné contre le quatrième cavalier et sa femme Xiaolian. Ils avaient, du moins le couple le croyait-il, tué leur enfant. Cependant, il y a peu, Mort a retrouvé sa femme et il sait que son fils est vivant. Les deux amants ont donc décidé d'agir de concert. Pendant que Mort cherche leur fils en interrogeant et tuant tout ce qui se dresse sur son chemin Xiaolian met en place son plan. Ce dernier est simple : la guerre. Et cette guerre aveuglera tous les élus et les cavaliers. Cependant, les servant-e-s du message commencent à se poser des questions. L’interprétation est-elle juste ? Ne peut-on pas changer quelques peu les décisions ? Et que veut faire l'enfant de Mort et de Xiaolian ?

Ce troisième tome est moins concentré sur Mort que ne l'étaient les deux précédents. Ses aventures ne sont plus une part centrale de l'intrigue. Les événements qui ont lieu autour de Xiaolian et des élus, eux, prennent une plus grande importance et permettent de mieux connaitre le monde créé par les auteurs. Personnellement, je suis très intéressé à la Nation Infinie. Mais les questions les plus pressantes, à la fin du tome, concernent l'enfant. Je me demande quel est son plan et, surtout, quel est le plan de la machine qui l'accompagne ou de la personne qui a programmé la machine ? J'attends la suite.

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***** J'aime toujours autant à le contexte et l'intrigue. Mais je me demande comment cela va se développer

Image : Éditeur

21/05/2015

Earth 2 tome 1. Rassemblement par James Robinson, Nicola Scott et Yildiray Cinar

Titre : Earth 2 tome 1. Rassemblement9782365777612-couv-M200x327.jpg
Auteurs : James Robinson, Nicola Scott et Yildiray Cinar
Éditeur : Urban comics 3 avril 2015
Pages : 232

Ce premier tome contient les numéros 0-8 et DC universe presents 0 publiés dans Earth 2 Vol.1: The gathering et Earth 2 Vol. 2: The tower of fate. Il y a cinq ans la Terre est entrée en guerre face à l'invasion massive menée par Darkseid et son armée de Parademon ainsi que son général : Steppenwolf. Les merveilles se sont levées pour soutenir les armées de la Terre. Une trinité, en particulier, s'est formée. Elle est constituée de Superman, Wonder Woman et de Batman avec leurs alliés : Supergirl, Catwoman et Robin sans oublier deux autres dont les noms sont oubliés. Cependant, lors de la dernière bataille, la trinité est morte ainsi que Robin et Supergirl. Le monde se lève à peine d'une guerre, s'est uni autours d'un conseil et d'une armée mais manque de protecteurs alors que de nouvelles menaces se profilent. C'est dans ce contexte que de nouvelles merveilles prennent leur essor : Flash, Green Lantern, Atom et Hawkgirl.

J'aime bien l'idée de réalités alternatives. D'autant que celles-ci permettent de créer des histoires différentes. Dans ce tome on apprend ce qui se serait déroulé si la Terre n'avait pas pu repousser l'invasion originelle et si la Trinité était morte au combat. Bien que le grand méchant du tome ne soit pas le plus intéressant le tome est sauvé par la mise en place des personnages. Ceux-ci sont beaucoup plus liés à la magie que leurs alter-ego de Terre 1. Par exemple, Green Lantern est créé par la force de vie de la Terre. Ce premier tome, au final, est une mise en bouche qui permet de placer d'anciens personnages un peu modifiés dans une période similaire à la nôtre. Mais aussi de préparer pour d'autres combats. On verra comment le second tome s'en sort

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**** Plutôt sympathique avec des personnages que j'ai aimés. Mais une intrigue qui se contente du minimum.
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Image : Éditeur

Tomorrowland (A la poursuite de demain)

C'est l'histoire d'une jeune fille qui rêve d'aller à Disney World. Mais son père n'est jamais d'accord alors elle y va seule avec un vieux monsieur un peu bizarre... Mmm non ce n'est pas exactement le film mais presque. Nous sommes au XXIe siècle. Le monde est de pire en pire. Les rêves ont disparus et les découvertes sont abandonnées pour des problèmes plus terres à terres. Dans ce monde de moins en moins optimiste vit une jeune fille particulièrement intelligente, débrouillarde et qui aime détruire les propriétés de l’État : Casey Newton. Son père est un ingénieur de la Nasa au chômage puisque l'institution est démantelée. Ce qui ennuie Casey dont le rêve est de partir dans l'espace. Un soir, après un petit tour dans une cellule, elle entre en possession d'un pin dont le contact permet d'être projeté aux alentours d'une ville magnifique, futuriste et qui continue de rêve ! C'est Disney World ! Euh non, c'est Tomorrowland ! Il n'en faut pas plus pour qu'elle se mette en tête l'idée fixe de s'y rendre. Cependant, d'autres individus refusent on entrée. Ce refus est lié à une ancienne invention qui a tout changé.

