29/06/2015

Enfants à louer. Orphelins et pauvres aux enchères par Rebecca Crettaz et Francis Python

Titre : Enfants à louer. Orphelins et pauvres aux enchères6e13ca992c79f5ab66b47ca9e2da4e60.jpg
Auteur-e-s : Rebecca Crettaz et Francis Python
Éditeur : Société d'histoire du canton de Fribourg 2015
Pages : 176

Il y a quelques années que les personnes placées durant leur enfance ou internées pour des raisons d'assistance (selon le terme officiel) ont commencé à parler et à revendiquer excuses, réparations et recherches historiques. Ce livre permet de commencer à comprendre l'histoire du placement au rabais dans un canton spécifique : Fribourg. Les auteur-e-s prennent en compte la période du début du XIXe siècle à 1928 lorsqu'une nouvelle loi sur l'assistance interdit les mises au rabais. Mais que sont ces mises au rabais ? C'est une procédure par laquelle une commune place un ou des enfants, voire d’adultes, dans les familles qui demandent les pensions les moins élevées à L'État

Les auteur-e-s mettent en place 6 chapitres. Les 5 premiers permettent de dépeindre l'histoire de l'assistance et du placement des enfants à Fribourg en s'intéressant à quelques communes en tant que cas particuliers illustrant la pratique locale. L'auteure montre la difficulté de mettre en place des lois qui fonctionnent alors que la pauvreté est vue comme un problème durant toute la période. Celle-ci est considérée comme provenant à la fois d'un manque de volonté de la part des personnes au travail et d'une mauvaise pratique des communes. Ces dernières offriraient trop et ne s'intéresseraient pas à l'éducation morale et au travail des enfants et pauvres tant que le placement est économiquement favorable. C'est une longue lutte pour mettre en place des lois successives sur l'assistance qui prennent en compte les sensibilités politiques de l'époque ainsi que le manque de moyens de l'État. Le dernier chapitre, qui fait office de conclusion, permet à son auteur de montrer à quel point il fut difficile de travailler sur la pauvreté en histoire alors que les victimes n'étaient pas entendues. Il termine sur les derniers évènements politiques de mars 2014 sur le sujet

Au final, nous avons un livre court qui s'attache à la fois à expliquer comment les lois furent pensées et mises en place et à la pratique de communes spécifiques. Ceci permet de montrer les discours successifs qui existèrent et dont les arguments sont souvent semblables. Malheureusement, les sources n'ont, semble-t-il, pas permis de montrer comment les enfants placés vivaient leurs conditions. On a ce que pensent les autorités et les personnes chez qui les personnes sont placées mais jamais le point de vue de ces dernières. Leur parole est perdue dans les papiers de l'administration. Ce qui n'enlève rien à l'intérêt de ce livre pour lever le voile sur une histoire encore trop peu connue

Image : Éditeur

28/06/2015

Green Arrow 2. La guerre des Outsiders par Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan

Titre : Green Arrow 2. La guerre des Outsidersgreen-arrow-tome-2-270x415.jpg
Auteurs : Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan
Éditeur : Urban comics 31 octobre 2014
Pages : 17

Ce second tome contient les numéros 25-31. Oliver Queen sait enfin quel est sa véritable origine. Son père n'était pas qu'un simple PDG mais aussi un chasseur de trésor qui tentait de trouver la flèche verte afin de prendre le contrôle de l'un des clans des Outsiders. Depuis son dernier combat contre le Compte Vertigo Oliver Queen va mieux. Il est donc tant pour lui d'essayer de retrouver, à son tour, la flèche et de combattre les clans des Outsiders. Sa quête lui permettra de découvrir qui était vraiment son père alors que la guerre des clans commence. L'enjeu est le contrôle du monde ou le retour dans la clandestinité. Pendant ce temps, à Seattle, les familles de la mafia tombent et la ville est sur le point de tomber entre les mains de Richard Dragon. Oliver Queen absent qui pourra l'en empêcher ?

Ce second tome est constitué de deux parties. La première est constituée d'un numéro puis lance l'intrigue du prochain tome sans prendre trop de place dans les autres numéros. L'ouverture du tome commence sur ce début d'intrigue, après avoir fait un lien avec Batman an zéro, et je ne suis pas certain que cela soit une très bonne idée après nous avoir lancé durant le tome précèdent. Immédiatement après on reprend l'intrigue des Outsiders là où on l'avait laissée. Celle-ci continue sur sa bonne lancée en offrant de nombreux problèmes et déconfitures à Oliver Queen au lieu même de sa création en tant que héros. La conclusion est, à mon avis, réussie et permet de ne pas trop changer les choses tout en plaçant des éléments qui pourraient être utilisés dans le futur. Une bonne intrigue qui se termine sans problèmes

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**** Bon début, bon milieu et bonne fin avec seulement quelques petits problèmes dans deux numéros que je trouvais trop différents.
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Image : Éditeur

The dreaming void par Peter F. Hamilton

Titre : The dreaming void9780345496546
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Random House 2007
Pages : 601

Après pas mal de temps je retourne dans l'univers de la Confédération. La première trilogie nous plaçait dans un univers que l'humanité commençait à conquérir uni par la technologie des trous de vers. Mais la menace des Primiens obligea le Commonwealth à entrer dans une direction technologique et politique inattendue. Cette seconde trilogie nous envoie 1000 ans dans le futur de l'humanité. Celle-ci a beaucoup changé. Dorénavant il existe deux formes humaines. L'une est nommée Higher. Sa culture fonctionne sous Ana : Governance une forme de sentience formée par des esprits humains désincorporés. Le reste de l'humanité ne souhaite pas de ce destin. En 1000 ans l'humanité a aussi rejoint d'autres espèces dans l'observation d'un objet particulier au centre de la galaxie sous la supervision des Raiels : le Vide. Rien n'en sort ou n'y entrer. Du moins jusqu'à ce qu'un humain, Inigo, rêve ce qui existe au sein du Vide. Il lance un mouvement religieux qui, désormais, souhaite lancer un pèlerinage afin d'entrer dans le vide. Dans le même temps un second rêveur semble prendre conscience.

