30/09/2015

Nova 2. Le rookie par Zeb Wells et Paco Medina

Titre : Nova 2. Le rookie
Auteurs : Zeb Wells et Paco Medina
Éditeur : Panini 16 septembre 2015
Pages : 112

Ce second tome contient les numéros 6-10. Lors du numéro précédent le scénariste c'était bien amusé à créer une nouvelle version du personnage. L'histoire était assez fun et sympathique. Dans ce numéro Zeb Wells décide de reprendre en main la chronologie afin d'insérer Nova dans les événements Marvel que sont Avengers VS X-Men et Infinity. C'est un peu raté. Bref, Nova revient chez lui après avoir disparu deux semaines. Sa mère n'est pas très heureuse et lui intime l'ordre de prendre ses responsabilités. Alors que le jeune Nova tente d'aider plusieurs personnes il échoue et termine par faire ce que sa mère lui avait dit : le ménage. Ce qui lui permet d'être contacté par les New Warriors qui se disent que leur dernière incarnation n'était pas du tout désastreuse et donc pourquoi ne pas reformer l’équipe ? Ils ont à peine le temps de se dire coucou que Thanos décide de s'imposer.

Je suis un peu déçu. Le tome précédent avait l'avantage de laisser le nouveau Nova dans son coin à apprendre ses pouvoirs et les problèmes d'une double vie. On avait des ingrédients classiques mais ça fonctionnait assez bien. Ici, Zeb Wells commence par l'envoyer un peu partout afin de bien nous faire comprendre que Nova n'est qu'un bleu. Ces épisodes sont réussis et drôle. Ils permettent d'inculquer le sens du devoir dans la tête du jeune Sam Alexander. C'est la seconde partie qui est ratée. Thanos arrive comme un cheveu sur la soupe et envoie une jeune fille se battre contre Nova. Bref, rien de bien réussit. Au final de bonnes idées mais l'inscription dans Infinity aurait dû être plus subtile voir abandonnée.

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*** Du bon et du moins bon. Dommage
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Image : Éditeur

 

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25/09/2015

Nightwing 5. Dernier envol par Kyle Higgins et Will Conrad

Titre : Nightwing 5. Dernier envolnightwing-tome-5-270x409.jpg
Auteurs : Kyle Higgins et Will Conrad
Éditeur : Urban comics 29 mai 2015
Pages : 200

Ce dernier tome contient les numéros 25-30 et annual 1. Lors du dernier tome Nightwing retrouvait le meurtrier de ses parents. Ce dernier l'avait aidé à stopper les machinations d'un vilain nommé le Farceur qui s'attaquait au maire de Chicago. Nightwing décidait de rester dans cette ville alors qu'un autre vilain semblait s'intéresser à lui. Ce tome n'est pas cette histoire. Ce tome est un énorme adieu au personnage et à son sort dans Forever Evil. Ainsi, on le retrouve durant l'An Zéro puis avec Batgirl à Gotham. Il retourne enfin à Chicago pour se retrouver entre une petite fille et Zsasz. Ces quelques numéros permettent de dire adieu au personnage mais laissent en plan les pistes qui avaient été lancées. On ne saura jamais ce qui arrive au maire, à Zucco ni au tueur de masque. Ces intrigues sont abandonnées

Ce tome est donc un gros flop. J'avais apprécié Nightwing et son humour. On avait un personnage du monde de Batman mais pas aussi déprimé que ce dernier. Durant les 3 premiers tomes on observait Dick se rapprocher de personnes pour mieux les perdre alors que toutes les intrigues se mêlaient pour qu'il n'ait plus rien. L'idée de l'envoyer à Chicago pour tout recommencer était particulièrement bonne. On pouvait le suivre dans une ville différente avec d'autres vilains et une politique à l'opposé de celle de Gordon. En particulier, je voulais en savoir plus sur le tueur de masques. Mais les évènements de Forever Evil ont empêché cela et on se trouve face à un dernier tome en forme d'hommage mais légèrement raté