Ce film est un gros gâchis. Donc oui, j'ai bien aimé le petit message naïf et optimiste. Alors que le monde va de plus en plus mal le film propose de croire aux rêves, en l'optimisme et d'offrir aux enfants le futur. Les enfants, pour ce film, sont l'avenir aussi bien via leurs rêves que via leurs capacités intellectuelles. Mais le film est aussi rempli de mauvaises scènes et d'idées que j'apprécie peu. Par exemple, Tomorrowland est un lieu dans lequel se trouvent les plus grands esprits de la Terre. Il n'y a ni état ni fonctionnaire pour les empêcher de rêve et de créer voir de dénaturer leurs projets. Nous avons donc une vision extrêmement élitiste d'une partie de la population qui se croit meilleure que tout le monde et qui décide d'abandonner la Terre à son destin pendant qu'ils cherchent sans prendre en compte les problèmes qui peuvent découler de leurs inventions. Mais il y a pire ! Il y a Casey. La jeune fille nous est présentée comme optimiste, extrêmement intelligente, débrouillarde et têtue. Elle est capable de prendre soin d'elle toute seule sans aucuns problèmes. Un personnage que personne ne pourrait critique non ? Eh bien ce serait le cas si l'intrigue n'était pas un moyen de lui enlever toute possibilité d'action afin de l'offrir au personnage principal mâle et à la petite fille robot qui l'accompagne. Ça c'est vraiment du gâchis !

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** À votre place je n'irais pas le voir.
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Image : Site officiel

 

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19/05/2015

Civil War tome 5. Choisir son camps et tome 6. Comment j'ai gagné la guerre par Zeb Wells, Yannick Paquette, Stefano Caselli, J.M. Straczynski, Matt Fraction e Mike McKone

Titre : Civil War tome 5. Choisir son camp et tome 6. Comment j'ai gagné la guerre
Auteurs : Zeb Wells, Yannick Paquette, Stefano Caselli, J.M. Straczynski, Matt Fraction et Mike McKone
Éditeur : Panini comics 11 septembre 2013 et 20 août 2014
Pages : 296 et 28

Ces deux tomes regroupent, pour le cinquième tome, Civil War: X-Men 1-4, Civil War: Young Avengers and Runaways 1-4, Civil War: Choosing Sides 1, Civil War: The return 1 et Civil War: The initiative 1 ainsi que, pour le sixième tome, Civil War: Fantastic Four 538-543, Civil War: Iron Man 13-14 et How i won the war Punisher war journal 1-3.

J'ai décidé de présenter ces deux tomes ensembles parce que je ne voyais pas de raisons de diviser mon texte. Après tout on parle d'un même événement dont seuls les points de vue changent. Nous sommes donc en pleine guerre civile. Ces deux tomes vous permettre d'offrir des informations sur certains personnages ou groupes que nous n'avions que peu vu ou de manière plus intime. Dans le tome cinq nous avons donc une histoire centrée sur les X-Men survivant. Bien que leur cas soit spécifique il se pose la question de leur légitimation en tant que Mutant-e-s. Est-ce que les droits civils leurs sont toujours donnés ? Certaines doutes et décident de faire évader les derniers mutant-e-s. Cette histoire est suivie par une autre centrée sur les Young avengers et les runaways de los angeles. Cette rencontre permet de se faire quelques amis mais aussi de lutter contre une loi que personne, dans ces deux groupes, ne veulent accepter. La suite du tome est constituée de petites histoires inutiles.