J'avais plutôt apprécié la première trilogie et je n'étais pas certain de celle-ci (depuis Hamilton est retourné dans le même univers avec deux livres dont un en cours d'écriture). Bien que je regrette de ne pas retrouver tous les personnages, le destin de certain-e-s est peu explicité, il est salutaire qu'Hamilton ait décidé d'introduire de nouveaux caractères dans cette intrigue. L'auteur a aussi réussi à garder un semblant d'accord avec ses livres précédents tout en développant radicalement la technologie humaine. Comme toujours, les livres d'Hamilton sont lents à mettre en place une intrigue. À la fin de ce premier tome nous n'avons pas encore toutes les clés pour comprendre exactement tout ce qui se passe. Mais l'intrigue a réussi à me prendre

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**** Bien qu'il soit encore difficile de se faire un avis sur la trilogie je suis, pour l'instant, pris par l'intrigue. To be continued.
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Image : Éditeur

14:17 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peter f hamilton, dreaming void | | | |  Facebook

Green Arrow 1. Machine à tuer par Jeff Lemire et Andrea Sorrentino

Titre : Green Arrow 1. Machine à tuergreen-arrow-tome-1-270x439.jpg
Auteurs : Jeff Lemire et Andrea Sorrentino
Éditeur : Urban comics 11 juillet 2014
Pages : 206

Ce tome contient les numéros 17-24 et 23.1 publiés dans Green Arrow Vol. 4: The kill machine. Ces derniers temps j'ai un petit faible pour Green Arrow. Après, la série et le tome année un je me suis décidé, après avoir beaucoup réfléchi, de me lancer dans le premier tome publié par Urban comics. J'avais longtemps hésité car je n'étais pas certain d'apprécier le graphisme. J'ai finalement décidé de tenter le coup. Urban commence avec les numéros 17 car, selon ce que j'ai lu, les numéros précèdent sont particulièrement mauvais ce qui a mené à un changement d'équipe qui, depuis, est critiqué positivement. Oliver Queen est Green Arrow, riche et apprécié par les habitants de Star City. Du moins c'était le cas il y a trois semaines. Car un homme a tué le PDG de Queen Industries après que celle-ci ait été rachetée. L'entreprise d'Oliver Queen, Q-Core a explosé. Ses amis sont morts tandis que sa planque principale est détruite et ses flèches volées. Pire encore, le monde entier croit Oliver Queen coupable du meurtre. Le jeune homme n'a donc plus rien et il est proche de la mort dans un désert. Comment en est-il arrivé à ce point ?

Le titre pourrait être comment Oliver Queen a tout perdu. On nous donne une totale remise au point de la vie d'Oliver et de son alias. Les deux sont seuls, perdus et attaqués par des individus plus forts. Le tome s'intéresse à l'enquête sur les raisons des pertes d'Oliver Queen ainsi que sur les personnes responsables. Les auteurs nous offrent donc un voyage à côté d'un personnage qui voit son monde se briser et des secrets entrer en plein jour. On en apprend autant que Queen qui se rend compte de son lien avec des forces dont il n'avait pas conscience. L'histoire est illustrée par un graphisme déroutant mais auquel je me suis habitué. Il permet de donner un peu plus de réalité aux personnages et aux scènes. À mon avis il y a ici un très bon comics dont je lirais la suite bientôt.

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**** Intéressant, bien écrit, bien illustré.
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Image : Éditeur

26/06/2015

Avatar: The last airbender saisons 1-3

Après la catastrophe cinématographique que fut Avatar : le dernier maitre de l'air il m'a fallu beaucoup de temps, et Korra, avant de me lancer dans la version originale animée. Je me suis donc jeté sur les trois saisons qui permettent de suivre la lutte de l'Avatar Aang contre le Seigneur du feu Ozai et ses alliés. La série commence alors que la guerre fait rage depuis 100 ans. Le monde a plié face à la puissance de la nation du feu et la férocité de ses soldats. l'Avatar a disparu depuis 100 ans. Il est la seule menace capable de mettre un terme à la guerre. Ce sont deux membres des tribus de l'eau, Sokka et Katarra, qui sont capables de retrouver l'Avatar enfermé dans la glace. Suite à son retour dans le monde Aang apprend ce qui s'est déroulé. Mais il apprend aussi qu'il n'a que peu de temps pour mettre fin à la guerre. Car, en été, une comète offrira des pouvoirs sans commune mesures aux maitres du feu rendant la victoire impossible. Il s'ensuit une quête pour permettre à l'Avatar de se faire des alliés et d'apprendre la maitrise des quatre éléments.

Dire que la série animée n'a rien à voir avec le film implique d'être en dessous de la réalité. Là où nous avions un film mal réalisé, mal joué, mal écrit dont les personnages ont changé de couleur de peau nous avons une série bien écrite, bien jouée avec des personnages plus complexes qu'il n'y parait et un humour omniprésent. Durant les trois saisons les personnages principaux changent énormément et passent, parfois, d'un extrême à l'autre. Zuko, par exemple, est dans ce cas (le pauvre a besoin d'un gros câlin). Tous les personnages sont écrits afin de leur offrir une possibilité de changer. Que ce soient les maitres des éléments ou ceux qui ne maitrisent rien. Ainsi, Sokka est à la fois le bouffon du groupe et un combattant et stratège exceptionnel capable de donner une cohésion au groupe. Il ne faut pas non plus oublier les personnages féminins comme Katarra capable aussi bien de soigner que de combattre toute une armée. Ou encore Toph la plus grande des maitresses de la terre. En fait, la série est trop riche pour simplement résumer tout cela. Il vaut mieux acheter et se plonger dans l'histoire.

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*****J'ai rarement vu une série aussi maitrisée du début à la fin.