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*** Il est vraiment dommage de terminer sur un tome aussi médiocre l'histoire d'un personnage qui méritait mieux.
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Image : Éditeur

Mustang

Hier soir je suis allé voir le film qui sera présenté aux Oscars par la France. Spoiler alert : le film mérite largement de représenter la France et de recevoir un prix. L'histoire se déroule dans un petit village de Turquie à 1000km d'Istanbul. On nous parle de 5 sœurs de 11 à 18 ans orphelines et élevées par leur grand-mère. Celles-ci quittent l'école après le dernier jour. Ce sont les vacances d'été, il fait beau et, jeunesse oblige, les jeunes filles et leurs amis décident de rentrer en marchant et s'amusent dans l'eau. Mais ce comportement revient aux oreilles d'une matriarche du village. Qui prend sur elle de prévenir la grand-mère des filles et, donc, leur oncle. Il est décidé de reprendre leur éducation sous la supervision de la grand-mère, de l'oncle et des autres femmes du village. Les tentations sont évacuées tandis que la maison devient une prison. Mais, après un évènement, les choses deviennent encore plus sombres. Les 5 sœurs seront-elles capables de résister à la pression des hommes et des femmes du village ?

Voilà un film comme je souhaiterais un voir plus (prend ça dans ta tronche Hollywood). Il est réussi de tous les points de vues. Les actrices qui jouent les sœurs réussissent parfaitement à incarner différentes facettes de compromis et de résistance. Que ce soit l'ainée qui réussit tout ou la plus jeune qui résiste avec une grande ingéniosité. Les acteurs hommes sont assez bons aussi mais effacés car ce n'est pas leur histoire. Ils sont présents mais rarement dans la pièce principale. On les fait entrer pour prendre des décisions et non pour discuter de la vie de tous les jours. Les autres femmes montrent à quel point la tradition est d'abord contrôlée et reproduites par elles. Ce sont les femmes qui instruisent les jeunes filles dans l'art d'être une bonne esclave / mère et femme d'un homme. L'atmosphère est tout aussi bonne. Le film commence dans l'insouciance et continue dans une attitude rebelle remplie de moments comiques. Ce n'est que durant la seconde moitié que le film devient un drame parfaitement maitrisé. En conclusion voilà un grand et bon film que je conseille sans hésiter.

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***** Un excellent film qui dépeint magnifiquement la domination exercée sur les femmes pour être pure, servante et de bonnes ménagères.

Image : Allociné

 

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22/09/2015

New Avengers 2. Infinity par Jonathan Hickman et Mike Deodato JR

Titre : New Avengers 2. Infinity
Auteurs : Jonathan Hickman et Mike Deodato JR
Éditeur : Panini 1 juillet 2015
Pages : 152

Ce second tome contient les numéros 7-12. Les choses ne se déroulent pas très bien sur Terre. Alors que tous les membres des Illuminatis tentent de méditer et de se préparer à la prochaine incursion tout en cachant la vérité l'univers à d'autres plans. En effet, par la grâce des besoins scénaristiques, les incursions n'ont pas eu lieu depuis un certain temps. Par contre, une race ennemie est apparue et attaque tout le monde dans l'univers. Les Avengers, moins quelques exceptions, ont décidé de lutter laissant la Terre seule. C'est ce moment que Thanos choisit pour attaquer. Les Illuminatis ne doivent donc plus seulement trouver un moyen de stopper les incursions mais aussi combattre Thanos.