Le tome 6, lui, nous offre un point de vue inédit dans le quotidien d'Iron Man. Bien qu'il soit à l'origine de la loi l'histoire le montre face aux doutes alors que de nombreux héros / héroïnes et citoyen-ne-s le considèrent comme un traitre. Dans une autre série nous suivons le Punisher qui laisse les choses se faire alors qu'il combat et tue des criminels. Enfin, il y a l'histoire des Fantastic Four. Bien que la loi concerne tout le monde et brise la communauté héroïque elle a un effet bien plus intime au sein de la famille des Quatre Fantastiques. Les membres du groupe se déchirent et se divisent pour la première fois. Tandis que Red Richard se questionne sur la viabilité de ses équations sociales la Chose part à Paris pour ne pas soutenir la loi ni lutter contre son gouvernement. La Torche et la Femme invisible décident de lutter. La Famille pourrait-elle survivre ?

Que dire de ces deux derniers tomes ? Les personnes qui ne veulent que l'essentiel pourront tout laisser tomber et se concentrer sur le premier (tout en s'intéressant au quatrième qui offre un point journalistique intéressant). Le tome cinq donne une impression de fouillis sans nom. Mis à part les deux séries éditées en entier le reste n'est que bouts d'histoires inutiles et sans intérêts. D'ailleurs, j'ai bien aimé l'histoire des X-Men. La seconde, par contre, n'a aucune âme face à ce qu'un Vaughan avait pu en faire. Le sixième, et dernier, tome est bien plus logique dans sa constitution. Il permet de mieux comprendre à la fois les idées et doutes de Red Richards et de Tony Stark. La série autours du Punisher est plutôt sympa mais pas utile. Je déplore aussi que nous n'ayons pas vraiment de conclusions ni pour le Punisher ni pour Iron Man. Ce n'est pas le cas des Fantastic Four dont le dernier numéro permet de clore leur intrigue et celle de la guerre sur une note positive.

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** Aucun de ces deux tomes n'est véritablement utile. Parfois les histoires intégrées sont même sans intérêts. Je n'aime pas non plus ne pas avoir de conclusions.
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Image : Éditeur (tome 5 et tome 6)

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16/05/2015

La tête haute

Suite au film précédent je passe dans du totalement différent puisque je me suis intéressé au film La tête haute. Celui-ci se déroule en France, à Dunkerque. Dès la première scène nous sommes dans le cabinet d'une juge. Une femme de 25 ans et ses deux enfants, dont l'un de 6 ans, sont interrogés. Car le petit Malony pose de nombreux problèmes à l'Éducation Nationale. C'est la vie de Malony que l'on suit jusqu'à ses 17 ans. On l'observe alors qu'il se trouve sur une pente de plus en plus difficile et qu'il a déjà multiplié les placements tout en ayant perdu une grande partie de sa scolarité. Sa mère accepte difficilement les jugements sur ses capacités, le père est absent et Malony en veut à tout le monde. Comment le système de protection des mineurs va-t-il pouvoir s'occuper de ce jeune adulte afin de le sauver ?

Je suis très partagé envers ce film. Il est à la fois réussit et particulièrement conservateur. Il est réussi car les personnages sont plus que convaincants et très bien joués. Que ce soient la juge, l'éducateur / figure paternelle, la mère perdue / indigne / aimante où encore tous les acteurs et actrices du système de protection de l'enfance. L'acteur qui joue Malony réussit parfaitement bien à créer cet adolescent en colère et incapable de se réguler. En ce qui concerne le système il est parfaitement mis en scène aussi bien dans son fonctionnement que dans les idéologies qui se trouvent derrière. Que ce soit les juges où les maisons de placement on sent fortement la puissance de la psychologie pour comprendre et gérer un mineur. On observe aussi les parents et les enfants qui refusent ou ne comprennent pas l'action ainsi que les enquêtes qui leur sont imposées. De ce point de vue le film me semble réussit et fidèle à la réalité.