Image : Allociné

 

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09:01 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avatar, aang, last airbender | | | |  Facebook

Green Arrow année un par Andy Diggle et Mark Simpson

Titre : Green Arrow annéegreen-arrow-annee-un-270x389.jpg
Auteurs : Andy Diggle et Mark Simpson
Éditeur : Urban comics 22 novembre 2013
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 1-6 de Green Arrow : year one. Si Batman aimait le vert et jouer avec des flèches il serait Green Arrow. Les deux personnages sont riches, à la tête d'une corporation, dans une ville corrompue (bien que celle d'Arrow soit moins dangereuse) et aiment les gadgets. Sauf que Green Arrow est le personnage de gauche du catalogue DC. Ce tome, par contre, n'est pas une histoire de Green Arrow. Il revient aux origines lorsque le héros n'était pas encore né mais un simple garçon riche et orphelin. Un jeune homme qui vient bourré aux soirées de charité, qui prend des risques inutiles et qui n'a jamais eu à se battre ni ne sait ce qu'il veut faire. Lorsqu'il est trahi par l'un de ses employés il se retrouve perdu sur une île. Mais celle-ci cache plus qu'on ne le croit. Par hasard, Oliver Queen tombe sur une opération illégale. Il devra lutter et aider afin de devenir, enfin, un héros.

Lorsqu'on connait la série actuellement en cours de diffusion on sent la parenté entre celle-ci et ce comics. Celui-ci se suffit à lui-même et permet de redonner une histoire d'origine à Green Arrow. Sans surprise, c'est la lutte pour survivre qui lui permet de trouver un but dans sa vie : aider les personnes qui n'ont pas les moyens de s'aider. Les accompagner quand cela est possible. Et c'est exactement ce qui se passe ici. Arrow ne fait qu'accompagner un mouvement qui se lance seul (ou presque). Les dessins sont très épurés et, à mon avis, parfaitement adaptés. De plus, et contrairement à certains avis, j'ai beaucoup apprécié la fin de l'histoire que je ne trouve pas frustrante mais un bon moyen de conclure les 6 numéros

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**** Court mais efficace
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Image : Éditeur

23/06/2015

Geoff Johns présente Superman 2. La grande évasion du Bizarro-monde par Geoff Johns, Renato Guedes, Richard Donner, Eric Powell, Kurt Busiek, John Byrne, Fabian Nicieza et Joe Kubert

Titre : Geoff Johns présente Superman 2. La grande évasion du Bizarro-mondegeoff-johns-presente-superman-tome-2-270x429.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Renato Guedes, Richard Donner, Eric Powell, Kurt Busiek, John Byrne, Fabian Nicieza et Joe Kubert
Éditeur : Urban comics 24 mai 2013
Pages : 160

Ce second tome contient les numéros Action comics 850, 855-857, Action comics annual 10 et Man of steel 5. On fait un léger retour en arrière dans ce numéro qui suit l'invasion de la Terre par Zod sans les mentionner pour autant. Un soir le père de Superman entend un bruit. Il descend pour croiser ce qu'il croit être son fils. Mais cet homme est Bizarro. Ce dernier kidnappe Jonathan Kent. Superman réussit rapidement à la retrouver sur une planète cubique autours d'un soleil bleu. Ce monde est étrange. Tout semble rappeler la Terre mais de manière peu fidèle. Bizarro est considéré comme un ennemi tandis qu'Arkham est un parc d'attraction. Comment sauver Jonathan et aider Bizarro ?

Ce tome est court. C'est probablement la raison pour laquelle il a été décidé de joindre trois histoires. La dernière nous parle de la Légion au XXXIe siècle et de sa tentative d’apprendre un peu plus du passé grâce à Supergirl. La seconde date de 1986 et nous montre la création de Bizarro. La première est celle dont j'ai fait un court résumé. Après l'invasion et avant la Légion ce tome 2 permet de donner un peu de légèreté. Les auteurs ne se prennent pas au sérieux et se plaisent à créer un monde différent dans lequel Bizarro peut se sentir normal. Ainsi, Superman ne se bat que peu. Il préfère trouver un moyen d'aider un être qui lui ressemble beaucoup et qui, malgré tout, ressent des besoins. La lecture est assez plaisante et permet de s'intéresser à une histoire plus intime concernant un ennemi de Superman qui, pourtant, n'est pas si mauvais qu'on voudrait le croire. Un tome que je trouve plutôt sympathique.

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**** Les auteurs donnent l'impression de s'être bien amusé et ce tome permet de souffler un peu de légèreté dans une série pas toujours facile à comprendre.
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Image : Éditeur

20/06/2015

Geoff Johns présente Superman 4. La légion des trois mondes par Geoff Johns et George Pérez

Titre : Geoff Johns présente Superman 4. La légion des trois mondesgeoff-johns-presente-superman-tome-4-270x427.jpg
Auteurs : Geoff Johns et George Pérez
Éditeur : Urban comics 13 juin 2014
Pages : 192

Ce tome 4 reprend les numéros 1-5 de Final crisis : legion of 3 worlds publiés dans le recueil original sous le même titre. Après avoir fait un peu de ménage au XXXIe siècle Superman est rentré chez lui avec un anneau en cas de problèmes. Les choses semblent aller assez bien pour la Légion malgré le manque de confiance envers eux de la part aussi bien de la Terre que des Planètes Unies. Mais les disparus sont recherchés et, tout de même, les choses s'améliorent un peu plus tous les jours. Cependant, dans un futur très lointain, un être qui haït Superman et la Légion décide de libérer Superboy Prime du piège dans lequel il s'est retrouvé coincé depuis la Guerre de Sinestro et de l'envoyer au XXXIe siècle. Lorsque ce dernier découvre que le monde ne le considère que comme un vilain de seconde zone il réagit comme il le fait tout le temps... Il pète les plombs et commence à tuer tout ce qui bouge. Encore une fois, Superboy Prime doit être neutralisé.