Ce second tome se lit en parallèle avec Infinity et Avengers 4 (que je n'ai pas encore lu). Le premier s'intéresse à l'intrigue principale. Le second a probablement lieu dans l'espace. Ce comic, par contre, se déroule sur Terre et montre non seulement la manière dont les Illuminatis réagissent mais aussi certains aspects moins expliqués dans la série mère. Plus important, Hickman se serre de ce tome pour mieux expliquer qui sont les Bâtisseurs et la raison de leur venue dans l'univers. Tout commence à se lier à la Terre. Celle-ci a eu de la chance jusqu'à maintenant mais ça pourrait ne pas durer. Nous avons aussi la continuation des relations difficiles entre Namor et la Panthère ainsi que les conséquences que cela implique pour les deux nations et les deux rois

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**** Un second tome tout aussi intéressant que le premier. Hickman nous offre des informations au compte goute et relie toutes les intrigues sans trop de problèmes.
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Image : Éditeur

 

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21/09/2015

New Avengers 1. Tout meurt par Jonathan Hickman et Steve Epting

Titre : New Avengers 1. Tout meurt
Auteurs : Jonathan Hickman et Steve Epting
Éditeur : Panini 15 avril 2015
Pages : 144

Ce premier tome contient les numéros 1-6. Ça ne va pas très bien pour la Terre. En fait, ça ne va pas très bien pour l'univers entier. Au Wakanda, après avoir félicité les jeunes gagnant-e-s d'un concours en vue de l'exploration de l'espace, la Panthère noire est le témoin d'une incursion. Le mot décrit une planète parallèle d'un univers parallèle qui apparait dans notre univers. Quelques minutes plus tard il est-il est témoin de sa destruction par une femme qui prétend être Black Swan. Au vu de l'ampleur de la menace la Panthère fait la seule chose possible : il convoque les Illuminati. Ce groupe est constitué par des héros dont la mission est d'éviter les catastrophes. Mais que faire quand deux univers se retrouvent dans la balance ? À partir de quand perd-t-on la possibilité de se nomme héros ?

Hickman écrit plusieurs séries en parallèle. Celle-ci est légèrement plus intimiste étant donné qu'elle se concentre sur quelques personnages précis et tente de décrire leur manière de considérer un problème qui peut couter leur âme. Hickman décide d'observe chacun d'entre-eux ainsi que leur motivation. Il essaie de montrer quels sont les choix qu'ils sont prêt à prendre malgré ce que cela leur couterait. Ainsi, chacun agit selon ses peurs et ses possibilités. Il n'y a pas de grandes batailles. Il y a des personnes qui doivent prendre des décisions en peu de temps qui coutent énormément de vies et qui glissent, petit à petit, vers la justification des meurtres de masse au nom de la survie de tout un univers

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**** Intéressant et plutôt bien écrit. On laisse tomber les batailles pour des discussions plus poussées sur la morale d'une action.
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Image : Éditeur

 

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19/09/2015

Une histoire des garçons et des filles Amour, genre et sexualité dans la France d’après guerre par Régis Revenin

Titre : Une histoire des garçons et des filles Amour, genre et sexualité dans la France d’après-guerre
Auteur : Régis Revenin
Éditeur : Vendémiaire 2015
Pages : 347

Comment la sexualité et l'amour se sont-ils modifiés durant les trente glorieuses ? Ce livre utilise les archives judiciaires ainsi que celles du centre d'observation de Savigny agrémentées d'entretiens afin d'illustrer les modifications dans les attitudes des jeunes hommes français concernant la sexualité, l'amour et la masculinité (avec peu d'informations sur les filles).

L'auteur de cette thèse remaniée forme cet examen sur 6 chapitres. Les deux premiers concernent l'éducation sexuelle. Bien que les jeunes puissent discuter entre eux la connaissance est d'abord peu avancée. Ce qui conduit les autorités à se poser la question de la nécessité d'une éducation sexuelle fournie par l'école. Les résistances sont importantes malgré la demande des jeunes eux-mêmes. L'auteur montre que cette éducation, contestée, reste très chaste et se contente de parler procréation et mariage. Il analyse aussi quelques affaires et les raisons derrière celles-ci. Ces affaires concernent aussi bien des enseignants que des tracts voir des publications de presse.