Donc, pourquoi suis-je partagé ? Comme je l'ai dit plus haut ce film est très conservateur. En effet, la réalisation ne pose jamais de questions critiques au système. Celui-ci est posé et les échecs sont systématiquement portés sur Malony sans que jamais on ne réfléchisse à la dimension sociologique. Seul l’individu pose problème et son intégration à la société normale est une obligation si ce dernier souhaite prouver la réussite des mesures. Celles-ci sont particulièrement violentes et peuvent être mal reçues. Une scène me vient en tête. Après une fugue, pour une raison valable, Malony est réintégré dans son placement malgré la menace d'un emprisonnement. Les autres jeunes ne comprennent pas cela et les membres du personnel tentent d'expliquer que la justice des mineurs est individuelle. C'est en effet le cas, mais pourquoi ne pose-t-on pas la question de ce que l'on peut ressentir face à une justice qui traite tout le monde de manière différente ? Ne pourrait-il pas y avoir un sentiment d’injustice ? Plus important encore, toutes les mesures sont montrées comme obligatoires. Pour s'en sortir Malony doit prouver son envie d'accepter les mesures et de créer un plan de vie qui implique relations amoureuses et travail salarié. Autrement dit le but est de normaliser un jeune déviant sans réellement se questionner sur ce que l'on demande. D'ailleurs, le film se termine sur un jeune homme qui réussit dans un travail, a fait son permis et a commencé une relation amoureuse avec un enfant (la jeune femme qui accouche passe de garçon manqué un peu rebelle à la jupe à fleur du jour au lendemain). On nous présente donc la famille hétérosexuelle bourgeoise presque parfaite comme preuve ultime de la réussite de la justice des mineurs et de l'intégration dans la société.

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**** Très bien joué le film nous montre plutôt bien comment fonctionne le système de protection des mineurs. Mais il est aussi porté par une idéologie conservatrice qui implique de ne pas oublier son esprit critique au placard.
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Image : Site officiel

 

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Mad Max: Fury Road

J'avais vu des Mad Max quand j'étais très jeune. Ce nouveau film, qui n'a pas besoin des précédents pour vivre, faisait donc sonner quelques souvenirs dans mon esprit. Nous sommes dans le futur. Après les guerres et la chute des gouvernements le monde de Max n'est qu'un immense désert dans lequel il roule seul. Bon, il n'est pas exactement seul étant donné que des groupes plus ou moins sectaires et cannibales s'y trouvent aussi et luttent pour le contrôle des armes et de l'essence. Max est capturé par l'un de ces groupes dont le chef est Immortan. Il devient une banque d'organe et de sang. Ce pourrait être la fin de Max si l'une des impératrices d'Immortan, Furiosa, n'était pas en train de s'enfuir avec ses femmes. Il s'ensuit une gigantesque course-poursuite dans le désert au son d'une voiture composée d'une guitare et de tambours. Pour survivre Max n'a pas le choix : il devra s'allier à Furiosa.

Vous souhaitiez voir un film dans lequel le héros sauve de la captivité une belle demoiselle en détresse pour ensuite la séduire et disparaitre dans le soleil couchant ? Dommage c'est raté. Mad Max fury road fait bouger certaines parties de l'internet pour être féministe (comme si cela pouvait être négatif). Les premières personnes à s'en être émues furent les Men's Right Activists qui ne souhaitent surtout pas de libertés artistiques mais seulement des stéréotypes éculés (ce sont les même qui considèrent le prochain Terminator et la série Supergirl qui sort prochainement comme des effets du complot féministe mondial). Il est difficile de dire si Mad Max est réellement féministe. En effet, le film est une succession de scènes de poursuites, de musique et de combats montés en scènes magnifiques. On a donc peu de temps pour trouver, penser et créer un message féministe. Si on part sur ce dernier point Mad Max ressemble énormément à un film de série Z. Aussi bien le monde tel qu'il est mis en place que l'intrigue pourraient être le comble du kitsch. Nous avons tout de même une secte organisée autour d'une famille plutôt horrible et qui adorent des volants de voiture ! Cependant, Mad Max est parfaitement réussit. Malgré les scènes qui se suivent et se ressemblent jamais je n'ai eu l'impression de m'ennuyer et la mise en place de l'environnement est tellement maitrisée que l'on accepte absolument tout.

En ce qui concerne l'agenda féministe celui-ci concerne surtout une différence importante entre les personnages féminins de ce film et ceux de tous les autres : Les princesses se sauvent elles-mêmes et le héros, Max, ne fait que les soutenir et non les prendre en charge. En effet, Max n'arrive qu'après que les princesses se soient évadées. Alors que ce dernier apparait les femmes sont en train de se libérer aussi bien symboliquement que réellement des chaines imposées par Immortan. Dans la suite de l'intrigue les femmes jouent un rôle tout aussi important puisqu'elles se battent, prennent des décisions et, en fait, choisissent leur destin. Max ne fait qu'aider et non imposer ses idées. Cet aspect se trouve aussi dans la différence entre les dirigeants masculins et féminins. Immortan et sa famille exercent le pouvoir en utilisant la mort et la possession des humains. Que ce soient les femmes transformées en objets aussi bien sexuels que productifs ou les hommes transformés en soldat fanatique sur le point de mourir. Les autres, hommes comme femmes, sont des personnes pauvres qui ne vivent que de la générosité d'Immortan. Les dirigeantes sont différentes. Elles fonctionnent sur la culture et donc la vie. Malheureusement, on ne les voit pas assez pour réellement juger de leur gouvernement. Mais celui-ci est clairement de nature différente de celui d'Immortan.