Que penser de ce quatrième tome ? Heureusement je ne suis pas totalement dépaysé étant donné que les personnages et le milieu de l'intrigue nous ont déjà été présentés. Malgré tout, on nous donne encore de nombreux autres personnages et on se perd rapidement dans le nombre sans trop savoir qui est méchant et qui est gentil. En fait, au bout d'un certain temps j'ai arrêté d'essayer de savoir. Le tome précédent nous offrait une histoire sur la peur de ce qui est différent. Celui-ci préfère reste dans le facile et n'offre que des combats entre d'énormes groupes. On fait même revenir un green lantern. Il n'y a donc pas beaucoup d'intérêt. Même Superman est totalement effacé ce qu'il n'était pas dans le tome précédent.

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*** Mouais...
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Image : Éditeur

17/06/2015

Inside Out / Vice-versa

On avait un peu moins entendu parler de Pixar ces derniers temps. Les studios qui ont réussis à nous résumé toute une vie entre deux amoureux en 15 minutes. Qui a rendu deux robots plus romantiques que toute une armada d'humains et qui a donné vie aux jouets. Mais ils sont de retour ! Et pas pour vous jouer de mauvais tours ! Non, ils vont plutôt vous l'histoire de Riley. Dès sa naissance cette petite fille a connu la joie. Bien qu'elle fût rapidement suivie par la tristesse celle-ci fut laissée à l'écart tandis que Joie créait de bons souvenirs afin que Riley aime la vie. Mais un événement inattendu, lors des 11 ans de Riley, change tout. La famille déménage à San Francisco et rien n'est aussi beau que l'ancienne maison. Progressivement Tristesse contamine les anciens souvenirs et alors que Joie tente de l'en empêcher elles sont toutes les deux envoyées au fin fond de la mémoire. Il ne reste plus que Peur, Colère et Dégout. Sans ses deux autres émotions la vie émotionnelle de Riley est totalement déstabilisée et, petit à petit, elle perd toute joie de vivre. Il est donc nécessaire de retrouver Joie et Tristesse.

Wow, il y a longtemps qu'un Pixar ne m'ait pas fait cet effet. Dès le début on nous envoie des émotions directement dans la gueule (en 3d en plus mais je suis prêt à pardonner cela au vu de la qualité du film). Mieux encore, il me semble que le film recrée parfaitement l'effet des émotions. Lorsque la Joie est présente tout s'illumine tandis que Tristesse rend le monde sombre et froid. Le film tente aussi de montrer que les émotions sont plus complexes qu'on ne le croit. Un souvenir peu devenir triste ou joyeux selon le point de vue que l'on choisit. Ainsi on se trouve face à des sentiments mélangés. On tente aussi de nous faire comprendre le fonctionnement du cerveau et des souvenirs. Je pense que cela est réussi mais je suis loin d'avoir les connaissances nécessaires pour le savoir. Il faudra que j'en parle à d'autres personnes. Bien que cela ne soit pas le thème principal du film on pourrait l'approcher d'une vision de la dépression. Selon moi, on nous montre cela comme un puit dans lequel se perd toute joie et dont il faut lutter et sacrifier pour en sortir. Bref, allez-y ! Seul-e-s ou avec des enfants ce sera toujours aussi bien.

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***** Il y a des points négatifs dans ce film ?

Image : Site officiel

 

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22:03 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inside out, vice-versa, pixar, disney | | | |  Facebook

Geoff Johns présente Superman 3. Retour au XXXIe siècle par Geoff Johns, Gary Frank et Joe Prado

Titre : Geoff Johns présente Superman 3. Retour au XXXIe sièclegeoff-johns-presente-superman-tome-3-270x407.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Gary Frank et Joe Prado
Éditeur : Urban comics 25 octobre 2013
Pages : 192

Avant d'être Superman le jeune Clark Kent était seul. Cependant, une bande de jeune héros du XXXIème siècle sont retourné dans le passé afin de rencontrer l'homme qui deviendra un exemple et une idole pour l'univers entier. C'est la Légion des super-héros. Une équipe constituée de plusieurs races dotés de pouvoirs différents et chargés de protéger les planètes unies ainsi que de montrer l'exemple de la vie en commun dans l'harmonie. Mais il y a eu un problème. En 3008 la Terre a rejeté la Légion et place sur un piédestal une nouvelle ligue de justice entièrement humaine. Superman est considéré comme un humain qui combattait les aliens. Son héritage kryptonnien est oublié et son message de tolérance et de paix transformé en xénophobie. La Terre est devenue dangereuse pour les aliens. Et comme les autres mondes ne se laisseront pas faire l'univers est au bord de la guerre. Il n'y a qu'une personne qui pourrait sauver tout le monde : Superman ! Du moins si le soleil, en 3008, n'était pas devenu rouge.

Que penser de ce tome 3 ? Il est, il faut bien le dire, compliqué. On se trouve face à de nombreux personnages, féminins comme masculins, avec de nombreux pouvoirs dans un univers qui est, du moins pour moi, totalement inconnu. Et on nous plonge dedans à la suite d'un Superman qui discute bon vieux temps avec ses camarades. Il est donc difficile d'entrer dans l'histoire et de s'intéresser à un personnage en particulier tant il y en a. Superman, lui-même, est effacé et ne revient en scène que pour les dernières scènes. L'idée est, à mon avis, très bonne car je ne pense pas que son retour sur le devant de l'intrigue soit utile auparavant. Mis à part cela j'ai beaucoup apprécié l’ambiance très sombre du XXIème siècle. On nous montre plusieurs théories sur Superman alors que les preuves sont effacées sauf quelques traces archéologiques. Ces traces permettent de construire un mythe qui est ensuite passé aux enfants et à la population par l'école, des interprétations et la correction d'histoires anciennes. Ceci permet de justifier une politique spécifique. De ce point de vue je trouve que c'est plutôt réussit et montre bien le danger de la propagande mais aussi de la peur de ce qui est différent (que ce soient des aliens, des réfugiés, des homosexuels ou tout autres personnes d'ailleurs)

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**** Difficile à entrer dans l'histoire, beaucoup de personnages, mais de bonnes idées.
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Image : Éditeur