Les trois chapitres suivants se concentrent sur la sexualité. Le premier concerne la manière dont la séduction comment à être pensée. Les jeunes filles doivent se faire attirantes tout en faisant attention à leur accoutrement. Pendant ce temps, les jeunes garçons commencent à ressentir de manière positive le besoin de se soigner. Mais ils doivent faire attention à leur virilité mise en doute en cas de soins trop importants. L'époque marque aussi un changement dans la mode. Celui-ci est vu négativement par les adultes qui ont peur d'une indifférenciation voir d'une inversion des sexes alors que les filles portent des pantalons et que les garçons ont les cheveux longs. Le chapitre qui suit s'intéresse plus spécifiquement à l'homosexualité masculine. Il analyse non seulement la manière dont les autorités parlent des jeunes gays mais aussi comment ces derniers se définissent eux-mêmes. De plus, on y trouve une peinture des codes de drague ainsi que de la vie parisienne. Le dernier parle plus spécifiquement du coït. Il explique sa signification pour un jeune garçon mais aussi les craintes concernant les enfants. La contraception est d'ailleurs laissée à l'entière responsabilité des filles qui, de plus, sont blâmées. L'auteur écrit aussi une partie sur les viols comme moyens de domination et de sociabilisassions des garçons sur des filles considérées comme faciles donc consentantes par défaut. On y comprend que la justice considère les viols comme peu importants tandis que les jeunes filles deviennent responsables de ce qui leur est arrivé malgré une pression qui peut devenir violente.

Enfin, le dernier chapitre nous parle de la masculinité. À l'aide des écrits des jeunes il montre ce que doit être un homme dans les esprits de l'époque. La virilité y est largement considérée comme naturelle et les rôles ne sont pas remis en causes (les féministes étant très mal vues ainsi que les lesbiennes). Les filles sont considérées par les garçons comme chanceuses car leur vie serait plus facile puisque le travail en serait absent. Les écrits montrent des idées traditionnelles du mariage avec des rôles fortement genrés et une division stricte des femmes que l'on peut épouser de celles que l'on ne peut que "consommer" sexuellement.

Au final, ce livre, tiré d'une thèse, est très intéressant. Il permet de montrer l'évolution des considérations sur l'amour et la sexualité à travers des écrits même des jeunes garçons. De ce point de vue on en apprend énormément ce qui permet de mettre en doute la singularité de la révolution sexuelle. Il est tout de même dommage que les filles ne soient présentes presque qu'à travers les discours des garçons. Cependant, l'auteur renvoie à la thèse de Véronique Blanchard.

Image : Éditeur

 

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Ricki and the Flash

Ricki alias Linda est une femme qui a toujours rêvé d'être une Rockstar. Elle avait tout quitté afin de réussir son rêve. À présent elle est caissière de jours dans un supermarché et le soir elle joue dans un petit bar rempli de personnes aussi âgées qu'elle. Son groupe y fonctionne assez bien et elle se rapproche gentiment de son partenaire. Tout irait bien si son ex-mari ne l’appelait pas. En effet, sa fille a été quittée par son mari après un court mariage et a rejoint une nouvelle femme. Ne sachant pas trop quoi faire son père appelle sa mère biologique. Mais cela fait longtemps que la famille ne s'est pas réunie et les rancœurs sont tenaces. Un pardon est-il possible ?

Je suis sorti du film avec un gros mouais au bord des lèvres. Le film est plutôt bien joué par une actrice talentueuse mais il ne possède rien de plus qu'un téléfilm d'après-midi en semaine. On a une famille face à un drame, une histoire familiale remplie de rancœur, une mère qui regrette ses erreurs tout en essayant de refaire sa vie, deux hommes qui sont l'ex et le probable futur prochain et un mariage. C'est du réchauffé dans tous les sens du terme. On ajoute à cela un peu de distance sociale de franchises bon sens pour Ricki puis on lance les moments comiques qui font rires plus par habitude que par génie. Un film qui n'a rien de plus que du très classique. Il fonctionne et c'est déjà ça.