Au final, nous avons ici un film qui aurait parfaitement pu échouer spectaculairement. Cependant, ceci n'arrive pas et nous avons un magnifique film qui ne reprend presque pas son souffle et qui comment immédiatement sans prendre le temps de réellement poser l'univers et le personnage. Un film qu'il faut voir et une série de films que je pense revoir un jour (ne serait-ce que pour me remettre les souvenirs en tête).

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***** Beau, impressionnant, sans aucune pause... On y entre et on y sort deux heures plus tard sans s'être ennuyé

Image : Site officiel

 

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09:08 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mad max, fury road, uchronie | | | |  Facebook

12/05/2015

Carnets de thèse par Tiphaine Rivière

Il y a l'armée, le monde du travail et la thèse. Le monde du travail permet de se préparer son avenir dans, on l'espère, un environnement stimulant mais qui, au moins, se termine après la fin de la journée. Entre les deux autres nous avons l'une qui est bourrée de problème administratif, d'ordres inutiles et incompréhensibles, de grades auxquels il faut extrêmement attention si on ne souhaite pas se prendre un rappel à l'ordre ainsi qu'une propension à envoyer des jeunes recrues au front sans préparations. Enfin, il y a l'armée.

Tiphaine Rivière nous illustre son parcourt en thèse, malheureusement échoué, depuis qu'elle fut accepté jusqu'à ce qui devait être la fin (mais n'est que le début d'une longue aventure de travail peu rémunéré et de contrats en durée indéterminée). On observe donc son parcours plus que difficile depuis le meilleur moment de sa vie (rien de mieux que de pouvoir officiellement se présenter en tant que chercheur ou chercheuse et de voir, pour la première fois, la personne qui va nous diriger) en passant par les doutes et enfin la période la plus noire d'une vie de thésard: la rédaction! Un moment rempli de chocolats, de doute, de prise de poids, de désespoir et surtout du syndrome de l'imposteur alors que l'on doit déjà penser à la suite de sa carrière (en fait il faudrait y penser avant même d'être accepté en thèse).

En tant que personne coupable d'être entrée dans un processus de thèse (et je ne suis pas près d'en sortir je vous le dis) je ne pouvais pas passer dans une librairie, voir cette BD et ne pas l'acheter. Je risque d'en avoir souvent besoin pour relativiser mes propres problèmes. Bien que Tiphaine Rivière parle selon le point de vue d'une française qui travaille à Paris (et qui n'a pas de financement) ses propos peuvent très facilement se transposer dans notre contrée. Que ce soit le colloque qui fait stresser, la personne qui dirige qui ne répond pas après un mail écrit avec autant de circonspection que deux diplomates se parlant alors que leurs deux pays sont en guerre ouverte et surtout les problèmes administratifs qui demandent plus de réflexion que la prose de Judith Butler. Je me suis très largement retrouvé dans les aventures dessinées par l'auteure. De plus, je pense que cette BD devrait être fournie gratuitement aux proches des thésard-e-s afin d'éviter des impairs. Bref, je retourne à ma thèse moi.

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***** Vous avez toujours voulu savoir ce qu'était une thèse sans en avoir fait ? Voici un livre qui vous guidera dans les merveilles de la recherche universitaire. Vous êtes en train de faire une thèse ? Voici un livre qui vous permettra de sourire face à vos problèmes qui ne sont, finalement, pas si unique que cela.