14/06/2015

Geoff Johns présente Green Lantern 6. La rage des red lantern par Geoff Johns, Ivan Reis, Shabe Davis et Mike McKone

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 6. La rage des red lanterngeoff-johns-presente-green-lantern-tome-6-270x423.jpg
Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis, Shabe Davis et Mike McKone
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 176

Ce nouveau tome contient les numéros Green Lantern 26-28 et 36-38 ainsi que Final crisis : rage of the red lanterns 1 publiés dans l'édition originale Green Lantern : Rage of the red lanterns. Après un interlude au tome 0 je retourne dans l'univers des green lantern avec ce numéro 6 qui suit immédiatement les événements de la guerre de Sinestro. Lors de cette dernière les Gardiens avaient décidé d'offrir la capacité au Corps de tuer les membres de l'armée de Sinestro. Les premières pages s'ouvrent sur les conséquences de cette décision puisque non seulement le plus acharné des ennemis des Gardiens est condamné à mort mais une green lantern assassine un membre du corps de Sinestro en train de se rendre. Pour contrôler leur corps et justifier la mise en place des 9 autres lois les Gardiens décident donc de créer les Alpha Lanterns. Et, dans l'univers, d'autres corps se lèvent.

Que penser de ce nouveau tome ? Les précédents s'attachaient tous à une intrigue particulière tout en préparant la guerre de Sinestro. Ce tome 6 semble beaucoup moins construit. On a l'impression que Geoff Johns se dépêche de mettre en place ses intrigues afin de lancer Blackest Night dès que possible. En peu de temps nous avons donc la création des Alphas, la découverte des Red lanterns, des Blue lanterns et un début de recherche de l'agent orange tout en observant les débuts de la corruption de l'un des Gardiens. On peut dire sans risques que ce n'est pas la subtilité qui caractérise ce tome mais la précipitation. Ceci est dommage et nuit quelque peu à la lecture.

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*** Trop d'informations en trop peu de temps sur des sujets trop diversifiés.
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Image : Éditeur

Jurassic World

Lorsque j'ai vu la bande annonce qui annonçait l'ouverture du parc mon enfant intérieur a bondi de joie. Après tout, Jurassic Park est le film qui aurait pu faire de moi un paléontologue (comme beaucoup d'autres enfants). Bien que ma voie actuelle se pose des questions sur des sujets beaucoup plus récents le film qui m'a donné des cauchemars (saleté de raptors !) durant des semaines reste l'un des films de mon enfance. Malheureusement, il n'y avait pas eu de suite avant aujourd'hui (non il n'y pas eu de suites et si c'était le cas les gens qui ont produits ces hypothétiques deux films devraient avoir honte !). Peu d'efforts étaient nécessaires afin de me convaincre d'aller voir Jurassic World !

20 ans après les évènements de Jurassic Park les attractions sont ouvertes depuis 10 ans. C'est le plus grand parc animalier du monde avec près de 20 000 visiteurs par jours. La sécurité est au maximum tandis que tout est fait pour permettre aux gens de se rapprocher des dinosaures en sécurité que ce soit en train où dans des boules de hamster. Mais le public se lasse. Après des études marketing les concepteurs et propriétaires décident de créer un hybride. Un dinosaure encore jamais vu car il n'y jamais existé. Il est gros, il a d'énormes dents, il peut se cacher et visualiser la chaleur et il est hautement intelligent. Alors que peut-il bien se passer lorsque cette nouvelle attraction s’échappe ?

Alors que penser de ce second opus ? Mon enfant intérieur a beaucoup aimé. Il fait peur, il fait rire et il y a une jolie fin. Mieux encore, on retrouve des éléments du premier film. J'avoue avoir fortement apprécié l'entrée dans l'ancien parc avec les anciennes voitures sans oublier le bon vieux ADN animé. Scientifiquement parlant, il suffit d'une recherche sur Google pour savoir que le film st une daube. Mais, comme le dit un personnage, "vous n'avez pas demandé la réalité mais de plus grosses dents". On peut donc comprendre tout en étant tout de même déçu que le film ne tente pas d'être plus proche de la réalité scientifique. Mais, comme d'autres personnes l'ont déjà dit, les personnages sont extrêmement stéréotypés. Nous avons les deux enfants dont le tout jeune heureux de tout et l'ado chiant. Nous avons les geeks aux ordinateurs. Le méchant militaire allié au savant fou sans conscience. Et nous avons la femme d'affaire ainsi que son ami le MÂLE. Vous ajoutez à cela un scénario qui tient sur un post-it et vous terminez avec e bons effets spéciaux et un message sur le danger de la gestion moderne. Ça se laisse regarder mais ça ne vaut pas le premier film.

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*** Mon enfant intérieur aime mais il faut avouer que ce film est moyen dans tous les sens du terme.
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Image : Allociné

Site officiel

 

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09:21 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jurassic world, jurassic park | | | |  Facebook

13/06/2015

Jeunesses malheureuses, jeunesses dangereuses. L'éducation spécialisée en Seine-Maritime depuis 1945 par Sophie Victorien

Titre : Jeunesses malheureuses, jeunesses dangereuses. L'éducation spécialisée en Seine-Maritime depuis 19451296483772.jpg
Auteure : Sophie Victorien
Éditeur : Presses universitaires de Rennes 2011
Pages : 317

Que faire des jeunes délinquants ? Devrait-on considérer leurs actes comme des appels à l'aide qui impliquent compréhension et main-tendue ? Devrait-on leur rendre une chance en leur offrant un lieu neutre adapté et une éducation professionnelle ? Ou faudrait-il être le plus répressif possible ? Depuis que les jeunes dérangent les adultes et violent la loi ces questions se sont posées. Sophie Victorien, elle, décide de s'intéresser aux réponses offertes dans un département français juste après la guerre dans un contexte matériellement difficile. Bien que les réponses apportées s'inscrivent dans un mouvement global en occident l'inscription de cette recherche dans un contexte précis permet de montrer comment un idéal s'inscrit dans un lieu et ses particularités.