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*** Mouais bof
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09:07 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ricki and the flash | | | |  Facebook

18/09/2015

Miss Marvel 2. Génération Y par G. Willow Wilson, Adrian Alphona et Jacob Wyatt

Titre : Miss Marvel 2. Génération Y
Auteur-e-s : G. Willow Wilson, Adrian Alphona et Jacob Wyatt
Éditeur : Panini 16 septembre 2015
Pages : 136

Ce second tome contient les numéros 6-11. Miss Marvel n'existe pas depuis longtemps et ne fait que commencer à patrouiller les rues de Jersey City. Ce qui n'empêche pas qu'un super vilain ait déjà décidé de l'étudier et de s'en prendre à elle. Alors qu'elle lutte contre les robots qui lui sont envoyés et qui deviennent de plus en plus forts elle essaie de comprendre qui est l'inventeur et quel est son plan. Son enquête la conduire sur la piste de nombreux ados ayant disparus sans laisser de traces. Tandis qu'elle tente de comprendre leur sort elle rencontrera les Inhumains et, surtout, son mutant préféré et héros de ses nombreuses fan-fictions : Wolverine !

Je ne pense que du bien de cette série et ce second tome ne va pas me faire changer d'avis. Il y a, globalement, deux histoires avec deux quêtes pour Miss Marvel. La première histoire permet d'introduire les deux quêtes tout en plaçant Kamala face à son mutant préféré permettant des scènes particulièrement drôle. La seconde histoire continue le tome 1 tout en offrant plus d'informations sur les pouvoirs et l'origine de Kamala. La première quête de Kamala concerne elle-même. Elle doit apprendre ce que veut dire être une héroïne aussi bien en ce qui concerne les coûts que les nécessités. Cet aspect est sous-jacent bien qu'il ressort à de nombreuses reprises et tout particulièrement avec Wolverine et la fin du tome. La seconde quête de Kamala est de faire mentir les adultes. Tout le long on lui explique qu'elle devrait laisser les adultes bosser tandis qu'on nous montre ce que pensent ces derniers de la génération de Kamala. L'intrigue principale est liée à ceci puisque le méchant de l'histoire utilise cette inutilité de la nouvelle génération afin de la convaincre de le suivre. Kamala lutte contre ces idées et tente de redonner l'espoir à ses amis et connaissances. J'ai, beaucoup aimé cet aspect ainsi que le personnage de l'Inventeur dont le plan est très différent de ce que j'avais vu jusqu'à présent. On sort de ce tome avec beaucoup de plaisir

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***** Un second tome tout aussi réussi que le premier. Un véritable plaisir !

Image : Éditeur

 

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12/09/2015

Mauvais genre par Chloé Cruchaudet

Titre : Mauvais genre
Auteure : Chloé Cruchaudet
Éditeur : Delcourt 18 septembre 2013
Pages : 160

Deux jeunes personnes s'aiment. Après plusieurs rendez-vous illes décident de se marier juste avant le service militaire du mari. Ces personnes sont Louise et Paul. Le service de ce dernier se déroule bien. Il est même promu au rang de Caporal. Malheureusement, la première guerre mondiale est déclarée le même jour. Il est envoyé au front avec ses camarades. Là la réalité est différente. Il n'y a pas la beauté et la gloire de la guerre mais la merde, la peur et la mort. Sautant sur une occasion Paul se mutile mais cela ne suffit pas. Il déserte et, pour vivre caché, se déguise et prend l'identité de Suzanne. Louise est sa complice. Mais leur relation souffre de la proximité, du changement de genre et du manque d'argent ainsi que d'un Paul abusif et violent

Le livre commence par la fin. Un procès a lieu et recense les vies de Louise et Paul. Mais, pour comprendre, il faut repartir au début. L'auteure utilise ceci afin de dessiner l'histoire de ce couple. Elle montre comment l'honneur de servir est devenu l'horreur de la guerre. Elle montre aussi la difficulté de déserter alors que les coupables risquent la mort. Elle nous montre aussi la difficulté de la vie de tous les jours avec un salaire féminin dans une nation en guerre. Mais on observe aussi les fêtes du bois de Boulogne et un Paul qui s'approprie peu à peu un genre qui implique un énorme savoir-faire. Nous avons aussi un couple dont l'homme est abuseur. Il frappe sa femme, est alcoolique et l'humilie régulièrement tout en s'excusant par la suite. C'est une belle peinture.