Image : Éditeur

 

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18:11 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thèse, université | | | |  Facebook

10/05/2015

Black Widow 2. Mon meilleur ennemi par Nathan Edmondson et Phil Noto

Titre : Black Widow 2. Mon meilleur ennemi
Auteurs : Nathan Edmondson et Phil Noto
Éditeur : Panini comics 8 avril 2015
Pages : 128

Je continue ma collection de super héroïne avec celle dont les figurines n'existent pas, celle qui ne fait pas vendre et qui pourtant est appréciée, celle qui n'a toujours pas de film solo j'ai nommé Black Widow ! Ce second tome regroupe les numéros 7-12. Dans le précèdent numéro on apprenait que Nat avait un nouvel ennemi se faisant appeler le chaos. Ce second tome est l'occasion, pour Black Widow, de commencer à enquêter sur ce groupe qui semble s'intéresser d'un peu trop près à sa vie. Dans le même temps elle organise quelques missions. Mais la recherche de la rédemption et l'enquête qu'elle mène pourraient lui exploser à la tête. Ses proches pourraient être visés à cause de sa curiosité. Et Black Widow a de nombreux proches et collègues aussi bien dans le monde de l'espionnage que dans celui des héros.

J'avais plutôt aimé le premier tome. On trouvait une héroïne dans son rôle d'espionne. On ne nous présentait pas une Avengers qui travaille avec les plus grands héros mais une professionnelle qui travaille dans l'ombre. Ce second tome change un peu les règles. En effet, chaque numéros est l'occasion, pour les auteurs, de placer Nat avec l'un-e- des membres de la communauté super héroïque. Que ce soient des soldats ou espions comme le Punisher ou le Soldat de l'hiver ou des héros comme Daredevil. L'enquête, à proprement parler, n'avance que peu. Par contre, les auteurs placent Nat face à son passé en particulier dans le dernier numéro. Je suis curieux de savoir ce qui va en sortir.

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**** Pas mauvais mais prend un peu de temps pour lancer l'intrigue principale sur le groupe Chaos. On n'en apprend que peu. J'ai aimé les relations avec les autres personnages ainsi que la fin. Je verrais si la suite reste dans ce style.
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Image : Éditeur

 

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09/05/2015

Batwoman 4. Les liens du sang par J.H. Williams III, W. Haden Blackman, Trevor McCarthy et Francesco Francavilla

Titre : Batwoman 4. Les liens du sang9782365776189-couv-M200x327.jpg
Auteurs : J.H. Williams III, W. Haden Blackman, Trevor McCarthy et Francesco Francavilla
Éditeur : Urban Comics 13 février 2015
Pages : 200

Ce quatrième tome (sur cinq avec le tome 0) conclut le run de l'équipe de base sur Batwoman. Il contient les épisodes 18-24 plus Annual 1 publiés dans Batwoman vol. 4 : The blood is thick. Lors du précédent tome Batwoman, Kate Kane, revenait à Gotham avec Wonder Woman. Elle combattait des monstres et des dieux et termina sa journée en révélant son identité à son amante tout en la demandant en mariage. Depuis, les deux femmes vivent une vie de fiancées presque idyllique. L'une combat le crime la journée et l'autre la nuit. Mais le chantage qu'exerce le DEUS sur Kate passe un nouveau rang. Le directeur Bones souhaite la tête de Batman et il force Kate à s'en occuper. Sinon sa sœur, rescapée, sera sacrifiée ainsi que son père. Kate n'a pas le choix. Elle doit se préparer à faire tomber Batman. Mais le reste de sa famille a entendu la conversation. Et Bones pourrait bien tomber sur un os.

Il est probablement utile de rappeler le gâchis que devint Batwoman par la faute des dirigeants de DC. Ces derniers ont refusé le mariage de Kate Kane et Maggie Sawiers malgré un accord précédent. L'équipe créative a donc démissionné et fut remplacé par une autre dont les prestations furent décevantes selon tout le monde. Batwoman est maintenant annulé à partir du numéro 40. La nouvelle équipe devait, en plus, mettre en place une conclusion au run précédent sous la forme d'un annual qui devait fermer de nombreuses pistes en très peu de pages. Nous avons donc des tomes magnifiques qui se terminent sur une très longue préparation à un combat contre Batman. Celui-ci est bâclé dans les dernières pages de ce tome 4. Néanmoins, je suis heureux qu'Urban ait décidé de nous offrir cette fin. Malheureusement, on ne verra jamais la relation entre Kate et Maggie. Au moins on a eu un beau voyage et, malgré tout, je continuerais de recommander la série.

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***** Bien que la fin termine de manière bâclée de nombreuses pistes mises en place par l'équipe d'origine j'ai beaucoup aimé ce dernier tome.