Le livre est construit en trois parties de trois chapitres. La première partie, se donner les moyens de « sauver » la jeunesse en péril, permet de nous montrer quels sont les manques en institutions et en lieux du département. Dans un contexte de destructions importantes durant la guerre de nombreux lieux ne peuvent pas recevoir des jeunes. De plus, il manque un grand nombre de structures d’accueil. Sophie Victorien montre de quelle manière ces manques sont surmontés par un réseau de personnes intéressées au statut de la jeunesse en danger (ou dangereuse). Un réseau qui s'incarne dans des structures privées qui s'occupent d'un problème public avec l'aide de l'État et sous sa supervision. Il y a donc un mélange important entre les secteurs privés et publics dans le fonctionnement des institutions de placement.

La seconde partie, rencontre avec les pensionnaires des établissements spécialisés, s'intéresse, comme le titre le dit très bien, aux jeunes qui se trouvent dans les institutions. Sophie Victorien explique, tout d'abord, ce qu'est l'inadaptation ainsi que les théories sur la délinquance juvénile de l'époque. Elle montre que ces théories, défendues par de nombreux experts, ont à la fois une part héréditaire, l'alcool par exemple, et acquise par le milieu. Il y a donc deux catégories de jeunes : ceux qui peuvent être sauvés et ceux qui sont constitutionnellement pervers. Dans un second chapitre elle s'intéresse à ce que sont ces jeunes. D'où ils viennent mais aussi ce qu'ils sont fait pour être soumis aux dispositifs de protections de la jeunesse. Enfin, elle termine avec l'examen du rapport des jeunes avec les lieux de placement. Un rapport difficile mais qui peut aussi se forme positivement en particulier durant le service militaire.

La dernière partie, les caractéristiques et l’évolution des structures associatives en faveur des jeunes en difficulté, s'attache aux changements que les institutions de placement subissent durant les années 1945 à 1980. Dans un premier temps on nous montre comment celles-ci sont gérées. Bien qu'elles soient privées elles sont soumises au contrôle de l'État qui paie le service rendu par un prix à la journée. Elles sont aussi soumises au contrôle d'une assemblée générale puisque les institutions fonctionnent sous la forme d'associations. Cela implique une certaine tension avec la direction qui peut devoir lutter pour certaines prérogatives. Un second chapitre permet à Sophie Victorien de nous présenter le personnel des institutions en commençant par la direction qu'elle divise en deux types : les catholiques influencés par le mouvement scout et les laïcs. Ensuite, elle nous présente les éducateurs dont la profession se met progressivement en place au niveau national. Ce qui implique de nouveaux diplômes mais aussi des missions précises. Enfin, elle termine avec la remise en cause datant des années 70 qui a couté cher à de nombreuses institutions incapables de s'adapter à une nouvelle vision de la prise en charge qui ne se forme plus autant en milieu fermé mais en milieu ouvert dans la famille.

Toutes les personnes qui s'intéressent au fonctionnement historique de la protection des mineurs ainsi qu'au traitement de la jeunesse dangereuse (ou en danger) trouveront de nombreuses informations intéressantes dans ce livre. Celui-ci permet d'illustrer localement un changement national en France après Vichy et les réformes qui furent lancées dans la période. Il est particulièrement intéressant de nous présenter les acteurs clés tout en s'intéressant aux jeunes et aux familles malgré les difficultés que cela implique. Il seulement dommage que les femmes soient moins étudiées mais cela est dû au manque d'archives.

Image : Éditeur

10/06/2015

Geoff Johns présente Green Lantern 0. Origines secrètes par Geoff Johns et Ivan Reis

Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 0. Origines secrètesgeoff-johns-presente-green-lantern-tome-0-270x408.jpg
Auteurs : Geoff Johns et Ivan Reis
Éditeur : Urban comics 24 avril 2015
Pages : 176

Ce tome 0 contient les numéros Green Lantern 29-35 publiés dans Green Lantern : Secret origin. Avant de terminer le run de Geoff Johns sur Green Lantern publié par Urban Comics j'ai voulu prendre ce tome 0. Celui-ci reprend une histoire que l'on connait tous et toute mais qui est remise à jour. Alors qu’Hal Jordan voit son père mourir il se dit que jamais il ne laissera sa mère l'empêcher de voler. Des années plus tard il s'inscrit à l'armée et devient pilote dans l'air force. C'est un as mais aussi une tête brulée qui, une fois de trop, détruit un avion et se fait virer de l'armée. Il est obligé de rester au sol et de travailler comme mécano dans une base aérienne privée. Dans le même instant un OVNI s'écrase. Une bague en sort et annonce à Hal Jordan qu'il est maintenant membre du corps des Green Lantern.

Le tome n'est pas mauvais. Mais il sent fortement la répétition. De nombreuses scènes se sont trouvées dans d'autres tomes. Sans oublier que l'on connait déjà cette histoire. Mais, au moins, Geoff Johns a le mérite de placer quelques pions qui permettent de justifier ce qu'il mettra en place plus tard dans son run. J'apprécie aussi la relation qui est mise en place avec Carol Ferris. Alors que Jordan est en colère Carol ressent une forte culpabilité. J'aime aussi retrouver un Sinestro qui ne soit pas un ennemi du corps mais son meilleur membre. Sauf que, encore une fois, ça sent la répétition

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*** Pas mauvais mais répétitif en ce qui concerne une histoire déjà connue (et loin d'être secrète)
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Image : Éditeur

06/06/2015

Flash 2. La révolte des lascars par Francis Manapul et Brian Buccellato

Titre : Flash 2. La révolte des lascarsflash-tome-2-270x409.jpg
Auteurs : Francis Manapul et Brian Buccellato
Éditeur : Urban comics 7 mai 2015
Pages : 17