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***** Un beau roman graphique sur l'histoire d'un couple qui tente de survivre à la guerre

Image : Éditeur

 

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Letter 44. 1 Vitesse de libération par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44. 1 Vitesse de libération9782344008614-L.jpg
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 9 juin 2015
Pages : 160

Ce premier tome contient les numéros 1-6 publiés dans Letter 44 volume 1. Stephen Blades est le nouveau président des États-Unis. Il succède à Francis T. Carroll. Ce dernier a multiplié les guerres, les mensonges et détruit l'économie du pays. Blades s'est lancé la mission de réformer le pays afin de réparer les erreurs de son prédécesseur. Cependant, la lettre de ce dernier lui offre une nouvelle vision du monde. Les guerres du pays ont été menées afin de suivre un plan pour préparer le pays face à un possible ennemi. En effet, la NASA a détecté la construction d'une structure alien dans la ceinture d'astéroïde. Une mission habitée à la fois scientifique et militaire a été envoyée. Mais le pays doit être prêt aussi bien en ce qui concerne les personnes que la technologie. Que va bien pouvoir faire Blades face à ces révélations ?

Ce comic est double. Il a à la fois un coté SF et un coté politique. Les deux intrigues fonctionnent en parallèle mais ne se rejoignent que peu. Dans le coté SF nous suivons les aventures des membres de l'équipage du Clark. Illes sont chargé-e-s d'atteindre et d'enquêter sur les aliens. Bien que l'on se pose beaucoup de questions les informations ne sont pas encore nombreuses sur cette intrigue et permettent tout juste d'en apprendre un peu plus sur les aliens. En ce qui concerne l'intrigue politique on observe le premier président afro-américain tenter de réparer les bêtises de son prédécesseur. Cependant, les choses ne sont pas si simples. Il se heurte à la fois à un appareil mis en place par Carroll qui lui est hostile et aux intrigues politiques de l'ancien président. Il apprend aussi l'existence de nouvelles armes et doit décider s'il compte les utiliser au risque de prévenir la Terre entière et l'univers des nouvelles capacités américaines ou s'il vaut mieux garder le secret. Il est aussi chargé de remettre sur pied un pays exsangue économiquement parlant. Les intrigues ne font que commencer et Blades aura fort à faire

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***** Un très bon premier tome qui donne envie de lire la suite. Je me pose beaucoup de questions et j'espère avoir des réponses. J'aime particulièrement le lien entre intrigue politique et SF.

Image : Éditeur

07/09/2015

Lazarus 2. Ascension par Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas

Titre : Lazarus 2. Ascension 9782344009253-L.jpg
Auteur : Greg Rucka, Michael Lark et Santi Arcas
Éditeur : Glénat 26 août 2015
Pages : 128

Ce second tome contient les numéros 5-9 publiés dans Lazarus vol. 2. Dans le volume précèdent on apprenait à connaitre Forever : une jeune femme chargée de la sécurité de la famille Carlyle dans un futur sans états. Dans ce tome nous avons trois intrigues. La première nous montre quel fut l'enfance de Forever. On observe son entrainement alors que son père se prépare à lui offrir l'épée de la famille. Dans la seconde intrigue on suit une famille de déchets qui tente de se rendre à Denver pour participer à la montée et devenir serfs. Dans la troisième Forever met au jour l'existence d'une cellule terroriste qui pourrait faire exploser une bombe. Elle est chargée à la fois de la sécurité et de trouver le terroriste.