Image : Éditeur

The farewell party (Fin de partie)

L'aventure prend place dans une petite maison de retraite à Jérusalem. Une femme prend son téléphone qui sonne. Dieu lui parle. Il lui conseille de continuer son traitement car, bien qu'il sera très heureux de la rencontrer au paradis, il n'y pas encore de place pour elle. C'est ainsi que le film débute : par un appel à la confiance envers la médecine. Dans cette même maison vit une femme, Yana, dont le mais souffre toute la journée. Il est en fin de vie et les médecins refusent de lui donner un traitement antidouleur plus fort. Ils ne peuvent pas non plus, juridiquement, le laisser mourir. Sa vie n'est donc plus que souffrances. C'est à ce moment qu'il demande à sa femme ainsi qu'à ses amis de l'aider à mourir. Après de nombreuses tergiversations un petit groupe se réunit afin de construire une machine à suicide. Alors que seule une personne devait en bénéficier la rumeur enfle et les demandes affluent tout en restant discrètes. En effet, la prison attend les personnes qui pourraient être accusées de meurtre.

C'est un thème difficile et douloureux auquel s'attaque ce film. La question de l'aide au suicide est très controversée. Peu de pays l'acceptent véritablement. En Suisse on refuse de légiférer pour contrôler tout en ne l'interdisant pas (à l'exception du canton de Vaud qui force tous les établissements médicaux, maisons de retraites comprises, à suivre la volonté des patient-e-s). Le film ne laisse pas de côté les problèmes moraux et personnels impliqués. Il place, de manière rigoureuse, la décision dans les mains des personnes demandeuses. Mais même ainsi le personnage de Levana considère l'aide au suicide comme un meurtre. Face à ce point de vue nous avons celui des proches et de la personne considérée qui se voient dans une vie de souffrance où dans un état d'épuisement. Ces personnes ne demandent que la possibilité de choisir leur fin.

Face à cela nous avons la question de la relation de Yehezkel avec sa femme Levana. Cette dernière à Alzheimer. Son identité, comme elle le dit elle-même, lui échappe de plus en plus. Et plus celle-ci disparait plus son mari s'attache à elle et refuse de la laisser partir. Le thème du film n'est donc pas seulement l'aide au suicide mais aussi la manière dont un proche gère le départ d'une personne aimée. En effet, alors même que Yehezkel aide des personnes à mourir accompagnées des personnes qu'elles aiment il commence à se rendre compte qu'il ne peut pas forcer sa femme à rester près de lui sans lui faire du mal. Il doit la laisser partir. Inversement, Levana qui était rigoureusement contre l'aide au suicide en vient, au fur et à mesure du développement de sa maladie, à accepter la possibilité de faire ce même choix pour elle-même.

Ces deux aspects sont entourés par quelques bouts de comédies qui permettent de faire passer la pilule d'un film joyeux mais aussi très triste. Que ce soient les relations avec un pauvre policier, une scène dans une serre (et la convocation devant une directrice qui fait peur) ou encore ce couple gay qui se trouve dans me placard voir les petites blagues sur leur propre vie. Voici donc un très bon film, particulièrement bien joué et qui prend un thème difficile dans tous les sens du terme. On aimerait voir plus d’œuvres de ce style.

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***** Très bien joué, des personnages que l'on apprécie, des moments comiques qui fonctionnent pour un film qui traite d'un thème difficile avec brio et sans manichéisme mais de manière humaine.

Image : Allociné

 

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09:58 Écrit par Hassan dans contemporain, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fin de vie, euthanasie, suicide, comédie | | | |  Facebook

03/05/2015

Batman l'an zéro 2ème partie par Scott Snyder et Greg Capullo

Titre : Batman l'an zéro 2ème partie9782365776165-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Scott Snyder et Greg Capullo
Éditeur : Urban Comics 13 février 2015
Pages : 240

Ce cinquième tome est l'occasion d'éditer la seconde partie de l'arc an zéro qui revient aux origines du Batman. Les numéros concernés sont les 25-27 et 29-33 édités dans l'édition originale Batman vol. 5 : zero year - dark city. Lors du précédent tome Bruce Wayne a combattu le gang du red hood. Durant ces jours le jeune milliardaire a conçu le Batman afin d'avoir un symbole sur lequel se reposer. La suite reprend directement après le numéro précédent. Le Batman n'a pas eu le temps de se reposer puisqu'un nouvel ennemi plonge Gotham dans le noir suite à une énigme. Alors que Batman tente de vaincre Edward Nygma il doit, dans le même temps, enquêter sur des meurtres et lutter contre la police. En effet, le commissaire ne porte pas les justiciers dans son cœur. Alors que ses héros s'entredéchirent la cité de Gotham est prise en otage et souffre de la dictature d'Edward Nygma.