Ce second tome contient les numéros 9-12, 0 et annual 1 publiés dans l'édition originale The flash volume 2 : rogues revolution. Le premier tome était assez moyen. Mais j'aime bien Flash. Barry Allen est fondamentalement bon, il est un scientifique et il porte du rouge soit ma couleur préférée. On reprend exactement là où l'on s'était arrêté : soit chez Gorilla Grood. Et les choses ne fonctionnent pas très bien car le Flash est amnésique tandis que Grood veut le tuer et que des anciens souhaitent lui expliquer son rôle. Tout cela est bien confus et devient pire lors du retour en ville de Flash puisque son nom est maintenant détesté, que Barry Allen est laissé pour mort et que les Lascars sont en guerre civile. Il y a du boulot pour le Flash 

Le premier tome pâtissait d'une confusion dans le scénario mais de dessins particulièrement beaux et bien trouvé. On reste exactement dans la continuité avec ce second tome. En effet, les différentes intrigues se mêlent et se démêlent à vitesse grand V sans nous donner le temps de comprendre ce qui est en train de se dérouler. On a à peine le temps de faire la connaissance de Grood que l'on se trouve à Central City. 3 pages plus loin, sans que l'on puisse comprendre ce qui se passe en ville, on nous envoie au Guatemala. Sans que l'intrigue ne soit développée on se retrouve à Central City face aux lascars qui laissent tout aussi rapidement la place à la suite de l'intrigue qui se retrouvera dans le prochain tome. Je sais que l'on parle de Flash mais est-ce une raison pour se précipiter ainsi dans le scénario ?

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*** Bien que j'apprécie le Flash je trouve cette série toujours aussi moyenne.
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Image : Éditeur

Ex Machina (attention spoilers!)

Lorsque j'ai vu la bande annonce du film pour la première fois je me suis dit que celui-ci avait l'air intéressant. J'imaginais un film de SF intelligent autours des IA. Le film nous place dans notre époque. Un jeune programmeur gagne un voyage dans la demeure du chef de l'entreprise qui gère un moteur de recherche extrêmement sophistiqué. Mais ce gain n'est pas seulement un moyen de rencontrer un génie et un employeur. C'est aussi l'occasion de signer un contrat. Le rôle du gagnant est de tester une machine afin de vérifier si celle-ci est vraiment une IA. Rapidement, les rôles deviennent de plus en plus flous et on se rend compte que tout le monde cache des choses aux autres.

J'ai vu qu'il y avait de bonnes critiques de ce film sur internet. Honnêtement je me demande si on a vu la même chose. Car je suis très déçu et écœuré. Bon, tout n'est pas raté. La réalisation est superbe. Le ton du film ainsi que son rythme collent parfaitement avec des paysages magnifiques. Mais tout le reste s'effondre. Tout d'abord, les personnages ne sont que des stéréotypes. On a le gentil programmeur naïf, sans petite amie et totalement ébloui, l'employeur génial mégalo et fou et ensuite on a deux femmes dont une est seulement nommée mais ne parle pas (elle ne sert qu'à servir les repas et danser ainsi que pour le sexe et elle est asiatique ce qui pose déjà problème). De plus, le propos du film sur les IA est classique et n'ajoute absolument rien qui ne soit déjà mieux dit.

Mais cela n'est que le début et si j'ai laissé les femmes de côté c'est parce que le problème du film vient de leur utilisation. En fait, la seule phrase du film que l'on peut sauver concerne la programmation des attirances sexuelles. Le reste est à jeter. En effet, le mégalo construit une IA. Il dote cette machine d'un corps et tente de vérifier sa conscience. Pour cela il invite un jeune homme. Mais l'IA est placée dans un corps sexualisé afin de correspondre aux attirances du jeune homme en se basant sur ses recherches pornos sur internet. Le but, et c'est un spoiler, est de vérifier la capacité de la machine à s'enfuir en utilisant la sexualité, la drague et la sensualité. D'ailleurs, le créateur l'a dotée d'un vagin (mais de rien d'autre seule la pénétration est prise en compte). Quand on apprend que l'autre femme qui n'a qu'un nom et rien d'autre est aussi un machine utilisée comme esclave sexuelle (car elle est consciente) on comprend que le créateur est un fou qui s'est créé des poupées gonflables conscientes. De plus, la réalisation ajoute à ce discours puant des scènes inutiles de contemplation du corps de l'actrice principale ; Alicia Vikander. Et encore, il y a de nombreuses autres scènes plus que dérangeantes comme celle des placards dans lesquels se trouvent les autres robots dénudées, sans vie et, parfois, en mauvais état…

* Sexiste et mauvais. À fuir.
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Image : Site officiel

 

Ex-Machina-Gallery-20.jpg

 

 

12:35 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ai, ia, ex machina | | | |  Facebook

05/06/2015

Ex Machina 3 par Brian K. Vaughan, Tony Harris et John Paul Leon

Titre : Ex Machina 3ex-machina-tome-3-270x407.jpg
Auteurs : Brian K. Vaughan, Tony Harris et John Paul Leon
Éditeur : Urban comics 27 février 2015
Pages : 288

Ce troisième tome contient les numéros 21-29 et ex machina special 3 publiés dans l'édition originale ex machina deluxe edition book 3. Nous avions quitté le maire de New York alors qu'un attentat avait lieu dans la ville lui coutant une employée et amie. Il n'y a que peu de temps que la ville s'est remise. Mais les médias se sont déjà intéressé à un autre sujet concernant le maire. En effet, celui-ci a avoué avoir fumé du cannabis étant étudiant. Bien que certaines personnes y voient une bonne excuse pour revoir les lois de luttes contre la drogue les médias ne s'intéressent qu'au scandale. C'est dans cette atmosphère qu'a lieu un black-out et une vague de cambriolage. Qui en est responsable ? Comment la ville va-t-elle s'en remettre 

Vaughan est toujours aussi talentueux et il m'a fallu des efforts massifs d'autocontrôle pour ne pas me jeter sur cet ouvrage tel un assoiffé. Ce tome est un peu moins cohérent que les précédents. En effet, nous avons bien le special annuel qui, ici, s'intéresse aux suites directes de l'accident mais aussi un épisode qui ne parle que de Bradbury ce qui permet de lui offrir un peu plus de place que celui d'éternel second. Les autres numéros concernent deux points précis. Le premier permet de poser la question de la drogue. Sans vraiment se placer Vaughan offre quelques informations sur le fonctionnement profondément inégalitaire des lois anti-drogue. L'autre histoire, concernant le black-out, est un moyen d'amener un nouveau personnage qui pourrait offrir des informations sur les pouvoirs de Hundred ainsi que leur signification. Parallèlement, on nous fait comprendre que le maire pourrait bien être sous surveillance. Bref, c'est encore de la bonne.