Le volume précédent ouvrait le bal et donnait quelques informations de base sur ce monde futuriste. Ce volume permet de broder dessus en offrant plusieurs points de vue. Tout d'abord, la condition de déchet n'est pas, comme je le croyais, celle de simples inutiles. On peut travailler pour la famille mais sans droits ni réelles richesses. Mieux, il est possible de monter en grade selon ses capacités afin de recevoir les bons soins de la famille. Suivre les déchets permet de mieux se rendre compte du fonctionnement de ce monde et de ses dangers. On apprend aussi qu'il existe des groupes qui tentent de résister. On ne sait pas grand-chose sur ceux-ci mais leur existence est suffisante pour que l'on ne tienne plus pour acquise la domination des Carlyle. Le message que l'on lisait à la fin du tome 1 est, par contre, laissé de côté. Bien que je sois toujours très intéressé par ce comic je me demande comment Rucka va développer tout cela et dans quelle direction.

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***** Très bon comic avec un personnage principal très intéressant. On en apprend plus sur le monde décrit ainsi que sur son fonctionnement.

Image : Éditeur

La naissance du tribunal pour enfants. Une comparaison France-Québec (1912-1945) par David Niget

Titre : La naissance du tribunal pour enfants. Une comparaison France-Québec (1912-1945) 1256740121.jpg
Auteurs : David Niget
Éditeur : Presses universitaires de Rennes 2009
Pages : 417

Comment l'enfance passe-t-elle de l'inconnu à la mise en place d'institutions de protections et de punitions ? Comme justifie-t-on la création de juridictions pénales spécialisées dans l’enfance ? Comment fonctionnent ces juridictions ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles le livre de David Niget permet de répondre. Au début du XXe et à la fin du XIXe un mouvement international de création de juridictions pénales séparées pour les enfants se met en place. Celui-ci aboutit à la création de la loi de 1912 en France, inchangée jusqu'en 1945, et celle de 1920 au Québec. Ces lois permettent la mise en place de cours spécialisées dans le jugement des enfants.

David Niget construit son livre en 7 chapitres. Les deux premiers permettent de nous expliquer comment la justice des mineurs pu être mise en place dans deux villes : Montréal et Angers. On y observe aussi le fonctionnement, sur le temps complet du livre, de la justice des mineurs. Un fonctionnement qui dépend aussi bien du contexte historique, des personnalités, de l'état de la philanthropie que de l'argent disponible. Les trois chapitres suivant s'intéressent à la manière dont trois comportements précis sont perçus et pénalisés : la violence, le vol et la sexualité. On observe, dans les trois cas, l'existence d'une économie informelle qui permet des arrangements entre les personnes. Mais aussi l'entrée en force de l'État qui souhaite contrôler et moraliser le fonctionnement des classes populaires. Ainsi, à Angers les plaintes pour viol n'ont lieu que si un arrangement est impossible. La sexualité, d'ailleurs, implique que la victime peut rapidement devenir coupable par le danger qu'elle fait porter sur la société et ses proches aussi bien du point de vue sanitaire que moral. Les deux derniers chapitres permettent à l'auteur d'examiner la mise en place, d'une part, du terme de l'incorrigibilité et de l'observation des maltraitances et, d'autre part, de nous montrer comment fonctionnaient les différentes mesures de la justice des mineurs. Nous avons, en conclusion, un livre très complet qui permet de comprendre dans le détail le fonctionnement local de la justice des mineurs.

Image : Éditeur

04/09/2015

La isla minima

Deux policiers, Pedro et Juan, sont envoyés de Madrid dans les marais de Guadalquivir dans les années 1980. Officiellement, leur mission est d'enquêter sur la disparition de deux sœurs. Mais, officieusement, la hiérarchie souhaite aussi se débarrasser de deux personnes encombrantes. En effet, l'un est un franquiste assumé tandis que l'autre critique ouvertement le pouvoir militaire. Ils ne sont donc plus acceptés à Madrid. Alors qu'ils commencent leur enquête dans les marais ils se rendent compte que de nombreux faits sont cachés. Les deux jeunes filles ne sont pas les premières à avoir disparu et de nombreuses rumeurs existent sur leur comportement. Durant l'enquête ils mettront en lumière l'étendue réelle des meurtres de Guadalquivir alors que le reste du pays tremble de la transition à la démocratie.