Les auteurs avaient expliqués qu'ils souhaitaient une nouvelle interprétation des origines de Batman sans, pour autant, penser remplacer Zero Year de Frank Miller. Le premier tome présentait la création du Batman, physique du moins, face au gang du Red Hood permettant par-là la création du plus ancien ennemi de Gotham. Ce second tome est la mise en place du Batman en tant qu'esprit de Gotham. Lorsque Bruce Wayne le conçoit ce n'est qu'un instrument de vengeance. En tant que tel il échoue. Mais ses combats contre Edward Nygma permettent de créer un Batman comme instrument d'espoir et, surtout, de ténacité : un humain qui se relève encore et toujours face à l'adversité. Autour de lui se mettent progressivement en place les éléments de la mythologie comme Gordon et le Signal. Cet arc s'inscrit aussi dans une vision de la terreur. Le premier tome montrait une violence absurde. Le second place Gotham dans les griffes d'un être qui contrôle tout, qui voit tout, qui surveille tout et qui peut éliminer tout le monde. C'est une terreur pratiquement désincarnée, mais construite rationnellement, qui se place dans les machines utilisées par Nygma. Ces deux aspects permettent de réussit un bon retour sur la création du Batman. Je note aussi le dernier numéro qui montre ce que la vie de Bruce aurait pu être s'il avait pris un autre choix. Lui aussi est très réussi.

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**** Deux tomes réussis qui permettent de montrer la création du Batman face à deux formes de terreurs différentes ainsi que la mise en place de la mythologie.
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Image : Éditeur

02/05/2015

Batman et Robin 2. La guerre des Robin par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 2. La guerre des Robin9782365775809-couv-M200x327.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban Comics 14 novembre 2014
Pages : 176

Ce second tome reprend les numéros 0 et 9-14 de Batman and Robin publié dans Batman and Robin : Pearl. Suite au combat du dernier tome le père et le fils se reposent quelques temps et apprennent à connaitre le chien. Mais le repos n'est que de courte durée étant donné que Gotham n'est jamais avare de défis. Dans ce second tome nous en avons trois. En effet, Damian et Bruce devront se mesurer à la cour des hiboux, au Joker et, si cela ne suffisait pas, Damian a décidé de lancer un défi à tous les anciens Robin. Il veut leur prouver qu'il peut les battre. De plus, la mère de Damian a lancé un contrat sur sa tête. Et alors qu'il combat contre le crime le fils de Batman doit aussi faire attention aux assassins qui sont lancés à ses trousses.

Il y a du bon et du moins bon dans ce tome. Le problème principal est son lien avec les intrigues d'autres séries. Au lieu de se concentrer sur la rivalité entre les Robins, une rivalité que je trouve bien mise en scène, les auteurs doivent dépeindre ce qui est en train de se dérouler avec la cour des hiboux ainsi qu'avec le Joker. L'intrigue qui donne son titre à ce tome n'est donc que mineure. Et c'est dommage car celle-ci offrait de bonnes idées. J'ai particulièrement apprécié la confrontation avec Dick Grayson. En ce qui concerne l'intrigue de la cour des hiboux l'écriture nous offre un Damian qui n'est pas un simple vigilant mais un commandant qui prend le contrôle d'une unité de l'armée afin de gérer la bataille. On trouve là tout ce qui fait Damian : froid, un tueur né oui mais aussi un général capable de penser rapidement et de placer ses pions pour la bataille. On retrouve cet aspect froid dans l'intrigue du Joker que j'ai tout de même moins aimée malgré les scènes magnifiques entre Damian et son père. Un second tome qui reste plutôt bon malgré l'obligation de s'inscrire dans des intrigues ayant lieu sur d'autres séries.

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**** Les relations et les confrontations entre les Robin sont le point fort de ce tome. Damian est toujours aussi bien écrit ainsi que les scènes avec son père.
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Image : Éditeur