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***** C'est pour quand le prochain tome ?

Image : Éditeur

Dirty Gold War

Dirty Gold War est le nouveau documentaire de Daniel Schweizer qui a déjà travaillé sur la droite radicale dans une trilogie. Le documentaire nous mène sur la trace d'un métal qui n'est pas contrôlé : l'or. Car il est presque impossible de savoir d'où provient l'or que nous achetons dans nos bijoux et si celui-ci a été produit d'une manière respectueuse, écologique et responsable. Dès que l'or passe dans les raffineries, suisses par exemple, il perd toutes traces d'impuretés aussi bien matérielles que sociales. Pourtant, le commerce de l'or est l'un des plus inégalitaires au monde. Pour le récolter on vole et on détruit des populations locales ainsi que leur environnement de vie sans que les états ne fassent grand-chose. Que ce soient de gigantesques mines à ciel ouvert sur le territoire communal où des mineurs privés qui déversent des produits toxiques dans les eaux c'est une énorme catastrophe écologique. Daniel Schweizer essaie de nous montrer comment fonctionne ce marché et comment certaines personnes tentent de le modifier par la marge sans, pour autant, remettre en cause le système.

Que penser de ce documentaire qui vient de sortir ? Il s'inscrit dans un nombre de plus en plus importants de films qui s'interrogent sur l'éthique de production des sociétés occidentales dans les pays en développement. Plutôt que de ne donner la parole qu’aux blancs européens ils essaient de fournir une parole aux populations locales, vivant en Amazonie dans le cadre de ce film. On peut dire, de ce point de vue, que c'est plutôt réussit. Les discours des entreprises européennes sont bien faibles face aux discours des souffrances locales. Les images même sont plus que parlantes. Dans une scène très précise la recherche de l'or peut s'apparenter à un cancer destructeur. Alors qu'en Suisse, par exemple, le commerce de l'or se fait dans le luxe sans aucunes interrogations quant aux problèmes impliqués. Le film nous montre que ces problèmes sont nombreux : ils sont sociaux, territoriaux, écologiques mais aussi humain car les résistant-e-s peuvent être tués aussi bien par la police, des mineurs privés que par les milices des mines. C'est en ce qui concerne la résistance qu'une image très forte m'est restée. Celle d'un membre du gouvernement du Pérou qui explique quelles sont les réformes nécessaires. Suite à cela il passe sur les résistant-e-s qu'il qualifie d’écologistes fondamentalistes. Nous ne sommes pas loin du terme terroriste et, dans le cadre d'un monde de plus en plus conscient de l'écologie et des luttes nécessaires contre les grandes entreprises, c'est un terme qui commence à faire surface. Malheureusement, le film ne nous offre pas d'informations sur les coordonnées des ONG qui tentent une réforme ni sur les moyens d'aider où de lutter ici même. Par exemple, une initiative est en cours en Suisse et peut être un moyen de lutter dans notre pays.

Image : Site officiel

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02/06/2015

Vikings saison 1-2

Lorsque j'ai su qu'une série serait produite autours de l'âge Viking je fus aux anges. Puis je l'ai vue sur la RTS et je ne me suis pas remis du générique magnifique interprété par Fever Ray. Je ne pouvais donc qu'acheter la série et faire un petit marathon ! La série commence vers la fin du VIIIe siècle. On nous présente Ragnar Lothbrok. Cet homme est légendaire. On ne sait pas s'il a vraiment existé. La série le place dans une cité Viking sous les ordres d'un Earl qui n'apprécie pas vraiment les changements. Et Ragnar souhaite du changement. Il a entendu parler de terres particulièrement riches à l'Ouest. Ce serait un lieu parfait pour les raids de l'été. Il viole les ordres de son supérieur, construit un bateau et, avec quelques compagnons, organise le premier raid Viking sur le monastère de Lindisfarne. Cette attaque est un énorme succès. Mais ce n'est que le début de l'histoire de Ragnar, de sa famille et de sa nombreuse descendance.

Je l'ai déjà souvent dit : j'aime les Vikings. Leur civilisation est particulièrement fascinante. Bien entendu, une série destinée à récolter un public nombreux ne peut pas suivre la réalité historique dans tous ses détails. Je ne suis pas en expert sur le sujet mais j'ai lu un certain nombre d'articles qui expliquent quels sont les erreurs de la série. Par exemple, on ne montre pas le fonctionnement démocratique de la société Viking et les punitions ne sont pas représentées dans leur réalité au profit d'exécutions. Mis à part cela j'ai eu l'impression de me retrouver à l'âge des Vikings lorsque je me plongeais dans l'histoire. Les paysages sont magnifiques et le jeu d'acteur convaincant. Les personnages, d'ailleurs, sont intéressants. J'ai mes favoris que sont Lagertha une shield maiden et la première femme de Ragnar, Floki et Helga. J'apprécie aussi que la production ait décidé de montrer le problème des langues. Je sais que certaines personnes n'aiment pas ce procédé mais je le trouve plus logique que de faire parler anglais tout le monde. J'attendrais donc la saison 3 avec impatience.*
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***** Ce doit être mon côté fan des Vikings qui parle mais, en l'état, j'ai du mal à voir des points négatifs trop importants pour baisser mon intérêt et mon plaisir. Et vive Lagertha!

Image : Site officiel

 

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08:37 Écrit par Hassan dans Histoire, moyen âge | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vikings, ragnar, lagertha | | | |  Facebook