Après la grosse déception que fut American Ultra c'est un soulagement de voir un bon film. La isla minima est bon à plus d'un titre. Tout d'abord, on y observe une enquête qui permet de passer au-delà des faux semblants. Derrière une petite communauté prospère nous avons les secrets et les trafics. Par exemple, les lieux sont la proie de trafic de drogue mais aussi de braconnage. Ensuite, nous avons la relation entre les deux policiers. L'un est un franquiste de la première heure. Les méthodes de brutalité policière qu'il utilisait couramment ne sont pas loin malgré le changement de régime. L'autre est un avocat de la démocratie mais né dans une période de dictature. Bien qu'ils ne se détestent pas et s'entraident on sent surtout une forme de relation de confiance entre deux personnes pourtant politiquement différents. Le film nous place aussi dans un lieu et une époque encore très traditionnelle. Bien que les jeunes, garçons comme filles, tentent de s'émanciper ces dernières sont encore sous la forte domination des hommes. Chaque jeune fille tente de quitter le village, de trouver un travail et ce en se heurtant à la désapprobation des parents. La sexualité y est cachée mais présente dans les photos et les rumeurs. Enfin, le film ne se termine pas tout à fait. Il laisse des questions en suspens et donne des informations qui permettent de douter de certains personnages. Ce qui implique de revoir toute l'intrigue d'un nouvel œil. Le final permet de mettre en valeur la réussite du démocrate face à l'abandon du franquiste qui accepte son oubli joyeusement. Bref, un film qu'il faudrait voir.

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***** Enfin un bon film!

Image : Allociné

 

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03/09/2015

American Ultra

Parfois on a besoin d'un petit break. Donc on se rend au cinéma dans le but de voir un film bête mais amusant et ce sans avoir aucune attente. Parfois on est déçu. American Ultra se déroule aux États-Unis dans la petite ville de Liman. On suit un couple formé de Mike Howell, un drogué raté et phobique, et de Phoebe Larson, la seule raison pour laquelle Mike est encore en vie. Mais leur petite ville n'est pas ce qu'elle semble être. Mike est, en fait, une ancienne expérimentation qui a mal tourné. Il est implanté dans Liman afin d'y vivre jusqu'à la mort. Phoebe est chargée de vérifier que tout se déroule bien. Cependant, Mike tente toujours de s'enfuir de la ville ce qui a le don d'agacer un haut gradé de la CIA. Ce dernier décide de lancer une opération afin d'éliminer Mike. Malheureusement, ce dernier est activé. L'opération la plus débile de toute l'histoire des services secrets au cinéma vient de commencer.

Ce film nous est présenté comme un mélange entre le genre espionnage et super héros. Il place un jeune homme drogué dans une opération de la CIA. Cette dernière ayant fait de lui un agent capable d'agir instinctivement de manière très efficace sans même avoir besoin de réfléchir. On saupoudre d'un peu de dérision et c'est censé fonctionner. Cependant, ça ne fonction pas du tout ! Dès le début du film on a l'impression que la réalisation a pris de la drogue (ça ou alors elle tente de nous faire comprendre ce que ça fait). On commence par un flashback à grande vitesse pour reprendre trois jours plus tôt. Les scènes se suivent et se ressemblent sans que jamais l'intrigue ne soit qu'un minimum développée. On ne sait rien sur rien tout comme le héros principal et on se contente, tout comme Mike, de réagir. Vu le personnage on est censé rire des gaffes qu'il ne manque pas de faire. Si rire il y a eu, dans la salle, c'était plutôt la pitié envers la réalisation ainsi que la honte de voir un film aussi mauvais. J'ai franchement hésité à quitter la salle.

* On devrait avoir honte de présenter un film aussi mauvais.

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Image : Allociné

Site officiel

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08:25 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : american ultra | | | |  Facebook